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28 septembre 2018 5 28 /09 /septembre /2018 05:28
La dernière affiche de Kassav,, angle des rues rue Léon et  rue d'Oran, Paris 18

La dernière affiche de Kassav,, angle des rues rue Léon et rue d'Oran, Paris 18

Kassav fêtera ses 40 ans à Paris la Défense Arena

A peine les portes de l'Olympia, que Jacob Desvarieux avait ouvertes le 21 septembre dernier aux artistes venus des Outre-mer, se sont refermées que déjà le leader historique de Kassav regarde déjà demain. Et demain, c'est les quarante ans de la formation la plus emblématique et la plus célèbre de la musique antillaise. François Pinard de Los Productions a déjà prévu le coup. Après le stade de France pour les 30 ans, ce sera Paris - La Défense Arena. Jusqu'alors nommée U Arena jusqu'au 12 juin dernier et auparavant Arena 92, elle se trouve à Nanterre, juste derrière l'Arche de la Défense. Inaugurée le 16 octobre 2017, c'est la plus grande salle d'Europe avec une capacité maximum avoisinant les 40 000 places pour les concerts. Elle est le stade résident du Racing 92, club de rugby francilien évoluant en Top 14 depuis décembre 2017.

(Photo FXG)

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27 septembre 2018 4 27 /09 /septembre /2018 04:19
Annick Girardin le 24 septembre 2018 : "Je suis une femme de gauche et je le reste"

Annick Girardin le 24 septembre 2018 : "Je suis une femme de gauche et je le reste"

Un budget Outre-mer en hausse "grâce aux réformes"

Le projet de loi de finances 2019 sonne la fin de l'abattement fiscal pour 4 % des plus gros contribuables, mais également la fin de la TVA NPR et du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi, dégageant 460 millions d'euros de marge de manoeuvre au ministère des Outre-mer

A 2,525 milliards, l'enveloppe des autorisations d'engagement du budget de la mission Outre-mer affiche une hausse impressionnante de 22,5 %, soit 460 millions de mieux. Mais à périmètre équivalent du budget de l'an passé, la hausse n'est plus que de 10 millions d'euros, de l'aveu du secrétaire d'Etat Olivier Dussopt. Cette différence s'explique par la modification des circuits de financements qui apparaissaient auparavant dans la loi de finances de la Sécurité sociale notamment du fait de la fin du crédit d'impôts pour la compétitivité et l'emploi (CICE) et de la réforme des allègements de charges. Ces 460 millions d'augmentation proviennent de trois réformes. La première est celle du CICE transformé en exonération de charges ciblées sur des secteurs à fort potentiel de développement, la seconde est celle de la TVA non perçue récupérable (TVA NPR) dont les 100 millions sont réaffectés à des mesures budgétaires de soutien à l'économie et la troisième est celle de la fixation de nouveaux plafonds pour la réfaction de l'impôt sur le revenu qui augmentera l'impôt de 48 000 foyers fiscaux pour rapporter 70 millions d'euros.

Les deux seules réformes de la TVA NPR (qui devrait faire un peu de mal aux entreprises, notamment aux compagnies aériennes) et de l'impôt sur le revenu rapporteront 700 millions d'ici la fin du quinquennat. "Cette négociation, a indiqué la ministre des Outre-mer, est positive pour les Outre-mer car 100 % des moyens  sont remis au service des Outre-mer, ce qui n'avait jamais été obtenu auparavant."

Le programme "conditions de vie outre-mer" passe ainsi de 796 millions d'euros à 889 (+ 11 %). Cela comprend les 110 millions qui abonderont le fonds exceptionnel d'investissement (pour financer les projets économiques, les routes, les équipements sportifs, les réseaux d'eau, le traitement des déchets, les crèches, les centre-ville, les ports...)

Premiers plans de convergence et de transition

Le financement des premiers plans de convergence et de transformations (qui seront signés avant la fin de l'année sera assuré avec 179 millions d'euros (+ 17 %). Le financement de ces contrat sera élargi à de nouveaux contributeurs pour aboutir à 2 milliards d'euros de fonds d'Etat sur quatre ans dont 700 millions pour le seul ministère des Outre-mer.

Le ligne budgétaire unique (LBU) est fixée comme l'an passé à 225 millions d'euros (les 20 millions d'euros de la vente des SIDOM n'ont toujours pas été versés au budget des Outre-mer et pourraient ne l'être qu'en 2019). Annick Girardin a indiqué au sujet de sa politique du logement qu'elle annoncerait le 9 octobre prochain, lors du congrès de l'Union sociale de l'habitat  à Marseille, un nouveau souffle au plan logement avec un objectif de 15 000 logements par an. Par ailleurs, elle assure qu'elle apportera une "réponse emblématique sur la questions des APL accession".

Un soutien spécial sera apporté aux collectivités fragiles que sont Mayotte, Saint-Martin et la Guyane qui bénéficieront d'une enveloppe de 90 millions d'euros pour la rénovation ou la construction d'établissements scolaires.

Par ailleurs, Mayotte et la Guyane se verront reprendre par l'Etat le financement du RSA à hauteur de 170 millions d'euros. De même, l'Etat réservera l'intégralité des recettes d'octroi de mer aux communes et compensera à hauteur de 27 millions d'euros la collectivité territoriale de Guyane et 24 la collectivité départementale de Mayotte.

Les personnels du SMA seront renforcés et les moyens de LADOM en hausse (+2,3 millions), tout comme le fonds d'échange à but éducatifs, culturels et sportifs (FEBECS) à 2 millions avec la part du ministère des Outre-mer multiplié par 2.

Par ailleurs, d'autres crédits venus d'autres ministères sont mobilisés pour les Outre-mer. Ainsi, 700 millions pour la formation professionnelle ou encore le financement de 6 500 places de crèche prévues dans le plan pauvreté. 56 millions sur quatre ans seront encore débloqués en partie par le ministère des Sports pour financer les équipements sportifs, dans le cadre des plans de convergence.

FXG, à Paris

Impôt sur le revenu : de nouveaux abattements bas de plafond

Sur le 1,143 millions de foyers fiscaux recensés dans les Outre-mer en 2015, 245 000, soit 21 %, sont imposés et bénéficient depuis 1960 des bienheureux bienfaits de la réfaction de l'impôt à payer, c'est-à-dire d'un abattement de 30 % à la Martinique, Guadeloupe et Réunion avec un plafond jusqu'alors à 5100 euros, et 40 % en Guyane et à Mayotte avec un plafond jusqu'alors à 6700 euros.

A la Réunion, sur les 486 000 foyers fiscaux, 99 350 sont imposés et abondent le budget de l'Etat à hauteur globale de 358 millions d'euros. 6500 d'entre eux déclarent plus de 100 000 euros de revenus et 24 700 entre 50 et 100 000.

Le gouvernement justifie son choix de moduler la réfaction car elle ne profiterait essentiellement qu'aux 10% des contribuables les plus riches. La réforme vise à faire en sorte que seuls 4 % des contribuables les plus riches soient impactés par la réforme de l'impôt sur le revenu, soit 48 000 foyers dans l'ensemble des Outre-mer. Cela devrait toucher les, 6,55 % de foyers fiscaux réunionnais (5,32 % en moyenne outre-mer) qui paient 43,7 % de l’impôt total (40,5% en moyenne outre-mer), soit 6500 foyers fiscaux. Ceux qui relèvent de la tranche immédiatement inférieure, 24,9 % des foyers fiscaux réunionnais (22,41 %  en moyenne outre-mer) qui s’acquittent quant à eux de 31,8% (31,6% en moyenne outre-mer) de l’impôt global, ne seraient pas impactés pour le nouveau plafond.

Le président LREM de la délégation Outre-mer de l'Assemblée nationale disait, jeudi dernier : "Ca ne passera pas !" Annick Girardin déclarait en retour : "C'est une réforme courageuse qui exige des parlementaires courageux pour la défendre."

LBU : un sanctuaire profané

Depuis plus de vingt ans, la religion de l'Etat en matière de construction de logements dans les Outre-mer tient en mot : la "sanctuarisation" de la ligne budgétaire unique (LBU). Forte de 246 millions en 2017, la LBU a été ramenée dans le premier budget de l'ère Macron à 225 millions d'euros, mais avec cette promesse qu'une partie du produit de la vente des sociétés immobilières d'Outre-mer, soit 20 millions retournerait à la LBU. Il faudra attendre la loi de règlement à la fin de l'année pour vérifier cela, mais également la part totale de la LBU qui aura été effectivement consommée. Les montants inscrits sur chaque ligne budgétaires sont des plafonds à ne pas dépasser. L'Etat, d'ailleurs, n'ouvre qu'une partie de ces crédits en début d'année. En juin, l'Etat gèle et dégèle le reste des crédits. Une autre partie passe en surgel, c'est-à-dire qu'ils sont purement et simplement rayés. En 2017, ce surgel atteignait 5% de la LBU.

Le projet de loi de finances 2019 consacre un plafond de 220 millions à la LBU, ce qui selon le ministère des Outre-mer, correspondrait aux crédits consommés l'an passé. Sans compter la perte liée au surgel sur nouveau plafond, amoindri de fait.

Autre élément de contrariété dans cette LBU, c'est la suppression de la défiscalisation du logement social sur l'impôt sur le revenu et encore la disparition de 140 millions (encore au budget 2018) pour financer la défiscalisation sur le logement libre et intermédiaire dont la sortie en sifflet était programmée depuis 2009. "Cet argent fléché outre-mer, estime Jean-Pierre Philibert, président de la FEDOM, est désormais fléché dans la poche de Bercy."

Réforme de la LODEOM et abattements de charges sociales

Les dispositifs fiscaux zonés jusqu'alors en cours selon la loi de développement économique (LODEOM) deviennent une zone franche globale d'activité de nouvelle génération avec des niveaux d'exonération fiscale bonifiés et les contreparties en matière de formation supprimée.

Deux barêmes désormais porteront à 50 % d'abattement d'impôts sur les bénéfices le régime de droit commun et à 80 % le régime majoré.

Le dispositif des exonérations de charges sociales patronales mobilise 1,376 milliard sur l'enveloppe globale de 1,637 milliards du programme "emploi outre-mer". Le mécanisme des exonérations sera recentré sur les bas salaires. Les entreprises de moins de 11 salariés qui bénéficiaient  d'une exonération de 35,98 % (soit 26,40 + 9 % du CICE) verront leur taux d'exonération atteindre les 40 %. En revanche, les salaires entre 2,4 et 3,5 SMIC ne bénéficieront plus que du taux d'exonération de 1,8 %, soit celui applicable dans l'Hexagone.

Acomptes et prélèvements fiscaux à la source

Si Bercy a prévu de tenir compte au moment du prélèvement de l'impôt à la source de sommes défiscalisées notamment pour l'emploi de personnes à domicile, l'investissement productif outre-mer a été purement et simplement omis. Le défiscaliseur ne bénéficiera donc pas de l'effet de son investissement en outre-mer dès le début de l'année. L'Etat ne lui versera un remboursement forfaitaire qu'en septembre, faisant de ce contribuable un trésorier de l'Etat pendant neuf mois. "Cela nous crée de vives inquiétudes sur le sort de la collecte à venir", regrette le patron de la FEDOM.

 

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26 septembre 2018 3 26 /09 /septembre /2018 17:32
Jean-Max D., son conseil Me Ursulet, et sa mère devant la cour d'appel de Reims

Jean-Max D., son conseil Me Ursulet, et sa mère devant la cour d'appel de Reims

Beau-père et belle-fille ou anciens amants

Jean-Max* D, un Martiniquais, comparaissait en appel à Reims pour répondre d'une accusation d'agression sexuelle sur sa belle-fille.

La cour d'appel de Reims a mis en délibéré au 11 octobre prochain sa décision concernant Jean-Max D. Agé aujourd'hui de 35 ans, ce Préchôtain avait été relaxé, l'année dernière, en première instance, pour des faits d'agression sexuelle sur mineure de moins de 15 ans, au moment où les réseaux sociaux étaient tous pris de la fièvre "#metoo". Il avait convaincu les juges que leur relation était consentie. Le parquet de Reims avait aussitôt fait appel. Début septembre, Jean-Max est venu accompagné de sa mère pour comparaître devant la cour d'appel, assisté de deux conseils, Me Ursulet et Me Boudet-Etminami. La plaignante, Christine*, aujourd'hui âgée de 21 ans, est venue seule et sans avocat. Pendant que le prévenu est longuement interrogé, Christine ne cesse de faire entendre des reniflements et des sanglots. "Savez-vous qu'il est interdit d'inciter un mineur de moins de 15 ans à la débauche ?", demande l'un des juges. "Oui, répond le prévenu, mais elle avait plus de 15 ans."

Jean-Max vivait en concubinage avec Antonia, la mère de Christine, quand leur relation a débuté : "C'est Christine qui sortait de sa chambre pour me retrouver. J'ai proposé le premier rapport sexuel et elle a dit qu'elle était d'accord pour essayer." Par la suite, la jeune fille reconnaît s'être rendu une cinquantaine de fois au travail de Jean-Max pour avoir un rapport avec lui. Elle reconnaît avoir eu avec son beau-père quelque 400 rapports anaux. Et, malgré une interruption de 18 mois, leur relation dure quatre ans, dans le dos d'Antonia, la mère et concubine qui, entretemps, a donné une fille à Jean-Max... C'est quand il les rejoint à Reims en 2016 que Jean-Max signifie son désir de cesser cette relation avec Christine et d'en parler à Antonia. Paniquée, Christine a pris les devants et dénoncé son beau-père à sa mère et à la police. Jean-Max est incarcéré pendant un an.

Requalification incestueuse contre relaxe

A la barre, Jean-Max évoque sa rencontre avec Antonia. "Je faisais du maraîchage avec mes parents au Prêcheur et je livrais aux grossistes et aux supermarchés, je faisais aussi les marchés... Et deux ou trois fois par semaine, j'allais aux Terres-Sainville..." C'est là qu'il a rencontré Antonia, une Dominicaine qui tapinait. Il en tombe amoureux et malgré la réticence de ses parents, il la ramène à la maison avec ses deux filles. Au bout de deux ans, ils partent en Guyane et c'est là que l'histoire de Jean-Max et Christine va commencer... L'avocat général Fayard s'énerve : "C'est désagréable d'entendre dire par M. D que c'est elle qui voulait, pas lui... Le tribunal a retenu le doute quant à la conscience de Jean-Max D. sur l'absence de consentement de Christine pour le relaxer, mais la connaissance réelle qu'avait Jean-Max D. est la qualification incestueuse des faits !" Et ayant ainsi requis la requalification des faits, il propose une peine de prison d'au moins un an ferme.

Me Boudet-Etminami intervient pour rappeler que Christine elle-même a affirmé qu'elle avait plus de 15 ans. Puis Me Ursulet dénonce "l'hypocrisie de la poursuite" qui a débuté pour l'emprisonnement de son client et s'achève par une réquisition destinée à couvrir sa détention provisoire, avant de demander la confirmation de la relaxe.

FXG, à Reims

* Les prénoms ont été modifiés

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25 septembre 2018 2 25 /09 /septembre /2018 06:33

Le vice-président Squercioni conteste un avertissement de sa hiérarchie

A la suite de la première audience du procès Green Parrot, le vice-président du TGI de Fort-de-France, Yves Squercioni, avait reçu un avertissement qu'il a contesté devant le conseil d'Etat.

"M. Squercioni aurait apprécié que vous ne sanctionniez pas que l'erreur de forme, mais également l'erreur de fond !" Me Thouvenin, avocat au conseil d'Etat, a ainsi conclu, vendredi 14 septembre, au Palais royal, sonintervention lors de l'examen de la requête de son client, Yves Squercioni, pour obtenir l'annulation de l'avertissement pris à son encontre par le premier président de la cour d'appel de Fort-de-France en mars 2016. Dans le public, se trouvait le magistrat Marc Lifchitz, secrétaire général adjoint du syndicat Unité Magistrat, venu en soutien à la démarche de son confrère retenu à Fort-de-France.

Yves Squercioni a pris son poste de premier vice-président du tribunal de grande instance de Fort-de-France,  le 21 janvier 2016 pour y présider la chambre correctionnelle. Le 2 mars, c'est donc ce magistrat qui a longtemps été procureur de la République à Tulle puis à Périgueux, qui préside la première audience du procès d'Alfred Marie-Jeanne, sa fille Maguy, et son gendre Mark Frampton. C'est le procès de l'affaire Green parrot. La tension était forte avant même le jour du procès et le procureur Corbeau n'en menait pas large. Pourtant, contre toute attente, et même si l'audience ne fut pas de tout repos, le président Squercioni s'en tirait plutôt et ordonnait à la fin de l'audience un premier renvoi.

Quelque temps plus tard, le président Squercioni recevait une convocation du premier président de la cour d'appel pour un entretien. Il lui était reproché des manquements à la police de l'audience lors du procès du 2 mars. Le premier aurait été un manquement face à un avocat par trop agressif, le deuxième, une réplique excessive, "verte", de sa part, à une greffière. Quant au troisième manquement, Yves Squercioni aurait critiqué dans un courrier à sa hiérarchie la justification du choix de dépayser le procès Marie-Jeanne en raison du manque de greffiers au tribunal de Fort-de-France !

Droits de la défense

Ainsi, le 26 avril 2016, Yves Squercioni recevait un avertissement. Après avoir rappelé ces faits, le rapporteur public du conseil d'Etat, Louis Dutheillet de Lamothe expliquait que seuls le Conseil supérieur de la magistrature et le ministre de la Justice pouvaient exercer un pouvoir disciplinaire, exception faite de l'avertissement. "Il n'est pas disciplinaire en pratique, souligne le rapporteur public, même s'il est perçu comme tel, qu'il est valable trois ans et qu'il a un impact réel sur la carrière... Et s'il peut faire l'objet d'une amnistie, M. Squercioni demande purement et simplement son annulation." Louis Dutheillet de Lamothe explique alors les raisons du demandeur : "Il n'a pas pu avoir copie des vingt pièces du dossier le concernant. Or, cette demande n'avait rien d'abusive et ce refus a eu une influence sur la procédure car son avocat était en métropole... Les copies étaient donc utiles et importantes pour sa défense." En vertu de quoi et sans aller plus loin, au grand dam de la défense, le rapporteur public demande l'annulation de cet avertissement. Délibéré d'ici quinze jours ou trois semaines.

FXG, à Paris

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25 septembre 2018 2 25 /09 /septembre /2018 05:52
4e forum outre-mer des étudiants avec Man Vidal

La ministre de l'enseignement supérieur au forum des étudiants outre-mer

Au forum des étudiants outre-mer, Frédérique Vidal annonce une garantie de l'Etat pour les cautions outre-mer.

Pour sa 4e édition, le forum des étudiants d'Outre-mer qui s'est tenu samedi à Paris, a réuni un millier d'étudiants contre à peine 300 l'an passé. Pour la première fois, toutes les collectivités d'Outre-mer étaient représentées, soit institutionnellement, soit par le biais de leurs associations d'étudiants... C'est qu'ils sont 12 à 13 000 étudiants chaque année à bénéficier du passeport mobilité de LADOM (prise en charge de 50 ou 100 % du billet d'avion), et ils ont besoin de conseils pour organiser leur nouvelle vie à commencer par la nécessité de trouver un logement. La ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, qui a arpenté les allées de ce forum avec Annick Girardin, le délégué interministériel Jean-Marc Mormeck et le directeur général de LADOM, Florus Nestar, a annoncé une mesure destinée à remédier au problème récurrent des cautions demandées aux étudiants pour leur logement : "L'Etat se porte garant pour l'ensemble des étudiants à travers l'Action logement et la garantie Visal. Jusqu'alors cette garantie n'était pas ouverte à l'ensemble des étudiants, nous l'avons étendue à tous, sans conditions de ressources." La ministre assure que dans toutes les grandes villes étudiantes de l'Hexagone, il y a des représentants d'Action logement. "Ce qui est important, poursuit Mme Vidal, c'est que les universités le sachent et puissent diriger les étudiants vers les dispositifs qui peuvent les aider." Cette disposition sera-t-elle en mesure de mettre fin aux problème récurrent des refus de cautions domiciliées en outre-mer ? "Ce qui est clair, a répondu Annick Girardin, c'est qu'on apporte des réponses. La première, législative, est venue dans la loi égalité réelle, aujourd'hui, on va au-delà avec cette réponse pratique. Mais, il y aura toujours des loueurs qui ne joueront pas le jeu... C'est contre ça qu'il faut aujourd'hui lutter."

Numérus clausus et alternance

Concernant la fin du numérus clausus des étudiants en médecine annoncée par le président de la République à partir de l'année prochaine, Frédérique Vidal a expliqué que les choses étaient encore en cours de réglage : "C'est à Noël qu'on aura des idées plus précises, mais, typiquement, ça va permettre aux étudiants ultramarins de démarrer leurs études dans les universités auxquelles ils ont accès dans leur territoire, puis après une ou deux années, ils pourront rejoindre un cursus spécifique et faire des stages pas uniquement là où il y a des CHU... C'est cette respiration qu'on souhaite donner aux études médicales et, évidemment, les étudiants ultramarins en bénéficieront aussi."

Sur le plan de la formation en alternance, la ministre de l'Enseignement supérieur a annoncé  pour la rentrée 2019 qu'en lien avec sa collègue ministre du Travail, Muriel Pénicaud il y aura des plateformes qui indiquent à la fois les entreprises qui offrent des contrats de professionnalisation et les jeunes qui ont trouvé les formations mais pas les entreprises. "C'est, a-t-elle précisé, un travail qui se fait entre les préfets et les recteurs, entre les DIECCTE et les commissions académique d'accès à l'enseignement supérieur."

Quant à savoir quel est le bilan de Parcours Sup dans les Outre-mer, Frédérique Vidal communiquera dessus au plan national le 25 septembre prochain. Quant à Annick Girardin, elle a promis la présence "a minima de trois ministres" l'an prochain.

FXG, à Paris

Un food truck au ministère !

L'an dernier, le cabinet de la ministre indiquait qu'il était impossible administrativement et réglementairement parlant de faire rentrer un food truck dans l'enceinte d'un ministère, ce discours ne s'adressait qu'au président de l'AJEG, visiblement.

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24 septembre 2018 1 24 /09 /septembre /2018 05:15
Inauguration le 17 septembre 2018

Inauguration le 17 septembre 2018

Les arts de Madagascar au musée du Quai-Branly-Jacques-Chirac

Pendant trois mois, le musée du Quai-Branly accueille une exposition inédite sur les arts de la grande île.

Pour la première fois depuis 1946, la France accueille une grande exposition consacrée aux arts de la grande île. Jusqu'au 1er janvier 2019, le musée du Quai-Branly-Jacques Chirac accueille depuis le 17 septembre quelque 360 pièces sélectionnées pour leur intérêt historique, esthétique et ethnologique, depuis les époques anciennes jusqu'à la période contemporaine. L'exposition se divise en trois sections. La première s'applique à replacer Madagascar dans son histoire et sa géographie. Les traces d'occupation humaine remontent à 4000 ans, puis la grande île a été peuplée dès le 5e siècle par les Austronésiens, puis au 8e, par les Bantous du Mozambique, elle est très vite devenue un carrefour d'influences arabes et indiennes. De très nombreuses oeuvres du 18e, mais surtout des 19e et 20e siècles témoignent de la période de constitution d'un royaume malgache, puis celle de la colonisation de l'île par les Français qui sont présent dès 1643.

La peinture a fait son entrée en 1826 sous le règne de Radama 1er qui fait faire son portrait par André Copalle (1797-1845). L'exposition permet ainsi de voir deux tableaux qui ornaient les murs du palais royal. La photographie apparaît dès 1856 et trouve rapidement sa fonction dans la haute société. Radama II fait nommer un photographe à la cour et la photographie officielle se développe en même temps que la photographie anthroplogique ou militaire tel que l'a pratiqué le Français Eugène Joseph Bastard.

Un art plus vivant que jamais

La sculpture est considérée comme l'expression la plus authentique de l'art malgache avec les fameux bois de lit des Merina, Betsileo et Tanala, mais également les poteaux funéraires. L'art statuaire, lui aussi, a subi l'influence coloniale française. Ainsi une école des beaux arts malgaches est ouverte dès 1922. C'est là que le sculpteur malgache Tsida va suivre les cours de la Française Anna Quinquaud...

La deuxième partie de l'exposition s'intéresse au mode des vivants, à l'architecture domestique, aux ornements des objets utilitaires ou purement décoratifs, aux objets du sacré comme du profane, la vannerie, les bijoux, les étoffes (du châle au linceul), les coiffes et, bien sûr les instruments de musique. Les ornements en argent apparaissent tardivement, vers le 16e siècle, quand les Portugais et les Espagnols, via les Arabo-Swalihis, l'apportent comme moyens d'échange dans cette région.

La dernière partie de l'exposition aborde les rites funéraires avec le summum de la statuaire malgache illustrée par l'immense richesse des collections de poteaux funéraires représentés. Anciennes ou contemporaines, ces sculptures ajourées ou pleines, représentent des humains, des zébus, des oiseaux, des crocodiles, jusqu'à des scènes complexes représentant des soldats, des Dieux ou plus simplement des paysans... Un art plus vivant que jamais, ainsi qu'en témoigne l'excellent travail de Jean Jacques Efiaimbelo. Aurélien Gaborit, le commissaire de l'exposition, est celui à qui le musée du quai-Branly a déjà confié ses précédentes expositions "Ciwara, chimères africaines" en 2006, "Ivoires d'Afrique" en 2008, "Fleuve Congo" en 2010 et "Bois sacré" en 2014.

A noter le partenariat noué entre le musée du Quai-Branly-Jacques-Chirac et le parc zoologique de Paris très impliqué dans la préservation des espèces endémiques de Madagascar.

FXG, à Paris

 

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24 septembre 2018 1 24 /09 /septembre /2018 05:04
Macron s'annonce aux Antilles

Le "retour annoncé" de Macron

Le 12 septembre 2017, le président de la République à Saint-Martin avait promis de revenir dans un an pour faire le point de la reconstruction.

Il en profite pour effectuer son premier voyage présidentiel officiel en Guadeloupe et Martinique.

Le déplacement aux Antilles, la semaine prochaine, du président de la République, a fait l'objet, comme il est de tradition, d'un débriefing, jeudi après-midi à l'Elysée, avec retransmission audio dans les trois  préfectures concernées. Il s'agit de présenter ce premier voyage officiel du président de la République en Martinique et Guadeloupe et son retour annoncé dans les îles du nord un an après sa venue en urgence au lendemain du passage d'Irma. "Je reviendrai", avait alors annoncé le président Macron. 18 mois après son élection, Emmanuel Macron est fier de ses trois longs déplacements en Outre-mer, en Guyane, en Nouvelle-Calédonie et aux Antilles...

Le président place ce nouveau déplacement sur deux axes : la proximité d'un côté, l'écologie et le développement durable, de l'autre. Il sera d'ailleurs accompagné du nouveau ministre de la Transition écologique, François de Rugy et de son secrétaire d'Etat, Sébastien Lecornu, du ministre de la Cohésion des Territoires, Jacques Mézard, et des ministres de la Santé, Agnès Buzyn, et des Outre-mer Annick Girardin.

Si l'avion de l'Etec qui va charroyer le président et sa suite, est attendu dès mercredi soir en Martinique, le voyage officiel ne débutera réellement que le 27 au matin avec un accueil traditionnel, "populaire et républicain", sur la place de la Savane, aussitôt suivi d'une longue déambulation des les rues de Fort-de-France sur le thème du projet "Coeur de ville". Il y sera question de sécurité, de relance des commerces et de patrimoine et de culture. L'après-midi, la suite présidentielle sera à Saint-Pierre qui a récemment reconquis son label de ville d'art et d'histoire. Emmanuel Macron entend se faire présenter la stratégie de développement touristique et culturelle mise en place pour la période 2018-2028.

Chlordécone et Sargasses

Le président se rendra ensuite sur une exploitation agricole au Morne Rouge où un agriculteur lui expliquera ce que c'est que d'être confronté à la pollution au chlordécone tout en devant veiller à sa sécurité alimentaire...

La soirée sera consacrée à un dîner républicain à la préfecture avec quelques uns des porteurs de projets qui ont participé aux assises des Outre-mer. Auparavant, le président aura eu quelques rencontres politiques et institutionnelles bilatérales, notamment avec Alfred Marie-Jeanne.

Le 28 septembre, Emmanuel Macron débutera sa journée en Guadeloupe par un accueil traditionnel à Pôle Caraïbes avant de filer vers les Grands-Fonds des Abymes où il rencontrera l'ensemble des acteurs de la chaîne de l'eau, tant les entreprises, que les collectivités et les associations d'usagers. Le président a pris l'engagement qu'il serait mis fin aux tours d'eau d'ici deux ans.

L'étape suivante conduira le chef de l'Etat à Baie-Mahault à la pépinière d'entreprises Audacia. Cette rencontre sera suivie d'un déjeuner avec les acteurs économiques et les "forces vives". Le conseiller du président a explicité ce terme en citant le rapport sur la mobilité des cadres de la fonction publique qu'Olivier Serva a rendu jeudi après-midi au Premier ministre.

Vendredi après-midi, le président se rendra à Goyave où le maire Ferdy Louisy est le premier à avoir signé une convention de gestion sargasses. Un plan sargasse a été annoncé il y a trois mois par Nicolas Hulot, alors ministre, et Annick Girardin. Emmanuel Macron vient voir sur place comment il se décline et s'il faut l'ajuster.

CHU et îles du Nord

La journée s'achèvera autour d'un dîner républicain à la résidence préfectorale de Saint-Claude en présence là aussi d'acteurs des assises des Outre-mer.

Samedi matin, à Perrin, sur le chantier du CHU où sont déjà réalisés les terrassements, Emmanuel Macron inaugurera la première pierre avant de s'envoler pour Saint-Martin, "une des parties les plus difficiles de son déplacement" si l'on en croit son conseiller Outre-mer. Il ira d'abord à Quartier d'Orléans, où la reconstruction a été la plus rapide et la plus spontanée. Il devrait s'y exprimer sur les reconstructions dans les zones à risque... Il est attendu à la nouvelle maison des services au public, dans une cité HLM. Il rencontrera aussi des associations (Croix rouges et Compagnons bâtisseurs) avant de rencontrer le conseil de quartier.

En fin de journée, Emmanuel Macron inaugurera la nouvelle préfecture.

Le 30 septembre, après une rencontre dans la matinée à la Baie Orientale avec les acteurs économiques et du tourisme, il s'envolera pour Saint-Barth où seuls sept journalistes pourront le suivre. Il n'a pas prévu de se rendre sur la tombe de Johnny. Il rencontrera les élus et visitera le site de gestion de crise, dit le PC Communal, avant de rentrer directement sur Paris.

FXG, à Paris

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23 septembre 2018 7 23 /09 /septembre /2018 10:13
Louis Molinié devant le Conseil d'Etat

Louis Molinié veut récupérer son mandat à la Région

Le préfet de la Guadeloupe a-t-il eu tord de démissionner d'office de son mandat de conseiller régional l'ancien maire LR de terre-de-Haut, Louis Molinié ? Ce dernier, en tout cas, le pense puisqu'il a demandé, jeudi au conseil d'Etat d'annuler l'arrêté du 1er mars 2018 qui a mis fin à ses fonctions de conseiller régional. Maire depuis 2000 et réélu sans discontinuer depuis, Louis Molinié a été condamné par le tribunal correctionnel de Basse-Terre le 23 février 2018 à 2 ans de prison pour détournement de plusieurs centaines de milliers d'euros et blanchiment. Sa peine a été assortie de la confiscation d'une partie de ses biens immobiliers et de la privation de ses droits civiques, civils et familiaux. En outre, il a été condamné au civil à payer 1,5 millions d'euros de dommages-intérêts. Si Louis Molinié a fait appel de ce jugement, le préfet n'a pas attendu qu'il soit définitif pour imposer sa démission. Néanmoins, M. Molinié estime que le préfet a mal motivé son acte et que, par ailleurs, les faits pour lesquels il  a été condamné, sont postérieurs à son élection. Enfin, il estime que l'appel qu'il a interjeté est susceptible d'aboutir à une relaxe. Emilie Bokdam-Tognetti, rapporteure publique, est venue, comme le ministre de l'Intérieur dans son mémoire, à l'encontre des arguments développés par la défense de M. Molinié. Elle a d'abord rappelé que "tout conseiller régional inéligible est démissionnaire d'office notamment après une condamnation pénale" et que par ailleurs, "l'appel n'est pas suspensif". Invoquant une jurisprudence corse répondant au nom de Simonpieri, Mme Bokdam-Tognetti a confirmé le fait que le préfet était tenu de démissionner d'office Louis Molinié. Enfin, la rapporteure publique a  indiqué qu'une partie des faits litigieux était bien postérieure à son élection. En conclusion, elle propose aux magistrats de la 9e chambre du conseil d'Etat de rejeter la requête de Louis Molinié. Délibéré d'ici trois à quatre semaines.

FXG, à Paris

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23 septembre 2018 7 23 /09 /septembre /2018 09:58
Girardin et l'environnement

Annick Girardin, la ministre des Outre-mer, a participé avec son collègue ministre de la Transition écologique et Solidaire, François de Rugy, lundi 17 et mardi 18 septembre à Paris, aux « Rencontres des acteurs de l’eau et de l’assainissement dans les Outre-mer » et aux « Rencontres et Ateliers : Biodiversité pour une reconquête réussie dans les Outre-mer ». L'occasion pour les deux ministres de faire un tour d'horizon des dossiers qui les attendent à quelques jours de la venue du président de la République dans nos territoires.

"Le plan Eau Dom, c'est 70 millions d'euros par an"

Qu'en est-il de la question de l'eau, son adduction et son assainissement ?

La question de l'eau comme celle de la biodiversité sont des questions qui ont été traitées dans le cadre des Assises des outre-mer.  Il y a des territoires où la difficulté est plus prégnante, notamment en Guadeloupe,  mais globalement ces questions sont au centre des politiques publiques que nous menons et que nous souhaitons porter encore plus fortement pendant ce quinquennat.  Le plan Eau Dom a maintenant 2 ans et la nouvelle vague de ce plan Eau Dom qu'on a pu analyser lundi va pouvoir maintenant se mettre en place. Mais l'État ne peut pas seul — il n'a pas les compétences qui sont souvent locales —agir sur la question de l'eau comme de la biodiversité.  C'est ensemble que nous devons travailler,  que nous devons relever les défis qui permettront à ces territoires d'outre-mer qui sont des territoires fragiles et fragilisés par le dérèglement climatique de s'adapter au dérèglement est de pouvoir rendre des services eau et assainissement à l'ensemble de leurs populations

Ca va se traduire comment dans l'immédiat ?

Le plan Eau Dom, c'est 70 millions d'euros par an et ensuite, il y a un certain nombre de projets spécifiques adaptés à chaque territoire qui pourront se mettre en place.  Plusieurs projets sont déjà inscrits et soutenus dans les assises des outre-mer.

La Guadeloupe et la Martinique regrettent que l'Etat ne les accompagne pas mieux financièrement...

L'État est aux côtés de ces collectivités et nous le serons encore à travers les contrats de progrès qui seront proposés à chaque outre-mer et qui seront conclus avant la fin de l'année... Nous resterons aux côtés des collectivités qui veulent avancer sur ces sujets.

80 % de la biodiversité dans les Outre-mer, 80 % des moyens consacrés aux outre-mer...  Est-ce un objectif de fin de quinquennat ?

C'est un calcul mathématique rapide ! Les territoires d'outre-mer représentent 80 % de la biodiversité française, mais surtout ils sont donc quatre points chauds qui ont été identifiés et Je crois qu'on a un effort particulier à faire dans ces bassins, nous-mêmes, dans nos propres territoires mais aussi pour emmener des dynamiques de bassins maritimes. Nous avons des actions à mener avec nos voisins et la France peut-être moteur sur ces questions de biodiversité.

Le 6e comité interministériel pour la reconstruction des îles du Nord a eu lieu lundi. Que faut-il en retenir ?

Ce comité avait pour objectif de préparer la venue du président de la République comme il l'avait promis l'an dernier sur le terrain. Mon collègue François de Rugy sera également présent lors de ce déplacement avec des sujets importants qui toucheront la reconstruction, donc l'adaptation des règlements climatiques, mais également des questions qui nous sont communes comme les sargasses. Le plan sargasse va être annoncés très bientôt tout comme sera présenté un bilan de la reconstruction de Saint-Martin, mais surtout une ouverture sur l'avenir de ce territoire comme de celui de Saint Barth dans le bassin caribéen. Après l'urgence, après la phase de reconstruction qui n'est pas terminée, il faut déjà penser à la phase de développement, au positionnement économique et touristique.

Propos recueillis par FXG, à Paris

François de Rugy sur les algues sargasses : "Le problème des sargasses qui a des causes multiples sans doute, je le prends à bras-le-corps comme le fait le gouvernement, comme l'a fait mon prédécesseur. Je ne vais pas chercher à me distinguer de ce qu'a pu faire mon prédécesseur. Il y a, sur un certain nombre de sujets comme ceux-là, une continuité dans l'action publique. Ce qui est sûr, c'est que si on peut régler tous ces problèmes à la source, nous le ferons, mais quand il y a une urgence à réparer les dégâts, il faut le faire et c'est notre orientation. J'en ai parlé lundi matin au président de la République car il faut tout faire pour éviter cette forme de pollution pour nos territoires de la Caraïbe qui subissent un phénomène dont ils ne sont pas les responsables. On sait bien que c'est une pollution qui dépasse l'enjeu local."

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21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 06:10

Le décret réduisant les délais pour les demandes d'asile contesté

Promise par le président de la République, l'expérimentation d'une procédure visant à réduire significativement les délais d'instruction des demandes d'asile mise en place en début de mois est attaquée devant le Conseil d'Etat.

Une dizaine d'associations dont la CIMADE, la ligue des droits de l'Homme et le secours catholique ont saisi le Conseil d'Etat en référé pour demander la suspension du décret du 23 mai 2018 portant expérimentation de certaines modalités de traitement des demandes d’asile en Guyane. Par ailleurs, la CGT OFPRA a demandé la suspension de l'arrêté du 17 août dernier du ministre de l'intérieur qui a fixé le début de l'expérimentation au 3 septembre dernier. Cela fait donc déjà deux semaines que l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA)de Cayenne instruit les dossiers de demandeurs d'asile selon cette procédure qui réduit tous les délais, supprime les acheminements postaux et fait passer de deux à quatre le nombre de contacts physiques entre demandeurs et agents de l'OFPRA. "Nous essayons, a justifié le ministère de l'Intérieur, de trouver des moyens de maîtriser l'immigration tout en cherchant à améliorer le droit d'asile."

Mercredi matin, pendant deux heures, les représentants du ministère de l'Intérieur d'un côté, et Gérard Sadik, de la CIMADE, Mes Gury et Haas, respectivement avocats de la CIMADE et de la CGT, d'autre part, ont essayé de faire valoir leurs arguments au juge des référés, Xavier de Lesquen.

Hausse des rejets

Me Gury a plaidé l'urgence qu'il y avait à défendre la notion de protection spéciale dont doivent faire preuve les demandeurs d'asile : "C'est fait pour les décourager car ça renforce considérablement les difficultés pour faire appliquer leurs droits." Selon lui l'effondrement de la demande d'asile depuis le début de l'année vient contredire l'urgence de l'administration à mettre en place ce dispositif dérogatoire. "C'était une volonté du président Macron pour rendre plus difficile la procédure et augmenter le nombre de rejets !" "Il y a eu une hausse des rejets, admet l'émissaire du ministre, car les demandes ne sont pas fondées. Il s'agit de migration économique..." Le ministère de l'Intérieur a encore  défendu le fait qu'on n'était pas à l'abri d'un nouvel afflux de migrants avant d'affirmer : "On ne peut reprocher au gouvernement de prendre des mesures propres à faire baisser le stock des demandes."

Par la suite, Me Haas a plaidé pour les agents syndiqués à la CGT qui craignent que ce décret n'ait des incidences sur la leur sécurité, d'autant plus que la commission de sécurité a jugé leurs locaux inadaptés et rendu un avis défavorable. Le juge de Lesquen a annoncé sa décision pour la fin de la semaine, voire lundi ou mardi prochain.

FXG, à Paris

Les chiffres de l'OFPRA de Cayenne

La pression migratoire a explosé entre 2014 et 2016 avec + 400 %. Jusqu'en 2014, l'OFPRA recevait quelque 1000 demandes par an. En 2015, ils étaient  2700 pour atteindre en 2017, le record de 5200 demandes dont 3200 pour les seuls huit premiers mois de l'année. En 2018, à période équivalente, la demande est retombée à 1700 soit une baisse de 48 %. Pour les seuls Haïtiens, l'OFPRA avait traité 2200 dossiers en juin 2017 contre 880 en juin 2018. Au plus fort de la crise, l'OFPRA a pu bénéficier de huit agents de protection, désormais, ils ne sont plus que 5.

Quant aux délais d'instruction qui étaient d'environ deux ans au plus fort de la crise migratoire, ils ont été ramenés à une durée inférieure à ceux qui ont cours en France hexagonale. Le taux d'accord positif aux demandes d'asile est de 2 à 3 %. En appel, 89 % des recours émanant d'Haïtiens devant la Cour nationale du droit d'asile sont rejetés par ordonnance. Seuls 10  % d'entre eux bénéficient d'une audience d'appel.

La nouvelle procédure expérimentale

L’étranger dispose désormais d’un délai de sept jours (au lieu de 21) pour introduire sa demande d’asile. Il est ensuite tenu de se présenter en personne devant un agent de l’OFPRA qui, si le dossier est complet, lui délivre en mains propres une convocation à un entretien. Après cet entretien, l'OFPRA doit statuer dans un délai de quinze jours au lieu de six mois. La décision est ensuite notifiée en mains propres au demandeur. En cas de refus, le délai de recours devant la Cour nationale du droit d’asile est d’un mois au lieu de deux.

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