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25 octobre 2018 4 25 /10 /octobre /2018 04:50
Volcan et pitons martiniquais au patrimoine mondial

Nos volcans tout près de l'UNESCO

Dans six semaines environ, le chef de l'Etat dira qui de la maison carrée de Nîmes, du phare de Cordouan ou des "Volcans et Forêts de la Montagne Pelée et des pitons du nord de la Martinique“ intègrera le patrimoine mondial de l'UNESCO.

La présentation du plan de gestion du Bien Martiniquais au comité français du patrimoine mondial, dernière étape nationale de la procédure d’inscription de la Martinique au patrimoine de l’UNESCO, a eu lieu hier au ministère de la Culture à Paris. Avec le président du Parc naturel, Louis Boutrin, et son directeur Johan Villeronce, le préfet Franck Robine, le directeur régional de l'ONF, Pierre Véry, le professeur Georges Boudon de l'institut géophysique du Globe de Paris, et l'équipe projet composé de Mmes Béranger, Beaubois et M. Bélis.

L'équipe est déjà venue à Paris défendre et valider la valeur exceptionnel du bien en octobre 2016, le projet de périmètre avec les différents zonages, coeur de bien, zone tampon et le cadre distant, il y a un an. "Cette fois, explique Louis Boutrin, nous avons démontré notre capacité à gérer et valoriser le bien à travers notre plan de gestion."

il s'agit de montrer ses capacités à préserver le bien qui est vulnérable face une anthropisation galopante, au réchauffement climatique ou à l'introduction d'espèces invasives. Non content de présenter un résumé des 850 pages du dossier, l'équipe a répondu à l'ensemble des recommandations formulées par le jury : renforcer l'argumentaire sur le critère de la biodiversité, organiser une coopération régionale pour démontrer la plus value de la candidature de la Martinique. "On a même fait plus, détaille le président du parc, puisque nous avons organisé le 25 septembre dernier, un séminaire avec l'ensemble des pays de l'OECS dont les pays qui possèdent déjà un bien, la Jamaïque, Sainte-Lucie et la Dominique pour créer un réseau UNESCO de la Caraïbe."

Une nouvelle règle du jeu qui n'existait pas encore quand la Martinique a lancé son projet, est venue toutefois porter une ombre au tableau jusque là idyllique. Désormais, un pays comme la France ne pourra plus défendre qu'un seul projet à la fois. Or, la maison carrée de Nîmes et le phare de Cordouan sont également sur les rangs... Ces deux dossiers sont présentés par le ministère de la Culture tandis que le projet Martiniquais, un dossier nature présenté par le ministère de la Transition écologique. Les deux ministères se battent mais l'arbitrage sera rendu le 15 décembre par le président de la République ou le Premier ministre. Avantage pour la Martinique, il n'y a que que quatre biens nature français au patrimoine de l'UNESCO (le golfe de Porto, la barrière de corail de Nouvelle Calédonie, les parcs, ramparts et pitons de la Réunion et la chaîne des volcans d'Auvergne) pour 49 biens culturels.

Dès lors que les autorités françaises auront fait leur choix à la mi-décembre, le lauréat sera annoncé aux instances internationales de l’UNESCO en Janvier 2019.

FXG, à Paris

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24 octobre 2018 3 24 /10 /octobre /2018 16:34
Eclats d'îles volume 2

Eclats d'art guadeloupéen à Paris

Du 11 au 23 octobre, la Région Guadeloupe a exposé Marielle Plaisir, Philippe Thomarel, Jean-Marc Hunt, Shuck one et François Piquet à deux pas de Beaubourg à Paris.

"Notre art contemporain s'affiche en warm up de la FIAC 2018 !" L'artiste Shuck One attrape le vice-président de la Région Georges Brédent par l'épaule pour saluer un enfant, comme lui, de Lapwent, face la devanture de la galerie 24 Beaubourg que, seule, la rue éponyme sépare du centre national d'art contemporain Georges-Pompidou à Paris ! Après le premier volet d'Eclats d'îles qui a eu lieu en juin autour de Joël Nankin, la Région et le duo composé d'Olivier Tarsis et Florence Alexis, poursuivent leur travail de valorisation de la création contemporaine guadeloupéenne dans cette grande place de l'art qu'est Paris à quelques jours de l'ouverture de la foire internationale d'art contemporain (FIAC).

Florence Alexis est la commissaire de l'exposition Eclats d'îles, volume n°2, organisée par la Région Guadeloupe.

C'est elle qui, plus que les artistes, a choisi les oeuvres, "de manière à refléter l'éventail de la créativité". Les cinq artistes invités proposent différents supports, différentes techniques, différentes approches artistiques et esthétiques. "Eclats d'îles, explique Mme Alexis, c'est l'idée de la diversité et c'est ce que j'ai essayé de refléter dans les choix artistiques." Ainsi en est-il de la peinture à l'huile de Philippe Thomarel, des installations de François Piquet (telle l'"Utopie de la libération"), ses sculptures d'acier ou de textiles, ou encore ses dessins au fusain qui déclinent l'idée du masque, les vanités, ces déclinaisons du crâne qui symbolisent la mort... Ainsi en est-il des textiles de Marielle Plaisir qui renvoient à la renaissance, au quattrocento et aux tapisseries des 16 et 17e siècles, des toiles de Shuck one qui renvoient au graffiti et au street art. Son travail sur la nuit, "trouble night", place les gens au centre de son geste artisitique. Enfin, les acryliques de Jean-Marc Hunt, lui aussi venu du milieu du graffiti et du rap, révèlent une oeuvre à la facture néo-expressionniste urbaine.

"L'art guadeloupéen s'exporte et s'expose à Paris", se réjouit le vice-président Brédent qui rappelle que "singularité ne veut pas dire enfermement". "Elle vise à atteindre l'universel, un peu comme notre identité qui est plurielle et qui s'enrichit tous les jours d'apports divers sans se diluer, sans se perdre dans le tout et dans l'universel..."

Soirée décrochage le 20 octobre avec une conférence avec Shuck One qui s'exprimera sur le contexte caribéen et le vocabulaire esthétique qui s'y déploie...

FXG, à Paris

Maryse Condé en marraine

Organisateur, mandaté par la Région, Olivier Tarsis a trouvé en Maryse Condé, la veille même qu'elle ne soit auréolée du prix Nobel alternatif de littérature, une grande marraine pour cette exposition qui vise le haut de gamme. C'est le plasticien brésilien, Marcos, peintre à la cour d'Albert de Monaco, qui a réalisé l'effigie de l'écrivaine guadeloupéenne. Quand on lui demande de décrire cette sculpture en deux dimensions, il répète l'explication qu'il donne à Dubaï, un endroit où la religion musulmane interdit la représentation humaine : "C'est une ombre" ! Marcos a bien pris garde de mettre en valeur une partie d'elle-même qui lui est chère, la main. "C'est son visage et sa main qui fait un geste très particulier, c'est son identité !"

François Piquet et le fer de Darboussier

Les grandes mains qu'il expose sont des extraits de l'ancienne usine de Darboussier, là où tout  a commencé pour François Piquet. C'était dans la friche industrielle qu'il a trouvé ces lames de fer qui servaient au cerclage des tonneaux de rhum. "Je suis très honoré de participer à cette exposition d'art guadeloupéen à Paris parce que je pense que c'est ça la magie, en fait les imprévus de la créolisation d'Edouard Glissant ! Je ne suis pas né  Guadeloupéen, mais ma production y est née et est directement inspirée des matières, des thématiques, des secousses qui agitent la Guadeloupe et qui sont mon quotidien."

Philippe Thomarel, une montagne et des ponts

"Ce personnages représente un territoire, un lieu, un  terre-plein, c'est un veilleur  il veille sur le parc national, sur la Guadeloupe !" Thomarel ne peint pas que des portraits. Il a décliné toute une série de paysage, notamment de ponts "lieux d'échange, de transmission, de transversalité et aussi le pont de la Gabare !" Pour cet enfant de Lauricisque, le pont de la Gabare, le premier, était un ouvrage d'art  au pied duquel il allait nager. Et ses envies de pont sont nées quand il a été détruit pour construire l'autre... "Dans la plupart de mes ponts, il n'y a pas d'ouverture... On ne sait où ça mène ni où ça commence... Un peu comme la Basse-Terre représentait dans mon enfance l'étranger... Un pont, c'est aller chez l'autre ! Ca m'a toujours fasciné !" Aujourd'hui établi en région parisienne, cet artiste a fini par passer d'une rive à l'autre pour franchir un cap et rencontrer d'autres mondes même s'il admet qu'il aurait pu être de n'importe où ! "Je passe mon temps à rêver et à me réveiller en pleine nuit ! Je passe mon temps à faire travailler mon imaginaire."

Shuck One, tagger, grafitteur, du métro à la galerie

"Peu importe les différents milieux et mouvements idéologiques que j'ai connus, je suis un mec de Pointe-à-Pitre ! J'en suis parti très tôt parce que j'étais en mutation dans ma tête et dans mon corps. J'ai laissé ma grand-mère Solitude et ses douze enfants - respect ! Ca m'a beaucoup nourri et en arrivant à Paris, j'ai découvert le mouvement hip hop, mais j'avais déjà découvert un autre mouvement graffiti avec les traces laissées sur les murs par les indépendantistes à la fin des années 1970. Ca m'avait créé un éveil pour dire qui je suis, c'est quoi mon histoire ! Si je suis métissé, c'est parce qu'il doit y avoir une histoire... A partir de là, j'ai pu développer un travail personnel. De l'esclavage à l'art contemporain, mon engagement est très ouvert et, puisque ma femme est Italienne, ça m'a permis de bouger, mais peu importe où je bouge puisque je n'oublierai jamais d'où je viens, la Guadeloupe !"

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24 octobre 2018 3 24 /10 /octobre /2018 14:59

Les députés ultramarins unis contre le projet de loi de finances 2019

Entre l'examen du PLF et celui du PLFSS, les parlementaires essaient de décrypter les trompe-l'oeil qui pourraient bien avoir pour conséquence une perte du pouvoir d'achat en outre-mer et une hausse du coût du travail.

La semaine du 17 octobre, les députés ont examiné le projet de loi de finances 2019 (PLF). "Jamais un PLF n'a eu autant d'impact sur le budget de la mission Outre-mer", observe le Réunionnais LR David Lorion. Et alors qu'habituellement, les députés d'Outre-mer ne montent au créneau que lors de l'examen du budget de la mission outre-mer, ils sont tous sur le pont depuis le début de l'examen du PLF.

Fin septembre, Annick Girardin a annoncé son budget en hausse de plus de 20 %, et  tous les parlementaires, que ce soit le Guyanais Gabriel Serville (GDR), l'ancienne ministre PS Ericka Bareigts ou les députés Nouvelle gauche de Martinique et de Guadeloupe, sont tous mécontents et dénoncent un budget en trompe-l'oeil. Les huit premiers articles du PLF détaillent en effet les transferts qui ont permis cette très significative augmentation de l'enveloppe du ministère des Outre-mer, de 2,18 milliards en 2018 à 2,439 milliards en 2019. "Cette hausse est financée par des fonds ultramarins avec un nouveau logiciel, analyse David Lorion, qui fait que l'Outre-mer n'est plus financé par la solidarité nationale ! On prend dans la poche des familles et des entreprises ultramarines pour redistribuer aux plus pauvres." Ainsi, les ménages les plus riches, comme les collectivités les plus riches (Réunion, Martinique et Guadeloupe), alimentent les ménages et les collectivités les plus pauvres (Mayotte et Guyane)...

L'oeuvre de Bercy

Cette semaine, pendant l'examen des dix premiers articles du PLF, nos députés, sur tous les bancs, vont défendre une série d'amendements visant à contrer l'orientation nouvelle prise par le gouvernement en matière de budget.

Mais comme une difficulté ne vient jamais seule, les députés sont confrontés dans le même temps à l'examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale qui intéresse au premier chef  l'Outre-mer avec la suppression du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) et son report dans des allègements de charge. Là encore, les députés constatent une perte de 7 à 12 %, soit un renchérissement du coût du travail d'autant pour les employeurs. Alors qu'avant, les exonérations concernaient les salaires allant jusqu'à 4 SMIC, elles sont désormais limitées à 2,4 SMIC...

Tout ça laisse dire à nos parlementaires  de droite comme de gauche que ce n'est pas la ministre des Outre-mer, mais Bercy qui a la main sur ce budget. Il ne s'agit plus de la seule mission Outre-mer (qui sera examinée le 31 octobre), mais du PLF dans son ensemble, et celui-ci est bien l'oeuvre de Bercy. Ce qui fait dire au député Lorion alors qu'Annick Girardin vient d'être reconduite : "C'est une femme courageuse, mais sans moyen ni pouvoir."

FXG, à Paris

Impôt à la source

La bataille a démarré avec l'article 3 qui prévoit avec la perception de l'impôt à la source de défalquer 60 % des investissements défiscalisés, à l'exception regrettable des investissements outre-mer qu'il s'agisse du logement social ou de l'investissement productif... Résultat, les citoyens qui défiscaliseront en investissant en outre-mer n'en sentiraient pas les effets avant deux ans ! Le risque, déjà souligné par la FEDOM, est l'assèchement de la collecte alors que le gouvernement se targue d'avoir prolongé le dispositif jusqu'en 2025...

Abattement fiscal

L'article 4 a déjà fait l'objet d'une âpre bataille en commission qui n'a rien pu modifier. Cet article 4, c'est l'abattement sur le montant de l'impôt de 30 % (Réunion, Guadeloupe et Martinique) et 40 % (Guyane, Mayotte)... Les nouveaux plafonnements à 2450 euros (contre 5100) et 4050 euros (contre 6700) vont avoir, a expliqué la ministre, un impact sur 4 % des foyers les plus riches tout en rapportant 70 millions au budget de l'Outre-mer. "Argument statistique", balayent les députés qui, sur ce point, sont tous résolument opposés à cet article ! Dans les faits, un couple avec un enfant déclarant 50 000 euros de revenus ou un couple sans enfant déclarant 35 000 euros sera concerné par cette réforme. Là encore, la Réunion et les départements des Antilles seront les plus concernés. La question ne se pose pas à Saint-Pierre et Miquelon qui a un statut d'autonomie fiscale...

TVA NPR

L'article 5 consacre la fin de la TVA non perçue récupérable. C'est une aide à l'investissement qui permet à une entreprise d'économiser 10 % de son  investissement. L'Etat récupère ainsi 100 millions dont il réaffecte 40 dans le fonds exceptionnel d'investissement, 23 dans les contrats de convergence (tandis que 23 millions disparaissent dans le chapitre aide aux collectivités de la mission outre-mer), 15 dans le fonds vert (rétabli par les députés contre l'avis de la ministre malgré l'absence de financement...)... Pour les députés, l'exercice de l'amendement sur cet article est difficile car sa suppression implique de fait la destruction du budget de l'Outre-mer tel qu'il a été bâti... Certains proposent une fin progressive de la TVA NPR ou de retarder la mesure d'un an le temps de mettre un cadre d'accompagnement socio-économique...

Zones franches

L'article 6 supprime toutes les zones franches pour créer la zone franche d'activité nouvelle génération (ZFANG). Les entreprises qui s'y trouvent bénéficient d'un régime d'exonération fiscale majoré, mais, les industries en sont exclues... Un  oubli sans doute !

Taxes sur les ordures et les activités polluantes

L'article 7 laisse les coudées franches aux collectivités locales pour augmenter significativement et sans limite la partie frais de gestion de la taxe de traitement des ordures ménagère. Actuellement cette part prélevée par l'Etat est de 8 % et atteint 550 millions. En permettant aux collectivités d'augmenter cette part, l'Etat leur permet de rééquilibrer leurs comptes dans la mesure où dans son article 8 du PLF, l'Etat choisit d'augmenter du simple au double, voire au quadruple, la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP). Cet article 8 est problématique en outre-mer car il n'existe pas, pour des raisons structurelles et d'échelle, de filière de recyclage des déchets... C'est ce qui s'appelle faire payer au contribuable la transition écologique.

Accession logement

Depuis un an, l'accession sociale a pris fin en outre-mer, une décision de Julien de Normandie qui a laissé un buisson dans le pied de la ministre des Outre-mer. Or, la loi de simplification administrative de juin dernier a accouché d'un décret permettant de déplafonner les aides par subvention et la ligne budgétaire unique. Pour l'heure, on ne s'en sert que pour l'amélioration de l'habitat et non pour l'accession sociale alors que c'est normalement possible. Au lieu de quoi, la LBU est gelée quand ses crédits ne sont tout simplement pas rayés d'un trait de plume.

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24 octobre 2018 3 24 /10 /octobre /2018 09:29
L'accession sociale rétablie en 2019
Lors de son audition en commission des lois de l'Assemblée nationale, Annick Girardin a annoncé le rétablissement du dispositif APL Accession à titre transitoire pour l'année 2019. Cette mesures qui permet aux ménages modestes d'accéder à la propriété et de réhabiliter leur logement avait été suspendu par Julien de Normandie. "Le gouvernement, a déclaré la ministre, rétablira en 2019 de manière transitoire et exceptionnel les APL accession Outre-mer afin de solder l'ensemble des opérations engagées qui n'ont pas pu être menés à terme à cause de la suppression des APL en 2018." Elle a par ailleurs indiqué qu'à partir de 2020 un nouveau dispositif durable sera mis en place. Le ministère s'appuiera ses les conclusions d'une mission d'expertise qui finalise actuellement ses travaux. 3J'en rediscuterai à la Réunion, jeudi et vendredi prochain",a-t-elle conclu sur le sujet.
FXG

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22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 18:25
Alexandre à Paris

Rodolphe Alexandre négocie encore à Paris

Le président de la CTG est venu expliquer à la ministre des Outre-mer que la réforme des aides économiques telle qu'elle a été présenté dans le projet de loi de finance est préjudiciable à la la Guyane.

Accompagné de son 3e vice-président, Denis Burlot, et du sénateur LREM Georges Patient, Rodolphe Alexandre a été reçu jeudi matin par la ministre des Outre-mer. Au menu les soucis causés à nos socioprofessionnels par la réforme des aides économiques. Il n'a pas été question de la réduction du plafond pour l'abattement fiscal dans la mesure où cette réforme ne fait pas de remous en Guyane, pas plus qu'il n'a été question de la suppression de la TVA non perçue récupérable qui n'a jamais concerné la Guyane. Au contraire, sa suppression sera bénéfique via le redéploiement des 100 millions d'euros qu'elle coûtait à l'Etat. Mais chiffres en main, les élus guyanais ont essayé de démontrer à Annick Girardin que certaines entreprises, dont la presse ou les transports, étaient vraiment perdantes. Le président Alexandre a insisté pour dire que la réforme aboutirait à un renchérissement du coût du travail de 7 %. La ministre a laissé entendre que sa porte restait ouverte, c'est-à-dire qu'elle serait prête à revoir certaines dispositions en particulier sur les exonérations de charge. L'enjeu, c'est l'attractivité pour les emplois d'encadrement qui ne sont plus ciblés par les exonérations de charge et l'accompagnement de plus d'entreprises. Car l'écosystème des aides économiques tel qu'il a été revu exclut les bureaux d'engineering, les consultants, juristes, experts comptables des nouvelles zones franches... Autant, la porte est ouverte sur la question des exonérations de charge, autant elle semble bien fermée de ce côté-là. Pour s'en expliquer, la ministre assure que la Guyane sera avantagée en termes de commande publique et de crédits d'Etat (fonds exceptionnel d'investissement...). Le réexamen des exonérations de charges pourra se faire dans le cadre des débats parlementaires actuels et dans la limite du périmètre au sein duquel la ministre peut agir, c'est-à-dire l'enveloppe budgétaire de la mission Outre-mer. Dès hier après-midi, la ministre recevait les députés et sénateurs LREM pour se pencher sur la question. La semaine prochaine, un nouveau rendez-vous devrait avoir lieu entre la ministre, les élus et quelques socioprofessionnels guyanais afin de préparer des amendements au projet de loi de finances 2019 et celui de la Sécurité sociale. "Nous disposions avant la réforme de garanties sur des normes précises, 50 % pour nous, 25 % pour les Antilles, explique Rodolphe Alexandre. On ne peut nous ramener au droit commun, au même niveau que les autres territoires."

FXG, à Paris

Déjeuner des Régions de France à Matignon

Rodolphe Alexandre devait aussi rencontrer Christophe Castaner, mais c'était avant que ce dernier ne soit nommé place Beauvau comme ministre de l'Intérieur. En revanche, vendredi 19 octobre, Rodolphe Alexandre a participé au déjeuner donné par le Premier ministre avec l'ensemble des présidents de Région. Au menu, la recentralisation des fonds européens et de la formation professionnelle. D'un point de vue bilatéral, la CTG négocie encore avec Matignon le ratio pour la maîtrise de ses dépenses de fonctionnement. "Nous signerons l'accord de Cahors, promet le président Alexandre, nous sommes arrivés à 1,35 %, soit une réduction de 10 millions de nos dépenses... On va y arriver !" Mais le vrai débat entre la CTG et l'Etat, ce sont les 27 millions d'euros d'octroi de mer que Rodolphe Alexandre veut voir verser sur son budget de fonctionnement quand l'Etat préfère les voir sur le budget d'investissement...

Un congrès pour le 24 novembre

Rodolphe Alexandre a annoncé que la Guyane réunirait son congrès le 24 novembre. Ce sera le moment de faire l'état de l'avancement des accords de Guyane, de faire le rendu des états-généraux. La CTG proposera aussi un livre blanc qui tâchera de faire un consensus sur le projet Guyane. "Ce livre blanc nous amènera au plan de convergence", explique M. Alexandre, mais il devra également aborder la question statutaire puisque c'est ce qui est prévu dans l'Accord de Guyane. Rodolphe Alexandre n'a parlé pour l'heure que de propositions d'habilitations dans le cadre de la réforme constitutionnelle à venir or il devra tenir compte du front qui a été créé pour qu'elle soit au moins abordée. Il ne s'agira sans doute pas de débat sur les articles 73 ou 74, voire d'un article sui generis, mais si le président Alexandre présente des demandes d'habilitations comme le transfert du foncier, de la fiscalité et de l'exploitation des ressources naturelles, ce pourrait être bien perçu par l'ensemble de la classe politique.

La CTG et l'accord de Guyane

"Pour la part qui nous concerne, nous CTG, assure Rodolphe Alexandre, c'est-à-dire les lycées, les collèges et l'infrastructure, tout est largement lancé." Les appels d'offre ont eu lieu pour les lycées de Saint-Georges et Maripasoula, les collèges de Saint-Georges, Saint-Laurent et Matoury. Vont suivre les jurys de concours pour les lycées de Macouria et de Matoury. La section filière hôtelière est lancée sur le lycée Melchior et les infrastructures sont en cours d'études. Le président de la CTG estime qu'avant la fin de cette année, la question de l'accord de Guyane sera réglée pour la part qui concerne la collectivité. Le transfert du RSA de la CTG à l'Etat figure au PLF. Ne restent en suspens que le fléchage des 27 millions d'octroi de mer...

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20 octobre 2018 6 20 /10 /octobre /2018 05:56

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19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 06:22
Quelle représentativité pour les artistes d'Outre-mer

Nos artistes inquiets pour la représentation des cultures d'outre-mer en France

C'est un beau plateau qu'a réuni la chorégraphe Chantal Loïal vendredi matin à l'Assemblée nationale pour débattre "des enjeux et de la représentativité des cultures plurielles dans l'archipel France" en ouverture du festival "Le mois Kréyol".

"Sans les pouvoirs publics, a déclaré le musicien guyanais Yann Cléry, nous artistes, n'avons aucune chance de faire entendre notre voix. Alors, dans les lieux subventionnés, je propose qu'il y ait des quotas pour nous, les mêmes quotas que pour la musique française sur les radios !"

Même Audrey Pulvar, si haut placée, si bien perçue soit-elle dans les médias nationaux, est venue révéler  combien il était difficile pour elle aussi de parler des auteurs de la créolité sans qu'on ne vienne lui en faire reproche ! Michel Colardelle, ancien DRAC en Guyane et préfigurateur du musée de Mayotte, est venu raconter comment, malgré l'aval du ministre de la Culture d'alors, Frédéric Mitterrand, le directeur du Louvre s'était opposé à l'exposition de la toile de Vermeer, "L'Astronome", au musée de Kourou ! Pendant près de cinq heures, vendredi dans la salle Colbert (le père du code Noir, quelle ironie !), les personnalités d'Outre-mer de l'audiovisuel comme Jean-Claude Barny, du spectacle vivant, comme  Rachel Khan ou Mariann Mathéus, des arts visuels comme Olivia Breleur, Miguel Marajo ou Jean Jérôme, de la musique comme Fabrice di Falco, Françoise Lancréot, ou le tourneur Steeve Delblond ont enchaîné des témoignages sur les difficultés auxquelles ils sont encore et toujours confrontés dans le paysage culturel français. "Qu'est-ce qu'ils veulent ces gens, a ironisé l'ancien DRAC Colardelle en parodiant un haut fonctionnaire du ministère de la Culture,  ça ne leur suffit pas de chanter et de danser ?" Tony Chasseur s'est longuement exprimé sur le jazz créole à qui l'on refuse la qualité de jazz. La productrice France Zobda et l'actrice Sabine Pakora ont rappelé que l'Outre-mer regorgeait de bons acteurs et actrices et que Noirs n'était pas leur métier !

Foisonnement d'initiatives

En clôture de colloque, la députée PS de Paris George Pau-Langevin a déploré la fermeture du théâtre parisien du Tarmac qui accueillait régulièrement des créations venues d'outre-mer, l'enterrement de la Cité des Outre-mer (qui, si l'on en croit le livre bleu outre-mer, ne sera plus que virtuelle) et la fin programmée de France Ô ! Elle a juste oublié de mentionner la liquidation de l'agence de promotion et de diffusion des cultures d'Outre-mer qui était la seule réussite concrète des états généraux de l'Outre-mer de 2009... "Tout cela revient à nier la présence de nos cultures dans la société française !" Pourtant, malgré cet effrayant constat, l'ancienne ministre des Outre-mer observe un foisonnement d'initiatives, le plus souvent individuelles voire solitaires à l'instar de ce festival du mois Kréyol lancé pour la deuxième année consécutive à Paris et en province par la chorégraphe Chantal Loïal et ses équipes de bénévoles. Du 9 octobre au 13 novembre, ce sont 26 événements qui sont proposés dans 22 lieux.

FXG, à Paris

site internet : http://lemoiskreyol.fr

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 06:11
Un rhum averti en vaut deux, chez Larousse

Christian de Montaguère et Jerry Gitany, auteurs de "Un rhum averti en vaut deux", qui sort  chez Larousse le 17 octobre, reçoivent France-Antilles dans la boutique qu'ils exploitent rue de l'Abbé-Grégoire à Paris, une enseigne qui dispose de 1200 références en matière de rhum. Le grand-père de Jerry était le directeur de la distillerie Saint-James, quant à Christian, il a vécu près de 20 ans à quelques encâblures de la distillerie Bologne. Entretien avec deux amateurs passionnés.

"Le rhum est en train de rattraper son retard !"

Comment avez-vous eu l'idée de ce livre ?

Jerry Gitany : En fait, c'est un éditeur qui est passé à la boutique qui nous a fait la demande...

Christian de Montaguère : On n'a pas pu dire non ! Le hasard a bien fait les choses puisqu'on avait ça en tête depuis un moment. Ils avaient une idée qui correspondait pile poil à notre approche...

Quelle a été la demande de Larousse ?

Jerry : Ils sont venus parce que la boutique existe et que ça leur a donné envie de faire quelque chose avec nous. On leur a dit : "Nous voulons bien parler du rhum mais comme on l'aime et comme on aime le partager !"

Christian : Le rhum est un produit né pour le partage et la convivialité, tel qu'on le vit quand on est aux Antilles. C'est ce qu'on a essayé de retranscrire.

Quelle a été votre approche ?

Jerry : Nous avons d'abord voulu mettre en avant les rhums agricoles et les rhums de chez nous, mais bien sur parler aussi de tout ce qui se fait comme rhum à travers le monde. Il y a des marques qui ont permis au consommateur français d'accéder au rhum... Mais on ne s'est pas limité au rhum puisqu'on a fait des thématiques accords mets-rhum, chocolat-rhum, cigare-rhum...

Christian : On a voulu parler de la manière de cuisiner au rhum, on y a mis des recettes personnelles, recettes de cuisine comme de cocktails ou de punch aux fruits...

Comment se présente l'ouvrage ?

Jerry : Il y a un petit résumé historique de la canne au rhum, sur la technique de fabrication, de fermentation, de distillation, de maturation, de vieillissement et puis, nous avons fait 200 fiches descriptives de rhum.

Que vais-je trouver à l'occurrence Bally par exemple ?

Jerry : On a présenté certaines cuvées, un historique rapide de la distillerie, l'histoire de Jacques Bally et puis on présente deux ou trois rhums de la marque...

Comment avez-vous sélectionné ces rhums ?

Christian : Des valeurs sûres, des rhums dont tout le monde a entendu ou devrait avoir entendu parler ! A quoi, nous avons ajouté les rhums qui sont aujourd'hui incontournables, pas forcément ceux que nous consommons nous au quotidien, mais des rhums qui sont connus, et encore les rhums que nous aimons bien ! Il y a plusieurs entrées dans ce livre !

Jerry : Dans chaque fiche descriptive, on décrit le rhum et on donne aussi une note de dégustation...

Christian : La façon de l'apprécier, de le consommer... C'est notre approche sensorielle.

Que note-t-on dans un rhum ?

Jerry : C'est le VOG : la vue, l'odorat et le goût ! Ce qui est intéressant, c'est que la plupart des livres sur le rhum sont écrits par des métropolitains. C'est la première fois qu'un livre sur les rhums du monde est écrit par deux Antillais. Notre approche en termes de goût et d'odorat va faire référence à des fruits de chez nous...

Christian : Ca nous a permis de tenir compte à la fois de l'expérience des gens d'ici et de celle des gens de là-bas...

Le rhum agricole est-il une exception française ?

Jerry : Nous avons consacré un chapitre sur ce sujet car historiquement le rhum agricole est effectivement une exception française. Dans les années 1840, il y a eu la naissance du sucre de betterave en France, la crise sucrière mondiale et il y a eu beaucoup de faillites dans les petites sucreries aux Antilles. On a restructuré tout ça avec des usines centrales et les petits planteurs qui ne gagnaient plus leur vie en vendant leurs cannes, ont décidé de faire leur rhum avec le jus de canne... Dans les îles anglaises, ils ont préféré importer de la mélasse...

Christian : C'est par la suite que cette différence qui finalement a été symptomatique d'une grosse catastrophe industrielle s'est révélée une différence qu'on pouvait mettre en avant !

Dans les rhums de mélasse, comment distingue-t-on ceux de tradition latine de ceux de tradition anglo-saxonne ?

Jerry : Les rhums de tradition latine ont un vieillissement un peu particulier avec la méthode solera qui vient du Xeres pour assembler des âges différents, avec aussi des ajouts de sirop. Il y a aussi des rhums de sirop, à partir de jus de canne cuit, ce que les Espagnols vont appeler miel de canne... Les rhums de tradition anglo-saxonne, comme ceux de Jamaïque, de la Barbade ou de Trinidad sont de purs rhums de mélasse, sans ajout, avec une distillation en alambic à repasse...

Christian : Aujourd'hui, la notion de tradition est de plus en plus compliquée à utiliser pour classer les rhums puisqu'avec la mondialisation, en Thaïlande ou au Japon, on peut faire aujourd'hui un rhum de tradition française avec un alambic à repasse... Ca brouille un peu les pistes, mais nous donnons quand même les clés pour s'y retrouver...

Comment expliquez-vous le goût si différent d'un bacardi ou d'un havana club ?

Christian : C'est une autre conception. Ces produits là sont pensés avec l'idée de la mixologie des cocktails. Il s'agit de ne pas avoir des alcools trop marqués en saveur...

Jerry : Ils utilisent des colonnes de distillation très hautes qui vont sortir un rhum autour de 90 °. C'est sûr que là, on perd des arômes mais on produit beaucoup plus et après quand vous ajoutez l'eau, vous avez encore plus de volumes !

Aujourd'hui, la Martinique a huit distilleries agricoles, la Guadeloupe en a neuf. Qu'est-ce qui différencie ces deux types de rhum agricole ?

Jerry : C'est encore l'histoire ! Faut pas oublier que Saint-Pierre était la capitale du rhum avant l'éruption de la montagne pelée. Toutes les îles envoyaient leur mélasse...

Christian : Y compris la Guadeloupe !

Jerry : Il faut imaginer qu'à Saint-Pierre, il y avait 28 distilleries ! Il y avait donc une tradition de rhum, mais surtout de vieillissement du rhum qui n'existait pas encore en Guadeloupe où l'on produisait beaucoup de rhum blanc et du rhum de sucrerie...

Christian : Faut se rappeler aussi qu'il y avait cette structure de la société martiniquaise qui concentrait tous les intérêts métropolitains. Donc même en Guadeloupe, tout était géré depuis la Martinique...

Jerry : Aujourd'hui, la grosse différence entre les deux îles, c'est l'AOC que les Guadeloupéens n'ont pas voulu en 1996 parce que c'est très contraignant, très coûteux, mais ça a contribué à amener le rhum martiniquais vers le haut du panier !

A combien sort un rhum AOC de la colonne de distillation ?

Jerry : Il est interdit de distiller un AOC Martinique au-dessus de 75 ° parce qu'on perd des arômes.

Christian : A part damoiseau qui sort à 86 °, tous les rhums antillais sortent à 75 °.

Jerry : Neisson a sorti un "brut de colonne" à 70 °, c'est l'esprit... Un rhum très aromatique que les puristes adorent ! Mais c'est un rhum de dégustation, pas un rhum à ti punch !

Le rhum agricole n'est-il pas aujourd'hui en train de regagner du terrain ?

Jerry : On se rend compte qu'aujourd'hui de nombreux pays se mettent à faire du rhum "pur jus de canne" puisque l'appellation agricole est réservée aux rhums français et à Madère. La Thaïlande en produit, Tahiti a recommencé d'en produire... Aux Etats-Unis, j'ai dégusté un rhum de Louisiane qui est un "pur jus de canne". Ce sont de petites productions, mais ils s'y mettent parce qu'ils ont redécouvert la fraîcheur du rhum agricole. Et les Réunionnais s'y mettent aussi ! Isautier s'y est mis le premier mais il s'est fait dépasser par Savanna et Rivière du Mât.

Vous ouvrez vos pages à des produits comme le Dom Papa ou le Diplomatico. Méritent-il pour autant l'appellation de rhum ?

Jerry : Le Dom Papa ne devrait pas être classés dans les rhums, mais dans les rhums épicés, d'ailleurs quand on regarde la contre-étiquette qu'ont su imposer les rhumiers, on voit tous les ajouts... Le Diplomatico, c'est du rhum du Venezuela avec beaucoup d'ajout de sucre, mais pas d'additions supplémentaires... Ce sont des produits d'appel ! Les clients commencent par ces rhums là et peu à peu —on les éduque aussi ! — ils vont vers les rhums sans ajout et vers les rhums agricoles qui sont en plein développement !

La cachaça du Brésil est-elle du rhum ?

Jerry : Oui, c'est du rhum. C'est le même process de fabrication, à partir du pur jus de la canne à sucre, mais c'est distillé à un degré plus bas, autour de 40 °.

Et même les Japonais font du rhum ?

Jerry : Ils s'y sont mis et c'est même un rhum agricole avec la cane à sucre qui pousse sur l'île d'Okinawa. Ils font aussi des rhums à partir de sirop et de mélasse...

Christian : Ils sont moins connus pour les rhums que pour les whiskeys, mais ça fait un certain temps qu'ils en font.

Quelle est la place du rhum par rapport aux cognacs et aux whiskys ?

Christian : Actuellement, la consommation de whisky est encore loin devant celle du rhum. En revanche, on constate un ralentissement dans la progression des volumes de whisky...

Jerry : Et une progression réelle, très nette et beaucoup plus rapide des volumes de rhum. Le rhum est en train de rattraper son retard !

Propos recueillis par FXG, à Paris

Le Bordeaux rhum festival

Si Bordeaux est la capitale du vin en France, et elle le prouve avec le salon international Vinexpo, elle a été aussi la capitale du rhumau XIXe siècle. C'est dans cet esprit et pour rendre hommage à ce passé rhumier de Bordeaux que Jerry Gitany lance le premier salon du rhum les 1er et 2 décembre prochains à la Grande Poste, rue du palais Gallien, le Bordeaux rhum festival. Une goélette est même attendue la veille, chargée de fûts de rhum  destinés à la dégustation et à la vente ! Si tous les rhums du monde seront représentés, la totalité des enseignes de Guadeloupe, de Martinique et de la Réunion ont répondu présent !

Présentation de l'éditeur

Plongez-vous dans ce répertoire de 200 rhums d’exception, venus des Caraïbes, d’Amérique du Sud, d’Europe et même d’Asie. Chaque référence est illustrée d’une photographie et accompagnée d’informations techniques et d’anecdotes insolites. Apprenez comment se fabrique le rhum selon sa provenance et comment il se déguste selon sa typologie, initiez-vous à la cuisine au rhum et découvrez des recettes de cocktails gourmands pour varier les plaisirs. De même vous y découvrirez comment associer rhum et cigare ou encore rhum et chocolat !

Une chose est sûre : le rhum n’aura plus aucun secret pour vous !

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15 octobre 2018 1 15 /10 /octobre /2018 12:03
Salon NXSE à Paris

La Réunion numérique s'affiche à Paris

A l'occasion du 3e forum NXSE qui se tenait les 9 et 10 octobre à Paris, le président Macron a annoncé sa venue à la Réunion au premier semestre 2019.

"Le forum NXSE à Paris nous donne la formidable opportunité d'avoir de la visibilité et d'être présents dans les lieux où il faut être !" Elodie Royer, référente French Tech pour l'île de la Réunion et vice-présidente Ecosystème French Tech de Digital Réunion, a ainsi pu faire valoir mardi notre île à la Station F, l'incubateur parisien où se développent trois start up réunionnaises (ImmersiveWays, Datarocks et Crowdaa qui est déjà partie aux Etats-Unis). C'était à l'occasion de de la visite du président Macron. La jeune femme a d'abord profité d'avoir le micro pour rappeler au chef de l'Etat les compétences et le potentiel de la tech à la Réunion. Un rappel superfétatoire pour celui qui a permis à la Réunion de rentrer dans le label French Tech  à Laval, il y a deux ans, quand il était encore ministre de l'Economie. "Les grands tickets de levée de fonds à 100 millions, la start up nation, Paris, c'est super, lui a déclaré Elodie Royer, mais autour, nous sommes des satellites qui tous oeuvrons à faire rayonner la French Tech dans nos régions, mais si nous, on ne vient pas se montrer comme nous le faisons cette semaine à Paris, personne n'aura l'idée de venir chercher l'innovation à la Réunion !"

La Réunion, hub et centre

Emmanuel Macron a répété que la France était représentée dans l'Indo-Pacifique par la Réunion pour faire le lien avec les pays émergents pour lesquels les perspectives de marchés sont énormes. "Singapour a réussi dans ce marché, a-t-il asséné, qu'est-ce qui fait que la Réunion ne réussirait pas ? Je pense qu'il faut décentrer notre façon de penser nos territoires d'Outre-mer. (...) Le centre, c'est partout où des gens ont des talents et le tout, c'est qu'ils soient connectés avec tous les autres... Je ne pense pas que vous êtes une périphérie, je pense que vous êtes un centre, mais il faut avoir une culture de décision, une connectivité... Les solutions de mobilité qu'on vous offre doivent vous permettre de changer cette culture." C'est justement cette volonté d'être un hub et un centre qu'est venue démontrer la tenue du forum NXSE à Paris. "C'est toujours la volonté de notre président, analyse Elodie Royer, à condition qu'on traverse la rue pour trouver du boulot, ben, nous l'avons traversée cette rue pour devenir le centre tech de l'océan indien !" Emmanuel Macron a lui aussi annoncé qu'il allait traverser l'océan pour venir à la Réunion au premier semestre de l'année prochaine, en précisant qu'il aurait une approche spécifique "sur le sujet numérique aussi".

FXG, à Paris

Hub 2 lauréat du concours de pitch

Un concours de pitch inédit a eu lieu dans l'avion qui transportait les 80 participants réunionnais au 3e forum NXSE à Paris. 14 start up péyi s'étaient inscrites au concours "Pitch en lèr" et c'est la start up Hub 2, un agrégateur de paiement et de communication sur le continent africain qui a raflé la mise ! Ce projet, soutenu par la CINOR, doit permettre aux populations exclues du réseau bancaire de faire des achats sur le web via une plateforme unique qui utilise l'infrastructure des opérateurs de téléphonie mobile.

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15 octobre 2018 1 15 /10 /octobre /2018 11:20

Claire Albanesi inéligible

Claire Albanesi, candidate de La France Insoumise qui avait obtenu 7,37 % (364 voix) au premier tour des élections législatives dans la première circonscription de la Guyane, a été déclarée inéligible le 28 septembre dernier par le Conseil constitutionnel.

Il est reproché à Mme Albanesi d'avoir déposé son compte de campagne un mois après l'expiration du délai légal. En outre, elle n'a pas fait présenter ce compte par un membre de l'ordre des experts-comptables et des comptables agréés. Pour expliquer son retard, La candidate a invoqué le délai de plusieurs semaines qui lui a été nécessaire pour l'ouverture de son compte bancaire ainsi que le manque d'informations disponibles en Guyane sur les règles régissant les comptes de campagne. "Ces circonstances ne sont pas de nature à justifier la méconnaissance de ses obligations", estiment les sages du Conseil constitutionnel qui lui ont infligé trois ans d'inéligibilité.

FXG

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