Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 10:34
Banane : « Une autre monde est possible »
« Nous n’avons rien à céder et tout ce qui sera lâché mettra en péril nos productions » Eric de Lucy, vice président de l’association des producteurs européens de bananes (APEB) a résumé ainsi l’état d’esprit des producteurs communautaires  ACP et dominicains à l’issue du séminaire qui a vu l’adoption de l’Appel de Yaoundé. Premier destinataire de cet appel, avant qu’il n’arrive aux mains des gouvernements français et ACP, de la Commission européenne et de toute la diplomatie OMC, le ministre camerounais du commerce et porte-parole pour la banane des pays ACP, Luc Mbarga, a résumé ainsi la prose des producteurs : « C’est d’abord une demande urgente à l’Europe pour qu’elle fasse appel des panels réunis à la demande de l’Equateur et des Etats-Unis et que cet appel prenne en compte les considérations économiques. C’est enusite une main tendue des ACP et de l’APEB qui souhaitent une bonne négociation dans le cadre de l’OMC. » Reçus dans la matinée par le Premier ministre camerounais, Ephraïm Inoni, les représentants des planteurs ont obtenu les assurances du soutien des gouvernements des pays ACP qui demandent à être associés à toute négociation permettant de préserver l’équilibre de l’accès au marvché européen. Eric de Lucy est parvenu à décrocher un sourire de l’imperturbable Premier ministre lorsqu’il lui a indiqué que le choix des producteurs balançait entre « la capacité de nous adapter ou la capacité de mourir » ! La veille déjà, le ministre de l’agriculture les avait reçus, tout comme le président de l’Assemblée nationale. Il faut dire que la banane est au Cameroun la troisième ressource derrière le pétrole et le bois. Devant le Premier ministre, le vice-président de l’APEB a encore eu un mot qui n’aurait pas déplu à José Bové lui-même : « Nous sommes dans un monde qui n’est pas équitable ». La balle est dans les mains des gouvernements et de l’Europe qui a jusqu’à vendredi pour décider de faire appel contre l’Equateur et les Etats-Unis, ou plutôt contre Dole, Chiquité et Delmonte, les trois multinationales qui se partagent le marché mondial de la banane.

ITW Luc Mbarga, ministre du commerce du Cameroun
« Promouvoir le développement par le commerce et non promouvoir le développement du commerce »
Quelle importance revêt cette réunion internationale des producteurs de bananes à Yaoundé  ?
C’est cette unité retrouvée, cette cohésion, cette communauté de vue, à mon sens, communauté de destin, qui importe. Cette dynamique-là nous a marqués. Ma conviction, c’est que, ensemble, nous ferons bouger les choses dans le sens de la préservation de nos intérêts fondamentaux. Nous ne demandons pas de supplanter les producteurs latino-américains, au contraire, nous souhaitons que les équilibres actuels soient  respectés. Cela passe tout naturellement par cette conférence qui fait partie du corps de l’OMC et des Etats membres. Il y a des préférences, de longue date, qui demeurent. Les choses doivent bouger parce que le monde lui-même bouge mais l’évolution ne peut se faire qu’à la marge, en mettant tout en œuvre pour que les acquis soient préservés. Ce message doit pouvoir être compris par l’OMC et les Latino-américains.
Pourrez-vous dialoguer avec eux ?
Il faut sortir du juridisme qui paralyse aujourd’hui le fonctionnement de l’OMC et je me plais à rappeler l’esprit de ces différents cycles. Le Kennedy round avait posé le principe du développement social et différencié. Le développement ne naît pas avec Doha ! Le principe qui a été posé c’est bien de promouvoir le développement par le commerce et non de promouvoir le développement du commerce ! On se trompe !
Quel regard portez-vous sur l’appel de Yaoundé ?
C’est un appel qui réaffirme la solidarité entre producteurs communautaires et ACP. C’est également un appel qui repose le principe de la préservation des équilibres. C’est encore un appel à la vigilance de notre part. Je ne suis pas convaincu que, de leur côté, nos compétiteurs soient disposés à céder de sitôt.
Les Latino-américains ?
Les pays latino-américains, car en réalité, ce n’est pas le peuple, ce n’est pas le paysan mais bien des multinationales et c’est cela qui rend cette partie du combat aussi difficile, la volonté d’hégémonie des multinationales.

Partager cet article

Repost0
25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 17:50
L'appel de Yaoundé des producteurs ACP et européens de bananesCe matin (mardi), les producteurs ivoiriens, camerounais, ghanéens, dominicains et européens de banane rendent public la déclaration de Yaoundé. A l’issue de deux jours de séminaire organisé à Yaoundé par l’Association des producteurs européens de bananes et le gouvernement camerounais, les professionnels sont passés à la phase supérieure dans leur démarche de front commun vis-à-vis de la communauté européenne et de l’OMC. Cette démarche avait été initiée au ministère français de l’agriculture le 30 avril dernier en vue des négociations qui se sont déroulées en juillet à Genève dans le cadre du cycle de Doha.  « Le rendez-vous de Yaoundé, a indiqué le ministre camerounais du commerce, Luc Mbarga, est le premier du genre. Ce rapprochement a été rendu nécessaire car la question de la banane est éminemment politique et l’appel de Yaoundé doit mettre fin à la guerre de la banane à l’OMC. »
Un triple appel
Le texte de la déclaration, qui devait être finalisé dans la soirée de lundi, est un triple appel. Un appel en direction de l’Union européenne afin qu’elle use bien de son droit d'appel devant l’Organisme de résolution des différends suite à la décision de l’OMC (Organisation mondiale du commerce) de donner raison aux Etats-Unis et à l’Equateur qui se plaignaient des droits de douane imposés à leurs productions pour le marché européen. L’Europe a jusqu’au 29 août pour faire appel. En second lieu, c’est un appel pour que l’accord sur la banane se fasse dans le cadre de l’OMC, « seul cadre légal capable d’assurer une solution fiable et pérenne à ce conflit ». Enfin, un appel en direction des pays latino-américains pour négocier « une affaire Sud Sud, pour se répartir équitablement le marché européen ». La déclaration doit être transmise dès ce jour à Bruxelles, aux gouvernements des pays ACP et au gouvernement et à la présidence de la République française qui assure actuellement la présidence de l’Union européenne.

De Genève à Yaoundé
En préliminaire du séminaire des 25 et 26 août à Yaoundé, Eric de Lucy, président de l’Union des groupements des planteurs de bananes a résumé devant l’ensemble de la délégation ce qui, depuis l’échec des négociations de Genève, a conduit à la situation présente. « Lors des négociations dans le cadre ducycle de Doha (fin juillet), les latinos et la communauté européenne sont parvenus à un accord qui ne nous convient pas. L’ambassadeur de l’Union européenne a même menti, en déclarant que l’accord avait été signé. Il s’agissait de mettre les pays ACP au pied du mur. Les négociations ont alors porté sur les compensations. Nous étions alors k-o debout et nous avons été sauvés par le gong, l’échec de Doha !" Aujourd’hui malgré cet échec, les Latino-Américains (les pays NPF) sont en mesure de dire qu’il y avait un accord et même si après Doha, la Communauté européenne a indiqué qu’il n’y avait plus d’accord, les pays NPF voudront appliquer cet accord. Selon Eric de Lucy, la Communauté européenne ne sait pas vraiment ce qu’elle va faire le 29 août. « Va-t-elle faire appel du panel qu’elle a pedu en première instance ? Si c’est non, c’est qu’elle veut en terminer avec ces négociations. Si c’est oui, ce sera une position un peu plus virile qui permettra de rebattre les cartes. » Les professionnels n’ont pas été dupes et savaient que le directeur de l’OMC, Pascal Lamy, et le commissaire Mendelson voulaient arriver à Genève le 21 juillet avec un accord sur la banane, avec un litige en moins ! C’est dans cette perspective, désormais, que les producteurs antillais, européens et africains sont réunis à Yaoundé.

L’aspect technique
Depuis le 1er janvier 2006, la Communauté européenne a alloué un contingent tarifaire aux pays ACP sans droits de douane. Les pays NPF (Amérique du sud) sont soumis à un droit de douane fixé à 176 euros la tonne quelle que soit la quantité importée. C’est ce tarif qui a été remis en cause par l’Equateur et les Etats-Unis (les fameux panels). Ceux-ci se sont basés sur la liste des concessions des Communautés qui mentionne le droit de 75 euros pour un contingent de quelque 2 millions de tonnes et 680 euros au-delà de ce contingent (fixé en 2001). Depuis le 1er javier 2006, les exportations de bananes dollar en Europe ont augmenté de 1 million de tonnes. L’ensemble du marché communautaire et ACP est loin d’atteindre de tels contingents d’où ce qu’il est convenu d’appeler la guerre de la banane.

Ils ont dit
Joseph Owona, député de Douala et secrétaire général de l’association  des producteurs de bananes du Cameroun
Les Antilles n’existeraient pas s’il n’y avait pas l’Afrique ! Il y a ces liens du sang mais également cette communauté d’intérêts. Ce qui se passe aujourd’hui nous a permis de comprendre que nous avons un ennemi commun. Il était extrêmement important que nous puissions nous retrouver ensemble pour réaffirmer notre position commune, notre solidarité active qui nous amène à faire entendre notre voix au plus haut niveau et le plus fort possible.


Alfred Almont, député de Martinique et vice-président du groupe Fruits et légumes à l’Assemblée nationale
La représentation nationale ne pouvait pas ne pas s’intéresser à ce qui conditionne aujourd’hui le vrai développement économique et social de nos régions. Nous sommes confrontés à l’OMC qui fait reposer les vertus de la croissance sur un libéralisme du commerce international extravagant. Cela a pour conséquence que les plus grosses compagnies ont l’ascendant sur les plus petits. Il est nécessaire que les plus petites s’organisent d’autant pus que la banane européenne, la banane ACP, est une banane des acquis sociaux, une banane qui respecte tous les critères de qualité exigés par l’Union européenne. Il faut à tout prix la protéger. Après avoir réussi l’union des producteurs, que nous puissions nous rassembler et constituer un parti représentatif face aux autres partenaires que sont d’un côté les Latinos-Américains et les nouvelles puissances que sont l’Inde, le Brésil et la Chine. La meilleure défense c’est l’attaque ! Il nous fallait prendre l’initiative au lendemain de l’échec de Genève.

Jérôme Fabre, Compagnie fruitière (ACP)
Nous sommes sans doute concurrents avec les Antillais dans le contexte mondialisé mais malgré tout il y a un partage de valeurs, de méthodes et une même vision qui font qu’aujourd’hui, au-delà de l’histoire les producteurs antillais et africains ont des intérêts en commun pour la défense de leur production. Face à la toute puissance latino-américaine, nous petits producteurs avons vocation à nous défendre ensemble pour faire perdurer nos activités qui jouent un rôle certain dans l’équilibre socio-économique tant aux Antilles qu’en Afrique.


Jean-Michel Emmanuel
, administrateur guadeloupéen

de l’Union des groupements
Il est naturel que compte tenu de l’attaque qui a été portée contre les droits de douane, que ceux qui risquent de perdre dans cette affaire se mettent ensemble pour affronter ces panels et arriver à maintenir ces droits de douane. L’enjeu des Latinos est de gagner encore plus d’argent. La suppression des droits de douane augmente considérablement leur marge bénéficiaire, tandis que pour nous ça entraînerait une baisse des prix de vente et donc une baisse considérable de nos revenus et même la disparition de nos productions. Ici, à Yaoundé, nous sommes en train de faire comprendre à l’Union européenne qu’il y a un bloc décidé à se battre et à montrer aux multinationales américaines que l’OMC ne pourra pas sacrifier impunément la banane ACP et communautaire au commerce mondial.

Louis-Daniel Berthomme, président de la chambre d’agriculture de Martinique
Au vu de la position du directeur de l’OMC et des commissaires européens prêts à toucher aux droits de douane sur la banane, nous avons intérêt à montrer notre force pour maintenir ces tarifs douaniers. Si on devait les diminuer de façon substantielle et très rapide, il en va de la diminution des superficies plantées chez nous, voire de la disparition de la production de bananes. Si cela se faisait, ce serait préjudiciable pour l’ensemble de l’économie de nos pays.


Aka Mathias N’Goan
,
président de l’organisation centrale des producteurs exportateurs de bananes de Côte d’Ivoire
Lorsqu’au mois d’avril, les producteurs communautaires sont venus vers nous pour faire une démarche commune à Bruxelles, je pense que le but était l’efficacité. Nous avons les mêmes problèmes même si nous ne sommes pas dans les mêmes dispositions. Ensemble, on devient plus fort. Une déclaration commune avec nos amis antillais pour bousculer un peu l’Union européenne, ce sera mieux ressenti. Il n’est jamais trop tard pour bien faire et aujourd’hui, on a besoin d’être ensemble.

Partager cet article

Repost0
23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 14:37
Antillais et ACP en séminaire au Cameroun
A partir de lundi et jusqu'au 27, une délégation martinico-guadeloupéenne est à Yaoundé (Cameroun) pour participer à un séminaire autour de la banane. Autour d’Eric de Lucy de Fossarieu, président de l’UGPBan, Louis-Daniel Berthome, président de la chambre d’agriculture de Martinique, Jean-Michel Emmanuel, Daniel Diser, Christian Prudent, représentant la profession, et le député UMP martiniquais Alfred Almont, vice-président du groupe d’étude à l’Assemblée nationale sur les fruits et légumes. Ce séminaire auquel assisteront des représentants de l’Espagne, du Portugal et des autres pays ACP (Afrique Caraïbes Pacifique) exportateurs de bananes, sera l’occasion de retrouvailles après l’intense lobbying durant les négociations de l’OMC dans le cadre du cycle de Doha qui se sont achevées sans aboutir le 29 juillet dernier à Genève (Suisse). Producteurs antillais, européenns et ACP ont vu passer très près le spectre de l’abaissement des tarifs douaniers pour la banane dollar (de 176 euros la tonne à quelque 110 euros). Pendant deux jours, il sera question du bilan de ce qui a failli se jouer en juillet, mais aussi de stratégie. La question bananière qui se joue en marge de Doha relève de l’organisation de règlement des différends (ORD) après la plainte de l’Equateur, soutenue par les Etats-Unis, contre l’Europe. L'OMC leur a donné raison. L’ORD avait suspendu la procédure le temps des négociations de Doha et reporté la date limite d’appel pour l’Europe au 29 août.

Partager cet article

Repost0
4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 12:32
Marie-Josée Alie invite tous les acteurs de la chapelle du Verbe incarnéLes 4, 11 et 18 octobre prochain, Marie-Josée Alie recevra sur le plateau de Studio M, sur France Ô et RFO, la plupart des auteurs et comédiens qui ont été programmés cette année au festival d'Avignon dans le cadre du Théâtre d'outre-mer en Avignon (TOMA). Les trois émissions ont été enregistrées dans les conditions du direct sur la scène de la Chapelle du Verbe incarné. François Dubreuil en a assuré la réalisation. Cette opération extérieure de production accompagne l'accord de pârtenariat passé entre la chaîne et le TOMA. Greg Germain et Marie-Pierre Bousquet, et leur société de productions Axe sud, ont été chargé par Yves Garnier, directeur général de RFO, de la case théâtre hebdomadaire sur l'antenne. Huit pièces ont été captées pendant le festival, entre le 25 et le 1er août. (Mâ ravan', Les Bonnes, Ailleurs toute, Khasukuda, Va vis, Projection privée, Le jeune prince et la vérité, Léon-Gontran Damas a franchi la ligne). Les autres (22) sont déjà enregistrées ou seront acquises. Elles ont toutes pour particularité d'appatenir au théâtre de la diversité. Celui-là même que Marie-Josée Alie mettra en avant dans Studio M pour ces trois spéciales.Studio M, le 4, 11 et 18 octobre, sur France Ô/RFO

Partager cet article

Repost0
3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 13:23
Avignon en images
Le festival d'Avignon s'est terminé le 2 août. Retour en image sur le festival de théâtreSuccès cette année encore à la Chapelle du Verbe incarné avec plus de 13 000 entrées.
Max Boublil et Denis MaréchalSouria Adèle, encore présente cette année, avc Marie-thérèse Barnabé, négresse de FranceAutour d'Alain Foix, les éditrices Hélène Quinquin et Colline Faure-Poirée de Gallimard, collection haute enfanceEdouard Montout et sa compagne, Lubna GrairLe réalisateur Fabrice Benchaouche, venu en Avignon, à la recherche du premier rôle féminin de son prochain film, La Juve de TimgadMarianne Pépin, vice-présidente de la Région Guadeloupe et Firmine RichardGreg Germain et les danseurs d'Eric CheccoEdouard Montout et Stany CoppetL'équipe du théâtre du Talipot avec la directrice de la scène de danse conventionnée de LorientFirmine Richard et Gustave ParkingGreg Germain et Marie-Pierre Bousquet, les fondateurs et animateurs du théâtre d'outre-mer en AvignonLes bloggers vous donnent rendez-vous à la rentrée. Bonnes vacances !

Partager cet article

Repost0
3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 12:52
VIP à Paris Plage
Soirée outre-mer, le 27 juillet dernier, à Paris Plage. Retour en image autour de RFO, DOM TOM folies et du festival Indétendance de la FNAC, en bord de Seine.c
Hykson, le Kanak, et Byronn, le Martiniquais
Dominique Fillon et Nathalie Fanfant
François Guilbeau, directeur général de France 2, et son épouse avec Gérard Pont, directeur artistique des FrancofoliesLil Guerrier et Marie-Pierre Contout, son managerZoé, la fille, et Marie-Josée Alie, la mamanLes trois Réunionnais de Bat'kerAroma Salmon et son frère Mano, de Fakarava avec le photographe Regis Durand de GirardByronn et Paille, sur scèneAlex Uri, Alain Jeannin et Laurence Zaksas (RFO)
François Guilbeau, directeur général de France 2, et FXGChristophe Monthieux (musicien, auteur, compositeur, ancien de Raoul Petite et accompagnateur Julien Clerc) avec Nathalie Fanfant et l'un de ses enfantsJean-Marc Ferdinand, l'ambianceur guadeloupéenByronn et ses zanmi SweetJah, Whyles (l'homme à l'oranger), Magda, Kerba et MiaPatrick Gonfier, grand reporter à RFO Guadeloupe, et Francis Gibrien, journaliste au service des sports de France ÔFinal des DOM TOM Folies, tous en scène

Partager cet article

Repost0
30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 11:44
David Walters, entre Marseille et Caraïbe
Nouvelle figure de la world music, David Walters est un Caribéen. Avec une mère vivant à Tartane (Fort-de-France), une grand-mère au Robert et tout le reste de la famille au Morne-Rouge, David Walters est un authentique Martiniquais mêlé de Saint-Kitts par son grand-père. D’influences créoles et anglophones, ses compositions se baladent entre ces deux cultures et celle de la métropole où il a vécu. « Je suis assez content de trimballer trois cultures dans ma besace », se plaît-il à dire. David Walters, co-fondateur du collectif bordelais Zimpala, vit désormais à Marseille. Ancien sportif de haut niveau, ce jeune auteur, compositeur, interprète et producteur a donné naissance à un étonnant répertoire empreint de beats électroniques et de folk acoustique sous influences afro-caribéennes. Il est signé sur le label indépendant parisien ¡Ya Basta! (Gotan Project, Boyz from Brazil…). Après avoir participé à la tournée asiatique du Ya Basta Sound System, il a fait les premières parties de Lenny Kravitz, Morcheeba ou Jamiroquai.
David Walters avait déjà été remarqué en tant que DJ en ayant ouvert les concerts de David Bowie, des Négresses vertes ou de Dupain. Remixeur pour Dupain, Zuco 103 ou Gotan Project, il a aussi produit une paire de titres sur le premier album de la chanteuse brésilienne Cibelle.
En relation régulière avec le collectif martiniquais de DJ, Sous le Ground, il envisage de participer à leurs soirées pour « faire connaître les nouveaux sons et continuer à porter les racines », même s’il pense qu’il jouera plus sous une véranda que dans une vraie salle de concert ! Invité du festival organisé par FNAC, Indétendance, à Paris Plage, fin juillet, il jouait en vedette américaine après les Ultramarins des Dom Tom folies et l’orchestre de Dominique Fillon.
David Walters a sorti Mèsi Bondyé EP, son premier maxi commercialisé en juin 2005, puis un opus long format, Awa.

Interview. David Walters
« Je ne suis pas là pour refaire le monde »
D’où vient votre son ? Saint-Kitts, la  Martinique ?
Oui, ça vient des îles… Il y a des influences funk, reggae, chanson française. J’ai une mère martiniquaise, un grand-père de Saint-Kitts. Moi, j’ai vécu en métropole, un petit peu à Londres. Je ne fais de la musique que depuis 7 ou 8 ans… Je bosse, j’écris. Ma vie c’est ça.
Si on devait qualifier votre musique, c’est du jazz soul caribéen ?
C’est pas mal… avec du reggae.
Qu’est-ce qui vous motive ?
Rien de précis. C’est juste que c’est ça que je fais, ça que je suis à 100 %. J’écris de toute façon tout le temps et j’adore la scène. C’est le moment où on peut livrer notre projet. C’est le moment où on va se détendre.
Vous étiez producteur et vous êtes devenu chanteur. Comment ça s’est opéré ?
Oui, j’étais déjà producteur… Production, sampler, ordinateur… Puis j’avais envie de travailler un peu plus l’acoustique et je me suis mis à travailler avec des instruments simples : la guitare, la voix.
Qu’est-ce qui inspire vos textes ?
Qu’on nous laisse tranquille ! C’est ça le message… Et qu’on se fasse plaisir. Il y a un peu de conscience mais je ne suis pas là pour refaire le monde. Quand je suis sur scène, j’essaie de donner de bonnes vibrations. C’est ça qui m’intéresse, que les gens repartent avec le sourire et qu’on ait passé un bon moment.

Partager cet article

Repost0
30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 10:50
Va vis, Norma Claire danse en AvignonElle semble prendre vie, naître, le corps est plié et mettra une vingtaine de minutes à éclore, dans les cris, les gémissements, la douleur. Vingt minutes pour passer d’un bord à l’autre, de cour à jardin, du tabouret africain au tabouret de Guyane. Ansoumana Kanté arrive et entame une danse timide avec elle. En fait un cours... « Je fais un pas de danse africaine avec Norma Claire. Comme elle a été formée avec un grand danseur de l’Afrique, elle m’a demandé de faire le maître qui lui apprend à danser. » Ansoumana Kandé joue aussi du djembé et du bongoma de Guinée. Avec lui, à la cora à 21 cordes, Djélimoussa Condé qui a commencé à travailler avec Norma en 1995 : «  La mélodie qui accompagne la danse et les pas est dans toutes ses inspirations. Nous on fait les recherches musicalement et on s’adapte en fonction de son corps sur scène. » Comme dans le spectacle Ti péyi loin loin, inspiré du roman de Gisèle Pinault, L’exil selon Julia qui traite du déracinement et de la transmission de la culture créole entre une grand-mère et sa petite-fille, Norma Claire revient sur ces thématiques avec la symbolique de la déportation et de la traite, dans une relation mère-fils, mais c’est pour elle l’aboutissement d’une quête, l’aboutissement d’une affirmation identitaire. Après son solo de danse afro-contemporaine, son fils Nelson Ewandé vient auprès d’elle signifier  la rencontre de la danse hip hop et de la danse afro-créole. Les danseurs dialoguent, puis Nelson s’en va vivre sa vie et Norma Claire va et vit.
Le spectacle a été joué en Martinique lors de la biennale de la danse en Martinique, en avril dernier et sera joué à Cayenne, Kourou et Saint-Laurent dans la première quinzaine du mois de novembre, puis au Mal et en janvier 2009 au théâtre du Lierre, à Paris. Norma Claire espère aussi pouvoir se produire en Guadeloupe en 2009.

Interview. Norman Claire, chorégraphe
« Direction intérieure »
Avec sur scène, un tabouret africain et un autre guyanais, c’est un spectacle sur la transmission ?
Une transmission, une poursuite. C’est un tabouret africain, au départ, les premiers signes d’enracinement qui sont liés à l’Afrique, pour une part et de ce tabouret, je raconte les souffrances et les épreuves. Je suis poings et mains liés... Et puis pour évoquer l’autre rive, rot bo, c’est le tabouret de la Guyane, l’un des pays où s’installe ce peuple créole. Dans la musique, il y a de la créolité, de la musique classique, du Mahler, parce qu’il est question des métissages. La musique créole est en train de naître et la musique classique émane du vieux monde, c’est ce qui nous constitue, qui nous brise et qui nous fait être. Ces ambivalences de naître dans le déni et la souffrance et dans l’affirmation. C’est tout cela qui est symbolisé par la présence de ces deux tabourets.
Après la transmission géographique, il y a la transmission filiale. N’est-ce pas votre fils qui danse du hip hop avec vous ? Vous lui massez la tête comme seule une mère peut le faire…
Je fais comme quand les enfants sont petits… On ne les masse pas si fort, mais d’une façon qu’il reçoive quelque chose, un message inconscient et en même temps, ça définit son corps. On donne de la forme à son corps. Quand on malaxe la tête, c’est pour l’arrondir comme en Afrique ou en Inde. On masse jusqu’à temps que la tête revienne bien ronde et en même temps on fait passer à l’enfant des messages. Quand je danse avec Nelson, je lui passe par le mouvement, par la main, par le bras et il reprend cette vague comme parade à lui, mais plus la mienne, plus la même. Et ça va rentrer dans sa danse.
Nelson Ewandé est un smufer…
Les smurfers sont des danseurs qui font beaucoup de vagues. Il y a des choses de cette gestuelle qui rappellent quelque chose que j’aurais pu lui transmettre. Quand il vit son solo, il vit son histoire. Il est sur son territoire et lui-même affirme ce qu’il est dans sa danse et sa différence avec moi-même. Je suis là, à veiller, mais je ne suis pratiquement plus là. Et il s’en va. Il peut me laisser la place. J’aurais pu la lui laisser mais Va, vis, ça me concerne particulièrement.
C’est votre bilan ?
Au moment où on a passé toutes les épreuves identitaires, les épreuves personnelles, les passations de mère à enfant et au moment où on a un âge où on a besoin de s’apaiser, la trajectoire, ce solo, c’est chercher des directions, en finir avec les pertes de temps et comprendre que la direction, c’est vers l’intérieur.
A la fin du spectacle, vous dansez un transe, c’est que vous n’avez plus besoin des autres ?
C’est plutôt se ressourcer à l’intérieur de ses vibrations, avec sa vibration intérieure. Et c’est un souffle, ce n’est plus un râle… Le spectacle commence par un râle, par la mort en fait. Nous sommes constitués dans une ambivalence mortifère, nous les Créoles. Ensuite ça finit par de l’inspiration et de l’expiration, du sourire et de la respiration tranquille. Nous sommes invités à vivre, à respirer dans la douceur du temps.

Nelson Ewandé, danseur et fils de Norma Claire
« Une chance et un privilège »
Comment fait-on pour danser professionnellement avec sa mère ?
On la suit ! On la suit parce que c’est une grande professionnelle. Pouvoir bosser avec elle sur une scène, c’est une chance et un privilège.
Vous avez deux approches différentes de la danse… Comment les danses se confrontent-elles ?
Je vois plus ma mère comme une danseuse afro que contemporaine. La danse africaine est plus proche de la danse hip hop au niveau des pieds et du rapport au sol. La danse contemporaine qu’elle introduit, par son bougé, son mouvement rejoint aussi le hip hop, donc ça se fait simplement. Et puis je connais sa danse depuis tout petit…
C’est un spectacle sur la transmission. Que vous a transmis votre mère de la Guyane ?
Les valeurs de la famille, de la foi mais aussi de la danse et de l’amour de la musique.

Partager cet article

Repost0
28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 14:37
Louis-Constant Fleming démissionné par le conseil d’Etat
Depuis vendredi 25 juillet, 8 heures, Louis-Constant Fleming n’est plus président ni même conseiller de la collectivité territoriale de Saint-Martin. Le conseil d’Etat a rendu sa décision concernant la saisine de la Commission des comptes de campagne. L’arrêt du conseil d’Etat après l’examen de l’affaire, le 10 juillet dernier, aboutit à la démission d’office du conseil territorial et à son inéligibilité pour un an. Cette condamnation n’aura pas d’implication sur les élections sénatoriales et Louis-Constant Fleming devrait sauf surprise devenir le premier sénateur de Saint-Martin. Son successeur à la tête de la collectivité devrait être Franz Gumbs. L’élection du nouveau président et du nouveau conseil exécutif doit avoir lieu le 7 août prochain. Louis-Constant Fleming avait omis d’ouvrir un compte bancaire dédié à sa campagne électorale de juillet 2007.

Partager cet article

Repost0
28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 13:42
Le Gouvernement adopte le projet de loi-programme pour l’Outre-merLe gouvernement a adopté, hier matin, lors du dernier conseil des ministres avant les vacances du sommet de l’Etat, le projet de loi-programe pour l’Outre-mer. La loi pour le développement économique et la promotion de l’excellence outre-mer sera désormais examinée par le Parlement lors de la prochaine session d’automne, selon Yves Jégo. Selon certains députés, son examen n’interviendra pas avant le mois de janvier 2009. Un pré-projet avait été annoncé par Christian Estrosi, le 6 février dernier. Après un premier examen au Conseil économique et social en mars, Yves Jégo, successeur de Christian Estrosi avait décidé d’entamer un « marathon de concertation » avec les socio-professionnels et les collectivités. Malgré les demandes des collectivités de Guadeloupe et de Martinique de surseoir à cet examen, malgré l’avis négatif rendu par la Guyane, Yves Jégo avait indiqué que le projet serait bien présenté lors de ce conseil des ministres. Eric Woerth, ministre du Budget a indiqué que l’impact financier de la LOPOM « était à peu près maîtrisé ». « Ca réorganise les choses », a-t-il ajouté laconiquement, se contentant de parler d’une « loi fondamentale ».

Interview. Yves Jégo, secrétaire d’Etat à l’Outre-mer
« Nous voulons prendre un temps d’avance pour l’Outre-mer »
Ca y est, votre projet de loi est adopté ?
Voilà, le conseil des ministres l’a adopté. C’est une loi importante parce qu’elle est en rupture avec beaucoup des pratiques du passé. Elle met deux priorités fortes, l’emploi d’un côté, avec les zones franches globales d’activité — C’était une promesse de Nicolas Sarkozy qu’elles soient au cœur de cette loi — et puis le logement social. C’est un besoin très fort outre-mer et nous allons faire du logement social une priorité. Nous avons eu beaucoup de concertation. Nous avons obtenu le soutien de tous les socio-professionnels. La moitié des collectivités ont donné un avis favorable à cette loi, maintenant, il faut qu’elle soit votée par le Parlement.
Le soutien de tous les socioprofessionnels, y compris celui du Medef de la Martinique ?
Y compris le soutien de tous ceux qui voudront bien comprendre que les priorités des Ultramarins sont les priorités du gouvernement. Moi je comprends la défense des intérêts catégoriels. Je comprends que le parti socialiste s’oppose à la loi du gouvernement par principe. Je comprends que le patronat veuille toujours plus d’avantages. J’entends toujours en outre-mer les habitants qui me disent : nous voulons de l’emploi — Ce sont les zones franches globales d’activité ; nous voulons du logement  — C’est l’objectif du logement social. C’est une loi qui répond d’abord aux préoccupations des habitants avant de répondre aux intérêts particuliers des partis ou des organismes professionnels.
Ca veut dire que la loi Girardin, c’est le contraire ?
Ca veut dire que la loi Girardin a maintenant 5 ans, que le monde a changé en 5 ans et que nous voulons une logique plus performante en matière économique. Nous voulons concentrer les crédits vers les secteurs prioritaires et pas donner un peu à tout le monde, sortir d’une logique de saupoudrage. La loi Girardin a marqué des points en matière de logement libre, mais il y a maintenant 70 000 familles qui attendent du logement social. Le monde change vite et si nous ne changeons pas la législation, eh bien, nous prenons du retard. Nous voulons prendre un temps d’avance pour l’Outre-mer.
Tout de même, la loi a été sévèrement critiquée…
Je me suis aperçu que beaucoup n’avaient qu’une vision partielle et que défendre les intérêts des entreprises, c’est une chose mais que défendre les intérêts des Ultramarins, c’en est une autre. Moi, je veux convaincre mes amis parlementaires, de droite comme de gauche que ce texte est un texte de progrès. Dans la vie des textes législatifs, il y a toujours le moment de la caricature. Nous en sommes sortis grâce à la grande phase de concertation. Et puis il y a le moment du travail. J’appelle maintenant tous les parlementaires quelle que soit leur couleur politique à venir travailler avec nous pour que ce texte soit encore amélioré autant qu’il puisse l’être et qu’on ait une loi de progrès pour l’ensemble de l’outre-mer. L’outre-mer le mérite et l’outre-mer doit répondre à un monde qui change. Cette loi va lui permettre d’entrer dans le XXIe siècle.

Sur les billets d’avion
« Il y a une part importante sur la continuité territoriale. Nous allons créer un chèque transport qui sera distribué par les services de l’Etat et qui va aider les habitants d’outre-mer à payer moins chers leurs billets d’avion. C’est un combat long, mais cette loi va nous permettre de marquer des points pour faire reculer le prix des billets d’avion. »

ECHOS. A la sortie du conseil des ministres
Eric Woerth, comme si de rien n’était
Eric Woerth, ministre du budget, est sorti du conseil des ministres avec un exemplaire du disque de Carla Bruni, Comme si de rien n’était. Le conseiller Outre-mer et parlementaire du président, Olivier Biancarelli n’a pas voulu dire s’il avait eu lui aussi son album…
Michel Barnier et l’OMC
A la sortie du conseil des ministres, le ministre de l’Agriculture, Michel Barnier n’a pas voulu répondre aux questions que lui posait la presse d’outre-mer sur le sort qui se dessine à Genève, à l’OMC, de la banane. La tâche est difficile pour lui depuis que l’Union européenne s’est montrée plutôt favorable aux propositions de Pascal Lamy, directeur de l’OMC qui souhaite une baisse des taxes d’importation des bananes dollar, de 176 euros la tonne actuelement, à 114 euros en 2012. Les négociations devraient s’achever ce mardi matin.Jego et France Info
Confidence d’un journaliste de la radio France Info : Jégo a fait appeler cinq fois la rédaction pour passer en direct ce matin, en vain. Il comptait sur l’opportunité que lui donnait l’adoption de son projet de loi pour l’Outre-mer par le conseil des ministres. Nouvelle confidence du confrère : « Tout le monde s’en fout de l’outre-mer. »
Karam en politique ?
Confidence d’un conseiller du président, bon connaisseur de l’outre-mer : « Patrick Karam devrait se lancer dans la politique. Ca colle à son caractère, lui qui aime la confrontation. » Une manière de dire qu’il ferait bien de s’intéresser aux régionales en Ile de France. Avec Karoutchi ou avec Jégo ?
Bernard Laporte et les JOBernard Laporte, secrétaire d'Etat aux Sports estime que si la France veut conserver son 7e rang mondial dans l'olympisme, la France devrait rapporter des JO de Pékin un minimum de 40 médailles.
La DGOM dégomme rue Oudinot !
La réforme de l’administration de la rue Oudinot, effective au 1er septembre, qui consiste à fusionner la direction des affaires politiques, administratives et financières à celle des affaires économiques, sociales et culturelles en une délégation générale à l’Outre-mer (DGOM) conduira à réduire le personnel de la rue Oudinot de 350 à 131.



Partager cet article

Repost0

Articles Récents