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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 20:06
Interview. Yves jégo, secrétaire d’Etat à l’Outre-mer
« La loi sera bien soumise au Conseil des ministres du 28 juillet »
Le budget du SEOM a été annoncé avec une hausse de 13,9 % sur trois ans, soit la plus forte hausse de tous les ministères. Comment avez-vous obtenu de tels arbitrages ?
C’est une volonté gouvernementale claire qui s’exprime ainsi, il s’agit de redonner au secrétariat d’Etat à l’Outre-mer, que je viens de réformer en profondeur, les moyens d’être une véritable administration de mission. Ce budget, en forte hausse de la mission Outre-mer dans un contexte que l’on connaît, est aussi une réponse à ceux qui ont parlé à l’occasion des discussions sur la future loi programme d’un désengagement de l’Etat ou même qui prédisaient en se délectant la disparition du secrétariat d’Etat. J’ajoute, qu’avant même cette annonce de hausse des crédits de la rue Oudinot pour les trois ans qui viennent, la réalité parlait d’elle-même puisque depuis trois ans les dépenses de l’Etat dans l’Outre-mer ne cessent de progresser allant jusqu’à des hausses de plus de 40% dans certains territoires. Mais tout ceci ne veut pas dire que l’Outre-mer ne se doit pas d’être comme le reste de la Nation très soucieuse des équilibres du budget de l’Etat. La rue Oudinot participe d’ailleurs pleinement à la réduction des dépenses non productives.
Où se reporteront ces hausses dans les missions du secrétariat d’Etat à l’Outre-mer ?
Il s’agit d’abord de mobiliser les financements pour la future loi programme qui, je vous le rappelle, va mobiliser 10 milliards en 5 ans au profit des entreprises et donc de l’emploi et du logement en particulier social. Nous allons aussi gérer désormais en direct une grande partie des crédits de contractualisation à savoir ceux qui nous permettent de mieux aider les collectivités d’outre-mer dans leurs grands projets de développement. L’Etat est effectivement, même si cela ne se sait pas toujours, au cœur du financement de tous les grands projets locaux.
Globalement, les sommes que l’Etat dépense, tous ministères confondus, pour l’outre-mer, connaîtront-elles la même progression ?
Je vous l’ai dit, le Gouvernement ne relâchera pas ses efforts pour toutes les dépenses qui permettront de soutenir le développement économique et social des territoires et de sortir ainsi d’une forme d’assistanat passif. Mais il ne faut pas mentir aux ultras-marins nous sommes aussi soucieux de la réforme et des économies nécessaires pour gagner la course de la mondialisation. A mon sens il est plus que temps de sortir du raisonnement qui consiste à mesurer l’efficacité de l’action publique uniquement  au regard des progression des dépenses. Oui je l’affirme, il est nécessaire de reformer notre pays pour combattre certaines injustices et pour s’adapter à un monde qui change vite. Quand il y à plusieurs milliers d’emplois disponible dans une ANPE régionale faut il vraiment continuer à dépenser des sommes considérables pour financer en masse des contrats aidés au profit des communes qui, au bout du compte, ne proposent souvent à  ces  employés précaires aucune perspective d’embauche ? Ou faut-il, comme nous allons le faire avec les régions, réformer nos outils de formation professionnelle pour faciliter l’entrée des chômeurs dans le monde de l’entreprise ? Je suis scandalisé quand je vois qu’à la Réunion par exemple l’Etat finance pour des montants gigantesques plus de 21 000 contrats aidés et que, dans le même temps, on fait venir des travailleurs de Rodrigue pour être embauchés sur les chantiers de l’Ile. Nous allons aussi, par exemple, réformer le système injuste et coûteux des sur retraites des fonctionnaires de l’Etat et réaffecter l’argent ainsi préservé à un fond d’investissement Outre-Mer qui sera crée dans la future loi programme. Vous le voyez, on peut faire rimer développement de l’Outre-Mer et bonne gestion de l’argent des contribuables.
Vous avez achevé l’ensemble des réunions de concertation concernant la loi programme. Peut-on faire un point analytique sur le texte qui sera discuté au Parlement en janvier 2009 ?
C’est la première fois dans notre histoire récente qu’un texte pour l’outre-mer fait l’objet d’une aussi vaste concertation. J’ai effectué en quatre mois pas moins de 15 déplacements et tenu personnellement plusieurs centaines d’heures de discussions pour améliorer au maximum cette future loi. Quel est son objectif ? Il s’agit de faire décoller la construction de logements sociaux, sans pour autant nuire à l’activité actuelle des entreprises du bâtiment, et de favoriser la création de zones franches globales d’activités sur tous les DOM afin d’accélérer la baisse du chômage et de permettre la création de secteurs d’activités économiques puissants et propres à chaque territoire. Il faut savoir qu’une fois la loi votée, outre la baisse des charges (à hauteur de 1 milliard d’euros par an), toutes les entreprises bénéficieront de 50 % minimum de réduction de taxe professionnelle, d’impôts sur les bénéfices et de taxe sur le foncier bâti. C’est un engagement sans précédent  pour l’emploi et le logement pris par le Président de la République pendant sa campagne que nous allons tenir.
La Région et le Département de la Réunion ont adopté un avis favorable sur ce projet de loi, tandis que les Régions et départements des Antilles et de la Guyane ont émis un avis défavorable. Comment expliquez-vous cette distorsion entre les territoires ?
Je veux saluer les collectivités qui ont su surmonter la stérilité des querelles partisanes pour donner un avis favorable à ce texte dans sa dernière mouture. Je note d’ailleurs qu’y compris les élus de gauche de ces collectivités ont su reconnaître l’engagement personnel du Secrétaire d’Etat et les efforts financiers du Gouvernement pour améliorer le dispositif. Il n’est pas non plus totalement surprenant que d’autres collectivités dont les présidents siégent dans l’opposition à la majorité présidentielle aient cherché à faire des coups politiques à l’occasion de ce texte. Je le regrette parce que je crois que l’avenir de l’Outre-mer méritait mieux. Je laisse d’ailleurs ces élus de gauche devant leur contradictions lorsqu’ils nous expliquent à Paris que nous faisons trop de cadeaux aux riches patrons et que de retour dans leurs territoires ils plaident pour l’augmentation des baisses d’impôts pour ces mêmes entreprises!
Une motion signée par les exécutifs de Guadeloupe et Martinique demande la poursuite de la concertation et le report de l’examen du projet de loi prévu en Conseil des ministres le 28 juillet. Ils veulent en appeler au président de la République. Maintiendrez-vous la date du 28 juillet ?
En Guadeloupe et en Martinique, comme partout en outre-mer, nous manquons cruellement de logements sociaux et beaucoup trop de famille sont encore frappées par le chômage. Pensez vous sérieusement que l’on puisse  leur expliquer qu’il faille attendre encore pour prendre des décisions ? Je regrette que certains exécutifs aient refusés, comme en Martinique, de participer aux réunions de concertation organisées par l’Etat. Je respecte leur choix de ne pas venir discuter avec nous autour de la table mais alors rien ne les autorise à demander de poursuivre une concertation dont il se sont exclus volontairement ! Les antillais ne sont d’ailleurs pas dupes de ces jeux politiques qui les exaspèrent de plus en plus. Nous avons, je le redis, fait une effort de concertation inédit. Nous avons obtenus sur le texte issus de cette concertation l’accord signé de tous les socioprofessionnels concernés des outre-mers (MEDEF, CGPME, Consulaires, FEDOM …) alors je vous le confirme la loi sera bien soumise au Conseil des ministres du 28 juillet puis le plus rapidement possible au débat parlementaire.

Le PS n'accord pas une once de crédit à cette hausse budgétaire
« Le budget de l’outre-mer reste inférieur de près de 30% au dernier budget présenté par la gauche »
« La Parti socialiste souligne l’augmentation en trompe l’œil du budget de l’outre-mer annoncé en hausse de 13,9% pour 2009, soit de 240 millions d’euros.
Si le Secrétaire d’Etat à l’outre-mer affirme ainsi « avoir gagné tous ses arbitrages », le Parti socialiste se permet de lui rappeler que le secrétaire d’Etat ne dispose que d’à peine plus de 10% des crédits destinés à l’outre-mer alors que, par exemple, son collègue chargé des aides directes à l’emploi – dont celles destinées à l’outre-mer – verra ses crédits diminués de 620 millions d’euros l’an prochain et d’un milliard d’euros d’ici 2011 ! Avec 1,96 milliard d’euros de crédits pour 2009, le budget de l’outre-mer reste toujours, à périmètre constant, inférieur de près de 30% au dernier budget présenté par la gauche en 2002. Une grande partie de ces 240 millions d’euros supplémentaires seront affectés, selon le ministre du Budget lui-même (document de présentation du débat d’orientation budgétaire, p. 8) «  à la mise à niveau complète du financement des exonérations de charges sociales », soit au remboursement partiel de la dette du ministère de l’Outre-mer à la sécurité sociale, dette qui s’élève à près d’un milliard d’euros en 2008, selon le rapporteur spécial de la commission des finances de l’Assemblée nationale !
Une infime partie de ces 240 millions d’euros - 10 millions exactement - viendra abonder la ligne budgétaire unique consacrée au logement social, domaine essentiel sur lequel l’Etat est encore débiteur de 37 à 475 millions d’euros, selon les chiffres donnés par le ministère de l’Outre-mer ou par la commission des finances de l’Assemblée nationale.
Si le Parti socialiste ne peut naturellement que se féliciter que le ministère de l’Outre-mer commence à payer ses dettes, il demande un peu plus de modestie et de pugnacité à son secrétaire d’Etat pour gagner réellement ses arbitrages, afin de conserver les dispositifs spécifiques outre-mer gravement menacés par le futur projet de loi relatif à l’outre-mer comme le confirme, là encore, le ministre du Budget (p. 9 du document de présentation du débat d’orientation budgétaire) qui annonce pour 2009 « la rationalisation des dispositifs ciblés d’exonération de charges sociales [du Ministère de l’outre-mer)] ».


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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 19:08
Interview. Valérie Pécresse, ministre de la Récherche et de l’Enseignement supérieur.
"La Guyane est un site que les Russes nous envient"
Quels sont les prochains grands rendez-vous du spatial européen dans les années à venir ?
Tout d’abord, il y a cette première réunion de l'histoire de l'Europe qui réunit de manière informelle les ministres chargés de l’espace à Kourou. C’est l'occasion d'une appropriation par les ministres européens des sujets "espace" dans ce lieu symbolique qu’est le port spatial européen et de créer un esprit d’équipe européen autour du spatial. C'est aussi la seule réunion de ministres de la Présidence française de l’Union  européenne qui ait lieu en Outre-mer. Cette réunion va nous permettre de préparer les  décisions qui seront prises lors du Conseil Espace du 26 septembre 2008. L’étape suivante consistera à les transformer en programmes à l’occasion de la réunion ministérielle de l’Agence européenne spatiale, en novembre prochain.
Peut-on considérer la desserte de la Station spatiale internationale comme acquise ?
Oui, car si la navette américaine achèvera ses missions en 2010, et ne sera pas remplacée tout de suite, nous disposons de nouveaux véhicules pour acheminer des équipages ou du fret et assurer la pérennité de la desserte de la Station (ISS). Je pense aux véhicules de transfert automatique européen (ATV), russes Soyouz et Progress, sans oublier la mise en service l’année prochaine du véhicule  japonais H-2. Enfin, les chefs des agences spatiales canadienne, européenne, japonaise, russe et américaine, ont convenu, le 17 juillet dernier, de faire évoluer leur partenariat afin d’assurer la pérennité de l’ISS et de préparer les futurs projets d’exploration.
La rencontre à Kourou est une réunion informelle, mais y aurait-il des décisions prises en Guyane lors de ce voyage ? Sinon, quelles pourront être les grandes décisions prises à Bruxelles en septembre lors du Conseil Espace ?
Nous allons mettre à profit ces deux jours de travail, de réflexion pour discuter entre nous, et faire avancer les choses. L’objectif premier de cette réunion est politique.  Il vise à consolider l’Union européenne comme acteur spatial à part entière, avec les deux programmes déjà engagés (Galileo et GMES) et de nouvelles initiatives dans les domaines du changement climatique, de la sécurité, de l'exploration du système solaire, ou mais aussi le potentiel économique que représente la création de nouveaux services pour les citoyens à partir de l'espace. C’est d’ailleurs la devise de notre politique spatiale européenne : « l’espace au service de Terre, l’espace au bénéfice de nos citoyens »
Il nous faut également définir notre vision commune du spatial européen. Nous devons dépasser la phase de coopération technologique et scientifique, et aboutir à une phase politique. En effet, il y a des défis qui, avant toute réponse d’ordre technique, sont d’abord politiques et stratégiques : comme la défense et la sécurité, susceptibles d’être améliorés par le spatial, comme les principes d'autonomie avec le système européen de radionavigation par satellite ou la météo de l'espace, ou encore le défi des vols habités qui représente des enjeux financiers très importants et pour lesquels des collaborations internationales doivent être mises en œuvre.
Je compte aussi proposer la création d'un centre européen de recherche sur le climat pour mieux utiliser les données recueillies par les satellites météorologiques. Ce centre pourrait accueillir les chercheurs européens sur le changement climatique. L'objectif étant de faire de l'Europe le leader mondial de la recherche sur le changement climatique. J’envisage également de lancer un programme européen autonome de "météo de l'espace" afin de s'assurer que nos satellites ne sont pas mis en danger par les débris de plus en plus nombreux autour de la Terre.
Ce déplacement avec tous ces ministres est-il  une manière de remercier la Guyane du rôle joué dans le spatial ?
La Guyane a un site et un potentiel très enviés, et son rôle dans le spatial est essentiel. Un site que les Russes nous envient au point de venir s’installer à Kourou pour leur lanceur Soyouz ! De plus, la Guyane s’est pleinement investie dans le domaine spatial, elle a joué le jeu à fond, et quelque part, il est juste qu’elle soit récompensée de ses efforts, des travaux qu’elle a entrepris.
Quel est votre regard sur l'arrivée en Guyane de Soyouz et Vega dans les prochaines années ?
Ces deux arrivées viennent consacrer la dimension européenne au sens large voire mondiale, du port spatial guyanais. Elles symbolisent cette exigence de solidarité de l’humanité dans l’exploration et la conquête du système solaire. La Guyane se trouve ainsi au cœur du dispositif de l’aventure spatiale mondiale. Elle a fait ses preuves en matière d’innovation, et démontre aujourd’hui qu’elle a les moyens d’accueillir les dernières technologies développées dans le spatial.
Comment le gouvernement pense mieux intégrer le spatial dans les habitudes des Guyanais ?
L’activité spatiale est une activité essentielle pour la croissance et l’économie de la Guyane. Et les Guyanais ne s’y sont pas trompés en s’y investissant pleinement. Pour autant, la Guyane doit voir au delà du spatial, qui n’est pas son unique richesse. Je pense notamment à ses ressources naturelles, et plus particulièrement à son exceptionnelle biodiversité.  Il y a une urgence dans ce domaine au niveau mondial, puisque nous sommes confrontés à la 6ème extinction des espèces végétales et animales, la première qu’ait connue l’Humanité, et nous devons placer les connaissances et la préservation de la biodiversité au rang de préoccupations majeures de nos scientifiques. Je suis convaincue que la Guyane pourra contribuer utilement aux travaux qui seront menés par la plate-forme sur la biodiversité dont j’ai annoncé la mise en place lors du G8 Recherche.
Enfin, que vous inspire cette métaphore qui dit que si la Guyane a le nez dans les étoiles, elle a les pieds dans le marigot ?
Cela signifie, à mon sens, qu’elle a su voir au loin, et concrétiser ce qui n’était qu’un rêve à l’origine, la conquête de l’espace, s’affranchir des contraintes de la réalité et d’une nature parfois hostile, en faisant avancer les choses de façon pragmatique, avec la réussite et le succès qu’on lui connait.

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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 10:16
La « Cérémonie des Césaire » change de nom
Dans une interview donnée à l’AFP, Patrick Lozès, président du CRAN, annonce la remise, le 23 septembre prochain, au théâtre du Châtelet de « Trophées du monde noir » qui récompenseront des artistes issus des cultures afro-caribéenne dans la musique, le cinéma et la littérature. Cette annonce est un aveu, l’aveu que les « Césaire » ne sont plus. La cérémonie des Césaire avaient été annoncée à la mairie de Paris au mois de juin par Louis-Georges Tin, porte-parole du CRAN, Franck Anretar, créateur des « Césaire de la musique », Christophe Girard, adjoint à la Culture du maire de Paris et Jean-Claude Cadenet, délégué général à l’Outre-mer de la mairie de Paris. Il avait alors été question des « Césaire ». Le refus des héritiers d’Aimé Césaire de voir leur nom utilisé pour un tel trophée n’avait pas suscité de réaction de la mairie de Paris, ni de Franck Anretar. Ce dernier s’appuyait d’ailleurs sur une lettre signée d’Aimé Césaire l’autorisant à utiliser son nom. Néanmoins, l’annonce de la naissance des « Trophées du monde noir », tend à prouver que tous se sont pliés devant les exigences des héritiers Césaire. Et ils l’ont fait en catimini. Pas sûr d’ailleurs que le fondateur Franck Anretar y retrouve le même rôle, voire un rôle tout court.

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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 00:00
Dom Tom folies fait vibrer la scène des Francofolies à La Rochelle






Le concert des neuf artistes issus des outre-mer français, Dom Tom folies, s’est déroulé à La Rochelle, mercredi dernier, pour le dernier soir des Francofolies. Attiré par une affiche riche de la Bretonne Yelle au style déjanté et aux textes pornographiques (selon Mika) et de la nouvelle coqueluche des jeunes, l’Américano-Libanais Mika (l’androgyne à la voix de Freddy Mercury), le public s’est présenté dès l’ouverture de l’esplanade Saint-Jean d’Acre et n’a rien raté de cette première partie ultramarine ! Quelque 12 000 personnes étaient là et ont vibré aux sons des outre-mers. C’est le Martiniquais Paille et son complice Byronn qui ont ouvert le feu avec un fameux morceau de ragga
dancehall. Puis, ce sont les frères Salmon, Mano et Aroma qui ont surpris avec leur musique à la fois inspirée de l’atoll de Fakarava et de Motu Aito et du death metal. Hykson, le kanak de Lifou, natif de Montravel, est venu emporter la foule avec sa guitare, suivi par Alexandra Hernandez,
la Saint-Pierraise s’est produite avec une chanson laissant percer des influences à la fois jazz, brésiliennes et des textes façon Brel Brassens ou Duteil… Halidi  Ahamadi a présenté son concept Trio. Le Mahorais, seul avec sa guitare, a su retenir le souffle de la foule. Puis, ce fut le tour du Futunien Loselio Keletaona. Auteur compositeur confirmé, il doit sortir son 13e album fin juillet ! Les Réunionnais de Bat’ker sont venus chanter l’histoire d’un chauffeur de Cachalot (un camion transport de cannes) et son salaire à 15 euros la tonne de canne à sucre. Emotion forte et les minettes du public reprenait le refrain, « 15 euros par tonne »… Dans le public, Laurent Voulzy, président du jury et parrain de l’opération était présent. Mais c’est l’arrivée sur scène de l’ambianceur guadeloupéen, Jean-Marc Ferdinand qui a littéralement soulevé le public. 12 000 bras se levaient à son injonction, sa rythmique injonction ! Invitée spéciale, la chanteuse malgache Seheno est venue enchanter les oreilles d’un public attentif et épaté de son jeu de scène tout en harmonie et souplesse. Et c’est le Guyanais Lil Guerrier qui a eu l’honneur d’achever le show avec un reggae dédié aux femmes noires, dédié à toutes les femmes. Là encore, le public était présent. On a parlé de voyage mais aussi d’échanges réels, mercredi soir à la Rochelle.

La tournée Dom Tom folies se poursuit en métropole
22 juillet au Baiser salé
25 juillet au Satellit café
27 juillet à Paris-plage avec le festival Indétendance de la FNAC
Et pour les seuls Bak’ter : 1er août à Plougastel-Daoulas


La vitrine des FrancofoliesAvec 81 000 entrées payantes, le festival de la chanson de La Rochelle a battu son record de pfréquentation cette année. Entre le 11 et le 16 juillet, 130 concerts ont été donnés. Bashung Stéphane Eicher, Catherine Amadou et Mariam ou encore Tiken Jah Fakoly ont brillé. L’artiste Bensé a décroché un prix de l’ADAMI : une tournée de 7 dates ! A 29 euros la place pour 4 artistes sur scène, les organisateurs ont su attirer un public qui fait de plus en plus attention tout en réussissant financièrement cette édition à l’équilibre, voire mieux (pas le cas des Terre-Neuvas à Bobital qui a déposé le bilan quinze jours après avoir fermé ses portes !). En revanche, les rangs de fauteuils rouges dans les gradins, réservés aux VIP, sont trop restés vides. Alors, il n’y aura plus de sièges VIP l’an prochain, mais il y aura encore les Dom Tom folies.

Laurent Voulzy, Parrain des Dom Tom folies
« Ca me fait extrêmement plaisir d’avoir un tout petit rôle, d’être là au moment des sélections, d’être ce parrain symbolique. Symbolique parce que je suis aussi originaire des îles… Donc je me sens proche des musiques de la France lointaine, de ce métissage. Ca me touche beaucoup d’être là et de les voir chanter. Je suis déjà venu il y a deux ans. L’an dernier, je n’ai pas pu venir pour cause de tournée. Là, je n’ai pas de tournée et c’est mon premier jour de libre, donc je tenais à être là. C’est une belle sélection. Je les avais vu à l’oreille et à l’image et là, j’ai pu leur serrer la main et leur dire que j’ai beaucoup aimé. »

Yves Garnier, directeur général de RFO
« Quatrième année, on monte en puissance ! C’est vraiment un merveilleux spectacle et tous les artistes sont de très haut niveau et j’espère que derrière de grands spectacles comme ça, ils vont pouvoir sortir un petit peu de l’ombre, être connus en métropole. Pour moi, c’est un vrai creuset de talents. Du rythme, de la poésie, de la joie, je trouve que c’est vraiment un très très bon concert. Nous avons invité Seheno de Madagascar. Chaque année maintenant, il y a un invité. »

Marie-Josée Alie, initiatrice de Dom Tom folies
« C’est une affaire qui marche parce que la musique dans les pays d’outre-mer, elle est belle, elle est bonne et qu’on a envie de la donner… alors quand c’est fini, ça va mieux. On sait que ça a marché ! Le public est super heureux ! »

Dominique Fillon, chef d’orchestre et arrangeur pour les artistes d’outre-mer
« Il n’y a pas grand-chose de difficile à travailler avec ces musiciens si ce n’est de travailler une musique quand on ne connaît pads la personne. Je travaille les arrangements avant de voir les artistes et finalement quand je les vois, ça éclaircit tout. Ca me fait comprendre pourquoi il y a ci ou ça. Quand je suis tout seul dans mon studio à travailler les morceaux sans connaître la tête des gens et de ne pas savoir pourquoi ils ont fait tel ou tel choix et d’ignorer d’où ils viennent, il y a des fois où je ne comprends pas. Et puis après…je comprends ! On se racontait avec Byronn et Paille qu’on avait mis beaucoup de détails au point dans les répétitions et, arrivés là, on a tendance à en oublier quelques-uns parce que ce qui compte, c’est surtout le geste principal, l’humeur. Mais à chaque fois, c’est un régal ! »

3 questions à Gérard Pont, directeur artistique des Francofolies
C’était joli cette année Dom Tom folies…
C’est toujours joli les Dom Tom folies et moi, je suis toujours impressionné de la qualité du spectacle et comment le public est réceptif à des artistes totalement inconnus à La Rochelle. Les artistes de l’outre-mer savent immédiatement comment leur parler.
Verra-t-on un jour un artiste de Dom Tom folies venir seul aux Francofolies ?
On leur met le pied à l’étrier avec RFO mais après je ne sais pas… C’est difficile quand on vient des Dom Tom de réussir une carrière métropolitaine. Il commence à y en avoir de la Réunion, de Martinique, de Guadeloupe, mais ce n’est pas facile. Des Kassav, il n’y en a pas des mille et des cents. Néanmoins, c’et à nous de faire ce boulot là. Personne d’autre ne le fait, nous on essaye. Mais c’est le public qu’il faut remercier. Il connaît les horaires de programmation et il pourrait ne venir que pour les stars qu’il connaît mais il est là à 19 heures pour aller voir les Dom Tom folies et il est réceptif.
Que pourriez-vous faire de plus pour ajouter à leur visibilité ?
Je sis preneur de toutes les idées. Celle-ci c’est celle de Marie-Josée Alie ! Moi quand j’ai dit qu’on allait mettre 9 artistes d’outre-mer sur scène, on m’a dit que j’étais fou, qu’ils allaient se casser la gueule, qu’ils n’étaient pas assez connus, qu’ils manquaient d’expérience professionnelle… On a vu ce soir : ils ont mis le feu.Lil Guerrier et la foule rochelaise de l'esplanade Saint-Jean d'Acre...

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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 23:42
Paille, Martinique
Qu’as-tu ressenti en sortant de scène ?
J’avais le trac au départ, déjà, et puis… C’est court mais c’est bien. C’est important d’avoir été serein pour être pleinement conscient de ce moment là. Parce que quand tu vis des instants où tu te sens vraiment heureux, tu les oublies ! J’ai vraiment éprouvé le besoin de me calmer parce qu’il n’y a pas de raison ! Il faut en profiter vraiment.
Qu’as-tu chanté ?
On a chanté une chanson qui s’appelle Week-end rivé qui raconte l’histoire d’un Martiniquais qui vit depuis longtemps avec quelqu’un et qui se retriuve dans un paradoxe : il a envie d’aller voir ses potes et sa copine a plutôt envie qu’il reste à la maison qu’il s’occupe de la pelouse et de toutes les chioses qu’il ne peut pas faire pendant la semaine.
On dit Paille, mais tu étais avec Byronn…
Ca fait six ans que je chante et dès le départ, c’est Byronn qui m’a donné ma chance.
Et toi, Byronn, c’est la première fois que tu chantes devant plus de 10 000 personnes ?
C’est la première fois ! C’est une expérience pour moi… Chanter devant un public de Martiniquais, c’est quelque chose auquel je suis habitué mais c’est la première fois que je chante devant un public extérieur. Ca va me marquer. On a mis le feu. Faut dire qu’on a joué une musique qui secoue beaucoup et je crois que les gens, ils sont venus pour ça, ils sont motivés. C’est automatique, c’est comme ça !

Aroma Salmon, Polynésie
Qu’est-ce qu’on ressent après un tel concert ?
J’ai ressenti des gens qui ne comprenaient peut-être pas assez notre musique. C’est une nouvelle langue pour eux, une langue différente… Jouer devant tout ce monde, c’est bien mais c’était un peu court. J’aurai bien aimé jouer quelques morceaux en plus. Mais peut-être plus tard, dans quelques années…
Qu’avez-vous chanté ?
On a chanté Téva. C’est une chanson qui parle  d’un copain qui a disparu et qui est réapparu
Pourquoi avoir tenté l’aventure de 9 semaines et un jour ?
C’est une bonne expérience et puis c’est plaisant de jouer devant 10 000 personnes !

Ykson, Nouvelle Calédonie
Qu’est-ce qu’on ressent après un tel concert ?
Ca chauffe dans mon dos ! Ca veut dire que c’est terrible. Le public a participé aussi !
Qu’est-ce que tu as chanté ?
Un message d’espoir ! Pour dire au public que le monde est merveille et que le rêve en fait partie. Mais ce qu’il y a de plus merveilleux, c’est que tu as la possibilité, toi, d’aider ton prochain afin qu’il s’élève.
Le public a compris ta musique ? Il a compris qu’il n’était pas besoin de connaître la Nouvelle-Calédonie pour aimer ta musique ?
Yessaï ! La musique a enlevé toutes les barrières.
As-tu eu le trac avant de monter sur scène ?
Oui, mais c’est du bon trac. Je représente mon pays devant des gens qui ignorent même qu’on fait de la musique. Ca me donne envie de continuer. Je veux persévérer, travailler encore. Je vais essayer de donner le meilleur de moi-même.

Bak’ter, Réunion
Qu’est-ce que vous leur avez chanté ?
Davy : Cachalot. L’histoire d’un homme qui conduit le cachalot, le camionneur
Ca fait quoi de jouer devant tant de monde ? Vous avez eu le trac ?
C’est la première fois et le trac… Toujours, au début. Il est un petit peu passé…
Fred : On a toujours le trac comme dit Davy, surtout moi avec les mains moites, le cœur qui bat à fond mais une fois qu’on est dedans, une fois que le morceau lancé, ça va et on en veut encore !
Roland : Je crois que ce soir il y avait tout le public qu’on a eu jusqu’à présent donc c’est très impressionnant. Mais en même temps c’est kieffant parce que ça vous donne une force… On se laisse emporter par tout ça et puis on était bien accompagnés par de bons musiciens additionnels qui ont porté le groupe.
Ce n’est pas un peu court, une seule chanson ?
Davy : Oui, c’est un petit peu court mais après c’est comme ça, c’est le jeu. Mais je suis super content ! Super content et on est prêt à le refaire !
De savoir que le public a repris d’emblée le refrain, c’est rassurant ?
Davy : Cette musique est faite pour ! C’est vrai qu’on aimerait bien chanter notre musique en métropole et puis si ça plaît aux gens ici, eh bien tant mieux !
Fred : Ca fait chaud au cœur de voir tous ces gens se lever, tous ces gens taper des mains et reprendre le refrain en chœur. C’est vraiment extraordinaire ! Ca donne des frissons carrément !
Qu’est-ce que vous espérez après ça ?
Roland : Notre registre est pop alors on espère vraiment amener une nouvelle vision de la musique réunionnaise, un peu plus pop. On parle beaucoup de la Réunion dans nos textes, on chante en créole et puis il y a des chansons un peu plus pop, plus proche de la radio FM. Donc, c’est un univers qui peut se retrouver en métropole. On est en contact avec un label intéressé par notre projet artistique et il est possible que notre album sorte sur ce label courant de l’année.

Jean-Marc Ferdinand, Guadeloupe
Qu’as-tu ressenti en sortant de scène ?
On s’est bien amusé et même que ça a été un très bel échange ! En général, c’est dans mon pays que je fais ça, avec mon public, mais là… je me suis produit devant un public autre et qui a été aussi réceptif, voire plus ! A certains moments, on a communiqué vraiment !
C’est le début du succès ?
Oh ! Finalement on peut démarrer une carrière mondiale tant qu’à faire ! Internationale !
As-tu eu le trac avant de monter sur scène ?
Le trac a plusieurs dimensions. Effectivement, il y a toujours une petite appréhension, surtout quand on ne connaît pas le public, mais à partir du moment où j’ai eu un micro… Il y a la magie du micro ! Alors là, c’est fini, je me mets diabolique (rires).
Que leur as-tu chanté, si on peut dire chanter ?
C’est une ambiance, l’ambiance Tchikitchi. Une invitation à la danse. J’invite tout le monde à bouger le bas du dos. Au lieu de se faire ch… dans le boulot, après la semaine de travail, on se lâche et on va bouger le bas du dos !
Est-ce que cette expérience t’ouvre des opportunités ?
Je sis obligé de rentrer en Guadeloupe car il y a énormément de contrats à honorer du côté de la Guadeloupe puisque c’est les vacances. Il y a énormément d’organisations et c’est vrai que je leur manque déjà. Mais à partir du mois d’octobre, je serais en région parisienne et en Europe. Je vais tourner pour présenter l’ambiance Tchikitchi !

Lil Guerrier, Guyane
C’était comment ?

Génial, gigantesque, merveilleux !
As-tu eu le trac ?
Comme d’habitude ! Mais tous les candidats qui sont passés avant moi m’ont donné une force ! Le fait de les entendre chanter avec beaucoup de confiance comme ça, ça aide…
Tu n’avais jamais chanté devant tant de monde ?
Jamais ! Mais ça donne de la force. Quand tu vois les gens avec les mains en l’air, bouger en même temps… Même avant que tu commences la chanson, tu sens qu’on est content que tu sois là. C’est génial.
Que leur as-tu chanté?
Black wooman, une chanson pour les femmes, pour les femmes universelles. Pour leur dire qu’on les aime. Pour leur dire que comme il y a un roi, il y a forcément une reine. Le monde ne tourne pas qu’avec les hommes, le monde tourne aussi avec les femmes. Tout simplement un texte pour leur dire qu’elles comptent.
Comment imagines-tu la suite de ta carrière musicale ?
Déjà plus de confiance et une expérience de plus. Et après, on verra par la suite. Si je suis là aujourd’hui, c’est qu’il y a une raison, quelque chose. Donc demain on verra quand je vais me réveiller… On a fait beaucoup de rencontre, pas forcément des gens qui vont me proposer quelque chose mais en tout cas, ça restera une aventure qui reste gravée dans la tête. Demain, j’aurai encore pus de force pour écrire d’autres textes et chanter encore plus, avec plus de courage et de love.
Alors, tu ne vises même plus le Progt, mais le Zenith de Paris ?
Le Progt, le Zénith, Francofolies… Je me vois dans tous ces endroits-là. A partir du moment où on m’invite, j’irai pour leur donner la musique, leur faire découvrir… Cette année, j’ai ouvert la porte !

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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 23:19
L'outre-mer aux Francofolies
Aux Francofolies de La Rochelle, les lauréats de l’émission de RFO, 9 semaines et un jour, ont goûté aux joies d’être une star pour la dernière soirée du festival, en première partie de Yelle et Mika (au centre de la photo avec sa marinière achetée l'après-midi même à Saint-Martin de Ré).
En balance et sur les quais, avant le concert
Alliance massive entre Byronn, le complice de Paille, et le kanak de Lifou, Ykson.

La Martiniquaise Céline Chalono, assistante de production chez RFO, et le Martiniquais Bago, percussionniste de l’orchestre de Dominique Fillon, chargé d’accompagner les artistes ultramarins sur la scène des Francofolies.

Dominique Fillon, chef d’orchestre et arrangeur, pianiste et petit frère du Premier ministre, sur la scène des Dom Tom folies avec Marie-Josée Alie, initiatrice de ce projet, pendant la balance.

Gérard Pont, le directeur artistique des Francofolies, a retrouvé le journaliste martiniquais du quotidien l’Humanité, Fernand Nouvet. Ils avaient eu le plaisir de se rencontrer en Martinique lors des sélections de 9 semaines et un jour.
Au micro d’Isabelle Pasquier de France Inter, Paille, visiblement très concentré !

Sally Cissé, chargée de communication à RFO, a profité de la venue de la nouvelle coqueluche de la chanson, l’américano-libanais Mika.

Ykson, allias Jean-Philippe Inhomadra, le guitariste chanteur représentant la Nouvelle-Calédonie, en attente de monter sur scène avec l’ambianceur guadeloupéen (par ailleurs Kakousticien !) Jean-Marc Ferdinand.

Nella Bipat, rédactrice, et Fabienne Léonce, reporter d’images, étaient les envoyées spéciales de RFO. Elles soufflent un peu en attendant la sortie de scène des artistes d’outre-mer

Les Polynésiens Mano et Aroma Salmon avec leur violoncelliste Simon Pillard et le comédien Jacky Ido (il jouait Koyaba dans Tropiques amères).

Au patio des VIP, après le concert
Avec le parrain de Dom Tom folies Laurent Voulzy (qui sort tout juste son dernier album, Recollection), Jean-Marc Ferdinand de Guadeloupe, Alexandra Hernandez de Saint-Pierre et Miquelon et Byronn l’artiste, mais aussi le conseiller municipal de Sainte-Luce en Martinique.

Les Réunionais de Bat’Ker, Fred, Davy et Roland le Breton exilé. Champagne pour eux !

Autour de Betty Voulzy, Jacques Blache, président délégué de Musique fréquence plus, Jean-Marc Ferdinand et Brigitte Garnier, épouse du patron de RFO.

Julia Sarr, une des deux choristes accompagnant nos musiciens aux Francofolies avec le parrain Laurent Voulzy.

Relâche générale pour Ykson le Kanak, Halidi le Mahorais, Jean-Marc Ferdinand le Guadeloupéen, Lil Guerrier le Guyanais, Mano Salmon le Polynésien et Byronn le Martiniquais.

Lil guerrier est entouré de Julie Germain, directrice de l’hôtel rochelais Maeva, qui héberge les artistes, et Rudy Cassenac, un entrepreneur charantais qui fournit le gazon synthétique pour la garden party de l’Elysée.

Autour d’Aroma Salmon, la nièce et la fille de Marie-Josée Alie.

Marie-Josée Alie, initiatrice du concept des Dom Tom folies, directrice des affaires culturelles et animatrice à RFO est avec la manager de Lil Guerrier, Marie-Pierre Contout.

La directrice de l’association artistique de l’ADAMI (organisme qui récupère les droits pour les musiciens et interprêtes et qui co-finance les Dom Tom folies), Tina Charlon pose avec le Futunien (il n’est pas de Wallis !), Loselio Keletaona.

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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 19:12
Signature d’une convention de programmation de théâtre avec RFO
Ce vendredi, Yves Garnier, directeur général de France Ô/RFO se rend en Avignon, à la Chapelle du Verbe Incarné, pour signer avec Greg Germain, patron du Théâtre d’outre-mer en Avignon (TOMA), mais aussi avec Marie-Pierre Bousquet, dirigeant de la société de production Axe Sud, une convention pour la programmation de théâtre filmé sur les antennes de RFO et France Ô. Pour sa grille de rentrée, RFO a confié à Axe Sud, la production exécutive de la case théâtre hebdomadaire du réseau RFO et France Ô. Cette programmation comprend dix captations de pièces de la diversité (dont huit seront filmées à partir du 24 juillet à la Chapelle du Verbe Incarné), et l’achat de trente pièces déjà filmées.
A cette occasion, les compagnies théâtrales invitées de la Chapelle du Verbe Incarné partiront en parade générale dans les rues d'Avignon.
Greg Germain face au public de la Chapelle du Verbe incarné, lors de l’ouverture du festival d’Avignon, le 8 juillet dernier (Photo : Fred Cantossel)

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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 12:46
Un collectif pour défendre RFO des projets d’Yves Jégo
Luc Saint Eloi, Johan Alphonso, Christian Lara, Christine Allen, Jean-Jacques Seymour Jocelyne Macrew, Jacques Ambrosio, Jennifer Pélage, Kelly Mamy, tous membres d'

Yves Garnier, directeur général de RFO, n’est pas dans la situation la plus agréable, à l’instar de son patron Patrick de Carolis qui a jugé les propos du président Sarkozy sur la télévision publique, «  faux, stupides et injustes ».

un collectif d’ultra-marins ayant pour porte-parole le membre de section au Conseil économique et social José Vatin ont écrit à Yves Jégo pour lui dire ce qu’ils pensaient de ses déclarations concernant la présence de la publicité sur RFO. La lettre datée du 9 juillet a déjà fait l’objet d’une reprise dans la lettre confidentielle de l’audiovisuel, Satellifax. Il est vrai qu’interrogé par France-Antilles, Yves Jégo avait parlé d’économiser 7 % du budget de la chaîne sur 4 ans en économisant chaque année 1,75 % par an, soit un problème « anecdotique » selon Yves Jégo. Outre qu’ils y voient une manière d’affaiblir et le service public et le secteur privé en détournant les annonceurs, le collectif et José Vatin expriment leur doute : « Nous préférons penser que vos propos, autrement scandaleux et injustes, ont été mal rapportés une fois de plus. » Le Collectif demande donc au ministre un plan pour « affronter la concurrence accrue que va représenter la diffusion prochaine de ses chaînes sources grâce à l'arrivée de la TNT outre-mer » : «  Ce plan passe par l’affectation de moyens supplémentaires pour la production en outre-mer, la promotion des artistes et des talents d’outre-mer, y compris sur les antennes métropolitaines, le développement d’une mobilité des personnels de RFO au sein de du groupe public, et non d’une mobilité à sens unique, comme c’est le cas aujourd’hui. En un mot, nous attendons de vous, que vous donniez à cette occasion un contenu concret aux discours sur la diversité culturelle dont nous apprécions qu’ils soient tenus mais dont nous déplorons qu’ils ne soient souvent que des discours. » L’économie de 1,75 % par an pendant quatre ans pour apprendre à se passer des 18 millions d’euros de pub sur RFO correspondent selon les bruits de couloir à Malakaoff, siège de la chaîne publique de l’outre-mer, à une suppression de 300 à 400 postes. Rappelons pour mémoire que le 26 juin dernier, le président Sarkozy avait exclu RFO du dispositif de suppression de la publicité…




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14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 19:44
L’outre-mer dans les garden party
Après la garden party du ministère de l’Outre-mer, dimanche 13 juillet, on est allé voir qui avait été invité à la garden party de l’Elysée.
La garden de la rue Oudinot ouvre le bal des fêtes du 14 juillet. Contrairement à l’an passé, le président n’apu s’y rendre, retenu par le sommet de l’Union de la Méditerrannée. Michèle Alliot-Marie et Bernard Laporte étaient aux côtés d’Yves jégo. Discours sobre de Jégo et de MAM qui ont fait le tour des stands installés dans les jardins de la rue Oudinot : les représentations des comités et offices du tourisme de l’outre-mer, le stand des rhums médaillés d’or au dernier concours général agricole. Sur la scène, Xavier Harry ou Sylviane Cédia… Les danseurs de Aka de Wallis et Futuna ou encore les Kanaks assurent le show. RFO ne tourne pas de sujet cette année à la garden de l’outre-mer. Un souhait du secrétaire d’Etat. Le patron de RFO est là comme pas mal d’employés de la chaîne publique. On ne bruisse que du tract signé d’un collectif d’outre-mer qui s’offusque des déclarations d’Yves Jégo sur la pub et RFO. « Les économies qu’il préconise représente la suppression de 300 à 400 postes… », assure un initié. Serge Larcher, Alfred Almont, Gabrielle Carabin représentent les parlementaires d’outre-mer. Beaucoup d’habitués parmi la communauté ultramarine mais aussi des nouveaux. Yves Jégo a invité des représentants UMP de la Seine-et-Marne.
Au château
A l’Elysée, les ultramarins étaient bien présents mais bien moins que rue Oudinot !  Invités par la grande porte (l’accès du 55 rue du faubourg Saint-Honoré), Gabrielle Louis Carabin, accompagnée de son mari, Alfred Almont escorté d’Eddie Joséphau. Puis Marie-Luce Penchard et Monsieur, Olivier Biancarelli et Madame. Côté jardin, on retrouve le délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’outre-mer, Patrick Karam. Il a fait inviter David Marty, Jean-Claude Beaujour, René Silo, Freddy Loyson, Pierre Saintons… Entre autres. Gabrielle Carabin et Jacques Gillot se retrouvent et posent ensemble devant le château. C’est la première fois qu’ils viennent au château pour la garden ! Alfred Almont et Gabrielle Carabin vont saluer Jean Sarkozy. Un peu plus loin, voilà George Pau-Langevin et son époux. Après tout Michel Rocard est bien là aussi ! Le président parle au micro, puis c’est au tour d’Ingrid Bettancourt. Dans la foule, Audrey Pulvar a été repérée ; tous veulent poser avec elle ! Pascal Gentil est là aussi, accompagnée de deux amies. Il décolle pour Pékin le 7 août et se battra le 23 ! Alors pour lui, la fête, elle s’est arrêtée là !



La Renault Velsatis du président arborant le drapeau de l'Europe vient de laisser le couple présidentiel grimper les marches du perron de l'Elysée sur le tapis rouge...


























En image
A l’Elysée
Audrey Pulvar pose avec un jeune sous-officier dans les jardins du palais.

David Douillet et son épouse lors de leur arrivée dans la cour de l’Elysée lundi midi.

Autour du délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’outre-mer, Patrick karam, le responsable associatif Freddy Loyson, et le comédien Pierre Saintons.

Heureux de se retrouver ensemble à l’Elysée, Les députés Carabin et Almont sont tous deux membres du groupe UMP à l’Assemblée nationale.

Pascal Gentil est entouré de ses super copines Nancy, coiffeuse artiste chez Biguine international, et Aurore, danseuse au Lido et comédienne.

En attendant le discours du président, Marie-Luce Penchard, secrétaire nationale de l’UMP, conseillère technique à l’Elysée, son époux et le directeur de cabinet du secrétaire général de l’UMP prennent la pose.

Alexis Carabin, ancien officier des RG de Pointe-à-Pitre, en retraite, avec René Silo, un pilier du monde sportif associatif antillais en métropole.

Eddie Josépheau est avec Eddy Hassan Dhib, ils étaient tout deux membre des comités de soutien des ultramarins à Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle

La député maire du Moule voulait absolument féliciter le jeune conseiller général des Hauts-de-Seine, Jean Sarkozy.

Première députée noire de Paris, la socialiste George Pau-Langevin, accompagné de son mari (à droite), a accepté la présidentielle invitation au nom de la République.

Jacques Gillot, président du conseil général de Guadeloupe, sénateur socialiste, et Gabrielle Louis-Carabin, députée UMP de Guadeloupe prennent la pose devant le château.
René Silo et le chanteur Hugues Auffray.

Caroline Cornu, ancienne communicante à l'Outre-mer, chef de cabinet de l'Union pour la Méditerrannée, avec FXG.
Au ministère de l’Outre-mer
Denise Yogo, à la fois Ivoirienne et Saint-Barth, est avec le grand comédien Jacques Martial, président du Parc de la Villette à Paris.

Avec l’ancien champion de France du 400 mètres, Joël Noyon, la Réunionnaise Jeanne Docteur responsable associative dans le Val d’Oise.

Avec Alfred Almont, Bachir Bakhti, chef de cabinet de Bernard Kouchner au quai d’Orsay et ancien directeur de cabinet du préfet de Martinique

Le fondateur des « Césaire », Franck Anretar et le fondateur de « Outremer pour Obama organisation », Christian Bidonnot.
Ils se sont connus lors de la première édition du festival Influences Caraïbes à Paris : Adrey Célestine (qui nous demande d’attendre un an pour une seconde édition pour cause de naissance à venir…) et le pianiste guyanais  Xavier Harry.

Michèle Aliot-Marie s’entretient avec Yves victor, un Guyanais anciennement proche du ministère de l’Intérieur (En 1961 !) mais surtout directeur technique du tennis club de Créteil Montmély (là où sont passés Yannick Noh, Mary Pierce ou Mickael LLogra.

Jack Vautrin, journaliste politique à RFO, en compagnie de Catherine Kablé (communication finances et relations presse) et de Marc-Etienne pinault, conseiller outre-mer de Michèle Aliot-Marie.

Sonia Cippe, responsable du comité guyanais du tourisme à Paris avec Henriette Dorion-Séléloué, présidente de l’association des Guyanais et amis de la Guyane et membre du comité pour la mémoire de l’esclavage.

Katia Bertrand évoque avec le responsable de l’outre-mer au quotidien Le Monde, Xavier Ternisien, le programme politique à venir de son époux, Léon.

Juliette Jean-Baptiste, habituée des garden party, est venue avec une amie martiniquaise, Evelyne Mansuela, du François.

A trois jours du concert des Dom Tom folies de la Rochelle, l’animatrice de télévision, Marijosée Alie, devise avec le sénateur Serge Larcher.

Jimmy Blanche pose avec le créateur du festival de gwoka de Paris (il a lieu fin septembre), Raphaël Epaminondas.

Quand il n’est pas dans le rhum, il est dans la banane et surtout, il est partout ! L’ambassadeur de Spiridom à Paris, le Martiniquais Dominique de la Guigneraye.

Samia Badat est chef de cabinet à la délégation de Patrick Karam. Elle est Réunionnaise comme Margie Sudre avec qui elle pose.

La cuisinière guadeloupéenne toujours plus en vogue depuis qu’elle a ouvert un établissement à Dubaï, Babette de Rozière, toute heureuse de retrouver Gabriele Carabin !
Dans les jardins du ministère de l’Outre-mer, sous la tente du CTIG, Josette Borel-Lincertin, présidente du CTIG, et Jean Alexis.

L'écrivain Claude Ribbe avec Charles Dagnet, président de l'association FEUDOM, Sylvie barioz et Roger mirre, vice président de la FEUDOM.

Georges mélane, chargé de mission UMP, le préfet honoraire Pierre Lise, Jean-Claude Beaujour, militant UMP et le le lieutenant-colonel Gérard de la garde républicaine.

On a encore vu...Arnaud Klarsfeld, vraiment très très "djeun's"
Brice Hortefeux, le ministre de l'immigration
Le philosophe Daniel Glucksman
Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner

Madame et M. Chatel, porte-parole du gouvernement

Charles Pasqua

Michel Rocard, son épouse et sa fille, derrière.

Jean-Louis Borloo et Bernard Laporte.

Christine Lagarde.

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12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 11:21
Marche en mémoire d’Isabelle SuzonVendredi matin, a eu lieu à Vichy, une marche en mémoire d’Isabelle Suzon. Cette serveuse martiniquaise avait été abattue par un forcené vendredi 27 juin alors qu’elle travaillait. L’homme qui l’a tuée avait été ensuite abattu à son tour par le GIGN. Trois membres de sa famille dont sa sœur aînée avait fait le voyage de Martinique. Et tous (soit 13 personnes) devraient y repartir dimanche pour les obsèques. Claude Malhuret a pris le temps de recevoir une partie de la famille avant la marche en présence du délégué interministériel, Patrick Karam qui a participé à la marche avec de nombreux proches et amis de la Région parisienne mais aussi beaucoup de Vichyssois. Israelle, la fille de 13 ans d’Isabelle Suzon devrait être prise en charge par sa tante et venir s’installer en Martinique.

Le bon coup d'oeil du photographe








Les photos ont été fournies par
Laurence Plancke – Ville de Vichy, qui bien, que connaissant mal le monde antillais a réussi une très bonne photo mettant en scène des anciens amis... Charles Dagnet de la nouvelle Feudom, et Patrick Karam, délégué interministériel à l'égalité des chances des Français d'outre-mer.

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