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11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 19:01
Biodiversité : l’atout de l’outre-mer
Il ressort d’une conférence sur l’environnement qui vient de se dérouler à La Réunion que l’outre-mer dispose d’un atout majeur au sein de l’Europe : sa biodiversité.La conférence sur l’Union européenne et l’outre-mer face au changement climatique et à la perte de biodiversité a été conclue vendredi à La Réunion par le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer Yves Jégo, au nom de la présidence française.
L’objectif de la conférence, initiée par l’Union mondiale par la nature (UICN), était de montrer à l’Europe que l’outre-mer, trop souvent vue à travers ses handicaps, a un atout de première valeur : sa biodiversité. Grâce à elle, elle peut devenir un véritable laboratoire. Tel est l’exemple donné par La Réunion avec son projet d’autonomie énergétique en 2025. L’un des défis à venir sera de trouver une valeur monétaire à la biodiversité pour mieux la préserver.
Paul Vergès, président communiste du Conseil régional de La Réunion, a averti : « Nous sommes condamnés à inventer une nouvelle civilisation, nous survivrons ensemble ou nous périrons ensemble ». Il a rappelé que Rajendra Pachauri, qui préside depuis 2002 le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), a prévenu : « Pour contenir la hausse des températures en deçà de 2 °C-2,4 °C, ligne à ne pas franchir pour ne pas se mettre gravement en danger, il ne reste que sept ans pour inverser la courbe mondiale des émissions de gaz à effet de serre ». Avec les conséquences à venir pour les Régions ultrapériphériques (RUP, les DOM en France), les PTOM et les petits Etats insulaires : montée des eaux, détérioration des coraux qui protégent les îles, aggravation de l’intensification des cyclones… ».
Pas moins alarmiste que Paul Vergès, Yves Jégo a affirmé que « pour la première fois l’humanité prend conscience qu’elle peut disparaître ». Il a estimé que « les outre-mers sont une carte majeure du combat pour la survie de l’espèce. Ils sont le thermomètre de la nature ». Yves Jégo a ajouté que « dans les mois de la présidence française, l’Europe sera au rendez-vous de la planète ».
Dans la déclaration finale, la France « encourage et invite l’Europe à renforcer sa politique en matière de lutte contre le réchauffement climatique, à partir des RUP et PTOM ». De même elle demande qu’elle « s’inspire des actions conduites outre-mer ». Elle encourage également l’intégration régionale pour lutter contre le réchauffement et la perte de biodiversité.
Parmi une série de recommandations, les conclusions des travaux de la conférence remise à Yves Jégo soulignent que « la perte de biodiversité et le changement climatique ne peuvent être traitées efficacement que si le lien entre biodiversité et climat est reconnu ».
DM, à La Réunion

Toujours à l’air du jetableLors des cinq jours de conférence, 8 800 serviettes en papiers, 8 000 gobelets en plastique, 4 000 grandes assiettes en carton, 4 000 petites assiettes en carton et des centaines de couverts en plastiques ont été consommés par les participants. C’est à ne plus rien comprendre aux défenseurs de l’environnement…

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11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 18:56
Huit Guyanais aux portes de Sciences po
Aramand Flaun, le proviseur adjoint du lycée Bertène-Juminer à Cayenne et son homologue du lycée de Saint-Laurent du Maroni étaient fiers, vendredi, d’avoir à accompagner huit jeunes bacheliers à l’oral d’admission de l’école parisienne de sciences-politiques. « Ils sont eu toute l’année de terminale pour se préparer. Ils avaient un cours spécial le mercredi. En terme d’intensité et de rythme, c’est une première préparation ! Ils ont eu en plus  des exercices particuliers comme faire des revues de presse, assister à des exposés et s’entraîner à l’exercice de l’oral. » C’est la deuxième année que des élèves guyanais concourent à Sciences po. L’an passé, il y a eu deux admis après l’oral. Parmi eux Américain Jessi qui est venu donner une force à ses camarades. Roberto Doreka, bac ES mention assez-bien a dû expliquer aux examinateurs qui il était et parler de la Guyane. C’est la première fois qu’il vient à Paris. Roberto veut travailler dans l’administration. C’est en première qu’il a entendu parler du dispositif sciences-po. « A partir de là, j’ai donné tout ce que j’avais pour y arriver »… Nathalie Zhang, bac ES mention assez-bien, a dû s’expliquer sur son multiculturalisme ; elle est Française, Surinamienne et Chinoise et elle s’intéresse au département Asie de l’école de la rue Saint-Guillaume. Caroline Siong (bac ES mention assez-bien, notre photo) a dû raconter la période la plus difficile de sa vie avant qu’on ne lui demande ce qu’évoquait pour elle le libéralisme. Puis avec les examinateurs ils ont parlé des relations franco-chinoises, des JO et des droits de l’homme… Elle a gardé le sourire et s’est dit confiante après l’oral.
Didier Decoing, le directeur de Sciences-po a signé, il y a deux ans avec la Région et le rectorat une convention visant à favoriser l’accès à Sciences-po au public des zones d’éducation prioritaire. « La formation crée l’ambition », assure M. Flaun qui a noté que le dispositif avait amélioré le taux de réussite au bac. Alors qu’ils soient ou non reçus, ils ont d’autres projets et, dans l’immédiat, en attendant les résultats, celui d’aller au musée et à la Comédie française.

22 autres Antillais
En sus des huit Guyanais, douze Gaudeloupéens (dont 4 Marie-Galantais) et 10 Saint-Martinois sont eux aussi venus passer l’oral de Sciences Po, la journée de vendredi. L’ensemble des reçus et recalés seront connus le 17 juillet…

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 18:24
Grenelle : l’outre-mer demande 1,6 milliard d’euro
Le Comité opérationnel outre-mer (Comop) du Grenelle de l’environnement remettra prochainement au ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo et au secrétaire d’Etat à l’Outre-mer Yves Jégo son rapport, a annoncé la présidente du conseil général de La Réunion Nassimah Dindar. Le coût de neuf grandes mesures est estimé à 1,6 milliard d’euros.
Le Comop demande d’adapter à l’outre-mer le crédit d’impôt pour les dépenses d’économie d’énergie (pour les Dom). Il souhaite qu’une autorisation soit donnée au forage de puits géothermiques à proximité des parcs nationaux, qu’un schéma départemental d’orientation minière soit réalisé pour la Guyane. Le Comop voudrait créer une redevance minière (aurifères) en Guyane. Elle alimenterait les collectivités locales par une taxe afin de permettre la préservation écologique.
Le Comop veut favoriser la prise en compte du développement durable dans la procédure d’aménagement régional, élaborer un plan de gestion de l’espace maritime, valoriser la pharmacopée, mieux prendre en compte la protection des espaces naturels dans l’enseignement, renforcer la décentralisation sur les bases d’une nouvelle gouvernance écologique.
DM, à La Réunion

Sylvain Bolinois, vice-président du Conseil régional de Martinique
« Nous confronter aux autres »
A La Réunion, il participe à la conférence sur l’union européenne et l’outre-mer face au réchauffement climatique et à la perte de biodiversité.
Quel est l’intérêt de la conférence sur l’Union européenne et l’outre-mer face au changement climatique et à la perte de biodiversité ?
Sylvain Bolinois, vice-président du Conseil régional de Martinique : Il faut d’abord savoir que nous avons déjà mis en place pas mal de choses en Martinique. Cette conférence permet de nous confronter aux autres et d’apprendre ce que les autres font. Nous sommes déjà engagés dans le projet Netbiom, qui met l’outre-mer européen en réseau. Cette mise en réseau permettra à l’outre-mer de répondre ensemble à des appels à projets de l’Europe pour obtenir des financements.
L’outre-mer est souvent perçue comme une charge pour l’Europe, l’objectif de cette conférence est de dire que qu’elle peut apporter à l’Europe, à travers sa biodiversité et ses recherches liées à l’énergie…
Ce discours est ancien. Ce n’est plus la peine de le dire. Sans nous l’Europe ne serait pas une vraie puissance maritime. L’Europe l’a compris. Nous apportons plus d’un million de Km2 de zone économique exclusive à l’Europe. Depuis deux ans, l’Europe nous regarde d’un œil nouveau.

Interview Christian Baptiste. Conseiller régional, délégué à la mise en œuvre de l’agenda 21 (cadre de mise en œuvre du développement durable), Christian Baptiste explique l’intérêt de la conférence sur l’environnement qui se déroule à La Réunion.
« La communauté scientifique est consciente du danger »
Quel est l’intérêt de la conférence sur l’Union européenne et l’outre-mer face au changement climatique et à la perte de biodiversité ?
Cette conférence a un triple intérêt. La première est la communication. Il y a une grosse mobilisation de l’ensemble de l’outre-mer européen sur ces problèmes. C’est important que nous communiquions entre nous. Fort de cette connaissance de la biodiversité et du réchauffement, nous pourrons mieux réglementer pour préserver. La communication et la réglementation permettront de mieux valoriser et innover.
La conférence apporte-t-elle déjà des solutions et des orientations pour la Guadeloupe ?
Je compte sur la fin de la conférence pour que l’on puisse avoir des objectifs très concrets. Surtout, il faudra qu’ils soient accompagnés de moyens, d’autant que plus que la conférence est à l’initiative de la présidence française de l’Union européenne. Nous avons à mettre en synergie nos efforts, nous le faisons déjà avec Netbiome.
Un rapport assez inquiétant de l’Union mondiale pour la nature (UICN) et l’Observatoire français pour les effets du changement climatique (ONERC) a été rendu public en début de semaine. Quelle est votre réaction ?
Ce rapport n’est pas étonnant. Nous sommes exposés à tous les risques naturels : tremblements de terre, cyclones... La communauté scientifique est consciente du danger, mais il faut que ce message soit vulgarisé pour toucher tout le monde. En Guadeloupe, nous perdons des coraux et de la mangrove. Ce sont deux systèmes qui nous protègent des risques naturels. Cette dégradation joue aussi sur l’activité économique, notamment sur le tourisme. Nous devons aussi trouver des solutions sur l’énergie et le transport.

Pierre Aliotti, vice-président de Saint-Martin
Si on ne fait rien aujourd’hui, on ne pourra jamais le faire. »
« Le nombre et le niveau des participants à cette conférence est important. Nous sommes une petite île avec une pression extrêmement forte sur le milieu naturel. Si on ne fait rien aujourd’hui on ne pourra jamais le faire. Le rapport de l’UICN et de l’ONERC est inquiétant. Si le réchauffement est de 2ou 3°C en 50 ans il y aura des catastrophes. L’homme n’a jamais fait autant de dommages. Il faut expliquer aux autres élus les problèmes. La perte de la biodiversité est capitale pour l’humanité tout entière. »

Thérèse Marianne Pépin, vice-présidente de la Région Guadeloupe
« On apporte quelque chose de positif dans le monde »
« Cette conférence est très importante car elle nous permet de replacer la biodiversité comme élément fondamental de développement pour nos départements et régions d’outre-mer. Chercher à connaître les atouts de l’outre-mer plutôt que ces handicaps est déjà une bonne vision des choses. Les outre-mers ont un rôle central à jouer pour la biodiversité. C’est la première fois que l’on est reconnu comme apportant quelque chose de positif dans le monde. »

José Gaillou, vice-président de la Région Guyane
« Donner une valeur marchande à notre forêt »
De La Réunion, où il participe à la conférence sur l’union européenne et l’outre-mer face au réchauffement climatique et à la perte de biodiversité, José Gaillou, explique qu’il voit dans la forêt la richesse guyanaise.
Quel est l’intérêt de la conférence sur l’Union européenne et l’outre-mer face au changement climatique et à la perte de biodiversité ?
C’est l’opportunité de rencontrer l’ensemble des collectivités d’outre-mer de l’Europe. Le travail de coordination nous permettra d’être plus fort. Nous sommes conscients que la biodiversité peut avoir une grande valeur marchande sur le développement économique de nos territoires. L’outre-mer représente 90 % de la biodiversité de la France et de l’Europe. Il y a un intérêt pour que les retombées soient en faveur de nos populations.
Un rapport assez inquiétant de l’Union mondiale pour la nature (UICN) et l’Observatoire français pour les effets du changement climatique (ONERC) a été rendu public en début de semaine. Il évoque une Amazonie transformée en savane…
Nous avons des défis à relever face au réchauffement climatique. Nous voyons déjà la progression de la savane. Par rapport à l’activité minière, notamment illégale, nous devons mettre en avant des actions en faveur de la « banque génétique » qu’est l’Amazonie, le poumon du monde. Il faut travailler sur les mentalités des populations pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre.
Le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo,a parlé lundi de "rémunérer le capital des fruits de la nature". Avec l’Amazonie, la Guyane dispose d’un trésor…
Une étude a montré qu’un hectare de forêt en Guyane piège deux tonnes de carbone par an. La forêt guyanaise représente environ 7,5 millions d’hectare. Nous piégeons donc 15 tonnes de carbone par an. Si la Guyane était sur le marché du carbone nous pourrions gagner 200 voire 300 millions d’euros par an*. Les collectivités guyanaises sont exsangues. Et notre population a une démographie galopante. Nous sommes riches avec notre forêt, mais la France utilise un quota carbone pour ses industries et l’émission d’effet de serre. Si je pouvais dire à un Guyanais qui a besoin de foncier de ne pas couper les arbres car cela va rapporter, forcément il protégera l’environnement. Il faut donner une valeur marchande à l’environnement.
Cette conférence va-t-elle servir à la reconnaissance des Régions ultrapériphériques et des Territoires d’Outre-Mer (PTOM) par l’Europe ?
Tout à fait, car il y a un travail de reconnaissance. La Guyane est la seule région ultrapériphérique continentale, souvent on l’oubli. C’est grâce à ce rassemblement de force que nous pourrons faire entendre nos voix.

* Il existe aujourd’hui un marché de négociation et d’échange de carbone qui permet aux pays pollueurs d’acheter aux pays non pollueurs des droits d’émission.


Netbiom : l’outre-mer européen travaille uni
Les représentants des 7 Régions ultrapériphériques de l’Union européenne (Les départements d’outre-mer pour la France) et 21 Pays et Territoires d’Outre-Mer (PTOM) se sont réuni mercredi à La Réunion dans le cadre du programme Netbiome.
Celui-ci doit permettre aux collectivités de répondre ensemble aux appels à projets de l’Union européenne. Thérèse Marianne Pépin, vice-présidente de la Région Guadeloupe, explique qu’ « aucune des régions ne peut répondre aux appels car elles sont trop petites. Ce rassemblement permet de mutualiser les politiques de recherche en matière de biodiversité et de développement durable afin que nous puissions mettre en place une stratégie et des politiques de recherche et que nous demandions ensemble des financements lors des appels à projets ».
L’Europe finance à hauteur de 2,5 millions d’euros sur la période 2007-2011.




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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 18:00
Le transfert du corps d’Isabelle Suzon pris en charge par le gouvernement
Yves Jégo, secrétaire d'état à l'outre-mer et Patrick Karam, délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'outre-mer, ont reçu, mercredi, en présence du maire de Vichy, Claude Malhuret, la famille de la jeune Martiniquaise, Isabelle Suzon, tuée par balle dans un café de Vichy, vendredi dernier, afin de lui témoigner la solidarité du gouvernement dans le drame qui les touche.
Le gouvernement prend en charge les frais de rapatriement du corps de la victime en Martinique (qui sera fait ce dimanche par les Pompes funèbres générales), et le déplacement de treize membres de la famille, qui se rendront à la Martinique, ce week-end, pour l'enterrement de leur parente. En outre le gouvernement a financé la venue de trois membres de la famille Suzon depuis la Martinique pour la marche silencieuse organisée vendredi matin à Vichy. A titre exceptionnel, Air Caraïbes a consenti un billet à 500 euros A/R.
Claude Malhuret devrait recevoir la famille d'Isabelle Suzon à 9 heures.

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 17:29
Interview. Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer
M. Jégo sera en Martinique le 14 juillet et fera ainsi deux 14 juillet ! Le premier à Paris sur les champs-Elysée puis à l'Elysée. A 16 heures, il s'envolera pour la Martinique et fera son second 14 juillet avec les militaires du Régiment du service adapté, le soir à Fort-de-France.
"Je suis heureux d’offrir aux Martiniquais un feu d’artifice"
Vous venez passer le 14 juillet en Martinique, faut-il y voir un symbole ?
Ce sera mon 4ème déplacement en 4 mois en Martinique. J’étais là le 17 avril quelques heures après le décès d’Aimé Césaire, j’étais là aussi pour la commémoration de l’esclavage. Je considère que celui qui a en charge l’Outre-Mer au Gouvernement doit être présent aussi souvent que possible aux côtés des habitants. Vous avez raison, ma présence ce 14 juillet, c’est aussi un symbole en ce jour de fête nationale. C’est sans doute la première fois qu’un ministre vient célébrer le 14 juillet à Fort-de-France, je le fais avec bonheur et je suis heureux d’offrir aux martiniquais un feu d’artifice à cette occasion. Il n’y a pas que les parisiens qui doivent bénéficier d’un tel spectacle le 14 juillet.
Le 26 juin dernier, à l’issue de la dernière consultation des socioprofessionnels, vous avez annoncé à l’AFP un bonus de 80 millions d’euros supplémentaire par an dans le cadre de la future loi de programme. D’où provient cette somme ? Comment avoir obtenu une telle rallonge dans le contexte actuel ?
Je crois qu’il faut vraiment arrêter de raisonner uniquement en enveloppe budgétaire globale même si il est vrai que cette future loi-programme va mobiliser en 5 ans 10 milliards d’euros pour les entreprises et l’activité économique outre-Mer. En arrivant rue Oudinot en mars, j’ai souhaité, avec Michèle Alliot-Marie, jouer la concertation à fond. Les socioprofessionnels se sont exprimés et, sur de nombreux points, nous leur avons donné satisfaction. Avec quel objectif ? Celui de présenter un texte efficace pour répondre aux engagements de Nicolas Sarkozy à savoir : accélérer la baisse du chômage en créant des zones franches globales d’activités sur tout le territoire et augmenter la construction de logement en particulier dans le secteur social très en panne. Je rappelle qu’à la Martinique 10000 familles attendent un logement social et que seulement 258 ont été construit en 2007 ! C’est à ces familles que je n’ai cessé de penser durant la concertation autour de ce futur projet de loi qui sera présenté prochainement au conseil des ministres.
Vous avez évoqué au Sénat la nécessité de faire une étude sur le coût de la vie aux Antilles avant de traiter le dossier des sur-rémunérations des fonctionnaires. C’est un nouvel objectif du Gouvernement ?
Le coût de la vie est une préoccupation majeure et constante du gouvernement aux Antilles comme en métropole. Avec les observatoires des prix, nous souhaitons mettre en place de nouveaux outils pour lutter efficacement contre certaines hausses abusives. Il s’agit aussi de se mettre d’accord sur un indice de différentiel du coût de la vie entre chaque territoire et la métropole afin d’en corriger les écarts. Ce combat pour redonner du pouvoir d’achat doit se mener sur tous les fronts aux Antilles comme ailleurs. Pour ce qui est des fonctionnaires de l’Etat, j’ai rencontré leurs organisations syndicales afin d’évoquer avec elles ces questions de pouvoir d’achat ainsi que la remise en cause des abus de l’ITR (indemnité temporaire de retraite) mais ce dossier ne concerne pas les Antilles.

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 16:56
Brune n° 22  est dans les kiosques
C'est l'été , c'est donc le moment de lâcher prise... Le nouveau Brune donne quelque tuyau, jusrtement pour... lâcher prise, se relaxer, faire le vide dans sa tête, prendre les bonnes résolution pour bien redémarrer à la rentrée. L'idée, c'est que personne ne décidera à votre place !
Dans ce numéro, une rencontre avec un as de la haute couture venu de la Guyane française, Alex Rotin. De cette terre aurifère d'Amérique latine, il puise l'opulence réhaussée de sobriété, la sophistication teintée de classicisme.
Après un détour par Saint Martin et Marie-Galante, deux destinations coups de coeur, un focus sur le bleu indigo ! Cette couleur si noble dont l'origine vient des confins des terres africaines. Son histoire renaît aujourd'hui avec le Malien Aboubakar Fofana. Héritier de la mémoire des peuples teinturiers Soninkés et de ce savoir-faire presque oublié, il créé un art de vivre aux multiples nuances, pareil à l'azur d'un ciel recomposé.
Enfin, la rédaction  propose un entretien avec Maryse Condé, l'écrivain guadeloupéenne à l'occasion de la parution de son dernier roman Les Belles Ténébreuses, aux Editions Mercure de France.
Site de Brune :   www.brune-lemag.com


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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 17:46
Environnement : les risques pour l'outre-mer
Le changement climatique et la perte de biodiversité auront des conséquences sociales, économiques et sanitaires en Guadeloupe. C’est ce qui ressort d’un rapport dévoilé à La Réunion lors d’un événement organisé dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne.
L’Union mondiale pour la nature (UICN) et l’Observatoire français pour les effets du changement climatique (ONERC) ont présenté lundi, à La Réunion, un rapport intitulé « Changement climatique et biodiversité dans l’outre-mer européen ». Le cas de chaque collectivité d’outre-mer et de leur région a été étudié. Les conclusions font craindre des conséquences sociales, économiques et sanitaires importantes.
Pour Jérôme Petit, l’un des rédacteurs du rapport, « par ses caractéristiques et sa fragilité l’outre-mer est une sentinelle qui sonne l’alarme, mais elle pourrait aussi servir de véritable laboratoire pour les stratégies à mettre en place ».
La température moyenne pourrait augmenter dans la région Caraïbe de 2° C d’ici 2099, selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), Les précipitations pourraient quant à elles diminuer de 12 % d’ici la fin du siècle. Les événements climatiques deviendraient extrêmes (plus de sécheresses et augmentation du nombre de cyclones et de leur intensité).
Menace pour le tourisme
En Guadeloupe, comme en Martinique, les mangroves, les plages et les récifs coralliens sont particulièrement menacés. L’augmentation de la violence et du nombre des cyclones dus au réchauffement climatique ne sera pas sans conséquences sur les activités touristiques. Sans compter que « les cyclones et leurs impacts sur les infrastructures d’accueil pourraient menacer l’activité touristique », estiment les rapporteurs.
Le tourisme a besoin d’un environnement sein. Pour preuve, une enquête réalisée dans les Caraïbes, sur l’île de Bonnaire, a démontré que 80 % des touristes ne renouvelleraient pas leur séjour pour le même prix si les coraux étaient sérieusement affectés par le blanchissement*.
En 2005, la température des eaux des Caraïbes avait dépassé 29 °C durant 6 mois. 50 % en moyenne des récifs coralliens ont alors blanchi. Un an plus tard 40 % d’entre eux étaient morts. Les années comme celles de 2005 risquent de devenir « potentiellement de plus en plus fréquentes ».
Baisse des productions agricoles
Les événements climatiques pourraient devenir extrêmes (plus de sécheresses et augmentation du nombre de cyclones et de leur intensité). En ravageant les bananeraies, Dean en a été la manifestation. Mais le réchauffement aura des conséquences aussi sur la production des tubercules comme le manioc ou les patates douces. « Le changement climatique risquerait également d’affecter négativement les rendements de ces cultures », souligne le rapport qui ajoute que « l’impact du changement climatique sur l’agriculture pourrait affecter profondément l’économie ».
Menace pour la santé
« Le changement climatique pourrait aussi présenter un risque pour la santé publique ». En cause : l’augmentation de la température de l’eau des étangs et des rivières qui accroîtrait la présence de la bilharziose. La dengue serait, elle-aussi plus présente. De plus, « l’arrivée de nouvelles maladies » n’est pas exclue.
David Martin, à La Réunion

En Guyane
L’Amazonie transformée en savane
Les conditions climatiques risquent de devenir extrême. Les températures moyennes annuelles en Guyane pourraient augmenter de 3,3 °C, avec une élévation plus marquée en juin-juillet-août. Les précipitations pourraient, elles, augmenter fortement de décembre à février tout en diminuant de façon importante de juin à août.
Aussi incroyable que cela puisse paraître l’Amazonie est menacée d’assèchement. Selon des chercheurs brésiliens, elle pourrait devenir savane d’ici 2100. L’étude se base sur un événement survenu en 2005. « Les températures de surface de l’océan Atlantique tropical nord ont été particulièrement élevées, ce qui a causé une dépression au-dessus de cette zone », souligne le rapport. Les précipitations ont été réduites, les rivières se sont asséchées et la forêt a brûlé. L’UICN et l’ORNEC craignent donc qu’ « une augmentation durable des températures de l’océan Atlantique, comme celle observée en 2005, affecte profondément la forêt amazonienne ».
Les rapporteurs jugent qu’ « une hausse des températures de 5 à 8 degrés accompagné d’une baisse des précipitations de 15 % pendant la saison sèche, pourrait transformer le paysage de l’Amazonie en une véritable savane ».
La biodiversité en danger
Le bassin amazonien contient 50 % de la biodiversité mondiale. Les conséquences du réchauffement pour la biodiversité seraient donc « considérables », 43 % des espèces étudiées deviendraient non-viables en 2095. Sans compter que l’Amazonie est l’un des poumons de la planète.
Production agricole en baisse
Une réduction des précipitations pourrait diminuer les rendements de production et favoriser l’infestation de pestes. Conséquence : les surfaces agricoles devraient être étendues, contribuant ainsi à la déforestation.
Augmentation des risques sanitaires
Durant la période humide, l’accroissement des précipitations pourrait provoquer des inondations et engendrer des épidémies comme la malaria ou la dengue ou des maladies infectieuses comme le choléra ou la méningite.

Borloo : « Une conférence historique »
La Réunion accueille du 7 au 11 juillet une conférence sur le changement climatique et la biodiversité dans l’outre-mer européen (28 territoires ou régions de six pays). Quelque 400 experts internationaux planchent sur ces questions. Le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, a ouvert ces cinq jours au programme très dense. Cette réunion est la première de la présidence française de l’Union européenne. « Avec le président de la République et le Premier ministre, nous étions absolument déterminés à ce que cet événement ait lieu sous la présidence française européenne », a-t-il déclaré. Il a jugé la conférence « historique » pour définir la stratégie européenne de lutte contre le réchauffement climatique et la perte de biodiversité.
« Si dans sept ans, l'ensemble des régions du monde n'a pas globalement pris des mesures, nous risquons d'entrer dans l'irréversible », a indiqué le ministre. Pour lui après « le financement du capital et du travail », il va falloir « rémunérer le capital des fruits de la nature, le seul en raréfaction ».
Avant lui, le président du Conseil régional, Paul Vergès avait rappelé les efforts de La Réunion pour « l’autonomie énergétique de l’île avant 2025 ». Il a noté avec regret qu’ « arrêter l’érosion de la biodiversité à l’horizon 2010 semble hors de portée ».
Le secrétaire d'État à l'Outre-mer, Yves Jégo, clôturera les travaux vendredi. 30 000 euros seront pris sur le budget de la conférence afin de compenser les émissions de CO2 de l’événement. Ils financeront des projets de reforestation dans l’océan Indien (notamment à Madagascar).


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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 17:22
Vers la démission d’office de Louis-Constant Fleming
Le conseil d’Etat examinait hier l’affaire Louis-Constant Fleming. Le président de la collectivité territoriale de Saint-Martin qui s’est vu reprocher par la commission des comptes de campagne de ne pas avoir ouvert de compte bancaire pour la campagne précédant les élections territoriales de juillet 2007 est menacé d’inéligibilité pour une durée d’un an. Le commissaire du gouvernement qui a rappelé que M. Fleming avait déjà été déclaré inéligible pour les mêmes raisons en 2002 après les législatives, a demandé aux juges du contentieux de le démissionner d’office, de le déclarer inéligible pour un an et de proclamer Laurent Fuentes (conseiller économique et social et colistier du président) élu à sa place. L’affaire a été mise en délibéré.

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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 21:41
Pipol autour de Kassav !
Dans les backstages du Zénith de Paris avec Kassav

L’une redémarre Zouk machine avec Layko de Guadeloupe et Lïor de Martinique, la seconde sort tout juste elle et moi… Chris Obydol et Lynnsha étaient là.

Avant d’entrer sur scène Jocelyne Bérouard, telle une diva, est saluée par Eric Siar, le producteur.

Laetitia Guédon qui prépare la mise en scène de Bintou, une pièce de Koffi Kwahulé avec 16 comédiens, est avec Hélène Beauregard, Madame Stéphane Castry dans le privé.
La directrice Europe d’Air Caraïbes dont la compagnie aérienne st partenaire à l’année de Kassav dans le bureau du calife, François pinard, producteur de cette tournée.

Entre les deux choristes historiques (il manque la troisième sur la photo !), Marie-Josée Gibbon et Marie-Céline Chroné, leur styliste, Moïse Rippon.
Michèle Jean-Gilles (à gauche) tient le Beau lounge, rue du Poitou, une adresse antillaise… A ses côtés Suzy Condoris, une « super copine » de Kassav. Elle est venue exprès de Martinique passer les trois jpurs au Zénith.

Pascal Garel, Serge Taret et Dominique Delsame (il manque Baddy Gnama, caché derrière Jacob) dissertent avec le boss des risques de laisser traîner sur la scène un cable vidéo pour les jambes des artistes… L’équipe de Skyprod a assuré deux heures de direct pour Orange Caraïbes.

Quand deux talents se retrouvent… Ronald Rubinel donne une force à Jean-Philippe Marthély, juste avant de grimper sur scène.

Les pianistes, maîtres et élèves, dans l’ordre et dans le désordre, Thierry Vaton et Didier Davidas.

Vanessa Bradley, nouvelle égérie américaine du photographe de mode et de musique, le Sénégalais Michel Bocandé, habitué des tournées de Kassav.

Zouk machine (on ne résiste pas à la remettre !) et Stéphane Castry, très disco !

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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 19:57
Yves Jégo propose des économies pour RFO
Après ses déclarations dans l’AFP par lesquelles Yves Jégo se disait favorable à la suppression de la publicité pour les chaînes de RFO, il est revenu hier sur sa façon de voir comment RFO pourrait y arriver : « Je propose que chaque année, pendant quatre ans, RFO économise 1,75 % de son budget. En quatre ans, elle aura ainsi compensé les 7 % que représente la publicité dans son budget global, soit 18 millions d’euros sur quelque 260 millions. « C’est à la hauteur du possible pour RFO partout où elle est en concurrence et ça la libèrera des contraintes de l’audimat pour faire du qualitatif, du culturel et pas du commercial. Je pense que c’est une volonté partagée par tous », a-t-il ajouté.

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