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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 19:40
Charte contre les discriminations au logement
3 questions à Patrick Karam, délégué interministériel

« Aucune agence ne voudra risquer une radiation »
Vous aviez annoncé la signature de cette charte en septembre 2007 ; pourquoi ne la signer que maintenant ?
Si c'était si facile, il y a longtemps que cela aurait été fait. Il a fallu d'abord convaincre qu'il s'agissait d'un problème spécifique qui ne touche que les ultramarins et qui ne pouvait pas être résolu par le biais des dispositifs de lutte contre les discriminations existants.
De plus cette charte que j'ai proposée contient des engagements très contraignants pour les signataires. Il a fallu leur faire comprendre et accepter et Mme Boutin m'a fortement aidé à convaincre.
Vous aviez, lorsque vous étiez président du Collectifdom, été à l'origine de la loi du 13 juillet 2006, interdisant de telles pratiques. Pourquoi pensez-vous que cette charte pourra faire cesser ce type de discriminations alors que la loi n'est pas appliquée ?
Bien qu'on ait coutume de dire que « nul n'est censé ignorer la loi », si celle du 13 juillet 2006 n'est pas appliquée c'est notamment par manque d'information.  La plupart des agences ne sont pas au courant de l'existence de cette loi. D'abord, les partenaires s'engagent à informer tous leurs adhérents que refuser une caution ultramarine est une discrimination. De même, les locataires seront aussi prévenus de leur droit et de la possiblité de saisir le procureur et la Halde. Les contrats de travail des personnels salariés pourront contenir une clause anti-discrimination. Enfin, il faut savoir que les sanctions prévues sont très lourdes et qu'une agence ne voudra pas risquer une radiation syndicale pure et simple pour quelques euros de plus !
Comment comptez-vous vous assurer que cette charte ne sera pas détournée ?
Pour lutter contre d'éventuels détournements, cette charte interdit que la caution exigée pour l'outre-mer soit plus importante que pour la métropole. Et une opération de testing basée sur différentes hypothèses et comparaisons aura lieu sur tout le territoire national, avant la fin de l'année. Cela permettra de vérifier à la source la bonne application de la charte. Si d'aventure, une agence n'aurait pas compris le message, les sanctions, pénales et disciplinaires, et la mauvaise publicité qui lui seront faites décourageront les autres de suivre son exemple.

Les limites de la loi
La question de la discrimination au logement est très délicate en métropole pour les originaires d’outre-mer. Bien souvent, les bailleurs (agences ou particuliers) opposent aux prétendants à la location qu’une caution issue d’un compte outre-mer n’est pas recevable. Le député maire de Papeete, Michel Buillard avait déjà saisi l’assemblée nationale avant que le loi de juillet 2006 ne soit adoptée, réaffirmant cet égalité des citoyens devant le droit au logement. Mais avec ou sans loi, le résultat est toujours le même. Il est difficile de faire admettre la réalité du droit. Sabrina, une jeune Martiniquaise, a connu encore ce type de difficulté il y a moins d’un an. Fonctionnaire ultramarin muté en métropole, elle s’est vu refuser la caution de sa mère institutrice en Martinique. Malgré la qualité de son dossier reconnu par l’agent immobilier, elle s’est vue reprocher l’origine de cette caution. Et quand bien même, Sabrina a expliqué la loi, l’agent lui a répondu que cela relevait du propriétaire… Elle a renoncé à son appartement à la Butte aux cailles dans le 13e arrondissement. Le cas des Dupuy, à la Réunion, esr remarquable lui aussi. Le frère et la sœur, à trois ans d’intervalle ont connu les mêmes déboires en voulant se loger pour leurs études alors qu’ils viennent d’une famille très fortunée, dite de  « Gros blancs ». Leur père a préféré acheter à Paris ! Encore, le cas de cet autre ultramarin, Julien de Guadeloupe, qui s’est vu demander six mois de caution… Voilà tout l’enjeu de la charte signée de Karam et Boutin et des principaux syndicats immobiliers.

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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 19:35
Yves jégo surfe sur le récif coralien
Le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer Yves Jégo s’est félicité, hier au cours d’une rencontre avec la presse à Paris, de la classification du récif coralien calédonien au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. « L’outre-mer est en avance sur la métropole dans sa mobilisation pour la biodiversité », a indiqué le ministre, rappelant que depuis 2000 la France avait initié cette action. « Ce classement est la reconnaissance du travail des collectivités », a-t-il ajouté. Yves Jégo a assuré qu’à partir de la rentrée de septembre, une action serait développée vis-à-vis des entreprises pour lancer un mécénat. Il a aussi évoqué l’impact possible de l’exploitation du nickel sur le récif coralien et a indiqué qu’une mission viendrait vérifier que le projet Goronickel ne nuise pas au récif. « Toutes les industries ont des conséquences sur l’environnement. Il faut les mesurer et faire en sorte que l’exploitation et la protection de la nature ne s’opposent pas. » Dès aujourd’hui, la presse nationale et locale communiquera diffusera la nouvelle campagne de promotion du secrétariat d’Etat à l’Outre-mer (avec Eramet et la BRED-BCI) vantera le récif coralien, « le paradis (qui) vient d’être reconnu ».

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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 18:13
Kassav s’est bien chauffé au Zénith avant d’aborder les AntillesKassav a rempli trois soirs de suite (vendredi, samedi et dimanche dernier) le Zenith de Paris pour sa première tournée depuis la sortie de All U need is zouk. Avec 5000 personnes chaque soir et une retransmission en directe de deux heures samedi soir aux Antilles (via les téléphones portables), les cinq plus grands musiciens antillais et leurs complices (cuivres, choristes, claviers, percus, techniciens…) ont confirmé qui ils étaient : des géants. Plus que des retrouvailles, ces concerts ont été une communion ! Depuis plus de 30 ans qu’a eu lieu une des plus importantes révolutions musicales après celle du rock’n’roll, l’invention du zouk, Kassav a confirmé qu’ils n’avaient rien à envier aux Rolling Stones ! Un grand groupe se mesure au nombre d’albums vendus, au public qu’il attire et à sa durée. Kassav est dans le ton  !Jean-Claude Naimro l’a rappelé sur scène quand il a dit : «  C’est pas parce que nous sommes dans nos deux petites îles que les gens doivent croire que nous sommes encore dans notre cocotier ! » Maintenant que le tour de chauffe parisien est fini. Gare, Kassav débarque ll gros son aux Antilles !

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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 16:47
Une Martiniquaise tuée d'une décharge de fusil à Vichy
Isabelle Suzon, une Martiniquaise de 42 ans, a été tuée d’une décharge de fusil à canon scié à bout portant alors qu’elle se trouvait derrière le bar où elle travaillait comme serveuse. Le drame est survenu à Vichy dans l’Allier, au bar le Mokador, vendredi dernier sur le coup de 12 h 30. L’homme qui a tiré a été abattu par le GIGN, selon un communiqué de la Fédération européenne des outremers, une nouvelle association présidée par Charles Dagnet). Le tireur était connu par les services psychiatriques de la ville. Les avis divergeaient encore hier quant aux raisons du geste de cet homme, jusqu’à savoir si auteur du coup de feu et victime se connaissaient ou non. On sait que l’homme est sorti dans la rue portant un sac contenant le fusil à canon scié et qu’il s’est rendu au bar, le Mokador, où il a demandé à sa victime de lui servir un diabolo. En décédant, Isabelle Suzon laisse trois enfants dont le plus jeune est une fille de 13 ans. Une marche silencieuse est organisée par la famille et son comité de soutien vendredi prochain à 11 heures, place de la poste à Vichy par ses proches. Quant au corps, il doit être rapatrié en Martinique.

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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 12:50
Danses, musiques, couleurs et gaz au carnaval antillais de Paris
2100 carnavaliers issus de 30 associations de métropole et d’outre-Mer. Des chars, des groupes à pieds, des danseurs, des musiciens… Le carnaval tropical de Paris qui s’est déroulé dimanche dernier a été un véritable voyage de la Guadeloupe, en Martinique en passant par la Guyane, Haïti, le Brésil et même l’Indonésie. La 7e édition du Carnaval tropical placée sous le signe du « Dialogue interculturel », a rassemblé quelque 40 000 personnes malgré un temps très maussade. Sur la place Daumesnil-Félix Eboué, dans le 12e arrondissement, le jury composé de personnalités aussi ouvertes qu’internationales avait 3 minutes pour juger de la qualité des prestations. Avec Maurice Jallier, créateur du carnaval de Paris et président d’honneur, les frères Ismaël et Iksu Touré Kunda présidaient un jury composé de Maria-Augusta Rodriguez (l’une des responsables du Carnaval de Rio pour lequel elle forme les jurés), Les Zouk Machine, Bams, Leonora Miano (écrivain originaire de Douala), Kusuma Habir (de l’ambassade d’Indonésie) et Jean-Pierre Guis (conseiller à la mairie du 12e). Le groupe Pikan venu de Guadeloupe a eu beaucoup de succès ainsi que Plastic system band de Martinique (et partenaire de France-Antilles). Ils ont tout deux décroché un prix. Les Guyanais de la MEJOM se sont fait remarquer avec leur banderole vantant la nouvelle liaison Paris–Cayenne sur Air Caraïbes ! RFO avait déployé de grands moyens avec une captation en directe, Flyy Lérandi au déboulé et Thierry Moncontour en plateau pour des directs sous la tente où se sont succédés Krys Obydol, Lynnsha, Slai, Claude Ribbe, Jean-Claude Cadenet, George-Pau Langevin… Dans la rue, le défilé des 29 équipages se terminait par un char de

Flyy et Wallès Kotra de France Ô

hip-hopeurs drainant une foule de carnavaliers festifs. Derrière, en guise de voiture-balai, une largeur de rue de véhicules de police emplis de CRS. Un incident en queue de cortège a d’ailleurs provoqué quelques jets de jets de gaz qu’on a pu ressentir jusqu’à la tribune d’honneur… Après le passage du défilé, les gardes mobiles ont pris position sur la place Félix Eboué et des policiers en civil recueillaient des témoignages comme celui d’une jeune fille qui se plaignait d’avoir été bousculée. Le carnaval terminé, l’activité déployée sur la place Felix Eboué invitait à tout sauf à y rester.

Le palmarès :
Meilleur costume DOM-TOM : PIKAN (Guadeloupe)
Meilleur costume Paris : SIGUINES
Meilleur char : INDONESIE
Meilleur groupe à pied DOM-TOM : PLASTIC SYSTEM BAND (Martinique)
Meilleur groupe à pied Paris : DIFE KAKO
Prix d’honneur : BLOCO DE PARIS
Prix Spécial : CHAYE YO
Prix Coup de Cœur : MIYO



Le groupe martiniquais a fait le voyage spécialement pour défiler à Paris mais est revenu sans prix... Là aussi, l'important c'est de participer !
M. Bordin est resté assis en tribune, mais son épouse carnavalesque (en bleu) rassemble le reste de la famille après avoir conduit le défilé juste devant le jury. Elle n'est pas Mme Adeline de la Briscante, mais Evelyne Brunstein bien connue des groupes carnavalesques pointois.
Les Brésiliens de Bloco de Paris ont largement dépassé les 3 minutes alloués pour danser devant le jury, mais la foule a appécié et les jurés leur ont accordé un prix d'honneur !
La chorégraphe Chantal Loïal et ses danseurs de Difé kako brillent par leur harmonie de groupe. Le jury ne s'y trompe pas. Difé Kako, meilleur groupe à pied de métropole. Difé Kako remporte un prix chaque année depuis qu'il défile à Paris !
Cé yo mem regroupe des Martiniquais de la région parisienne. De la chaleur et de l'énergie mais pas de prix pour eux...
Ils sont en métropole et ils viennent de Capesterre-Belle-Eau en Guadeloupe. Les Kapesteriens, pourtant bien chorégraphié n'ont pas séduit les jurés.
Les Guyanais de Mo isi mo rot bo, on mo pou di on janbé d'lo !
Les autres Guyanais ! Sinnamary/Gaïana 973
Les excellents Martiniquais de Plastic System band venus exprès à Paris pour emporter le prix du meilleur groupe à pied d'outre-mer !
Les Gwadas de Miyo, eux aussi venus exprès à Paris, ont récolté le prix Coup de coeur du jury.
Pikan (encore des amabassadeurs de Guadeloupe !) ont décroché le prix du meilleur costume des DOM-TOM.
Les Antillais de Woulib n'ont pas eu la même côte que les Vélib' parisiens... Pas de prix...
Le mouvement européen des jeunes d'outre-mer, lui aussi bredouille...

Saki fet fet...
L'association Racin guinen d'Haïti...


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5 juillet 2008 6 05 /07 /juillet /2008 11:33
La Réunion capitale de l’environnement outre-mer
Durant quatre jours, spécialistes de l’environnement et politiques vont plancher à La Réunion sur le défi environnemental de l’outre-mer européen.
L’outre-mer ouvre en beauté la présidence française de l’Union européenne grâce à une initiative de l’Union mondiale pour la nature (UICN). La Réunion accueille du 7 au 11 juillet une conférence intitulée « L’Union Européenne et l’Outre-mer : Stratégies face au changement climatique et à la perte de biodiversité ».
Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Jean-Louis Borloo, ouvrira les travaux lundi. A l’occasion de sa venue il lancera un programme de développement des énergies renouvelables à La Réunion. Le Grenelle de l’environnement a fixé à 50 % à l’horizon 2020 le pourcentage de ce type d’énergie outre-mer. Le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer Yves Jégo ira conclure la conférence vendredi.
Les représentants des sept régions ultrapériphériques de l’Union Européenne (les départements d’outre-mer pour la France) et des 21 pays et territoires d’outre-mer (PTOM) participeront à des tables rondes et ateliers aux côtés des institutions européennes, des organisations non gouvernementales et de petits Etats insulaires.
Délégations antillo-guyanaises
Une délégation martiniquaise sera conduite par Sylvain Bolinois et Lise N'Guela, vice-présidents du conseil régional, une autre guyanaise sera menée par José Gaillou, vice-président du conseil régional et une troisième, guadeloupéenne, sera emmenée par Christian Baptiste, conseiller régional.
Les collectivités d’outre-mer françaises appartiennent à 4 des 34 points chauds de la biodiversité mondiale (Caraïbes, océan Indien, Nouvelle-Calédonie et Polynésie-Micronésie). Ces « hot spots » abritent à eux-seuls 50 % des espèces de plantes et 42 % des vertébrés terrestres. La France occupe donc un rôle essentiel dans la sauvegarde de la biodiversité.
L’outre-mer est particulièrement exposé à de nombreux risques dont celui du changement climatique. Traitement des déchets, énergies propres, conservation de la biodiversité, gestion des écosystèmes, sont autant de thèmes intéressant les collectivités ultramarines.
David Martin (Les Nouvelles Calédoniennes et les Nouvelles de Tahiti)

Faire de la vulnérabilité un atout
Politiques et économistes commencent à prendre conscience que le temps où l’environnement était un sujet réservé aux seuls écolos est terminé. Les conséquences sociales, économiques ou sanitaires de la dégradation environnementale et du réchauffement planétaire sont désormais une réalité. La conférence ouvrira-t-elle la voie d’un « outre-mer exemplaire », en transformant sa vulnérabilité en atout ? Pour Julia Marton-Lefèvre, Directrice générale de l’UICN  les stratégies mises en place pourraient « servir de modèle pour le reste de l’Europe et du monde, tout en jouant un rôle dynamique dans leurs propres régions ».

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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 18:53
Jego et Karoutchi caressent l’électorat ultra-marin d’Ile de France
L’un est secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, l’autre aux relations avec le Parlement. Ils sont tous deux élus d’Ile de France et ont en ligne de mire la Région en 2010. Hasard ou cocasserie, toujours est-il qu’ils ont choisi le même jour pour jauger leurs troupes dans la sphère ultra-marine. Roger Karoutchi, secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement a choisi, en tant que président du groupe UMP à la Région Ile de France, d’inviter les anciens membres de la coordination des comités de soutiens des originaires d’outre-mer à Nicolas Sarkozy (feus les réseaux de Karam) à un déjeuner vendredi midi au siège de la Région, en utilisant sa collègue au groupe régional UMP, Marie-Dominique Aeschlimann comme « trait d’union ». On a donc revu des gens comme Arole Lamasse, Freddy Loyson, René Silo, Eddie Josephau, Alice Catoire, ou encore Sinti Bentimoussa… Tous anciens des comités Karam pendant la campagne présidentielle. En revanche, ce dernier quoique invité n’a pas fait le déplacement !
Ce même vendredi, Yves Jégo a choisi d’inviter les élus et conseillers nationaux UMP d’outre-mer à un dîner auquel devaient participer Patrick Devedjian et Jean-Pierre Rafarin. C’est lors de ce repas qu’Yves Jégo devait lancer (selon Le Parisien) le Club des élus de la majorité présidentielle d’outre-mer (Cemapom). Ce club doit rassembler tous les élus ultra-marins qui soutiennent l’action du président de la République. Marie-Dominique Aeschliman et Roger Karoutchi  ne devaient pas s’y rendre. Le premier a déclaré à la seconde empêchée qu’il avait mieux à faire. En revanche, Marie-Luce Penchard y était attendue.

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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 17:40
Les héritiers d’Aimé Césaire contre l’utilisation du nom de leur père pour « les Césaire de la musique »
Jacques Césaire, au nom des héritiers d’Aimé, a confirmé auprès de France-Antilles, avoir écrit, il y a environ un mois, à Franck Anretar, créateur et co-organisateur des Césaire de la musique, pour lui signifier leur opposition à ce que cette cérémonie continue de faire référence à leur père. « Pas de zouk ni de dance hall associé au nom d’Aimé Césaire, ni aucun ajout qui justifierait l’emprunt du nom de Césaire », a confié Jacques Césaire. Franck Anretar de son côté, a indiqué ne pas avoir reçu de courrier….  Les fils Césaire se sont aussi tournés vers la mairie de Paris par le biais de leur avocat qui s’occupe de cette question-là. Ils ont encore confié être entrés en contact avec Jean-Claude Cadenet de la délégation générale à l’Outre-mer de la mairie de Paris qui a décidé de parrainer cette troisième édition en apportant une subvention de 100 000 euros et qui a demandé au CRAN d’en être coorganisateur. Selon nos informations, Jacques Césaire, ancien collègue de Jean-Claude Cadenet à RFO, lui a bien signifié son refus net de voir toute opération, même enrichie de séquences littéraire et cinématographique, prendre le nom de Césaire. Jean-Claude Cadenet n’a pas confirmé cette information. Il a simplement indiqué que les seuls contacts qu’il avait eus avec Jacques Césaire l’avaient été au titre de leur vieille amitié. Il a toutefois admis qu’ils devaient se voir mardi à Paris… Quoiqu’il soit dit, une note a été rédigée et diffusée en interne à ce sujet à la mairie de Paris. Ni Jean-Claude Cadenet, ni Franck Anretar n’ont déclaré pour l’instant envisager l’annulation ou le débaptême des Césaire… Franck Anretar y voit une opération de déstabilisation à son encontre visant à l’évacuer de l’opération qu’il a créée, mais il assure avoir une lettre mentionnant l’autorisation du chantre de la négritude.
(Avec Adams Kwateh à Fort-de-France)

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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 17:37
9 millions de crédits annulés pour l’Outre-mer
Le ministre du Budget a annulé 9,2 millions d’euros  de crédits de paiement du budget du secrétariat d’Etat à l’Outre-mer ainsi qu’en témoigne le Journal officiel du 29 juin. Cette somme va alimenter un fonds de 326 millions d’euros destiné à soutenir les pêcheurs, l’hébergement des sans abris et le nouveau secrétariat d’Etat à la région capitale. Cette nouvelle que n’a pas annoncée le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, a été aussitôt contestée par le secrétaire national à l’Outre-mer du PS, Victorin Lurel. Ce dernier en profite pour rappeler que les dettes de l’Etat envers les opérateurs du logement social outre-mer s’élèvent, selon les chiffres donnés par le ministère de l’Outre-mer ou par la commission des finances de l’Assemblée nationale, entre 37 et 475 millions d’euros…

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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 17:07
Une librairie des mémoires à Lyon
Depuis neuf mois environ, le paysage culturel lyonnais s’est enrichi d’une librairie des mémoires. Dénommée Inversalis, elle a été ouverte par Gérard Théobald, un originaire de Guadeloupe, bien connu du milieu audiovisuel puisque ancien de RFO et auteur d’une collection vidéo-documentaire très riche sur les communautés afro et antillaises de métropole. On trouve de tout à Inversalis, aussi bien toute l’œuvre de Césaire, de Senghor et de Damas que les catalogues d’exposition du musée Dapper, et toute la littérature qui a pu être commise sur l’histoire de la traite, de l’esclavage et de ses abolitions, sur la colonisation. On y trouve encore la déclinaison de ces thématiques mais du point de vue politique, syndical, psychanalytique, sociologique… En tout 3200 titres sont référencés ! La librairie est aménagée comme une bibliothèque. « Un petit écrin de Babel », indique la note du libraire qui revendique des « portes infiniment ouvertes sur l’altérité, loin du chahut babylonien et de la colère des orgueilleux ». Lieu de culture avant d’être un lieu de confrontation ou de rivalité des mémoires, la librairie accueille tout le monde dès lors que la thématique est là. C’est un lieu qui essaie de dire qu’ici (mais pas plus qu’ailleurs), aucun autodafé n’a raison d’être, qu’ici les mémoires sont en paix car elles sont exprimées.

La librairie des mémoires est à découvrir dans le 3e arrondissement au 48, rue Turbil à Lyon

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