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21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 05:43
Olivier Dusspot était député socialiste avant de devenir secrétaire d'Etat auprès de Gérald Darmanin

Olivier Dusspot était député socialiste avant de devenir secrétaire d'Etat auprès de Gérald Darmanin

Premières confidences sur le budget de la mission outre-mer

Le secrétaire d'Etat Dussopt annonce un budget Outre-mer en hausse de 10 millions d'euros et confirme la fin de l'abattement fiscal tel qu'il existe.

Avant que le gouvernement ne présente lundi prochain en conseil des ministres son projet de loi de finance, l'audition d'Olivier Dussopt, secrétaire d'Etat auprès du ministre chargé des comptes et de l'Action publique devant la délégation Outre-mer de l'Assemblée nationale, mercredi après-midi, a permis de se faire une première idée de ce que sera la mission Outre-mer. Le secrétaire d'Etat a assuré que le budget serait en hausse de 10 millions d'euros "à structure constante". Il a encore confirmé que 170 millions d'euros seraient redéployés. 70 millions viendront de la réforme de l'abattement d'impôt. Jusqu'alors et depuis 1960, les ultramarins bénéficiaient d'un abattement forfaitaire pour tenir compte du coût de la vie et faciliter le recrutement de cadres. D'après M. Dussopt, cette réfaction ne bénéficie qu'à 10 % des foyers les plus riches et l'abattement sera recentré sur les foyers les plus modestes. Concrètement M. Dussopt a évoqué une réduction des plafonds. 100 autres millions viendront de la réorientation des fonds jusqu'alors dévolus à la TVA non perçue récupérable.

Sur ces 170 millions, 50 iront financer des instruments de soutien à l'économie comme le micro-crédit en faveur de la Guyane, de Saint-Martin, de Mayotte et de la Polynésie. 10 millions abonderont un fonds de garantie pour les PME, 10 autres alimenteront un fonds de capital investissement, 15 autres serviront de subventions d'investissement sur appel à projets... 70 millions permettront d'amener le fonds exceptionnel d'investissement de 40 à 110 millions afin d'investir dans des équipements structurants (adduction d'eau, traitement des déchets, écoles, établissements de santé, désenclavement des territoires...). Enfin 20 millions iront augmenter la part du ministère des Outre-mer dans le financement des contrats de projet.

La politique du logement social et de résorption de l'habitat insalubre bénéficiera d'une ligne budgétaire unique ramenée à 225 millions d'euros (elle en disposait de 20 de plus avant 2017). L'enveloppe de la mobilité sera maintenue avec 40 millions pour LADOM et le SMA bénéficiera encore de personnels en plus.

La réforme de l'abattement ne passe pas

Quant à la transformation du crédit d'impôt pour l'emploi et la compétitivité (CICE) en allègement de charges et la refonte de la LODEOM (qui passera de six à deux barèmes), c'est confirmé. Les exonérations de charge seront renforcées au niveau du SMIC et des bas salaires. A priori rien pour les emplois d'encadrement.

Les différents dispositifs zonés laisseront la place à des zones franches d'activité de nouvelle génération dont on ne sait rien de plus pour l'heure. Plus généralement, Olivier Dussopt a indiqué que les dépenses totales de l'Etat en faveur des Outre-mer s'élevaient à 18 milliards d'euros.

A l'issue de cette présentation sommaire, les députés n'ont pas fait part d'un grand enthousiasme. "Ca fait froid dans le dos", a déclaré David Lorion (LR Réunion). Philippe Gomez (UDI Nouvelle-Calédonie) a simplement rappelé qu'entre 2010 et 2017, la dépense fiscale (la défisc) était passée de 1,250 milliards à 750 millions. Quant à Olivier Serva, le président LREM de la délégation, il a fait savoir qu'il s'attelait à trouver une position commune à l'ensemble des députés d'Outre-mer pour que le gouvernement change de point de vue sur la réforme de l'abattement fiscal. Il a même déclaré au secrétaire d'Etat : "C'est une réforme qui ne passe pas."

FXG, à Paris

Maud Petit succède à Thierry Robert à la délégation

Sans surprise et sans concurrence, la députée MODEM, Maud Petit, élue de la Région parisienne, a été élue à la vice-présidence de la délégation outre-mer de l'Assemblée nationale en remplacement d'un autre MODEM, Thierry Robert, démissionnaire d'office le 6 juillet dernier. Maud Petit est la petite fille de l'ancien député martiniquais Camille Petit. Jusqu'alors, Maud Petit était secrétaire de la délégation ; son remplacement n'aura lieu qu'une fois que l'élection du successeur de Thierry Robert aura lieu, le 23 ou le 30 septembre, "afin qu'un élu Modem puisse éventuellement  (me) remplacer", a-t-elle pris soin de préciser, comme si elle était sûre de voir réélu un Modem dans la 7e circonscription de la Réunion.

Daniel Marsin de retour à l'Assemblée nationale

C'est la députée de la Martinique, Josette Manin (Nouvelle gauche) qui a demandé à son collègue Olivier Serva, d'expliquer la présence de l'ancien député et ancien sénateur de la Guadeloupe, Daniel Masin, dans les locaux de la salle de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, mercredi soir, juste avant que nos élus d'Outre-mer ne se retrouvent au quatrième étage de la questure pour un pot de rentrée en présence de Stanislas Cazelles, le conseiller outre-mer d'Emmanuel Macron. Le président de la délégation a ainsi invité l'ancien parlementaire et ancien maire des Abymes à l'expliquer lui-même : "Comme c'est un virus qui est très efficace, eh bien je n'ai pas encore pu abandonner le travail parlementaire et donc je me suis mis au service d'Olivier Serva. C'est quelqu'un de très dynamique et qui a envie de faire bouger les choses." Et Daniel Marsin bougerait bien avec lui du côté des Abymes !

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21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 04:17
Younous Omarjee à la fête de l'Huma

Younous Omarjee, eurodéputé FI, était à la fête de l'Humanité ce week-end où il a pris part à un débat sur l'écologie en présence, entre autres, de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. C'était l'occasion de lui demander où en sont les relations entre communistes et Insoumis.

"Macron et à Le Pen, voilà nos adversaires"

Votre présence à la même table que le patron du PCF est un sacré symbole, n'est-il pas ?

J'ai été invité par le journal L'Humanité et j'ai répondu avec bonheur comme chaque année à l'invitation de L'Humanité et de Patrick Le Hyaric qui par ailleurs est mon collègue au Parlement européen. Quand on peut venir partager des idées, il faut le faire,  notamment sur les questions d'écologie parce que c'est assez confus progresser les choses.

A l'heure, où les gens de gauche parlent de convergence, ils s'inquiètent des mauvaises relations entre PCF et Insoumis...

Je n'ai pas parlé de convergence politique, j'ai parlé de convergence sur les questions d'écologie ! Pour le reste, le dialogue n'est pas rompu totalement. La fête de L'Humanité est un rendez-vous extrêmement important,  mais nous n'avons pas à accepter les attaques extrêmement dures de Ian Brossat (dirigeant du PCF à Paris et future tête de liste aux européennes, ndlr) contre la France insoumise et c'est pourquoi nous n'avons pas assisté au discours de Pierre Laurent à l'ouverture de la fête de l'Huma, vendredi. Mais pour le reste, c'est un événement populaire et c'est pourquoi nous y sommes et je ne suis pas le seul !

En amont des propos de Ian Brossat, il y a  ceux de la ministre des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, qui vous a reproché un nationalisme de gauche...

Il est triste que Ian Brossat reprenne la même chanson, mais le président de la République à Marseille a apporté un démenti cinglant à Nathalie Loiseau.  Je lui ai d'ailleurs dit personnellement cette semaine au Parlement européen ! Ce n'est pas une bonne méthode pour une ministre des affaires européennes que de s'abaisser à ce type d'argument.

Elle vous prête des idées que vous récusez ?

Mais évidemment,  clairement ! Mais on ne regrettera jamais d'aimer la France ! Faut-il s'excuser d'aimer la France et de la défendre Parlement européen ? Je suis député européen et je défends mon pays,  je défends les régions ultrapériphériques...  Est-ce que cela est suffisant pour me faire le procès d'être un nationaliste ou un régionaliste ? Tout ça n'a pas de sens ! C'est normal, nous sommes des élus français, nous avons à cœur de défendre des intérêts français et nous avons aussi en tête les intérêts de l'union européenne et c'est pourquoi nous sommes engagés avec d'autres partis européens dans le mouvement que nous avons créé, "Maintenant le peuple",  pour des solidarités dans les luttes.  Mais on ne s'excusera jamais de défendre la France.

Est-ce que c'est le reproche qu'on vous fait ou bien est-ce celui de tenir un discours xénophobe, anti-migrants, de gauche ?

C'est indigne parce que notre position là-dessus est très claire ! Enfin ! Comment est-ce qu'on peut me faire à moi qui suis Réunionnais ce procès ? Ça prouve à quel niveau,  ils vont placer cette campagne des européennes.

Vous serez sans doute en compétition avec Ian Brossat qui doit conduire la liste du PCF...

Pour ce qui me concerne et qui nous concerne, je ne serai pas face à Ian Brossat, mais face à Macron et à Le Pen. Voilà nos adversaires !

Propos recueillis par FXG, à Paris

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20 septembre 2018 4 20 /09 /septembre /2018 05:20
Philippe Martinez déjeunait samedi au stand de Justice à la fête de l'Huma

Philippe Martinez déjeunait samedi au stand de Justice à la fête de l'Huma

La CGT mange créole

Le patron de la CGT, Philippe Martinez, a choisi le stand de Justice, le journal du parti communiste martiniquais, à la fête de l'Humanité, pour prendre son déjeuner samedi. Acras, boudin et colombo. Le syndicaliste a ainsi pu se familiariser avec les combats du Collectif CHUM douvan douvan, les problématiques du chlordécone et des sargasses, mais également avec notre histoire locale avec la création de Justice avec Monnerot, Bissol et Aliker... Inutile de vouloir l'interviewer pendant son déjeuner, les gros bras de la Cégette veillent à sa tranquillité et son intimité  !

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20 septembre 2018 4 20 /09 /septembre /2018 04:13
François de Rugy, le 18 septembre 2018 à Paris

François de Rugy, le 18 septembre 2018 à Paris

François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, a participé mardi « Rencontres et Ateliers : Biodiversité pour une reconquête réussie dans les Outre-mer ». L'occasion de demander au successeur de Nicolas Hulot comment il entendait marier sauvegarde de la biodiversité et le projet de la Montagne d'or. Entretien.

"L'écologie et l'économie peuvent et doivent marcher main dans la main"

Vous avez annoncé la création de nouvelles réserves de biodiversité...

Notre responsabilité est une responsabilité de protection, mais également de  reconquête de la biodiversité.  Partout dans le monde il y a une dégradation de la biodiversité et la France avec ses différents territoires d'outre-mer n'échappe pas à ce constat. Il y a les effets du dérèglement climatique qui peuvent aussi aggraver la situation alors que la biodiversité est souvent un élément qui peut permettre de limiter les effets  du réchauffement climatique. Il faut absolument rompre ce cercle vicieux.  C'est un beau défi qui doit être motivant et nous allons déployer tous les outils que nous avons depuis des parcs nationaux jusqu'à l'agence française de biodiversité qui monte en puissance.

Comment cette montée en puissance va-t-elle se traduire ?

L'année prochaine, va se réaliser la deuxième phase avec la fusion entre l'Office national de la chasse et de la faune sauvage et l'AFB,  avec des éléments spécifiques en outre-mer puisque, déjà, a été installé en Guyane ce qui, dans l'AFB,  relève de son travail par rapport à l'économie.  Moi j'insiste souvent sur le fait que l'écologie et l'économie peuvent et doivent marcher main dans la main. C'est particulièrement vrai sur la biodiversité qui est un élément de richesse économique et c'est particulièrement vrai outre-mer.

C'est ce que vous pensez avec la Montagne d'or et la biodiversité guyanaise ?

Sur le projet de Montagne d'or en Guyane, nous aurons l'occasion dans les semaines qui viennent de dire quelle est la position du gouvernement. Moi j'ai déjà eu l'occasion de dire, en ayant simplement pris connaissance du rapport de la commission nationale de débat public, que le projet ne pouvait pas être mené de cette façon. Il y a aujourd'hui beaucoup de problèmes qui sont soulevés par ce rapport mais aussi beaucoup de crispations et de tensions qui s'expriment en Guyane et qui ont tendance à monter depuis des mois et des mois. Il faut en sortir, mais je souhaite en parler avec les élus locaux de Guyane avant de faire des annonces.  J'en ai parlé avec le président de la République et le Premier ministre. Nous en parlerons aussi entre ministères concernés pour prendre la meilleure décision. C'est un exemple concret de comment nous pouvons concilier un certain développement économique, l'exploitation d'une ressource qui est réelle, qui est celle de l'or qui est exploité partout dans le monde ! Mais qui pose des problèmes environnementaux, sociaux et de sécurité.  Des problèmes qui doivent être regardés globalement. Moi je fais le pari que l'on peut en sortir par le haut.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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19 septembre 2018 3 19 /09 /septembre /2018 05:22
L'Outre-mer à l'Olympia

L'Outre-mer fait son Olympia

Jacob Desvarieux et Amanda Scott donnent rendez-vous aux téléspectateurs, au auditeurs et aux intenraute sur tous les supports outre-mer de France télévisions le 21 septembre.

"Nous cherchions le moyen de rendre plus visible les artistes d'outre-mer, annonce Jacob Desvarieux. On est parti sur l'idée d'un Olympia avec la boîte de production Mérapi..." Le 21 septembre prochain, à l'occasion d'un concert exceptionnel à l'Olympia, le pôle Outre-mer de France Télévisions donne carte blanche à Jacob Desvarieux ! En direct de la mythique salle parisienne, le leader de Kassav, accompagné d'Amanda Scott, convie les téléspectateurs de France Ô et des chaînes La 1ère à un grand voyage musical en compagnie d'artistes ultramarins confirmés tel Admiral T et ceux de la génération montante.

Accompagnés par l'orchestre de Thierry Delannay, Lycinaïs Jean, Antonny Drew, Saifa, Vaiteani, Adèle Lebon, Tyssia, Nixo, Gulaan et Mikl vont, pendant deux heures, conduire le public sur les rives musicales de la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane, la Polynésie, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna, Mayotte, la Nouvelle-Calédonie et la Réunion. "On est désolé, s'excuse Jacob Desvarieux, par ce qu'il y a 10 territoires d'outre-mer et il y en a un a un qui ne sera pas représenté... On'a pas pu trouver de chanteur.  Sur place il y a très peu de monde et beaucoup de manchots ! Ca s'appelle Kerguelen..." Plus sérieusement, Jacob s'explique sur ses choix : "On aurait pu prendre les chanteurs les plus connus sur chaque territoire, mais certains territoires auraient été avantagés par rapport à d'autres... Du coup je me suis dit que si on prenait de jeunes artistes,  tout le monde serait à armes égales."

Il a demandé à chacun de chanter au moins une chanson originale et de représenter sa région, un peu à la façon du concours de l'Eurovision : "Pour de jeunes artistes, ce n'est pas toujours simple parce que les jeunes aiment souvent des musiques viennent d'ailleurs ! Représenter leur territoire et être le plus à la hauteur... Il n'y a pas d'autre challenge."

"France Ô, c'est pas TF1, mais c'est la seule chaîne qu'on a !"

A l'heure où est programmée en 2020 la fin de France Ô sur la TNT, cette soirée est presqu'un pied de nez à la volonté du président Macron si l'on écoute le leader de Kassav : "France Ô est la seule télévision qui pouvait faire ça ! Les autres, ça ne les intéresse pas ! J'ai entendu, d'après le président, que les autres chaînes nationales vont se débrouiller pour rendre les artistes d'outre-mer plus visibles...  Ben tiens ! C'est clair que France Ô, ce n'est pas TF1, mais c'est la seule chaîne qu'on a et il faut en profiter tant qu'elle est là !"

Daniel Grillon, le tout nouveau directeur des contenus du pôle Outre-mer de France télévisions a une vision claire : "Comment créer un événement, comment faire en sorte que l'outre-mer soit au cœur de l'événement ? Aussi sûrement que l'Olympia est une salle qui s'impose pour ce qu'elle représente, Jacob Desvarieux s'impose aussi naturellement par ce qu'il est. Et c'est un ami de la maison !"

La soirée sera à  la fois un concert pour les invités de France Ô (la salle est d'ores et déjà remplie), mais c'est aussi un spectacle télévisuel qui sera retransmis à la fois sur France Ô et sur les 1ère en prime et aussi en numérique. "Ce qui ne fallait pas manquer, c'est cette addition des trois médias sans oublier les radios, explique Daniel Grillon, ravi d'avoir pris le train en cours de route. C'était un TGV des talents largement lancé et qui fait déjà un beau bruit !"

Daniel Grillon mise énormément sur le numérique, en anticipation de la fin de France Ô sur la TNT : "Il y aura des répétions la veille et l'avant-veille et nous préparons un programme numérique qu'avec astuce nous appelons "L'Outre-mer fait ses répéts", autrement dit nous sommes en train de voir ce que nous pouvons offrir de façon efficace, ludique, agréable, pour faire vivre un peu les répétitions de ces talents via une émission sur facebook... Voilà à quoi nous réfléchissons aussi !"

FXG, à Paris

Sur France Ô le 21 septembre en prime time, en direct sur les 1ère

Ils ont dit

Lycinaïs Jean (Martinique)

"J'ai été enchantée tout de suite ! Je ne me voyais pas refuser cette proposition. Je viendrai chanter mes deux derniers titres, qui sont "Je suis condamnée" et "Parfait tourment". Je viens aussi  découvrir d'autres artistes venus de plus loin que moi et que je n'ai jamais rencontrés, c'est surtout ça qu'on m'a annoncé ! Il y a un artiste que j'ai vu à la télé dans The Voice comme tout le monde, Gulaan, et ça va me faire plaisir de le voir en vrai et de l'entendre sur scène. Je viens pour faire des découvertes mais d'abord défendre ma musique ! On m'a appelée pour ça, pour défendre la Martinique aussi, mais le but, c'est d'abord de partager de la bonne musique !"

Mikl (La Réunion)

"Quand mon manager m'a annoncé ça,  je n'étais pas très convaincu, mais quand j'ai vu que c'était du sérieux, avec France Ô derrière etM. Jacob Desvarieux, j'ai commencé à me rendre compte de l'ampleur de la chose... L'Olympia c'est un rêve d'enfance, quand j'ai commencé à m'imaginer faire une carrière musicale... Je sais que ce n'est pas vraiment mon Olympia,  mais déjà y mettre les pieds, c'est quand même un grand pas pour moi ! Je me dis que je n'ai pas droit à l'erreur et que je ne vais peut-être vivre ça qu'une seule fois... Il va falloir apprécier le moment aussi et faire tout ce qu'il faut pour représenter la Réunion comme il faut.

C'est sûr que je vais jouer le tube pour lequel je pense que j'ai été choisi, "A la folie". L'autre titre, c'est toujours à la réflexion parce que je ne sais pas si ça se reproduira alors je veux vraiment que cette fois-là soit marquée !

Je veux dire à tous les jeunes, dans quelque domaine que ce soit,  que c'est en y croyant fort et en y travaillant surtout qu'on peut réussir. Comme je l'ai dit c'est peut-être pas mon Olympia,  mais c'est un pas quand même ! Je dis à tout ceux qui ont envie de réussir de croire en leurs rêves parce que tout est possible !"

Anthony Drew (Guadeloupe)

"J'étais très flatté sur le coup et je me suis aussi rendu compte de l'honneur que c'était de représenter mon île dans un spectacle d'une telle ampleur.

J'étais au cinéma quand Jacob m'a appelé et j'ai dû quitter la salle parce qu'il y avait beaucoup de bruit.

Il m'a expliqué qu'il cherchait des artistes à même de représenter toutes les palettes de couleurs de la diversité de notre musique. Il cherchait donc des voix... Et il me connaît étant donné que nous collaborons ensemble sur la tournée internationale du grand méchant Zouk... Être choisi pour représenter la Guadeloupe, il me semble que c'est une sorte d'aboutissement. J'espère aussi être à la hauteur,  ne pas décevoir la confiance que m'a accordée Jacob Desvarieux.

Il m'a demandé d'être moi-même,  d'être fidèle au travail que j'ai toujours fourni,  de ne pas essayer de faire autre chose de ce pourquoi les gens m'aiment.

Je vais interpréter un de mes titres  qui a bien fonctionné, "Mwen love" parce que mon message, c'est amour et unité parce que dans les circonstances actuelles, avec tous les défis qui attendent l'humanité, on va avoir besoin d'amour et d'unité !"

Saïfa (Guyane)

"Quand Jacob  Desvarieux m'a téléphoné pour m'annoncer l'Olympia, j'étais au travail et je travaille juste à côté de l'Olympia ! Je passe devant tous les matins et je vois quand ils changent les lettres qui annoncent le nom des artistes sur la façade ! C'est un rêve pour tout artiste de chanter à l'Olympia...  J'ai accepté directement ! Il m'a expliqué le concep, que c'était un peu comme l'Eurovision où chaque artiste représente son pays. Il m'avait vu chanter quand j'ai fait la première partie d'Admiral T à Bercy, quand j'ai repris "Péyi malad". Là, je chanterai mon tout premier single qui est sorti, « Fuck Ton body », c'est de la pop urbaine, rien à voir avec ce que j'ai pu interpréter avant.

Je vais me retrouver avec des artistes hyper talentueux et c'est déjà une reconnaissance !

Quand on débute dans la musique, pas seulement dans la musique, mais dans tout ce qu'on entreprend, c'est difficile mais il y a toujours espoir ! Moi, je ne pensais pas que Jacob Desvarieux me donnerait cette opportunité. Je ne l'ai pas vu venir et aujourd'hui, je chante à l'Olympia, même si c'est pas tout seul !"

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18 septembre 2018 2 18 /09 /septembre /2018 16:12

La HATVP transmet le dossier d'Alfred Marie-Jeanne au parquet  de Paris

La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique a décidé, lundi 17 septembre, de saisir le parquet de Paris après avoir procédé à l’examen de la déclaration de situation patrimoniale de fin de mandat établie en décembre 2016 par Alfred Marie-Jeanne, ancien député de la Martinique. Après instruction du dossier et recueil de ses observations, la Haute Autorité estime qu'au regard des différents éléments dont elle a eu connaissance, "il existe en l’état un doute sérieux quant à l’exhaustivité, l’exactitude et la sincérité de cette déclaration, du fait d’avoir omis une partie substantielle de son patrimoine et de ses revenus et de ne pas avoir déféré à une injonction de l’Autorité". C'est donc en application de l’article 40 du code de procédure pénale, que la Haute Autorité a jugé nécessaire de porter ces faits, qui pourraient être susceptibles de constituer des infractions pénales, à la connaissance du procureur de la République de Paris et lui a transmis l’ensemble du dossier.

FXG, à Paris

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18 septembre 2018 2 18 /09 /septembre /2018 04:34

12 nouveaux aménagements de sauts en projet sur l'Oyapock et la Camopi

L’Autorité environnementale a délibéré sur le projet de la direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DEAL) de la Guyane d'aménagement des sauts du fleuve Oyapock et de la rivière Camopi vendredi 14 septembre.

Quatre sauts ont déjà été refaits en 2014 et 2015 et douze autres sauts doivent être réaménagés. Dès lors que l'aménagement des douze nouveaux sauts par le seul retrait de blocs rocheux (nettoyage, découpe, fracturation, déplacement) exclut tout cheminement terrestre et l'utilisation d'explosifs pour les déroctages, les enjeux environnementaux du projet se limitent à la préservation de certains habitats et espèces du fleuve ou à ceux des emprises des installations de chantier. L'étude d'impact a été significativement actualisée et complétée selon les précédentes recommandations de l’Ae.

Le bilan socio-économique des douze nouveaux aménagements reste incertain, en particulier au regard de leurs avantages (confort et gain de temps, s'appuyant principalement sur les indications d'un nombre limité de piroguiers) et leurs inconvénients potentiels liés à leurs effets induits (notamment la facilitation de la mobilité pour les activités illégales dont l’orpaillage comme pour leur répression sans qu'il soit possible d’en appréhender les impacts directs et indirects). L'enquête publique sera déterminante et devra servir à recueillir l'avis de tous les habitants concernés au-delà de celui des piroguiers.

L'Ae recommande principalement des améliorations de méthode (cartographie superposant les enjeux environnementaux et les travaux prévus, explicitation des engagements du maître d'ouvrage pour la réalisation des travaux, notamment en cas de difficulté de faisabilité de certaines options). Elle recommande également d'apporter quelques précisions (caractéristiques et modalités de réalisation de l'ouvrage de soutien de la ligne d'eau en amont du saut Oulwa Itou, production et gestion des déchets des chantiers) et de prévoir des mesures d'évitement ou de réduction, et le cas échéant, de compensation concernant les effets permanents décrits pour le saut Moutoussi Itou.

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17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 13:37
Le CSA à la Réunion

Nicolas Curien, conseiller du conseil supérieur de l'Audiovisuel (CSA) sera à La Réunion de lundi à jeudi. Au CSA, il est en charge de la diffusion et la distribution des services audiovisuels et de la radio (analogique et DAB+). Entretien.

"Ce n'est pas une visite d'inspection"

Quelle est la problématique qui vous préoccupe principalement ?

Il y a plusieurs problèmes dont il faut que nous discutions avec le comité territorial de l'audiovisuel et les opérateurs de radio.  Il y a d'abord un nombre significatif,  plus d'une quarantaine je crois,  de radios qui n'émettent plus malgré des mises en demeure répétées. Il va falloir examiner des situations au cas par cas...  Et puis il y a aussi des manquements à certaines obligations comme fournir des échantillons de diffusion parce que certaines radios,  semble-t-il, diffusent des programmes musicaux en continu,  ce qui n'est pas tout à fait ce qui est prévu par leurs conventions. Là aussi il faudra regarder au cas par cas...  Mais nous n'avons pas envoyé de mise en demeure récemment.  On a plutôt décidé que j'allais sur place discuter avec les opérateurs.

Qui allez-vous rencontrer ?

Le but de la visite effectivement est d'une part de rencontrer le comité territorial de l'audiovisuel puisque l'organisation du CSA admet des démembrements régionaux.  Il y a donc 13 comités territoriaux dont un "Réunion -Mayotte".  Je rencontrerai son président et ses membres dès lundi. D'autre part je vais visiter l'ensemble des opérateurs privés et publics,  de radio et de télé.

Quel est l'état du paysage audiovisuel réunionnais ?

Que ce soit à la Réunion ou à Mayotte, nous avons actuellement dix opérateurs de télévision dont huit publiques et deux privées, Antenne Réunion qui a la plus forte audience, et Télé kréol, Et puis bien sûr,  il y a Réunion la 1ère et les chaînes service public. Même chose à Mayotte avec deux télés  privées.

Quels sont les problèmes qui se posent ?

Le problème est que ces services de télévision émettent en simple définition. Est-il possible de les faire passer en haute définition ? Aujourd'hui, c'est impossible sur le multiplex ROM 1 où ils sont parce qu'il est saturé. Il faudrait donc un deuxième multiplex qui augmenterait les coûts de diffusion... Et le deuxième problème qui se pose, c'est évidemment l'enrichissement de la palette des télévisions qui sont diffusées, en particulier celles qui sont diffusées en métropole. Ce n'est pas un problème évident parce qu'il faut trouver un juste équilibre pour ne pas non plus déstabiliser les télévisions privées locales.

Comment se portent les télés privées locales ?

Elles se portent beaucoup mieux qu'en métropole apparemment parce que la concurrence sur le marché publicitaire est moins forte. En métropole, vous avez 25 chaînes de télévision privées qui se partagent le même gâteau publicitaire. A la Réunion, vous avez beaucoup moins de services privés,  donc c'est plus confortable. Elle ne sont pas menacés financièrement, mais il ne faut pas non plus les déstabiliser sachant en plus que les téléspectateurs réunionnais et mahorais ont accès à certains programmes de TF1 et de M6 qui sont rediffusés par ces chaînes.

Toutes les chaînes de l'Hexagone sont disponibles via le satellite...

Oui et je crois qu'il y a à peu près les deux tiers de la population qui reçoive la télévision par satellite et un tiers par l'antenne râteau.

Vous n'avez pas été saisi de problème d'antenne débordée ?

A ma connaissance non. La fameuse et emblématique Radio Freedom n'a pas fait l'objet de saisine récente.  Sur cette radio,  le problème est : comment est-ce qu'on fait pour mesurer le respect du pluralisme des opinions étant donné que c'est une radio qui fonctionne complètement en libre antenne ? Je sais qu'il y a eu quelques émois,  quelques remous là-dessus...  Ce sont des questions dont on va parler avec le comité territorial et avec Radio Freedom. Globalement, il n'y a aucun problème de fond,  je ne fais pas du tout une visite d'inspection. C'est à la fois une visite de courtoisie et une visite de grand intérêt pour moi de découvrir la réalité du paysage radiophonique et audiovisuel.

Propos recueillis par FXG, à Paris

Crédit photo : Romuald Meigneux/CSA

Nicolas Curien, sa vie, son oeuvre

Membre du CSA depuis 2015 et jusqu'en janvier 2021, il est ingénieur du corps des Mines et professeur émérite du Conservatoire national des arts et métiers, où il a occupé la chaire « Economie et politique des télécommunications » de 1992 à 2011. Il a siégé au Collège de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes de 2005 à 2011. Spécialiste de l’économie numérique, il a enseigné à l’Ecole Polytechnique de 1985 à 2007 et il est membre fondateur de l’Académie des technologies.

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17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 13:31

Dominique Virassamy inéligible

Dominique Virassamy, candidat aux élections législatives des 10 et 17 juin 2017 dans la 4ème circonscription de la Guadeloupe a été déclaré inéligible pour une période de trois par une décision du Conseil constitutionnel rendu vendredi 14 septembre.

M. Virassamy, qui a effectivement bénéficié de dons de personnes physiques, a déposé son compte de campagne le 28 février 2018, soit bien après l'expiration du délai prescrit. En outre, son compte de campagne ne retrace pas l'ensemble des recettes perçues et des dépenses engagées ou effectuées en vue de l'élection et n'a pas été présenté par un membre de l'ordre des experts-comptables. Dominique Virassamy, candidat divers droite, avait obtenu 0,69 % des suffrages.

FXG

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15 septembre 2018 6 15 /09 /septembre /2018 08:30
L'année dernière, la ministre Annick Girardin avait annoncé la reprise en main de ce rendez-vous étudiant et sa labellisation aux couleurs des assises des Outre-mer.

L'année dernière, la ministre Annick Girardin avait annoncé la reprise en main de ce rendez-vous étudiant et sa labellisation aux couleurs des assises des Outre-mer.

Le Forum des étudiants des Outre-mer succède au Campus Outre-mer

Après 3 éditions du Campus Outre-mer, les jardins du ministère des Outre-mer accueillent le 22 septembre après-midi le 1er Forum des étudiants des Outre-mer.

Ils sont 25 000 étudiants chaque année qui arrivent des Outre-mer dans l'Hexagone pour y entreprendre des études. Jusqu'alors, le ministère des Outre-mer finançait l'association des jeunes de Guadeloupe qui depuis 2015 organisait le "campus outre-mer". Mais le 3e campus, l'an passé, s'était plutôt mal passé, tant au niveau de la fréquentation (150 personnes) que de l'harmonie qui régnait entre le cabinet d'Annick Girardin et le président de l'AJEG. Alors, comme la ministre l'avait annoncé, voici la nouvelle formule aux couleurs des assises, bleu outre-mer et rebaptisé le Forum des étudiants des Outre-mer sous la tutelle du ministère de la délégation de Jean-Marc Mormeck et de l'agence de mobilité outre-mer (LADOM). Sa première édition a lieu le 22 septembre dans les jardins du ministère, rue Oudinot à Paris, de 14 à 19 heures. "L'objectif, explique Nathalie Kouyaté, communicante à la délégation interministérielle, est de permettre aux étudiants ultramarins, qui viennent d’arriver dans l’Hexagone, d'avoir accès à un ensemble d'informations et d'acteurs nécessaires à leur bonne insertion étudiante, professionnelle et citoyenne."

Des billets d'avions à gagner

Le Forum des étudiants des Outre-mer a pour ambition de devenir le rendez-vous annuel incontournable des jeunes ultramarins à leur arrivée dans l'Hexagone. Tout au long de l’après-midi du 22 septembre, les jeunes auront à leur disposition plus de cinquante entreprises, associations, organisations institutionnelles présentes dans les jardins du ministère pour les accompagner et les conseiller à préparer leur année universitaire. Qu'il s'agisse de leur vie au quotidien, des emplois, stages ou contrats en alternance ou encore de leur vie citoyenne, le forum est organisé pour offrir aux étudiants des conseils personnalisés de professionnels et d’experts.

Enfin, les jeunes présents lors de cet après-midi pourront tenter de remporter des billets d’avion à destination des outre-mer, ainsi qu’un accompagnement personnalisé durant toute leur année universitaire. Cette loterie voulue par le délégué Jean-Marc Mormeck s'annonce comme une anticipation d'un plus vaste projet qui consistera à offrir 3000 billets d'avion gratuits chaque année pour permettre aux étudiants en exil dans l'hexagone de pouvoir rentrer plus souvent chez eux et ainsi de prêter moins le flanc au décrochage. Mais ça, ce n'est pas pour tout de suite.

FXG, à Paris

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