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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 14:23

Diversité lyrique
Porgy and Bess, l’opéra interdit aux Blancs
"Porgy and Bess" mise en scène par la Sud Africaine Robyn Orlin à l'Opéra Comique (
Photo : E. Carecchio)

L’opéra Porgy and Bess ne peut être interprété que par une distribution exclusivement noire. Ainsi en ont décidé les auteurs, le compositeur George Gershwin (1898-1937) et son frère Ira Gershwin qui a écrit le livret avec Dubose Heyward.
La saison lyrique 2007-2008 met à l’honneur cet « opéra nègre americain » selon Truman Capote, considéré aujourd’hui comme un vrai opéra populaire américain, mélangeant langage jazz et negro spiritual. Le livret raconte l'histoire de Porgy, un noir estropié vivant dans les taudis de Charleston, en Caroline du Sud, qui tente de sauver Bess des griffes de Crown, son mari, et de Sportin’Life, un dealer.
L’opéra  a connu un  très gros succès à sa création en 1935. Les critiques avaient salué la modernité de son approche de la culture afro-américaine. Au fil du temps, la controverse avait pris le dessus faisant considérer l’œuvre comme un point de vue blanc, voire raciste, sur la condition des Noirs américains. Le grand Duke Ellington moquera même « les stéréotypes négroïdes d’un blanc ». Heureusement l’aspect populaire de l’oeuvre reprendra le dessus et de nombreux musiciens noirs de jazz enregistreront leur version de Porgy and Bess comme l’illustre la chanson Summertime reprise par de grandes voix du jazz afro-américain.
Voilà donc un programme passionnant pour deux productions confiées a deux grande figures du spectacle contemporain, les Français Montalvo-Hervieu  et la Sud-Africaine Robyn Orlin.
À l’Opéra de Lyon
Porgy and Bess à l’opéra de Lyon. Sportin’Life (Ronald Samm) et Bess (Janice Chandler-Eteme) au premier plan à droite (Photo : B. Stofleth)
José Montalvo et Dominique Hervieu (du Centre chorégraphique national de Créteil) offrent une scénographie sans surprise, frontale et statique, comme dans leur spectacle précédent (Les Paladins de Rameau). Le rideau s’ouvre sur une projection du décor de la création de 1935 signé de Sergei S. Doudeikine. Des séquences surprenantes montrent les chanteurs filmés sous l’eau et des images d'archives déroulent le temps de façon simpliste et illustrent les actions (1965 et le mouvement pour les droits civiques, 1992 et les émeutes de Los Angeles). L’habituel défilé de parcs animaliers auquel ces deux chorégraphes sont habitués occupe l’écran sans répit. Des costumes fleurant bon la Nouvelle Star actualisent de façon triviale la représentation. Le Hip Hop, le Krump et autre Street performance de jeunes meublent la moindre mesure de la partition, les moments creux notamment. L’œuvre est ici jouée dans son intégralité : 3 heures 15 alors que les auteurs l’ont longtemps donnée dans une version écourtée. Le travail de l’opéra de Lyon avec les quartiers trouve ici son aboutissement : la salle se soulève avec enthousiasme devant le spectacle qui n’aurait pas reçu le même accueil avec le public du Théâtre des Champs-Élysées.
Porgy and Bess mis en scène par les Français Montalvo-Hervieu a fait une large place aux ultra-marins dans sa distribution. (Photo : B. Stofleth)
On remarque surtout le Porgy, dur et rayonnant, du baryton Derrick Lawrence, le Crown, violent, frimeur et bling bling, de Timothy Robert Blevins, le Sportin'life, comique au physique généreux, du ténor trinidadien Ronald Samm. Pour les rôles féminins, la soprano Kristin Lewis dans le rôle de Serena est une femme de caractère. Maria (la contre alto Laverne Williams) et Clara (la soprano guadeloupéenne Magali Léger) donnent la couleur du drame et la romance. Les ultra-marins étaient bien représentés dans les deuxième rôles par Jocelyn Michalon qui joue le croque-mort, Jean-Loup Pagesy dans le rôle de Jim, Odile Dovin qui interprête Lily, et Jean-Pierre Cadignan. L’orchestre et le chef emmènent le tout dans un tempo accéléré, peut être pour nous éviter l’ennui d’une mise en scène illustrative et passablement appuyée.
À l’Opéra comique
Crown (Daniel Washington) et Bess (Indira Mahajan) sur la scène de l’Opéra comique. (Photo : E. Carecchio)
La chorégraphe Sud Africaine Robyn Orlin propose un décor minimal. La scène est vide à l’exception d’un immense écran escamotable. Robyn Orlin prend le pari de monter l’opéra de Gershwin avec une table, des chaises et un écran sur lequel elle veut voir une projection de son subconscient. En fait, des images réalisées par Philippe Lainé dans un ghetto de Johannesburg. On y voit les habitants de Kliptown dans un dénuement absolu. Il se joue ici un pari esthétique, une mise en tension et une actualisation réelle de la dramaturgie du livret qui met en avant la force des personnages. Avec une grande simplicité et loin de tout spectaculaire, la chorégraphe s’est attaché à montrer l’aspect universel de cet opéra en déjouant les clichés et la condescendance qui ont longtemps desservi cette œuvre. Le sujet est la pauvreté, la migration forcée...
Bess (Indira Mahajan) et Sportin’Life (Jermaine Smith) dans la version sud-africaine de Robyn Orlin. (photo : E. Carecchio)
Les mouvements sont des danses primitives dans des styles aussi variés qu’il y a d’interprètes. Ceux-ci déjouent une autre image facile, celle du B-Boy noir qui fait du hip hop… Robyn Orlin est au plus prés de l’œuvre et fait un travail de création tout à fait remarquable en évitant les amalgames faciles. Le casting américain est aussi brillant qu’à Lyon. L’orchestre, sous la direction du chef Wayne Marshall, fait swinguer ce conte populaire lyrique.
Nous nous sommes pris à rêver d’un Porgy and Bess, opéra comédie musicale populaire, avec un casting inédit : Admiral T, Christiane Obydol, Lynn’sha, Mike Ibrahim et quelques autres !

Porgy and Bess a été joué à l’opéra de Lyon du 24 mai jusqu’au 1er juin  et à l’Opéra comique à Paris du 4 au 20 juin

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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 17:22
Procès Guarnori : Des peines avec sursis et des sommes à rembourser
L’escroquerie portait sur l’ensemble de l’outre-mer français ; après trois semaines d’audience et deux mois de réflexion, le tribunal d’Angers a condamné l’équipe de Jean-Michel Guarnori.
Après un procès étalé sur trois semaines en mars et avril derniers au tribunal correctionnel d’Angers (Maine-et-Loire), les juges qui avaient eu à étudier 19 tomes de documents ont rendu un jugement sur 354 pages ! Jean-Michel Guarnori, poursuivi pour escroquerie, tentative d’escroquerie, corruption, abus de biens sociaux, faux, usage de faux et complicité de faux, a été condamné à la peine de trois ans de prison dont deux avec sursis, une amende de 3000 euros (Le procureur avait requis 30 000 euros d’amende) et une interdiction de gérer pendant cinq ans. L’homme, primo-délinquant, de santé fragile, qui a déjà purgé dix mois de prison ne retournera donc pas en cellule. Son épouse écope d’une peine d’un an avec sursis. Les deux commerciaux et associés de M. Guarnori, Gilles Guichard et Alain Aldrin ont été condamnés respectivement à 18 mois de prison avec sursis et deux ans avec sursis. Le comptable a eu une peine de huit mois avec sursis, tandis que les deux secrétaires commerciales ont été relaxées.
Eric Floricien remboursera 18 000 euros
A la tête de trois sociétés de vente de produits industriels d’entretien, Jean-Michel Guarnori, avec son épouse, ses associés et son personnel, avait, entre 1995 et 2002, mis en place un système de vente forcée et un système de fausse facture. Il était ainsi parvenu à causer un préjudice de plus de 3 millions d’euros (pour les escroqueries) et de près de 12 millions d’euros (pour les tentatives d’escroquerie) à quelque 400 victimes réparties dans tout l’outre-mer français.Parmi celles-ci, beaucoup d’entreprises mais aussi de collectivités comme des mairies (neuf en Guadeloupe, deux en Guyane, neuf en Martinique, sept à Mayotte, cinq à la Réunion, une en Nouvelle-Calédonie, deux en Polynésie et le CCAS de Saint-Martin). Même le 33e RIMa, le 9e RIMa et le détachement de la légion de Mayotte avaient été touchés !
A l’issue du procès, une centaine de parties civiles se sont désistées et les prévenus ont été relaxés pour 74 faits délictueux.
Eric Floricien, l’employé municipal de Cayenne qui était poursuivi pour corruption passive a été reconnu coupable et condamné à un an de prison avec sursis et 4 000 euros d’amende. C’est une des peines les plus lourdes de ce procès dans la mesure où la justice lui impose de rembourser 18 000 euros au liquidateur des entreprises de M. Guarnori. Dans ces conditions, s’il ne fait pas appel, il ne devrait pas pouvoir continuer d’exercer ses fonctions à la mairie de Cayenne.

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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 18:43
La banane des Antilles partenaire de Cuisine en fêteD’un côté Guy Martin, le chef du Grand Véfour, une des plus prestigieuses et anciennes cuisines parisiennes, de l’autre les bananes de Guadeloupe et Martinique. Quel rapport ? L’opération cuisine en fête qui aura lieu en septembre. Le grand chef est parrain de cette opération depuis sa création et nos bananes sont partenaires depuis trois ans. Un peu comme si elles avaient pris goût (sans jeu de mot) à passer entre les mains de Guy Martin. Et on peut l’affirmer après avoir déguster le crumble au caramel demi-sel sur banane rotie… La banane antillaise donne rendez-vous aux gourmets les 26, 27 et 28 septembre à Bercy Village, dans le 12e arrondissement. Parce que les Français ne savent pas qu’on peut aussi la manger verte, comme un  légume !

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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 22:50
Climat d’affaire morose depuis le début de l’année dans les DFA
Yves Barroux, directeur général de l’institut d’émission d’outre-mer a présenté l’état de la conjoncture du début de l’année 2008 dans les départements français d’Amérique. Il ressort de ses constatations que le climat des affaires n’est plus à l’optimisme comme c’était la tendance depuis 2006.
Inflation et chômage
L’inflation a connu une reprise (2,2 % en Guadeloupe, 3,3 % en Martinique contre 3 % pour la France entière) après une décélération en 2007 du fait de la hausse du prix du pétrole (moins élevée toutefois qu’en métropole en raison de l’administration de son prix par le préfet) et de celle des produits alimentaires. L’indice des prix pour les quatre DOM a été en hausse de 2 ,5 %.  C’est la situation de l’emploi qui connaît une légère dégradation. Avec 33 510 chômeurs martiniquais en mars 2008, ils sont 4,13 % de moins qu’un an avant, mais la hausse est de 3,2 % % depuis le début de l’année. En Guadeloupe, ce sont 41 013 chômeurs en mars 2008, soit 5,75 % de moins qu’un an avant, mais + 0,8 % depuis le début de l’année.
Martinique
Le climat social n’a pas été favorable au début de l’année en Martinique (grève des dockers, chez Banamart) et le BTP, comme le tourisme ont connu un fléchissement dans leur activité les attestations de conformité attribuées aux logements neufs ont chuté de près de 20 % ! En revanche, les services et l’industrie (notamment agro-alimentaire) ont bénéficié d’une conjoncture favorable (reprise des exportations de la banane et hausse du prix à l’export de 26 %). L’activité touristique marque un véritable repli. La grande hôtellerie  et les agences ont connu une activité soutenue mais le taux de remplissage des chambres d’hôtel est en recul de 7,6 %. Le nombre de passagers à l’aéroport Aimé-Césaire chute de 0,4 %.
Guadeloupe
En Guadeloupe, Le BTP a connu un fléchissement dans son activité (consommation de ciment en baisse de 3,6 %) ainsi que l’agro-alimentaire. En revanche, l’activité touristique marque une véritable reprise. Le taux d’occupation des chambres d’hôtel est en hausse de 37 % entre mars 2008 et mars 2007 ; le nombre de croisiériste a doublé et le trafic à l’aéroport Pôle Caraïbe est en légère augmentation.
Fonds européens
L’entrée en vigueur depuis janvier 2007 des programmes opérationnels (728 millions) et des contrats de projet (333 millions) devrait permettre une relance économique visible à compter de 2009-2010. En Martinique, ces programmes opérationnels (515 millions) et les contrats de projet (458 millions) ont été réduits au profit de la Guyane.


La Guyane poursuit sa croissance à 6 %
« La Guyane va bien », a affirmé Yves Barroux, soulignant que le facteur de fonds de ce bon climat d’affaires relevait de sa forte démographie et du plan Soyouz. Sans oser la comparaison avec les pays émergents (et compte tenus des transferts sociaux), il a tout de même salué la croissance de la Guyane qui en 2006 comme en 2007 était à 6 % (un luxe quand on annonce péniblement 1,6 % en métropole). L’inflation est au rendez-vous (3,4 % contre 3 % pour la France entière). Elle est due à la hausse du tabac (+ 35 %) et au pétrole (+15 %). La situation de l’emploi s’est dégradée puisque avec 11 491 chômeurs en mars 2008, la hausse depuis le début de l’année est de 6,3 % (quand sur un an on constate toutefois une baisse de 3,35 %). Le dynamisme de l’activité a été soutenu par l’investissement des ménages et des entreprises. La hausse du pétrole a eu des répercussions dans la pêche et le transport, mais le BTP continue de bénéficier de l’investissement immobilier des ménages et des grands chantiers (Soyouz, pôle universitaire et rénovations urbaines de Cayenne, Kourou et Matoury). Le tourisme a connu un vértiable effet carnaval et le trafic passager à Rochambeau a été de  + 6,3 %. Le bois et l’or ne brillent pas mais on attend les premiers de l’opération Harpie.


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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 18:52
Pas de hausse de prix sur l’essence en Guyane
Entendu cette conversation entre l’ancien et le nouveau préfet de Guyane, jeudi dernier dans les salons du ministère, rue Oudinot.
Ange Mancini, préfet de Martinique : « Tu augmentes le prix de l’essence, chez toi ? »
Jean-Pierre Laflaquière, préfet de Guyane : « Ah non ! »
Ange Mancini : « Moi j’augmente de 6 centimes. Je suis encore 32 centimes derrière la métropole. »
Jean-Pierre Laflaquière sait que la mise aux normes européennes des carburants a généré déjà beaucoup de hausse l’année dernière (+ 15 %). Il a donc choisi de ne pas grever d’avantage le pouvoir d'achat des automobilistes guyanais. Ca, c’est une bonne nouvelle quand le prix du baril explose à l’international !

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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 17:15
Le comité pour la mémoire de l’esclavage veut reprendre la main sur le 10 mai
Yves Jégo recevait à déjeuner, jeudi midi au ministère de l’Outre-mer, une dizaine de membres* du comité pour la mémoire de l’esclavage (CPME). A l’issue de ce déjeuner, Yves Jégo a rappelé que ce comité était né de la loi Taubira et que cette rencontre avait pour but de réfléchir au futur lieu de mémoire de l’esclavage mais aussi de l’organisation de la prochaine journée nationale du 10 mai. Pour Françoise Vergès, présidente du CPME, il s’agissait avant tout de reprendre la main sur l’organisation de cette journée. « L’idée, c’est que le comité se réaffirme », a indiqué Mme Vergès qui pensait fortement mais sans le nommer à Patrick Karam, maître d’œuvre de la dernière journée du 10 mai. Marcel Dorigny, membre lui aussi du CPME a rappelé que le 10 mai 2008, il y avait eu « obstruction de Karam. » Une remarque à laquelle a souscrit Anne Lescot, elle aussi membre du CPME, qui notait toutefois que le comité en avait fait plus en 2008 qu’en 2007 ! En 2007, la cérémonie était organisée par le ministère de la Culture et celui de l’Outre-mer ; en 2008, par les mêmes et l’Elysée auxquels a été adjointe la délégation interministérielle de Patrick Karam.
Absents du protocole…
Les membres du CPME l’ont eu mauvaise le 10 mai dernier quand Patrick Karma leur a indiqué que le protocole de l’Elysée ne leur avait pas fait de place… Un comité de pilotage pour l’organisation du prochain 10 mai sera donc opérationnel à compter du mois de septembre. « Nous allons créer un secrétariat général et renforcer notre communication », a ajouté Mme Vergès qui a rappelé l ‘existence du prix de thèse pur un montant de 7 000 euros. Le comité de pilotage devrait être constitué de représentants du ministère de la Culture, de l’Outre-mer, de l’Elysée et du CPME. Un site Internet devrait permettre de faire un inventaire des lieux de mémoire en métropole et outre-mer. Eric Mesnard (CPME) s’est demandé par ailleurs quelle serait la place de l’esclavage dans le futur musée des Invalides. Quant à Yves Jégo, il a indiqué aux membres du comité que l’Etat ne pourrait contribuer financièrement seul à l ‘érection d’un tel lieu. Selon M. Mesnard, « l’idée serait de s’appuyer sur une collectivité comme Bordeaux ou Nantes… »
*La délégation était composée de Françoise Vergès, Marcel Dorigny, Nelly Schmidt, Eric Mesnard, Léa de Saint-Julien, Christianne Falgayrette, Anne Lescot, Gilles Gauvin et Henriette Dorion-Séléloué.

Le CM98 veut connaître la position officielle du CPME
Serge Romana, patron du CM98 (Comité marche du 23 mai 1998) et membre démissionaire du CPME, s’interroge sur les motivations du comité pour la mémoire de l’esclavage. Rappelant que ce comité avait été créé par le Premier ministre, il devait respecter les instructions gouvernementales, donc la circulaire de François Fillon relative au 23 mai. « Nous nous sommes abstenus le 23 mai », indiquait Eric Mesnard, hier dans la cour du ministère. Serge Romana a donc décidé d’interpeller le gouvernement pour connaître la position exacte du CPME sur le 23 mai. « Le 8 avril 2004, j’avais proposé deux dates, rappelle M. Romana : le 27 avril pour les abolitionnistes et le 23 mai pour les esclaves et leurs descendants. Les membes du CPME ont tout fait contre ça. Ce sont eux qui ont allumé la guerre des mémoires. Et quatre ans après alors que le Premier ministre a permis un apaisement, ils persistent. »

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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 11:15
Le Sénat exclut du champ de la Constitution les langues régionales
Adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale, la modification de l’article 1 de la Constitution visant à introduire les langues régionales comme une partie du patrimoine national a été rejetée mercredi par le Sénat à une large majorité qui a vu l’union des forces de l’UMP mais aussi des communistes et de personnalités socialistes comme Robert Badinter ou Jean-Luc Mélanchon. Notons que si les sénateurs de Guadeloupe et Martinique apparentés PS, Claude Lise, Jacques Gillot et Serge Larcher ont voté contre la suppression de cette disposition, les sénateurs de Guyane et de Guadeloupe apparentés RDSE ou UMP, Georges Othily, Daniel Marsin et Lucette Michaux-Chevry ont voté pour.

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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 11:14
Battu, mais toujours battant, Beaujour n’abandonne pas le combat
L’avocat guadeloupéen qui avait soulevé des espoirs dans les 11e et 20e arrondissements de Paris lors des législatives avant de prendre une dégelée aux municipales dans le 20e n’abandonne pas pour autant le combat. Il  maintient autour de lui une équipe de militants et se bat pour regagner le terrain perdu. C’est ainsi qu’il animera avec Jean-François Lamour, ancien champion olympique, ancien ministre et chef de file de l’UMP au conseil de Paris, un débat sur le sport et ses enjeux, lundi prochain. Il y a quelque jour, il avait participé à une conférence à l’institut de sciences politiques de Paris pour évoquer l’ascension de Barrack Obama.

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 16:40
Une nouvelle tête au CMAI DOM-TOM de la Ville de Paris
Le centre municipal d’accueil et d’information de la ville de Paris pour les originaires d’Outre-mer est désormais dirigé par Michel Mauvilieu, administrateur hors classe de la ville de Paris. Il était précédemment chef du service chargé de l'administration générale à la direction du Logement et de l'Habitat de la ville de Paris. Il remplace la Guadeloupéenne Anita Gaza qui a rejoint son administration d’origine, le ministère de la Justice.

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 14:49
La loi s’adapte aux spécificités de notre université
Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a présenté, hier matin, en conseil des ministres, un projet de loi concernant l’Université Antilles Guyane. Il s’agit d’assurer une juste représentation des sièges de chacun des collèges du conseil d’administration, du conseil scientifique et du conseil des études et de la vie universitaire à égalité entre les trois régions qui composent cette université. Un vice-président sera désigné parmi les représentants des enseignants-chercheurs élus au titre de chaque région. De même pour chaque région, un conseil consultatif sera mis en place ; il sera saisi par le président de l’université des questions propres aux sites de l’université implantés dans cette région.
Le texte a également prévu, pour chaque région, l’élection par le conseil des études et de la vie universitaire d’un vice-président chargé des questions de vie étudiante, ainsi que la mise en place d’un comité technique paritaire spécial.

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