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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 16:39
Penchard et Lurel, les homologues politiques
A l’occasion d’une réunion, mardi à Paris, autour du président de Canal Oversea’s, Jean-Noel Tron, la secrétaire nationale à l'Outre-mer de l’UMP (et conseillère Outre-mer du président de la République), Marie-Luce Penchard a été présentée au secrétaire national du PS pour l'Outre-mer (député et président de Région), Victorin Lurel. « On dialogue par voie de presse interposée, lui a lancé ce dernier. Ca va continuer !
» Après les attaques de Victorin Lurel et du PS contre la politique outre-mer du gouvernement, c’est à Marie-Luce Penchard qu’Yves Jégo, locataire de la rue Oudinot, a demandé de répliquer. Comme ça, Victorin Lurel est face à la mère à Basse-Terre et face à la fille à Paris !

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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 15:58
Rapport menaçant pour la défiscalisation
Le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, le socialiste Didier Migaud, et le rapporteur, l’UMP Gilles Carrez, présentent jeudi à l’Assemblée leur rapport sur les niches fiscales. « Pas courtoisie », nous a-t-il été indiqué, sachant que sur les 500 niches existantes, deux dispositifs fiscaux concernent l’outre-mer, les deux hommes ont présenté ce rapport aux parlementaires ultra-marins. Pour les Antilles-Guyane, seuls Jeany Marc et Victorin Lurel étaient présents ; en tout ils étaient cinq... Selon Victorin Lurel, « un consensus droite gauche existe… Nous avons eu une discussion de haut niveau, courtoise mais frontale. Nous nous opposons à leur philosophie, à leur vision… » Les parlementaires ultra-marins ont dénoncé l’absence d’études d’impact, d’incidence, le non-respect de la loi Girardin. « On nous oppose de la pifométrie », poursuit le député Lurel qui a interpellé Didier Migaud, son ami socialiste. Celui-ci lui a opposé une baisse insuffisante du chômage. Selon Victorin Lurel, « en situation de crise économique, c’est le secteur du logement libre et intermédiaire qui a soutenu l’économie outre-mer ». Le projet prévoit de plafonner le crédit d’impôt pour le logement libre et intermédiaire et d’abaisser de 1 million à 300 000 euros le seuil pour obtenir l’agrément de Bercy. Et on n’a pas parlé de la LOPOM…

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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 08:49
Interview Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales à la veille d'un déplacement aux antilles qui la conduit du 4 au 8 juin en Guadeloipe, à Saint-Martin, Saint-Barth et en Martinique avec le secrétaire d'Etat, Yves Jégo.
"Reconnaître les insuffisances du dispositif Girardin"
Vous revenez aux Antilles avec M. Jégo, quinze jours à peine après un déplacement difficile de votre secrétaire d’Etat pour cause de loi de programme. Qu’allez-vous proposez aux représentants du BTP, du commerce et de l’industrie pour que le débat soit serein ?
Je viens en Martinique et en Guadeloupe pour écouter. Ecouter notamment les chefs d'entreprise et tous ceux qui sont concernés par le développement économique de l'outre-mer. A Paris, j'ai exposé au Conseil économique et social et à de nombreux professionnels, les enjeux, les atouts et les moyens du renforcement de la compétitivité des entreprises ultra-marines.
L'objectif du projet de loi que nous préparons avec Yves Jégo est de mieux répondre à leurs besoins et à ceux des départements d'outre-mer. J'ai toujours privilégié la concertation aussi bien avec les élus qu'avec les représentants des entreprises. C'est dans cet esprit qu'Yves Jégo est venu, pour apaiser les craintes, dissiper les malentendus éventuels et discuter des améliorations possibles. J'appelle donc à un débat serein et ouvert.
Je connais la complexité économique de la Martinique et de la Guadeloupe, leurs forces et leurs fragilités. J'ai défendu, avec quelque succès, leurs intérêts auprès de la Commission européenne. Pour réussir, chacun doit prendre ses responsabilités et regarder les choses sans a priori.

Le projet des zones franches a généré des espoirs, mais les atteintes aux dispositifs de la loi Girardin les ont dissipés. Comprenez-vous les réticences du monde économique local ?
Les entreprises, les chefs d'entreprises comme les salariés, ont besoin de la visibilité indispensable, donc de la durée, pour investir et développer la recherche, et favoriser l'emploi.
Pendant la campagne présidentielle et dès le début du travail gouvernemental sur la LOPOM, il y a un an, les choses ont été dites clairement. Il n'est pas question de remettre en cause globalement le dispositif précédent mais il faut avoir le courage d'en reconnaître les insuffisances ou les défauts. Maintenir des aides dans un secteur qui a atteint la maturité, perpétuer les effets d'aubaine ou oublier les dommages collatéraux de telle ou telle mesure, ce n'est pas responsable. Il faut écouter, expliquer, changer ce qui doit l'être. Avec autant d'investissement de la part de l'Etat, les zones franches globales d'activité seront créées, avec des priorités choisies localement par les professionnels.

Saint-Martin et Saint-Barthélemy auront leurs sénateurs, leurs représentants au Conseil économique et social, mais ne seront pas à l’Assemblée nationale. Le ministre des Collectivités territoriales s’en accommode-t-il ?
Rien ne conduit à dire que Saint-Martin et Saint-Barthélemy se verraient privés de représentants à l'Assemblée nationale. Il reviendra au législateur de décider de la forme la plus appropriée de représentation des populations concernées.

En matière de sécurité, de police et de gendarmerie, eu égard aux problèmes de drogue, d’immigration clandestine et de délinquance, les moyens actuels en Martinique et en Guadeloupe, vous semblent-ils suffisants ? Le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux se fera-t-il dans les mêmes conditions qu’en métropole ?
Depuis mon arrivée à la tête du ministère de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales, j'ai été particulièrement attentive aux moyens dont disposent les forces de l'ordre pour garantir la sécurité de chacun où qu'il se trouve sur le territoire national. Les Antilles sont confrontées à des difficultés spécifiques, c'est vrai. Elles ont bénéficié d'un traitement privilégié au plan des effectifs, nettement perceptible depuis 2002. Cette évolution se poursuivra. Pour la police par exemple, de nouvelles arrivées sont programmées d'ici fin août : 34 en Martinique, 30 en Guadeloupe et 2 à Saint-Martin.
Je veux particulièrement saluer l'action des forces de l'ordre. La délinquance de proximité a diminué de 5% en 2007. Elle continue de baisser sur les premiers mois de cette année. Le taux d'élucidation a atteint un niveau remarquable en 2007 : 44,87%. Ce sont donc les auteurs de près d'un crime ou délit sur deux qui ont été retrouvés. C'est un signal très fort de notre détermination à garantir la sécurité aux Antilles. C'est un signal très fort de soutien pour les victimes.
Le Ministère de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales est certes solidaire de la politique budgétaire nationale, mais le potentiel opérationnel des services de sécurité sera toujours préservé. Le développement des technologies, les aménagements de structures, le potentiel d'heures supplémentaires rémunérées, sont autant de moyens nouveaux pour améliorer la protection de nos concitoyens.

Peut-on dire qu’à Saint-Martin et en Guadeloupe, les problèmes d’immigration clandestine massive soient derrière nous ?
Je veux souligner l'investissement des services de gendarmerie et de police, notamment la police aux frontières, qui ont effectué un remarquable travail pour atténuer le flux migratoire irrégulier. La lutte contre l'immigration irrégulière est désormais de la responsabilité de Brice Hortefeux, ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire. Je note néanmoins qu'un effort tout particulier a été consenti pour doter l'ensemble de ces services des matériels nécessaires pour leur permettre d'interpeller les passeurs avec une meilleure efficacité, notamment de nuit.
A titre d'exemple, la gendarmerie dispose d'une embarcation sur-motorisée depuis le mois de mai dernier, et des moyens de vision nocturne équipent les unités territoriales et l'équipage de l'hélicoptère de la section aérienne.

La Martinique joue un rôle clé dans la lutte contre les narcotrafics dans la région. Il n’empêche que l’on y trouve trop facilement du crack. Peut-on lutter efficacement contre le petit trafic local ?
J'ai fait de la lutte contre la drogue une priorité absolue, en métropole comme outre mer. J'ai annoncé en janvier dernier le renforcement des actions et des moyens. C'est un enjeu majeur dans l'arc Caraïbe, zone de transit de la cocaïne produite en Colombie, en Bolivie et au Pérou, et destinée à l’Europe.
A ma demande, le Préfet de la Martinique a élaboré un plan pour renforcer encore la lutte contre la drogue et la toxicomanie, après les résultats encourageants de 2007. Illustration de notre détermination, 43 procédures à l'égard de trafiquants ont été établies au cours des 4 premiers mois de 2008, contre 10 sur les mêmes mois en 2007. Au cours du premier trimestre, nous avons saisi 1,1 tonne de cannabis, et 500 Kgs de cocaïne.
Pour davantage d'efficacité contre les trafics locaux, outre la mobilisation accrue des services auxquels j'ai fixé des objectifs ambitieux, j'ai décidé la création d'un GIR permanent dès cette année, comme d'ailleurs aussi en Guadeloupe. Orienté sur la dimension patrimoniale du trafic, il apportera une aide significative aux effectifs locaux dans la lutte quotidienne contre les stupéfiants. Enfin, contre les réseaux structurés, la Martinique dispose de deux atouts majeurs dont je veux développer encore les moyens.
Le premier est le protocole avec les Forces Armées des Antilles. Il permet la mise à disposition d’unités militaires pour des opérations de surveillance dans le cadre de la lutte contre le trafic de produits stupéfiants. Je souhaite qu'il soit utilisé autant que de besoin.
Le second est l'antenne de l’Office Central pour la Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (O.C.R.T.I.S). Ouverte depuis 2004 à Fort-de-France, elle est un centre d’analyse du renseignement sur les trafics, et un service d'investigations, agissant en synergie avec la Marine nationale.
J'ai demandé à la direction centrale de la police judiciaire d'étudier la mise en place en son sein d’un groupe financier, composé de deux représentants de la douane judiciaire et de deux policiers spécialisés. Cette nouveauté apportera une plus-value indéniable, tout en laissant le GIR disponible au bénéfice de la lutte contre les trafics locaux.
En matière de risque sismique, la Guadeloupe ou la Martinique sont-elles prêtes à affronter un séisme majeur ?
Les deux départements français d’Amérique sont soumis à la totalité des risques naturels majeurs : cyclones, séisme, raz de marée, volcanisme, inondation, houle, mouvements de terrain.
Les risques séisme et tsunami sont connus et suivis : les zones à forte sismicité ont été identifiées. Chaque département dispose de son observatoire volcanologique et sismologique, connecté aux stations sismiques disposées dans chaque département. Je visiterai d'ailleurs celui de la Martinique.
Le plan national de prévention du risque sismique, renforcé par un plan spécifique pour les Antilles représente 343 millions d’Euros, destinés à l’habitat social, aux équipements scolaires, hospitaliers et aux infrastructures de gestion de crise. S'y ajoutent les travaux prévus dans le cadre du plan hôpital 2012 pour un coût estimé à 600 millions d’euros qui comprend notamment la rénovation des deux CHU de Pointe-à-Pitre et de Fort-de-France.
En cas de séisme, les préfets de Martinique et de Guadeloupe disposent respectivement de 1200 et 1600 sapeurs-pompiers ainsi que de moyens militaires. Bien entendu, des moyens supplémentaires peuvent à tout instant être acheminés depuis la métropole.
Un séisme est par nature impossible à prévoir ou à éviter. La protection des populations est un enjeu majeur. Je veux faire de mon ministère un grand ministère moderne de la protection des populations. A ce titre j'entends que nous mettions en œuvre tous les dispositifs de nature à atténuer les conséquences d'un séisme pour la population antillaise. J'aurai l'occasion d'en parler lors de cette visite.

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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 12:40
Tiwony et Lusdy du Blackwarell sound
Blackwarell, c’est le « crew » qui s’est fédéré autour de Tiwony. On y retrouve Selecta BLS, Original B, Lusdy, Dainjaman, Black kimbo, Mighty Kalimba… Ils sont installés entre la Guadeloupe et la région parisienne du coté de Neuilly-Plaisance. « C’est notre base de travail en métropole, avance Tiwony. On en avait marre d’aller à droite et à gauche pour préparer nos projets street (destinés aux réseaux rue) et les drops (morceaux enregistrés spécialement pour un disc jokey). » Le home studio leur offre de l’indépendance, mais il reste un lieu transitoire. « Je ne suis pas installé à Paris, dit Tiwony. On essaie ici de prendre de l'expérience,de recréer des réseaux et des ambiances, pour ne pas se dépayser et continuer à faire notre musique avec la même chaleur. » Tiwony évolue entre la Guadeloupe, sa base matriarcale, Shashamane en Ethiopie, et Paris. A 30 ans, Tiwony a connu déjà de grands moments. Fin 1995, il sort Tchembe red pa moli et Jah est à l’honneur avec son compère Boubou. En 1997, c’est la bande originale de Ma Cité va craquer. « On n’a jamais fait ça pour entrer dans le star system mais pour s'exorter et on a toujours été encouragés par les frères de la rue car une partie de notre éducation provient de là ! Aujourd’hui, même si on a un petit peu plus de diffusion, on travaille pour notre base. » Et si on retrouve Tiwony avec Lusdy et Kalimba au New Morning ou en première partie de NTM à Bercy, en septembre, il ne cesse de développer de nouveaux projets indépendants destinés aux  aficionados. « Dans la rue, il y a des codes qui parlent à notre public. Toutes les pointures du reggae dancehall au hip hop viennent de là .  » Tiwony ne se limite pourtant pas au reggae dancehall ou au hip hop, il ose l’acoustique, il s’essaie sur des rythmes salsa, zouk ou calypso. « Le reggae est une musique qui transcende toutes les autres. »
Tiwony n’est pas impressionné à l’idée de faire la première de NTM. En février 2007, il jouait avant Joey Starr ! « On s’est adapté à son public, plus hip hop, plus crunk, mais toujours conscient. J’essaie de travailler la versatilité avec le reggae, le dancehall et le hip hop. Notre public sait qu’on ne se travestit pas, que notre vibe est variée. » Pourtant, Tiwony estime que cette musique n’est pas assez diffusée. « Ecoutez Skyrock ! On a fait un buzz autour d’Admiral T, Kossity, mais c’est pas recurrent. Pour le nombre de talents dont dispose cette musique, il en faudrait beaucoup plus pour que le grand public puisse se rendre compte de la richesse de notre vivier . Ca reste de la musique des îles qui s’adresse aux Antillais et aux Africains mais aussi à toutes les autres nations. L’Europe… Ils s’y mettent mais tout doucement. C’est tout nouveau pour eux. Ils nous prennent pour des aliens ! » Et Tiwony s’interroge de savoir pourquoi Les majors  ne confient pas le même budget aux artistes urbains qu’aux artistes"Popstar"… » On essaie de développer une musique universelle, plus jeune, tout public… Qu’ils l’entendent notre cri de douleur, qu’ils écoutent ces paroles ; elles sont notre vécu,la partage de nos peines, de nos joies et de nos motivations… » Au New Morning, avec le Majestic gang de Guyane, le 26 juin.

Selecta BLS (devant) est l’ingénieur du son. Ce jeune Guyanais est DJ et concepteur de projets street. Il a réalisé Fight, l’album de Tiwony et Pa ki jin moli de Profa qu’il a enregistré dans le studio de Neuilly. Izzah (au fond à droite) est un Guadeloupéen de Petit-Bourg. Il a grandi avec Danjaman. Chanteur de reggae, il a retrouvé à Paris le crew de Tiwony et a intégré le blackwarell. On l’entendra sur la prochaine compil de Tiwony, Signaling Ridim. Mighty Kalimba originaire de Sainte-Rose en Guadeloupe, complète une partie du Blackwarell. Chanteur plus philosophique, il est un « membre actif », selon Tiwony.

Lusdy « On a grandi ensemble, on appartenait au même sound system, Influence sound. C’était l'un des premiers collectifs d’artistes reggae dancehall de l'ile . Lusdy n’est pas entré en scène tout de suite. Il bossait plus en coulisse. Il ne chantait pas encore  vraiment mais il était à toutes les répèts et poussait déjà un peu la voix. Il est allé ensuite étudier à Trinidad mais on a autant d’années de pratique musicale. Sa musique traite de thèmes sociaux, du respect de la femme. C’est un artiste consciencieux et qui dit tout haut des choses qui gênent ou qui font du bien ! Lusdy défend aussi les Haïtiens, les putes… Des thèmes pas souvent évoqués dans le reggae Et il a un grain vocal unique. Il a dédié son album aux mères. » Son album Manman mesi est réédité le 20 juin pour le marché national avec en bonus un DVD...  Distribué chez Wagram

Un premier  Single  de Tiwony,  Mouille le maillot, sort à la mi-juin sur Internet (en téléchargement légal) et les radios. Mouile le maillot est morceau qui rend hommage aux sportifs Afro -Antillais et aux travailleurs. L’album sortira fin octobre. Tiwony nous promet un album témoignage avec sa couleur bien à lui. « Mon premier album solo officiel ! », dit-il. Composé avec Original B (Patrice Ranély Verger-Desprès), le Guyanais Scandalize du groupe Damaniak, Tyrone Downie, le clavier légendaire de Bob Marley and The Wailers,  Jube Altino et Ardel de l’équipe de Sak passé records, (Wyclef Jean), B.o.s.s , Stanisky, Moody mike....Il n'a pas voulu nous en dire plus sur les éventuels duo qu'on pourraient retrouver sur l'album mais garantit  qu'il y aura des surprises... On révélèra au moins la presence de Vicky Edimo, son père, sur un morceau.


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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 17:07
Six mois avec sursis au lieu de dix pour Sainte-Rose Cakin
hier, la XXe chambre de la cour d’appel de Paris a rendu son jugement dans l’affaire mettant en cause le maire de Macouba, Sainte-Rose Cakin. L’affaire avait été plaidée le 10 avril dernier. La peine décidée par le tribunal coirrectiponnel de Paris (dix mois avec sursis et une condamnaton « à titre personnel » à payer des dommages à la famille de la victime) a été ramenée à six mois avec sursis. La peine ne sera pas inscrite au casier judiciaire de l’édile et  cette condamnaton n’est plus « personnelle ».
Sainte-Rose Cakin était poursuivi pour la mort d’une fillete dans le bassin municipal de Macouba dont la surveillance avait été confiée à des emplois jeunes, absents au moment de la noyade en janvier 2004.

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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 15:48
Décès lié à un cas humain de rage en Guyane
L’Institut Pasteur de Paris a confirmé le décès du à la rage le 27 mai dernier d’un résident Guyanais hospitalisé au Centre hospitalier de Cayenne depuis le 19 mai. Les premiers symptômes sont survenus le 14 mai.
Le virus de la rage est présent en Guyane comme dans de nombreuses régions du monde. Les services sanitaires et vétérinaires enquêtent afin de déterminer la source de contamination qui peut être liée à un animal domestique ou à la faune sauvage (chauve souris). A ce jour, l’enquête réalisée a permis d’identifier un chat et un chien  potentiellement contaminants, décédés respectivement en mars et en mai. La recherche d’autres animaux potentiellement contaminants est également en cours.
Aucun cas de transmission interhumaine de rage n’a été rapporté dans le monde à ce jour (à l’exception de très rares transmissions au cours de greffe).
En accord avec les recommandations du Conseil supérieur d’hygiène publique de France, les contacts proches vont rapidement bénéficier d’un traitement vaccinal préventif comme les professionnels de santé ayant été exposés lors des soins avec la personne décédée.

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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 14:13
Eric Besson veut réduire la fracture numérique en outre-mer
 Le secrétaire d’Etat aux prospectives économiques, Eric Besson, a ouvert, hier à Paris, les assises du numérique. Le ministre y a présenté 27 pistes de développement dont une pour l’outre-mer où « le développement économique et sociétal passe entre autres par la réduction de la fracture numérique ». Si en Métropole, près de 50% des foyers sont abonnés au haut débit, seuls 5 à 20% des foyers d’outre-mer en bénéficient avec des tarifs bien plus élevés. De même, l’outre-mer ne profite pas encore des dernières technologies : téléphonie mobile de 3e génération, TNT… L’objectif de réussir la migration vers le tout numérique avant le 30 novembre 2011 est aussi valable pour l’outre-mer, selon M. Besson. Le plan d’action dans ce domaine vise donc, d’une part, à réduire la fracture numérique ultramarine et, d’autre part, à faire bénéficier l’outre-mer de l’ensemble des nouvelles technologies afin d’en développer la compétitivité et le déploiement des usages.
 Les premières mesures soumises au débat  concerneront la défiscalisation des investissements des câbles sous-marins avec la loi de programme, et la TNT.

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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 20:08
Rien ne sert de courir, Grasset
« Je ferai ici l’effort de raconter ce que fut pour moi Sidney… » Le lecteur pressé ira donc directement à la page 205 où débute le chapitre Dérader. Cathy Freeman, Nova Peris, le village olympique… Il faut lire ! Marie-José Pérec ne court plus et elle l’écrit même ! Rien ne sert de courir est le titre de . Un ouvrage publié chez Grasset, préfacé par Edouard Glissant où la gazelle se livre. Un livre pour claquer une fois pour toute les portes et certains becs aussi.

« La victoire était une question de vie ou de mort ! »
Ce livre, c’est le moment du bilan d’une carrière ?
Durant toutes ces années, j’avais l’impression d’un courant d’air, d’une porte qui claque ! Avec ce livre, j’ai ouvert tous les tiroirs, toutes les armoires avant de tout refermer. En 2003, les championnats du monde à Paris devaient être la fin de carrière que j’imaginais. Mais ça n’a pas pu se faire. J’ai été blessée… Mon corps a tout donné. Il n’a plus eu envie. J’ai alors décidé d’arrêter ma carrière. Mais j’ai mis un an avant de pouvoir dire oralement : je ne suis plus une athlète.
Que faites-vous maintenant ?
J’ai beaucoup pensé au tourisme en Guadeloupe. J’avais prévu de partir sur un projet de spa mais je me suis rendue compte que ça ne m’intéressait pas du tout. Je cherche à trouver des sensations qui n’existent plus… J’ai repris des études, je suis allé suivre des cours de Théâtre au cours Florent. Pas pour devenir actrice, pour faire un travail sur soi. Ca ne m’a pas encore apporté de réponse. Je prends des cours de dessin, de piano, je voyage et j’ai des activités humanitaire. Je voudrais avoir un enfant. Ca me préoccupe beaucoup.
Où en est le projet d’Anse-Bertrand ?
En stand by, j’ai beaucoup de problèmes !Je veux y monter un centre d’entraînement, une école d’athlétisme. Mais pour ça, faut d’abord que je règle mes problèmes avec le maire d’Anse-Bertrand
Quelle est la place de vos racines créoles ?
C’est ce qui fait qui on est. J’ai commencé à aller bien après Sidney parce que je suis rentrée à la Guadeloupe. Chez moi, j’étais libérée de quelque chose. Il y a avait ma grand-mère. Manger, respirer, vivre, là-bas, c’est simple et ça apporte une sérénité. Je suis redevenue légère.
La négritude vous parle-t-elle ?
On a une culture, une manière de vivre. On arrive sur le continent européen, on est Français mais on a cette culture. La plupart du temps, les gens gomment cet aspect là pour embrasser la culture française. Mais c’est intéressant d’avoir les deux, de ne pas effacer qui on est !
Et Aimé césaire ?
Aimé Césaire nous a permis de nous mettre debout, d’être fiers de notre couleur de peau. Mais Césaire ne s’arrête pas à ça. On avait besoin d’un père comme celui-là. Et surtout, sans Césaire, il n’y aurait pas eu Glissant ! Césaire nous fait prendre conscience de notre côté nègre, mais Glissant nous dit que nous sommes nègres, européens, indiens, libanais… Tout monde.

Vous entamez le livre avec la mer, la mer mémoire. C’est la peur de l’eau ?
La traite nous a transmis cette peur. Quand on allait camper, enfants, on passait plus de temps sur le sable que dans l’eau. On vit avec cette peur constante. Il y a toujours eu cette espèce de colère présente…
Votre regard sur l’esclavage ?
Dans ma famille, on n’en parlait pas beaucoup. Mais ma grand-mère m’en a dit un peu…
Et les discriminations en France ?
Jusqu’en 1994, je vivais aux USA. Je ne m’étais pas rendue compte de l’absence des Noirs à la télé. C’est en arrivant aux USA que j’ai réalisé que chez nous, ce n’était pas pareil. Là-bas, je voyais des Noirs, des Mexicains…
Vous parlez du malaise antillais…
Les gens ne savent pas vraiment qui ils sont. On découvre qu’on est français une fois débarqué en métropole… Courir m’a permis de dire aux gens qu’on est là, qu’on existe.
C’est ce qui vous a fait courir ?
Pourquoi je cours ? Je voyais comment les Antillais étaient perçus : nonchalants, fêtards, fainéants… Cette représentation… J’ai eu envie de dire qu’on n’était pas que ça. Mes courses, mes victoires, c’étaient une façon de dire que nous aussi, on était capable d’avoir un projet et d’aller au bout !. L’idée de courir comme une sorte d’ambassadrice ne m’a jamais quitté. Quand je courais une épreuve importante, j’avais toujours cette vision de chez moi… La peur au ventre, j’avais l’impression que je devais toujours quelque chose à mes gens. La victoire était une question de vie ou de mort ! Je suis très orgueilleuse.
Que vous reste-t-il ?
Le 200 mètres. Ma plus belle course. Personne ne m’attendait sur cette course là. Je me suis rapprochée de la course parfaite. Dans cette course, j’ai l’impression d’être légère. Les mouvement sont fluides, proches de la perfection. J’avais l’impression de m’envoler, de marcher sur l’eau et d’atteindre le firmament ! Je ne l’ai ressenti qu’une seule fois. Je suis une tueuse.
Comment était l’ambiance au village olympique ?
Ca m’énervait de me retrouver avec des athlètes qui étaient seulement contents d’être là, d’avoir le maillot de l’équipe de France. Moi, je voulais accéder à mon rêve… A côté des ces coquitos bleu blanc rouge. Ce n’est pas une colonie de vacances, l’équipe de France !
Y a-t-il des champions à votre hauteur ?
Carl Lewis,  et Heike Dressler. Aujourd’hui, je ne sais pas si c’est de la nostalgie, mais quand je regarde de l’athlétisme, j’ai l’impression qu’il manque quelque chose. Les grands sportifs n’ont pas de charisme.
Contre le dopage, que faudrait-il faire ?
Ne faudrait-il pas éduquer les jeunes ? C’aurait été difficile de me proposer de prendre quelque chose ! Un sportif doit contrôler ses foulées mais aussi ce qu’il met dans sa bouche.
Serez-vous à Pékin ?
En 2004, j’étais consultante sur Canal+. C’était pas mon truc ! Je serais à Pékin avec l’Equipe. Je pense qu’en natation et en judo, on est bien. J’aimerais bien aussi que Tony Estanguet fasse une troisième médaille. En athlétisme, je surveillerai Yoann Diniz, le marcheur.
Y a t-il une relève française en athlétisme ?
Pour l’instant, on n’a pas réellement vu de jeunes qui ont pointé le bout de leur nez. Ladji Doucouré est blessé… On est loin d’une finale olympique.
Que faut-il penser de JO de Pékin ?
Les jeux sont faits ! Si je courais, je porterais le badge. Mais il ne fallait pas empêcher la flamme olympique de traverser Paris et c’était normal que les personnes qui voulaient manifester le fassent.

Rien ne sert de courir
Marie-José perce raconte son parcours. Un autoportrait de femme de sincère et sans tabous, avec un franc parler inhabituel pour une icône sportive. La diva évoque l’efance et la Guadeloupe, l’adolescence difficile, les conflits avec ses entraîneurs et sa vie personnelle. A 40 ans (Marie-José Pérec les a fait le 9 mai dernier) et pour la première fois depuis les JO de Sidney, elle explique… Mais au-delà de la championne fière et « muette comme un bureau », il y a la citoyenne qui assule son métissage culturel et attentive au sort des démunis. Marie-José Pérec est la seule athlète à avoir été trois fois championne olympique, en 1992 sur 400 m et en 1996 sur le 200 et le 400 mètres. A 35 ans, elle a mis fin à sa carrière.

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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 15:28
Marie-Luce Penchard nommée officiellement à l’Elysée
Le Journal officiel du 26 mai publie un arrêté portant sur la nomination de Marie-Luce Penchard, par ailleurs secrétaire nationale à l’UMP, en tant que conseillère technique à la présidence de la République. Voici donc l’adjointe d’Olivier Biancarelli, conseiller outre-mer du président, confirmée dans ses nouvelles fonctions au sommet de l’Etat. Mme Penchard a appris la nouvelle hier, après un déplacement de deux jours à la Réunion où elle est allée régler les problèmes qu’il a pu exister entre l’UMP nationale et l’UMP locale, lors des dernières élections. « C’est en bonne voie », selon la Guadeloupéenne qui regrette toutefois de ne pas pouvoir encore faire la même chose dans son propre département. Des avantages et des inconvénients d’être la fille de Lucette Michaux-Chevry !

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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 19:13
Une pétition pour la station de métro Aimé-Césaire ligne 12
Edouard Tinaugus est un agent de la RATP. Un machiniste sur la ligne 3 mais qui s’est déjà fait connaître pour avoir rétabli les armoiries des iles de la Guadeloupe et de la Martinique dans la station de métro Nation-place des Antilles. Cette fois, il lance une pétition pour que, dans le prolongement de la ligne 12, entre Sainrt-Denis et Aubervilliers, la station suivant celle de la porte de la Chapelle prenne le nom d’Aimé Césaire. Actuellement, les projets de la RATP ont retenu le nom de Proudhon-Cardinaux… M. Tinaugus rappelle dans le préalable de sa pétition que les propositions ne peuvent émaner de particuliers mais doivent provenir d’associations, oorganismes et autres collectifs de soutien. Il lance donc un appel à tous les responsables associatifs, à leurs adhérents pour qu’ils saisissent le président du syndicat des transports d’Ile de France, au président de la RATP et à celui de la Région, M. Huchon.
Pour en savoir plus : station.cesaire@yahoo.fr et edour972@yahoo.fr

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