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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 19:09
La HALDE passe une convention avec l’ANT
Louis Schweitzer, président de la Haute autorité de lutte contre les discriminations (HALDE) et André Tanti, directeur général de l’Agence nationale pour l’insertion et la promotion des travailleurs d’outre-mer (ANT) ont signé, hier au siège du secrétariat d’Etat à l’Outre-mer, sous le parrainage d’Yves Jégo, une convention afin de promouvoir l'égalité des chances des travailleurs ultramarins. « Ce partenariat se décline sur le plan local par des actions communes de formation, de communication, d'études ainsi que de préparation des candidats à la mobilité », selon Louis Schweitzer qui est intervenu pour rappeler que la HALDE « se préoccupait de façon particulière des ultra-marins ». « Claude Valentin-Marie, en tant qu’ultra-marin et vice-président nous apporte son expertise et puis nous avons outre-mer des délégations régionales. » Tandis qu’à la Réunion, la délégation régionale donne satisfaction, Louis Schweitzer, admettant une faiblesse de moyens, est convenu que « ça n’allait pas aussi bien en Martinique. D’ici quelques semaines, la délégation martiniquaise deviendra interrégionale pour les Antilles-Guyane. » Yves Jégo s’est félicité de ce partenariat, « signe de notre engagement profond dans ce combat acharné qu’est la lutte contre les discriminations ». « Ce qu’il faut c’est les personnes accompagnées par l’ANT ne se résignent pas et exercent leur droit de recours », a insisté le président de la HALDE. André Tanti a indiqué que ses agents en outre-mer seraient formés à cette problématique. « Ils accompagnent les jeunes avant le départ et jusqu’à la fin de leur formation. S’il existe des situations discriminantes, ce sera l’occasion de les orienter auprès de la HALDE. » Claude Valentin-Marie estime que le suivi de ces jeunes permettra de comprendre le processus qui se met à l’œuvre lors d’une discrimination : « il ne faut plus laisser un préjudice impuni mais il faut prévenir ces situations. » Louis Schweitzer a donné rendez-vous au ministre dans un an pour un premier bilan.

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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 14:14
Marie-Thérèse Lacombe, élue UMP-radicale de Paris
Nous l’avions oublié lors de notre recensement des élus ultra-marins de Paris ! Marie Thérèse Lacombe est conseillère du 6e arrondissement de Paris, en charge de la santé et de la prévention. Née à Cayenne, cette demoiselle Bourguignon descend d’une famille de Mana libérée des fers de l’esclavage par la mère Javouhey. A l’âge de 13 ans, en 1950, elle part à Paris où elle obtient, deux ans plus tard et avec une dispense du président de la République, le bac. Elle devient médecin gynécologue et obstétricien et pendant 40 ans, elle exerce dans dans le 6e. « Mon père était fonctionnaire et tous les deux ou trois ans nous revenions passer les vacances à Cayenne. Impliquée dans la vie associative, elle a eu l’occasion de connaître Jacques Chirac quand il était maire de Paris. Elle est à l’origine du Centre municipal d’accueil et d’information pour les domiens avec le Martiniquais Jean-José Clément. Présidente de l’association L’autre siècle (fondée par la Guyanaise Annick Thébia-Melsan, elle s’est rendue à plusieurs reprise à Saint-George de l’Oyapock. L’Autre siècle s’intéresse de près au pont… Aujourd’hui, sa tante qui aurait eu 100 ans l’an passé est décédée. Il lui rste quelques cousins comme Hélène Sirber qui est adjointe au maire de Cayenne. Le docteur Marie-Thérèse Lacombe est par ailleurs présidente de la fondation nationale des publics en milieu hospitalier.

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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 13:24
Festival d’Avignon
Greg Germain derrière le Off
Le comédien Greg Germain, ruban rouge à la boutonnière, reçoit sur l’embarcadère qui fait face aux remparts de la Cité des papes ! Le vice-président du festival off et le président de l’association des lieux du festival d’Avignon reçoit, en ce début juin, la presse spécialisée et internationale, les programmateurs de spectacles, les patrons de compagnies et de théâtres. Tous embarquent sur le Miréio, un bateau-mouche pour une promenade sur le Rhône, devant le célèbre pont d’Avignon. Avec le fondateur du festival Off, André Benedetto, l’acteur et metteur en scène guadeloupéen a animé lundi la conférence de présentation du prochain festival d’Avignon pour sa partie Off qui se déroule du 10 juillet au 2 août prochain. « Je ne suis que le vice-président du Off et non président comme l’avait annoncé Michel Druker », a ironisé Greg Germain après sa prestation avec Kad Merad sur le divan rouge.


L'irresistible ascension de Greg Germain
Depuis 2003, année où la grève des intermittents du spectacle a conduit à l’annulation du festival, les théâtres et les compagnies se sont fédérés en une association, Avignon festival et compagnies (AFC surnommée le Off). C’est dans ce cadre et en tant que directeur de théâtre que Greg Germain a choisi de prendre des responsabilités.
« Le Festival d’Avignon a été créé en 1947 par Jean Vilar, mais c’est André Benedetto qui, en 1966, le premier a donné une représentation indépendante du festival… Le Off était né », relate Greg Germain. « Et c’est devenu le plus grand salon deu théâtre du monde », confirme André Benedetto qui préside l’AFC. C’est la troisième année que l’AFC accompagne le festival off. Et un gros travail a été mené en amont du festival par Greg Germain et Christophe Galent avec la tenue d’états généraux du Off qui se sont tenu en décembre dernier. « Depuis 1982, la croissance du off est de 18 % par an », indique Greg Germain. La croissance du off n’est pas régulable mais l’AFC peut en revanche mettre en place les conditions d’un développement qualitatif. Le off donne à voir un échantillon représentatif de la création vivante. Sa représentativité ne doit pas être amoindrie… » Avec l'AFC, Greg Germain veut faire du Off un nouveau laboratoire, un lieu d’invention et d’innovation où l'AFC serait à la fois  initiateur et interface entre les différents acteurs.

Le Off en chiffres



957 spectacles et 52 événements

94 théâtres et 16 autres lieux
818 compagnies dont 78 étrangères et 8 ultra-marines
3547 artistes et techniciens
825 auteurs dont 734 contemporains
750 000 entrées, 250 000 spectateurs
5000 programateurs et journalistes


Huit spectacles nouveaux au TOMA

Greg Germain est depuis onze ans installé chaque année à la chapelle du Verbe incarné où il fait vivre le Théâtre des outre-mer en Avignon (TOMA) avec Marie-Pierre Bousquet. A compter du 8 juillet, la scène de la salle Edouard-Glissant au théâtre de la chapelle du Verbe incarné accueille huit spectacles. Ils viennent de Nouvelle-Calédonie, Paris, Guadeloupe, Guyane, Réunion, Martinique. « Cette année, souligne Marie-Pierre Bousquet, co-responsable du TOMA, tout en gardant notre philosophie de représentation très ouverte de la création en outre-mer, nous poserons un regard particulier sur la création guyanaise, spécialement foisonnante. » Ces spectacles seront par ailleurs captés pour France Ô. Ils complèteront une collection de la création théâtrale ultramarine déjà forte d’une vingtaine d’œuvres.
Le programme
Khasukuda – Terres de nuit en arawak - par le Théâtre de l’Entonnoir. Spectacle de marionnettes amérindien de Rubens Makosi. Une nuit des temps pour un retour aux mythes fondateurs. Guyane.

Va vis par la Compagnie Norma Claire. Spectacle de danse en trois mouvements autour de la femme créole. Les souffrances, les enracinements et la pacification et la lumière. Guyane.

Léon-Gontran Damas a franchi la ligne par Awa Production. Une pièce de théâtre autour de la grande figure de la négritude, mise en scène par Frédérique Liebaut. Avec Mylène Wagram. Guyane.

Ailleurs toute par la Compagnie de l’Instant présent et celle des kidams réunit la Martinique, la Réunion et la Nouvelle Calédonie. Une pièce de théâtre issue d’un travail en résidence en Martinique et Nouvelle Calédonie et à la chapelle du Verbe incarné. Sur le thème de l’exil… Avec Patrick Womba, Catherine Dinevan et Alexandra Shiva-Mélis.

Les bonnes par Activ’Art international. Reprise de la célèbre pièce de Jean Genêt mise en scène parJandira Jesus Bauer avec Ina Boulanger, Amel Aidoudi et Jeanne Beaudry. Martinique.

Le jeune prince et la vérité par le Studio théâtre de Stains. Conte philosophique de Jean-claude Carrière où comédiens et marionnettes se partagent la vedette. Mise en scène Marjorie Nakache. Ile de France.

Mâ Ravan par le théâtre Talipot. Spectacle musical, chorégraphique et théâtral de la Réunion. Mise en scène par Philippe Pelen Baldini.

Projection privée par le Grâce art Théâtre. Une pièce de Rémi de Vos mise en scène par Greg Germain avec Firmine Richard, Philippe Calodat et Nathalie Coualy. Un homme, sa femme, sa maîtresse et… la télé. Guadeloupe.







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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 12:00
Une Journée en Guyane
Après quatre jours aux Antilles avec MAM, Yves Jégo repartira pour être à Cayenne le 12 juin. Une grosse journée en perspective pour Yves Jégo. Récemment, il indiquait au sujet de ses déplacements outre-mer : " Mes déplacements peuvent être formels, mais aussi plus simples, sans mobiliser la moitié des services de l'Etat. Dans chaque territoire, j'ai un bureau annexe où je peux me rendre une journée pour y travailler. "

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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 16:39
Penchard et Lurel, les homologues politiques
A l’occasion d’une réunion, mardi à Paris, autour du président de Canal Oversea’s, Jean-Noel Tron, la secrétaire nationale à l'Outre-mer de l’UMP (et conseillère Outre-mer du président de la République), Marie-Luce Penchard a été présentée au secrétaire national du PS pour l'Outre-mer (député et président de Région), Victorin Lurel. « On dialogue par voie de presse interposée, lui a lancé ce dernier. Ca va continuer !
» Après les attaques de Victorin Lurel et du PS contre la politique outre-mer du gouvernement, c’est à Marie-Luce Penchard qu’Yves Jégo, locataire de la rue Oudinot, a demandé de répliquer. Comme ça, Victorin Lurel est face à la mère à Basse-Terre et face à la fille à Paris !

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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 15:58
Rapport menaçant pour la défiscalisation
Le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, le socialiste Didier Migaud, et le rapporteur, l’UMP Gilles Carrez, présentent jeudi à l’Assemblée leur rapport sur les niches fiscales. « Pas courtoisie », nous a-t-il été indiqué, sachant que sur les 500 niches existantes, deux dispositifs fiscaux concernent l’outre-mer, les deux hommes ont présenté ce rapport aux parlementaires ultra-marins. Pour les Antilles-Guyane, seuls Jeany Marc et Victorin Lurel étaient présents ; en tout ils étaient cinq... Selon Victorin Lurel, « un consensus droite gauche existe… Nous avons eu une discussion de haut niveau, courtoise mais frontale. Nous nous opposons à leur philosophie, à leur vision… » Les parlementaires ultra-marins ont dénoncé l’absence d’études d’impact, d’incidence, le non-respect de la loi Girardin. « On nous oppose de la pifométrie », poursuit le député Lurel qui a interpellé Didier Migaud, son ami socialiste. Celui-ci lui a opposé une baisse insuffisante du chômage. Selon Victorin Lurel, « en situation de crise économique, c’est le secteur du logement libre et intermédiaire qui a soutenu l’économie outre-mer ». Le projet prévoit de plafonner le crédit d’impôt pour le logement libre et intermédiaire et d’abaisser de 1 million à 300 000 euros le seuil pour obtenir l’agrément de Bercy. Et on n’a pas parlé de la LOPOM…

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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 08:49
Interview Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales à la veille d'un déplacement aux antilles qui la conduit du 4 au 8 juin en Guadeloipe, à Saint-Martin, Saint-Barth et en Martinique avec le secrétaire d'Etat, Yves Jégo.
"Reconnaître les insuffisances du dispositif Girardin"
Vous revenez aux Antilles avec M. Jégo, quinze jours à peine après un déplacement difficile de votre secrétaire d’Etat pour cause de loi de programme. Qu’allez-vous proposez aux représentants du BTP, du commerce et de l’industrie pour que le débat soit serein ?
Je viens en Martinique et en Guadeloupe pour écouter. Ecouter notamment les chefs d'entreprise et tous ceux qui sont concernés par le développement économique de l'outre-mer. A Paris, j'ai exposé au Conseil économique et social et à de nombreux professionnels, les enjeux, les atouts et les moyens du renforcement de la compétitivité des entreprises ultra-marines.
L'objectif du projet de loi que nous préparons avec Yves Jégo est de mieux répondre à leurs besoins et à ceux des départements d'outre-mer. J'ai toujours privilégié la concertation aussi bien avec les élus qu'avec les représentants des entreprises. C'est dans cet esprit qu'Yves Jégo est venu, pour apaiser les craintes, dissiper les malentendus éventuels et discuter des améliorations possibles. J'appelle donc à un débat serein et ouvert.
Je connais la complexité économique de la Martinique et de la Guadeloupe, leurs forces et leurs fragilités. J'ai défendu, avec quelque succès, leurs intérêts auprès de la Commission européenne. Pour réussir, chacun doit prendre ses responsabilités et regarder les choses sans a priori.

Le projet des zones franches a généré des espoirs, mais les atteintes aux dispositifs de la loi Girardin les ont dissipés. Comprenez-vous les réticences du monde économique local ?
Les entreprises, les chefs d'entreprises comme les salariés, ont besoin de la visibilité indispensable, donc de la durée, pour investir et développer la recherche, et favoriser l'emploi.
Pendant la campagne présidentielle et dès le début du travail gouvernemental sur la LOPOM, il y a un an, les choses ont été dites clairement. Il n'est pas question de remettre en cause globalement le dispositif précédent mais il faut avoir le courage d'en reconnaître les insuffisances ou les défauts. Maintenir des aides dans un secteur qui a atteint la maturité, perpétuer les effets d'aubaine ou oublier les dommages collatéraux de telle ou telle mesure, ce n'est pas responsable. Il faut écouter, expliquer, changer ce qui doit l'être. Avec autant d'investissement de la part de l'Etat, les zones franches globales d'activité seront créées, avec des priorités choisies localement par les professionnels.

Saint-Martin et Saint-Barthélemy auront leurs sénateurs, leurs représentants au Conseil économique et social, mais ne seront pas à l’Assemblée nationale. Le ministre des Collectivités territoriales s’en accommode-t-il ?
Rien ne conduit à dire que Saint-Martin et Saint-Barthélemy se verraient privés de représentants à l'Assemblée nationale. Il reviendra au législateur de décider de la forme la plus appropriée de représentation des populations concernées.

En matière de sécurité, de police et de gendarmerie, eu égard aux problèmes de drogue, d’immigration clandestine et de délinquance, les moyens actuels en Martinique et en Guadeloupe, vous semblent-ils suffisants ? Le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux se fera-t-il dans les mêmes conditions qu’en métropole ?
Depuis mon arrivée à la tête du ministère de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales, j'ai été particulièrement attentive aux moyens dont disposent les forces de l'ordre pour garantir la sécurité de chacun où qu'il se trouve sur le territoire national. Les Antilles sont confrontées à des difficultés spécifiques, c'est vrai. Elles ont bénéficié d'un traitement privilégié au plan des effectifs, nettement perceptible depuis 2002. Cette évolution se poursuivra. Pour la police par exemple, de nouvelles arrivées sont programmées d'ici fin août : 34 en Martinique, 30 en Guadeloupe et 2 à Saint-Martin.
Je veux particulièrement saluer l'action des forces de l'ordre. La délinquance de proximité a diminué de 5% en 2007. Elle continue de baisser sur les premiers mois de cette année. Le taux d'élucidation a atteint un niveau remarquable en 2007 : 44,87%. Ce sont donc les auteurs de près d'un crime ou délit sur deux qui ont été retrouvés. C'est un signal très fort de notre détermination à garantir la sécurité aux Antilles. C'est un signal très fort de soutien pour les victimes.
Le Ministère de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales est certes solidaire de la politique budgétaire nationale, mais le potentiel opérationnel des services de sécurité sera toujours préservé. Le développement des technologies, les aménagements de structures, le potentiel d'heures supplémentaires rémunérées, sont autant de moyens nouveaux pour améliorer la protection de nos concitoyens.

Peut-on dire qu’à Saint-Martin et en Guadeloupe, les problèmes d’immigration clandestine massive soient derrière nous ?
Je veux souligner l'investissement des services de gendarmerie et de police, notamment la police aux frontières, qui ont effectué un remarquable travail pour atténuer le flux migratoire irrégulier. La lutte contre l'immigration irrégulière est désormais de la responsabilité de Brice Hortefeux, ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire. Je note néanmoins qu'un effort tout particulier a été consenti pour doter l'ensemble de ces services des matériels nécessaires pour leur permettre d'interpeller les passeurs avec une meilleure efficacité, notamment de nuit.
A titre d'exemple, la gendarmerie dispose d'une embarcation sur-motorisée depuis le mois de mai dernier, et des moyens de vision nocturne équipent les unités territoriales et l'équipage de l'hélicoptère de la section aérienne.

La Martinique joue un rôle clé dans la lutte contre les narcotrafics dans la région. Il n’empêche que l’on y trouve trop facilement du crack. Peut-on lutter efficacement contre le petit trafic local ?
J'ai fait de la lutte contre la drogue une priorité absolue, en métropole comme outre mer. J'ai annoncé en janvier dernier le renforcement des actions et des moyens. C'est un enjeu majeur dans l'arc Caraïbe, zone de transit de la cocaïne produite en Colombie, en Bolivie et au Pérou, et destinée à l’Europe.
A ma demande, le Préfet de la Martinique a élaboré un plan pour renforcer encore la lutte contre la drogue et la toxicomanie, après les résultats encourageants de 2007. Illustration de notre détermination, 43 procédures à l'égard de trafiquants ont été établies au cours des 4 premiers mois de 2008, contre 10 sur les mêmes mois en 2007. Au cours du premier trimestre, nous avons saisi 1,1 tonne de cannabis, et 500 Kgs de cocaïne.
Pour davantage d'efficacité contre les trafics locaux, outre la mobilisation accrue des services auxquels j'ai fixé des objectifs ambitieux, j'ai décidé la création d'un GIR permanent dès cette année, comme d'ailleurs aussi en Guadeloupe. Orienté sur la dimension patrimoniale du trafic, il apportera une aide significative aux effectifs locaux dans la lutte quotidienne contre les stupéfiants. Enfin, contre les réseaux structurés, la Martinique dispose de deux atouts majeurs dont je veux développer encore les moyens.
Le premier est le protocole avec les Forces Armées des Antilles. Il permet la mise à disposition d’unités militaires pour des opérations de surveillance dans le cadre de la lutte contre le trafic de produits stupéfiants. Je souhaite qu'il soit utilisé autant que de besoin.
Le second est l'antenne de l’Office Central pour la Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (O.C.R.T.I.S). Ouverte depuis 2004 à Fort-de-France, elle est un centre d’analyse du renseignement sur les trafics, et un service d'investigations, agissant en synergie avec la Marine nationale.
J'ai demandé à la direction centrale de la police judiciaire d'étudier la mise en place en son sein d’un groupe financier, composé de deux représentants de la douane judiciaire et de deux policiers spécialisés. Cette nouveauté apportera une plus-value indéniable, tout en laissant le GIR disponible au bénéfice de la lutte contre les trafics locaux.
En matière de risque sismique, la Guadeloupe ou la Martinique sont-elles prêtes à affronter un séisme majeur ?
Les deux départements français d’Amérique sont soumis à la totalité des risques naturels majeurs : cyclones, séisme, raz de marée, volcanisme, inondation, houle, mouvements de terrain.
Les risques séisme et tsunami sont connus et suivis : les zones à forte sismicité ont été identifiées. Chaque département dispose de son observatoire volcanologique et sismologique, connecté aux stations sismiques disposées dans chaque département. Je visiterai d'ailleurs celui de la Martinique.
Le plan national de prévention du risque sismique, renforcé par un plan spécifique pour les Antilles représente 343 millions d’Euros, destinés à l’habitat social, aux équipements scolaires, hospitaliers et aux infrastructures de gestion de crise. S'y ajoutent les travaux prévus dans le cadre du plan hôpital 2012 pour un coût estimé à 600 millions d’euros qui comprend notamment la rénovation des deux CHU de Pointe-à-Pitre et de Fort-de-France.
En cas de séisme, les préfets de Martinique et de Guadeloupe disposent respectivement de 1200 et 1600 sapeurs-pompiers ainsi que de moyens militaires. Bien entendu, des moyens supplémentaires peuvent à tout instant être acheminés depuis la métropole.
Un séisme est par nature impossible à prévoir ou à éviter. La protection des populations est un enjeu majeur. Je veux faire de mon ministère un grand ministère moderne de la protection des populations. A ce titre j'entends que nous mettions en œuvre tous les dispositifs de nature à atténuer les conséquences d'un séisme pour la population antillaise. J'aurai l'occasion d'en parler lors de cette visite.

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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 12:40
Tiwony et Lusdy du Blackwarell sound
Blackwarell, c’est le « crew » qui s’est fédéré autour de Tiwony. On y retrouve Selecta BLS, Original B, Lusdy, Dainjaman, Black kimbo, Mighty Kalimba… Ils sont installés entre la Guadeloupe et la région parisienne du coté de Neuilly-Plaisance. « C’est notre base de travail en métropole, avance Tiwony. On en avait marre d’aller à droite et à gauche pour préparer nos projets street (destinés aux réseaux rue) et les drops (morceaux enregistrés spécialement pour un disc jokey). » Le home studio leur offre de l’indépendance, mais il reste un lieu transitoire. « Je ne suis pas installé à Paris, dit Tiwony. On essaie ici de prendre de l'expérience,de recréer des réseaux et des ambiances, pour ne pas se dépayser et continuer à faire notre musique avec la même chaleur. » Tiwony évolue entre la Guadeloupe, sa base matriarcale, Shashamane en Ethiopie, et Paris. A 30 ans, Tiwony a connu déjà de grands moments. Fin 1995, il sort Tchembe red pa moli et Jah est à l’honneur avec son compère Boubou. En 1997, c’est la bande originale de Ma Cité va craquer. « On n’a jamais fait ça pour entrer dans le star system mais pour s'exorter et on a toujours été encouragés par les frères de la rue car une partie de notre éducation provient de là ! Aujourd’hui, même si on a un petit peu plus de diffusion, on travaille pour notre base. » Et si on retrouve Tiwony avec Lusdy et Kalimba au New Morning ou en première partie de NTM à Bercy, en septembre, il ne cesse de développer de nouveaux projets indépendants destinés aux  aficionados. « Dans la rue, il y a des codes qui parlent à notre public. Toutes les pointures du reggae dancehall au hip hop viennent de là .  » Tiwony ne se limite pourtant pas au reggae dancehall ou au hip hop, il ose l’acoustique, il s’essaie sur des rythmes salsa, zouk ou calypso. « Le reggae est une musique qui transcende toutes les autres. »
Tiwony n’est pas impressionné à l’idée de faire la première de NTM. En février 2007, il jouait avant Joey Starr ! « On s’est adapté à son public, plus hip hop, plus crunk, mais toujours conscient. J’essaie de travailler la versatilité avec le reggae, le dancehall et le hip hop. Notre public sait qu’on ne se travestit pas, que notre vibe est variée. » Pourtant, Tiwony estime que cette musique n’est pas assez diffusée. « Ecoutez Skyrock ! On a fait un buzz autour d’Admiral T, Kossity, mais c’est pas recurrent. Pour le nombre de talents dont dispose cette musique, il en faudrait beaucoup plus pour que le grand public puisse se rendre compte de la richesse de notre vivier . Ca reste de la musique des îles qui s’adresse aux Antillais et aux Africains mais aussi à toutes les autres nations. L’Europe… Ils s’y mettent mais tout doucement. C’est tout nouveau pour eux. Ils nous prennent pour des aliens ! » Et Tiwony s’interroge de savoir pourquoi Les majors  ne confient pas le même budget aux artistes urbains qu’aux artistes"Popstar"… » On essaie de développer une musique universelle, plus jeune, tout public… Qu’ils l’entendent notre cri de douleur, qu’ils écoutent ces paroles ; elles sont notre vécu,la partage de nos peines, de nos joies et de nos motivations… » Au New Morning, avec le Majestic gang de Guyane, le 26 juin.

Selecta BLS (devant) est l’ingénieur du son. Ce jeune Guyanais est DJ et concepteur de projets street. Il a réalisé Fight, l’album de Tiwony et Pa ki jin moli de Profa qu’il a enregistré dans le studio de Neuilly. Izzah (au fond à droite) est un Guadeloupéen de Petit-Bourg. Il a grandi avec Danjaman. Chanteur de reggae, il a retrouvé à Paris le crew de Tiwony et a intégré le blackwarell. On l’entendra sur la prochaine compil de Tiwony, Signaling Ridim. Mighty Kalimba originaire de Sainte-Rose en Guadeloupe, complète une partie du Blackwarell. Chanteur plus philosophique, il est un « membre actif », selon Tiwony.

Lusdy « On a grandi ensemble, on appartenait au même sound system, Influence sound. C’était l'un des premiers collectifs d’artistes reggae dancehall de l'ile . Lusdy n’est pas entré en scène tout de suite. Il bossait plus en coulisse. Il ne chantait pas encore  vraiment mais il était à toutes les répèts et poussait déjà un peu la voix. Il est allé ensuite étudier à Trinidad mais on a autant d’années de pratique musicale. Sa musique traite de thèmes sociaux, du respect de la femme. C’est un artiste consciencieux et qui dit tout haut des choses qui gênent ou qui font du bien ! Lusdy défend aussi les Haïtiens, les putes… Des thèmes pas souvent évoqués dans le reggae Et il a un grain vocal unique. Il a dédié son album aux mères. » Son album Manman mesi est réédité le 20 juin pour le marché national avec en bonus un DVD...  Distribué chez Wagram

Un premier  Single  de Tiwony,  Mouille le maillot, sort à la mi-juin sur Internet (en téléchargement légal) et les radios. Mouile le maillot est morceau qui rend hommage aux sportifs Afro -Antillais et aux travailleurs. L’album sortira fin octobre. Tiwony nous promet un album témoignage avec sa couleur bien à lui. « Mon premier album solo officiel ! », dit-il. Composé avec Original B (Patrice Ranély Verger-Desprès), le Guyanais Scandalize du groupe Damaniak, Tyrone Downie, le clavier légendaire de Bob Marley and The Wailers,  Jube Altino et Ardel de l’équipe de Sak passé records, (Wyclef Jean), B.o.s.s , Stanisky, Moody mike....Il n'a pas voulu nous en dire plus sur les éventuels duo qu'on pourraient retrouver sur l'album mais garantit  qu'il y aura des surprises... On révélèra au moins la presence de Vicky Edimo, son père, sur un morceau.


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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 17:07
Six mois avec sursis au lieu de dix pour Sainte-Rose Cakin
hier, la XXe chambre de la cour d’appel de Paris a rendu son jugement dans l’affaire mettant en cause le maire de Macouba, Sainte-Rose Cakin. L’affaire avait été plaidée le 10 avril dernier. La peine décidée par le tribunal coirrectiponnel de Paris (dix mois avec sursis et une condamnaton « à titre personnel » à payer des dommages à la famille de la victime) a été ramenée à six mois avec sursis. La peine ne sera pas inscrite au casier judiciaire de l’édile et  cette condamnaton n’est plus « personnelle ».
Sainte-Rose Cakin était poursuivi pour la mort d’une fillete dans le bassin municipal de Macouba dont la surveillance avait été confiée à des emplois jeunes, absents au moment de la noyade en janvier 2004.

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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 15:48
Décès lié à un cas humain de rage en Guyane
L’Institut Pasteur de Paris a confirmé le décès du à la rage le 27 mai dernier d’un résident Guyanais hospitalisé au Centre hospitalier de Cayenne depuis le 19 mai. Les premiers symptômes sont survenus le 14 mai.
Le virus de la rage est présent en Guyane comme dans de nombreuses régions du monde. Les services sanitaires et vétérinaires enquêtent afin de déterminer la source de contamination qui peut être liée à un animal domestique ou à la faune sauvage (chauve souris). A ce jour, l’enquête réalisée a permis d’identifier un chat et un chien  potentiellement contaminants, décédés respectivement en mars et en mai. La recherche d’autres animaux potentiellement contaminants est également en cours.
Aucun cas de transmission interhumaine de rage n’a été rapporté dans le monde à ce jour (à l’exception de très rares transmissions au cours de greffe).
En accord avec les recommandations du Conseil supérieur d’hygiène publique de France, les contacts proches vont rapidement bénéficier d’un traitement vaccinal préventif comme les professionnels de santé ayant été exposés lors des soins avec la personne décédée.

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