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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 14:13
Eric Besson veut réduire la fracture numérique en outre-mer
 Le secrétaire d’Etat aux prospectives économiques, Eric Besson, a ouvert, hier à Paris, les assises du numérique. Le ministre y a présenté 27 pistes de développement dont une pour l’outre-mer où « le développement économique et sociétal passe entre autres par la réduction de la fracture numérique ». Si en Métropole, près de 50% des foyers sont abonnés au haut débit, seuls 5 à 20% des foyers d’outre-mer en bénéficient avec des tarifs bien plus élevés. De même, l’outre-mer ne profite pas encore des dernières technologies : téléphonie mobile de 3e génération, TNT… L’objectif de réussir la migration vers le tout numérique avant le 30 novembre 2011 est aussi valable pour l’outre-mer, selon M. Besson. Le plan d’action dans ce domaine vise donc, d’une part, à réduire la fracture numérique ultramarine et, d’autre part, à faire bénéficier l’outre-mer de l’ensemble des nouvelles technologies afin d’en développer la compétitivité et le déploiement des usages.
 Les premières mesures soumises au débat  concerneront la défiscalisation des investissements des câbles sous-marins avec la loi de programme, et la TNT.

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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 20:08
Rien ne sert de courir, Grasset
« Je ferai ici l’effort de raconter ce que fut pour moi Sidney… » Le lecteur pressé ira donc directement à la page 205 où débute le chapitre Dérader. Cathy Freeman, Nova Peris, le village olympique… Il faut lire ! Marie-José Pérec ne court plus et elle l’écrit même ! Rien ne sert de courir est le titre de . Un ouvrage publié chez Grasset, préfacé par Edouard Glissant où la gazelle se livre. Un livre pour claquer une fois pour toute les portes et certains becs aussi.

« La victoire était une question de vie ou de mort ! »
Ce livre, c’est le moment du bilan d’une carrière ?
Durant toutes ces années, j’avais l’impression d’un courant d’air, d’une porte qui claque ! Avec ce livre, j’ai ouvert tous les tiroirs, toutes les armoires avant de tout refermer. En 2003, les championnats du monde à Paris devaient être la fin de carrière que j’imaginais. Mais ça n’a pas pu se faire. J’ai été blessée… Mon corps a tout donné. Il n’a plus eu envie. J’ai alors décidé d’arrêter ma carrière. Mais j’ai mis un an avant de pouvoir dire oralement : je ne suis plus une athlète.
Que faites-vous maintenant ?
J’ai beaucoup pensé au tourisme en Guadeloupe. J’avais prévu de partir sur un projet de spa mais je me suis rendue compte que ça ne m’intéressait pas du tout. Je cherche à trouver des sensations qui n’existent plus… J’ai repris des études, je suis allé suivre des cours de Théâtre au cours Florent. Pas pour devenir actrice, pour faire un travail sur soi. Ca ne m’a pas encore apporté de réponse. Je prends des cours de dessin, de piano, je voyage et j’ai des activités humanitaire. Je voudrais avoir un enfant. Ca me préoccupe beaucoup.
Où en est le projet d’Anse-Bertrand ?
En stand by, j’ai beaucoup de problèmes !Je veux y monter un centre d’entraînement, une école d’athlétisme. Mais pour ça, faut d’abord que je règle mes problèmes avec le maire d’Anse-Bertrand
Quelle est la place de vos racines créoles ?
C’est ce qui fait qui on est. J’ai commencé à aller bien après Sidney parce que je suis rentrée à la Guadeloupe. Chez moi, j’étais libérée de quelque chose. Il y a avait ma grand-mère. Manger, respirer, vivre, là-bas, c’est simple et ça apporte une sérénité. Je suis redevenue légère.
La négritude vous parle-t-elle ?
On a une culture, une manière de vivre. On arrive sur le continent européen, on est Français mais on a cette culture. La plupart du temps, les gens gomment cet aspect là pour embrasser la culture française. Mais c’est intéressant d’avoir les deux, de ne pas effacer qui on est !
Et Aimé césaire ?
Aimé Césaire nous a permis de nous mettre debout, d’être fiers de notre couleur de peau. Mais Césaire ne s’arrête pas à ça. On avait besoin d’un père comme celui-là. Et surtout, sans Césaire, il n’y aurait pas eu Glissant ! Césaire nous fait prendre conscience de notre côté nègre, mais Glissant nous dit que nous sommes nègres, européens, indiens, libanais… Tout monde.

Vous entamez le livre avec la mer, la mer mémoire. C’est la peur de l’eau ?
La traite nous a transmis cette peur. Quand on allait camper, enfants, on passait plus de temps sur le sable que dans l’eau. On vit avec cette peur constante. Il y a toujours eu cette espèce de colère présente…
Votre regard sur l’esclavage ?
Dans ma famille, on n’en parlait pas beaucoup. Mais ma grand-mère m’en a dit un peu…
Et les discriminations en France ?
Jusqu’en 1994, je vivais aux USA. Je ne m’étais pas rendue compte de l’absence des Noirs à la télé. C’est en arrivant aux USA que j’ai réalisé que chez nous, ce n’était pas pareil. Là-bas, je voyais des Noirs, des Mexicains…
Vous parlez du malaise antillais…
Les gens ne savent pas vraiment qui ils sont. On découvre qu’on est français une fois débarqué en métropole… Courir m’a permis de dire aux gens qu’on est là, qu’on existe.
C’est ce qui vous a fait courir ?
Pourquoi je cours ? Je voyais comment les Antillais étaient perçus : nonchalants, fêtards, fainéants… Cette représentation… J’ai eu envie de dire qu’on n’était pas que ça. Mes courses, mes victoires, c’étaient une façon de dire que nous aussi, on était capable d’avoir un projet et d’aller au bout !. L’idée de courir comme une sorte d’ambassadrice ne m’a jamais quitté. Quand je courais une épreuve importante, j’avais toujours cette vision de chez moi… La peur au ventre, j’avais l’impression que je devais toujours quelque chose à mes gens. La victoire était une question de vie ou de mort ! Je suis très orgueilleuse.
Que vous reste-t-il ?
Le 200 mètres. Ma plus belle course. Personne ne m’attendait sur cette course là. Je me suis rapprochée de la course parfaite. Dans cette course, j’ai l’impression d’être légère. Les mouvement sont fluides, proches de la perfection. J’avais l’impression de m’envoler, de marcher sur l’eau et d’atteindre le firmament ! Je ne l’ai ressenti qu’une seule fois. Je suis une tueuse.
Comment était l’ambiance au village olympique ?
Ca m’énervait de me retrouver avec des athlètes qui étaient seulement contents d’être là, d’avoir le maillot de l’équipe de France. Moi, je voulais accéder à mon rêve… A côté des ces coquitos bleu blanc rouge. Ce n’est pas une colonie de vacances, l’équipe de France !
Y a-t-il des champions à votre hauteur ?
Carl Lewis,  et Heike Dressler. Aujourd’hui, je ne sais pas si c’est de la nostalgie, mais quand je regarde de l’athlétisme, j’ai l’impression qu’il manque quelque chose. Les grands sportifs n’ont pas de charisme.
Contre le dopage, que faudrait-il faire ?
Ne faudrait-il pas éduquer les jeunes ? C’aurait été difficile de me proposer de prendre quelque chose ! Un sportif doit contrôler ses foulées mais aussi ce qu’il met dans sa bouche.
Serez-vous à Pékin ?
En 2004, j’étais consultante sur Canal+. C’était pas mon truc ! Je serais à Pékin avec l’Equipe. Je pense qu’en natation et en judo, on est bien. J’aimerais bien aussi que Tony Estanguet fasse une troisième médaille. En athlétisme, je surveillerai Yoann Diniz, le marcheur.
Y a t-il une relève française en athlétisme ?
Pour l’instant, on n’a pas réellement vu de jeunes qui ont pointé le bout de leur nez. Ladji Doucouré est blessé… On est loin d’une finale olympique.
Que faut-il penser de JO de Pékin ?
Les jeux sont faits ! Si je courais, je porterais le badge. Mais il ne fallait pas empêcher la flamme olympique de traverser Paris et c’était normal que les personnes qui voulaient manifester le fassent.

Rien ne sert de courir
Marie-José perce raconte son parcours. Un autoportrait de femme de sincère et sans tabous, avec un franc parler inhabituel pour une icône sportive. La diva évoque l’efance et la Guadeloupe, l’adolescence difficile, les conflits avec ses entraîneurs et sa vie personnelle. A 40 ans (Marie-José Pérec les a fait le 9 mai dernier) et pour la première fois depuis les JO de Sidney, elle explique… Mais au-delà de la championne fière et « muette comme un bureau », il y a la citoyenne qui assule son métissage culturel et attentive au sort des démunis. Marie-José Pérec est la seule athlète à avoir été trois fois championne olympique, en 1992 sur 400 m et en 1996 sur le 200 et le 400 mètres. A 35 ans, elle a mis fin à sa carrière.

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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 15:28
Marie-Luce Penchard nommée officiellement à l’Elysée
Le Journal officiel du 26 mai publie un arrêté portant sur la nomination de Marie-Luce Penchard, par ailleurs secrétaire nationale à l’UMP, en tant que conseillère technique à la présidence de la République. Voici donc l’adjointe d’Olivier Biancarelli, conseiller outre-mer du président, confirmée dans ses nouvelles fonctions au sommet de l’Etat. Mme Penchard a appris la nouvelle hier, après un déplacement de deux jours à la Réunion où elle est allée régler les problèmes qu’il a pu exister entre l’UMP nationale et l’UMP locale, lors des dernières élections. « C’est en bonne voie », selon la Guadeloupéenne qui regrette toutefois de ne pas pouvoir encore faire la même chose dans son propre département. Des avantages et des inconvénients d’être la fille de Lucette Michaux-Chevry !

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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 19:13
Une pétition pour la station de métro Aimé-Césaire ligne 12
Edouard Tinaugus est un agent de la RATP. Un machiniste sur la ligne 3 mais qui s’est déjà fait connaître pour avoir rétabli les armoiries des iles de la Guadeloupe et de la Martinique dans la station de métro Nation-place des Antilles. Cette fois, il lance une pétition pour que, dans le prolongement de la ligne 12, entre Sainrt-Denis et Aubervilliers, la station suivant celle de la porte de la Chapelle prenne le nom d’Aimé Césaire. Actuellement, les projets de la RATP ont retenu le nom de Proudhon-Cardinaux… M. Tinaugus rappelle dans le préalable de sa pétition que les propositions ne peuvent émaner de particuliers mais doivent provenir d’associations, oorganismes et autres collectifs de soutien. Il lance donc un appel à tous les responsables associatifs, à leurs adhérents pour qu’ils saisissent le président du syndicat des transports d’Ile de France, au président de la RATP et à celui de la Région, M. Huchon.
Pour en savoir plus : station.cesaire@yahoo.fr et edour972@yahoo.fr

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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 19:12
MAM s’annonce aux Antilles
Le ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités locales, Michèle Alliot-Marie, sera en déplacement aux Antilles du 4 au 8 juin prochain. Elle serait donc présente avec son secrétaire d’Etat, Yves Jégo, qui a donné rendez-vous aux Guadeloupéens le 6 et annoncé aux Martiniquais un nouveau rendez-vous en juin. Après le déplacement tumultueux de M. jégo au mois de mai, en Guadeloupe notamment, pour cause de projet de loi de programme, et quoique MAM avait prévu depuis longtemps un déplacement, la venue de ces deux ministres montre la mesure que le gouvernement accorde à ce projet. Et de la résistance qu’il génère.

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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 19:09
23 mai, 10 juin
Le 23 mai dernier, les Antilais, Guyanais, Réunionnais ont célébrer le souvenirs de leurs ancêtres esclaves. Cette date a été octroyée par le président de la République qui a demandé à François Fillon son Premier ministre d’adrersser aux préfets, recteurs une circulaire les invitant à participer à cette journée du souvenir des martyrs de l’esclavage. Cette journée se distingue de celle du 10 juin (ou du 10 mai à l’échelon national) qui commémore l’abolition du 10 juin 1848. La date du 23 mai était réclamée depuis que le 23 mai 1998, 40 000 domiens ont défilé silencieusement à Paris. Cette marche a été le point de départ qui a abouti à l’élaboration de la loi Taubira ! Serge Romana et le comité marche 98 qu’il préside, avaient fait prendre aux candidats Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal un engagement pour cette date.

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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 13:03
Biodiversité : l’outre-mer à la traîne
L’Union mondiale pour la nature (UINC) vient d’évaluer les dix plans d’action de la stratégie nationale pour la biodiversité (SNB) de la France. L’association note que « le lancement du Grenelle de l’environnement a permis de donner une nouvelle impulsion et de renforcer l’ambition de nombreuses actions inscrites au sein des plans d’action ». Malheureusement dans la catégorie « plans ne fonctionnant pas » se trouve l’outre-mer.
L’UICN constate qu’ « aucun comité de pilotage n’a été mis en place depuis le lancement de ce plan en 2006 ». Elle juge donc « indispensable de mettre en place ce comité pour engager et suivre les actions prévues ainsi que les comités de pilotage locaux dans chacune des collectivités ultramarines ».
L’UICN relève toutefois que « l’absence de comité de pilotage ne signifie pas nécessairement l’absence d’actions ». Elle souligne que « les ministères en charge de la Recherche et de l’Outre-mer mènent des actions en faveur de la biodiversité ». Mais, elle estime « indispensable de les inscrire dans le cadre de la SNB (…), comprenant en particulier la mise en place un comité de pilotage ouvert et se réunissant au moins 2 fois par an.
Le retard pris outre-mer est d’autant plus paradoxal que la biodiversité ultramarine représente 80 % de la biodiversité française et que l’extinction d’espèces outre-mer est 60 fois supérieure à celle recensée en métropole. L’UICN estime donc qu’il faut « une action politique urgente et renforcée » pour que l’Etat parvienne à stopper l’extinction de la biodiversité d’ici 2010,
David martin (Les Nouvelles Calédoniennes/Les Nouvelles de Tahiti)

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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 12:49
Cindy Minatchy, de Baillif à ParisCindy Minatchy, alias Johana dans la Baie des flamboyants, est la nouvelle égérie de Black opale (une ligne de beauté pour Noires et métisses). Rencontre avec une jeune fille qui en veut.
A 23 ans, l’ancienne élève du lycée de Rivière des pères à Baillif, a décidé de conquérir Paris. Fraîchement débarquée dans la capitale, elle compte rebondir après ses débuts d’actrice dans la Baie des flamboyants. « Si la saison 2 se tourne, je resterai Johana. Ils ont bien apprécié le rôle de Johana la méchante… Ca a eu ses effets ! A Paris, je veux saisir des opportunités et trouver des castings qui m’ouvrent à la comédie. »
Consciente d’être une apprentie comédienne, elle cherche à investir le milieu artistique au sens large. « J’apprends à jouer de la guitare et je chante aussi ! » Cindy travaille avec Prof A, une Guyanaise auteur et compositeur, artiste en développement chez Warner et qui tourne en Guyane avec son tube Pakejan molli. En avril, elle était à New York pour une séance de photos pour la marque Black opale. « avant, leur égérie était Vicky, désormais, ce sera moi ! » Son élection en juillet dernier en Guadeloupe comme miss Blac opale lui a permis de décrocher ce contrat de trois ans avec la marque New yorkaise. « Nous sommes deux filles qui représenteront cette marque partout où on l’utilise, c’est-à-dire aux Etats-Unis, en France, aux Antilles... »
Dauphine de miss Caraïbes Hibiscus
Il y a trois ans, Cindy était encore en première année de médecine à Fouillole. Une année qu’elle n’a pas achevée. «  C’était chaud ! » Elle travaillait en même temps au Mac Do à Basse-Terre puis à la boîte à Pizza à Lapwent. Puis elle a travaillé comme hôtesse, animatrice commerciale. C’est ainsi qu’elle a commencé à rencontrer des photographes comme Gilles Delacroix, Eric Corbel ou Fred Mongin qui lui ont fait comprendre qu’elle prenait bien la lumière !  Mais cette même année 2005, le déclic a été son élection comme mis Caraïbes Hibiscus qui la propulse à Saint-Martin pour une finale où la belle Guadeloupéenne termine deuxième dauphine. « il y avait Miss USA, Miss Saint-Kitts, Miss Curaçao… On était 18 ! » Cette prestation réussie lui permet de se faire connaître en Guadeloupe et Martinique. Elle décroche un contrat avec Ordinaire pour la campagne 2006, avec Nivéa ou Jaïpur… « On m’a pas mal vue… Il y a eu un grand portrait de moi affiché partout sur des panneaux qui sont restés en place deux ans ! » Elle enchaîne avec la publicité télévisée, la page mode de Créola. On la voit de plus en plus avec l’agence Chrysalide. On la voit faire une figuration dans le clip vidéo de Shy’m en 2007, Femme de couleur…
La comédie
« Je n’ai pas fait beaucoup de comédie mais je travaillais depuis un moment avec Chrysalide quand on m’a proposée le casting pour la Baie des flamboyants. » C’est Ariane de JLA productions qui l’a castée. « Elle est très sympa mais très pro ! Elle avait affaire à des jeunes sans expérience… » Cindy pressentie d’abord pour le rôle de Cynthia, douce et sensible, devra jouer un contre-rôle, celui de Johana, l’ennemie de Cynthia ! Après cent épisodes, Cindy se souvient des débuts difficiles de ce tournage. « Je ne suis pas comédienne à la base… Alors se retrouver devant trois ou quatre caméras et une équipe de douze personnes, c’est stressant ! » Quarante comédiens et deux répétitions avant tournage… Il a fallu travailler d’arrache-pied. « Au lieu de rentrer à l’hôtel, tranquille, après le tournage, on suivait des cours… » Au bout de quinze jours, les premiers épisodes sont diffusés et tous ensemble se regardaient pour tenter de s’améliorer. Le tournage s’est achevé en novembre 2007 et le mois suivant, Cindy débarquait à Paris qu’elle découvrait pour la première fois. « Il m’a fallu une période d’adaptation et j’ai dû me prendre en main, car je n’étais pas encadrée. Je sortais d’une sorte de loft comme à la Star ac et là, j’étais livrée à moi-même. » L’apprentie comédienne en veut mais sait rester humble : « On se rend compte que ça apporte beaucoup la comédie. On apprend à se connaître, à savoir à quoi on ressemble quand on est en colère. Pour être ce qu’on nous demande, il faut chercher en soi et ça aide à vivre. Mais j’ai conscience d’avoir encore beaucoup à apprendre… »

Luc Laventure, directeur des antennes RFO
« Nous sommes en recherche de financement »
Y aura-t-il une saison 2 pour la Baie des flamboyants ?
Il y a un problème de financement. Rien n’est encore décidé… Il faut voir la situation dans le contexte particulier que vit France télévision avec le projet de la disparition de la publicité. La saison 1 a pu être réalisée grâce à un vaste tour de table. Il y avait RFO, F2 et F3, la Région Guadeloupe et JLA Productions. Nous sommes aujourd’hui en réflexion, en recherche de financement…
Quel bilan tirez-vous de la première saison ?
On est content de ce qu’on a fait avec la Région Guadeloupe. Pierre & Vacances nous a signalé des retombées. L’image Guadeloupe en sort renforcée pour le tourisme. Ce n’est peut-être pas du Bertolt Brecht mais une bonne opération en termes d’image et pour les jeunes comédiens. Jamais personne ne leur avait offert cette chance !
Comment voyez-vous l’avenir pour Cindy Minatchy ?
Elle a décroché une carte de visite qui lui permettra d’aller ailleurs, ce qu’elle n’aurait pu imaginer il y a un an. La Baie des flamboyants a été la meilleure vitrine pour exposer les jeunes talents d’outre-mer.

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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 17:10
Une journée pour le souvenir des esclavesPremière journée officielle en souvenir de la souffrance des esclaves.
Pour la première fois depuis dix ans, la date du 23 mai a été célébrée de façon républicaine, vendredi dernier. Et c’était la grande victoire du Comité de la marche du 23 mai 1998 et de son président Serge Romana qui a rendu hommage
au président de la République d’avoir tenu son engagement de candidat. La journée d’hommage a commencé à Sarcelles par le dépôt d’une gerbe devant la Gardienne de vie, la statue offerte par feu Henri Guédon. Lors de cette cérémonie le maire de Sarcelles, François Pupponi s’est fait remarquer en refusant à la conseillère régionale, la Martiniquaise Jeannine Maurice-Bellay qu’elle dépose la gerbe de la Région Ile de France au nom du président Huchon… « Il m’a finalement laissé faire mais il a refusé de citer mon nom ! Il priorise les socialistes aux descendants d’esclaves. » Incident clos. Au Sénat, un peu plus tard, dans les salons de la présidence, Patrick Karam, Serge Romana, Michèle-Alliot-Marie, Marie-Luce Penchard, Olivier Biancarelli, Miss France, Gabrielle Louis-Carabin ou Catherine Néris ont assisté devant une foule nombreuse à une lecture de quelques uns des 130 000 noms donnés en 1848 aux affranchis.
Les noms des affranchis
Sur des centaines de panneaux, les membres du CM98 ont fait inscrire ces noms. Stanislas Coppet a lu les instructions données pour nommer les anciens esclaves par la commission chargée de préparer l’abolition. La chorale Gospel internationale, Sephora Péroumal et le chanteur de ka, Jony Lerond ont contribué à donner beaucoup d’émotion dans la salle… Karam, Romana et le ministre de l’Intérieur ont semblé eux aussi très émus. Avec eux, il y avait le président des amitiés franco-arméniennes et le président du CRIJF. « Ca positionne Serge Romana et le CM98 comme le grand lobbying antillais », indiquait Patrick Karam. La mairie de Paris a participé de son côté à l’hommage que la maire du XXe a rendu aux esclaves rue Delgrès, à Ménilmontant dans l’après-midi. Mais tout le monde avait rendez-vous en fin de journée devant la basilique Saint-Denis. Face au lieu où reposent les rois de France, le CM98, accompagné par le maire de Saint-denis et la Région Ile de France, a installé là aussi des panneaux évocateurs des noms attribués en 1848. Un mémorial face à un autre…

Gabrielle Louis-Carabin, députée de Guadeloupe, UMP
« Il me fallait venir… Depuis que j’ai compris la détermination du CM98, j’ai pris position. Je les ai soutenus jusqu’au bout. Et si on m’a vue cette année fêter le 10 mai au Luxembourg, c’est parce que le 23 mai a été donné aux descendants d’esclaves. Le président de la République a tenu son engagement, ma présence est naturelle ! »

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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 18:51
Fillon et Dom Tom folies
Tandis que se finalisent les sélections des lauréats de Dom Tom folies en outre-mer, Marijosé Alie de RFO, prépare déjà la tournée des vainqueurs. Ils sont attendus à compter du 16 juillet aux Francofolies de la Rochelle. Dominique Fillon, le pianiste et chef d’orchestre en charge de la direction musicale de cette tournée se prépare comme les autres années à travailler à distance avec les musiciens représentants les outre-mers. Domnique Fillon qui accompagne nos talents chaque année n’est autre que le petit-frère du Premier ministre François Fillon. Et si RFO les faisait inviter à la garden party du ministère de l’Outre-mer… Peut-être qu’on y verrait François, en sus de Nicolas !

Et bientôt France Ô folies
Après le succès de Dom tom folies, France Ô lance une nouvelle opération du même ordre, mais dans la banlieue parisienne. Ce sera France Ô folis, un repérage , un télécrochet pour faire émerger les musiques de la diversité de nos cités. Une opération montée par Marijosé Alie.

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