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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 17:54
L’outre-mer fait son cinéma sur la croisette
Pour ses 25 ans, RFO organisait, mardi, une journée d l’outre-mer au festival de Cannes.
Au programme un séminaire sur les fonds d’aides spécifiques, les avantages de tourner outre-mer et la sixième remise des prix du scénario du court-métrage d’outre-mer.Depuis mercredi 21 mai, la Guadeloupe est la 37e collectivité territoriale à avoir signé avec Film France pour labelliser son bureau d’accueil des tournages. « On a signé, il y a deux ans, une convention avec le Centre national de la cinématographie. Maintenant, il faut structurer tout ça », déclare Olivier Nicolas de la Région Guadeloupe qui est venu à Cannes avec Fély Kacy-Bambuck, Nora Dumont et Tony Coco-Viloin pour participer à la table ronde sur les tournages en outre-mer. « L’audio-visuel n’a pas été retenu dans le projet de loi pour les zones franches globales. C’est dommage car c’est comme pour le plan nautisme (présenté vendredi 23 mai en plénière, NDLR), notre ambition est d’appuyer les acteurs de la production audiovisuelle déjà établis et favoriser le développement d’autres activités… » La Guadeloupe est désormais la 5e région de France en terme de volume d’aide derrière Paris, l’Ile de France, Rhône-Alpes et Provence Alpes Côte d’Azur. « La créativité est un vrai potentiel », explique Fély Kacy-Bambuck, vice présidente chargé de la culture. La Région a ainsi financé des courts et des longs-métrage et des documentaires. Jean-Claude Barny a bénéficié d’une aide pour le Mur du silence, Fabienne Kanor aussi avec la Femme qui pense ou encore Cyril Bordy pour un documentaire sur Adolphe Catan.. En 2005, 500 000 euros ont été distribués et 644 000 en 2006 dont 400 000 pour la Baie des flamboyants.
« Tong et paréo ne s’adresse pas à la Guadeloupe, explique Olivier Nicolas, c’est un produit pour M6, mais nous avons considéré à la Région que ce programme conçu comme Un gars, une fille ou Caméra café, vendait bien notre destination. Et puis désormais M6 et la production connaissent le potentiel de l’île ! »
Pas de chefs de poste dans les équipes locales
Le séminaire a réuni tous les interlocuteurs des producteurs intéressés à tourner par chez nous. « Il s’agit de partager, de transmettre nos potentialités. Si la Guadeloupe est une terre de champion, c’est une terre d’images aussi ! », a expliqué Tony Coco-Viloin, responsable du bureau d’accueil des tournages de Guadeloupe. Jérôme Deschène est venu indiquer que la SACD dont il est dirigeant, aidait le Martiniquais Imanou Petit pour son projet de long-métrage, Guyane, et sa compatriote, Cécile Vernant (prix Hohoa avec Sacha et Désiré).
Le producteur Jean des Forêts (les Films du requin) est venu témoigner de son expérience des tournages en outre-mer. C’est lui qui a produit le premier film issu du premier prix Hohoa, M. Etienne. « Les Antilles et la Guyane sont comparables à la fois à des régions françaises et à des pays étrangers. J’ai atterri par hasard en Martinique avec Yann Chayia dont j’avais produit trois courts-mértrages. On l’a financé, tourné en Martinique. Les atouts de ces pays sont que ce sont des territoires en structuration cinématographique. Il y a une forte volonté politique en Guadeloupe avec un système d’aide en trois volets qui est efficace et simple. La Martinique s’oppose à un conventionnement avec le CNC. C’est lié à l’indépendantisme d’Alfred Marie-Jeanne. La Région Martinique soutient pourtant le film d’Imanou Petit ! La Guyane est plus en friche et la Région ne peut soutenir le projet. Il y a aussi de bons techniciens locaux. Pour le tournage de M. Etienne, j’avais une équipe aux 2/3 métropolitaine, pour celui d’Anbafey, en Guadeloupe, j’avais une équipe aux 9/10 guadeloupéenne ! En revanche, il n’y a pas de chefs de poste qualifiés (chef déco, chef opérateur, ingé son…), le niveau d’exigence n’est pas encore atteint dans ces territoires. » Pour ce spécialiste qui a travaillé dans les trois DFA, le problème majeur du producteur demeure celui de la taxe supérieure additionnelle (TSA) qui réserve, en métropole, 10 % du prix du billet d’entrée au CNC pour financer les nouveaux films. Seul le parlement est compétent pour étendre aux DFA la TSA.

Un Martiniquais nouveau lauréat du prix Hohoa
La semaine de la critique à Cannes accueillait encore la remise des prix du scénario du court-métrage d’outre-mer, mardi soir, au Miramar. Osange Silou, d’Invariance noire, co-organisateur de l’opération avec RFO, a choisi de confier la présidence du jury à Jacques Martial. Le second prix a été remis au Réunionnais Jérôme Verdeilhat et le premier prix a été décerné à Nicolas Polixène, un Martiniquais de Paris, âgé de  25 ans, pour le Temps des cendres. « Un scénario qui nous a beaucoup fait rêver et qui va demander des moyens ! », a déclaré Jacques Martial. Ce script a été choisi sur un total de 48. « Pour la première fois, nous avons eu une candidature de Mayotte », s’est réjouie Osange Silou qui est fière de pouvoir dire que désormais tous les pays d’outre-mer ont intégré l’aventure Hohoa. Depuis 6 ans18 films ont vu le jour ou sont en cours de réalisation d’après ces scénarios et 20 jeunes créateurs ont été repérés. « La récompense, ce sont les étoiles dans les yeux des lauréats ! », s’enflamme Marijosé Alie, directrice des affaires culturelles de RFO. Les étoiles du lauréats ont été, pour Nicolas Polixène, une vibrante supplique au ministre de l’Outre-mer, Yves Jégo, pour qu’il donne des moyens de productions à RFO et qu’il fasse quelque chose pour la TSA. « J’ai entendu une demande forte de moyens. RFO va pouvoir économiser sur son fonctionnement pour investir sur le cinéma », a répliqué le ministre devant Yves Garnier, directeur général de RFO, qui a écouté sans mot dire. Quant à la TSA, M. Jégo a eu ce commentaire un brin désabusé : « On me demande de créer de nouvelles taxes… » Anbafey et M. Etienne, films résultant des scénarios primés en 2001 et 2006 ont été diffusés avant un extrait du film de Philippe Béranger, Cahier d’un retour au pays natal, avec Jacques Martial.

                                                     Ils tournent outre-mer


Fabrice Pierre
(Guadeloupe) est en phase de développement, en réécriture pour un long-métrage intitulé Brown sugar. Sa productrice est la Guyanaise Mutielle Thierrin, responsable d’Aldabra films.

Marc Barrat (Guyane) donnera son premier coup de caméra en août prochain en Guyane. Ce premier long métrage tourné en Guyane s’appellera Orpailleur. Produit par Mat films et Richard Magnien (producteur de Neg Maron, voir photo) avec Canal + et France 3 Cinéma. Pour financer ce budget de 3 millions d’euros, la Région, le département Guyane, la DRAC, la mission Guyane ont mis la main à la poche. La télévision de l’Etat voisin du Para au Brésil, TV Cultura apporte son aide. Richard Magnien est par ailleurs à Cannes pour trouver de nouveaux partenaires.



Imanou Petit
(Martinique) s’apprête à tourner Guyane, un long-métrage en Guyane. Il est produit par les Films du requin.

Yann Chayia (Martinique) développe un scénario de long-métrage (L’ombre du bonheur) dont le premier coup de caméra devrait avoir lieu en juillet et août 2009 en Guadeloupe et Martinique.

Mariette Monpierre (Guadeloupe) doit commencer au mois d’août le tournage d’un long-métrage, Le bonheur d’Elsa. Elle revient pour des castings en juin ! Cette Guadeloupéenne qui vit à New Yorjk est réalisatrice et productrice depuis 20 ans.










Christiane Succhab-Goldman
(Guadeloupe) prépare un long-métrage avec KS Vision, les Volcans de...

ECHOS
Pas de Spielberg pour Polixène
Nicolas Polixène, lauréat du 1er prix Hohoa, et son camarade réunionnais, deuxième prix, ont dû faire trois fois la queue devant le palais des festivals pour voir le dernier Spielberg (et Spielberg par la même occasion !). Malgré leurs accréditations, invitations et billets d’entrée, ils ont dû renoncer tant la foule était présente pour la sortie d'Indiana Jones et le crâne de cristal.
Son premier Cannes, à la télé, pour Jacques Martial
Jacques Martial président du jury Hohoa, s’est souvenu de son premier film sélectionné à Cannes : « C’était Noir et blanc de Claire Devers. Je n’avais pas d’argent, j’ai vu ça à la télévision, comme lorsqu’on a eu la palme d’or et l’oscar en 1993 avec le court métrage Omnibus de Sam Karman ! »
Jégo et Kassowitz
Yves Jégo a été aperçu à Cannes en compagnie du producteur de Mathieu Kassowitz. Ce dernier souhaite tourner à Ouvéa un film sur les événements de 1988.
Anbafey au FEMI
Fely Sédicias, déléguée générale du FEMI était pour la 7e année à Cannes. Elle vient y faire sa sélection : « J’ai été membre du premier jury Hohoa et je sélectionne toujours le lauréat primé. Cette année, le dernier film tourné, Anbafey du Guadeloupéen Dominique Duport (photo), sera programmé au FEMI 2009.




Studio M enregistré à Cannes

Marijosée Alie n'a pas fait comme en Avignon son émission Studio M en direct de Cannes. Elle a tout de même emmené avec elle une équipe technique pour enregistrer des plateaux live avec Martial, Saint-eloy ou encore les lauréats Hohoa.




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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 17:44
RFO fête ses 25 ans à Cannes
Interview de Luc Laventure, directeur des antennes de RFO
« On a réussi à faire du low cost de qualité »
Pourquoi fêter les 25 ans de RFO à Cannes, capitale du cinéma ?
Il s’agit de montrer notre implication dans le cinéma. Le festival de Cannes est la meilleure des vitrines. On a réuni tout ceux qui participent au cinéma en outre-mer. Un tel plateau n’aurait pu exister il y a cinq ans car nous n’avions pas les mêmes rapport avec les régions. Elles nous considèrent désormais comme un partenaire actif. RFO devient là un acteur du développement local et s’implique avec France Télévisions. Quand on a fait Les secrets du volcan, la R »union et France TV se sont fortement engagées.
Quel était le but de cette table ronde organisée au pavillon du Film France ?
Il s’agit de montrer notre vitalité, notre volonté commune de développer sur un secteur économique nouveau l’ensemble des territoires d’outre-mer. Et puis, il sagit de montrer l’émergence d’un cinéma
N’est-ce pas aussi le rôle du prix Hohoa que RFO co-organise avec Invariance noire ?
Quand Marijosé Alie a débuté l’expérience Hohoa avec Osange Silou, certains ont trouvé ça gentil… Mais quand on voit les gens venir voir les films maintenant, on peut d’ores et déjà dire que le bilan est intéressant. On rentre dans un schéma économique fabuleux ! RFO n’est pas producteur, mais diffuseur, néanmoins nous parvenons à faire de l’ingénierie de production. Quand RFO a été conçue, c’était la seule sattion de télévision qui n’avait pas une ligne budgétaire consacrée à la production. Mais cette production, on l’a faite… Avec nos dents ! On a réussi à faire du low cost de qualité ! Il a fallu réaliser la quadrature du cercle, faire de RFO une télé génaraliste de proximité. Nos concurrents sont bien sûr les chaînes privées locales, mais aussi TF1 et M6. Il a fallu arriver à produire local avec peu pour tenir le choc des majors.
Le résultat est-il probant ?
La Baie des flamboyants a pris moins de temps pour s’installer que la série Plus belle la vie. On pensait que le public regarderait avec suspicion or ça a été un succès dès la 2e semaine. Et Jean-Luc Azoulay est reparti avec d’autres produits prêts à mettre à l’antenne avec des formats internationaux.
Et le bilan des 25 ans de RFO ?
On pêche beaucoup par humilité… En 25 ans, on a connu des évolutions technologiques. En 1996, nous étions la première télévision mondiale sans support, tout numérique ! Et sur le plan de la diffusion, on a été longtemps la seule plateforme de diffusion internationale.RFO a été créateur d’identité. RFO a favorisé l’émergence d’un sentiment d’appartenance… Marijosé Alie, Gora Patel, Walès Kotra, Chantel Néret et moi-même sommes les enfants de cette période identitaire. Nous avons affirlmé, réaffirmé notre façon de faire et puis, les choses ont évolué…
Avec la création du magazine Outre-mer ?
1998 est le point de bascule, mais ça a commencé en 1995 avec Outre-mer. On montrait que les régions où nous vivons ne sont pas exotiques, mais qu’elles recèlent des cultures, des personnes, des cosmogonies particulières… Et déjà , c’est l’ouverture d’une prise de conscience d’appartenir à un Sud. En 1998 nous avons pensé qu’Outre-mer devait passer sur une antenne globale et on a fait RFO Sat piur exposer nos cultures. On entrait déjà dans la diversité, on faisait émerger des continents ignorés…
France Ô a succédé à RFO Sat…
Nous avons profité de notre intégration à France télévisions pour affirmer notre participation au concert national du paysage audiovisuel français et notre enracinement dans les valeurs du Sud. On est dans la créolité ! Nous représentons une ouverture pour la France, nous assumons la mondialité de la France, nous sortons du carcan gaulois !
Et maintenant, le virage plus matérialiste de la suppression de la pub…
On ne peut pas traiter la publicité sur nos antennes comme on peut la traiter sur les autres chaînes de France télévisions. Nos tissus économiques sont plus fragiles et plus complexes. Comment ne ferait-on pas de publicité pour annoncer les arrivages de produits importés, les denrées périssables par exemple. On ne doit pas détricoter nos économies locales.
RFO sera-t-elle exclue du dispositif ?
C’est une hypothèse qui n’est pas écartée.
Et la TNT outre-mer ?
On l’attend l’an prochain au plus tard. Ca va changer et ça ne sera pas que technologique : la loi nous demande d’organiser le bouquet numérique.

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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 10:43
Gérard César prépare un 26 minutes sur Patrick Karam
Il était à Paris au moment de la commémoration du 10 mai, accompagné d’un caméraman de Télé Guadeloupe. Gérard César (à droite sur la photo), qui vient de voir son film, Ces enfants perdus de Panama (52’ en coréalisation avec Joseph Jos), diffuser en anglais et espagnol sur le canal 11 de la télé panaméenne, tourne un film de 26 minutes sur le délégué interministériel à l’égalité des Français d’outre-mer, Patrick Karam. Selon Gérard César, le film devrait être à l’antenne en septembre prochain.

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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 12:16
Nouveau succès pour Horidom
Le soir du jour de la commémoration, l’Olympia accueillait la deuxiéme édition du Ka’ribean Festival Horidom (la première édition s’était déroulée au Bataclan).












Ca a chauffé pas mal avec Soft sur scéne. Les Guadeloupéens ont fait vibrer la salle avec « Sa nou yé ». Derrière, une partition solo remarquable du saxophoniste Philippe Sadikalay a littéralement pris la salle, le tout porté par l’harmonie générale de ce groupe qui fait lever lles foules mais qui touche aussi l’âme avec douceur et mélancolie. Un petit intermède a permis de découvrir le jeune slameur guadeloupéen Shorty 21 ans, qui n’a pas la langue dans sa poche avec son titre « Je suis une petite fille ».
Puis a suivi la Guadeloupéenne Joëlle Baron, 22 ans, avec deux de ses compositions. Le reste a été bien sûr remarquable malgré de petits problèmes de son au début de la prestation de Jean Michel Rotin qui a, lui aussi, transcendé le public et notamment les jeunes filles avec « Lé ou lov », de cette voix inimitablement soul qui est la sienne. Puis est venu le moment du set de Tania St-Val… La salle a rendu hommage au talent de la diva qui a notamment interprété « Mi chalè ».
L’émotion était a son comble pour l’arrivée de Malavoi et c’était très impressionnant de voir ce groupe mythique monter sur scène avec le retour de Ralph Tamar en son sein. En guise de final la grande Tania St-Val les a rejoint sur scéne pour interpréter « La Guadeloupéenne ». Le  groupe de danseuses Otantika, de Rosny-Bois-Perrier (rien que de la balle !) a accompagné les groupes sur scène toute la soirée en revêtant diffèrents costumes.
La soirée c’est conclue par un discours du jeune Maël Vainqueur, 23 ans, président de l’association Horidom qui a rendu hommage au nom de toute l’équipe organisatrice a leur ami Catiuska, disparue lors de l’incendie du magasin de Pointe a Pitre en décembre 2007. Puis il a dédié l’édition 2008 du Festival à Aimé Césaire, « le chantre de la négritude ». Tout le monde a salué le professionnalisme de la jeune équipe d’organisateurs qui se sont connus en métropole, dans la cité universitaire où ils logent durant leurs études.

EN IMAGESFlorence, Sidney, Malika et Géraldine, de l'organisation d'Horidom K'ribbean festival.

Gégé, Damo, Geraldine et Nora sont tous les quatre nés aux Abymes.

Jean-Michel Rotin et Otentika.

Malavoi garde un doit de regard sur soin image !

Otentika, les danseuses de Rosny-Bois-Perrier.

Ralph Tamar et sa fille Elodie.

Eric Basset, gérant d'Aztec production et Lucien Coutil, photographe qui va exposer, du 22 au 31 Mai au forum des halles, « l’histoire de la canne à sucre dans les Antilles françaises ».

Maël Vainqueur, maître d'oeuvre avec ses amis d'Horidom, avec le journaliste de France Ô, Alex Uri.

La grande Tanya Saint-Val avec les danseuses d'Otentika.

Tanya Saint-Val et Jean-Michel Rotin.

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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 10:03
Le WWF lance un appel au privé
Le WWF se tourne vers le mécénat pour sauver la biodiversité outre-mer. Il vient de créer le fonds Biome avec le soutien moral de la secrétaire d’Etat à l’Ecologie.
Le WWF-France a lancé, hier en présence de la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, un fonds pour la biodiversité outre-mer, dénommé Biome. Biome est destiné à récolter auprès de mécènes privés des fonds pour financer des programmes de protection de la biodiversité outre-mer. Le WWF a procédé à un premier versement de 1 million d’euros. Il ambitionne de recueillir 10 millions d’euros sur une période de 5 ans.
L’environnement est le parent pauvre du mécénat. Seuls 5 % du milliard d’euros offert par les entreprises chaque année lui sont destinées. La culture rafle la mise. Nathalie Kosciusko-Morizet espère atteindre les 30 % car il faut désormais « investir dans le vivant ». Elle s’est réjouie de l’initiative de WWF : « Il est bon d’aller chercher des fonds partout car les poches de l’Etat ne sont pas sans fond ». Bernard Crassens, du WWF, a souligné qu’ « énormément d’argent est investi outre-mer mais il n’y aucune règle sur leur responsabilité environnementale ». Romain Renoux, en charge du pôle outre-mer du WWF, ajoute qu’ « avec la défiscalisation il y a maintenant plus de bateaux outre-mer que de tortues » (voir encadré). Les responsables du WWF insistent sur la possibilité pour les particuliers et les entreprises de défiscaliser les dons au fonds Biome. « Les entreprises ont intérêt, pour leur image, à s’investir », souligne Romain Renoux. Biome permettra d’intervenir sur les espèces menacées (tortues, jaguar, dugong, cagou, roussette…), la restauration écologique des forêts, l’acquisition foncière de sites exceptionnels menacés, la protection des habitats marins (récifs coralliens, mangroves…) et sur l’éducation et la sensibilisation à l’environnement.
La France s’est engagée à stopper la perte de la biodiversité sur le territoire national d’ici 2010. L’extinction d’espèces outre-mer est 60 fois supérieure à celle recensée en métropole.

Kosciusko-Morizet : « Des évolutions sont possibles sur l’écoconditionnalité »
La secrétaire d’Etat à l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a indiqué que des « évolutions sont possibles » sur l’écoconditionnalité dans la loi programme pour l’Outre-mer. Le texte transmis aux collectivités pour avis avant passage en conseil des ministres n’impose pas d’écoconditionnalité à la défiscalisation. Il prévoit juste de faire grimper le taux de défiscalisation de 50 à 80 % pour les projets sur les énergies renouvelables et l’environnement, et ce uniquement dans les Zones franches globales situées dans les départements d’outre-mer. Romain Renoux juge « catastrophique que l’écoconditionnalité soit passée à la trappe ».

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 19:36
Aimé Césaire célébré en haut lieu
Dans les salons de l’hôtel de Lassay, siège de la résidence du président de l’Assemblée nationale, Mariann Mathéus, Pierre Vial, Muriel Mayette et Bakary Sangaré de la comédie française, ont porté les mots de Césaire. Dans le public, Lilian Thuram, Serge Létchimy, Christiane Taubira, Euzhan Palcy…


L’ancienne chargée de mission de Christian Estrosi au ministère de l’Outre-mer, Juliette Jean-Baptiste est avec l’international Lilian Thuram.

Le député maire de Vienne, dans l’Isère, Jacques Romiller (au centre) est le vice-président des amis de l’Outre-mer à l’Assemblée nationale. A droite, son épouse, la Martiniquaise Berthy, chef de la comptabilité publique des Hauts-de-seine. A Gauche, Me Sandra Duchâteau, une Martiniquaise au barreau de Paris.

Thomas Degos, ancien directeur de cabinet de Jean-François Carenco à la prefecture de Guadeloupe révèle à Patrick Karam, alors qu'il est encore conseiller outre-mer du président Accoyer, qu’il va devenir l’adjoint du même Carenco qui retrouve la direction du cabinet de Jean-Louis Borloo au ministère de l’Environnement.

Marie-Louise Joby est avec sa fille, l’avocate Sandra Duchâteau, Euzhan Palcy et Alain Foix.

Autour du président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, (de gauche à droite) les comédiens Bakary Sangaré, Mariann Mathéus, Muriel Myette et Pierre Vial.

Philippe Sioul, militant FO de la ville de Paris, Marie-Line Calandraine et le comédien Pierre Saintons.

Christiane Taubira et Alain Foix, visiblement heureux de se voir… sous le signe des mots de Césaire.

Michel Platon (candidat battu à Grigny) en grande discussion avec Angèle Louviers (candidate battue dans le XVIe) et Gabrielle Louis-Carabin (réélue maire du Moule)…


Frédéric Régent, l’historien guadeloupéen, est avec son amie, l’entrepreneuse dans les produits cosmétiques, Myriam Zaine.


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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 14:30
A Strasbourg, l’association Talents Dicaps mise sur l’image des Antilles
L’association Talents Dicaps de Strasbourg a décidé de participer aux courses de Strasbourg-Europe, samedi 17. Le thème des Courses de Strasbourg cette année est le développement durable et l'environnement. « On mettra en avant la banane française et le féroce », raconte Gregory Hanriot, président de Talents Dicaps. Parmi les démonstrations et initiations sportives et culturelles, Talents'Dicaps tiendra un stand où elle mettra en avant l’esprit des Antilles (bèlè et gwoka) avec la danseuse martiniquaise de bélè, Marie- Jo Nilusmas, et les tanbouyés guadeloupéens, Arthur Pierre, Pierre Destouches et Jean-Marie Grandisson. Enfin dimanche l’équipe appelée  « Talents'Dicaps - Nos différences ont du talent ! » sera alignée sur plusieurs distances : 5km, 10km, semi-marathon, 10 km roller et marche conviviale (3km). Il y aura une Martiniquaise (Rachel Théolade, vice-présidente de Talents Dicaps) et un Guyanais (Jean-Marie Sainte-Luce, vice-président du Cercle européen de représentation Antilles Guyane). « Les autres sont un peu peureux, malheureusement, à l'idée de courir dans les rues devant le public les mollets à nu! », ironise le président Hanriot qui poursuit ses explications : « Outre les Antillo-Guyanais cités, nous avons fédéré d'autres associations de personnes discriminées (handicap inclus) et des sportifs handicapés sélectionnés pour les jeux paralympiques de Pékin. » L’association Talents Dicaps a créé une vice-présidence chargée des relations avec les Antilles Guyane et entretient depuis quelques années des liens particuliers dans les trois DFA où elle aimerait voir s’améliorer les conditions de vie et de transport, notamment, des handicapés.

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 13:30
Son nouvel album est sorti début mai. Yvan Voice, le zouk lover d’On ti flè, revient avec un quatrième album solo, Peuple d’ébène, et une tournée aux Antilles pendant les grandes vacances. Interview.
« Le zouk conscient »
Quel musicien es-tu ?
Je joue de la basse, de la guitare, mais je chante avant tout. Je compose et j’écris depuis… 15 ans. Mon premier morceau, c’est Liberté que j’ai composé en 1981.
Comment as-tu démarré ?
J’étais inconnu en Guadeloupe, je jouais dans les piano bars. J’ai fait ça de 1985 à 1989… Ma première apparition sur un album remonte à 1994 avec Dissonance. Je chantais Demen. Ca n’a pas décollé… Ou plutôt, ça a décollé sans moi ! J’ai joué sur Hot Sound, un album avec Liso music. Ca m’a permis d’interpéter quatre titres. C’était en 1995 et ça m’a fait connaître. On ti flè est devenu l’album révélation de l’année 1996. Il était produit par Joël Grédoire et on jouait entre autres avec Thierry Delanay et les sœurs Trebor. Avec Domi la et Lanmou an trop, on a fait les meilleures ventes ! Et puis on est parti en tournée en Afrique, aux USA, à la Réunion… Et en France.
Et tu as enchaîné le second album…
Un an après est sorti DesEspérances chez Sonodisc à Paris, avec Fred Caracas, Gilles Floro, Dominique Lorté. Avec des morceaux comme Décidé ou Ti grenn, ma musique s’est ouverte sur le funk, la bossa nova. Je chantais un slow à l’américaine en créole, Démen. Ca a fonctionné mais j’étais en dessous. Les ouvertures musicales ont surpris le public…
Ton image, c’est le zouk ou le zouk love ?
Je ne me positionne pas pour m’enfermer comme chanteur de zouk moi qui, à la base suis un chanteur de soul et de gospel. Mais à choisir, je dis zouk love ! Ma différence réside dans ma façon de chanter le zouk love. J’ai une façon soul et mon jeu de scène est très dansant. Il y a aussi mon franc-parler !
Le second album a tout même suffisamment marché pour que tu fasses le 3e ?
J’ai tourné trois ans avec DesEspérances et c’est en 2001 que j’ai sorti « On nous doit la vérité ». On l’a enregistré aux Lilas avec Section zouk. On a fait dans le zouk évolutif avec quelques morceaux commerciaux mais engagés comme On nous doit la vérité ou Nou solide.
Qu’appelles-tu le zouk évolutif ?
Ce sont des sonorités qui renvoient à ma culture, mon île, à la black music. Sur cet album, on entend Edith Lefel, Sonya Dersion, Dominique Zorobabel. On nous doit la vérité a aussi été album révélation. On m’avait repéré comme chanteur engagé !
C’est l’engagement pour les savants et inventeurs noirs ?
On nous doit la vérité réhabilite ces gens ignorés. Mon engagement remonte à bien avant mais j’ai voulu crédibiliser mon message sur ces savants occultés. Avec Charles Martyrfale et Laurent Bamy, on a monté l’association Archives. C’est une démarche de conscientisation. C’est pourquoi j’appelle ma musique désormais un zouk conscient.
Ton dernier album s’inscrit dans ce zouk conscient ?
Peuple d’ébène, c’est d’abord un album exclusivement live qui a été réalisé par Mike Clinton. Trois ans d’enregistrement et des sonorités nouvelles ! On est dans le zouk tendance évolutif, un zouk electro.
De quoi parles-tu dans cet album ?
Dans le titre Mémorial, je m’interroge à savoir pourquoi le mémorial au peuple d’ébène n’a toujours pas été édifié à ce jour. Quelle est l’implication de notre diaspora ? Quelle reconnaissance avons-nous ? Ce titre veut dire qu’il serait bon qu’au XXIe siècle, soit enfin érigé le mémorial du peuple d’ébène.
C’est quoi ce fauteuil d’Emmanuelle sur la pochette ?
Peuple d’ébène rend ses lettres de noblesses au fauteuil qui est le lien entre la Caraïbe et l’Afrique, et moi… Je suis à la place de Sylvia Christel (rires) !
Cet album est une nouvelle étape pour toi ?
Un périple dans mon cheminement car j’ai encore beaucoup à faire. C’est l’album d’une maturité. Jusqu’alors j’étais dans le marché du zouk, formaté. Je me suis ouvert. Il y a eu désaffection, puis il y eu mélange de reggae, de zouk love, de bossa nova, salsa, funk et du texte, de l’engagement, en français et en créole…
Karl the Voice est-il ton frère ?
Karlito fait des chœurs sur Peuple d’ébène ! Il n’est pas mon frère, mais il fait de la pub pour moi. Il y a plein de gens qui croient que c’est moi qui joue Mandela dans Soweto !


Conscientisation
« Il y a 22 ans, un ami m’a montré ces brevets déposés par des Noirs (le feu de circulation, le masque à gaz, le filament de l’ampoule indûment attribué à Edison, l’africanité de l’Egypte…), j’ai eu un sentiment d’injustice et de colère dans l’absolu. Les travaux de Cheikh Anta Diop m’ont permis de trouver ma vocation. J’ai senti l’appel pour faire reconnaître au plus haut niveau ces hommes. Depuis le XIXe siècle, 377 brevets ont été déposés par des Noirs. »


Yvan Voice en dates
Naissance à Paris
1979 : entre dans la fonction publique
1980 : Cours de guitare au conservatoire
1986 : Découvre les brevets déposés par des Noirs
1987 : Quitte la fonction publique
1988 : Chante en duo C’est fou avec Caroline Loeb
1993 : Retour en Guadeloupe
1994 : Interprète demen avec Dissonance
1996 : 1er album solo, On ti Flè
1997 : Désespérance
2001 : Première édition du calendrier dédié aux inventeurs et savants noirs
2003 : On nous doit la Vérité
2004 : Chante Imbalaye avec Bob Saint-Clar
2008 : Peuple d’ébène

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 12:04
Saint-Claude à l’honneur au secrétariat d’Etat à l’Outre-merDe gauche à droite : Marc Lamovaltay, Elise Werner, professeur de musique du collège de Saint-Claude, Evelyne Fabien, Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Amandine Tavernier, Wilfrid Louis-Régis, délégué général de l'association "Le Concert de Monsieur de Saint-George" en Guadeloupe, Pierrick Juraver et Alain Guédé.
Ces enfants, entourés de leurs enseignants et du journaliste Alain Guédé (biographe de Saint-George, auteur de la scénographie du 10 mai et président du Concert de Monsieur de Saint-George, qui a organisé l'ensemble de la manifestation par délégation de la présidence de la République), ont été reçus par Yves Jégo, samedi 10 mai, après les cérémonies commémoratives, à l’hôtel Montmorin, siège du ministère de l’Outre-mer, rue Oudinot. Amandine Tavernier (à droite du ministre, sur la photo) faisait quant à elle partie du groupe de quatre enfants qui a accompagné le président de la République, le matin du 10 mai, jusqu'à la statue Le Cri, l'écrit de Fabrice Hyber au pied de laquelle un anthurium a été déposé par chaque enfant. Ces quatre anthuriums avaient été cueillis, deux jours avant en Guadeloupe par nos jeunes de Saint-Claude. La commune a été retenue en raison d’un projet pédagogique qui est développé au collège autour du chevalier de Saint-George. Nos quatre jeunes vont d'ailleurs confectionner un journal de leur voyage à Paris. D'autre part cette commune qui n'était qu'un lieu-dit en 1739, année de la naissance de Saint-George, abrite, selon toute vraisemblance, le lieu de naissance de notre héros.
 

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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 20:33
INTERVIEW. Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer
Yves Jégo s'est envolé le 14 mai pour les Comorres et Mayotte. il rencontretra le 19 à Paris, Gaston Tong Sang, président de la Polynésie, sera à Cannes le 20, au conseil des ministres le 21 et s'envolera pour les Antilles où il séjournera du 21 mai au soir au 24 mai au soir. Interview avant départ.
« Un plus de 100 millions d’euros sera bien tenu »

Trois semaines après les funérailles nationales d’Aimé Césaire, vous revoilà aux Antilles. Quelle est votre ambition pour les départements français d’Amérique ?
Le programme présidentiel pour l'Outre-mer est porteur d'une grande ambition pour les Antilles. A l'heure de la mondialisation et du grand défi environnemental nous devons aider nos départements français d'Amérique à saisir ces opportunités. Cela veut dire cibler les efforts de l'Etat sur les secteurs les plus porteurs pour l'emploi et la croissance. En dopant ainsi les "locomotives" de l'économie nous avons la volonté de changer la donne pour les Antilles. C'est pourquoi je viendrai aussi souvent que cela sera nécessaire afin de rendre cette ambition opérationnelle.
Vous vous êtes rendu déjà par deux fois à la Réunion, cette fois, vous voilà aux Antilles. Quel vont être vos centres d’intérêt ? Qui allez-vous rencontrer ?
Pour moi, le ministre de l’Outre-mer doit être en permanence au contact des réalités de terrain. J’ai l’intention de sortir le plus souvent possible de mon bureau parisien pour rencontrer, écouter et découvrir. Je viens aux Antilles dans cet esprit afin de dialoguer avec les élus, les acteurs du monde socio-économique, mais aussi tout simplement avec les habitants.
Lors de votre intervention au CES, vous n’avez jamais prononcé l’expression « loi de programme », mais « loi d’étape ». Quelle est votre vision des choses ?
Cette loi qui devrait être votée avant la fin de l’année sera un texte important qui marque une nouvelle étape dans l’action de l’Etat au profit des ultra-marins. Ce texte est révolutionnaire, il est basé sur une idée simple : sortir du saupoudrage pour réorienter les crédits de l’Etat en faveur de deux objectifs majeurs: l’emploi et le logement social. C’est un nouvel outil de développement qui va être mis à la disposition de tous les acteurs locaux. Mais cette loi ne résume pas à elle seule l'action de l'Etat. Je pense ici à ce que nous allons faire en faveur du commerce, de l'artisanat ou de l'agriculture.
L’administration du SEOM va être réformée. Quelles seront les retombées de cette restructuration sur votre action politique ?
Nous allons en effet réorganiser l’administration centrale du ministère pour l’adapter à un monde qui a changé. L’organisation actuelle date d’il y a 30 ans ! Cette réforme, qui sera bouclée cet été, vise tout simplement à rendre l’action du gouvernement en Outre-mer plus efficace. J'ai besoin d'un outil central le plus performant possible pour mettre en œuvre le projet présidentiel et mieux répondre aux attentes de chaque territoire.
Les socialistes, avec Victorin Lurel, se sont moqués du bilan de l’action du gouvernement vers l’outre-mer, un an après l’élection de Nicolas Sarkozy. « Déception » et « budget en chute de 6,8 % », lâche-t-il, que lui rétorquez-vous ?
Je n'ai ni l'intention ni l'envie de polémiquer avec tel ou tel. Je suis déçu pour ma part de constater depuis mon arrivée au gouvernement la méthode du parti socialiste qui consiste à colporter les plus grandes inexactitudes à propos de l'Outre-mer. Deux exemples : le PS a annoncé la suppression du ministère : faux évidemment, il suffit de venir rue Oudinot pour le constater !  Le PS parle de baisse des crédits : faux ils sont en hausse cette année de 3% au total  avec un effort de plus 10% pour le seul logement social ! Pour ma part je considère que les problèmes des Antillais méritent mieux que cette  critique aussi systématique qu'infondée. Par nature je suis homme de dialogue et d'ouverture mais je ne laisserai pas caricaturer ainsi l'action du gouvernement sans réagir !
Après la bronca des socioprofessionnels et la polémique sur le chiffrage financier de la LOPOM, vous avez indiqué que rien n’était figé. D’ores et déjà, sur quels points avez-vous évolué ?
En prenant mes fonctions j’ai constaté beaucoup d’incompréhension et une dose de caricature concernant cette future loi. Tout cela a pu générer une réelle angoisse dans les milieux socioprofessionnels. C’est pourquoi j’ai entamé un marathon de concertation sans précédent afin d’expliquer la réalité du projet et surtout de recueillir les suggestions des uns et des autres pour l’améliorer. Avec Michèle Alliot-Marie nous souhaitons jouer la transparence totale sur les chiffres et garantir que l’engagement du Premier Ministre visant à apporter aux crédits existant un plus de 100 millions d’euros sera bien tenu. Ce texte est donc en cours d’amélioration et il le sera encore jusqu’à son adoption par le conseil des ministres. Ma porte est donc grande ouverte à tous ceux qui souhaitent sérieusement et en toute bonne foi travailler pour faire de cette future loi un outil efficace au service de l’emploi et du logement social dans nos territoires.
La LOPOM aura-t-elle un effet sur le prix des billets d’avion ?
Il y a en effet dans la future loi un volet sur cette question cruciale de la continuité territoriale. A la demande expresse du président de la République, je souhaite tout mettre en œuvre pour donner plus de lisibilité et plus d’efficacité à cette politique. Nous devons favoriser la concurrence entre compagnies aériennes et gérer dans une  plus grande transparence l’attribution des crédits de l’Etat destinés à favoriser la continuité territoriale. Cette question est pour moi une priorité.
La continuité territoriale, ce sont aussi les NTIC. Haut débit, télévision numérique… Que prévoyez-vous ? Quand les retards de développement seront-ils comblés ?
Les nouvelles technologies sont une chance formidable car elles constituent un atout essentiel pour le développement et l’attractivité des Antilles.  Si des infrastructures haut débit sont disponibles, il est aussi important de les valoriser en soutenant le développement des usages, porteurs d’activités et d’emplois. J’aurais l’occasion de programmer prochainement un déplacement spécifique sur ce thème. Concernant le lancement de la télévision numérique terrestre, je souhaite que des décisions puissent être prises le plus rapidement possible après la parution du rapport du CSA.  Soyez là encore convaincus de ma forte implication sur ce chantier prioritaire.

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