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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 19:13

INTERVIEW. Manuela Ramin-Osmundsen, Martiniquaise, ancienne ministre de Norvège
Arrivée en Norvège en 1991, Manuela Ramin-Osmundsen, est devenue ministre de la famille et de l’égalité du gouvernement travailliste de Jens Stoltenberg, en Norvège. Après quatre mois au pouvoir, elle a du démissionner. De passage à Paris cette semaine, elle a rencontré Patrick Karam et la presse. Interview d’une Martiniquaise remarquable.

« L’expérience du jeu politique et du jeu des alliances avec les médias »
Comment avez-vous vu vécu vos premiers moments en Norvège ?
Pendant trois ans, j’ai occupé divers emplois pour apprendre la langue et connaître le pays. J’ai travaillé dans un cabinet d’avocats, j’ai été professeur… Puis j’ai posé ma candidature pour un poste dans l’administration et j’ai découvert le dossier de l’intégration, la lutte contre les discriminations où j’ai pris le leadership pour devenir directrice adjointe de l’intégration avant d’en prendre la tête quatre ans après.
Vous avez été attaquée par l’opposition…
J’ai été critiquée à mon départ à cause du dossier des Irakiens. J’ai préféré démissionner pour que le service continue de fonctionner normalement. Mais je suis restée quatre adjointe et cela n’a duré qu’une semaine !
Vous avez été la première femme noire à obtenir un poste de ministre…
Je n’ai pas eu le ministère de l’intégration, j’ai obtenu le portefeuille de la famille et de la parité. En Norvège, il y a obligation de représentation des deux sexes dans les conseils d’administration, 40 % de femmes au minimum. Nous menons aussi une politique pour inciter les hommes à prendre plus de responsabilité dans le foyer pour laisser les femmes entreprendre professionnellement. J’ai travaillé aussi sur l’enfance en danger, les violences, les maltraitances…
Pourquoi avez-vous accepter de démissionner ?
J’ai travaillé quatre mois sans être critiquée, c’était une expérience réussie. Les critiques sont venues avec la nomination d’une médiatrice. Avec du recul, tout le monde voit que c’est une bagatelle. J’ai cédé au pouvoir de la presse. Mais l’expérience est réussie.
Quelle expérience ?
L’expérience du jeu politique et du jeu des alliances avec les médias est tout à fait particulière… Mais je n’ai pas d’amertume car il est possible d’y contribuer dans ce pays ! J’aurais aimé y rester plus longtemps. C’est important de voir d’autres politiques qui viennent d’ailleurs.
Les différences entre la France et la Norvège sont telles ?
En Norvège, nos politiques sont plus offensives. On a des statistiques sur l’immigration, à l’école, dans le logement, à l’entreprise. L’institut qui fait ces statistiques produit des études sur le sentiment d’appartenance et ça, c’est important. Dans le secteur public, on a des mesures coercitives, des mesures d’incitation envers les immigrés. Ca fait tomber des barrières.
Les statistiques font débat en France. Qu’en pensez-vous ?
Pour faire des politiques adéquates, il faut savoir où on en est avec la population issue de l’immigration. En France, ça crée des problèmes éthiques, on ne doit pas les ignorer… Mais le dispositif législatif de la HALDE est important !
Pourquoi avoir rencontré le délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’outre-mer ?
Je me suis entretenu avec M. Karam et les mesures prônées par sa délégation sont intéressantes. Elles sont concrètes et consistent à rétablir des inégalités et les résoudre concrètement. Il a un portefeuille intéressant et une vision offensive.
Les Norvégiens sont-ils racistes ?
Le racisme existe. Il y a eu des violences racistes suite à ma démission. Sur Internet, il y a eu des graves attaques à mon propos comme des immigrés.
Quels sont vos liens avec la Martinique ?
J’y ai toute ma famille, mais ça fait deux ans et demi que je n’y suis pas retournée. J’y suis née… Mon père est de Basse-Pointe, ma mère de Fort-de-France. Je suis allée à l’école en France et j’ai trois identités : Martiniquaise, Française et Norvégienne.
Qu’allez-vous faire maintenant ?
Je vais prendre des renseignements et me réorienter. Je vais voir comment utiliser mes compétences et puis je veux dire un grand coucou à toute la Martinique et à toutes les Antilles !

Patrick Karam : « Elle est l’exemple de l’excellence des originaires d’outre-mer »
Manuela Ramin-Osmundsen est l’exemple de l’excellence des originaires d’outre-mer. Elle a vécu à Paris, en Martinique. Elle a épousé un Norvégien et elle est devenue ministre en Norvège ! Et puis, elle représente une expérience en matière de lutte contre les discriminations. Son expérience m’intéresse car elle doit me servir. Je veux savoir exactement comment elle conçoit cette lutte. On peut puiser des idées, les importer. J’attens une note de sa part et je verrais ce que je ferai car c’est une expérience remarquable et son point de vue va m’aider pour bâtir des politiques publiques. Je veux suivre sa carrière. »

CV vite fait
15 juillet 1963, Myriam et Henri Ramin baptisent leur fille Manuela.
1991, Manuela Ramin épouse M. Osmundsen et s’installe en Norvège. Elle accouche d’une fille.
1992. Naissance d’une deuxième fille.
1995. Naissance d’une troisième fille.
4 octobre 2007. Renonce à la nationalité française pour prendre la norvégienne.
18 octobre 2007. Entre au gouvernement
14 février 2008. Démission

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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 17:00
Une journée outre-mer au festival de Cannes
Le 20 mai prochain sera la journée de l’outre-mer au festival de Cannes. La Semaine de la critique accueillera le soir la remise des prix Hohoa du scénario de court-métrage d’outre-mer. Yves Jégo devrait y assister tout comme il devrait participer dans la journée à un forum consacré au cinéma et à l’outre-mer. Il s’agira d’une rencontre autour des acteurs ultra-marins et des responsables des bureaux d’accueil des tournages de la Réunion, la Nouvelle-Calédonie et la Guadeloupe. « Nous présenterons aussi les dispositifs d’aides spécifiques et des professionnels ayant tourné outre-mer partageront leurs expériences de tournage », indique-t-on chez RFO, partenaire de l’opération. Ce forum sera accueilli au pavillon du Film France.

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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 16:56
Nouvelle copie pour la LOPOM
Les collectivités l’ont reçue vendredi dernier, les parlementaires, mardi. Yves Jégo a pondu une nouvelle mouture de la loi de programme qui, selon le député martiniquais Almont (UMP), ne présente pas grand chose de nouveau, si ce n’est la prise en compte des avis du Conseil économique et social. Selon le député, Yves Jégo parle de la loi comme d’ « une étape de la loi Girardin ». L’étape, ce seraient les 100 millions supplémentaires inscrits par Bercy. « L’objet est de s’y tenir. Tout est une question de réglage de curseur… », commente Alfred Almont. Mais s’il reprend ainsi le vocabulaire des facteurs de la loi en parlant de curseur, il se montre réservé sur le volet logement social de la loi : « On observe une réduction du programme de l’engagement de l’Etat. Or, ça doit rester une compétence de l’Etat et l’Etat doit traduire son engagement à travers la ligne budgétaire unique qu’il faut maintenir à la hauteur des besoins. » La loi qui devrait être adoptée par le Parlement à l’automne, pourrait connaître de nouveaux retards, en raison principalement du calendrier chargé de l’Assemblée nationale.

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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 16:39
L’hommage de l’Assemblée nationale à Aimé Césaire
Un hommage en séance et une représentation théatrale étaient au programme des députés mardi dernier.Aimé Césaire sur les grilles du Palais Bourbon depuis le 17 avril… Et ce 13 mai, une journée d’hommage à l’Assemblée. A 16 heures, après la séance des questions au gouvernement, le président Accoyer a prononcé, devant un parterre de députés debout, une allocution rendant hommage à celui qui a été secrétaire de l’Assemblée et membre pendant 46 ans. « Si Césaire appartient à l’humanité, il incarne d’abord la France. » Et le président, sur son perchoir, évoque « un grand Français, par sa langue, par sa poésie et son action politique ». Rappelant qu’Aimé Césaire était le petit-fils du premier instituteur noir de Martinique, il a salué celui pour qui « autrui n’est jamais l’ennemi ». François Fillon a rappelé sa dernière rencontre avec Aimé Césaire en janvier dernier : « J’ai rencontré un être raffiné, souriant et avec la même flamme. Même après Dean, la force de ses textes revenaient en lui et ancrait sa colère… » Le chef du gouvernement a lui aussi salué celui dont « la négritude était frontale mais sans haine ». Puis, toujours debout, la représentation nationale a, une nouvelle fois, respecté une minute de silence avant de rejeter le texte sur les OGM que le gouvernement pensait acquis. Voilà sans doute le véritable hommage qu’aurait apprécié l’homme politique Césaire.Tout s’est achevé sur une scène, le soir dans les salons de l’hôtel de Lassay, résidence du président de l’Assemblée nationale, où la comédienne guadeloupéenne, Mariann Mathéus, et Pierre Vial, Muriel Mayette et Bakary Sangaré de la Comédie française ont dit du Césaire, déclenchant l’enthousiasme d’un public nombreux et divers.

Réactions
George Pau-Langevin (PS) : « Il a fallu attendre sa mort… Il a été député et écrivain si longtemps ! La République a mis du  temps à le reconnaître. On parlait de lui comme un auteur francophone… Enfin, on se rend compte de l’importance de son œuvre. Il a fallu longtemps pour comprendre Aimé Césaire mais son message est de plus en plus prégnant. »


Alfred Almont (UMP) : « Césaire n’est pas qu’un grand Français ; il habite le monde. Je suis heureux que la France ait rendu hommage à celui qui a siégé le plus longtemps à l’Assemblée. Césaire nous a communiqué l’altérité. »


Serge Létchimy (app. PS) : « Si c’est un grand Français ? C’est un Martiniquais, un grand nègre ! Il a beaucoup attiré notre vigilance sur ce risque d’assimilation. »


Christiane Taubira
(SRC) : « Césaire est installé dans nos têtes. A l’occasion de cet hommage dont je me réjouis, j’encourage tout le monde à explorer l’œuvre de Césaire car il y a beaucoup à en tirer. »



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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 16:33
Frédéric Régent et le président
Frédéric Régent, syndicaliste et historien guadeloupéen, réagit sur les annonces faites pas Nicolas Sarkozy le 10 mai, relativement à l’enseignement de l’esclavage : « Entre 2002 et 2007, l’histoire de l’esclavage et de la traite a été enseignée en primaire. En avril 2007, cet enseignement a été supprimé. Nous, la FSU, le CVUH, avons milité pour qu’il soit réintroduit. Le président n’a pas fait d’annonce exceptionnelle, il a juste signalé un rétablissement. Quand à cette histoire dans le secondaire, c’est inscrit dans la loi Taubira de 2001. La loi dit : « Les programmes scolaires doivent accorder une place conséquente à l’esclavage et aux traites négrières. » Le président ne fait qu’appliquer la loi. Maintenant, c’est très bien d’enfoncer le clou. Mais il faut rendre hommage à Christiane Taubira plutôt qu’à Nicolas Sarkozy. »

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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 22:49
                              Marche des Libertés à Paris

Plusieurs milliers de personnes ont participé, samedi dans les rues de Paris, à la marche des libertés organisée par le Conseil représentatif des associations noires (Cran), Tropiques FM, Trace TV et les médias et associations participant à la commémoration de l'abolition de l'esclavage.La manifestation a réuni 2000 personnes selon une source policière,
« environ 80 000 » selon le président du Cran (dépècheAFP), Patrick Lozès. 8 000 d'après notre photographe.

La première banderole était menée par le cran. « Nous sommes ici pour commémorer l'abolition de l'esclavage mais aussi pour dénoncer ce qui se passe aujourd'hui », a déclaré M. Lozès, pour qui « il ne faut pas attendre 160 ans pour s'occuper des gens qui souffrent aujourd'hui ». « On attend que les autorités prennent en compte les discriminations en matière de logement, d'emploi et de loisirs », a-t-il ajouté. Les manifestants arboraient des pancartes sur lesquelles était écrit : « Non aux discriminations » ou « discriminé jusqu'à quand? » Plus loin dans le cortège, on pouvait voir la banderole emmenée par Claudy Siar avec Claude Ribbe et Christiane Taubira.
La foule a observé une minute de silence à la mémoire du poète Aimé Césaire dont plusieurs textes ont été lus et applaudis. Arrivé place de la Bastille, le cortège rejoint par plusieurs personnalités comme la députée de Guyane Christiane Taubira ou le rappeur Stomy Bugsy, a écouté les multiples prises de paroles de divers représentants du mouvement.


Julien et Zobaly, 25 ans et 26 ans, résident à Paris et Goussainville.
« Une journée particulièrement exceptionnelle, une marche importante pour notre devoir de mémoire à tous... Mais maintenant c'est dans nos têtes qu'il faut rester debout et marcher 365 jours par an ! Trop de conscience reste encore à éveiller, et la création de la marque NOIR&FIER apporte sa pierre à cet édifice que nous révélons au monde. Portons le message… »

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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 22:30
Le président célèbre le 160e anniversaire de l’abolition de l’esclavage

Le président de la République a annoncé l’entrée en force de l’œuvre d’aimé Césaire dans les manuels du collège et du lycée à l’occasion de la journée de commemoration nationale des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions.
Dès Neuf heures, samedi dernier, les alentours du jardin du Luxembourg où devait être célébré le 160e anniversaire de l’abolition de l’esclavage en présence de Nicolas Sarkozy, commençaient d’accueillir les badauds. Grilles fermées, on pouvait voir patienter côte-à-côte, Jean Tibéri et Claude Ribbe, Gabrielle Louis-Carabin (une première pour elle) et George Pau-Langevin, Claudy Siar et Chrstiane Taubira, Daniel Dalin et Serge Romana… A l’intérieur l’écrivain et journaliste Alain Guédé, auteur de la mise en scène qui sera donné devant le président,
Patrick Karam, qui a commandité pour le gouvernement cette œuvre, ou encore Frédéric Lodéon, la Martiniquais de France-Inter, qui dirige le concert de Monsieur de Saint-Georges… Pierre Saintons, Nathalie Coaly et quelques comédiens répètent encore qui du Delgrès, qui du Lacaussade, qui du Schoelcher… La foule est très dense quand, à 11 heures, arrive le chef de l’Etat escorté par le président du Sénat, Christian Poncelet Michèle Alliot-Marie, Christine Albanel, Fadela Amara, Yves Jégo.
Accueillie par Patrick Karam, la suite présidentielle s’installe face à la scène pour écouter l’orchestre jouant le répertoire de Saint-Georges et les comédiens rendre hommage aux grands abolitionnistes. Non loin d’eux, Basile Boli, Jacques Martial, Lucette Michaux-Chevry, Dédé Saint-Prix et Thierry Fanfant, Françoise Vergès et Claude Valentin-Marie… Des anthuriums cueillis en Guadeloupe la veille attendent d’être déposés au pied du Cri, l’écrit, inauguré le 10 Mai 2007 par MM. Chirac et Sarkozy… Le spectacle terminé, le président s’installe à la tribune. Il s’agit de « regarder cette histoire telle qu’elle a été… Regardons là lucidement car c’est l’histoire de France… »


L’histoire de la traite et de l’esclavage en primaire
Le président rend hommage à « l’humanisme et au philanthropisme du siècle des lumières avant d’aborder les luttes de Dimitile, Solitude ou Cimendef et de mettre en exergue celles de Delgrès et Louverture… Réconciliation puis, amende honorable : « L’esclavage est une blessure profonde qui pèse encore sur les consciences. Les mémoires portent le poids de cette histoire. Et je sais qu’il existe encore aujourd’hui des inégalités qui trouvent leur origine dans ce douloureux héritage ». Voilà effacée le souvenir de l’article 5 de la loi du 25 février 2005. Et enfin, le président nous fait un peu partager de cet échange qu’il a eu avec Aimé Césaire en mars 2006 ! Il évoque, ensemble, le colonialisme et l’abolition de l’esclavage comme « intrinsèquement liés à l’histoire de France », avant de dire : « Je pense à Aimé Césaire… » Il lâche le morceau : « La traite des Noirs et l’esclavage ainsi que leurs abolitions seront introduits dans les nouveaux programmes de l’école primaire dès la rentrée prochaine. » Il ajoute, soulevant une salve d’applaudissements : « Je souhaite également que cette histoire puisse être abordée à partir de l’étude d’œuvres littéraires, comme celles d’Aimé Césaire, dans le cadre des nouveaux programmes du collège et du lycée. » Concernant le 23 mai, le président a réaffirmé qu’il « deviendrait une journée commémorative pour les associations qui regroupent les Français d’outre-mer de l’Hexagone et qui souhaitent célébrer le passé douloureux de leurs aïeux. Avant de conclure, il a indiqué que « le centre national de ressources sur l’histoire de l’esclavage » verrait « bientôt » le jour.

ILS ONT DIT
Yves Jego, lors de l'inauguration de l'exposition sur l'esclavage du secrétariat d'Etat à l'Outre-mer : « Par l’institution de cette journée nationale, nous voulons nous tourner vers l’avenir.   Nous ne voulons plus rester prisonniers d’un passé inavouable. Nous voulons libérer les esprits pour ne pas être enfermés dans la guerre des mémoires. Tel est l’enjeu du devoir de mémoire qui s’impose aux démocraties modernes.

LMC au Luxembourg : « Ce n’est pas une manifestation d’ultra-marins, mais une cérémonie pour le monde entier qui a partagé cette histoire pénible de l’esclavage. »

Gabrielle Louis-Carabin au Luxembourg : « C’est une journée du souvenir qui nous rappelle que nous sommes descendants d’esclaves. »

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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 22:19
« C’est très cher d’être là, mais ça vaut le coup »

Pour la septième année consécutive, la Guyane était encore présente à la foire de Paris qui s’est ouverte le 30 avril dernier et s’est achevée hier.
Le 9 mai dernier, c’était la journée de la Guyane à la Foire de Paris. L’occasion de retrouver le président de la chambre de commerce, coordonnateur du stand Guyane, ou le président du comité du tourisme. Jean-Paul Lepelletier. Ils sont venus avec le Parc naturel régional, la Région, le CNES 14 exposants. « On a loué 380 m2, mais on est étalé sur 500 m2 ! », remarque M. Lepelletier.
Wanda Balkissoon, est venue vendre les fleurs que cultivent son père, Roy, à Macouria, « On a fait venir 50 m3 au début, puis on a recommandé une palette… » Malgré une bonne première semaine, elle sait que ses dépenses sont supérieures à ses recettes. « La bouffe, ça marche mieux ! Je ne sais pas ce qu’on fera l’année prochaine. » L’éditeur Jean-Louis Malherbe, tout sourire mais toujours fidèle à lui-même : « La fréquentation est en baisse de 25 %. C’est dramatique car la Foire est le seul salon de Paris où les ultramarins achètent des livres ! » Il est heureux car il a réussi à faire venir Yves Jégo sur son stand et lui a demandé un rendez-vous… Le lobbying ne cesse jamais, surtout pas à la Foire !
C’est la septième année consécutive que l’on retrouve la Guyane à la Foire de Paris. « C’est très cher d’être là, mais ça vaut le coup », ajoute celui qui n’est pas peu fier d’avoir mis la Guyane en vitrine du hall Terres de tropiques où sont réunis les Ultra-marins et d’avoir décroché (pour le stand du PNR et de l’habitation Maripa) un second stand d’or. Jean-Elie Panel a fait afficher partout la campagne lancée par le CTG, fin 2006, sur la thématique du « Où ? ». « Cette année, sur la Foire, les gens viennent réellement pour partir. Ils sont précis dans leurs demandes de renseignements… » Des fleurs, du bois, de l’or, des fringues, un restau, des douceurs, des punches, le CNES et ses répliques de fusées, bien sûr, les allées du stand de la Guyane sont aérées et fréquentées. Fréquentées par les curieux et par la communauté Guyanaise de la région parisienne qui a plaisir à venir retrouver un parfum de pays.
Fréquentation en baisse, tourisme à la hausse

Deux opérations commerciales sont accueillies sur le stand de la Guyane : la société Délices de Guyane fait un testing auprès de consommateurs (voir encadré) et Air Caraïbes lance ses promotions pour l’ouverture du Paris Cayenne. « La foire reste un moment fort de la communication de la Guyane, c’est un moment de rencontre entre nos exposants et notre public », poursuit M. Lepelletier qui, même s’il a noté une baisse de la fréquentation de la Foire, estime que la qualité est au rendez-vous, que « les rencontres sont bonnes ». « Depuis le lancement de notre campagne de promotion pour la Guyane, ajoute M. Panel, nous avons enregistré 8000 visiteurs ! »

Anne Pairel, consultante testing pour Délice de Guyane

"On sera en métropole fin 2008"
Vos produits sont exposés, mais on ne peut pas les acheter. Pourquoi êtes-vous là ?
Nous sommes là pour faire suite et valider les résultats d’une étude de marché. Ces produits, nos confitures et nos condiments sont déjà vendus en Guyane et nous menons des études pour les vendre en métropole
Vous faîtes goûter vos produits au public métropolitain, ici, à la Foire ?
Les gens goûtent et remplissent une fiche dégustation. Nous complétons par une enquête d’intérêt sur l’ensemble des produits que nous fabriquons. Nous leur demandons où ils aimeraient trouver nos produits et quel prix ils sont prêts à y mettre.
Quelles sont les perspectives de développement pour Délices de Guyane ?
Actuellement, il y a huit salariés et une capacité de production de 40 tonnes de fruits frais avant transformation et de 5 à 10 tonnes pour les piments. On aimerait pouvoir doubler la production, d’ici fin 2008, au moment où nos produits devraient être présents sur le marché hexagonal.
Propos recueillis par FXG
Photos RDG

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8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 18:31
Paris rend hommage aux combattant d’outre-mer

Catherine Vieu-Charrier, maire adjointe de Paris, chargée de la mémoire et du monde combattant, a déposé une gerbe sur l’Esplanade des Villes compagnons de la libération, en hommage aux soldats d’outre-mer morts pour la France, à l’occasion du 8 mai, anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale. A côté de Mme Vieu,-Charrier et Jean-Claude Cadenet, DGOM, la député George Pau-Langevin, Christophe Girard, adjoint au maire de Paris, l’ancien préfet Belorgey, José Pentoscrope du CIFORDOM, Juliette Jean-Baptiste, élue de Maison-Alfort ou encore l’artiste Jacques de Kerra. La comédienne Emilie Benoît a lu un poème de Paul Eluard.

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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 20:01
Débat sur les langues régionales à l’Assemblée nationale

« Le chantre humaniste de la négritude n’aurait pas manqué de nous exhorter à ne pas laisser disparaître un pant entier de notre patrimoine national », a déclaré à la tribune de l’Assemblée nationale, hier, le député Victorin Lurel dans le cadre d’un débat sans vote sur les langues régionales. Son collègue socialiste martiniquais qui n’est pas resté au débat a déclaré que la « la France était très en retard sur ce domaine par rapport à ses voisins européens et que le PS n’était pas très combatif ». Le secrétaire national outre-mer du parti socialiste semble se satisfaire d’un consensus à droite et à gauche sur cette question. « S’ils se contentent d’une loi ordinaire, ce ne sera pas sérieux vis-à-vis des jurisprudences du Conseil constitutionnel. » Le député de Guadeloupe a pris la tête des 203 députés socialistes et apparentés pour déposer un projet de loi visant à modifier l’article 2 de la Constitution : « Le Français est la langue de la République dans le respect des langues régionales. » Victorin Lurel ne pourra pas être à l’Assemblée les 21 et 23 mai pour la réforme constitutionnelle. Mais il verrait d’un bon epil que la question des langues régionales viennent s’inscrire dans le deal que l’UMP et le PS se disent prêts à passer pour faire avancer la réforme.

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