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14 septembre 2018 5 14 /09 /septembre /2018 06:46
Les "Mambas" de Jean-Baptiste Ferré

Jean-Baptiste Ferré, pianiste et compositeur, utilise la musique pour remonter aux sources de sa créolité. Le 17 septembre, au studio de l'Ermitage à Paris, il présente son premier album, Mambas, qui sort le 14. Interview.

"Mambas

Le jazz "exotique bancal" d'un fils de la Guadeloupe

Quelle est la part du créole en vous ?

Mon père était de Pointe-à-Pitre, mais Ferré, c'est le nom de ma mère. Je n'ai pas baigné dans la culture antillaise ou créole pour la bonne et simple raison que j'ai très peu connu mon père. J'ai du le voir deux fois dans ma vie jusqu'à mes dix ans... Je ne vais pas m'étendre là-dessus, mais pour moi, toute cette partie de ma culture, puisque c'est de mon père il s'agit,  c'est un sujet qui n'est peut-être pas douloureux, mais c'est un truc un peu particulier du fait que je l'ai très peu connu...  En revanche, c'est quelque chose que je ressens au plus profond de moi-même et c'est pour ça que j'ai voulu qu'il soit précisé que j'étais Guadeloupéen dans ma biographie.  Je l'exprime aussi dans ma musique même si ce n'est pas de la biguine,  ni quoi ce soit comme rythme tropical, mais j'ai eu une influence dans le piano jazz caraïbe... Je suis un grand fan d'Alain Jean-Marie et j'ai eu l'occasion de rencontrer Mario Canonge en studio alors que nous jouions tous les deux pour le Congolais Rido Bayonne. Ce sont de grands musiciens !

Vous n'êtes peut-être pas créole, mais vous avez de la créolité en vous...

J'ai un parcours musical beaucoup plus large... J'ai joué avec Alpha Blondy, avec l'orchestre national de Barbès, avec pas mal d'artistes maghrébins et c'est pour ça que dans cet album, j'ai voulu faire un mix de tout ça. De toutes façons, vu que je suis déjà métis, je me dis que c'est une bonne chose ! J'ai toujours conçu la musique comme un patchwork multiculturel.

Comment êtes-vous entré dans la musique ?

J'ai fait un peu de conservatoire, puis j'ai commencé la musique dans des clubs parisiens. Le premier artiste avec lequel j'ai fait de grosses scènes,  c'est Alpha Blondy. J'ai rencontré par hasard des musiciens à lui - c'était en 1994 avec son album Dieu - on a sympathisé et j'ai commencé ma première tournée avec lui en Côte d'Ivoire. Je jouais du clavier et j'étais loin de piano jazz qui m'anime aujourd'hui. J'ai beaucoup bossé ensuite avec l'orchestre national de Barbès avec qui j'ai participé aux deux premiers albums chez Virgin. Après le groupe s'est un peu disloqué et nous sommes plusieurs à être partis.

Quand décidez-vous de vous lancer dans cet album qui, à plus de 50 ans, est votre premier album sous votre nom ?

Ça m'a pris du temps parce que je ne savais pas trop comment restituer cette variété de musiques et de personnes que j'avais rencontrées dans ma vie...  J'aime bien le hip-hop, j'aime bien le rap...  Il y a plein de choses musicales que j'aime bien et c'était difficile de mettre tout ça dans un album.  En France, c'est un peu difficile de faire un album éclectique... La formation de base, c'est deux percus, un piano ou un piano rhodes et une contrebasse et, après, il y a des invités qui sont des voix ou des instruments divers comme le houd. Je tiens beaucoup au piano rhodes, c'est le piano électrique que ma grand-mère m'a offert quand j'avais 17 ans et je continue à tourner avec !

Pourquoi avoir appelé cet album "Mambas" ?

Le terme "mamba", c'est ma femme qui l'a trouvé parce quand je travaillais mes compositions à la maison, à chaque fois, elle me disait : "Alors ça, c'est mamba..." Elle répétait toujours ce mot-là et j'ai fini par me dire que ce mot fait penser au mambo et à la samba, donc à la danse. En plus mamba, c'est un des serpents les plus vemineux d'Afrique ! Voilà, c'est ce côté un peu exotique qui m'a séduit parce qu'il résume assez bien l'esprit des morceaux. C'est exotique bancal !

Cet album a-t-il été une opportunité de vous réconcilier avec ce qui est douloureux en vous ?

Je ne demande pas mieux que d'aller jouer cet album aux Antilles !

Propos recueillis par FXG, à Paris

"Mambas" de Jean-Baptiste Ferré, chez Super Sound / In Ouïe Distribution

Pochette © David Ferré, Sophie Torcol

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14 septembre 2018 5 14 /09 /septembre /2018 06:41
Léon Bertrand le 31 mai dernier à l'Elysée

Léon Bertrand le 31 mai dernier à l'Elysée

La Cour de Cassation confirme la  prison ferme pour Léon Bertrand

La chambre criminelle de la Cour de Cassation a rejeté mercredi le pourvoi formé par Léon Bertrand contre l'arrêt du 7 mars 2017 de la cour d'appel de Basse-Terre l'acculant de fait à la démission de ses mandats électoraux.

Par le jugement du 7 mars 2017, Léon Bertrand avait été condamné à trois ans de prison ferme, 80 000 euros d'amende et trois ans d'interdiction des droits civiques, civils et de famille pour corruption passive et atteinte à la liberté d’accès ou à l’égalité des candidats dans les marchés publics pendant l'année 2003. "M. Bertrand, argumentaient alors les juges de Basse-Terre, avec le concours étroit de M. Augustin To-Sah-Be-Nza, a failli à son devoir de probité liée à ses fonctions..."

Le pourvoi en cassation du maire de Saint-Laurent du Maroni a été examiné à huis clos le 13 juin dernier et ne devait concerner que le quantum de la peine. La défense de Léon Bertrand estimait que "le principe de proportionnalité et de personnalité de la peine avait été violé" et encore que "l'arrêt présentait un défaut de motivations et un manque de base légale". En aucun cas ce pourvoi ne contestait le principe même de la culpabilité Léon Bertrand.

Répondant au reproche de l'absence de sursis à la peine d'emprisonnement, les magistrats parisiens ont considéré que même si le bulletin n° 1 du casier judiciaire de Léon Bertrand était vierge, "les élus et les personnes chargées d’une mission de service public doivent respecter les grands principes constitutionnels dans l’exercice des commandes publiques".

Une amende justifiée par son train de vie

De même, ils rappellent que "les entreprises concernées se sont trouvées en situation de vulnérabilité à l’égard des exigences des décideurs, que le prévenu a failli à son devoir de probité, et que la gravité des faits commis, alors qu’il a exercé des fonctions électives et ministérielles inspirant la confiance des administrés, justifie le prononcé d’un emprisonnement sans sursis d’une durée de trois ans, toute autre peine étant manifestement inadéquate".

Les magistrats ont aussi justifié le montant de l'amende de 80 000 euros : "Ce montant n'est pas disproportionnée au regard des revenus mensuels (de M. Bertrand) estimés à 15 000 euros, à la consistance de son patrimoine et à l'importance de son train de vie..."

La Cour de Cassation a ainsi jugé que la cour d'appel de Basse-Terre avait correctement justifié sa décision et qu'il convenait en conséquence de rejeter le pourvoi formé par le futur ex-maire de Saint-Laurent, dès lors que cette peine lui aura été signifiée.

FXG, à Paris

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11 septembre 2018 2 11 /09 /septembre /2018 06:09

Le président Macron attendu à partir du 26 aux Antilles

Le président de la République se rendra aux Antilles du 26 au 30 septembre, a indiqué la cellule communication de l'Elysée lundi. A bord d'un avion de l'Etec, le chef de l'Etat atterrira d'abord en Martinique dans la soirée du 26 où il restera la journée du 27. Il sera en Guadeloupe le vendredi 28 et la matinée du 29. Il s'envolera ensuite pour Saint-Martin où il séjournera jusqu'à dimanche midi. Il se rendra enfin le dimanche 30 après-midi à Saint-Barthélemy avant de repartir sur Paris où il devrait arriver le 1er octobre au petit matin.

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10 septembre 2018 1 10 /09 /septembre /2018 06:19
La cuisine de Jean-Rony Leriche

"Ma Cuisine Antillaise" par le chef Jean-Rony Leriche

Mardi dernier à l'espace Gaggenau (Paris 17e), le chef Jean-Rony Leriche, qui tient le restaurant Leriche de Saveurs à Toulouse, a présenté, à l'occasion de la remise du prix Collet du livre de chef 2018, son livre "Ma Cuisine Antillaise" (Ed. Brigitte Eveno), dans lequel il évoque le terroir antillais et la transmission.

Né de parents haïtiens, Jean-Rony Leriche a grandi en Guadeloupe où il a baigné dans les effluves de cuisine. Arrivé en Métropole pour y étudier la chimie, cet ancien basketteur de haut-niveau, s'est rapidement dirigé vers une autre forme de chimie, la cuisine ! Il obtient rapidement son CAP et réalise son stage de fin d'études au restaurant toulousain étoilé "En Marge", sous la houlette du chef Franck Reminel. Il continue ensuite son apprentissage dans d'autres établissements avant d'être chef à domicile et traiteur.

Il ouvre en 2014 avec son ami Hervé Turlepin, son premier restaurant "Leriche de Saveurs", restaurant gastronomique antillais, situé dans le centre ville de Toulouse. Les plats proposés sont un hommage aux terroirs antillais et haïtien, avec des dressages et une version gastronomique de mets peu connus. Il enseigne également la cuisine. 

FXG, à Paris

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7 septembre 2018 5 07 /09 /septembre /2018 06:57
Entretien avec Diarah N'Daw-Spech, co-fondatrice du FIFDA

Entretien avec Diarah N'Daw-Spech, co-fondatrice du FIFDA

La huitième édition du festival international de films de la diaspora africaine (FIFDA) s'ouvre vendredi à Paris avec le documentaire "Jocelyne Mi tche mwen" en tête d'affiche et, pour la première fois en salle à Paris, la série antillaise de France Télévisions, "Le rêve français".

"Nous voulons donner la vision du vécu des noirs au-delà des frontières par le cinéma"

Avant d'arriver à Paris, ce festival a connu d'abord une version américaine, racontez-nous sa préhistoire...

Avec Renaldo Barroso Spech, nous voulions présenter une vision un peu plus large de l'expérience du vécu des personnes d'origine africaine dans le monde car aux États-Unis en particulier, peu de cinéma explorait cette réalité. Quand il s'agissait des noirs il s'agissait principalement des noirs américains.  Moi-même étant franco-africaine et mon époux et partenaire étant Cubain d'origine jamaïcaine et haïtienne, nous avons voulu faire partager au public américain le vécu des noirs au-delà des frontières américaines. Aujourd'hui,  nous voulons élargir cette expérience au public parisien ! Le cinéma est un outil de communication très efficace et nous voyons le cinéma comme espace éducatif où les gens peuvent être confrontés à une réalité, un monde qu'ils ne connaissent pas nécessairement faute d'un véritable accès dans les médias et dans les salles. Renaldo Barroso-Spech est prof de langue et il se sert du cinéma pour enseigner les langues. Nous avons simplement élargi la salle de classe !

Comment décidez-vous de la programmation ?

Pour la première édition, nous avons fait la programmation en puisant dans notre mémoire filmique. C'était en 1993 et d'une certaine manière c'était une rétrospective de notre mémoire. En 2009, on a lancé l'édition parisienne parce qu'on est tous les deux Français et qu'on s'est rendu compte les films qui ne sont pas subventionnés par le gouvernement français demeure absolument inconnus du public français. Avec ce festival, on a voulu ouvrir un pont.

Pour cette huitième édition, il y a une tonalité très antillaise...

C'est la première fois que nous ouvrons ce festival au cinéma antillais et c'est en particulier du à la production du "Rêve français" sur France télévision. Nous avions  déjà invité France Zobda à New-York, lors de la sortie du film "Toussaint Louverture" et quand elle nous a montré "Le rêve français", nous avons saisi cette occasion pour le montrer pour la première fois en salle à Paris. L'intérêt de montrer le film au cinéma c'est la possibilité d'avoir une discussion derrière alors que la télé ne permet pas l'échange avec les producteurs, les créateurs et les acteurs,  ce que nous offrons au festival avec Firmine Richard notamment qui est marraine de ce festival.

Vous projetez aussi en clôture, dimanche, "Jocelyne, Mi tche Mwen", le documentaire de Maharaki sur la chanteuse de Kassav. Pourquoi ?

Parce que Jocelyn Béroard est une femme qui représente la culture antillaise et comme cette année le festival est ancré dans les Antilles,  on a pensé que c'était intéressant de la mettre en avant. En plus c'est une très belle photo et les gens la reconnaissent !

La projection est précédée d'une table ronde autour du livre "Noire n'est pas mon métier", et des épines que nos actrices noires ont laissées sur la tapis rouge du palais des festivals à Cannes cette année. Pourquoi ?

J'étais à Cannes et Je connais la plupart de ces actrices. J'ai voulu leur donner une nouvelle tribune.  Je sais qu'elles ont eu beaucoup d'opportunité de parler et de présenter le film mais Je crois que le plus on en parle, mieux c'est parce que c'est un sujet qui est encore très tabou dans la culture française.  Ça va au-delà du communautarisme ça parle du respect dû à l'être humain et à des professionnelles honnêtes dans leur travail. Leur démarche est légitime et si j'ai la possibilité de leur donner  un espace pour continuer à faire passer leur message, je le fais.

Les Antilles ne sont pas que françaises et vous projetez samedi soir le documentaire lui aussi inédit en Europe, "Barrow freedom Fighter" de Marcia Weekes sur l'indépendance de la Barbade, pourquoi ce choix ?

La Barbade a obtenu son indépendance en 1966 ! J'ai fait des recherches et je suis aperçu qu'il y avait 300 000 habitants à la Barbade et il y en a plus de 400 000 en Guadeloupe...  Donc quand la question se pose : est-ce qu'un petit pays des Antilles peut vivre de façon autonome ? Il suffit de regarder l'exemple de la Barbade et on se rend compte que oui. C'est une question de volonté, de savoir-faire, d'organisation et d'envie ! Mais le nombre de personnes n'est pas vraiment déterminant... Voilà pourquoi présenter ce film dans notre contexte français est intéressant pour cela d'autant que personne ne connaît la Barbade. Il n'y a même pas de consulat ou d'ambassade en France,  il faut aller en Belgique ! La Barbade n'existe pas dans l'imaginaire français et nous aurons le producteur et le réalisateur qui seront à la projection du film, donc c'est vraiment exceptionnel !

Propos recueillis par FXG, à Paris

Le programme des projections www.fifda.org

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5 septembre 2018 3 05 /09 /septembre /2018 05:54
Démission de Laura Flessel

Laura Flessel jette poliment l'éponge

"J'espère que l'outre-mer sera fier de cette insulaire qui ne l’oubliera pas", déclarait à France-Antilles Laura Flessel avant son premier déplacement ministériel en juin 2017.

Comme ministre des Sports, Laura Flessel, un peu à l'écart, dans le 13e arrondissement de Paris, avait bonne presse et était l'une des plus populaires ministres du gouvernement d'Edouard Philippe. Sans compter qu'elle pouvait mettre à son crédit la réussite de la candidature de Paris aux JO 2024 et même la deuxième étoile sur les maillots de l'équipe de France de foot... Et puis, patatra ! La guêpe a surpris tout le monde en annonçant mardi sa démission. Selon les déclarations de son entourage à l'AFP, Laura Flessel assure que ce choix n'a rien à voir avec des questions budgétaires, ajoutant même qu'elle "veut retrouver sa liberté et agir différemment". Pourtant, quoiqu'elle s'en défende, l'ombre de Bercy, le ministère qui faisait face au sien par delà la Seine, pourrait bien avoir tout de même un peu participé à sa décision. Le 22 juin 2017, à la veille de se rendre aux Antilles pour son premier déplacement officiel en tant que ministre, Laura Flessel déclarait encore à France-Antilles : "Je veux être fière des actions que nous allons mener, notamment en Guadeloupe et en Martinique." A ce moment-là, elle saluait l’action de son prédécesseur PS Patrick Kanner qui avait lancé depuis janvier 2017 un plan de 20 millions d'euros pour rénover et construire des équipements sportifs outre-mer. 10 millions devaient provenir du Centre national pour le développement du sport (CNDS), dix autres des Outre-mer. Laura Flessel présente alors sa politique pour le sport de haut niveau et le sport en général en outre-mer ainsi : "Les enjeux sont multiples : il y a de l'infrastructure bien sûr, mais aussi la cohésion, l'encadrement des sportifs, leurs déplacements, leur déracinement... Je sais de quoi je parle : j'ai rencontré ces mêmes problèmes. Il y a eu des améliorations, mais pour innover, il faut se rendre sur le terrain. Si on veut des champions, il faut travailler l'encadrement, stimuler l'environnement, comprendre les dysfonctionnements, l'éloignement, et le coût qu’il représente... de beaux chantiers devant nous !"

Plan Kanner à la trappe

En septembre 2017, à l'occasion de son audition par les députés, Annick Girardin annonce qu'elle n'entend plus verser sa part de 10 millions d'euros. Elle explique aux députés que les Jeux olympiques ne sont pas uniquement ceux de Paris, mais de la France, donc des Outre-mer et indique qu'elle est "ouverte à un débat pour voir comment nos champions peuvent faire participer les outre-mer à la réussite de la France au JO"... Fin octobre, l'examen du budget révèle que le pal Kanner a disparu des lignes budgétaires. Mieux que les crédits du CNDS siont amputés de 130 millions d'euros au bénéfice de JO... Le CNDS ne peut dès lors plus financer le plan d’actions pour le développement des installations sportives qui passe à la trappe...

Au début du mois de novembre 2017, à l'occasion de son déplacement en Guadeloupe et à Saint-Martin, Edouard Philippe, le Premier ministre, annonce une enveloppe de 7 à 12 millions d'euros alimentés à la fois par le budget du ministère des Sports et celui du CNDS.  Ce dernier lance par la suite "un appel à projets relatif aux études d’équipements sportifs démonstrateurs innovants adaptés aux territoires ultramarins"...

Laura Flessel a ainsi éprouvé les difficultés qu'il y a à être ministre à l'ombre de Bercy. et son départ intervient au moment où le mouvement sportif s'inquiète pour ses moyens, un an après l'attribution des JO-2024 à Paris. Son dernier budget avait accusé une baisse de 7%, à 481 millions d'euros, avant une rallonge de 27 millions d'euros votée au Parlement. D'ici 2024, l'Etat doit aussi investir 1 milliard d'euros dans les infrastructures des Jeux olympiques.

Juste avant d'être nommée ministre, Laura Flessel avait avais pris l'engagement de se rendre à une manifestation en Guadeloupe autour des bienfaits du sport pour la santé, pour lutter contre les maladies cardio-vasculaires, les AVC, et autour de l’enjeu de l'accès au sport pour les cérébro-lésés. Aujourd'hui, elle veut "retrouver des engagements passés, justement tournés vers l'humain, la solidarité et la coopération internationale".

FXG, à Paris (avec l'AFP)

Démission fiscale ?

Le Canard enchaîné et Médiapart ont évoqué dès mardi l'hypothèse d'une démission pour raison fiscale. Selon les deux titres, le lièvre aurait été soulevé par la Haute Autorité de la transparence de la vie politique qui aurait alerté l'administration fiscale, particulièrement la Commission des infractions fiscales après avoir découvert des manquements déclaratifs de la ministre concernant la société de droit à l’image, Flessel & Co, détenue à 87,5 % par Mme Flessel et à 12,5 % par son mari, Denis Colovic, qui en est aussi le gérant. Les sommes en cause s’élèveraient à plusieurs dizaines de milliers d’euros d'impôt potentiellement éludés sur les trois derniers exercices de l’entreprise concernée, selon les deux titres. Le cabinet de Mme Flessel n'a pas admis cette version pour expliquer sa démission.

Bareigts salue une "décision courageuse"

L'ancienne ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts a salué la décision de démissionner de Laura Flessel comme une "décision courageuse  qui intervient alors que le gouvernement souhaite continuer les coupes sombres dans le budget en faveur du sport". Ericka Bareigts observe qu'alors que les moyens sont croissants pour les JO 2024 alors que ceux accordés au sport amateur, aux associations de quartier "connaissent une baisse drastique".

"Il y a tout juste un an, explique l'ancienne ministre, j’avais eu l'occasion de partager avec Laura Flessel, les inquiétudes des associations et des familles. Comment envoyer nos jeunes Réunionnais talentueux aux compétitions sportives nationales sans moyens pour la mobilité ? Comment continuer l'investissement que j'avais moi-même engagé sur la rénovation des infrastructures sportives nécessaires à la pratique de proximité ?"

Ericka Bareigts assure encore que cette démission est "un nouveau signal d’alerte pour le gouvernement : le sport, comme l’écologie, ne sont pas des variables d’ajustements budgétaires."

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5 septembre 2018 3 05 /09 /septembre /2018 04:59
Risques naturels Outre-mer

Risques naturels outre-mer : encore des déficiences

Le rapport que la délégation sénatoriale aux Outre-mer (Guillaume Arnell, Saint-Martin, RDSE, Mathieu Darnaud, Ardèche, LR et Victoire Jasmin, Guadeloupe, PS)  a rendu mardi révèle que malgré une culture bien réelle du risque dans les territoires, les populations sont en droit d'attendre mieux des politiques publiques pour leur protection.

Les Antilles françaises (de Saint-Martin à la Martinique) sont les zones les plus exposées de France au risque sismique et des tsunamis locaux ou lointains peuvent également les atteindre. Le risque cyclonique est une réalité saisonnière... L'arrivée de l'ouragan Irma de classe 5 en septembre dernier sur Saint-Martin et Saint-Barth était une première (Hugo en 1989 et Luis en 1995 étaient de classe 4). 15 % de la population guadeloupéenne est exposée aux inondations et 11 % au risque de submersion marine La Martinique et la Guadeloupe sont en outre exposées au risque des glissements de terrain et au risque volcanique qui toucherait 200 000 personne dans chacune de deux îles. En outre, la Martinique est concernée par le phénomène des lahars, coulées de boue (700 éboulements recensés sur la Pelé au premier trimestre 018 et 200 lahars). Le caractère exigu et insulaire, la forte densité de population et la persistance de l'habitat informel et précaire augmentent l'impact de tous ces facteurs de risques.

Depuis 2011, un nouveau risque, les sargasses, que les rapporteurs voudraient faire reconnaître comme naturel et susceptible d'être reconnu comme catastrophe naturelle, est apparu. Les échouages ont été particulièrement massifs au début de l'année 2018 révélant un risque sanitaire bien réel. Enfin, à ces risques climatiques ou géologiques, s'ajoute un risque sanitaire avec la dengue, le zika et le chik transmis par les moustiques.

Plan de prévention des risques naturels

Les communes des deux départements des Antilles sont couvertes par un plan de prévention des risques naturels (PPRN) depuis 2004, Saint-Martin depuis 2011 et Saint-Barth s'apprête à approuver le sien. Concernant le risque tsunami, le projet EXPLOIT, piloté par l'université de Montpellier 3, prévoit des itinéraires d'évacuation dans 31 communes de Guadeloupe, 27 de Martinique et les deux îles du nord. Sur les 122 territoires français à risque important d'inondation, deux sont en Guadeloupe et un en Martinique.

Concernant le risque de submersion marine, les rapporteurs ont pointé une vraie faiblesse tant au niveau de l'alerte que de la coordination des services. Exception notable avec le Malécon de Fort-de-France qui protège le centre-ville de la houle et des risques de submersion.

La réponse d'urgence de l'Etat en période de crise qui s'exprime par les plans ORSEC et ORSAN (sanitaire) est complétée par les plans communaux de sauvegarde (PCS) quand ils existent... La Martinique est le seul département où chaque commune a rédigé son plan. La commune de Sainte-Anne a même intégré un volet sargasse. En Guadeloupe, 24 communes ont rédigé leur PCS.

Les rapporteurs insistent sur la culture du risque que doivent posséder les populations concernées. Cela passe par la mise à disposition du "document d'information communal sur les risques majeurs". 27 communes en Martinique et 22 en Guadeloupe en sont dotés.

Cette culture du risque s'appuie sur les acteurs que sont les sauveteurs, les gendarmes, les pompiers, mais également les médias locaux et les institutions que sont Météo France et le BRGM. Or, les effectifs de Météo France aux Antilles Guyane ont baissé de 17,4 % entre 2009 et 2016. Météo France ne dispose d'ailleurs que de huit radars pour tous les Outre-mer dont 3 dans le secteur Antilles-Guyane.

Absence de système d'alerte

Le réseau national de surveillance des cours d'eau dispose outre-mer de cellules de veille hydrologique (CVH) depuis 2010. La Réunion est la figure de proue de ce réseau, suivi de la Martinique. La Guyane vient en troisième position, tandis que la CVH de Guadeloupe est en cours de construction...

Les rapporteurs relève une lacune concernant le réseau national d'alerte de l'Etat qui avait omis l'Outre-mer de son plan d'équipement de sirènes. Ainsi, si l'on recense tout de même 25 sirènes en Martinique, il en manque 92. La situation n'est pas meilleure en Guadeloupe où avec 5 sirènes recensées, il en manque 153 !

Au terme de leur rapport, les sénateurs n'ont décliné pas moins de 60 préconisations qui montrent que malgré la culture du risque qui prévaut dans Outre-mer, il reste encore beaucoup à faire... "A commencer par, souligne Guillaume Arnell, le fait de ne pas remplacer en même temps et juste avant la saison cyclonique le préfet, son directeur de cabinet et son secrétaire général !"

FXG, à Paris

Le fonds Barnier

La prévention des risques est plus difficile dans un contexte où l'habitat sans droit ni titre est répandu. A ces fins, depuis 2011 et la loi Létchimy, il est possible d'aider au relogement des gens dont les habitations doivent être détruites en raison de la menace d'un risque naturel prévisible. A ces fins le fonds de prévention des risques naturels majeurs dit fonds Barnier doit permettre de financer de tels programmes. Mais son activation est si compliquée que seules Mayotte et la Guyane ont pu en bénéficier. En Guadeloupe, une démarche est en cours sur la commune de Petit-Bourg qui devrait aboutir en 2019.

Pour l'essentiel, le fonds Barnier a servi à financer le confortement des HLM et les études et travaux consacrés aux SDIS dans le cadre du plan séisme Antilles. Depuis 1995, la Guadeloupe (avec les îles du nord) a bénéficié de 66 millions d'euros et la Martinique, 117. Depuis 2010, 166 millions ont bénéficié aux Antilles. En dehors du fait que ce fonds est très compliqué à mobiliser, il n'a financé aucune campagne d'information outre-mer. Les sénateurs plaident pour l'intervention de l'AFD pour rendre ce fonds plus accessible.

Le plan séisme Antilles

Créé en 2007, c'est le seul plan national dédié à la prévention d'un risque. La première phase du plan a permis la reconstruction de deux états-majors et 7 centre du SDIS, 21 sites de l'Etat, des interventions sur 9 centres hospitaliers, 51 écoles, 6 collèges, 3 lycées et 3511 logements sociaux, soit 860 millions dont 397 apportés par l'Etat.

La deuxième phase du plan (2016-2020) doit permettre le confortement parasismique de 120 établissements scolaires et 3000 logements sociaux, la reconstruction d'une quinzaine de casernes de pompiers, des travaux sur les établissements hospitaliers et bâtiments de l'Etat. L'enveloppe est de 450 millions. Les sénateurs regrettent la lente progression du plan séisme malgré le concours supplémentaires en Guadeloupe et Martinique du fonds exceptionnel d'investissement et en appellent à une plus forte mobilisation du fonds Barnier.

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4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 10:46

Les portables officiellement interdits à l'école

L'Assemblée nationale a adopté lundi 30 juillet le texte de la commission mixte paritaire prévoyant l'encadrement de l'utilisation du téléphone portable dans les établissements scolaires, de la maternelle jusqu'au collège. Ce texte est une proposition de loi de Richard Ferrand, président du groupe de la République en marche. Le sénat l'a adopté le 26 juillet dernier et l'Assemblée, lundi, par 62 voix pour et une contre sur un total de 77 députés présents. Notons que si cette loi ne concerne pas les lycées, leur règlement intérieur peut interdire l’utilisation par un élève des téléphones portables dans tout ou partie de l’enceinte de l’établissement ainsi que pendant les activités se déroulant à l’extérieur de celle-ci.

Cet article n’est pas applicable aux équipements que les élèves présentant un handicap ou un trouble de santé invalidant sont autorisés à utiliser.

La nouvelle loi est effective dans les établissements scolaires depuis la rentrée du 3 septembre.

FXG, à Paris

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7 août 2018 2 07 /08 /août /2018 02:39
Légine australe

La nécessaire éco-labélisation des pêcheries de légine

Le syndicat des armements réunionnais des palangriers congélateurs (SARPC) est le premier et le seul groupement labélisé MSC (Marine Stewardship Council) à la Réunion.

Deux pêcheries de légine australe ont été certifiées en 2013 (Kerguelen) et 2016 (Crozet). Pour cela, le SARPC a d'abord organisé des campagnes d’évaluation du stock afin de mieux comprendre la biologie de cette espèce à croissance lente et grande longévité. "Il y a, sur tous ses bateaux, explique Margaux Favret, responsable pêcheries pour le MSC France, des observateurs embarqués qui récoltent des données sur le poids, la taille et l’âge des captures afin d’alimenter un modèle d’évaluation. Ces informations ont permis d’adapter les pratiques de pêche et d’imposer une taille minimale de capture de 63 cm, pour laisser les individus non matures se reproduire." Les quotas ont également été fixés de façon à laisser un stock important de géniteurs et assurer le renouvellement de l’espèce. La légine étant un poisson très convoité, la pêche illicite a pu être éradiquée grâce aux importantes mesures de la commission pour la conservation de la vie marine en Antarctique (CCAMLR) et des armateurs : en plus d’une surveillance satellitaire, un navire de la marine nationale œuvre 250 jours par an et un bateau de surveillance, financé en partie par les armateurs, tourne 150 jours par an.

Un marché concurrentiel

"Les sept armements qui composent le SARPC sont concurrents, explique Delphine Ciolek, secrétaire générale du SARPC, mais nous avons souhaité faire une demande d'éco-labélisation dans une démarche commune. Nous avons regardé ce qu'il y avait à bord des sept navires, comparé les pratiques, ce qui n'avait jamais été fait avant. Et tout ça a été positif pour faire évoluer les pratiques des pêcheurs dans un sens plus durable."

Le SARPC exporte la légine aux États-Unis  et vers les pays d'Asie. "Certains clients, poursuit Delphine Ciolek, ne veulent acheter que du produit labellisé MSC. Si on veut continuer à vendre il faut avoir le label !"

La demande est telle pour les produits de la mer durable que sans ce label, il leur serait difficile de maintenir les marchés existants et d'en ouvrir de nouveaux. "En Allemagne et en Scandinavie, confirme Margaux Favret, il y a une très grosse demande pour les produits éco-labélisés et le label MSC est aujourd'hui une clé d'entrée chez de nombreux distributeurs. En Europe du Sud comme en France par exemple, la demande est extrêmement croissante depuis quatre ans et on observe la même tendance en Amérique du Nord..."

Le renfort des scientifiques

Les scientifiques du muséum évaluent la ressource. "C'est le coeur de la certification pour avoir une pêcherie durable, explique Christophe Guinet, directeur du centre d’études biologiques de Chizé à l'université de la Rochelle-CNRS qui, de son côté, a aidé les pêcheurs réunionnais à lutter contre la déprédation. "Les orques sont attirés par le bateau de pêche qui a des légines au bout de ses lignes ; ils viennent manger directement sur les hameçons et cela peut avoir un impact sur la gestion de la ressource." Ils ont quantifié la part de surconsommation par les cétacés et, surtout, ils ont mis en place des solutions avec les armements pour limiter ces déprédations. Pour réduire la mortalité des pétrels, ils ont recours à des lignes lestées et blanches...

Aujourd'hui 100 % des pêcheries françaises certifiées ont choisi, à l'instar du SARPC, de rentrer en réévaluation au bout de cinq ans. "Ça veut dire qu'ils y trouvent tous un bénéfice, souligne Margaux Favret. Ça peut être directement monétaire, mais aussi en termes d'image et d'amélioration environnementale. Et sur le long terme, ça assure la pérennité de leur activité."

Le SARPC devrait voir son éco-labélisation renouvelée pour les deux zones au premier trimestre 2019.

FXG, à Paris

Investissements

Depuis la création de la filière dans les années 2000, 75 M€ ont été investis notamment pour disposer de navires adaptés aux conditions de mer extrêmes pour l’activité, la sécurité et le confort des équipages.

150 M€ d'investissements futurs sont programmés sur l’activité légine (auxquels il faut ajouter les investissements sur les autres activités de pêche développées de manière connexe par les armements - tant dans l’océan Indien, qu’en France métropolitaine et à Saint Pierre et Miquelon), en terme de : remplacement de navires, réparation navale, développement du marché local.

Emplois (source Rinzen, méthode INSEE)

En 2017, la pêche à la légine a permis d’assurer l’existence de 2 144 emplois français, dont 785 emplois directs. En 10 ans, les emplois consacrés à la pêche de légine ont progressé de 70% (soit une croissance annuelle de 5% - contre 1,1% pour l’économie réunionnaise) ;

Au vu du contexte international, si les armements disposent pour la campagne à venir (2018-2019) de quotas équivalents à cette saison, les activités permettront de maintenir 2 144 emplois français (2 783 emplois au total). Soit pour l’Ile de la Réunion, 720 emplois directs, indirects et induits français.

Sur le long terme, la stratégie de développement des armements permettra de créer près de 1 000 emplois à l’horizon 2025 sur le territoire local et national.

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3 août 2018 5 03 /08 /août /2018 04:46
Polar en Gwada

"Soleil de fiel", un polar à la sauce Gwadloup

Jean Favreau, chef d’entreprise en vue, est retrouvé égorgé dans la marina de Pointe-à-Pitre. Entre Pascaline, sa femme handicapée, Carmen, son énigmatique secrétaire, ses maîtresses vénales et ses copains de bordée, envieux de sa réussite, toutes les pistes sont soigneusement explorées dans l’espoir de démasquer le coupable. Mais, quand les témoins disparaissent un à un, la tâche s’avère plus compliquée que prévu pour les deux enquêteurs du Morne Vergain.

Après "Soleil coquin", son premier polar publié par Jets d'encre, Manu Queffelec, entrepreneur en retraite, réédite ses exploits de romancier policier avec "Soleil de fiel" chez le même éditeur. Si son premier livre mettait en scène la mort de trois notables, l'un à Petit-Bourg, le deuxième au Gosier et le troisième à Sainte-Anne, et un club de rencontres, Soleil coquin, cette fois, Manu Queffelec a voulu revenir sur des platebandes qui lui sont plus familières, en mettant en scène l'assassinat de Jean Favreau, directeur de l'entreprise Agrochim, spécialisée dans les produits phytosanitaires et le désormais honni round up. De 1986 à 2000, Manu Queffelec a dirigé une entreprise de jardinerie, Jardi Jarry, et, depuis qu'il a regagné Carquefou en Loire-Atlantique pour y vivre sa retraite, il soigne sa nostalgie guadeloupéenne en écrivant des polars. "Je me téléporte en Guadeloupe en écrivant !" L'auteur connaît bien le milieu qu'il décrit, celui de la bourgeoisie tant locale que métro, qui partage son temps entre la Riviera, de Saint-François au Gosier, ou des hauteurs d'Arnouville à Vernou, et la zone industrielle de Jarry. A cela, il ajoute les deux piments essentiels que sont le fric et le cul pour, au final, offrir à ses deux héros du SRPJ, le Breton Le Guenec et le Martiniquais Linon, dits les Siamois, une enquête à leur mesure. "Soleil de fiel" a été sélectionné parmi les six ouvrages finalistes du prix du Quai des orfèvres 2017. "Je ne sais pas où je vais quand j'écris, raconte l'auteur, je remplis des pages, trente ou quarante, pendant trois ou quatre mois et ça me donne le squelette. Après je mets des ramifications... Je passe bien plus de temps à peaufiner l'histoire qu'à l'écrire." A la lecture de son polar, on reconnaît des lieux, des bars, des restaurants, on reconnaît certains faits divers et on reconnaît même des gens. Mais même sous la torture, Manu Queffelec ne balancera aucun nom, sauf peut-être celui de Théo Timon, son copain qui était commandant à la brigade financière de la PJ et qui a inspiré l'un de ses héros, Linon.

A peine cet ouvrage publié, Manu Queffelec est déjà sur un troisième roman dont le décor sera celui de l'arrivée de la Route du Rhum. Sortie prévue au premier semestre 2019. Adan dot Soley !

FXG, à Paris

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