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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 19:22
Gaston Monnerville honoré par l’ordre des avocats de Paris

Lundi après-midi, une effigie représentant un profil en bronze de Gaston Monnerville a été dévoilé au palais de justice de Paris, aux côtés de celles de Moro Galfieri et Charpentier, les deux seuls avocats honorés dans cet enceinte. Cette cérémonie organisée par l’ordre parisien des avocats et le bâtonnier Christian Charrière-Bournazel, a rassemblé la députée Chantal Berthelot, le sénateur Marsin et des personnalités des Antilles et de la Guyane. Elle était un prélude à un colloque en forme d’hommage à celui qui fut avocat, secrétaire de la conférence, président de l’Union des jeunes avocats, député, sénateur, président du haut conseil de la République, puis du Sénat avant de terminer sa carrière au sommet du droit, au Conseil constitutionnel. Son petit-neveu, Francis Monnerville, très élu, a déclaré : « De tous les hommages qu’il aurait mérités, c’est sans doute celui-ci qu’il aurait préféré. L’avocature était pour lui un engagement, total et entiecr, auquel il a toujours été fidèle. » François Gibault, exécuteur testamentaire de l'auteur du Voyage au bout de la nuit et Jean-Claude Beaujour ont chacun évoqué une partie de sa carrière. Beaujour, l'avocat originaire de Morne-à-l'Eau (comme Monneville) a évoquéles questions de l'égalité sociale et politique chères à Gaston Monnerville.

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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 11:58
Marie-Luce Penchard, la voix ultramarine de l’UMP

Elle s’appelle Penchard, du nom de son mari, et elle y tient. Elle n’est pas que « fille de » même si son prénom le rappelle : Marie-Luce. La nouvelle secrétaire nationale à l’UMP chargée des questions de l’Outre-mer reçoit  au siège de son parti, rue de la Boétie à Paris, pas dans son bureau elyséen (qui fait face à celui d’Olivier Biancarelli). Là aussi, elle fait la part des choses. « J’ai toujours été engagée personnellement sur les valeurs portées par l’UMP et Nicolas Sarkozy, mais du fait de ma filiation, je ne voulais pas me situer de telle manière que je mette ma mère (Lucette Michaux-Chevry, NDLR) en porte-à-faux. J’ai accepté de dévoiler ma sensibilité politique car Lucette Michaux-Chevry est sur une sortie de carrière. A mon tour, je peux m’exposer. » Ca a commencé par cette discrète nomination comme chargée de mission outre-mer auprès du président Sarkozy, le 1er décembre 2007, puis par sa promotion fin mars comme conseillère technique à l’Elysée et secrétaire nationale de l’UMP. « J’ai rencontré Nicolas Sarkozy en 2004 quand il est venu aux Antilles pour les élections régionales. Il s’est passé quelque chose d’où cette récente collaboration. » Elle connaissait déjà le conseiller outre-mer, Olivier Biancarelli qui l’avait sollicitée pendant la campagne présidentielle sur la question des congès bonifiés… Présente mais discrète, elle a été vue lors de la convention UMP pour l’outre-mer en juillet 2006, puis en mars 2007, au Méridien Montparnasse, lors du meeting de Nicolas Sarkozy pour les ultra-marins de Paris. Mais aujourd’hui, la discrétion, c’est fini. Le secrétariat national à l’outre-mer a retrouvé de la voix après la longue aphonie de Michel Diefenbacher.
« Ce que je peux apporter, c’est ce qui ne se dit pas ! »
Depuis, un mois, elle s’exprime, sur la réforme des retraites dorées outre-mer, par exemple. « Il faut défendre nos spécificités mais aussi défendre la bonne gestion pour donner une meilleure image de l’outre-mer. » Sa double casquette ne lui pose pas de problème car, dit-elle, « les politiques publiques ne se nourrissent que des débats politiques… » Désoermais, à l’Elysée, c’est elle qui suit quotidiennement les dossiers et elle rend compte à Olivier Biancarelli qui suit cela avec plus de hauteur. Intervenant tardivement dans l’élaboration de la LOPOM, elle a attiré l’attention dans le cadre du logement social sur le problème de la solvabilité des ménages et sur la question de l’accès à la propriété dans le cadre du logement libre… « Pourquoi, par exemple, le prêt à taux zéro ne fonctionne pas outre-mer ? Car si la LOPOM doit être un outil, il en existe déjà d’autres… » Elle défend le paquet fiscal pourtant décrié : « A la Réunion, le plafonnement à 50 % des impôts locaux bénéficient à 5000 foyers, pas les plus privilégiés. Cette mesure nationale concerne les ultra-marins ! » Mais elle place sa vraie valeur ajoutée sur un terrain plus philosophique : « Ce que je peux apporter, c’est ce qui ne se dit pas ! Aucun DOM ne s’est intéressé au revenu social d’activité de Martin Hirsch ! » Elle prône aussi le développement de « nouvelles solidarités propres à notre culture qui peuvent devenir des modèles pour la métropole ». Et si elle se bat pour sauvegarder une identité culturelle, elle s’intègre dans la philosophie du chef de l’Etat : « revoir et repenser le développement économique de l’outre-mer dans son environnement régional. »

Une carrière dans la fonction publique territoriale
Chargée de mission à l’Elysée depuis le 1er décembre 2007, promue conseillère technique au lendemain des municipales, Marie-Luce Penchard a fait des études d’économie à Paris Dauphine, puis à l’UAG à Pointe-à-Pitre où elle décroche une maîtrise de sciences économiques. Elle quitte la Guadeloupe en 1986 pour entrer dans la fonction publique territoriale. Dans l’Essone, elle occupe différents postes d’encadrement (aménagement du territoire, affaires culturelles, environnement) avant de partir dans les Yvelines où elle a été sous-directrice des espaces territoriaux (en charge de 1 200 agents) avant de terminer DRH adjointe. Aujourd’hui, elle est détachée.




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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 18:44
Le Saintois du Ponant libéré
« C’est sûr Maggie, il est libre. Vous allez le revoir ! » Voilà ce qu’a dit un responsable de l cellule de crise à Maggie Maisonneuve, mère de Steeve, le commandant en second du Ponant après la libération du navire, hier. A la sortie de la réception des familles des otages par le président de la République, Francis, Maggie et Bryan, le père, la mère et le frère, ont été les vedettes de la presse nationale présente sur le perron de l’Elysée. « On n’a pas pu lui parler, a raconté son père, mais je sais qu’il est calme. Il nous a envoyé un mail qui disait : tout va bien à bord, je vous aime beaucoup. On l’attend dans les quarante-huit heures. » Bryan, étudiant à Rouen, et ses parents restent à Paris jusqu’aux retrouvailles. Depuis mardi, on leur avait donné l’assurance que le dénouement serait rapide. « C’est la première fois qu’une telle prise d’otages se règle si vite, a déclaré Bryan avant de remercier le président de la République, l’Etat et les commandos. Interrogé sur la question de la rançon, il a balayé d’un revers de main, ça ne l’intéresse pas. Selon le chef d’état-major des armées, Jean-louis Georgelin, pas un euro d’argent public n’a été versé. Après la photo de famille sur le perron avec le président, on a aperçu le patron de CMA-CGM, Jacques Saadé, l’armateur du Ponant s’engouffrer dans une berline.

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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 12:49
Air Caraïbes met en place ses obligations de service public en cas d’obsèques
Après Air France et Air Austral, c’est la compagnie régionale Air Caraïbes qui met à son tour en place ses obligations de service public pour les domiens de métropole victimes d’un deuil au pays, annonce la délégation à l’égalité des chances des Français d’outre-mer.
Air Caraïbes propose désormais aux familles endeuillées de bénéficier tout au long de l'année d'une remise de 250 € pour l'achat d'un billet A/R sur le tarif public disponible au moment de la demande (hors tarif promotionnel). De plus, la compagnie propose aux familles souhaitant absolument partir alors que les vols sont complets, de leur garantir la réservation ferme et l'embarquement sur un vol leur permettant d'assister aux obsèques, moyennant le règlement d'un billet au plein tarif (classe Y). Cette offre est valable pour 4 personnes d'une même famille (ascendants ou descendants de la personne décédée) pour un départ dans les 72 heures. Afin de bénéficier de ce service, les familles doivent s'adresser directement à Air Caraïbes (à l'aéroport, dans les agences de voyage Air Caraïbes ou par téléphone) et fournir une copie du certificat de décès délivré par le médecin ou tout autre document officiel délivré par la Mairie de résidence du défunt et une copie d'un document officiel prouvant le lien de parenté ascendant ou descendant au premier degré (livret de famille, acte de naissance...).
La Mairie de résidence ou de naissance du défunt doit être l'organisme garant de la validité de la demande à travers l'établissement d'une attestation officielle de liens familiaux entre le défunt et les personnes qui souhaitent voyager. Le point de vente Air Caraïbes est chargé de contrôler que le dossier de demande est complet.

Informations par téléphone au 0820 835 835 et sur www.aircaraibes.com

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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 20:07
Cakin en appel
Le procès en appel de Sainte-Rose Cakin s’est tenu hier à Paris devant la XXe chambre correctionnelle et les magistrats rendront leur arrêt le 29 mai prochain.
Sainte-Rose Cakin, sur le banc des prévenus, hier. Derrière lui, Me Vanessa Bousardo, avocate de la famille Deruel. (photogramme Romain Kuhn)

Condamné, en mars dernier, à dix mois de prison de prison avec sursis et à payer quelque 20 000 euros, à titre personnel à la famille de la petite Wilona Deruel, morte dans le bassin Verger à Macouba, le 18 janvier 2004, le maire Sainte-Rose Cakin a voulu cet appel pour « une question de principe ». Il n’a pas admis d’être condamné à titre personnel et non en tant que maire. La partie civile, représentée par Me Vanessa Bousardo (qui substituait Me Dominique Nicolas) a soutenu le jugement du 13 mars 2007. « M. Cakin n’a respecté aucune de ses obligations… Quant aux emplois jeunes censés assurer une surveillance, ils n’étaient pas là, le 18 janvier 2004. » Elle a parlé de situation « anarchique », de la turbidité de l’eau qui enlevait toute visibilité. « La personne qui a découvert l’enfant a cru que c’était un tas de feuilles mortes… Et les bord biaisés du bassin en ont fait un piège. » Elle a plaidé des « imprudences exceptionnelles, incroyables » qui selon elle ont justifié le jugement de première instance. Laurence Vichniewsky, l’avocat général a démarré durement son réquisitoire : « Une petite fille est morte et deux autres enfants ont failli se noyer » Puis elle a parlé d’une « baignade aménagée, qui même si elle est atypique, implique une obligation de surveillance ». Bref pour le ministère public, il s’agit d’une faute caractérisée : « Il fallait fermer ! Vous êtes le premier acteur de la sécurité dans votre commune. » Au final, elle requiert une peine de 18 mois avec sursis et une amende de 3 000 euros.
« Une affaire douloureuse »
En défense, Me Marsigny a bien sûr évoqué une « affaire douloureuse pour tous », mais pour lui les infractions ne sont pas constituées et il a rappelé tout ce que M. Cakin, en tant que maire, a mis en place pour répondre aux injonctions de la sous-préfète Michel (relaxée comme le préfet Cadot) en première instance. « Si la cour reconnaît qu’il y a eu violation des obligations de sécurité en sa qualité de maire, je demande une dispense d’inscription de la peine au casier judicaire, mais il a plaidé avant tout la relaxe. Sainte-Rose Cakin s’est dit soulagé d’avoir pu s’expliquer en détail devant la cour. « Les juges ont compris comment le bassin avait été fait et comment nous avons voulu mettre en place les mesures de sécurité. On a voulu me faire porter le poids de ces responsabilités… » Me Marsigny est même allé un peu plus loin : « Tout a été fait sous le contrôle de l’Etat. »
Le bassin Verger
Ouvert en septembre 2002, alors que Sainte-Rose Cakin n’est pas maire (pour cause d’invalidation des élections), la baignade était ouverte au tout venant avec un simple panneau précisant : « baignade sans surveillance ». En juin 2003, un PV de gendarmerie fait part des risques pour les baigneurs. Le 23 jullet, un premier accident manque coûter la vie d’un enfant. Nouvel accident le 1er août. Le 4, le plan d’eau est fermé et le reste jusqu’au 18 janvier 2004. Entretemps, les lieux sont clôturés et la mairie via l’association Grand Nord, recrute des emplois jeunes destinés à surveiller les lieux avant d’être formés à la surveillance de baignade. Le 18 janvier, informés oralement de leurs horaires par le maire, ils ne sont pas venus. C’est ce jour-là, qu’en marge d’un pique-,nique familial, la petite Wilona est décédée. Voilà les raisons qui ont conduit le maire de Macouba à comparaître pour homicide involontaire, mise en danger de la vie d’autrui et infraction au droit de l’environnement.

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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 08:50
Vers la réforme de l’Outre-mer
Les services de la rue Oudinot vont être réformés sans remettre en cause l’existence d’un ministère de l’Outre-mer. Les fonctionnaires sont néanmoins inquiets.
Par David Martin, correspondant des Nouvelles calédoniennes et des Nouvelles de Tahiti.

Le ministère de l’Outre-mer va-t-il disparaître ?

D’après un communiqué commun du ministère de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités et du secrétariat d’Etat à l’Outre-mer non.

Qu’est-ce qui va changer ?

La Direction des Affaires Politiques, Administratives et Financières (DAPAF) et de la Direction des Affaires Economiques, Sociales et Culturelles (DAESC) vont fusionner pour former une Délégation interministérielle ou d’une Délégation générale à l’Outremer.

Pourquoi ce changement ?
L’objectif est de gagner en efficacité et de s’orienter vers des missions plutôt que de faire de la gestion. Pour cette dernière les autres ministères seront appelés à s’impliquer d’avantage.


Ambiance morose, baisse de motivation, départs non remplacés, à Paris, les fonctionnaires de l’outre-mer attendent avec anxiété la réforme. Les rumeurs de suppression du ministère n’ont fait qu’amplifier le phénomène.
Mardi, dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités locales indiquait qu’il n’est « pas question » de supprimer le ministère de l’Outre-mer. Il répondait à un communiqué du secrétaire national à l’Outre-mer du Parti socialiste, Victorin Lurel, qui s’inquiétait de sa « disparition annoncée ».
La présentation de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), en fin de semaine dernière, laisse présager, dans les mois qui viennent, la création d’une Délégation interministérielle ou d’une Délégation générale à l’Outremer en lieu et place de deux services dépendant politiquement du secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, mais rattachés juridiquement à la Place Beauvau.
« Il y a une volonté de réorganisation pour être plus efficace. Il faut une administration de mission qui impulse des projets plutôt qu’une administration de gestion », souligne Marie-Luce Penchard, secrétaire nationale en charge de l'outre mer à l’UMP et conseillère technique outre-mer à l’Elysée. La Délégation pourrait être composée d’un service juridique, d’un service de l’évaluation et d’un service politique, économique et social.
Elle sera issue de la fusion de la Direction des Affaires Politiques, Administratives et Financières (DAPAF) et de la Direction des Affaires Economiques, Sociales et Culturelles (DAESC). Cette évolution a pour objectif de permettre à l’administration de « ne plus se focaliser sur des procédures administratives, pour certaines dépassées », indique le document sur la réforme. Elle devra « développer une réflexion plus poussée sur les conditions du développement économique outre-mer et s’organiser pour être à l’écoute des élus et des populations concernés ».
Certaines questions, comme la gestion de crédits, seront pour partie transférées aux ministères sectoriels (Agriculture, Transports…). Ceux-ci devront donc intervenir davantage sur l’outre-mer. La délégation conservera toutefois des crédits d’intervention, notamment pour les contrats de projet ou de développement signés avec les collectivités d’outre-mer.
Les effectifs de l’administration outre-mer devraient fondre comme neige au soleil. A la DAESC, le sous-directeur des Affaires sociales (notamment en charge du logement) et le chef du département logement sont déjà partis. En attendant la réforme, ils n’ont pas été remplacés. En pleines discussions sur la loi programme et alors que le volet logement est critiqué par les socioprofessionnels cela fait désordre. Mais cette situation n’a rien d’étonnant puisque des trois cents fonctionnaires affectés actuellement à ces directions, il est envisagé de passer à la moitié voire à quatre-vingt personnes. L’idée est d’augmenter le nombre de fonctionnaires de haut niveau de catégorie A et de réduire ceux de catégories C. Problème : ces derniers sont généralement moins enclins à accepter des changements d’affectation.
En attendant les fonctionnaires s’interrogent. Certains s’étonnent que ce soient les « petits » ministères qui soient mis à contribution pour la réforme de l’Etat. « Pourtant, quand nous sommes trois ou quatre à travailler sur la loi programme, ils sont vingt-cinq à Bercy », confie une source anonyme. La réforme apparaît indispensable mais la phase de transition semble bien délicate. Il est de plus en plus difficile de motiver les troupes.










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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 13:28
30 millions de bananes débarquent à Dunkerque
Huit mois le cyclone Dean, la banane antillaise est de retour en métropole. Une délégation s’est rendue mardi à Dunkerque accueillir le premier cargo.
Le Fort-Saint-Pierre de la CMA/CGM a accosté lundi au terminal container de Dunkerque. Dans ses cales, 4 600 tonnes de bananes antillaises ! C’est le retour de la banane après huit mois d’absence due au cyclone Dean. Dunfresh, la société de manutention qui travaille pour le compte de l’Union des groupements a remis en service son hangar de 14 000 m2.

Les 47 contrats à durée indéterminée (auxquels s’ajouteront une trentaine de contractuels au fur et à mesure de la remontée de la production bananière) procèdent au dépotage. L’Union des groupements y fait aussi travailler une dizaine de personnes chargées de contrôler la qualité. Ce sont les agréeurs qualité. Ils palpent par les aérations des cartons si la banane est toujours dure, si elle est toujours verte…  Dans chaque palette, ils ouvrent deux cartons pour vérifier l’état des fruits : traces de latex, entailles… La liste est longue. « Ce sont des cerbères qui ne doivent rien laisser passer », dit Eric de Lucy, le patron de l’Union des groupements. Et sitôt un carton examiné, si la qualité n’est pas au rendez-vous, le planteur est informé en temps réel pour qu’il puisse corriger. « Ils sont les yeux du planteur après 7 000 km en mer ! C’est ça la clé de l’évolution de la banane antillaise dans sa démarche qualité, poursuit le président de Lucy. Après 30 millions cette semaine, on en attend 35 millions la semaine prochaine. 700 planteurs sont représentés dans chaque bateau. On est encore loin d’atteindre les 287 000 tonnes que nous autorise l’Europe. « On a produit jusqu’à 330 000 tonnes vers 1996-1997, selon Eric de Lucy, mais on vise ce pallier de 280 000tonnes car, après, il faudra renégocier avec la commission européenne  la hausse des montants compensatoires. »
Plan banane durable

Pour fêter ce retour, la communauté portuaire de Dunkerque (qui accueille depuis dix ans maintenant notre banane) a reçu, mardi, une grande délégation antillaise composée d’une quarantaine de personnes. Des planteurs, des ouvriers agricoles et même des dockers sont venus se transposer sur lot bo. Juvenal Remire, membre de Banamart (et du Codema), a envoyé son premier container vendredi dernier : « Nous ouvriers veulent travailler ! Ils ne veulent pas envoyer de la saloperie dans l’hexagone… »

Francis Lignères, le Guadeloupéen, est là aussi. « C’est un retour symbolique. Actuellement on met nos sols en jachère pour un redémarrage en 2009. Des plants sains dans un sol sain ! On reviendra à 80 000 tonnes en Guadeloupe en 2010 ». Car l’enjeu est bien là : le plan banane durable. Ce retour fait suite au deux catastrophes, Dean et le chlordécone, qui ont forcé à une reflexion sur une agriculture durable. Pour marquer la démarche et ce retour de la banane, quelques huiles sont venus accompagner les planteurs à Dunkerque,

le conseiller outre-mer de Michel Barnier, Yves Auffret, la conseillère d’Yves Jégo, Isabelle Richard, le conseiller outre-mer de Michèle Alliot-Marie, Marc-Etienne Pinault. Le soir, de retour à Paris, Yves Jégo les a reçus rue Oudinot. « C’est une première prise de contact avant mon déplacement aux Antilles mais aussi à Rungis ! Les planteurs sont su remonter la pente et les moyens débloqués par Michel Barnier après le cyclone (25 millions, ndlr) ont bien été utilisés. » Le secrétaire d’Etat a encore parlé de mobiliser des grands chefs cuisiniers : « La banane dans tous ses états, c’est le meilleur moyen de la consommer car la banane et les saveurs de l’outre-mer appartiennent à la gastronomie française. »

5% du marché européen
Premier producteur mondial de bananes, l’Equateur exporte vers l’Europe 1,2 millions de tonnes. Il est suivi du Costa-Rica et de la Colombie qui expédient chacun en Europe 1 million de tonnes. L’Afrique exporte 500 000 tonnes tandis que les pays Caraïbes se contentent de 350 000 tonnes. La Martinique a une capacité technique de 287 000 tonnes et la Guadeloupe de 78 000 tonnes. Ces deux derniers chiffres ne représentent que 5 % de la production mondiale.

Fruidor, un des plus gros clients mûrisseurs

François Peyrot-Reboul est directeur commercial de Fruidor, un des meilleurs clients de l’Union des groupements. Avec ses huit mûrisseries réparties sur le territoire métropolitain, Fruidor traite 190 000 tonnes de bananes par an dont 90 000 de banane antilaise. « Quand elle est là… C’est notre partenaire historique . On a toujours eu cette volonté de mettre en avant la banane française. C’est la meilleure, j’ai pu le vérifier pendant ces huit mois d’absence. Et puis la démarche de la filière pour une banane propre et environnementale est formidable. Côté pesticide, la banane antillaise n’a aucun complexe à avoir. Ce retour en force de la banane antillaise avec le plan 2013 pour une banane durable va nous amener à devenir un plus grand metteur en marché. »





Eric de Lucy, président de l’Union des groupements

"Notre filière est la plus propre du monde"
Pourquoi tout ce barouf autour d’un cargo ?
Il faut marquer le coup et faire de cette première, le symbole du renouveau de la production antillaise.
Ce renouveau, c’est le plan banane durable ?
Ce plan n’est que l’accentuation d’une action entreprise par les producteurs qui sont encore plus résolus à faire de la filière une filière performante. Les résultats sont déjà positifs et notre filière est la plus propre du monde !
Comment va se faire le retour en pleine production ?
En 2008, nous arriverons à 150 000 tonnes, puis 200 000 en 209 et enfin, en 2010, on parviendra à retrouer notre capacité totale de 28 000. Nous ne souhaitons pas aller au-delà ; nous souhaitons être plus performants.
Vous avez beaucoup d’attention pour la communauté portuaire de Dunkerque…
C’est notre port d’accueil, notre deuxième patrie ! On a fui, il y a dix ans, le Havre en proie à trop de conflits sociaux. A Dunkerque, les dockers se sont engagés à traiter notre production sans la mêler aux problèmes sociaux. Et jamais, elle n’a été victime d’un conflit.

Ils ont couru pour la banane au marathon de Paris

Parmi les 35 000 compétiteurs qui ont participé dimanche dernier au Marathon de Paris, il y avait deux équipes d’ouvriers agricoles qui ont couru pour défendre les valeurs des bananes de Martinique et de Guadeloupe. Chez les Martiniquais, sept marathoniens ont terminé la course :
Joël Chery (4 h 05), Laurent Bonheur, José Marton (3 h 09), François Onier (3 h 43), Jean-Luc Duféal (3 h 30) et Harry Carène (3 h 29).


Chez les Guadeloupéens, Hubert Rodrigue, Jovert Dejean, Hubert Nice et Emmanuel Laurent, coachés par Jacques Destouches s’en sont plutôt bien sortis, puisque Emmanuel Laurent, employé chez Jean-Michel Emmanuel à Capesterre-Belle-Eau a terminé à la 244e place avec un excellent chrono à 2 h 44.


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5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 17:50
Greg Germain partage l’affiche avec Kad Merad
De retour d’Afrique du sud où il a tourné deux mois pour le cinéma, Greg Germain a déjà remis le nez dans le théâtre : une création d’abord avec Projection privée, un texte de Remi de Vos qu’il monte avec Philippe Calodat et Firmine Richard. Création en juillet en Avignon et tournée guadeloupéenne en octobre. Et le TOMA ensuite ! 11e saison de théâtre d’ailleurs en perspective pour le vice-président du festival off et le président de l’association des lieux du festival d’Avignon et huit nouvelles pièces à la Chapelle du verbe incarné ! Greg Germain sera à l’affiche du prochain film d’Olivier Baroux, Safari, qui sortira en salle en avril 2009. Il partagera la vedette avec Kad Mérad et Yannick Noah. Richard Dacier (Kad) organise avec Bako (Greg) des safaris. A Johanesbourg, les deux hommes s’installent à une table de poker… Bako va devenir otage et Dacier va devoir agir…

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5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 17:47
La loi de programme ne sera pas adoptée avant fin octobre
Elle devait être opérationnelle au 1er janvier 2008… Elle a fait l’objet d’une communication en conseil des ministres, le 6 février 2008, mais on nous la promettait pour le premier conseil des ministres du moi de mai avec examen pendant l’été au parlement. On a pris du retard et après l’avis du Conseil économique et social du 25 mars, il faut encore consulter les collectivités, la commission européenne et le conseil d’Etat… Et de fil en aiguille, la loi de programme pour le développement économique et la promotion de l’excellence outre-mer ne devrait être adoptée par l’Assemblée nationale qu’à la fin du mois d’octobre, selon le cabinet de Michèle Alliot-Marie.  « Elle sera rétroactive au 1er janvier 2008… », nous assurait-on en 2007. Pas sûr ! Place Beauvau, on admet qu’en matière fiscale, la rétroactivité est problématique…

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5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 12:06
Eric Lebon, prêt-à-porter haut de gamme

A 25 ans, Eric Lebon a déjà le profil d’un futur Azzedine Alaïa ou d’un Kenzo Takada. « Je suis Français et il y a très peu de Français actuellement. La mode est dans les pays scandinaves ! » Qui pouvait dire, il y a six ans, à peine, que ce jeune lycéen de Sainte-Rose qui partait faire une fac d’anglais à Beauvais deviendrait la nouvelle coqueluche de la mode à Paris ?!
« J’ai toujours voulu faire un cursus artistique, mais aux Antilles, on n’avait pas le choix après le collège. Pas assez d’effectifs pour faire une classe artistique alors on m’a collé direct en langues. » Il avait juste 18 ans quand il est parti en métropole pour apprendre l’anglais dans l’Oise. Seul, il se désintéresse de l’objet de ses études et, chaque fois qu’il le peut, il descend sur Paris où il retrouve Grégory, son copain de Delos, Sainte-Rose. « J’ai fini par m’y installer… De retrouver un visage familier, ça aide à se développer, se réaliser. J’aimais beaucoup l’anglais et il me sert beaucoup aujourd’hui ! » C’est à côté de son copain Gregory, styliste aussi, qu’il donne ses premiers coups de crayon.
Actuellement les créateurs courus sont Scandinaves et les deux grands centres de formation sont à Anvers, en Belgique, et à Saint Martins à Londres. Il parle en connaisseur… « Une école de la mode coute 45 000 euros ! Ce n’était pas possible… » Le directeur d’une école d’Anvers lui a proposé de le prendre. Il était déjà sur Paris. « Je ne voulais pas quitter la France et partir seul et sans repères. » Il met en dépôt ses premiers modèles dans des boutiques parisiennes. Les clients sont là ! Il décide de présenter une collection au festival de mode et de photo d’Hyères. «  J’ai eu ma première collection complète à faire en deux mois, sans budget ! » C’est le succès. Des rencontres qui aboutissent à un second défilé aux Arts-déco, à Paris. Le quotidien Libération lui fait un beau papier post-festival et c’est parti ! « Il y a eu un engouement médiatique auquel je ne m’attendais pas. Mon côté autodidacte a beaucoup plu. » Son antillanité a-t-elle un impact sur sa création ? « Oui, c’est ma culture et ça extériorise mon regard sur le monde, mais il n’y a rien de direct. Mon travail n’est pas sur les Antilles, ce sont les Antilles qui m’influencent. » Ses sweat wears sont faits de matières luxueuses et semblent issues d’un choc de cultures d’où émergent l’inde, l’Afrique… Il dessine chez lui à paris, mais surtout à Hong Kong dans son studio de création. Il y reste en général 30 à 45 jours avec son directeur technique pour choisir ses matières et réaliser ses patrons. Dix-huit mois, déjà trois collections et de la bonne presse. « Je n’ai eu qu’une seule mauvaise critique, mais c’était dans l’Express ! » Sa prochaine collection automne hiver 2008-2009 s’appelle Voyage ethnique dans les pays de l’ouest…

















Sa
mère
« Au début, j’avais pas l’impression qu’elle trouvait que c’était sérieux. C’était pas fonctionnaire, plutôt pauvre type. Maintenant elle voit bien qu’il y a de la réussite mais elle ne doit pas être consciente du succès car elle n’est pas de cette culture. Mais à force que je l’appelle depuis Hong Kong, elle doit bien se douter de quelque chose. »

Son business
250 euros la chemise. On la trouve au Japon, en Islande, à Chicago, New York, Londres, Shanghaï ou Paris. « Ce n’est pas vraiment du luxe, précise eric, c’est du prêt-à-porter haut de gamme. » Eric vit déjà de son art, mais il est confronté à un besoin d’investisseurs. A chaque saison, sa croissance ! « Je paye 15 000 euros pour monter un défilé, mais il m’en faudrait 35 000 ! Les autres créateurs sont beaucoup plus chers. » Une manière de faire savoir qu’on est un bon cheval sur lequel il faut miser !

Sa musique
« Rosine Murphy, Electro Hip hop, hip hop sans la caricature, avec sa culture, latino, etnik… Le zouk… J’ai un peu de mal, bizarrement même si Kassav fait partie de mon histoire. J’aile bien le rythme raga dance-hall, mais j’ai du mal avec la violence des textes. Ils calquent un modèle sans savoir ce qu’il y a derrière. C’est souvent violent gratuitement. J’aime beaucoup le gwoka. »

Sa philosophie
« Je ne suis pas communautariste. Je refuse de me laisser enfermer. Je reproche à certains de mes amis
ou cousins d’avoir peur de quitter la Guadeloupe à cause d’une idée qu’ils se font du racisme latent. »

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