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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 16:00
Les talents de Guadeloupe au Casino de Paristous-sur-scene-RDG-.jpg
La scène guadeloupéenne est en vogue. Ses nouvelles coqueluches portent le vent de la tradition et d’une modernité réconciliées. Que ce soit Soft, Moun Karayib ou K’Koustik (rassemblés lundi dernier sur la scène du Casino de Paris), une nouvelle génération d’artistes est parvenue à servir dans un très bel écrin ce que d’aucuns ont longtemps considéré comme les corossols à chien… Sans se douter des richesses que renfermaient les nonis ! soft-sur-scene-2-RDG-.jpgMoun Karayib a ouvert le bal, puis K’Koustik qui a mis le feu et enfin, les stars de la soirée, Soft. Et puis, grande habitude de partage antillaise, on a vu Fred Deshayes, Olivier Jean-Alphonse et même Dédé Saint-Prix venir sur scène, qui avec K’Koustik, qui avec Soft. Dans la salle comble, on ne comptait plus les personnalités : Les parlementaires Jacques Gillot, Victorin Lurel, Serge Larcher, Louis-Joseph Manscour, George Pau-Langevin, le nouveau délégué outre-mer de la mairie de Paris, M. Cadenet. La conseillère de Christian Estrosi, Juliette Jean-Baptiste, le président du Collectifdom, Daniel Dalin, le patron de Tropiques FM, Claudy Siar, le délégué interministériel, Patrick Karam… Jacob Desvarieux, Harry Roselmack, Dédé Saint-Prix et même le réalisateur Yves Boisset. Organisée par Aztec Productions, producteur de Soft, le Cifordom de José Pentoscrope et la Région Guadeloupe, la soirée Talents de Guadeloupe a fait un tabac. Woulo !


Trois questions à Jean-Marc Ferdinand, leader de K’Kousticmusiciens-gros-k-kakoustic--RDG-.jpg
« Le ka est entré dans les salons »
Quel effet ça fait de jouer au Casino de Paris avec Soft et Moun Karayib ?
Ca nous a fait plaisir de pouvoir représenter notre pays et de montrer une nouvelle musique. K’Koustic a déjà joué au Sorano, un endroit du verbe, à Toulouse, à la Comédie française, aux Francophonies du Limousin. La magie, c’est que les gens viennent dans notre monde. Nous avons élaboré avec nos instruments et nos guitares une sonorité VKP, vwa, kod et po. Cette musique peut entrer dans les salons et on a établi une relation entre les générations. On a su créer un engouement.
Qui sont vos modèles ?
Velo, Loyson, Chaben sont nos modèles. Ils sont les prophètes du ka et ils nous ont laissé leur testament. Le dernier représentant vivant de ces prophètes est Guy Conquète. Nous avons une spécialité, le ka avec ses sept rythmes, c’est l’école de la rue.
Il y a dans votre musique la même énergie que celle qui se dégage du rock’n’roll…
Woy !
fred-seshays-casquette-RDG-.jpgSoft, interview en loge à la sortie de scène, au casino de Paris
« Quand on joue, on entend le pays sonner »
Quel est donc ce nouvel engouement pour ces nouvelles musiques traditionnelles ?
Philippe Sadikalay : Les gens entendent notre musique comme une musique nouvelle mais profondément enracinée.
Fred Deshayes : C’est une reconnaissance immédiate, un rapport au gré de l’art qu’on véhicule.
P S : On reste ouvert dans la musique traditionnelle.
F D : Kassav fait la même chose que nous, même si nous privilégions le caractère acoustique. On ne cherche pas à ressusciter quoique ce soit, car rien n’est mort !
K'Koustic, Moun Karayib sont inscrits dans ce courant ?
F D : Moun Karayib zouke bien plus que nous. Nous, on est dans une autre musique. On chante la réalité du pays. La musique doit porter un message politique et social même si on traite de la réalité d’une personne. C’est la fonction des musiques traditionnelles, comme le kalypso à Trinidad ou le reggae en Jamaïque, avant que ça ne devienne Boombastic, que ça ne tombe complètement dans le commercial.
Avec K'Koustic, vous portez le son de la révolte, un cri ugétégiste ?
F D : Dire que nous avons le son UGTG est le meilleur compliment que l’on puisse nous faire. Et c’est vrai que quand on joue, on entend le pays sonner, le pays qui, à la fois, se révolte et fait la fête.
Comment composez-vous ?
Joël Larochelle : On est en recherche continue. On observe, on s’appelle…
F D :  Le moment de l’inspiration est solitaire mais la réalisation est collective… Sur l’album, j’ai récupéré un peu tout, mais ce sont des titres de partage où chacun  a sa place. Maxence vient chanter avec nous, Arnaud Dolmen vient avec sa batterie ou Julie Collot avec son violon et tous amènent quelque chose. On est une famille et lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille applaudit à grand cri !
Vous en vivez ?
F D : On envie (sic) parce qu’on prend du plaisir.

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1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 21:55
AT, ST et BK condamnés à cinq ans avec sursis
IMG_0634.jpg
Alex Jonathan, avec ses avocats, Mes Gibault et Ursulet, n’a pas voulu réagir à chaud après le verdict. (photo : Raymond Moïsa)

Jugés coupables de la mort du Martiniquais Jonathan Ferdinand, les trois Guadeloupéens évitent le retour en prison.
Après cinq jours d’un procès où souvent l’émotion a été au rendez-vous, et quatre ans jour pour jour après le drame ayant coûté la vie à Jonathan Ferdinand, les jurés de la cour d’assises de Paris ont déclaré, hier après-midi, AT, ST et BK coupables de violences volontaires en réunion ayant entraîné la mort de Jonathan Ferdinand sans intention de la donner. Les jurés n’ont pas retenu la non assistance à personne en danger. Suivant les réquisitions de l’avocat général, ils ont condamné les trois hommes à une peine de cinq ans de réclusion criminelle assortie de sursis. Les trois jeunes Guadeloupéens ne retourneront pas en prison. Ils avaient déjà purgé neuf mois de détention provisoire entre février et novembre 2004.
Le matin, l’audience avait débuté par les plaidoiries de la défense. Me Blaise Guichon, conseil de BK, devait parer aux accusations de mensonge qui pesait sur son client quant à sa présence dans la bagarre juste avant la chute de M. Ferdinand dans la Seine. « Lorsqu’il est intervenu il n’avait pas la volonté de chercher l’embrouille, ni de haine. Il voulait calmer les choses. Sa gifle malheureuse était une réponse à l’insulte prodiguée par Jonathan. Ce geste est l’événement premier mais c’est le seul acte de violence qu’on peut lui imputer. A-t-il eu à la fin de la bagarre la volonté d’en découdre? Sa présence a-t-elle conduit à la chute ? Depuis quatre ans, BK n’a pas toutes les réponses. Il n’a pas voulu exonérer sa responsabilité, il a dit son ressenti. On l’accuse de s’être enfui juste après ? Mais il fuyait alors un crime qu’il ignorait encore puisqu’il ne savait pas que Jonathan allait mourir noyé. Jonathan a été incarcéré avec des gens qu’il avait contribué à arrêter. Permettre à BK de se reconstruire ne portera pas atteinte à la mémoire de Jonathan.
« Le climat, l’alcool et le courant »
« ST n’est pas un criminel, a enchaîné Me Pautonnier. Il a tenu la manche du blouson de Jonathan, puis le bas de sa chemise, près du parapet. Le coup qu’il a projeté n’a pas porté. Ces deux actions n’ont pas contribué à la chute. Est-il passible de vingt ans de réclusion pour cela ? La cause du décès est étrangère à l’action de ST. Il était au mauvais endroit au mauvais moment. » Me Pautonnier a souligné que c’est en prison qu’il avait achevé sa licence d’histoire, ajoutant : « Il n’y a pas de lieu plus raciste qu’une prison française. »
« AT a eu peur que ses regrets soient interprétés comme un aveu », a repris Me Leborgne, conseil d'AT. Comme le ministère public, il a parlé d’un drame de l’alcool défendu lui aussi la thèse que l’empoignade sans rapport avec la chute : « Il n’y a pas de cause physique. Des violences ayant entraîné la chute, soit, mais pas la mort. L’alcool a provoqué l’incoordination motrice gênant la nage en eau froide. » Pour le ténor, la bagarre a entraîné la chute, mais c’est le climat, l’alcool et le courant qui ont causé la mort… « Quatre hommes ont été pris en otage par le destin, ont été manipulés pour qu’advienne ce sort tragique. Nous n’étions pas dans la lâcheté mais dans l’angoisse… »
En début d’après-midi, les trois accusés ont été appelés à la barre pour s’exprimer (voir HT). Seul Alex Ferdinand est resté les écouter ; ses fils et son ex-femme n’ont pas voulu les entendre. Puis, le jury s’est retiré pour délibérer. Après deux heures et demi d’attente, le verdict est tombé. L’audience s’est poursuivie, sans les jurés pour déterminer les montants des dommages-intérêts.
 
Paroles d’accusés
BK : « Ca fait quatre ans que j’y pense tous les jours, que je regrette que nous nous soyons trouvés dans cette situation. A aucun moment, nous n’avons voulu cela… A sa mère, son père et ses frères, je veux leur dire que je sais ce qu’ils ressentent car je l’ai vécu avec la mort de mon cousin, dans des circonstances similaires. Je regrette de leur avoir infligé cette douleur. Je ne sais pas comment ça s’est passé mais peut-être que si je n’avais pas donné cette gifle, ça ne se serait pas produit. Je n’ai jamais voulu fuir mes responsabilités, je n’ai jamais menti. »
ST : « Aujourd’hui est un jour important pour la mémoire de Jonathan. Ces cinq jours d’audience ont été éprouvant pour sa famille et j’ai vraiment pris conscience de la douleur qu’a pu représenter sa mort. J’ai eu du mal à m’exprimer… on a toujours peur… On ne sait pas si on doit les regarder dans les yeux, si on doit leur dire bonjour… On a peur que ça soit mal interprêté. C’est pour ça que j’ai eu du mal à savoir si je devais leur écrire. En prison, je me suis remis en question… Ma bêtise et ma foi nouvelle… Je regrette… »
AT : « Je suis soulagé qu’on ait eu ces journées d’audience où on a pu dire ce qu’on avait sur le cœur depuis quatre ans. Je souhaite que la famille Ferdinand ait pu trouver des réponses à ses questions. Je regrette profondément la finalité de cette tragédie. Personne ne l’a souhaité ou même imaginé. J’aurai pu avoir plus de lucidité. »

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1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 21:53
9 millions pour la rénovation de Pointe-à-Pitre
L’Agence française de développement a décidé d’octroyer 9 millions d’euros pour la rénovation de Pointe à Pitre (prêt de 3 millions d’euros et financement de trésorerie de 6 millions d’euros) à la société immobilière de Guadeloupe (SIG) pour la concession d’aménagement de la rénovation urbaine de Pointe à Pitre.
La rénovation urbaine de Pointe à Pitre porte sur la moitié de la superficie de la ville, soit 110 ha , et s’étalera sur une vingtaine d’années. Le projet, d’un montant de 300 millions d’euros, comporte la construction de 1365 logements, dont 1045 sociaux, la création de surfaces commerciales et tertiaires et des parkings, ainsi qu’un volet social et économique. La SIG réalisera, pour l’essentiel, les études et travaux d’aménagement ainsi que le pilotage des actions d’accompagnement social et économique.

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1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 21:51
Procès en diffamation Sargenti/Falla renvoyé au 10 juin
L’affaire opposant Catherine Sargenti, magistrat du siège au tribunal de grande instance de Pointe-à-Pitre à Me Falla et Me Rodes a été examinée jeudi par la 17e chambre correctionnelle de Paris. L’affaire avait été dépaysée à Fort-de-France, puis Paris. Jeudi, les magistrats de la 17e chambre (spécialisée dans les affaires de diffamation) ont fixé l’audience au 10 juin. Eu égard au nombre des intervenants, l’audience leur sera exclusivement consacrée. En 2004, Me Falla avait mis en cause l'intégrité du magistrat pointois dans une affaire où il était mis en examen.

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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 19:00
Le ministère public accuse l’alcool
La quatrième journée du procès de AT, BK et ST, poursuivis pour avoir provoqué des violences volontaires ayant entraîné la mort de Jonathan Ferdinand sans intention de la donner, s’est poursuivi ehier avec les plaidoiries des parties civiles et le réquisitoire de M. Dillange, l’avocat général.
Christian-Charri-re-Bournazel.jpgConseillées par le bâtonnier Christian Charrière-Bournazel (photo (c) Raymond Moïsa), Me François Gibault et Me Alex Ursulet, les parties civiles (la famille de Jonathan) n’ont pas hésité à parler de crime. Elles ont encore reproché à BK d’avoir menti pour tenter de préserver son emploi de gardien de la paix. Le bâtonnier Charrière-Bournazel a insisté pour dire que c’est le coup de pied porté pat AT qui a fait trébucher Jonathan et qui l’a fait chuter dans la Seine. Les parties civiles ont défendu la thèse des violences volontaires ayant entraîné la mort. « Nous voulons la justice, pas la vengeance. »
L’avocat général, M Dillange a requis une peine de cinq ans d’emprisonnement assortie d’un sursis. Il a considéré que les trois accusés n’étaient pas préparés pour la prison et qu’ils avaient un avenir et qu’il fallait leur laisser une chance. « Ce ne sont pas des récidivistes en puissance », a-t-il déclaré avant d’ajouter qu’il ne fallait pas les stigmatiser. Si la cour suit le réquisitoire du ministère public, les trois accusés qui ont déjà effectué neuf mois de détention préventive, ne devraient donc pas retourner en prison.
« Caractère intentionnel »
M. Dillange a largement accusé l’alcool d’avoir joué un rôle prépondérant dans l’affaire : « Il a permis de faire sauter un certain nombre de sécurités sinon l’affaire se serait réglée verbalement. » Il a lui aussi souligné le rôle spécifique de BK et mis en doute la version selon laquelle, BK aurait été retenu par Michel O et n’aurait pas participé à la scène finale, au bord du quai. « BK est l’élément déclencheur ! » Concernant la poursuite dont aurait été l’objet Jonathan Ferdinand, l’avocat général a préféré parler d’une « offensive » des trois accusés et d’un Jonathan en situation de « défensive » : « A trois contre un, Jonathan Ferdinand ne pouvait qu’être sur la défensive. » Plutôt que de parler de violences en réunion, M. Dillange a préféré parler de « co-action » : « Chacun a participé à l’action principale. » Il a toutefois admis lui aussi que la victime n’avait pas été poussée, ni n’avait volontairement plongé. Enfin, s’il a requis l’acquittement concernant le chef d’accusation de non assistance à personne en danger, il a estimé que si les trois accusés étaient partis précipitamment, «  cette attitude étrange est un élément fondamental qui montre le caractère intentionnel ».
Les plaidoiries de la défense commencent ce matin. Verdict attendu dans l’après-midi.

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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 02:28
Carte blanche à Stéphane Castry, côté logescastry-sur-scene-3.jpg
Lundi 28 janvier, Stéphane Castry était l’hôte de la scène Bastille à Paris. Une fois par mois, le directeur de la salle offre une carte blanche à son invité. Stéphane Castry a invité tous ses compagnons de musique.



Stéphane Castry et ses amis de scènecastry-musiciens-2--RDG-.jpg
Jio d’Absolutely funk (vu sur Canal + avec les Robins des bois), Stéphane Castry, Karl the Voice (futur Nelson Mandela sur scène) et Stéphane Filey, le frère de Rico de West Isle.

Soul et fainéantisechapeau-noir--amis--RDG-.jpg
Jacques Daoud qui a sorti chez Naïve, l’album La revanche du fainéant, est avec la chanteuse de soul Annna (« avec trois N », précise-t-elle).


Basse et voixfanfan-musicien-RDG-.jpg
Thierry Fanfant qui s’apprête à retourner en tournée avec Bernard Lavilliers est avec l'artiste Mario Masse.

Glamour percutantsouad-massi-senegal-RDG-.jpg
La chanteuse Kabyle Souad Massi est avec son batteur, le Sénégalais David Fall.


Zap mama moun Karayib !J-Castry-musicien-RDG-.jpg
Le guitariste Yann négrit qui a joué avec Zap Mama et Jérôme Castry étaient de la carte blanche à Stéphane.

Tandemtandem-manageur-RDG-.jpg
Lynnsha est en tandem avec son manager Guylaine Cléry, sans doute parce que sur scène elle a fait une superbe reprise de Tandem (Vanesa Paradis/Serge Gainsbourg).


Zoukersjacob--musiciens-RDG-.jpg
Tony chasseur et Jacob Desvarieux, deux incontournables pour le bassiste de Moun Karayib.


Imperial pressionkarl-meuf--RDG-.jpg
Karl the Voice pose avec Janice Leca. Celle-ci tourne avec Beat Assailant et sort un album le 11 février, Imperial pression.


Piano les basses !musicien-festif-RDG-.jpg
Wily Salzedo, clavier de Moun Karayib, et Michel Alibo, l’autre bassiste, heureux, mais avec modération !


Les zikosmusiciens-2-RDG-.jpg
Ils sont la plupart du temps dans l’ombre ! Un peu de lumière sur les musiciens Thierry Vaton et Patrick Marie-Joseph !

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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 23:57
Abandon du projet Iamgold par l'Elysée
Le président de la République a tenu mercredi une réunion sur le projet d’exploitation d’une mine d’or située à Roura (Guyane), sur le site de la montagne de Kaw, projet développé par la société canadienne Iamgold.  Après avoir pris connaissance du rapport de mission sur ce projet et avoir entendu les ministres concernés, le président de la République a décidé de ne pas donner une suite favorable au projet.
Souhaitant une exploitation des ressources aurifères compatible avec la préservation des richesses de biodiversité de la Guyane, le président de la République a souhaité qu’un schéma départemental d’orientation minière et d’aménagement soit réalisé dans les plus brefs délais. Ce schéma permettra de délivrer des autorisations d’exploitation dans des conditions acceptables par tous.
Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a demandé aux ministres que des propositions lui soient faites pour développer sur place des projets créateurs d’emplois. Le Chef de l’État s’exprimera sur ce sujet à l’occasion de son prochain déplacement en Guyane, les 11 et 12 février prochains.

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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 23:44
Christian Estrosi s’engage sur les congés bonifiés
Une délégation FO du Centre d’action sociale de la ville de Paris a été reçue, mercredi soir, par Christian Estrosi. Le ministre a souhaité recevoir ces représentants des fonctionnaires de la territoriale pour évoquer le dossier de la réforme des congés bonifiés, les discriminations et les primes d’éloignement. Sur le sujet des congés bonifiés, Christian Estrosi a précisé Philippe Sioul qui conduisait la délégation, son projet d’étalement des congés bonifiés sur douze mois. Il a indiqué en outre qu’il n’y aurait pas de réforme sans consultation des partenaires sociaux. A l’issue de cet entretien, Philippe Sioul s’est déclaré sceptique. Selon lui, c’est Patrick Karam qu a la maîtrise du dossier ainsi qu’en atteste un arbitrage de François Fillon en date du 29 novembre 2007. « Le ministre a demandé à nous rencontrer, on n'a pas refuser de l'écouter », a commenté M. Sioul qui précise qu’après avoir rencontré le délégué interministériel en octobre et en novembre : « M. Karam veut sauver les congés bonifiés. »

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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 23:29
Témoins à charge et témoins de moralité
La troisème journée du procès de AT, ST et BK a été consacrée à l’audition des derniers témoins du drame qui avait coûté la vie à Jonathan Ferdinand, le 1er février 2004 à Paris.
Le barman de la soirée sur la péniche, Joël D a indiqué que Jonathan avait bu du rhum, du rhum vieux et du wisky. « Il n’avait plus de sous et voulait boire encore. Il est passé derrière le bar. Olivier L l’a renvoyé de l’autre côté du bar et lui a servi un jus en lui annonçant un planteur bien chargé ». Il témoigne encore d’avoir déjà vu AT « péter les plombes après avoir bu »… Aimé N  était aussi à la soirée. Il a vu la bagarre : « C’est en reculant qu’il a chuté… » Puis il évoque Jonathan dans l’eau : « Je l’ai vu pendant trente secondes, dans l’eau. Il nageait sur place, il n’était pas entraîné par le courant. Je ne sais pas s’il a vu l’échelle métallique, il est allé vers la corde d’une péniche, vers le courant.. » Puis, c’est Muriel A, autre participante de la soirée : « J’ai vu Chrisna C arriver paniqué. Il a parlé de la disparition de Jonathan à AT qui lui a dit qu’il n’en avait rien à faire. BK aussi était paniqué quand il a entendu la sirène de police… » Elle ajoute au sujet de BK : « Il n’a jamais fait attention à Jonathan, il cherchait ST. » Ketty G vient à son tour déclarer qu’aucun des trois n’est resté pour porter secours à Jonathan.
Un fusil dans la voiture...
S S, amie de BK et ST, était avec eux. Elle raconte un fait qui va surprendre le président Getti : « J’ai vu revenir BK et ST. Plusieurs personnes voulaient se battre avec eux. Chrisna disait qu’il allait chercher un fusil dans sa voiture… » Plusieurs témoins de moralité (pour les accusés ou la victime) se succèdent à la barre dont Alfred Marie-Jeanne (voir HT), le collègue policier de BK, FL, ou encore le député Joël Beugendre, ami de la famille de ST. Les parents de AT, appelés à la barre, ont conté leur désarroi qu’ils partagent avec la famille Jonathan.
La cour a aussi procédé à l’examen des personnalités des accusés. L’expert psychiatre les a trouvés sains d’esprit. Selon son rapport, ce sont des garçons qui ont un bon niveau d’éducation et qui sont équilibrés.
Aujourd’hui, les parties civiles plaident, puis, c’est l’avocat général Dillange qui fera ses réquisitions. Enfin, les avocats de la défense pourraient achever leurs plaidoiries  en fin de journées. Quoiqu’il en soit, le jury , a indiqué le président Getti, prendrait le temps nécessaire pour délibérer et donner son verdict, comme prévu, vendredi.IMG_0607-B.jpgMes Charrière-Bournazel et Ursulet, oparties Civiles, entourent Alfred Marie-Jeanne, venu témoigner pour Jonathan Ferdinand.

 
« Que ça vous serve de leçon »
« Je me bats depuis des années pour que les peuples de Guadeloupe et de Martinique s’entendent », a déclaré le témoin de moralité de Jonathan, Alfred Marie-Jeanne. Le président Getti l’interromp : « Au cours de ces débats jamais n’a été évoquée à aucun moment une quelconque rivalité, ni pendant l’instruction, ni dans cette salle. » Alfred Marie-Jeanne évoque ses liens avec la famille Ferdinand, quand Jonathan l’a accompagné en 1997 à l’Assemblée nationale… Puis il se tourne vers les trois accusés qui l’écoutent, tête baissée : « Ce que vous avez fait est une tâche qui ne s’effacera pas comme ça. Elle pâlira au fil du temps… Mais que ce que vous vivez en ce moment vous serve de leçon. »

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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 23:03
Fulgurance à Paris, festival des cultures noires
La deuxième édition du festival Fulgurance se tient du 2 au 23 février 2008, à l’Espace Canopy, à Paris. L’organisatrice Marie-Line Tassius veut « encourager la réflexion et l’échange culturel en mettant à l’honneur la diversité des expressions de culture noire. ». Avec le Festival Fulgurance, l’association Canopy a choisi de contribuer à la valorisation des diversités noires. Chaque année, au mois de février, l’Espace Canopy met en vitrine des créateurs, des écrivains, des  penseurs de culture noire et vise, par cette mise en valeur, à instaurer un échange entre le public, les créateurs et les professionnels
L’échange sera stimulé par trois types d’événements : l’installation Precious Cargo (musée itinérant) de Cheryl Ann Bolden qui sera le point de départ d'une conférence-débat et d’un atelier, sur le thème de l’identité, l’exposition d’art contemporain (photographies de Michael Platt, sculpture et video du Guadeloupéen Ano) sur le thème des représentations. Et pour l’oralité et dans le soucis d’encourager les initiatives, le festival présente en avant-première la création théâtrale Trames, de Gerty Dambury avec Firmine Richard, Martine Maximin et Jalil Leclaire.


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