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29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 20:21

Ferdinand--dr-.jpgAffaire Ferdinand : versions divergentes et « rivière de douleur »

 

Le deuxième jour du procès de MM. AT, ST et BK, accusés d’avoir commis des violences ayant entraîné la mort de Jonathan Ferdinand sans intention de la donner, a connu deux grands moments hier avec l’interrogatoire des témoins clés et celui de la famille de Jonathan.
L’audition des principaux témoins de la bagarre, survenue à la fin de la soirée organisée sur la Péniche Le Charleston, le 31 janvier 2004, dont Chrisna C, celui qui essayait de séparer les protagonistes et qui a tenté de porter secours à la victime, a été le premier moment fort de cette deuxième journée d’audience. « Jonathan reculait en évitant les coups et il est tombé dans la Seine. » Selon lui, si les trois accusés n’avaient pas poursuivi Jonathan Ferdinand, « l’affaire en serait restée là ». Peu avant, la cour interrogeait ST sur les faits. La veille, AT et BK avaient admis des violences quand le président Getti leur a demandé s'« ils reconnaissaient avoir exercé des violences ayant entraîné la mort de Jonathan  involontairement ». Hier matin, ST a répondu par la négative, ce qui n’a pas été du meilleur effet. Mais pour les co-accusés, il n’y a pas de lien de causalité entre les violences et la chute… L’audition des témoins et des accusés avait pour but de décomposer les séquences qui ont conduit au drame. Et là, les versions divergent.
Expulsé de la fête vers 3 ou 4 heures, Jonathan espérait y être réadmis. Peu avant la fermeture à 5 heures, il était toujours dehors. C’est quand il a voulu emprunter la passerelle pour remonter à bord de la péniche qu’une altercation a débuté entre lui et BK ; le policier stagiaire lui a interdit de monter. Jonathan l’a insulté. BK lui a mis une gifle avant de recevoir un coup de pied.
Témoins contradictoires
Chrisna C intervient pour emmener plus loin Jonathan qu’il connaît bien. C’est alors que AT et ST viennent prêter main forte à BK. La bagarre reprend dans la confusion et le groupe se déplace vers un local à poubelles sur les quais, puis vers le bord de l’eau. BK dit qu’il a été ceinturé par Michel O qui l’aurait lâché après la chute de Jonathan. BK lui-même dit qu’il a été libéré de son emprise juste avant et qu’il a eu le temps de se rapprocher des trois autres. Une contradiction qui déplaît à la partie civile qui n’hésite pas à parler de pressions sur le témoin et rappelle que BK avait appelé ses deux amis pour leur demander de minimiser sa présence, eu égard à sa qualité de policier stagiaire. Georges B, l’autre témoin, n’a plus sa mémoire mais ses précédentes dépositions confirment la mise en cause des trois accusés sans distingo. « Qui a fait pression sur vous pour sauver ces trois là ? » lui  demande Me Charrière-Bournazel, partie civile. Le patron de la péniche a déclaré : « La victime n’a pas voulu se battre, elle a préféré plonger dans l’eau. » Mais selon d’autres témoins, dont Sébastien L, boucher à Pointe-à-Pitre, « il n’a pas été poussé, mais a été repoussé. Il reculait progressivement jusqu’à tomber dans l’eau ». Il confirme que les trois faisaient face à Jonathan qui tournait le dos à la Seine…
La deuxième partie de l’audience a été consacrée aux parties civiles qui ont pu s’exprimer. La troisième journée du procès est consacrée à l’audition de l’ensemble des témoins restants dont Alfred Marie-Jeanne et Joël Beaugendre et à l’examen des personnalités des trois accusés.

 

Parole d’une mère orpheline
« La Seine et la noyade sont des mots que j’ai du mal à entendre et quand je passe sur le pont de la Seine, je ne regarde pas… Les trois personnes qui ont provoqué la mort de mon fils ne m’ont pas donné le sentiment du regret. Perdre un enfant est la fin d’un monde. Celui de Jonathan était un monde d’humanité. Mais en tuant mon fils, ils n’ont pas tué son humanité et que cette humanité éveille la conscience de ceux qui ont provoqué sa mort. Je suis depuis quatre ans une mère orpheline. Mon désir, c’est que la justice soit rendue au nom de Jonathan. Ce n’est pas un animal qui est tombé dans la Seine. »
 
 

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29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 02:03
Stéphane Castry, bassiste de Moun Karayib, était l’invité de la scène Bastille, lundi soir. Interview vite fait en loge.castri--basse-2-RDG-.jpg« Ma musique, c’est ce que j’ai sur le cœur »
Comment avez-vous choisi vos invités pour cette carte blanche ?castry-1-RDG-.jpg
Je voulais réunir tous mes amis, tous ceux avec lesquels j’ai joué. Il y avait bien-sûr Moun Karayib, mon groupe actuel, qui a ouvert le concert et mon premier groupe à Paris, Absolutely funk. Avec eux, on a joué sur Canal + avec les Robins des bois... Alors j’ai eu envie de remonter l’équipe et de faire venir sur scène tous ceux avec qui j’ai collaboré.
Quand vous jouez du funk à la basse, on pense immédiatement à Jaco Pastorius…
Ola ! Faut pas dire ça !Jaco c’est le père de la basse. Il ne faut pas me comparer à lui. C’est vrai que je me suis basé sur des bassistes comme lui ou Stanley Clark, mais il faut rester soi-même et ma musique, c’est ce que j’ai sur le cœur.
En général, les musiciens sont toujours derrière. Cette fois, vous étiez en avant. Vous l’avez vécu comment ?
Ca m’a permis de choisir et de mettre en avant les gens que j’aime !
castry-2-RDG-.jpgOn a entendu deux types de musique : le zouk et le funk…
Je ne peux pas faire une soirée sans faire rencontrer ma culture, d’où le zouk. Absolutely funk, ce sont mes débuts sur la scène nationale… J’ai mélangé aussi les chanteurs en faisant jouer Jacob Desvarieux avec Souad Massi, en faisant chanter du funk à Tony Chasseur ou du Vanessa Paradis à Lynnsha !
Comment avez-vous trouvé le public parisien ?
Ce public nous a montré que tout est possible avec le live ! Il y a moyen de faire des choses. Il faut organiser des soirées live.
Vous êtes toujours à cheval entre la métropole et la Guadeloupe ?
Oui, entre les deux ! J’ai besoin de faire le va et vient régulièrement. Je viens me ressourcer chez moi mais aussi balancer mon énergie.
Comment avez-vous démarré la musique ?castry-4-RDG-.jpg
Je suis violoniste classique de formation. J’ai commencé à 7 ans. Fils, petit-fils de musiciens, j’ai baigné dans musique, c’est héréditaire ! Je me suis mis à la basse vers 14 ans, mais ce qui m’intéressait alors c’était de devenir aiguilleur du ciel. Je suis parti à Paris en 1992 faire un DUT d’informatique et… Finalement, j’ai fait de la musique. D’entrée en Guadeloupe, j’ai eu l’occasion de jouer avec Dominique Coco, Roland Louis, Lewoz. Mais ma carrière musicale a réellement commencé avec mon service militaire. J’avais beaucoup de permissions et j’ai rencontré les Nubians et Kassav. Et je suis parti avec eux en tournée, puis ça a été avec Faudel. J’ai enchaîné avec Sinclair, Cunnie Williams. Je mélangeais les tournées internationales avec eux tout en jouant avec Jean-Michel Rotin, Chris Combette ou Tanya Saint-Val…
castry-3-RDG-.jpgQuelle est votre actualité ?
Je viens de finir une tournée avec Kidjo et je joue le mois prochain à Paris avec Keyza Jones. J’ai un autre projet, mais je prends mon temps. Je n’en parle pas tant que ça n’(est pas fait… Je vais aussi jouer avec Asa, une chanteuse guitariste nigérienne. Et puis, le 4 février, je serai au Casino de Paris avec Moun Karayib, Soft et Kkoustik.
Avez-vous des rêves ?
Je suis un bassiste réaliste. Je suis content qu’on puisse faire du live comme on l’a fait à la scène Bastille. Après, on verra… Tant qu’on m’appellera pour jouer ! J’ai 34 ans et j’ai le temps de voir venir.

Sa carte blancheplusieurs-sur-scene-RDG--.jpg
Stéphane Castry n’a pas lâché sa basse lundi soir, à la Scène Bastille, à Paris. C’était sa carte blanche. Le concert a démarré avec Moun Karayib avant de se poursuivre avec Absolutely funk. Jacob Desvarieux a fait rire le public en balançant sur un solo de guitare son célèbre phrasé sur le zouk, pharmacopée universelle… Il jouait Yawlidi de Souad Massi, la Kabyle ! Karl the Voice a excellé dans une reprise de Confiance, le morceau de Mino Cinelu écrit pour Weather Report. Thierry Fanfant et Michel Alibo, dans l’ordre son parrain et son mentor, sont venus lui donner la réplique. Absolutely funk a accompagné Tony Chasseur, Lynnsha dans une reprise de Gainsbourg sensationnelle (Tandem) et Stéphane Filey. Et de tous les guest annoncés, seule Sandra N’kaké, retenue pour une autre bonne cause, n’est pas venue.



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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 20:38
Trois Guadeloupéens jugés pour la mort de Ferdinand Jonathan
Hier, le procès d’assises des trois Guadeloupéens accusés d’avoir provoqué non intentionnellement la mort de Jonathan Ferdinand, a débuté. Il durera cinq jours.Jean-louis-Fonsat-ami-famille-Ferdinand-et-Me-Alex-Ursulet.jpgJean-Louis Fonsat, proviseur du lycée AMEP, ami d'Alex Jonathan (père de la victime), avec Me Alex Ursulet.

« Reconnaissez-vous avoir commis des violences volontaires ayant entraîné la mort de Jonathan Ferdinand sans intention de la donner ? » Cette question du président de la cour d’assises de Paris, M. Getti a été posée en fin d’audience, hier soir, à deux des trois accusés alors qu’ils étaient interrogé par la cour et les avocats. Depuis hier matin, ST (27 ans), BK (28 ans) et AT (28 ans) comparaissent pour la mort de Jonathan Ferdinand, survenue après un zouk sur une péniche parisienne, au petit matin du 1er février 2004. Ils sont en outre poursuivis pour non assistance à personne en danger. Hier, ce premier jour d’audience a été l’occasion de rappeler les charges qui pèsent sur les trois co-accusés. Les médecins experts sont venus expliquer comment était mort le jeune Martiniquais, noyé dans une eau à 6 degrés, dans un fleuve en crue. Dans la salle, la moitié droite est occupée par la famille de la victime qui s’est constituée partie civile, à gauche, les familles guadeloupéennes des trois accusés… Victime et accusés sont des jeunes gens sans histoire. Etudiants ou policier stagiaire dans le cas de BK, ils n’avaient jamais eu affaire à la justice. Après neuf mois de détention provisoire en 2004, ils ont été libérés et comparaissent libres.

Dans la nuit du 31 janvier au 1er février, AT avait organisé une de ces soirées « Titine » et avait demandé à ses amis BK et ST de lui filer un coup de main. Arrivé vers minuit, Jonathan Ferdinand buvait beaucoup (on a retrouvé 1,18 g d’alcool par litre de sang) et finissait par se faire exclure par les vigiles de la péniche vers 3 ou 4 heures.
« Un enchaînement malheureux »
Au moment de fermer boutique, Jonathan revenait à l’entrée de la péniche pour exiger de se faire rembourser. L’altercation démarrait verbalement avec Olivier L, coorganisateur de la soirée. Puis intervint BK qui tenta de calmer Jonathan Ferdinand se rebellait. Il reçut une gifle de BK. Deux témoins tentaient de s’interposer, puis arrivaient AT et ST. ST affirme avoir reçu un coup de Jonathan Ferdinand et y avoir répondu, instinctivement, par deux coups au visage. Il l’attrapa par le bras, ne retint que le blouson et la troupe se déporta, toujours plus près du bord du quai. Finalement AT lui donna un coup de pied en balayage qui déséquilibra la victime. Elle se releva en se retournant, fit deux pas de course, se retrouva surprise au bord du fleuve… Les témoins étaient unanimes à dire que personne ne l’avait poussé, qu’il n’avait pas sauté volontairement. Pour les accusés, il avait été emporté dans son élan. « Un enchaînement malheureux », dira à la barre Thierry T… C’est évidemment ce que contestent les parties civiles… Ce matin l’audience se poursuit par l’interrogatoire des accusés, mais aussi avec celui des nombreux témoins cités. A noter que Joël Beaugendre, maire de Capesterre-Belle-Eau, et Alfred Marie-Jeanne, maire de Rivière-Pilote, commune d’origine des Ferdinand seront entendus comme témoins de moralité demain. Le verdict est attendu vendredi.
Me-Gibault-partie-civile.jpgSalle d’audience
Dans la salle d’audience, le père et la mère de Jonathan Ferdinand, ses frères, sont venus. Leur ami et voisin, le proviseur du lycée AMEP de Fort-de-France, Jean-Louis Fonsat aussi… Il y a encore les familles des accusés : l’inspectrice du travail, Mme Jabot de Kermadec tante d'AT, le directeur général de la mairie de Petit-Bourg, de ST, et sa mère, la fille de George Tarer… Si Mes Ezelin et Jabot n’ont pu faire le déplacement, Mes Leborgne, Guichon et Pautonier assurent la défense des trois Guadeloupéens. En face, avec Me Alex Ursulet, Me François Gibault (photo), exécuteur testamentaire de Louis-Ferdinand Céline (Ce qui lui fera dire : « Je suis voué à la défense des Ferdinand ! »), et Me Forgues, qui remplace au pied levé le bâtonnier Charrière-Bournazel retenu à la défense du trader de la Société générale, Jérôme Kerviel.
 

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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 00:15
Nicolas Sarkozy refuse la démission de Patrick Karam
Fort du soutien du président de la République, Patrick Karam réintègre la délégation interministérielle à l’égalité des chances des Français d’outre-mer, cinq semaines après avoir proposé sa démission.patrik-karam-copie-1.jpg

Dans une lettre parvenue à son destinataire le 16 janvier dernier, le président de la République, Nicolas Sarkozy, indique à Patrick Karam qu’il n’accepte pas sa démission de ses fonctions de délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’outre-mer. Dans cette lettre, « courtoise et claire », selon Olivier Biancarelli, le conseiller outre-mer du président, Nicolas Sarkozy lui demande de reprendre son travail. Patrick Karam, bien qu’il ait toujours refusé de commenter la chose, lui avait adressé une lettre de démission, le 12 décembre dernier. Le délégué regrettait entre autres qu’on ne le laisse pas agir sur la continuité territoriale et le prix des billets d’avion et en appelait à l’arbitrage de l’Elysée.
Bras de fer
En clair, le torchon brûlait entre Christian Estrosi et Patrick Karam, l’un reprochant à l’autre d’empiéter sur son champs d’actions. Et contrairement à tous les pronostics, le bras de fer devait tourner à l’avantage de Patrick Karam. Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, recevait ce dernier le 31 décembre et lui déclarait tout de go : « Le président de la République ne veut pas se séparer de vous. Vous faîtes de l’excellent travail et il n’oubliera jamais ce que vous avez fait pour lui en 2005… » (Patrick Karam était allé préparer le terrain aux Antilles après le voyage annulé de décembre 2005, NDLR). A l’Elysée, Olivier Biancarelli attend toujours une réponse : « Nous avons du travail devant nous et des comptes à rendre. » Patrick Karam a pris son temps avant d’indiquer, hier, à France-Antilles, qu’il reprenait son poste ce lundi. Il a déjà invité la presse à venir écouter ses vœux, demain mardi, à la délégation, rue Oudinot. Au programme : bilan et plan d’action 2008.

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25 janvier 2008 5 25 /01 /janvier /2008 18:59
Affaire Ferdinand : une semaine de procès pour MM. Kelly, Telchid et Tarer
En février 2004, un Martiniquais originaire de Rivière-Pilote, Jonathan Ferdinand, était retrouvé mort au fond de la Seine du côté de Bercy. Cinq jours auaparavant, le 1er février, il avait été entraîné dans une chute, depuis la péniche The Charleston, amarrée quai François Mauriac (XIIIe), à l’issue d’une rixe avec trois jeunes Guadeloupéens, MM. Kelly, Telchid et Tarer. L’enquête de police avait permis d’établir que Jonathan avait tenté de s’introduire sur la péniche où était donnée une soirée privée. Les trois garçons dont l’un était alors policier stagiaire, l’en auraient alors empêché, le rouant de coups et le faisant tomber dans l’eau glacée du fleuve. Les trois hommes ont été accusés de coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner et de non assistance à personne en danger. Leur procès débute ce lundi devant la cour d’assises de Paris. La famille Ferdinand, partie civile est représentée par les avocats Alex Ursulet, François Gibault et le bâtonnier Chriqstian Charrière-Bournazel. Face à eux, pour assurer la défense des trois Guadeloupéens, cinq conserils dont les bâtonniers Ezelin et Jabot du barreau de Guadeloupe et Me Jean-Yves Leborgne. Le procès est prévu pour durer jusqu’à vendredi.

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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 19:43
Tropiques FM revendique 126 000 auditeurs
La radio afro-antillaise de Paris, Tropiques FM, dirigée par le Guadeloupéen Claudy Siar, vient de passer son premier baptême de l’audimat. Les dernières mesures médiamétriques donnent 1,3 % d’audience cumulée, soit 126 000 auditeurs qui restent à l’écoute une heure trente pas jour. Tropiques FM devance Africa n°1 en taux d’écoute et Beur FM part de marché. Les femmes sont le public majoritaire et les grandes matinales avec les journaux de RFO et l’interview par Jean-Jacques Seymour restent un des moments les plus écoutés.
Le potentiel visé par le dirigeant de la radio est de 300 000 personnes.

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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 13:28
Indestwas Ka participe à la 8e édition de Planètes musiquesok-Indestwaska2.JPGLes Guadeloupéens d’Indestwas ka s’apprêtent à embarquer pour un périple musical à travers la France métropolitaine. Invités de Planètes musiques 2008, ils intègrent une tournée dédiée aux nouvelles musiques traditionnelles. On y retrouve le ka, les polyphonies occitanes, la chanson bretonne, les vibrations chinoises… Pour le réseau des trente-trois scènes qui les accueillent de février à juin, ces artistes ont en commun d’être les héritiers des anciennes civilisations rurales mais aussi des communautés immigrées. Ces nouvelles musiques traditionnelles sont parvenues à nous grâce à la magie de l’oralité et Planètes musiques ne fait pas que les présenter, elle assure aussi leur diffusion grâce à une maison de disques et un label (Planètes musiques) et un distributeur (L’autre distribution). Indestwas ka participe au lancement de l’opération, le 10 février à la Maison de la Musique de Nanterre (92), puis ils filent sur Marseille où ils se produisent le 12 à la Cité de la musique et le lendemain, ils y animent un atelier de gwo ka suivi d’une table ronde. Enfin, le 15 février, ils seront à Issoire (63) en première partie de la Bretonne Annie Ebrel et son quartet.Indestwaska---tambours--JPG.JPG
Indestwas ka réunit huit musiciens (Rudy René, Frantz Broussillon, Christian Boucher, Charles Rized, Alex Jerdinier, André Broussillon, Moïse Pauloby, Fabien Huc) et deux danseurs (Jacky Jaleme et Lucina Lipo). Avec les accents des conteurs antan lontan, ils balancent des pawol-vérité sur un ka dansé, à la fois chronique sociale et tout en sensualité.

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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 14:47
La reconstruction de l’hôpital de Trinité est une priorité pour le ministre de la Santéundefined
Louis-Joseph Manscour s’est inquiété, mardi, lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, de l’avenir de l’hôpital de Trinité dont la structure a été touchée lors du séisme du 29 novembre. Roseline Bachelot, ministre de la Santé lui a répondu qu’au moment du séisme, les travaux de rénovation de l’hôpital était achevés et que le conseil d’administration avait voté le principe de sa reconstruction. « Toutefois, a-t-elle précisé, les conséquences du séisme conduisent à envisager différemment le projet de reconstruction : il faudra démolir les étages supérieurs de la tour, et la reconstruction intégrale de l’établissement est inéluctable à brève échéance. » Le ministre de la Santé a ajouté que l’objectif de l’ARH était la mise aux normes des hôpitaux pour faire face à un afflux massif en cas de séisme et que, dans cette perspective, « la reconstruction du centre hospitalier de Trinité fait partie des deux opérations prioritaires ».

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22 janvier 2008 2 22 /01 /janvier /2008 19:49
Un grand chef au service de la banane antillaisecadiou-large-banane-RDG-.jpg
Pour fêter le retour de la banane antillaise en métropole, six mois après Dean, l’Union des groupements des producteurs de bananes sort un livre de recettes.
Yvan Cadiou, chroniqueur culinaire sur les matinales de France 2 avec Sophie Davant depuis à peine une semaine, est le nouveau porte-parole de la banane antillaise. Il a accepté de travailler pour l’Union des groupements en mettant à leur service son savoir faire : la cuisine. Accompagné d’un photographe, valentin Duval, et d’une rédactrice, Marie-Alexandre Perraud, il s’est rendu en Guadeloupe et Martinique en juillet dernier, pour y concocter des recettes à base de banane. « Yvan avait travaillé avec nous lors du dernier salon de l’agriculture, raconte Véronique Julienne de l’Union des groupements, pour nos animations à destination des enfants et sur notre site bananegaudeloupemartinique.com, dans la rubrique recettes. Puis on s’est dit qu’on pourrait présenter la banane comme matériau de cuisine… » Le résultat a été présenté hier, à Paris. Il s’agit d’un ouvrage co-édité par l’union des groupements et les éditions Romain Pages : L’Atelier d’Yvan Cadiou aux Antilles : la banane dabs tous ses états.Avec un tirage à 10 000 exemplaire et un gros diffuseur (Interforum), le livre sera disponible dès le mois de mars aux Antilles, en métropole, en Suisse, en Belgique et au Quebec.

Retour de la banane sur les étals
livre-cadiou--RDG-.jpgC’est le huitième ouvrage d’Yvan Cadiou qui, avant de s’occuper de la banane, avait écrit des ouvrages populaires sur le pain, les jus…  Le livre décline 45 recettes, toutes à base de banane, sucrées ou salées. On y trouve des entrées (aubergines Basse-Terre banane morue, la salade de banane La Trinité, les accras de morue Maryvonne —de la plantation de Charles Rambaud au Vauclin…), des poissons et crustacés (risotto de langouste, pot-au-feu de Marlin…), des viandes et volailles (haricot cochon pour Fabrice, le jardinier de l’Habitation, le poulet cajou banane papaye…), des desserts, goûters, petits-déjeuners et boissons (dont le fameux pancake banane vu à la télé !). La sortie du livre coïncide avec le retour de la banane antillaise sur les étals de métropole, quelque six mois après le passage de Dean. Pour fêter l’événement, Eric de Lucy, le patron de l’union des groupements avait amené avec lui MM. Lignière, Dambas, Aliane de Guadeloupe et MM. de Meilhac et Diser de Martinique.
cadiou-serre--RDG-.jpgCuisinier de la Caraïbe
« Pendant cinq ans, j’ai sillonné la mer des Caraïbes, comme chef à bord du Ponant, un voilier de 97 mètres. J’ai navigué entre la Jamaïque où ma fille est née, et Barbade. Mais je faisais mes courses à Pointe-à-Pitre et à Fort-de-France…J’y suis retourné en juillet dernier et on a réalisé les recettes sur place à l’inspiration ! C’est une occasion de faire connaître les Antilles et nos frères antillais. » Yvan Cadiou est établi à Marseille où il tient, en bord de mer à Malmousque, un atelier de cuisine. Outre ses prestations télévisuelles nouvelles, il est l’homme emblème des recettes pour le distributeur Champion.

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21 janvier 2008 1 21 /01 /janvier /2008 17:46
MAM annonce la création de GIR en Guadeloupe et Martiniquemam-1.jpg
Hier après-midi, le ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales, Michèle Alliot-Marie (MAM), a réuni l’ensemble des trente groupement d’interventions régionaux (GIR) afin de réactiver et de recentrer leur activités. Les GIR sont la mise en commun des services de police, de gendarmerie, de l’inspection du travail, du fisc… Les GIR de Martinique et de Guadeloupe étaient absents puisqu’ils n’existent pas, contrairement à ce qu’indiquait un précédent ministre de l’Intérieur devenu depuis président de la République. Seul GIR d’outre-mer présent, celui de Guyane représenté par le commandant Léonard Hilderal. A l’issue de cette réunion, MAM a annoncé la création des GIR en Guadeloupe et Martinique d’ici le mois de juin. « J’ai constaté sur place, (lors de son déplacement en tant de ministre de la Défense en août 2006, NDLR) l’importance des trafics et leurs rôles dans l’économie souterraine. » Jusqu’à présent, faute de GIR, les deux îles antillaises avaient recours à des ersatz de GIR, des cellules opérationnelles de coordination que le ministre Sarkozy s’obstinait à appeler GIR contre l’avis des professionnels de la police et de la gendarmerie sur place.

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