Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 17:37
Patrick Karam reçu par Claude Guéant lundipatrik-karam.jpg
Depuis que le 12 décembre dernier, Patrick Karam a remis une lettre de démission au président de la République, la situation à la délégation interministérielle à l’égalité des chances des Français d’outre-mer semblait inextricable faute de position élyséenne. De bonnes sources, nous apprenons que Patrick Karam doit être reçu par le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, lundi à 15 heures. On chuchote que l’Elysée se préoccuperait de trouver une porte de sortie honorable pour M. Karam avec une nomination pour services rendus type conseil économique et social… Il n’empêche que cette situation perturbe un peu le fonctionnement du secrétariat d’Etat à l’Outre-mer. Christian Estrosi avait prévu de reprendre le dossier des congés bonifiés et avait donné rendez-vous aux syndicats le 8 janvier. Ce rendez-vous est reporté à la fin janvier. Autre conséquence collatérale de l’affaire Karam, la démission d’un conseiller du ministre. Le général Duburg faisait ses cartons jeudi soir tout en se plaignant de l’ambiance de la rue Oudinot et regrettant le sort que certains de ses collègues du cabinet avaient réservé à Patrick Karam. Le général Duburg était le conseiller militaire de Christian Estrosi.

Partager cet article

Repost0
26 décembre 2007 3 26 /12 /décembre /2007 16:16
Chantal Loial, la chorégraphe parisienne d’origine guadeloupéenne se prépare une année 2008 chargée. Toujours dans le soucis de baser ses échanges entre les Antilles et la France, de favoriser les passerelles, l’association Difé kakao se positionne dorénavant aussi au  Abymes en Guadeloupe.  Après une création en mars au musée du Quai Branly, elle entame une tournée caribéenne et sud-américaine. Interviewchantal-a-gauche-bis.jpg
2008, année de feu pour Difé Kako
Vous venez de recruter une administratrice pour votre compagnie Difé Kako. C’est bon signe !
Après un an de lutte, j’ai décroché une aide de l’Etat pour un emploi tremplin. La Région Ile de France prend les charges à son compte. Après, c’est à nous de bien vendre nos entrées pour pérenniser ce poste !
En 2008, votre grosse actualité sera le Quai Branly. Qui vous a ouvert les portes ?
Margot Chanterel, programmatrice au Quai Branly, nous a commandé une création. Elle nous avait déjà programmés à la cité de la musique, quand nous jouions Hansel et Gretel. On l’a convaincue de nous acheter notre dernière création afro hip-hop caraïbe. Zandoli pa tini pat. Cette fois, toute la gestuelle hip-hop sera sur scène avec des danseurs debout. Nous jouons du 5 au 8 mars à 15 heures.
chantal-serree.jpgQui sont ces danseurs ?
Ils viennent d’une association du XIIIe arrondissement de Paris pour certains, Ascendance hip-hop. Je les ai rencontrés autour de nos pratiques avec les publics amateurs et on a décidé de travailler ensemble. Claire Moineau, leur directrice artistique, sera sur scène avec Franck Richard, un Parisien originaire du Gosier, Sandra Sainte-Rose, originaire de Martinique, Julie Sicher qui dansait déjà dans Aski paré, et Nadine Mondziaou, assistante à la mise en scène, qui est originaire du Congo et qui  travaille à mes côtés  depuis 10 ans. Anildo Silva, le Capverdien, a composé la musique  live. Je travaille avec lui depuis sept ans.
Quand vous verra-t-on aux Antilles-Guyane ?
Nous venons jouer Zandoli pa tini pat en Martinique, au théâtre municipal de Fort-de-France les 3, 4 et 5 avril, puis le 10 avril en Guadeloupe, au centre Robert-Loyson au Moule. Nous profiterons de nos séjours en Martinique et Guadeloupe pour assurer la promo de notre CD, rencontrer le public et pérenniser nos actions de sensibilisations autour de notre travail artistique. Nous avons choisi de mettre deux titres en avant, Di fé an Kannaval pour les radios et Sou kako pour les télés avec un clip vidéo réalisé par Pascal Minet.
Etes-vous déjà prise le 10 mai prochain ?
Difé Kako jouera un grand bal concert au Cabaret sauvage à la Villette. Nous sommes les invités d’honneur de l’association Orig’in qui organise depuis 2007 le festival Africaponie, le 10 mai dans le cadre de la journée nationale de la commémoration des abolitions de l’esclavage et de la traite. Cette action vise à rassembler les populations de l’Afrique, des Caraïbes, de l’Océan indien, de la France et de l’Amérique autour de la mémoire partagée. Pour ce cent-soixantième anniversaire de l’abolition de l’esclavage, nous travaillerons aussi avec les lieux culturels  de la ville de Créteil qui nous soutient depuis 1994. Nous ferons des actions de sensibilisation autour de cette journée. Nous donnerons le spectacle Kakophonies pour les scolaires, Rony théophile viendra expliquer le port du foulard et l’association Balfêteur de Créteil que l’on associe également à ce projet, donnera un bal quadrille moderne Même au-delà de la danse, on poursuit nos échanges culturels !
Irez-vous en Guyane ?loyal-a-gauche-RDG-.jpg
Nous serons le 6 juin à Cayenne, mais pour la pièce Divers-Cité féminine que je co-produis avec le Miroir des songes. Nous avons décidé de rejoindre le programme lancé par Culture France, « Caraïbe création ». J’ai déposé un dossier, mais nous devons nous produire dans trois pays de la zone Caraïbe (dont un seul DFA). Avant de jouer en Guyane (qui va nous aider à la diffusion du spectacle), nous serons au mois de mai au Brésil, en Colombie et au Venezuela.
Vous reverra-t-on au carnaval de Paris ?
On revient ! Depuis 2005, on a remporté 2 fois le prix de la chorégraphie, une fois celui de l’originalité et celui du meilleur groupe à pied et encore une fois celui du meilleur thème ! On revient, bien sûr !
Les chorégraphes Montalvo-Hervieux ont été nommés au théâtre national de Chaillot… Continuerez-vous de danser pour eux ?
Oui, je continue de danser sur les pièces de leur répertoire, mais il y a aussi d’autres projets…

Partager cet article

Repost0
25 décembre 2007 2 25 /12 /décembre /2007 15:15

 

Christian Estrosi en Guadeloupe
Le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer est toute la journée de mercredi en Guadeloupe. A peine débarqué de l’avion, il participera à une cérémonie en hommage aux victimes de l’incendie de Pointe-à-Pitre, à la chapelle ardente. Il s’entretiendra ensuite avec les familles touchées par cette catastrophe. Le secrétaire d’Etat poursuivra par une visite du quartier où il sera question des normes de sécurité et de logement. Cette visite sera suivie d’une réunion consacrée au problème de l’insalubrité et du logement. Le représentant du gouvernement devrait ensuite s’entretenir avec le maire de Pointe-à-Pitre, Henri Bangou, et le président du conseil régional, Victorin Lurel. Le secrétaire d’Etat devrait être reparti mercredi soir.
L'incendie survenu vendredi 20 décembre dans un magasin chinois de Pointe-à-Pitre a fait sept victimes. Il semble que ce soient des adolescents qui aient jeté un pétard dans le magasin (spécialisé dans la vente d'artifices et de pétards) qui aient provoqué l'incendie. L'un d'entre eux serait au nombre desvictimes. L'absence d'issues de secours n'a pas facilité le travail des pompiers qui ont mis neuf heures à éteindre le sinistre. Le parquet a fait mettre en examen quatre adolescents.

Partager cet article

Repost0
21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 17:48
L'esclavage en bédé
Serge Diantantu, dessinateur congolais, a choisi la bande dessinée pour raconter l’esclavage. En attendant l’album, il présente une exposition itinérante dans les écoles et les salons de la bédé dans le monde.
MEMOIRE-DE-L-ESCLAVAGE.jpg« Je me souviens qu’enfant, on parlait de l’esclavage chez moi… » Depuis quelques mois, Serge Diantantu promène en France son exposition sur la mémoire de l’esclavage. « Il a fallu attendre le cent-cinquantenaire de l’abolition de l’esclavage pour qu’on en parle ! », s’irrite-t-il. Cette année-là, il monte un numéro spécial abolition pour la revue La Cloche. « Je cherchais des ouvertures pour pouvoir en parler et comme j’avais connu un certain succès avec ma série de bédés sur Simon Kimbangu, j’ai commencé à dessiner quelques cartes postales. » En 2000, l’éditeur Michel Laffont demande son concours pour illustrer L’esclavage à Gorée, l’ouvrage de Joseph N’Diaye, le conservateur de la maison des esclaves. A l’occasion du 10 mai 2006, Serge Diantantu vient dans les écoles avec ses planches. « Ce qui me touche, c’est de faire connaître l’esclavage aux enfants. J’ai réfléchi et j’ai conclu que tous les jours ça doit être le 10 mai. Une seule journée pour commémorer cinq à six siècles de génocides sans parler de l’esclavage moderne, les marchands de sommeil, la prostitution… » Le dessinateur est parti d’une chaîne avec un collier et deux bracelets d’esclave pour en faire une sorte de personnage, avatar de l’abolition de l’esclave… Les fers ouverts sans l’esclave, mais une forme humaine où il reste à sectionner chaque maillon… REMEMORONS-NOUS-EN.jpgDans son exposition, comme dans la bédé en cours d’achèvement, il explique comment l’esclavage a fonctionné entre l’Afrique et le nouveau monde.
Faire une place aux héros noirs
« J’évoque les premiers explorateurs des embouchures des fleuves pour que les descendants d’esclaves sachent d’où ils viennent ! Le travail pédagogique dans l’exposition part de la bande dessinée mais s’élargit aux abjets, aux fers. Et dans les salons de la bédé, les enfants reviennent avec leurs parents. »

Serge Diantantu travaille avec deux historiens, un documentaliste et un scénariste. « Je travaille sur le serment de Bois Caïman, février 1794, mai 1802, Saint-Domingue ou encore la vente de la Louisiane. » L’historien Alain Robert est spécialiste d’Haïti et de Toussaint Louverture, Roger Kitemako est spécialiste de l’histoire du Congo. « Moi, je mets en image et j’imagine des situations. Ca permet de retrouver l’émotion. La découverte du navire, la traversée, les travaux forcés… L’Afrique a été utilisée comme décor, maintenant, il faut que l’Africain soit aussi acteur dans son décor ! Je dessine aussi très bien les Blancs, mais je veux faire une place aux héros noirs. » L’exposition a fait le tour des écoles et des ports négriers comme La Rochelle, Bordeaux ou Nantes, et Serge Diantantu s’apprête à se rendre au Danemark, au Canada, au Togo… Et les Antilles, il y songe.

Style MindelòSERGE.jpg
Serge Diantantu est né en république démocratique du Congo. Après des études à l’académie des beaux-arts de Kinshasa, il débarque à Paris en 1981 où il travaille comme décorateur pour la télé et le cinéma.  Bouleversé par les ravages du sida dans le monde, il crée son premier album de bédé, « Attention Sida ». Le succès de cet album encourage l’auteur à poursuivre dans cette voie pour raconter la vraie histoire africaine, souvent mal connue, avec la sensibilité et le regard que seul un natif d'Afrique peut exprimer. Son style, le mindélô, donne à son dessin toute son authenticité. Serge Diantantu a poursuivi dans la bédé avec Simon Kimbangu, un héros de la lutte anticoloniale au Congo belge au début du XXe siècle. « Son histoire a été occultée… Il est mort en décembre 1951 après trente ans d’enfermement dans une pièce de 1,2 m sur 0,8m. Il mérite de belles pages d’histoire et j’ai retracé sa vie. Le public a réclamé l’album et j’ai attendu d’atteindre le terme de sa vie avant de toucher à la mémoire de l’esclavage. »

Partager cet article

Repost0
21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 14:26
Le rapport de mission sur Iamgold ne sera pas rendu public
Le secrétariat d’Etat à l’Outre-mer qui a envoyé une mission d’expertise concernant le projet minier de la montagne de Kaw, Iamgold, indique que le rapport de mission devrait être remis au secrétaire d’Etat à l’Outre-mer au début du mois de janvier. En revanche, il ne serait pas rendu public selon la rue Oudinot. Rappelons que lors du Grenelle de l’environnement, il s’en est fallu de peu pour que le projet Iamgold ne soit définitivement enterré. Jean-Louis Borloo avait en effet adopté en premier lieu cette option. C’est la réactivité du secrétaire d’Etat à l'Outre-mer qui a permis de rattraper le projet au vol en proposant cette mission d’expertise. Dont on ne connaîtra, hélas pas, les conclusions.

Partager cet article

Repost0
21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 14:23
L’ambassadeur des rhums Clément fait chevalier dans l’ordre de Saint-Fortunatdominique-de-la-Guigneraye-iPAUL-BOCUSE.jpg
Dominique de la Guigneraye a été fait le 17 décembre dernier chevalier dans l’ordre gastronomique de Saint-Fortunat par Gérard Taupet, du club Prosper Montagné. Il lui a été remis en outre les insignes et le diplôme du Mérite culinaire. Le club Prosper Montagné promeut les métiers de bouche par la qualité des produits et des savoir faire, veut maintenir les traditions culinaires et révéler de nouveaux talents dans le 9e art. La cérémonie d’intronisation de l’ambassadeur parisien des rhums Clément s’est déroulée à l’abbaye de Collonges au Mont d’Or qui accueillait pour l’occasion, le grand chef, Paul Bocuse, membre d’honneur du club. Dominique de La Guigneraye s’est dit fier d’entrer dans cette grande famille de la gastronomie française où le rhum vieux a su trouver sa place.

Partager cet article

Repost0
21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 14:15
Protestation contre la nomination d’Yves Garnier à la tête de RFOGarnierYves--CSchousboe-.jpg
Tandis que la nomination de François Guilbeau à la tête de France 2 fait des vagues — les représentants de l’Etat au conseil d’administration n’ont pas pris part à la décision —, un groupe d’ultramarins, emmenés par le conseiller économique et social José Vatin, a écrit au secrétaire d’Etat à l’Outre-mer pour se plaindre du « souverain mépris du président de France-Télévisions à l’égard des originaires d’outre-mer ». En nommant Yves Garnier à la direction générale de RFO, « la hiérarchie du groupe France Télévisions a ignoré les compétences issues de l’Outre-mer et leur a signifié qu’il ne les considérait que comme des alibis, alors qu’un discours convenu prône en permanence la diversité dans la société française », écrit M. Vatin. Les signataires de ce courrier transmis en copie à la présidence de la République ne le nomment pas, mais ils pensaient fortement à Luc Laventure, directeur des antennes TV. « Nous ne contestons pas la compétence de celui qui vient d’être nommé, mais nous nous demandons pourquoi l’un des nôtres peut être un brillant second mais jamais un bon premier. » Avec José Vatin, les signataires sont Luc Saint-Eloi, Jocelyne Macrew, Henri Hazael-Massieux, Jennifer Pelage, Jean-Jacques Seymour, Jeanine Maurice-Bellay, Johan Alphonso, Kelly Mamie, Jocelyn Renault, Patrick Théophile, Jeanne Docteur, Jacques Ambrosio, René Silo, Freddy Loyson, Roger Bigard et Roger Bortalis.

Partager cet article

Repost0
20 décembre 2007 4 20 /12 /décembre /2007 16:46
Brune  vante les Antillesbrune-l-afrique-de-luxe.jpg
Le magazine bimestriel international de la femme noire, Brune, sort pour les fêtes un nouveau numéro axé sur les Antilles. Reportage aux Lamentin de la mode qui se sont déroulés en Martinique en novembre dernier, et beaucoup de photo des créations des stylistes antillais. Un petit focus sur la Guadeloupe et ses trois tourismes (balnéaire, vert et sportif) et deux pipols de choix : Tanya Saint-Val et Christine Kelly y dévoilent leurs carnets d’adresse secrets, leurs restaus, leurs petites boutiques fashion et même leurs nids d’amour… Et puis pour le réveillon, Brune proscrit foie gras et huîtres pour prêcher un retour aux saveurs du Noël antillais, jambon nwel, pois d’angole et christophines ! Un magazine à lire, pas à manger !

Partager cet article

Repost0
20 décembre 2007 4 20 /12 /décembre /2007 15:37
Parfum de scission au Collectifdomundefined
Mardi soir, à l’issue d’une réunion du bureau, Daniel Dalin a été désigné président, Le nouveau bureau a pris acte des démissions de Jean-Claude Beaujour et de David Marty et a prononcé l’exclusion pour faute grave de l’ancien co-président, Charles Dagnet. Parallèlement à cela, Claude Ribbe a décidé de jouer la légalité et a convoqué une réunion du conseil d'administration du Collectifdom pour le courant du mois de janvier. « D'ici là je tiens à faire savoir, menace Claude Ribbe, qu'aucun membre du Collectifdom n'est habilité à communiquer ou à se prévaloir de la qualité de porte-parole sans s'exposer à la radiation pour motif grave… » Ainsi on s’oriente vers la création d’un Collectifdom canal historique et un Collectifdom canal habituel !
dalin-cut.jpgDaniel Dalin, président du Collectifdom, canal habituel
Nous avons estimé qu’il était urgent d’écarter Charles Dagnet pour que ses prises de parole ne continuent pas d’entâcher la réputation du Collectifdom. Le bureau a acté une seconde fois la démission de Claude Ribbe et a adopté la radiation de Charles Dagnet qui continue pourtant à utiliser notre site Internet. Nous l’avons exclu car, contrairement à ce qu’il affirmait par écrit, il n’a jamais déposé les documents administratifs de l’association à la préfecture de police. Maintenant Charles Dagnet refuse de soutenir Patrick Karam. Mais au-delà de la personnalité de Karam, ce sont des combats importants qui ont été engagés et Patrick Karam a fait suffisamment preuve de pugnacité pour qu’on soit indifférent à sa personne. Je condamne l’apathie des hommes politiques des Antilles qui auraient dû monter au créneau. Ils ne se rendent pas compte que les décisions prises en métropole pour les ultramarins de métropole ont des répercussions très importantes chez eux ! Karam a compris ça et il entend mener ce combat au bout. Il n’est peut-être pas un saint, mais il est intègre. Pour les étudiants, le logement, le devoir de mémoire, il a pris ces problèmes à bras le corps. Pourquoi essaie-t-on de le mettre en minorité ?
Dagnet-cut.jpgCharles Dagnet, candidat à la présidence du Collectifdom, canal historique
J’ai introduit un recours contre cette radiation. Elle me semble motivée par mon refus de soutenir Patrick Karam. Nous étions en réunion, le 7 décembre dernier, quand Patrick Karam a appelé Daniel Dalin pour l’avertir qu’on essayait de le débarquer. Nous en avons reparlé le dimanche suivant et je n’ai pas voulu me prononcer « suite aux folles rumeurs ». J’ai refusé mon soutien en expliquant que c’était un délit d’ingérence gouvernementale. Deux heures plus tard, j’apprends que Patrick Karam m’a diffamé auprès d’un collègue de travail. J’ai saisi mon avocat pour qu’il l’attaque en citation directe. Depuis le 26 juin, date à laquelle nous avons mis en place provisoirement en place la co-présidence, Daniel Dalin s’est comporté comme un commissaire quand je travaillais les dossiers. L’aérien, c’est ma grande victoire et grâce à Olivier Biancarelli, nous avons beaucoup avancé sur les états généraux de l’environnement outre-mer. Dans ces conditions j’ai demandé à Claude Ribbe de convoquer le bureau. Il me revient de prendre en main les destinées du Collectifdom et je présenterai ma candidature avec un programme très clair. Quant à Patrick Karam, il aurait du avoir le courage de dire qu’il a raté sa mission à la délégation et nous aurions pu voir comment travailler ensemble dans l’association. Le Collectifdom n’est pas sa chose.

Commentaire de Jean-Claude Beaujour, vice-président du Collectifdom jusqu'à mardi dernier (démissionnaire en raison de son engagement comme tête de liste UMP aux municipales dans le XXe arrondissement de Paris) : "Je peux dire qu'à aucun moment, lors de la rénion du 9 décembre, il n'a été question de motion de soutien à Patrick Karam. Il n'a été question que du Collectif. J'ai toujours dit le Collectif, c'est le Collectif et Karam, c'est le Gouvernement."

Partager cet article

Repost0
19 décembre 2007 3 19 /12 /décembre /2007 22:08
Smoov Sauzé, la soul alternativeundefined
Smoov Sauzé, 31 ans, alias Mike.G est le petit fils de Ghyselle Géville de Saint-Laurent. De son vivant, elle était proche de Léon Bertrand. L’un de ses oncles est Yves Charlery, élu dans léquipe de feu Edmard Lama à Montjoly. Et s’il a passé toutes ses vacances, jusqu’à l’âge de 21 ans, chez sa grand-mère ou chez son oncle, Smoov Sauzé est né à Paris et a grandi dans le XVIIIe arrondissement, au pied de la butte Montmartre. Il comprend le créole mais ne le parle pas, c’est un parisien avec l’accent et l’accent parisien dans le créole guyanais, il trouve que ça le fait pas !
Interview avec un artiste qui a envie de percer. Pour en connaître plus sur ce jeune Guyanais, www.myspace.com/smoovsauze

"Mon identification passe par les mots"undefinedOn vous a vu aux Césaire de la musique slamer en hommage au poète Aimé Césaire. Vous êtes un poète ?
Je ne suis pas un slamer, je suis un chanteur, mais mon registre est très axé sur le chant lexical, les mots. Mon album s’appelle Musico sapiens et mon clip, Submergé de spleen, un hommage à Baudelaire…
Comment qualifiez-vous votre musique ?
C’est de la soul alternative pour justifier mon mélange musical. Le hip hop, le rap, le R’n’B, l’électro, la soul, la bossa sont mon métissage artistique, je le vis comme je vis mon métissage au quotidien.
En quel langue chantez-vous smoov-brasserie.jpg?
undefined En français. Ce serait plus facile en anglais pour s’ouvrir à l’internationalisation, mais mon identification passe par les mots et je suis plus pertinent, plus performant à  le faire en français. I love you baby, c’est un peu réducteur.

Vous n’êtes pas très zouk non plus...
Non, pas du zouk… Ca me réduirait fortement. Je parle de l’amour, des femmes, mais aussi du mysticisme, de dimension sociale, de la condition de l’artiste qui doit s’émanciper face à un système. Et je chante aussi le besoin d’ailleurs. Un de mes titres s’appelle Atlantide. Il y est question de la frustration de l’artiste français qui pense qu’il rèussirait mieux ailleurs…
Vous avez eu la tentation de l’exil ?Sauze-Portrait053.jpg
J’ai été à eux doigts de le faire. Je me suis retrouvé au Canada et j’ai fait ses sons avec Sonny Black qui a travaillé avec K-Maro, Corneille et Shy’m. Pourtant, je me suis dit : non ! Faut que tu aies un bagage d’abord. J’ai pensé à repartir en Allemagne, à New York, mais en fait je veux d’abord faire grossir mon truc.
Comment vous êtes-vous retrouvé sur la scène des Césaire ? smoov-mains-regard.jpg
C’est Kalangé Tafial qui m’a sollicité. Je travaillais comme rédacteur avec lui au Da Niouz, un magazine de rap, ragga, R’n’B. C’est lui qui a fait venir les artistes des maisons de disques. Quand ses artistes m’ont vu sur scène, ils ont été surpris de voir un indépendant. Ils ont dit : «  C’est bien, le petit est là… » Ils, c’étaient Kamini, Singuila, Cyril Cinelu, Abd Al Malik, Soprano, Firmine Richard et tous les Guyanais qui étaient là…
C’est ce que vous attendiez de cette prestation aux Césaire ?
J’attendais beaucoup des Césaire… mais le passage où je chante mon texte a été coupé au montage. Quelle déception… Pour la diffusion du 26 novembre, j’avais appelé toute ma famille en Guyane… Ils ne m’ont pas vu. La dernière fois que je suis venu en Guyane, j’avais 21 ans. Ma grand-mère est décédée cette année là, il y a dix ans, et je me suis fait la promesse de ne plus revenir en Guyane comme un misérable. Je n’y reviendrais que quand je serai devenu quelqu’un. Je m’impose un exil et je voudrais que je réussisse si bien que ce soit la Guyane qui m’appelle ! Mais j’ai l’espoir…
Comment vivez-vous, quelle est votre formation ?undefined
J’ai fait deux ans de droit, mais ce n’était pas ça. J’ai passé un BTS commercial pour rassurer ma mère et, en fait, depuis je travaille comme intérimaire, vendeur en boutique, télémarketing, tout ce qui me laisse du temps de faire ma musique.
Parlez-nous de votre album...
Seize titres et dix concepteurs ! J’ai choisi les instrumentations par rapport à mes textes et aux mélodies que j’avais en tête. On a retravaillé ensemble ensuite. Moi, je suis une voix et un parolier. Mais pour la scène, je répète avec une guitare, une basse et une batterie, histoire de pouvoir donner une dimension live à mon répertoire. En février, mars, j’attaque des concerts en Ile de France, en province et je démarche les festivals.

Partager cet article

Repost0

Articles Récents