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19 décembre 2007 3 19 /12 /décembre /2007 17:30
undefinedVoyage sur la route des abolitions
La Franche-Comté, l’Alsace et la Lorraine ont en commun un patrimoine lié à l’histoire des abolitions.
Les tour opérateurs de Pontarlier, Besançon, ou Colmar proposent des circuits touristiques qui permettent de visiter le fort de Joux dans le Haut-Doubs, où périt en captivité Toussaint Louverture, la commune de Champagney en Haute-Saône, le village d’où partirent les premières doléances pour l’abolition de l’esclavage des Noirs en 1789, la ville de Fessenheim, berceau de la famille de Victor Schoelcher, l’abolitionniste de 1848, et le village d’Embermenil en Meurthe et Moselle, où prêcha l’abbé Grégoire, l’abolitionniste de 1794. Le périple mémoriel et patrimonial conçu en 2002 a reçu le soutien de l’Unesco et a pris le nom de Route des abolitions de l’esclavage. Selon l’un des concepteurs de cette route, Philippe Pichot, « les quatre sites du grand Est traduisent de manière opérationnelle et concrète l’engagement de la France dans l’esprit de la loi Taubira… »
Des figures mythiques portées au Panthéonundefined
Au château de Joux, le président de la communauté de communes du Larmont et maire de Pontarlier, Patrick Genre, se souvient avoir rallié la Route de l’abolition au moment de l’anniversaire de la mort de Toussaint, en 2003. « Nous avons compris que nous pouvions faire de ce lieu le phare de la Route de l’abolition. » Ici, dans cette petite partie de la France est concentré l’un des plus grands drames de l’humanité… », déclarait récemment Lionel Etienne, ambassadeur d’Haïti. Le président du comité régional du tourisme de Franche-Comté, Denis Sommer soutient dans cette démarche « la valorisation de figures mythiques que la France a portées au Panthéon ». « Cette route participe à l’éveil des consciences. » Doudou Diène, rapporteur spécial à l’ONU pour les discriminations, grand connaisseur de cette Route, estime que « l’esclavage a souffert de l’invisibilité » : « C’est ici, dans un pays central pour l’esclavage, ce pays où des pervers ont théorisé sur le racisme pour justifier l’esclavage, ce pays où Voltaire a investi dans la traite… que là, à Champagney, des gens ont dit non. » Pour Philippe Pichot, ces quatre sites sont emblématiques et ont une légitimité nationale. Leur proximité géographique et leur complémentarité historique permettent la délivrance d’un message complet sur l’histoire. « La question noire se résoudra sur le terrain », conclut le chef de projet de la route de l’abolition de l’esclavageundefinedFort-de-Joux.jpg
Une cellule sans fenêtre au fort de Joux, tombeau de Toussaint Louvertureundefinedcellule-de-Toussaint.jpg
Le site de la Cluse en Mijoux surveille depuis l’Antiquité la route entre la Suisse et la Franche-Comté. Au haut Moyen-âge, les sires de Joux établirent un octroi. Les deux premières enceintes datent du XIIe et XIIIe siècles. Vauban a fait de nouvelles fortifications au XVIIe siècle avant que le fort de Joux ne devienne prison d’Etat. Octave Mirabeau et Toussaint Louverture sont ses prisonniers les plus célèbres… Après la guerre de 1870, le fort est remilitarisé et celui qui n’est encore que le capitaine Joffre fait bâtir deux nouvelles enceintes. Au cours de ces travaux, la chapelle et le cimetière furent détruits et les restes des prisonniers enterrés sur place, dont ceux Toussaint Louverture, furent dispersés. « On a fait disparaître jusqu’aux cendres de notre héros national, se plaint l’ambassadeur d’Haïti venu en pèlerinage, il fallait faire oublier jusqu’à Haïti, la première république noire à un moment où il n’était pas bon de secouer le joug de l’esclavage, le joug colonial. » undefinedlionel-Etienne-devant-les-talus.jpgPassé l’enceinte Joffre de 1880, on aperçoit le château médiéval qui domine l’ensemble. Au sommet, se trouve le donjon. De grandes salles froides, des escaliers de pierre et puis une salle voûtée, (6,5 m sur 3,9 m), dont les fenêtres ont été murées sur les cinq sixième de la hauteur et barrées d’acier. Une vaste cheminée, un lit, une table, deux chaises, une troisième percée et une commode, louée chez l’aubergiste dans la vallée. Toussaint est mort ici. « Un lieu terriblement émouvant », commente sobrement le diplomate Etienne. Mirabeau, le leader de 1789 a été enfermé ici lui aussi, c’est lui qui a importé d’Angleterre les idées que ne parvenaient pas à diffuser les premières sociétés abolitionnistesautographe-de-Toussaint.jpgMais Mirabeau, gentilhomme emprisonné sous Louis VXI au fort de Joux,undefined prenait ses repas avec le gouverneur de la prison… Une salle ccueille une exposition qui relate l’histoire de Toussaint et sa fin. « La composition des nègres ne ressemble à rien à celle des Européens, je me défends de lui donner ni médecin, ni chirurgien qui lui seraient inutiles » écrit le commandant Baille au sujet de son prisonnier, le 30 août 1802. Le 9 février 1803, le commandant Amiot qui remplace Baille signale l’aggravation de son état de santé, puis le 7 avril 1803 à 11 h 30, son décès : « Je l’ai trouvé mort, assis sur sa chaise, auprès de son feu. » Inhumé dans la chapelle détruite en 1879… En 1982, les autorités haïtiennes ont fait transporter une pelletée de terre du fort de Joux en Haïti… « Au fort de Joux, il y a de la signification », indique Philippe Pichot, on ne joue pas dans le registre des polémiques nauséabondes. Ici, on parle de la question de l’esclavage et des Noirs depuis 1968 ! »

L’appel de ChampagneyundefinedLa commune de Champagney n’a pas véritablement de charme si ce n’est son église au clocher quadrangulaire franc-comtois, en forme de cloche ! Et puis sa petite Maison de la négritude et des droits de l’Homme. On commence la visite par l’Eglise car c’est là  que les habitants de Champagney ont eu la révélation. Nous sommes le 19 mars 1789, un officier de la garde du roi, Briquelert, écoute le prêtre expliquer à ses ouailles qu’elles vont devoir se mettre d’accord pour rédiger des doléances au roi. L’officier qui est un enfant du pays leur parle alors des Africains que l’on capture pour les déporter à bord de navires négriers. Son éloquence est telle que ces gens qui n’avaient jamais vu de Noirs décident de demander au roi l’abolition de l’esclavage. En fait, ils avaient tous déjà vu un Noir.l-adoration--1514.jpgSur un des murs de l’église, se trouve un tableau de l’Adoration. undefinedIl date de 1514 et représente les rois mages… « C’est un de nos semblables », auraient-ils dit en montrant Balthazar. Ainsi est né l’article 29 du cahier de doléances de Champagney. « En 1971, alors que j’étais un jeune élu, raconte le maire Gérard Poivey, un archiviste a découvert le texte. C’est alors qu’on a réfléchi pour ne pas en faire que du simple tourisme. Ca a commencé dans une salle de classe, puis en 1993, grâce à Doudou Diène, on a créé la Maison de la négritude et des droits de l’Homme et ça ne m’a pas empêché d’être réélu ! » Parrainée par Léopold Senghor dès sa création en 1971, la Maison de la négritude est l’écrin de ce document historique, l’original de l’article 29, autour duquel s’élabore une présentation détaillée de l’esclavage.undefinedfers--Champagney.jpg
Emile Emica et Paul Julan, bénévoles à la Maison de la négritudePaul-Julan-et-Emile-Emica.jpg
undefinedEn congés de fin de carrière depuis quatre ans, Emile Emica (dont l’un de ses oncles a dirigé l’ORTF en Martinique) est un ancien technicien supérieur à France-Télécom. C’est un ami d’enfance d’Alfred Almont et il vient du Vauclin. Cela fait cinq ans qu’il œuvre à la Maison de la négritude à Champagney. Il siège au comité de la Maison et est suppléent pour la Route. « Ca permet de parler un peu de nous et de nos frères d’outre-mer… C’est M. Julan qui m’a introduit… » Paul Julan, originaire de Basse-Terre, ancien du club de foot La Gauloise, est arrivé en 1960 en métropole. Employé chez Peugeot, à Montbéliard, il s’est installé à Champagney. Emile est allé le voir un week-end et ils ont créé l’Amicale des Antilles. « Au fur et à mesure que les Antillais arrivaient, on est monté en puissance. On a créé une équipe de foot et nous avons commencé nos actions avec la Maison de la négritude. » Pour Paul Julan, « cette Maison est là pour rappeler les souffrances de nos ancêtres ».

undefinedFessenheim, berceau des Schoelcherbuste-schoelcher.jpg
Depuis 1981, la mairie de Fessenheim est jumelée à la ville de Schoelcher et depuis cette époque, chaque année trois classes primaires de Schoelcher et trois classes primaires de Fessenheim se rendent mutuellement visite. Victor Schoelcher n’a jamais vraiment vécu à Fessenheim, mais c’est le berceau des Schelcher/Schoelcher.Maison-schoelcher--mus--e-de-la-Hard.jpgundefinedDans la ferme d’un de ses cousins, Gervais, les élus alsaciens ont conçu la Maison de la Hardt (du nom de la microrégion). C’est une sorte de maison musée avec des airs de brocante sympathique. On y découvre autant de chose sur les paysans alsaciens au XIXe siècle, que sur l’art de la faïence des Schoelcher que sur Victor lui-même, son père Marc, et son combat contre l’esclavage. Quelques bouteilles de rhum et autres figurines un peu doudouïstes achèvent de donner à la maison de la Hardt cet air de vide-grenier. « C’est un ensemble typique du temps des Schoelcher, explique un des animateurs bénévoles de l’association Les amis de scoelcher et maire de la commune, Emile Beringer. C’est le choix de Gaston Monnerville et le mien. Je me suis battu pour  que ça reste à Fessenheim, car c’est ici qu’on a commencé à parler vrai de l’esclavage. »maire-de-Fessenheim.jpgFessenheim a redécouvert en 1950 sa filiation avec Schoelcher, au moment de sa pantéonisation. Gaston Monnerville disait au sujet de ce musée : « que cette maison du Pays de la Hardt soit pour le village berceau des Schoelcher un lieu de réflexion où sont rtelatés toutes celles et tous ceux combattants pour la liberté et la justice, mais aussi une vitrine de l’outre-mer, digne de l’attente pour tous ceux qui y viendront en pèlerinage. »

Le curé d’EmbermenilundefinedUne route droite traverse un village légèrement vallonné. Avant l’église était placée au milieu de cette route.  Elle a été reconstruite. Ce n’est donc pas dans là qu’a prêché l’abbé Grégoire… Mais pour garder intact le souvenir du curé révolutionnaire, la mairie d’Embermenil a ouvert à côté une Maison de l’abbé GrégoirJean-Pierre-Martin--maire-Embermenil.jpge. undefined« Nous l’avons ouverte en 1989, année où l’abbé Grégoire est entré au Panthéon. On l’a fait pour mettre en avant l’action visionnaire et exemplaire d’Henri-Baptiste Grégoire », raconte Jean-Paul Martin, le maire. Le héros local est né à 4 km de là, à Veho, et c’est l’abbé d’Embermenil qui l’a éduqué avant de lui laisser sa chaire. Grégoire a été le curé du village de 1782 à 1789.Embermenil-vitrail-abolition-1794.jpgDéfenseur des droits et devoirs du citoyen, il est à l’origine de l’émancipation des Juifs de France et le précurseur de l’abolition de 1794. undefinedProfesseur de théologie avant de devenir curé en 1775, il a côtoyé Lafayette, Rouget de L’Isle, Lazare Carnot… Elu aux états généraux de 1789, député du tiers-état, il commença par dire : « Le Juif mon frère. » En 1793, il obtient la suppression de la dîme royale avant d’obtenir la fameuse première abolition de l’esclavage en février 1794. Le musée relate l’ensemble de la vie du citoyen Grégoire. Le musée explique, à travers treize vitraux, les grandes étapes de la vie de l’homme qui a créé le conservatoire national des métiers, le bureau des longitudes, celui qui a inventé les mots patrimoine, obscurantisme et instituteur… L’ecclésiastique se demandait : « Les âmes ont-elles une couleur ?"



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La maison de l'abbé Grégoire d'Embermenil recèle aussi cette brique, vestige d'un autre esclavage, celui du bagne en Guyane...
Une étape guyanaise sur la route de l’abolitionAnne-Marie-Javouhey.jpg
Une délégation de Guyanais est venue de Mana sur les traces d'Anne-Marie Javouhey (émancipatrice des esclaves en Guyane) à Chamblanc et Jallanges en Côte d'Or et a poursuivi par la visite des sites de Fessenheim, Champagney et du Château de Joux où s'est déroulé en partie le séminaire des sites et musées liés à la traite négrière, l'esclavage et ses abolitions. Ces échanges ont abouti à l’examen des possibilités de collaboration. L’organisation de la Route de l’abolition a d'ailleurs proposé un document de travail lié au projet de réseau de sites au patrimoine mondial de l'Unesco qui regrouperait les sites de Nantes, de la Guadeloupe, de Mana, de Champagney et du Fort de Joux, cette réflexion pourra s’ouvrir rapidement à d’autres sites (travail qui s'étendrait sur 3 ou 4 années). Un autre projet serait de faire correspondre une vingtaine d'élèves du Collège Berthelot en Guyane avec ceux du Lycée à Chamblanc, dès 2008, en inscrivant la Route des abolitions au programme.



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19 décembre 2007 3 19 /12 /décembre /2007 17:29
L’Europe reconnaît le rhum agricole des départements français d’outre-mer
Le Conseil des ministres de l'Union Européenne vient d’adopter un règlement portant sur la définition, la désignation, la présentation, l’étiquetage et la protection des indications géographiques des boissons spiritueuses. En ce qui concerne nos rhums, cette décision reconnaît la spécificité du rhum agricole par rapport au rhum traditionnel. Jusque là, l’Europe ne reconnaissait que la qualité de rhum traditionnel à laquelle les rhums de sucrerie comme de distillerie pouvait prétendre. Désormais, l’Europe distingue les deux produits.
La nouvelle appellation est « rhum des départements français d’outre-mer ». « La reconnaissance du rhum agricole domien comme un produit de grande qualité va constituer un atout dans la recherche de nouveaux débouchés commerciaux », souligne le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Christian Estrosi qui salue le travail du ministère de l’Agriculture pour les longues négociations qui ont abouti à cette reconnaissance.

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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 20:23
Victorin Lurel déplore l’exploitation politicienne du canular de Gérald Dahan
Après s'être fait piégé par Dahan avec publication dans France-Antilles et reprise dans le Monde, Victorin Lurel s'explique :
« Je déplore vivement l’exploitation politicienne du canular téléphonique réalisé par Gérald DAHAN qui, depuis qu’il l’a rendu public, tombe le masque et se présente finalement comme un humoriste franchement « limite » qui sert une nouvelle fois la soupe à ses amis de l’UMP.
Je réaffirme que, telle une coïncidence en définitive troublante, j’avais convenu avec le secrétariat particulier de l’Elysée d’un entretien téléphonique avec le président de la République le jour même de l’appel de M. DAHAN et ce pour discuter de la mission de Patrick KARAM, actuel délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’outre-mer, et non pour évoquer une quelconque « mission d’ouverture ». C’est la raison pour laquelle le canular a fonctionné dans un premier temps, malgré la mauvaise qualité de l’imitation de M. DAHAN.
Très vite conscient du canular, je l’ai pris d’emblée avec humour en regrettant simplement au téléphone de M. DAHAN la mise sur la place publique de considérations d’ordre privé sur mon ami Patrick KARAM. C’est en revanche M. DAHAN qui s’est montré assez peu respectueux de sa « victime » en me demandant de poser à ses côtés vendredi dernier, avant de finalement se raviser pour un motif fallacieux une fois que je m’étais rendu sur place.
Je rappelle enfin que socialiste je suis, socialiste j’ai toujours été et que socialiste je demeure, mon parcours politique, toute ma vie sans détour, parlant pour moi. Et, ferme sur mes convictions d’opposant au gouvernement, je suis pour autant partisan d’un dialogue clair, franc et constructif pour la Guadeloupe et l’Outre-mer, avec l’Etat et les pouvoirs publics, ce qui ne fait pas de moi un candidat à un maroquin ministériel ».

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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 18:52
François Guilbeau quitte RFO pour France 2
Patrick de Carolis, président de France Télévisions et le conseil d’administration du groupe ont nommé, mardi, François Guilbeau directeur général de France 2. Il est remplacé à la tête de RFO par Yves Garnier, jusqu’alors, son adjoint.
François Guilbeau est entré au sein du groupe France Télévisions en septembre 1995 en tant que directeur chargé de la coordination de France 3. Il est nommé secrétaire général du groupe en juin 1996, avant d'être nommé directeur général adjoint en charge des finances et des ressources humaines de France 3 en 1999.
Après un passage par la société GM consultants de 2000 à 2004, il revient au Groupe France Télévisions en tant que Directeur général de RFO.
Ingénieur de l'Ecole nationale supérieure des télécommunications, il a commencé sa carrière à TDF en 1978 en tant qu'ingénieur à la direction technique, puis chef du département exploitation.  Il est successivement directeur technique de Sofratev, Conseiller du président de TDF, puis Directeur général de TDF-RS en 1988. Il devient directeur du marketing et du développement de la branche Réseaux et Services internationaux de France Télécom de 1994 à 1995.
Agé de 52 ans, François Guilbeau est marié et père de trois enfants.
Yves Garnier est entré au sein du groupe France Télévisions en 1997 en tant que directeur financier de France 3, avant d'être nommé directeur général adjoint de RFO en octobre 2004.
Diplômé de l'institut commercial supérieur et d'études comptables supérieures, il a commencé sa carrière en tant qu'auditeur au sein du cabinet Constantin, avec de rejoindre en 1985 une filiale du groupe allemand Krupps en tant que responsable de la fiscalité internationale. IL a ensuite exercé les responsabilités de directeur financier chez TDF radios service et France télécom radio messagerie de 1989 à 1997.
Agé de 50 ans, Yves Garnier est marié et père de deux enfants.


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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 16:08
Le 9e Raid Amazonie aura lieu en mars 2008
Pour la 9e année, Alain Gestin organise le Raid Amazonie, une aventure en forêt primaire à vivre à pied ou en VTT. L’épreuve se déroulera du 19 au 26 mars, pendant le petit été de mars. Les VTTistes et randoneurs traverseront les plus beaux paysages, visiteront le patrimoine du bagne à Saint-Laurent. En pirogue sur le Maroni, ils rejoindront les Businengués d’Apatou. L’incentive,prévoit même un crochet par le centre spatial !
Trois parcours sont proposés : la course des singes hurleurs (25 km en huit heures), le travel Amazonia (69 km en dix-huit heures) et la piste infernale (123 km en trente-six heures). Jusqu’à présent assez confidentiel, le raid veut gagner en puissance. L’organisateur a décidé d’attirer un public nouveau et plus nombreux. Le comité du tourisme de Guyane a accepté de relayer l’information en métropole pour essayer de faire de raid Amazonie un attrait supplémentaire pour faire venir le touriste.

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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 15:38
Le 4e prix Fetkann remis hier matin au café de Floreabcedaire.jpgl-humeur-des-cannes.jpg
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José Pentoscrope, président du CIFORDOM, organisateur de ce prix littéraire dédié à « la mémoire des pays du sud, à la mémoire de l’humanité », a remis, hier matin au café de Flore à Paris, les quatre trophées de la 4e édition du prix Fetkann. Dans la catégorie Mémoire, c’est Nicole Maymat qui est lauréate avec son livre « Le bon Dieu se cache dans les nuages », aux éditions du seuil. Dans la catégorie recherche, le franco-canadien Pierre Henri Boulle est récompensé pour « Race et esclavage dans la France de l’ancien Régime », chez Perrin. Le réunionnais Jean Gauvin reçoit le prix jeunesse pour  son « Abécédaire de l’esclavage des Noirs », édité chez Dapper. Enfin, le prix poésie revient au Martiniquais Yves Untel-Pastel pour « L’humeur des cannes », chez Lharmattan. Lors de cette cérémonie, Gisèle Pineau et Fabienne Kanor, lauréats en 2004 et 2006, sont venues chercher leur prix qu’elles n’avaient pu retirer auparavant.
Interview du lauréat du prix poésie, Yves Untel-Pasteluntel-pastel2.jpg



























Qui êtes-vous ?

Je suis facteur, comme Besancenot, dans le 9e arrondissement et je viens de Rivière-Pilote ! Je n’étais pas forcément destiné à cela. J’ai été formé à la sociologie, à l’ethnologie…
Comment êtes-vous tombé dans la poésie ?
En Martinique, à la fin de mes études, vers 1982, j’ai publié dans Balan, un recueil préfacé par Roger Toumson. Mais j’ai véritablement commencé en 1987. Pour écrire, il n’y a pas toujours de temps. Il faut le trouver ! Ecrire, c’est comme respirer pour moi. Tous ceux qui sont dans l’art trouvent leur temps car c’est une impérieuse nécessité.
Sur quoi écrivez-vous ?
J’écris en réaction à ce que nous vivons, à notre société. On mérite la société qu’on se donne…
Et les cannes ? L’humeur des cannes ?
Les cannes, c’est mon enfance et l’histoire des hommes, derrière les champs de cannes. C’est la colonisation, l’histoire de nos héros, notre patrimoine qui se forge dans cet environnement. Tous nos contes puisent leurs sources dans cette réalité profonde que représente la canne. Les paysans, les gens de la terre sont au cœur du propos. Surtout avec notre terre aujourd’hui malade.
Et la mémoire ?
La mémoire n’est pas une pétrification, c’est une dynamique, une propulsion. Elle est là pour nous aider à continuer.

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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 12:32
Affaire Patrick Karam, ça casse ou ça passe entre les fêtes…KARAM--RDG-.jpg
Depuis que la nouvelle  de la démission potentielle de Patrick Karam circule, tout le landernau de l'Outre-mer s'agite à Paris.
Après le piégeage de Victorin Lurel par Gérald Dahan où le président de la Région Guadeloupe a évoqué la lettre de démission du délégué interministériel, l'Elysée comme Patrick Karam refusent de confirmer ou d'infirmer cette rumeur de démission. L'Elysée promet depuis vendredi dernier une communication offcielle rapide... Sera-ce ce mercredi au conseil des ministres ? Non, l'Elysée ne confirme pas et Karam se tait. Il reste délégué tant que le président de la République n'a pas offciellement accepté sa démission. Le proche entourage du secrétaire d’Etat à l’Outre-mer aimerait bien que Karam confirme.... Celui-ci est persuadé que l'on tait au président le dessous des cartes... Le Monde a abordé le sujet dans son édition du 17 décembre : " Le député PS Victorin Lurel piégé par un faux Sarkozy. " Il y est d'abord question de " la mission d'ouverture rattachée à Bernard Kouchner "... Puis l'article rentre dans le vif du sujet : " Les propos de M. Lurel sont surtout gênants pour Patrick Karam ". Le Monde évoque " la rumeur d'une démission à la suite d'un recadrage par Claude Guéant " et les " relations exécrables " entre Karam et Estrosi, le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer.
Embrouilles chez les marmouilles
Flairant le piège, Patrick Karam s'adresse à l'AFP tout en se refusant  à confirmer ou démentir des informations selon lesquelles il aurait remis sa démission. L'AFP source les " rumeurs de démission (...) dans les milieux proches du secrétariat d'Etat à l'Outre-mer ". Le délégué interministériel déclare que " s'il devait démissionner, c'est qu'il aurait acquis la certitude que les engagements du président de la République envers les ultramarins ne seraient pas tenus par les autorités ministérielles concernées ". Il ajouté que " il refuserait d'être l'alibi d'une inaction avouée et n'accepterait pas d'assumer une politique contraire aux intérêts de l’outre-mer ".
Si comme l’Elysée le dit, la démission n’est pas entérinée au conseil des ministres, deux scenarii sont envisageables. Ou bien sa démission est acceptée, dans ce silence, et à la rentrée on nommera un nouveau délégué comme si de rien n’était, ou bien la démission n'est pas acceptée et Karam reviendrait en force, attendant tranquillement le départ d'Estrosi à la mairie de Nice...
Gens qui pleurent et gens qui rient
Le Collectifdom a envoyé le premier un communiqué de soutien, suivi par le Comité marche 98 de Serge Romana, qui s'inquiète du " limogeage de Patrick Karam " et met en garde contre toute " décision qui, si elle se confirmait, attesterait d’une résurgence inquiétante d’un paternalisme que l’on croyait rangé avec les mauvais souvenirs du colonialisme. " Antoine Franco  président de COLL’AIR  Réunion et vice-président fondateur de COLL’AIR Mayotte exprime " la grave inquiétude des Réunionnais et des Mahorais ". " Aujourd’hui , écrit-il, des bruits courent dans les milieux Domiens qui laissent à penser que les nécessaires mesures et avancées sur les grands problèmes des centaines de milliers de Français de l’ Outre Mer portées et mises action par Patrick Karam ne recevaient pas ou plus  l’écoute gouvernementale nécessaire pour qu’elles soient conduites à bonne fin... " Claudy-siar.jpgIl va jusqu'à parler de " grave trahison, lourde de conséquences "... Dans ce concert de louanges, quelques voix pourtant discordent. On imagine le sourire de ceux qui n’ont fait qu’un bout de chemin avec Patrick Karam, Claude Ribbe, Juliette Jean-Baptiste, José Vatin, Rémi Marcin ou encore Claudy  Siar qui n'a pas oublié le combat que lui a mené Patrick Karam dans la succession de Médiatropical... Si Claudy Siar n’a pas à sa disposition la puissance supposée du Collectifdom, il dirige Tropiques FM et un média, ça pèse.

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16 décembre 2007 7 16 /12 /décembre /2007 22:38
Charles Dagnet réagit
A la suite de notre encadré sur la crise au collectifdom, Charles Dagnet  précise les faits suivants : " J'essaie de me tenir à l'écart de cette nouvelle polémique pour préserver l'association qui retrouve sa véritable assise. J'ai refusé toute communication avec la presse hormis un démenti à Eric Boulard de Domhebdo. Je laisse passer les menaces. Oui, des menaces qui ne m'impressionnent pas le moins du monde. L'association vient de franchir un pallier important en obtenant sa participation au grenelle de l'environnement, en réalisant aussi un documentaire qui passera bientôt sur le réseau France Télévisions et sur Arte. Les commissions se reconstruisent, je viens de trouver un siège social, j'ouvre à l'océan Indien et aux autres régions etc.. Quel est l'intérêt de ceux qui cherchent la polémique ? Quel est leur projet pour l'association et pour l'Outremer ?"

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14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 22:13
Occolier et Lanoix seront avisés par courrier
La commission des conflits du parti socialiste présidée par Louis Mermaz s’est réunie, vendredi après-midi, au siège du parti, rue de Solferino. Elle avait à examiner entre autres les cas de Raymond Occolier et de Marlène Lanoix, suspectés d’avoir tenu des propos homophobes. A 18 h 30, on apprenait que les deux intéressés seraient mis au courant de la décision de la commission par courrier.

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14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 21:33
Y a-t-il encore un délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’outre-mer ?karam-estrosi-biancarelli.JPGLe 13 juillet, au secrétariat d'Etat à l'Outre-mer, trois jours après sa nomination, en tant que délégué, Patrick Karam pose avec le secrétaire d'Etat et le conseiller du président.
Depuis le début de la semaine, toute la communauté antillaise s’agite autour des rumeurs de la démission de Patrick Karam de son poste de délégué interministériel à l’égalité des chances.
Ni Patrick Karam, ni l’Elysée ne confirment la vacance de la délégation et le secrétariat d’Etat à l’Outre-mer ne fait pas de commentaires. Jeudi soir, à l’occasion du Chanté noël de la rue Oudinot, Michèle Alliot-Marie et Christian Estrosi n’y ont fait allusion. Mais dans la foule des invités ultramarins, tous ne parlaient que de ça. Sans doute à cause de l’absence de Patrick Karam qui était pourtant puissance invitante. Mais pas de fumée sans feu et les premiers signes probants sont apparus dimanche 9 décembre avec un article assassin dans le Journal du dimanche sur Patrick Karam. L’article, intitulé « Qui connaît Patrick Karam ? » (allusion au "qui connaît Eric Besson ?" de Ségolène Royal), relate que M. Karam souhaiterait ni plus ni moins que le fauteuil du secrétaire d'Etat Christian Estrosi. M. Karam a annoncé son intention d’attaquer l’hebdomadaire pour diffamation.patrick-Karam.jpg
Les relations entre le secrétariat d’Etat et la délégation interministérielle ne semblent pas des meilleures. Il y a des frictions autour de la définition de la mission du délégué. Le secrétaire d’Etat considère que Patrick Karam n’est compétent que sur les ultramarins de métropole conformément à son décret d’attribution, quand le délégué estime qu’il ne saurait faire de distingo entre les ultramarins, qu’il s’agisse du prix des billets d’avion par exemple.
Une lettre de démission dans les mains de Nicolas Sarkozy
Selon nos informations, Patrick Karam a été reçu mercredi matin à l’Elysée par Claude Guéant, secrétaire général de la présidence, en présence du conseiller outre-mer du président, Olivier Biancarelli. Etait-ce une réception en urgence sous menace de démission suite à la lettre envoyée par Patrick Karam à Nicolas Sarkozy, le 6 décembre dernier ? Etait-ce une convocation disciplinaire comme certains le laissent entendre ? Il semble qu’on ait demandé, lors de cet entretien, au délégué interministériel d’avoir l’approbation préalable du secrétariat d’Etat à l’Outre-mer pour sa communication comme pour ses actions. Ce qu’il aurait refusé craignant de voir son action paralysée. Toujours est-il que Patrick Karam a annoncé sa démission avant de la confirmer par écrit le soir même. « Oui, il a transmis une lettre au président », confirme-t-on à l’Elysée où l’on ajoute toutefois que si elle est bien parvenue à son destinataire, « il n’y a pas de position pour le moment ». Donc pour l’heure, ni l’Elysée, ni Patrick Karam n’ont de déclarations à faire. Chacun voulant sans doute garder un peu de marge. Mais toujours est-il qu’il y a de l’eau dans le gaz, voire plus que de l’eau puisque certains, à Oudinot parlent déjà d’un successeur à la délégation, allant jusqu’à donner un nom, celui du Martiniquais Alain Zabulon, jusqu’alors préfet à l’égalité des chances dans le département de l’Essonne.

dallin-et-dagnet.jpgLa crise affecte le Collectifdom
Depuis dimanche 9 décembre, Charles Dagnet a été mis en minorité au bureau du Collectifdom. Conséquences, il n’y a plus de coprésidence à la tête du Collectifdom, selon Daniel Dalin, qui partageait cette coprésidence avec Charles Dagnet. « Vendredi 7 décembre Charles m’annonçait que Patrick Karam allait perdre la délégation. Comme je lui demandais d’où il tenait cette information, il s’est contenté de dire que Patrick Karam posait problème. » Depuis, je n’ai plus de nouvelles de lui. le blogger a essayé de le joindre, en vain. Charles Dagnet et Patrick Karam, jusqu’alors très très proches se seraient fâchés bien avant cet épisode, lorsqu’il a été question de nommer un successeur au préfet de Guadeloupe, Jean-Jacques Brot. Alors que Patrick karam soutenait la candidature du Martiniquais Alain Zabulon, Charles Dagnet voulait pousser celle de son patron à la mairie de Paris, Thierry LeLay…
Le retour de Claude Ribbe !ribbe.jpg
Au sein de la coprésidence, les soucis ont commencé quand Charles Dagnet a refusé à Daniel Dalin de lui communiquer la mailing liste du Collectifdom et la clé informatique du site Internet. La querelle est allée encore plus loin, puisque Charles Dagnet a demandé à l’ancien président du Collectifdom, Claude Ribbe, de bien vouloir convoquer l’assemblée générale de l’association. Claude Ribbe a ainsi appris qu’officiellement, il était toujours président de droit, les modifications n’ayant pas été déposées en préfecture contrairement à ce que Charles Dagnet avait indiqué à Daniel Dalin… Dans tout ce fratras, il n’y en a qu’une pour savourer ce vaste naufrage, Juliette Jean-Baptiste, éphémère présidente du Collectifdom.

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