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21 juillet 2018 6 21 /07 /juillet /2018 06:56

France Ô condamnée à basculer de la TNT au numérique

Les ministres de la Culture et des Outre-mer, François Nyssen et Annick Girardin, ont confirmé jeudi que France Ô basculerait bien de la TNT sur le numérique d'ici 18 à 24 mois, mettant ainsi fin à un pseudo-débat. Lors d'une réunion de travail avec une dizaine de parlementaires d'Outre-mer au ministère de la Culture, jeudi midi, le sort de France Ô sur la TNT a été évacué par les ministres, sans état d'âme, pour des raisons de "réalité budgétaire"... N'aurait-il pas été possible de renforcer les chaînes 1ère et garder France Ô ? La réponse des deux ministres a été nette : c'est non. Pourtant, ont protesté certains parlementaires, on n'a jamais donné les moyens à France Ô d'assurer sa mission de vitrine des Outre-mer dans l'Hexagone. Tous se sont accordés à dire que l'occasion avait été manquée, au moment de la nomination de Delphine Ernotte à la tête de France TV et c'était bien pratique de faire porter cette responsabilité là à l'ancien président Hollande... Il faut reconnaître que Public Sénat avec 19 millions de budget a su faire mieux que France Ô avec 26 millions d'euros... "France Ô ne doit pas être la chaînes des Outre-mer qui se regardent", a déclaré Annick Girardin...

Une fois passé le coup de massue avec cette annonce définitive, Françoise Nyssen s'est montrée de bonne volonté en ce qui concerne la valorisation des territoires. Annick Girardin aussi en parlant pour les chaines 1ère de "bases avancées". Elles ont annoncé la création d'un groupe de travail avec des parlementaires dont la mission serait d'écrire un cahier des charges pour régler le problème de la visibilité des Outre-mer sur les chaînes nationales de France Télévisions. "Face aux espoirs déçus, des exigences quantitatives, mesurables et vérifiables, indiquent les membres de la commission de concertation sur la réforme de l'audiovisuel public, pourraient être fixées par les pouvoirs publics, dans les cahiers des charges, pour assurer l’exemplarité du service public".

Cette réunion faisait suite à la publication du rapport de la commission de concertation et semble en avoir suivi scrupuleusement les recommandations.

FXG, à Paris

Le rapport de la commission de concertation sur la réforme de l'audiovisuel public

"La situation de la chaîne France Ô, qui a trop souvent fait figure d’alibi, n’est pas satisfaisante". Et si "elle produit à coûts raisonnés" et "apporte un vrai soutien à la création", "l’errance éditoriale évoquée par des salariés devant la commission, n’a pas permis à la chaîne de développer son audience", ni "d’élargir (la) représentation (des outremer) sur les programmes nationaux, ni d’ouvrir l’hexagone sur la diversité des Outre-mer".

Pour autant, il reste deux missions à France Ô : d’une part, le soutien à la création et, d’autre part, la représentation de la diversité ultramarine. "Ces deux missions pourraient être mieux remplies par d’autres outils..." Pour développer dans les Outre-mer un vrai tissu créatif dans le domaine audiovisuel, "France Télévisions pourrait s’appuyer sur les équipes de l’ex-Réseau France Outremer (RFO), présentes à Malakoff. Le rôle de cette véritable tête de réseau dans l’ensemble de l’offre de France Télévisions doit être conforté. Les modules réguliers d’informations ultramarines qu’elle réalise pour Franceinfo télévision peuvent servir de modèles."

Un portail numérique des Outre-mer, basé sur les contenus des Premières, est évoqué : il pourrait devenir le média numérique de référence des cultures ultramarines, et contribuer à l’ouverture de l’hexagone sur la diversité des Outre-mer.

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20 juillet 2018 5 20 /07 /juillet /2018 05:40

100 000 euros pour doter un concours dédié aux Outre-mer

La Fondation de François Hollande, la France s’engage, qui promeut l’engagement de la société civile dans des initiatives innovantes, solidaires et utiles au plus grand nombre, a décidé d'ouvrir un concours doté de 100 000 euros aux outre-mer, répondant ainsi à un constat du Conseil économique, social et environnemental qui a souligné à plusieurs reprises "des écarts de développement majeurs entre l’hexagone et les territoires d’Outre-mer", justifiant de fait une mobilisation nationale en leur faveur.

Le concours Outre-mer est ouvert aux structures de l’économie sociale et solidaire basées dans les Outre-mer, et qui portent un projet innovant et d’intérêt général. Le projet doit s’inscrire dans le champ de l’éducation, de la culture, de la solidarité, de l’écologie, de la santé ou de la citoyenneté. Ces actions doivent par ailleurs s’intégrer dans le cadre des objectifs de développement durable fixés par l’Organisation des Nations-Unies.

La Fondation récompensera deux lauréats par an au travers d’une dotation de 100 000 € maximum par projet (le jury se réservant le droit de diminuer la dotation en fonction de la réalité des actions présentées), un accompagnement (y compris le financement d’un voyage d’une semaine à Paris) ainsi que le label « Fondation La France s’engage ».

Le concours se déroule exclusivement au travers d’un questionnaire dédié et s’adresse aux structures (soit association, soit fondation, soit fonds de dotation, soit entreprise de l’économie sociale et solidaire) qui ont leur siège social dans l’un des territoires de l’Outre-mer, qui existent depuis 2 ans au moins, et disposent d’un budget annuel supérieur ou égal à cinquante mille euros (50 000 €).

FXG, à Paris

http://www.fondationlafrancesengage.org/les-concours/concours-outre-mer/

Calendrier

Le questionnaire est en ligne jusqu'au 15 octobre à 18 heures (heure de Paris). Les auditions en vidéo-conférence de 10 à 20 finalistes auront lieu fin janvier 2019 et la remise des prix aura lieu en février  à Paris.

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18 juillet 2018 3 18 /07 /juillet /2018 15:37

Lurel râle, Serva assume

"Propagande malhonnête", c'est ainsi que Victorin Lurel, sénateur PS et ancien ministre des Outre-mer, a réagi en découvrant l'argumentaire du gouvernement pour justifier la modulation de l'abattement fiscal de 30 ou 40 % dont bénéficient depuis 1960 les contribuables des DOM. En effet, le Livre Bleu Outre-mer justifie cette mesure en précisant que « la réforme de cet avantage fiscal s’inscrit dans le respect des recommandations du rapport sur l’Egalité Réelle outre-mer remis au Premier ministre en mars 2016 ». Et ce rapport était signé de l'encore député Victorin Lurel qui déclare aujourd'hui : "C’est sur ce point que je dénonce l’hypocrisie gouvernementale." C'est pourtant bien exact qu'une telle proposition figurait dans le rapport destiné à alimenter le texte de la loi égalité réelle outre-mer. Voici en substance ce qui est écrit : « Dans le but de corriger les inégalités internes tout en permettant un financement des plans de convergence, il pourrait être envisagé de reformer ce dispositif qui ne présente aucune logique redistributive. (...) L’État et les responsables politiques locaux pourraient ainsi, au terme d’au moins deux plans quinquennaux de convergence, envisager de mettre fin progressivement à cette disposition fiscale." La différence, insiste le sénateur Lurel est donc dans la temporalité puisque cette suppression n'entervindrait qu'au bout de dix ans...

Furieux d'être ainsi récupéré pour porter les fondations d'une mesure qui ne saurait que rencontrer l'hostilité des contribuables, Victorin Lurel a déclaré : "Je ne serai ni leur épouvantail, ni leur pare-feu, ni leur faire-valoir, ni leur alibi, ni leur punching-ball ! Je demande au gouvernement d’assumer ses choix politiques sans user de méthodes manifestement détestables consistant à déformer grossièrement ce que j’ai pu écrire en responsabilité !"

Depuis, le gouvernement et la ministre des Outre-mer ne cessent d'expliquer qu'il ne s'agira que d'une révision et non d'une suppression du dispositif d'abattement fiscal. Le député En Marche de la Guadeloupe et président de la délégation Outre-mer de l'Assemblée nationale, Olivier Serva, veut bien assumer ce choix décrié par son collègue parlementaire Lurel, mais il tempère en assurant que "il ne s’engagerait à défendre le dispositif qu’a la condition que l’aménagement du dispositif ne concerne que les 5% des contribuables les plus riches". Ca va tout de suite mieux et ce n'est pas Lurel qui le dit !

FXG, à Paris

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17 juillet 2018 2 17 /07 /juillet /2018 06:54

Une proposition de loi pour les victimes du chlordécone

Olivier Serva, député LREM, a fait enregistrer le 11 juillet à la présidence de l’Assemblée nationale sa proposition de loi tendant à la création d’un régime d’indemnisation des victimes du chlordécone en Guadeloupe et en Martinique. Ce texte veut reconnaître l’ensemble des responsabilités qui entourent le scandale du chlordécone et répondre au préjudice subi par les victimes de l’épandage du chlordécone et de ses conséquences principalement sanitaires et environnementales mais également économiques.

L’article 1er reconnaît la responsabilité solidaire de l’État et des entreprises ayant exploité les activités d’épandage du chlordécone et crée en conséquence le « Fonds d’indemnisation des victimes du chlordécone en Guadeloupe et en Martinique ». Ce fonds est bâti sur le modèle du fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante, présidé par un président de chambre ou un conseiller de la Cour de cassation à l’instar du dispositif qui a été prévu dans la loi pour le sang contaminé. Les enfants atteints d’une pathologie liée à l’exposition au chlordécone de l’un de leurs parents, les professionnels de la mer qui ont subi un préjudice économique, les personnes qui souffrent d’une pathologie résultant directement d’une utilisation du chlordécone en Guadeloupe et en Martinique, et les ayants droit de ces victimes pourront voir leur préjudice indemnisé.

Une Commission médicale autonome serait chargée les demandes et une Commission scientifique autonome rendrait son avis sur le lien direct entre l’utilisation du chlordécone et son incidence sur la pollution des sols et des rivières de Guadeloupe et de Martinique. Un délai de prescription de 30 ans serait instauré pour recourir au fonds d’indemnisation. Ce même fonds sera également affecté aux actions de dépollution et de recherches sur les sites contaminés.

Ce joli projet signé du seul président de la délégation Outre-mer de l'Assemblée nationale et  membre de la majorité présidentielle sera soumis au bon vouloir de ses petits camarades d'En Marche !. A moins que la commission des affaires sociales ne lui oppose une fin de non-recevoir sous la forme élégante d'un "article 40", pour rappeler que l'Assemblée nationale n'a pas le droit de créer une dépense qui ne soit financée. Olivier Serva reprend une proposition déposée à la fin de la dernière législature par Victorin Lurel.

FXG, à Paris

Le genre masculin du chlordécone

De mémoire de planteur, d'ouvrier agricole, d'importateurs d'intrants et plus largement d'Antillais,  on a toujours employé le masculin pour définir le chlordécone. Pourtant de puis quelques années, depuis que l'Etat sait qu'il a commis une faute en accordant une dérogation de trois ans supplémentaires à l'entreprise Lagarrigue, depuis qu'on lancé les premiers plans chlordécone, il faudrait qu'on emploie désormais le féminin, "la chlordécone", sous prétexte qu'il s'agirait désormais non plus du produit mais de la molécule ! C'est l'avocat écologiste, le Guadeloupéen Harry Durimel qui rappelle que c'est lors d'une conférence de presse que les communicants du préfet et de l'ARS ont enjoint l'opinion et la presse d'employer désormais le féminin, de dire ou d'écrire "la chlordécone". Mais parce que c'est "le chlordécone qui nous a empoisonné", s'insurge l'avocat, parce que c'est à cause de ce chlordécone que nous avons porté plainte pour empoisonnement en 2006, nous persisterons à dire ou "crire "le chlordécone"."

Histoire d'une pollution volontaire

Le chlordécone est un insecticide breveté aux États-Unis en 1952, utilisé pour les cultures de banane, de tabac et d’agrumes. Il est ensuite interdit dans ce pays dès l’année 1977 suite au constat de défaillances dans le dispositif de production et à l’observation d’une importante pollution à proximité de l’usine et d’effets toxiques sur les personnes employées à sa production. La même année, dès 1977 le rapport Snégaroff, publié à la suite d’une mission de l’INRA, avait établi en Guadeloupe « l’existence d’une pollution des sols des bananeraies et des milieux aquatiques environnants par les organochlorés » (1).

Pourtant, contre toutes attentes, son utilisation est autorisée dans les bananeraies de Martinique et de Guadeloupe à partir de 1981. L’objectif poursuivi par les autorités de l’époque motivé par les planteurs était de lutter contre le charançon du bananier. Ce n’est que le 1er février 1990 qu’une décision retire finalement l’autorisation de vente du chlordécone sur le territoire hexagonal de la France et à la demande des planteurs de banane, la vente et l’utilisation du chlordécone ont tout de même continué pendant deux ans, conformément à une disposition prévue par la loi. Puis, par une décision du 6 mars 1992, le ministre de l’agriculture, Louis Mermaz, autorise à titre dérogatoire un délai supplémentaire d’un an.

De nombreux témoignages évoquent une utilisation du produit au-delà de 1993, année à laquelle s’est terminée l’autorisation de vente du territoire dans le but d’écouler les stocks qu’il restait à écouler.

En 1999, une première campagne d’analyse des cours d’eau est menée en Guadeloupe et en Martinique par la Direction de la santé et du développement social (DSDS) et fait état d’une importante pollution de ceux-ci par des pesticides organochlorés interdits, dont le chlordécone.

LMR

Entre 2002 et 2004, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), aujourd’hui Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), est saisie du sujet et publie en 2003 deux valeurs toxicologiques de références (VTR) :

– Une limite tolérable d’exposition répétée chronique de 0,5 μg/kg p.c./ j ;

– Une limite d’exposition aigüe de 10 μg/kg p.c./ j.

De nouveau à l’étude en 2007, ces valeurs ne sont pas modifiées.

L’ANSES estime que la consommation de produits issus de circuits contrôlés (grandes et moyennes surfaces, marchés, épiceries) garantit le respect des limites maximales de résidus (LMR) qu’elle reconnaît comme suffisamment protectrices contre les risques résultant de la présence de chlordécone dans les denrées alimentaires d’origine animale. L’Agence assure qu’il est pertinent d’agir en poursuivant la diffusion de recommandations de consommation auprès des populations des Antilles.

Risques sanitaires

– Une augmentation significative du risque de développer un cancer de la prostate chez les hommes les plus exposés au chlordécone (étude Karuprostate 2004, Multigner et al. 2010, pilotée par l’INSERM) ;

– Une exposition chronique au chlordécone associée à une diminution de la durée de gestation (étude Timoun 2005, Kadhel et al. 2014, pilotée par l’INSERM) ;

– L’association d’une exposition pré et post natale au chlordécone à des effets négatifs sur le développement cognitif et moteur des enfants de 7 mois (étude Timoun 2012, Dallaire et al. 2012, pilotée par l’INSERM) ;

– La forte contamination des produits de la mer et d’eau douce, que l’on peut trouver dans les circuits de commercialisation malgré les interdictions de pêcher applicables dans certaines zones (études RESO Martinique 2005 et RESO Guadeloupe 2006, pilotées par le CIRE).

Etudes scientifiques

Dans le cadre du troisième plan national d’action chlordécone (PNAC) établi par le gouvernement pour la période 2014-2020, l’ANSES a finalisé en 2017 l’étude « Kannari : santé, nutrition et exposition au chlordécone aux Antilles » mise en place en 2011. Les conclusions du rapport sont les suivantes : « l’approvisionnement alimentaire dans les circuits non contrôlés (autoproduction, dons, bords de route) peut entraîner une exposition au chlordécone supérieure à celle liée aux modes d’approvisionnement en circuits contrôlés (grandes et moyennes surfaces, marchés, épiceries) (2) ». Ainsi, selon l’ANSES, les individus les plus exposés s’approvisionnent pour moitié (Martinique) et en majorité (Guadeloupe) via les circuits courts et informels, alors que cette tendance d’approvisionnement est moins marquée chez les individus les moins exposés.

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14 juillet 2018 6 14 /07 /juillet /2018 06:16
Défilé de volontaires

Le SMA sur les Champs

Les 42 volontaires du service militaire adapté qui défileront le 14 juillet sur les Champs-Elysées, ont été reçus mercredi au ministère des Outre-mer. La ministre Annick Girardin, entourée de parlementaires, les a réunis dans les jardins de la rue Oudinot pour saluer le choix du président de la République et du gouverneur militaire de Paris, "une nouvelle preuve que les outre-mer sont constitutifs de l'identité nationale." Ils viennent des trois régiments du SMA de la Guyane, de la Guadeloupe et de la Martinique, parce que "héros invisibles", ils ont été pleinement mobilisés en septembre dernier dans la gestion post Irma et Maria aux Antilles. Ils viennent aussi de Mayotte où après dix ans d'existence, le bataillon du service militaire adapté est devenu régiment et accueille désormais quelque 600 volontaires. En 2011, année des Outre-mer en France, tous les régiments du SMA avaient défilé. Ce dimanche, ce sont ces 42 militaires qui clôtureront le défilé.

FXG, à Paris

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14 juillet 2018 6 14 /07 /juillet /2018 05:05
Hulot et la montagne d'or

Nicolas Hulot dénonce l'inutilité et la dimension du projet de la Montagne d'or

Enjoint par le député Serville d'aller convaincre le président de Macron de s'opposer à la mine d'or, Nicolas Hulot a parlé mardi devant les députés d'un "projet en trompe-l'oeil et dont la part de bénéfices ne profitera pas à nos concitoyens".

La réunion de la commission du développement durable de l'Assemblée nationale, le 10 juillet, a été l'occasion pour le ministre de la Transition écologique qui était auditionné, de dire tout le mal qu'il pensait du projet de la Montagne d'or. Le député GDR de Guyane, Gabriel Serville, qui réservait jusqu'alors sa position définitive sur le projet (voir notre édition du 9 juin) s'est montré direct en enjoignant le ministre ("Ce n'est pas une question, c'est une invitation", a dit le député) de "convaincre le président de la République de renoncer à ce projet", Nicolas Hulot s'est montré plutôt disert et surtout tranché sur ce sujet. Alors que la consultation publique a pris fin le 7 juillet dernier et que le secrétaire d'Etat, Sébastien Lecornu, doit se rendre en Guyane pour assister à la restitution des conclusions de ce débat public d'ici la fin juillet, Nicolas Hulot a clairement fait comprendre son opposition à la Montagne d'or. Il a argumenté sur "l'inutilité et la dimension de ce projet" : "J'aimerai, a-t-il énoncé, que dans le débat et l'instruction qui est en cours apparaisse clairement à tous ces élus (qui ont souhaité et voulu ce projet, ndlr) que ce projet est démesuré et n'aura pas les bénéfices sociaux et encore moins économiques que l'on a présenté sur le papier !"

Implication dans l'ombre de Nicolas Hulot

Le ministre assure même qu'il sera "totalement mobilisé pour que, un peu comme à Notre-Dame des Landes, apparaisse spontanément et naturellement l'inocuité de ce projet". Il est allé plus loin encore dans son argumentaire en jouant les Cassandre : "Quand l'Etat et les acteurs vont se rendre compte du coût pour les citoyens, notamment de l'investissement en plusieurs centaines de millions d'euros pour le raccordement électrique de la mine,  les arguments économiques vont fondre comme neige au soleil !" Et si Nicolas Hulot a assuré ne pas être "fermé sur le principe aux mines d'or", il assure qu'en l'occurrence, il s'agit d'un "projet en trompe-l'oeil et dont la part de bénéfices ne profitera pas à nos concitoyens". Le ministre de la Transition écologique a regretté que les défenseurs du projet n'aient pas pris par au débat organisé par la CNDP. Nicolas Hulot a conclu son intervention par ces mots qui ont étrangement retenti dans la salle de la commission : "Vous connaissez mon sentiment sur ce projet et mon implication qui ne se fait pas forcément dans la lumière mais qui peut se faire parfois dans l'ombre.

Si Emmanuel Macron a annoncé qu'il attendrait l'automne et les résultats du débat public pour "prendre position à ce moment-là", Nicolas Hulot n'aura pas eu la même patience, fusse-t-il dans l'ombre de Jupiter !

FXG, à Paris

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14 juillet 2018 6 14 /07 /juillet /2018 04:49
Jeunes ambassadeurs de l'engagement associatif

Les jeunes ambassadeurs de l'engagement associatif à Paris

Les six lycéens de Guadeloupe (Luane Delannay, Thaïna Samé et Mathéo Cétout) et de Martinique (Estelle Magloire, Lauryn Lauréat et Alexane Ozier-Lafontaine) intégrés par Jean-Marc Mormeck dans le dispositif des jeunes Ambassadeurs de l'engagement associatif sont arrivés lundi à Paris.

Ils ont d'abord déjeuner avec Eric Cayol, le chef de cabinet de la ministre des Outre-mer, qui est passée les saluer, puis ils ont visité le Sénat. Mardi après-midi, ils ont été reçus à l'Elysée par le conseiller Outre-mer d'Emmanuel Macron, Stanislas Cazelles, puis à Matignon par le conseiller Outre-mer d'Edouard Philippe, Xavier Brunetière (photo). Ils ont depuis démarré leur programme commun de formation avec les 30 autres jeunes ambassadeurs, préalable à leur voyage aux Etats-Unis en novembre prochain.

 

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14 juillet 2018 6 14 /07 /juillet /2018 04:18
C'est sur la terrasse donnant côté jardin que le chef de l'etat et Mme Première dame ont reçu leurs invités parlementaires, présidents de collectivités territoriales, maires ou présidents d'ECPI à dîner

C'est sur la terrasse donnant côté jardin que le chef de l'etat et Mme Première dame ont reçu leurs invités parlementaires, présidents de collectivités territoriales, maires ou présidents d'ECPI à dîner

Retour en images sur le dîner ultramarin à l'Elysée du 27 juin

Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, et la maire de Basse-Terre, vice-présidente de la Région Guadeloupe et ancienne ministre de l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard

Les présidents des EPCI Centre Martinique et Espace Sud Martinique avec Emmanuel Macron

L'ancien sénateur Jean-Paul Virapoullé, le député FI Jean-Hugues Rateon et la députée GDR Huguette Bello dans la salle des fêtes de l'Elysée.

Le sénateur de Martinique Maurice Antiste et la députée de Martinique Josette Manin

Emmanuel Macron et Isabelle Patient

Le député de Nouvelle-Calédonie Philippe Dunoyer (debout) et Néko Hnepeune, président de la province des îles Loyauté.

A la table de Gabriel Serville...

Claude Lise, président de l'Assemblée territoriale de Martinique, et le délégué interministériel Jean-Marc Mormeck

Le président à la table de Jean-Michel Blanquer, le sénateur Antoine Karam, le conseiller de la ministre des Outre-mer Eric Cayol, la député Huguette Bello et le chef du service politique de France Ô William Kromwell

Le président de la délégation Outre-mer de l'Assemblée nationale et député En Marche Olivier Serva avec M. et Mme Première dame

Didier Robert, président de la Région Réunion, avec le chef de l'Etat

Le président avec les députés réunionnais Jean-Hugues Ratenon et Nathalie Bassire

L'eurodéputé Younous Omarjee (Réunion), le député Philippe Dunoyer (Nouvelle-Calédonie) et les sénateurs Patient (Guyane) et Dindar (Réunion)

Sénateur et député de Guadeloupe En Marche, Dominique Théophile et Olivier Serva

Le président de la CTM Alfred Marie-Jeanne, le président de la Région Réunion Didier Robert et le président du conseil départemental Soibahadine Ibrahim Ramadani

La députée de la Réunion et ancienne ministre des Outre-mer Ericka Bareigts et le ministre d'Etat, ministre d'Intérieur Gérard Collomb

Helène Vainqueur-Christophe, députée PS de Guadeloupe, le chef de l'Etat, Josette Borel-Lincertin, présidente PS du Conseil départemental de la Guadeloupe, et Justine Benin, députée Modem de la Guadeloupe

Daniel Gibbs, président de la collectivité territoriale de Saint-Martin et Corina Cretu, commissaire européenne à la politique régionale

Georges et Isabelle Patient avec le président et la présidente Borel en fond

Le sénateur PS Victorin Lurel, la députée PS Hélène Vainqueur, le président et le premier vice-président de la Région Guadeloupe Ary Chalus et Guy Losbar

Les conseillers d'Annick Girardin Gaelle Nerbard et Fabrice Thibier face à Emmanuel Macron

Josette Borel-Lincertin, présidente du conseil départemental de la Guadeloupe et Brigitte Macron

Le président avec les alliées d'Ary Chalus

Le sénateur de Saint-Martin Guillaume Arnell, le président de la CTG Rodolphe Alexandre, le président de la Région Réunion Didier Robert, le sénateur de Guyane Antoine Karam, et le président de la CTM Alfred Marie-Jeanne

Claude Lise et Emmanuel Macron

Le préfet Gustin entre le président Macron et le député de Guyane Serville

Le président Macron et le sénateur Karam

Les députés LR Mansour Kamardine (Mayotte) et David Lorion (Réunion)

Les députés GDR de Martinique Philippe Nilor et Manuela Kéclard-Mondésir entourent le sénateur de la Guadeloupe et ancien ministre des Outre-mer Victorin Lurel

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13 juillet 2018 5 13 /07 /juillet /2018 06:57
Claire Bourgeois, directrice de l'ILERI

Claire Bourgeois, directrice de l'ILERI

Un diplôme de Coopération Internationale des outre-mer et environnement

L’ILERI, établissement d'enseignement supérieur spécialiste des relations internationales, a inauguré sa nouvelle formation Bac + 5 "MPI Coopération Internationale des outre-mer et environnement" mardi 3 juillet au Sénat. Il s'agit, selon la directrice de l'ILERI, Claire Bourgeois, de la première formation française dédiée aux outre-mer. "En ouvrant cette formation de niveau Bac+5, a déclaré le sénateur Magras, vous corrigez ce qui constituait jusqu'alors une anomalie et je vous en remercie." Les outre-mer, que ce soient les territoires terrestres ou maritimes, sont les grands absents de l'enseignement supérieur français. La formation proposée par l'ILERI entend répondre à ce manque d'expertise sur les questions liées aux outre-mer. "Il s'agit pour nous de former une nouvelle génération de citoyens et d'experts engagés qui soient capables d'appréhender les enjeux représentés par les différents bassins géostratégiques des outre-mer et de favoriser une coopération internationale pour un développement raisonné et durable."

Cette formation est accessible entièrement à distance, mais peut être aussi suivie à Paris La Défense pour ceux qui le souhaitent. "Grâce à notre plateforme participative, explique Claire Bourgeois, nous allons pouvoir favoriser la collaboration à distance et l'intelligence collective." Le diplôme en ligne de mire valide le titre RNCP de niveau I "Manager de Projets Internationaux", titre reconnu par l'Etat. La formation est accessible sur concours après un Bac +4. Les débouchés offerts par ce diplôme touchent le secteur public et privé, dans des positions de cadres et chargés de projets en lien avec les outre-mer. "Les étudiants et diplômés seront à même de travailler pour accompagner la valorisation des outre-mer sur la scène française, européenne et internationale." A savoir tout de même, les frais de scolarité sont de 7600 euros par an.

FXG, à Paris

http://www.ileri.fr/formation/bac5-relations-internationales/mpi-cooperation-internationale-outre-mer-environnement/

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13 juillet 2018 5 13 /07 /juillet /2018 06:51
Alfred Marie-Jeanne et Me Ursulet au palais de justice de Paris le 22 mars dernier

Alfred Marie-Jeanne et Me Ursulet au palais de justice de Paris le 22 mars dernier

Premier revers pour Alfred Marie-Jeanne dans l'affaire Green Parrot

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a confirmé le 5 juillet dernier la décision du juge d'instruction parisien de rendre un non lieu dans la plainte déposée par Alfred et Maguy Marie-Jeanne contre le procureur de Fort-de-France pour faux en écriture publique. Les deux plaignants soutenaient que le parquet avait commis un faux en mentionnant dans la réquisition d'enquête adressée à la direction interrégionale de la police judiciaire au Lamentin la date du 19 avril 2010, alors que le tampon apposé sur la réquisition indiquait le 21 mars 2010. Les deux plaignants expliquaient par ailleurs que ces faits avaient été commis dans le cadre de la procédure judiciaire diligentée à leur encontre au début de l'année 2010 et qui a abouti le 3 mars 2015 à leur renvoi devant le tribunal correctionnel pour y être jugés des chefs de "faux dans un document administratif, usage de faux en écriture et prise illégale d'intérêt par un élu public" dans l'affaire dite "Green parrot", du nom de cette école reconstruite par la Région Martinique en Dominique. Pour justifier sa plainte, Alfred Marie-Jeanne expliquait que cette double datation le mettait dans "l'impossibilité de connaître la date exacte du premier acte de poursuite susceptible d'interrompre le délai de prescription." Le 23 juin 2017, un mois après l'ouverture de l'information judiciaire, le juge d'instruction rendait une ordonnance de non lieu.

Le 5 juillet dernier, la chambre de l'instruction a confirmé ce non lieu et justifié ainsi son choix : "Le caractère illégal de cet acte (la mauvaise date; ndlr) n'a pas été constatée par une décision définitive de la juridiction répressive saisie de la poursuite"... En effet, lors de l'audience consacrée au fond de l'affaire Green parrot au tribunal correctionnel de Paris le 22 mars dernier, le tribunal a annulé l'ordonnance du 3 mars 2015 —le renvoi des prévenus devant le tribunal correctionnel — et renvoyé le dossier à un nouveau juge d'instruction parisien spécialisé en matière financière et non des moindres... Alfred Marie-Jeanne, déjà aux prises à la procédure judiciaire liée à l'administration du MIM, pensait en avoir fini avec ce dossier. Cette récente actualité judiciaire démontre qu'elle ne fait que commencer.

FXG, à Paris

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