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19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 18:27
Le rendez-vous parisiens des élus d’outre-mermille-participants-au-congr--s.jpgLa journée des élus d’outre-mer à l’hôtel de ville inaugure traditionnellement le congrès des maires de France et annonce généralement aussi la venue du froid sur la capitale. Cette année, les municipales sont dans trois mois...
Invités à venir débattre de l’environnement et du développement durables, un millier d’élus ou collaborateurs de collectivités locales ont débarqué de tous les outre-mer français pour y participer. Ils sont 231 de la Martinique, 198 de la Guadeloupe, 161 de la Guyane… A la tribune, les orateurs se succèdent pour évoquer la promotion des énergies renouvelables, la gestion des déchets… Alphonse-Pinville--Maurice-Antiste--Philippe-Nubul.jpgDans les couloirs, les gens se retrouvent. Maurice Antiste, maire du François le conçoit ainsi : « Ca nous permet de rencontrer les autres et de confronter nos expériences, de rencontrer surtout les élus des profondeurs de la France, pas des grandes villes ! Et c’est aussi l’occasion de venir à la rencontre des Franciscains de Paris. » Il les  a rencontrés à l’université de Nanterre, samedi dernier. Un
Andr---Su--dile.jpgultramarin de Paris, président d’une association, fait une remarque acerbe sur ces mille congressistes : « C’est du gaspillage… Buffet, BHV et toute la clique… » La députée de Paris, George Pau-Langevin, en charge jusqu’à l’an passé de cette journée avec le maire de Paris, est venue assister aux débats : « Je ne suis pas une élue d’outre-mer mais je suis tout ça avec une attention particulière. C’est un rendez-vous précieux où l’on parle des problèmes qui nous concernent. Et puis il y a une forme de considération d’être reçu à l’hôtel de Ville. » André Suédile, conseiller municipal de Basse-Pointe, n’est pas content : « Il n’y a pas assez de chaises mais on savait le nombre ! Ce n’est pas sérieux. Il est difficile de trouver de l’intérêt à ces débats, debout et sans confort… J’ai laissé mon travail pour venir... Je suis animé de bonnes intentions mais là, je me pose des questions. »
Il a manqué de cintresJoachim-Bouquety--Othily--Karam--Pierre-Elien--Fagour.jpg
« C’est un moment de rencontre et d’échange et en plus nous en profitons pour voir les Riverains de France, s'enthousiasme
Joachim Bouquety, maire de Grand-Rivière. Je les ai vus samedi, dans une grande fête à Garges les Gonesses. Il y avait 400 personnes ! » Cette année, Joachim Bouquety a une mission particulière. Il va essayer de rencontrer les élus d’une petite commune rurale de métropole qui a donné 2 000 euros à sa commune après le passage de Dean... Lucien Pierre-Elin n’est pas élu. Ce Foyalais est le directeur général du groupe Datex : « J’accompagne toujours les élus au congrès des maires. C’est le moment de les rencontrer et de partager nos expériences dans le domaine de la restauration scolaire. » La Datex assure ses services de restauration collective en Martinique, Guyane et Guadeloupe... Raïza Fagour est chargée de communication à la mairie du François : « C’est mon tout premier congrès. Je découvre. Et je rencontre des collègues car il n’y a pas que des élus. » Raphaël Vaugirard, le dircab du maire de Trinité, M. Manscour, apprécie « ce Jean-Pierre-Roumillac--AMG---Jacques-Pelissier--pdt-AMF-et-Serge-Larcher--AMM-.jpgmoment de retrouvaille de l’outre-mer » : « On n’a pas souvent l’occasion de sortir de notre insularisme. On a beaucoup d’expériences et de savoir-faire à échanger et de relations à tisser. »
Serge Larcher, à la tribune, vante une journée comme celle-ci qui doit permettre de mettre en commun les demandes des outre-mers. « Nous avons intérêt à avoir une démarche commune. » Anicet Thurinay est heureux de voir le succès de cette journée de l’outre-mer : « Il a manqué de cintres au vestiaire ! »
Dernier congrès avant électionsLarcher-tribune.jpg
« A tous ceux qui vont laisser à l’appréciation des électeurs leur candidature, je dis bon vent ». La phrase de Serge Larcher se voulait sympathique et œcuménique et «  ça a dû mettre la puce à l’oreille à certains », selon  Anicet Thurinay « Les élus ont toujours les élections en tête, mais ceux qui en parlent le plus sont ceux qui aspirent à être maires. Les maires en place sont plus tacites. Un maire qui fait campagne six mois avant l’élection est un maire qui a peur. » Bel aphorisme du vieil élu martiniquais dans l’ambiance de ce congrès des maires… « Il y a tout le monde et les candidats potentiels aussi sont là, remarque Serge Larcher. Il y a Robert-Racon-sous-les-ors.jpgceux qui viennent voir comment ça se passe et glaner des infos. Car au congrès, on trouve plein d’infos, de la documentation utile aux candidats… Mais c’est encore trop tôt. Ils y pensent, y travaillent, il y aura Noël et, après Noël, ça sera reparti comme en 14 ! » Joachim Bouquety est serein aussi. Il sait que ses challengers, l’ancien maire de Grand-Rivière, M. Deshauteur et l’opposant Arthur Trebot l’attaqueront. « On est prêt à 200 % ! » Le maire de Bouillante Robert Racon retourne au combat aussi. Contre qui ? « Le retour de Philippe Chaulet et de l’éternel challenger Jean-Claude Malo. » Aux Abymes, on en parle Mme la conseillère municipale ? Alexandrine Moueza fait la moue : « Ca ne parle pas tellement élections. Les gens sont préoccupés par l’environnement…. » Georges-Patient--Habdallah-Hassani--Am--lius-Hernandez.jpgDaniel Marsin ne dira rien d’ailleurs… Roger Karam, élu à Saint-Laurent du Maroni, fait de même : « Les gens ne parlent pas d’élections. Ils le font le plus tard possible. Là, ils n’en sont qu’à affûter les couteaux ! Personne ne s’est déclaré à Saint-Laurent. » Amélius Hernandez, élu du Gosier, n’est pas de cet avis : « On est obligé de parler élections. Il y en a qui sont là pour la dernière fois… » Le maire de Grand-Santi est très serein : « Beaucoup de Guyanais seront réélus. Moi, je serai Georges-Patient--Georges-Othily.jpgréélu comme Georges Patient à Mana ou Léon Bertrand à Saint-Laurent. Dans l’ouest guyanais, pas de problème, comme pour Roumillac à Matoury. Cayenne… Je sais pas trop. » Au Prêcheur, Henri Orlé assure que l’élection n’est pas au programme du congrès : « Le moment venu, on sera dans la bataille. Roger Nadeau est confiant et moi, ca fait 25 ans que je suis là, depuis le temps de Joyeux ! » Le maire de Mana,Jean-Sousseing--elin-donineaux--Maximin-Louison.jpg Georges Patient est persuadé que tout le monde à les élections en tête : « Ces élections vont être de véritables guerres intestines. Ce ne sont plus des guerres de partis, mais des dissensions internes. A Cayenne, à Pointe-à-Pitre, au Gosier, et en Martinique. Je ne pense pas que moi je serai en pareille situation… » Jean Sousseing de Goyave partage cette opinion : « Les gens sont plutôt axés sur les élections. On échange les adresses… Moi, je serai là l’an prochain parce que mon maire va repasser ! »
Ils ont dit
estrosi-fxg.jpgChristian Estrosi, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer
Aux Antilles
« Ce qui s’est passé en Guadeloupe ne doit plus se reproduire. La résolution de la question des déchets dans ce département, dépend pour l’essentiel, de la mise en place d’une filière de traitement, qui n’a que trop tardé.
L’heure n’est plus aux polémiques, il devient extrêmement urgent de résoudre cette question fondamentale. L'Etat, au travers de Office national des eaux et milieux aquatiques, et des crédits européens soutiendra les réalisations que vous aurez décidées de créer… je me suis engagé très fortement pour apporter toutes les réponses possibles, sur la question de l’utilisation du chlordécone. Je veux que justice soit faite pour rétablir la vérité entre les communications excessives qui ont fait un tort considérable, en effrayant les citoyens et en portant atteinte à toutes les productions, y compris celles de qualité et la réalité des faits… Après avoir semé la confusion dans les esprits ; les excuses ne sont apparues qu’en filigrane…je veux plus de transparence. J’ai demandé aussi le renforcement des contrôles et en même temps je veux vous garantir qu’entre la santé et l’économie, je ne tergiverserai jamais. Mon devoir est de dire que les Antilles sont belles et qu’elles ont des produits de qualité, tout en travaillant au développement d’une nouvelle agriculture.
En Guyane
« Vous avez manifesté le souci profond de préserver votre biodiversité. Un premier résultat significatif a été obtenu dans les actions entreprises pour protéger les ressources et l’environnement. Un plan d’accompagnement du parc Amazonie, doté de 65 millions d’euros a été élaboré. Les 5 communes concernées l’ont signé et les ultimes négociations avec le Conseil général sont en cours pour l’adoption définitive de ce plan. Des actions de vive force ont été aussi entreprises pour lutter contre la pêche illégale dans les eaux territoriales de la Guyane, pour faire cesser le pillage de vos ressources halieutiques. Ces actions commencent à porter leurs fruits et nous ne baisserons pas la garde. Au cas particulier des dossiers miniers, je vous indique qu’à la suite du Grenelle de l’environnement, l’envoi d’une mission d’expertise complémentaire, sur le projet minier CAMBIOR, et que j’avais d’ailleurs proposé, a été retenu. J’ai formulé au ministère de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables, mes propositions pour la composition de cette mission. Celle ci se compose de représentants de l’inspection générale de l’administration, de l’inspection générale de l’environnement, et du conseil général des mines. Conformément à mes engagements, elle associera également les scientifiques référents, qui m’ont été proposés par les ONG. »
Anicet Thurinay, maire de Gros-Morne
« J’étais président de l’association des maires de Martinique quand on a mis en place cette journée avec Michel Giraud, alors président de l’AMF. On se sentait noyés au milieu des élus métropolitains. Maintenant, nos revendications remontent au moement du congrès et elles font leur chemin à travers l’AMF. Cette année, le thème aurait dû être compartimenté car on ne peut en une journée traiter tous ces problèmes. Mais cela permet de balayer l’ensemble et de voir l’importance de la tâche. On n’a pas attendu ce congrès pour travailler et aujourd’hui, la Martinique est déjà un laboratoire d’expérimentation en matière d’énergie et de déchets depuis longtemps. Il nous manque juste des moyens pour atteindre les objectifs. L’AMF et nos élus nationaux doivent faire remonter le message. »



Jean-Claude Cadenet (DGOM), Jean-Pierre Roumillac (président de l’association des maires de Guyane), Bertrand Delanoe, maire de Paris.





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Michel Moreau, conseiller municipal de Grand-Rivière, son cousin Cyril Moreau, adjoint au maire, Joachim Bouquety, maire, et André Brimingham, conseiller municipal.





Yvan-Poulaille-et-Raphael-Vaugirard.jpg


Yvan Poulaille, adjoint au maire de Saint-Joseph, et Raphael Vaugirard, directeur de cabinet de Louis-Joseph Manscour à la mairie de Trinité.











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Chrisitian Ravi, conseiller municipal du Prêcheur et dépositaire France-Antilles, Henri Orlé, adjoint au maire du Prêcheur, Patrick Joseph conseiller municipal du Precheurs.

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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 13:17
Environnement et développement durables au cœur du congrès des maires
Ce matin débute le 90e congrès des maires de France et, comme d’habitude, les maires de l’outre-mer sont, ce lundi, les invités de la mairie de Paris pour la première journée du congrès qui se déroule pour l’ensemble des maires de France à la porte de Versailles jusqu’à mercredi.
Ouvert par Bertrand Delanoë, maire de Paris et Jacques Pélissard, président de l’AMF, la séance inaugurale proposera une réflexion sur la promotion des énergies renouvelables. Théodore Roumillac, président de l’Association des  maires de Guyane, et Serge Larcher, président de l’Association des maires de la Martinique, seront les animateurs, tandis qu’à la tribune devraient intervenir Jean-Louis Bal (direction des énergies renouvelables à l’ADEME), Gabrielle Louis Carabin, maire du Moule (Guadeloupe), un représentant de la Simar (Martinique), Eric Gay, maire de Mont-Dore (Nouvelle Calédonie), Robert Racon,maire de Bouillante (Guadeloupe), Jean-Yves Langenier, maire du Port (La Réunion), Suzanne Pons, déléguée régionale de l’ADEME (Guyane), et des représentants du ministère de l’Outre-mer.
Suivra ensuite un débat sur la gestion des déchets, animé par Jean Laguerre, président de l’association des maires de Guadeloupe, et Jean-Louis Lagourgue,président de l’Association des maires de la Réunion. Pour répondre à la question « face à des contraintes spécifiques, quels  outils ? », Yvon Pacquit,adjoint au maire de Fort-de-France et représentant de la CACEM, Jacques Ravaillault (ADEME), Guillaume Duparay (Eco-Systèmes), René-Louis Perrier (OCAD3DE) interviendront avant la clôture des travaux par Christian Estrosi, secrétaire d’Etat, chargé de l’Outre-mer. Nos élus seront ce soir les hôtes de Michèle Alliot-Marie, place Beauvau. Ils seront ensuite reçus au Sénat, mercredi soir, par Christian Poncelet, puis au secrétariat d’Etat à l’Outre-mer pour un déjeuner avec Christian Estrosi, jeudi.

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17 novembre 2007 6 17 /11 /novembre /2007 15:27
Une stèle pour les victimes du crash de Maracaïbo au Père-Lachaise
Une stèle aux 156 victimes du crash du 16 août 2005 a été inauguré au Père-Lachaise, samedi.
Samedi matin, l’Association des victimes du crash aérien de Maracaïbo (AVCA) a inauguré une stèle dédiée à la mémoire des 156 personnes décédées le 16 août 2005 à Maracaïbo. La mairie de Paris a libéré au cimetière du Père-Lachaise un espace dans le jardin du souvenir, juste à côté de la stèle dédiée aux victimes de l’accident d’avion de Charm El Cheikh. Georges Vankapaten a fait le déplacement depuis la Martinique, avec la responsable « mémoire », de l’AVCA. Dans la foule, nombreuse, au milieu des familles des victimes, des personnalités sont là : le délégué interministériel Patrick Karam, la tête de liste UMP du XXe, Jean-Claude Beaujour,la conseillère régionale Jeanine Maurice-Bellay, Charles Dagnet et Daniel Dalin du Collectifdom, Le représentant du maire d’arrondissement, M. Rosenfeld, et le nouveau délégué général à l’outre-mer de la mairie de Paris, Jean-Michel Cadenet. La FIVA et la FENVA, associations nationales de victimes d’accidents aériens, ont envoyé des représentants. barouin-karam-et-plus.jpgDevant la stèle encore couverte, les gens se succèdent au micro. François Baroin qui avait vécu intensément le drame au côté des Martiniquais, a tenu à partager ce moment avec les familles des victimes. Il est venu « en ami », précise le député de l’Aube avant d’ajouter sobrement : « Le tombeau des morts, c’est le cœur des vivants. »
« Vous n’êtes pas seuls »
Patrick Karam salue le travail de l’AVCA, « pour la dignité et la mémoire, mais pour faire en sorte que cette catastrophe ne puisse plus se reproduire ». Pour Georges Vankapaten, « cette tragédie est due à l’avidité et à la négligence, le mémorial est là pour le rappeler ». commemoration-1.jpgIl insiste sur la recherche de la vérité et l’amélioration de la sécurité aérienne qui reste un des fondements de l’AVCA. Daniel Hiersault, « le membre de l’AVCA le plus actif en métropole », selon Georges Vankatapen, évoque un mémorial comme le témoignage d’une action solidaire de l’ensemble de la communauté franco-antillaise. « Le déplacement de l’équipe de France de football a fait de cet accident un drame national, l’hommage des présidents Chavez Chirac en a fait un événement international… Le message est le suivant : vous n’êtes pas seuls ! »
La stèle comporte les noms des victimes, mais elle mentionne aussi d’autres accidents d’avion. La liste débute avec le crash de 1962 en Guadeloupe pour s’achever avec l’accident de Mooréa, en août 2007. Le mont Saint-Odile, Saint-Barth, Charm El Cheikh… La liste est longue, comme celle des noms. Deux ans, trois mois et deux jours plus tard, on frissonne encore.

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16 novembre 2007 5 16 /11 /novembre /2007 20:02
L’arrêté interministériel de catastrophe naturelle publié au JO
L’état de catastrophe naturelle est donc reconnu pour les 34 communes de la Martinique, ainsi que pour 20 des 22 communes de la Guadeloupe qui en ont fait la demande. Le secrétariat d’Etat à l’Outre-mer rappelle que pour les deux autres communes de Guadeloupe, la décision sera prise ultérieurement, les demandes nécessitant un délai plus long délai d'instruction.
Après le passage de Dean, le président avait reçu les élus Antillais à l’Elysée et le gouvernement promis des mesures financières exemplaires. Dans les jours qui ont suivi la catastrophe, 625.000 euros ont été versés aux sinistrés (2400 dossiers) dans le cadre des aides d’extrême urgence.  Une aide de 61 millions d'euros, au titre du fonds de secours du secrétariat d’Etat à l’Outre-mer, a été accordée pour les dommages aux biens non assurés (9 400 dossiers), dont 51.5 millions d'euros pour les sinistrés de la Martinique et 9,5 millions d'euros pour les sinistrés de la Guadeloupe. Ces sommes incluent les 1.3 millions d’euros qui ont déjà été versés sous forme d’avance aux agriculteurs. En Guadeloupe, 3,8 millions d'euros (dont 246 000€ déjà versés) contribueront à aider les exploitants agricoles, 5,2 millions d'euros seront consacrés à la réparation des dégâts aux infrastructures des collectivités territoriales, 500 000€ seront versés aux pêcheurs et aux entreprises familiales.
Le ministère de l’agriculture et de la pêche a également accordé une aide exceptionnelle de 4,5 M€ pour les exploitants agricoles (1 000 dossiers). Le FISAC s’est également mobilisé puisqu’une aide exceptionnelle de 5 M€ a été débloquée pour les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration (340 dossiers). Dans le cadre du programme général POSEI, la Commission européenne, a autorisé le paiement, dès le 16 octobre, d’une avance de 50 % sur les paiements directs pour l’année civile 2007 en faveur du secteur de l’élevage dans les départements français d’Outre-mer, ainsi que d’une avance de 50 % sur l’aide, pour l’année civile 2007, en faveur du secteur de la banane. L’Agence Française de Développement a mis en place un « fonds DEAN » de 2 M€ pour les entreprises sinistrées et de prêts bonifiés aux collectivités locales. Enfin, un dossier de demande de mobilisation du fonds de solidarité de l'Union européenne a été transmis au président de la Commission européenne le 26 octobre dernier, pour une décision devant intervenir au printemps 2008.

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16 novembre 2007 5 16 /11 /novembre /2007 19:15
Roseline Bachelot-Narquin, ministre de la Santé
" Nous ne disposons pas de toutes les informations nécessaires "

La crise du chlordécone et l’épidémie de dengue vous préoccupent à tel point que vous venez spécialement aux Antilles ?
L'expérience montre qu'il ne faut jamais prendre une épidémie à la légère, quelle qu’elle soit. Cette épidémie semble entrer aujourd'hui en phase descendante, ce dont je me réjouis vivement. Mais je souhaitais manifester mon soutien à tous ceux qui sont mobilisés depuis plusieurs semaines, aux professionnels des Antilles bien sûr, et aux volontaires venus, à ma demande, soutenir ces équipes. En ce qui concerne le chlordécone, c’est évidemment un sujet que je prends très au sérieux. Je vais profiter de ce déplacement pour écouter les associations, leur réaffirmer mon souhait de voir des mesures prises rapidement pour réduire l'exposition de la population et renforcer la surveillance de l'impact sanitaire de cette pollution. Nous travaillons activement à l'élaboration d’un plan d'action qui devrait être finalisé dans les prochaines semaines.
Lors de votre audition devant les sénateurs, il vous a été  reproché d’avoir semé le doute en recommandant aux Antillais de ne manger de légumes racine du jardin que deux fois par semaine. Leur direz-vous cette fois sûrement ce qu’ils doivent mettre dans leur assiette ?
Je me réfère à ce que disent les experts. L'AFSSA recommande aux personnes de limiter la consommation de légumes racines de leur jardin à deux fois par semaine. C'est une mesure de précaution. Aujourd'hui, nous ne disposons pas de toutes les informations nécessaires sur la contamination des jardins familiaux, et les légumes de ces jardins ne font l'objet d’aucun contrôle. Le plan d'action chlordécone comportera donc un volet important sur ce sujet, pour que l’on soit capable, sur la base d'analyse des sols, de conseiller précisément chaque propriétaire d'un jardin familial sur les risques de contamination des produits qu'il cultive, et donc sur la consommation qu’il pourra en faire. En revanche, les produits vendus sur les marchés peuvent être consommés sans restriction, car ils sont contrôlés et conformes à la législation en vigueur.
Vous avez débloqué des moyens matériels et humains pour lutter contre l’épidémie de dengue. Comment seront-ils répartis et utilisés ?
J’ai effectivement souhaité que s’exerce la solidarité nationale et que des médecins urgentistes, des pédiatres, des infirmiers, des puéricultrices et des techniciens de laboratoires viennent soutenir les équipes, notamment des services des urgences et de pédiatrie qui sont particulièrement sous tension. Une quarantaine de professionnels se sont ainsi relayés depuis trois semaines. 220 000 euros ont également été débloqués pour soutenir les services de lutte anti-vectorielle dont je salue le dévouement et l'action. Et vous pouvez compter sur moi pour maintenir ces moyens aussi longtemps que nécessaire.


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15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 19:52
Le décret interministériel de catastrophe naturelle attendu dans le JO du 16 novembre
Le décret interministériel permettant la prise en charge par les assurances des dégâts consécutifs au passage de Dean, en août dernier, doit paraître dans l’édition du jour du Journal Officiel. Ce décret était attendu depuis que, le 21 septembre dernier, Michèle Alliot-Marie avait fait reconnaître l’état de catastrophe naturelle pour les communes touchées par Dean. A compter du moment où ce décret est publié plus rien ne doit retarder le paiement des sommes prises en charge par les assurances. Ce montant avoisine les 150 millions d’euros.

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15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 19:40
Le nouveau régime fiscal de Saint-Martin devant le conseil d’EtatFleming-Estrosi.jpgLa situation de Saint-Martin sera définitivement réglée d’ici la fin de l’année, lorsque le conseil d’Etat donnera un avis qui permettra au Premier ministre de trancher sur le régime fiscal spécifique de la nouvelle collectivité. Louis-Constant Fleming qui assistait hier à Paris à une réunion avec les services de Matignon et de Bercy, semble assurer d’avoir fait accepter la date du 1er janvier 2007 comme point de départ du nouveau régime fiscal. En revanche, contre l’avis de Bercy, Saint-Martin n’a pas l’intention de se voir confisquer par le fisc métropolitain des produits fiscaux qu’elle estime siens, puisque provenant d’activités locales. Ces contributeurs potentiels de la collectivité sont des non-résidents de Saint-Martin, domiens, métropolitains ou étrangers qui ont investi sur place et qui devraient se trouver exclu du bénéfice de la fiscalité locale du fait de l’obligation de résidence depuis au moins cinq ans.

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15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 12:31
Dengue et chlordécone :
Bachelot aux Antilles

La ministre de la santé, Roselin Bachelot a annoncé sa venue aux Antilles ce dimanche. Au programme, la dengue et le chlordécone. Depuis septembre, les deux départements antillais sont touchés par une épidémie de dengue...
En Martinique, d’abord, Roseline Bachelot se rendra au centre interrégional d’épidémiologie à la Pointe des grives, puis elle rencontrera les agents de la lutte anti-vectorielle avant de se rendre au CHU où le SAMU et le service des maladies infectieuses la recevront. A La Meynard, elle rencontrera encore les associations qui se préoccupent du dossiers des pesticides organo-chlorés. Dans l’après-midi, la ministre sera en Guadeloupe où elle visitera le centre médical de l’aéroport, puis le centre de lutte anti-vectorielle au Raizet Elle achèvera sa visite par une visite du CHU.

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14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 19:42
Réunion interministérielle à Matignon sur Saint-MartinLouis-Constant Fleming, président de Saint-Martin, dans le bureau du nouveau directeur de cabinet du secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Nicolas Desforges.

Matignon accueille jeudi midi une réunion interministérielle relative au nouveau statut de Saint-Martin. Louis-Constant Fleming, le président de la COM, a rencontré hier, à ce sujet, le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Christian Estrosi. Fort de la mobilisation des socio-professionnels contre « l’administration métropolitaine, irresponsable, sourde et aveugle », M. Fleming avait mis la pression à l’Etat : « Ne poussez pas la population à la colère… » Pour la collectivité, il s’agit d’obtenir aujourd’hui auprès des services du Premier-ministre des arbitrages face au ministère de l’Economie et des Finances concernant son régime fiscal. Lacroix--Fleming--Averne--Diemer.jpgLe préfet délégué des Iles du nord, Dominique Lacroix, le président Fleming, Pascal Averne et Stéphane Diemer, conseiller juridique du secrétaire d'ETat, mercredi, au salon d'accueil de la rue Oudinot.
Il s’agit de mettre en place la loi organique et la convention fiscale qui lui est associée, et qui se négocie. Il s’agit de cadrer et de définir le dossier ce que sera la fiscalité saint-martinoise mais aussi d’évaluer les moyens de fonctionnement de l’administration fiscale locale. « Nous allons discuter de la date d’entrée en vigueur de la loi organique, le 15 juillet ou le 1er janvier, déterminer qui doit être soumis à une obligation de résidence de cinq années… », résume Louis-Constant Fleming. Accompagné du préfet délégué, Dominique Lacroix et de son directeur général des services, Pascal Averne, M. Fleming s’est entretenu avec Christian Estrosi et ses collaborateurs près de trois quarts d’heures. A la sortie de l’entretien, Louis-Constant Fleming se disait confiant. « Je demande que la loi organique soit appliquée telle quelle est a été votée. Et nous, nous allons mettre en place un système de transparence totale. Le contraire d’un paradis fiscal ! »

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13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 18:48
24 nouveaux talents primésLundi dernier, le président du CASODOM, Georges Dorion, entouré de Marcel Osenat et de Patrick Karam, a reçu les 24 nouveaux talents d’outre-mer au palais d’Iéna, siège du conseil économique et social à Paris. Après une première édition en 2005, une deuxième vague d’ultramarins ont reçu leur prix. La dotation récoltée auprès du SEOM, de la ville de Paris, des Conseils régionaux de Martinique et Guadeloupe, de la CAF Martinique et de sponsors privés, a permis de remettre à chacun des lauréats un chèque de 3000 euros. Deux catégories ont été récompensées : les jeunes talents et les talents confirmés. Dans la première catégorie, on compte cinq Martiniquais, un Guyanais, deux Réunionnais et quatre Guadeloupéens, six hommes, six femmes… Chacun a pu témoigner de son parcours lors de la réception du prix, à la tribune de la troisième assemblée de la République. Et toujours, des parcours hors normes : brillants. On attend les domiens dans la musique, dans le sport ? Oui, mais ils sont aussi dans l’aéronautique, la banque, les fluides complexes, le spatial, la géophysique, l’histoire de l’art, les nouvelles technologies, la génétique… Les talents confirmés ne sont plus des juniors, ils sont établis dans la vie active. Quatre Guadeloupéens, trois Réunionais et cinq Martiniquais, sept femmes, cinq hommes. Là encore, on découvre des parcours originaux et toujours brillants : un vétérinaire, un dentiste, une spécialiste des nanotechnologies, deux joaillières, deux enseignants chercheurs, un commissaire aux comptes, une chorégraphe, une avocate, une conservatrice du patrimoine et un chef de projet marketing. Marcel Osenat, le conseiller économique et social représentant la Martinique, a indiqué à leur sujet : « Il n’est pas facile d’être un domien en métropole et ces talents d’outre-mer sont une des meilleures démarches pédagogiques pour réussir son intégration. Il n’est plus question de paternalisme, mais de respect et d’estime réciproques. »
Les jeunes talents de Martinique
De la planche à la banqueAntoine-Arminjon.jpg
Louis Arminjon, 25 ans, un diplôme d’ingénieur des ponts et un master de finances d’entreprise en poche, est passé par le lycée Schoelcher, à Fort-de-France. Une prépa à Versailles, un an de stage à la Royal bank of Scotland, en Grande Bretagne, et puis BNP Paribas le recrute pour s’occuper de financements de projets énergétiques en Europe, Afrique et Moyen-Orient. Antoine Arminjon rêvait de participer à la réalisation d’équipements d’infrastructures dans les pays du Sud ! Il n’y a pas si longtemps, les amateurs pouvaient le voir évoluer sur le plan d’eau martiniquais, en compétition, sur sa planche à voile.
Audrey-C--lestine.jpgL’universitaire aux influences caraïbes
Audrey Célestine, 28 ans, est l’une des chevilles ouvrières du festival Influences Caraïbes qui se déroule en ce moment à Paris. Diplomée de Science-po, elle prépare sa thèse de sociologie politique à l’université Columbia de New York où elle travaille aussi à la rédaction d’une encyclopédie sur la Caraïbe. Avant d’en arriver là, Audrey Célestine est passée par une classe prépa, l’université John-Hopkins de Baltimore, Saint-Domingue où elle s’est intéressée au micro-crédit et l’Equateur où elle a été médiatrice entre populations amérindiennes et compagnies pétrolières. Aujourd’hui, en plus de son travail universitaire aux Etats-Unis, elle enseigne à l’université de Créteil et s’investit beaucoup dans Le cri du peuple, l’association avec laquelle elle a monté en 2006 Variations Caraïbes, puis Influences Caraïbes.
Future diplomée de Harvard cherche emploi en FranceCecile-Fromont.jpg
Cécile Fromont, 27 ans, était la seule domienne de sa promo à Sciences-po Paris en 2002. Malgré le prestige de cette école et un diplôme de l’école du Louvre, elle ne trouve rien en France et se tourne vers les Etats-Unis. L’université Harvard lui ouvre ses portes pour un doctorat au département d’histoire de l’art et de l’architecture. La Région Martinique lui accorde une bourse. Elle publie beaucoup, donne des conférences et décroches nombreux prix et récompenses : Bourse du Center for the advanced study in the visual arts, bourse du Collège Art association, bourse du Art council of the african study association, bourse de l’Instituto dos archivos nacionais du Portugal… Elle soutiendra sa thèse l’an prochain aux Etats-Unis et souhaite rentrer en France où elle espère trouver un poste d’enseignant chercheur.
Une ambassadrice de grande école française
Laura Lise, 22 ans a été la meilleure bachelière de Martinique. Intégrée à la prestigieuse classe préparatoire du lycée parisien Louis-le-Grand (ils n’étaient que trois Antillais sur près de mille élèves !), elle décroche le concours de l’ENSAE (école des statistiques) et s’inscrit à l’université de Columbia (New York) pour préparer un master en ingénierie des systèmes de management. Laura Lise parle  chinois, anglais, espagnol, joue du piano et vice-préside l’association des lauréats de la bourse Alizé, un fonds financé par des entreprises martiniquaises pour aider les bacheliers méritants. Elle devrait passer son diplôme l’an prochain. En attendant, la directrice de l’ENSAE dit d’elle : « Elle représente, par ses compétences et ses qualités, une véritable ambassadrice de grande école française. »
Une femme dans un monde d’hommesEunice-Mondesir.jpg
Eunice Mondésir, 24 ans, est ingénieur télécom, spécialiste des architectures de services en réseaux. Passée par une classe prépa à Henri IV (Paris), puis à Lakanal (Sceaux) elle décroche le concours de l’institut national des télécommunications d’Evry. Dans une ambiance très masculine (seuls 20 % des effectifs sont des femmes), elle obtient la meilleure note pour son projet de fin d’études. Elle vient de se faire recruter par une société spécialisée dans les plateformes de services de voix.
Les jeunes talents de Guadeloupe
Pilote humanitaire
Mike Soubdhan, 22 ans, prépare le brevet de pilote de ligne. Passé par une classe prépa en Guadeloupe, il a intégré l’école nationale de l’aviation civile à Toulouse. Ils sont alors 40 sélectionnés sur 1 200 candidats ! Sa première année s’achève par l’obtention brillante des 14 certificats. Des débuts prometeurs qui font dire à l’un de ses professeurs : « Il est dans le peloton fde tête et pourra intégrer une grande compagnie aérienne. » Mike Soubdhan a passé sa licence de pilote privé à 17 ans. En juillet dernier, il a participé au tour de France des jeunes pilotes, en octobre, il partait à bord d’un zinc distribuer des médicaments dans des dispensaires de la Mauritanie, du niger, de la Lybie, du Tchad et de la Tunisie. Pour la remise des prix, il était encore pris par cette mission humanitaire.
L’inventeur de bio-capteursYoann-Corvis.jpg
Yohann Corvis, 27 ans, a un doctorat de bio-physico-chimie moléculaire, un diplôme de hautes études en recherche industrielle et un magistère de génie moléculaire. Beau parcours après une prépa en Guadeloupe en 2005. Sa thèse est récompensée par le prix Entreprise-enseignement de l’université de Lorraine et ses travaux font l’objet d’un dépôt de brevet scientifique. Il a inventé des bio-capteurs. Les publications, les congrès internationaux s’enchaînent. Il passe une année au laboratoire d’électro-chimie de l’université de Cracovie (Pologne). Aujourd’hui, il achève son stage de recherches post-doctorales à l’Institut français du pétrole. Mais à l’IFP, un des enseignants lui a fait comprendre que « l’entreprise ne semble pas encore très ouverte ». Yoann Corvis s’apprête donc à quitter la France. Les Etats-Unis, la Pologne et Berlin lui font du pied…
Fabien-Fluro.jpgDe Baimbridge à la NASA
Fabien Fluro, 23 ans, a démarré par une prépa à Baimbridge avant d’entrer à la fac d’Orsay où il étudie la physique. Il participe au programme d’échange Erasmus (ils ne sont que quatre étudiants de sa promotion à en bénéficier) et fait son master à l’Imperial college de Londres. Malgré un emploi parallèle à la cantine de l’université, pour compléter ses ressources, il décroche la mention très bien et un stage dans une équipe de chercheurs anglais qui travaillent en collaboration avec la NASA et l’ESA. Il élargit ses connaissances en entreprenant un cursus d’ingénieur de télécommunications. Intégré à Télécom Paris, il est actuellement en dernière année.
Biologie moléculaireSarah-Saminadin-Peter.jpg
Sarah Saminadin-Peter, 28 ans, est en dernière année de doctorat en biologie moléculaire et évolutive à l’université de Munich dans un des meilleurs groupes de recherche génétique d’Europe. Elle publie beaucoup et participe à de nombreuses conférences internationales. Sarah Saminadin-Peter a quitté la Guadeloupe à l’âge de 17 ans pour entamer des études médicales à Lyon. Elle échoue et se réoriente sur la biologie. Après une licence de biologie marine, elle décide de poursuivre sur la biologie évolutive. Tout au long de son parcours, elle s’est toujours retrouvée la seule Antillaise. Boursière, elle a cumulé des jobs comme femme de ménage, cuisinière dans un camping ou prof à domicile. Après sa thèse, elle compte trouver une formation de post-doctorat.
Les jeunes talents de la Guyane
Harvey-Markour.jpgLes trains du Guyanais
Harvey Markour, 23 ans, est ingénieur de l’école nationale supérieure de mécanique et d’aéronautique de Poitiers. Après son bac à Cayenne, il a intégré une classe prépa au lycée Saint-Louis. Il fait son projet de fin d’études au Cabinet interministériel de management. Pour la soutenance de son diplôme, le directeur de cet organisme se déplace lui-même en Province… Il résiste à plus d’une sollicitation d’embauche pour entrer à la SNCF. Il supervise une trentaine d’agents de conduite, un rôle de management et d’expertise en matière de sécurité ferroviaire puisqu’il gère en ligne la sécurité de circulation et veille à la conformité de comportement des agents de conduite. Une tâche délicate, tout comme le touché du ballon au volley, un sport qu’il a pratiqué en compétition.
Les talents confirmés de Martinique
De Madinina à l’Aveyron
Fabrice Adee, 28 ans, a laissé la Martinique natale derrière lui pour exercer son métier de vétérinaire dans la campagne de l’Aveyron ! Après son bac mention très bien au pays, il part faire une prépa à Toulouse. Puis c’est le concours de l’école vétérinaire. Il est reçu 31e sur 400 ! Maintenant qu’il exerce dans le sud de la France, Fabrice Adee veut monter une clinique vétérinaire mixte, spécialisée dans le monde rural et canin. Selon ses collègues, « son tempérament cordial a beaucoup joué pour apprivoiser une clientèle paysanne qui n’avait jamais vu de vétérinaire noir. Ca les a d’ailleurs fait réfléchir sur leurs préjugés ! » S’étant imposé par ses compétences, Fabrice Adée fait désormais partie du paysage local.
Danse en Lozère
Anabel Gueredrat, 33 ans, connaît une deuxième vie !  Professeur certifié d’histoire à la Sorbonne, elle a tourné le dos à sa formation pour vivre sa passion, la danse. Elle passe un diplôme d’Etat en 2003 et fonda sa compagnie, Artincidence, qu’elle a basée en Lozère. Elle allie dans ses chorégraphie les traditions antillaises et japonaises. Mais elle est aussi très versée dans l’improvisation de spectacles vivants mêlant des danses de l’Afrique de l’Ouest et du Brésil. « Je suis fière d’être domienne et de vivre en France », déclarait-elle (par l’intermédiaire de son compagnon) en recevant son prix. Son langage gestuel donne à ses créations un caractère sensuel et profond, ce qui lui ouvre les portes de nombreux festivals.
Christelle-Gulliver.jpgLes bijoux de Luxe
Christelle Gulliver, 28 ans, crée des bijoux précieux. Le chemin débute par des études littéraires, puis les beaux-arts en Martinique. Mais faute de formation complémentaire sur place, elle se réoriente sur l’infographie et va exercer quatre ans ce métier à l’office de la culture d'Ajoupa-Bouillon. Lassée de ne pas faire ce qu‘elle veut, elle démissionne et convainc le FONGECIF de financer son transfert en métropole. C’est l'école de bijouterie-joaillerie. Le directeur l’introduit auprès d’un cabinet parisien de stylisme, Camille Toupet. Là, on lui demande de créer, de dessiner des modèles de bijoux précieux. C’est Christelle Gulliver qui a conçu les bracelets et boucles d’oreilles pour la future gamme de bijouterie d'une des plus grandes marque du luxe français, un des leaders mondiaux.
Gospel et barreauNathalie-Palmyre.jpg
Nathalie Palmyre, 27 ans, est avocate au barreau de Paris. Spécialiste dans le droit français et allemand. Cette Martiniquaise venue de la banlieue et des zones d’éducation prioritaire, a du se battre pour imposer ce double cursus à l’université de Nantere. Elle fait sa maîtrise de droit en Allemagne, puis soutient un DESS de juriste européen et décroche en 2002 sa robe d’avocate. Elle a intégré le cabinet international parisien, SCM Taylor. En attendant de monter son propre cabinet, Nathalie Palmyre joue de la clarinette en orchestre et chante dans le chœur de gospel de l’association du barreau de Paris.
Le jeune cadre et le musicienManuel-Mond--sir.jpg
Manuel Mondésir, 25 ans, est depuis un an, chef de projet marketing chez Orange. Pour y arriver, un bac à la Martinique, une prépa à Toulouse et une entrée à HEC (il rentre 14e sur 3000). Une fois diplômé, il travaille comme consultant junior dans un cabinet de conseil en stratégie avant d’intégrer France Télécom. En quelque mois, il se hisse à la tête d’une équipe de neuf personnes. Mais si on connaît peu cette facette brilante, Manuel Mondésir est connu pour ses talents musicaux. Musicien, auteur-compositeur et gérant d’une société de production musicale, Awimusic. Parmi ses artistes, son père, qui a enregistré un album de bélè.
Les talents confirmés de Guadeloupe
La petite-fille d’Eugène YssapLaurella-Rin--on.jpg
Laurella Rinçon, 33 ans, a été lauréate cette année du concours de recrutelment des conservatoires du patrimoine, se positionnant parmi les quatre sélectionnés sur plus d’un millier de candidats. La petite fille du Saintannais Eugène Yssap est passée par une prépa au lycée Chaptal à Paris, avant de faire Histoire à la Sorbonne et l’école du Louvres dont elle sortira diplomée. Son expérience dans les musées du monde font d’elle un profil rare dans le prestigieux métier de la muséographie en France. Elle a œuvré au Brooklyn museum de New York, au Museum of african art de Washington, au musée des arts africains et océaniens de Paris, au musée Saint-John-Perse de Pointe-à-Pitre, au musée national des cultures du monde de Göteborg (Suède), au musée national d’ethnologie de Leyde (Paus-Bas), au Louvres, à la Cité des sciences… Actuellement en stage au musée du quai Branly, elle travaille sur l’exposition des arts du Bénin, à l’affiche actuellement. C’est à Laurella Rinçon qu’on doit les 600 pages du catalogue de cette exposition. « Des gens ont fait fi de notre aileurs et nous ont fait confiance », déclarait la future conservatrice de musée en recevant son prix.
Une carrière bioclimatiqueCaroline-Flory-Celini.jpg
Caroline Flori-Celini, 32 ans, a choisi les énergies renouvelables. Au cours de son cursus, elle est passée par Chambéry où elle a pu suivre une formation sur les énergies renouvelables et la valorisation des déchets. Elle a aussi travaillé quelque temps sur des programmes européens d’énergie renouvelable, avec des expérimentations en Guadeloupe et Martinique. Après une maîtrise de physique décrochée à Fouillole et un DEA de l’école supérieure de mécanique et d’aéronautique de Poitiers, elle achève une thèse industrielle de doctorat en thermique. Son objet : optimiser les solutions bioclimatiques dans l’habitat. Dans le même temps, elle enseigne à l’IUT de Lyon et forme à l’INSA des ingénieurs dans le domaine de la modélisation thermique.
M. l’expert
Lorry Foucan, 30 ans, est devenu expert-comptable, commissaire aux comptes en 2006. Mais il avait déjà monté son prpore cabinet avec deux amis, sans attendre. Aujourd’hui, ill annonce un chiffre d’affaires de 15 millions d’euros ! Fils d’une postière qui a élevé seule trois enfants, il a vécu toute son enfance dans les banlieues difficiles et aurait pu dériver… C’est son grand-père, resté en guadeloupe, qui le met en garde, un jour, dans un courrier : « Tu sais très bien que tu dois travailler deux fois plus qu’un petit collègue blanc pour aboutir au même résultat. Et ce n’est pas un complexe, c’est un orgueil ! » La leçon porte ses fruits et Lorry enchaîne son bac STT, un DUT, une maîtrise, puis un diplôme supérieur de management comptable et financier. Seuls 20 % des candidats y parviennent ! C’est ainsi qu’il est devenu l’un des cents expertes comptables dont la filière s’enrichit chaque année.
Prof à la fac de médecineTatiana-Bienville.jpg
Tatiana Bienville, 29 ans, a passé l’an dernier, un doctorat de physique spécialisé e acoustique ultra-rapide. Elle s’est retrouvée major de sa promotion ! Elle avait débuté ses études de physique à Fouillole. A l’institut des nano sciences de Paris, elle se retrouve seule femme et seule Antillaise. On lui fait souvent sentitr qu’elle vient d’ailleurs, mais ses résultats viennent démentir ceux qui doutent de ses capacités. Elle commence à enseigner, se fait connaître dans le milieu spécialisé. Aujourd’hui, elle est attachée temporaire d’enseignement à la faculté de médecine de la Pitié-Salpétrière où elle enseigne la physique aux premières années. Elle a obtenu la qualification de maître de conférence, prochaine étape : le concours.

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