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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 18:46

Chlordécone : le rapport qui fait scandalePr-Belpomme.jpg
Mardi matin, à l’Assemblée nationale, le Pr. Dominique Belpomme, entouré du Pr. Reiss, et du président de l’association Pour une Martinique autrement (PUMA), invité de Jeanny Marc, Christiane Taubira, Serge Létchimy, Victorin Lurel et Louis-Jospeh Manscour, députés des Antilles et de la Guyane, a présenté son rapport de 50 pages sur les effets liés à la pollution au chlordécone. Le Pr. Belpomme est cancérologue, professeur des universités et médecin hospitalier à l’hôpital européen Georges Pompidou. Il affirme que le chlordécone, utilisé pendant vingt ans en Guadeloupe et Martinique, pour éliminer le charençon des bananeraie est un CMR, soit un cancérigène, mutagène et/ou reprotoxique ! Selon ce « rapport d’exrpertise et d’audit concernant la pollution par les pesticides en Martinique. Conséquences agrobiologiques, alimentaires et sanitaire et proposition d’un plan de  sauvegarde en cinq points », les cancers du sein et de la prostate sont en nette augmentation aux Antilles. En cause, avance le professeur, le chlordécone qui passe dans les eaux de boissons, les poissons et crustacés et les légumes racines
"Le chlordécone au Kärcher(R)"
« Près d’un homme sur deux présenterait le risque d’être atteint par un cancer de la prostate. Un lien causal avec le chlordécone n’est pas établi, mais il est fortement probable que la pollution chimique engendrée par les nombreux pesticides utilisés soit en cause. A cela s’ajoute une possible augmentation des malformations congénitales et une baisse de natalité, probablement elles aussi liées aux pesticides. » Un tableau alarmant si ce n’est que tout ceci n’est que « probable » de l’aveu même du professeur. Le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Christian Estrosi a déclaré : «  Ce rapport apporte un éclairage mais il ne garantit rien. » Avant de lâcher : « On ne va pas régler la présence du chlordécone dans les sous-sols à coup de Karcher ! »

Basé sur les travaux d’une mission composée de scientifiques qui se sont rendus en Martinique en mai et juin 2007, le rapport propose d’approfondir la connaissance des conséquences écologiques et sanitaires de la pollution par les pesticides, une étude détaillée de la biologie des sols, la recherche à l’origine des causes de l’augmentation des cancers, l’analyse des méfaits du paraquat et enfin la recherche de mesures techniques de dépollution. Finalement le rapport n’affirme rien, mais soulève la question du principe de précaution et, finalement, offre ses services à la future commission d’enquête parlementaire.
Trois questions à Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités localesMAM-copie-1.jpg

Le rapport sur la situation sanitaire aux Antilles du Pr Belpomme est très alarmiste. Faut-il le prendre au pied de la lettre ?
Tout d’abord je veux assurer les Antillais de ma détermination à ce que toutes les réponses soient apportées en totale transparence aux questions qu’ils peuvent se poser quant aux effets sur leur santé du Chlordecone.
J’ai une seule ligne de conduite : la transparence.
Le rapport que vient de présenter le professeur Belpomme en tant que président de l’Association pour la Recherche Thérapeutique Anti Cancéreuse expose une situation qu’il considère préoccupante. Cependant comme le reconnait lui-même ce professeur dans son rapport, aucune étude ou preuve épidémiologique ne vient aujourd’hui établir de lien entre le taux de chlordécone et le développement de cancers.
Des études épidémiologiques sont en cours. Je souhaite que leurs résultats soient rendus publics.

Il y a deux ans, les députés n'ont obtenu de la commission des affaires économiques qu'une mission d'information sur le chlordécone, cette fois, votre secrétaire d'Etat se dit partant pour une commission d'enquête. Comment expliquez ce changement d'attitude ?
Je vous ai dit que j’étais pour la transparence. Dans mes précédentes fonctions je l’ai prouvé sur de nombreux sujets. Je suis donc favorable à la constitution d’une commission d’enquête parlementaire, dont je souhaite qu’elle fasse toute la lumière sur le passé et dans la mesure du possible pour l’avenir.
A partir de quand avez-vous considéré la question du Chlordécone comme une question vitale de santé publique ?
Ce sujet a fait l’objet d’un suivi régulier ces dernières années. J’ai réuni lundi Roselyne Bachelot, ministre de la santé, les ministères de l’écologie, du développement et de l’aménagement durable et de l’agriculture et de la pêche ainsi que le secrétariat d’Etat à l'Outre-mer pour faire le point. Christian Estrosi, qui sera dès aujourd’hui aux Antilles, sera vigilant et attentif à l’ensemble des questions que se posent légitimement les Antillais. Je ferai un point avec lui dès son retour.

Trois avis
Que savez-vous de la pollution des pesticides de la banane ?
Stéphane, douanier, Parisstephane--douanier-copie-1.jpg
J’en ai entendu parler ce matin dans les journaux, mais je n’ai pas trop eu le temps d’y réfléchir… Et ça fait quoi ? Sur les bananes ?
Leslie, photographe, Paris
Je ne savais pas que le pesticide traversait la peau des bananes. Si ça passe vraiment par la peau, c’est dommage car ce sont les meilleures bananes. C’est un fruit naturellement emballé par la nature, alors si la nature de protège plus…
Emma, agent immobilier, Paris
Ma sœur m’a fait part du fait qu’il y avait des gens qui mouraient à cause des pesticides utilisés en trop grande quantités avec les bananes. S’il y a des retombées chez les gens, il y en a avec les bananes. Maintenant les aliments ne sont plus sûrs.

Jacques Gillot demande qu’un atelier du Grenelle de l’Environnement soit consacré, en Guadeloupe, à la pollution des sols antillais Baroin-Gillot.jpg
Le sénateur Jacques Gillot a demandé par courrier au ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables, Jean-Louis Borloo, que se tienne en Guadeloupe un atelier consacré spécifiquement à la pollution des sols antillais.
La publication du rapport du professeur Dominique Belpomme sur la pollution des sols après un audit réalisé en Martinique a, selon le sénateur Jacques Gillot, « remis en lumière au plan national » les effets néfastes de l’utilisation du chlordécone et du paraquat dans les sols antillais. Jacques Gillot reprend à son compte l'alarmisme du Pr. Belpomme et parle de « catastrophe écologique et sanitaire qui ne saurait être absente du Grenelle de l’Environnement ». Le sénateur espère que compte tenu du souhait de transparence affiché par le Gouvernement, la réponse pourra être positive. Elle permettra de juger de la conformité des intentions aux actes.

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17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 17:29
Le Pr Belpomme relance la crise du chlordécone en métropole
Cancer, stérilité, malformations, empoisonnement et décès, le Pr Belpomme, cancérologue, met le chlordécone en accusation.
Après un premier papier le 28 août, Le Parisien a remis ça hier : Danger pesticides en gras barrait la une du quotidien de la capitale et au-dessus : Désastre sanitaire aux Antilles… avec une interview exclusive du Pr Belpomme ! Lors de l’opération de charme lancée par les Bananiers, le 5 septembre dernier, pour parer aux mauvais effets dans la presse nationale de l’affaire du chlordécone, Eric de Lucy, président de l’union des groupements professionnels bananiers, entouré de son directeur qualité et de son conseiller scientifique, considérait le Pr Belpomme comme « un militant écolo ». Ce matin, à l’Assemblée nationale, ce même Pr Belpomme, cancérologue à l’hôpital Georges-Pompidou, présente son rapport sur le cancer et le chlordécone aux Antilles. Il parle dans le Parisien d’hier d’« une crise sanitaire majeure aux Antilles ».
Les îles empoisonnées
Pourquoi la Martinique et la Guadeloupe sont-elles le second territoire au monde, derrière les Etats-Unis, en terme d’incidence des cancers de la prostate ? Comment expliquer la disparition dans certaines zones agricoles des organismes vivants (bactéries, nématodes, insectes) indispensables au renouvelle-ment de l’humus et à la fertilité des sols ? Surtout, quelles réponses apporter pour protéger la santé des populations et des générations futures, mais aussi préserver l’environnement et la richesse des Antilles ? Le rapport d’expertise, 52 pages, coordonné en juin 2007 par le Pr. Belpomme dit apporter quelques réponses et désigner les points d’ombre à éclaircir pour ces deux départements. Autour de lui, interviendront Claude Reiss, directeur de recherches CNRS honoraire, président d’Antidote Europe, Florent Grabin, président de Puma et les députés Jeanny Marc, Serge Létchimy et Victorin Lurel.
Le cursus du Pr Belpomme
Le Pr Dominique Belpomme, 64 ans, praticien hospitalier, cancérologue, est le président fondateur de l’association pour la recherche thérapeutique anti-cancéreuse (ARTAC). Il est docteur en médecine, diplômé d'études approfondies en biologie cellulaire de la faculté des sciences de Paris et détenteur des certificats d'études spéciales en cancérologie expérimentale et clinique de la faculté de médecine de Paris. Après avoir été chef de clinique à l'institut Gustave-Roussy à Villejuif en 1975, puis à l'hôpital Saint-Louis à Paris, il est devenu médecin des hôpitaux en 1984. Il a exercé en tant que médecin cancérologue à l'hôpital Bichat, et chef d'unité à l'hôpital Boucicaut. Professeur des universités au Centre Hospitalier Universitaire Necker-Enfants malades, il est actuellement médecin cancérologue à l'Hôpital Européen Georges Pompidou à Paris. Membre de nombreuses sociétés savantes européennes et américaines, il est internationalement connu pour ses travaux de recherche dans le domaine du cancer.
Il a écrit plusieurs traités de cancérologie et de nombreuses publications scientifiques dans le domaine des cultures de tissus, de l'immunologie des leucémies et lymphosarcomes, de la pharmacologie des médicaments anticancéreux.
Le Parti socialiste réclame la création d’une commission d’enquête parlementaire
Le PS demande le vote de la résolution n°110 tendant à la création d’une commission d’enquête parlementaire « sur l'utilisation du chlordécone, du paraquat et des autres pesticides dans l'agriculture martiniquaise, guadeloupéenne et guyanaise et ses conséquences sur les sols et la ressource en eau, sur les productions animales et végétales ainsi que sur la santé publique » que Victorin LUREL, secrétaire national à l’outre-mer et député de la Guadeloupe; a déposé avec le groupe socialiste le 31 juillet 2007. Celle-ci étant officiellement déposée par 204 députés socialistes et apparentés sur le bureau de l’Assemblée nationale, le Parti socialiste demande son adoption lors de la prochaine réunion de la commission des affaires économiques.

 

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17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 17:27

Louis-Constant Fleming à l’Elysée
Le président de la COM, Louis Constant-Fleming, a été reçu, lundi en fin de matinée par le conseiller Outre-mer du président de la République, Olivier Biancarelli. Auparavant, M. Fleming avait été reçu au secrétariat d’Etat à l’Outre-mer par le directeur de cabinet de Christian Estrosi, Yves Dassonville. De cette rencontre rien n’a filtré. A la présidence de la République, il a été question pour Louis-Constant et sa petite délégation d’exposer « les sujets à évoquer avec les ministères concernés »... Ainsi, un rendez-vous chez Brice Hortefeux, ministre de l’Immigration et du Co-développement, a été organisé. Louis-Constant Fleming voulait prendre connaissance du projet de loi sur l’Immigration dont la discussion débute ce mardi à l’Assemblée nationale. « La porte est ouverte aux adaptations que les Saint-Martinois voudront apporter », souligne-t-on à l’Elysée sur ce point. Mais surtout, et c’est l’objet central du déplacement de Louis-Constant Fleming à Paris, il a été question d’asseoir une stratégie commune vis-à-vis de l’Europe. Saint-Martin, Région ultra-périphérique (RUP), appartient à ce titre à l’Europe et cohabite avec Sint-Maarten, PTOM. Si à la présidence, on semble d’accord sur le fait qu’il faut envisager des adaptations du statut européen de Saint-Martin, on rappelle aussi que le maintien dans le statut RUP signifie rester dans le droit communautaire, « avec ses contraintes ». Une formule qui révèle la tiédeur de l’Etat à soutenir Louis-Constant Fleming et ses projets de réforme de la loi européenne. Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur et de l’Outre-mer rappelait récemment les risques financiers que signifierait pour Saint-Martin une sortie de l’Europe. A priori, il n’a pas été question de finances, le conseiller ayant rappelé simplement les propos du président sur l’engagement de l’Etat lors de l’élection de Louis-Constant Fleming en juillet, et notamment sur la prise de conscience par Nicolas Sarkozy de la sous administration de l’île.

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16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 11:01
Justice et Etincelles à la fête de l'Humanitéavenue-che-guevara.jpg





Comme chaque année, la fête de l'Humanité rassemble les sections du parti communiste français. Les Antillais étaient accueillis au Village du monde.








Sorbet coco pour les cocossobet-coco-chez-les-cocos.jpg
Jean-Marie, de Grand-Bourg, et Hugo, de Pointe-à-Pitre,sont aux commandes des sorbetières de Marie-Galante production. L'entreprise de Martin Mandile a ouvert un grand espace restauration dans le village de la fête.


















Cuba, là !
fete-de-l-huma-027.jpgCuba, toujours très bien représenté, puisque outre le stand officiel,
fete-de-l-huma-007.jpgla société Ricard et son Havana club étaient omniprésente dans les travées de la fête.











Débat en Martinique
stand-PCM.jpg




Au stand de Justice, le journal du parti
animateurs-stand-PCM.jpg communiste martiniquais, Georges Erichot, le secrétaire général du PCM, Fernand Papaya, directeur de publication de Justice, et Francis Silande, président des amis du journal Justice, animent un débat sur les problématiques de Madinina.




Librairie en Guadeloupe
stand-Gpe.jpg

Au stand du parti communisteFX----l-huma-2.jpg
Guadeloupéen, Emmanuel Ibéné présentait un échantillon de publications antillaises. Tandis queChristian-C--leste.jpg Christian Céleste, secrétaire général du PCG, lançait un débat sur la France et sa diversité.

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14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 15:59

Affaire Kabile, l’avocat de la famille fait appel
Après les résultats de l’analyse ADN tendant à confimer l’identité du corps d’Eliane Kabile, la famille de cette Guadeloupéo-martiniquaise décédée en 2001, à l’hôpital de Gonesse, a appris que le juge d’instruction Le Bail, chargé d’enquêter sur les circonstances douteuses de cette mort, avait rendu un non lieu. La recherche d’ADN avait, elle, été ordonnée par le juge Burguière, saisi sur les faits de disparition de cadavre, après l’autopsie de 2003. De la même manière que la famille conteste les dernières analyses ADN, elle a saisi son conseil, Me Bes de Berc afin qu’il interjette appel contre le non lieu du juge Le Bail. Cet appel, s’il était reçu provoquerait l’annulation de toute la procédure, dont les expertises issues de l’autopsie de juillet 2003 et de l’exhumation du juin 2007. Selon le directeur d’un laboratoire de génétique d’identification humaine contacté par France-Antilles, la méthode d’analyse utilisée par le laboratoire de Nantes (qui a conduit à confirmer le lien de maternité entre le corps d’Eliane Kabile et son fils, Laurent) n’est pas la plus sûre. « Sur un os, on considère qu’au-delà d’un an, dans des conditions normales d’enterrement, il est difficile d’obtenir un profil génétique standard, au-delà de cinq ans, avec la méthode nucléaire utilisée, la recherche d’ADN devient très compliquée. Il faut alors pratiquer une analyse mytocondriale qui permet de déterminer à 99,999 % une filiation maternelle. » Quoiqu’il en soit, l’expert généticien se refuse à dire que l’analyse faite à Nantes est invalide tant qu’il n’aura pas vu les tableaux de résultats et les électrophérogrammes, mais il s’étonne. « Alors que la première analyse n’avait rien donné, la seconde, plus sensible à la dégradation de l’ADN, donne un résultat positif… C’est une affaire rocambolesque, pleine d’incohérences dans la chronologie des faits. » Dans son appel, Me Bes de Berc a donc demandé à la justice de faire procéder à une contre expertise selon la méthode mytocondriale. La chambre d’instruction de la cour d’appel de Versailles devrait se réunir en novembre prochain et mettre sa décision en délibéré avant la fin de l’année.

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14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 09:17
Le Théâtre du Lierre présente : Divers-Cités Féminines Création Cie Difé Kako et Cie Le Miroir des Songes du 26 au 30 septembre 2007
Danse classique, afro-antillaise, contemporaine et baroque, contorsions, récitations lyriques et loufoques…
En compagnie de deux musiciens complices, quatre femmes représentant chacune un petit monde, une cité, un point de vue, un art de vivre, nous emmènent dans un univers de force, de fragilité, de joie et de sensualité
.
Conception : Sabine Novel et Chantal Loïal Interpètes : Chantal Loïal, Mélanie Lomoff, Sabine Novel, Claire Joubert Musiciens : Edouard Lepec (Balafon), Mav Mavoula (percussions)
Durée du spectacle :
55 minutes
Partenaires : Ministère de l’Outremer, Ministère de la Culture, Drac Guyane, Conseil Régional de Guyane, Conseil Général de Guyane, Centre National de la Danse
Merci de réserver au 01 45 86 55 83 ou info.lierre@free.fr

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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 18:03

Borloo pense à Voynet pour le conservatoire du littoralVoynet-sur-Voynet.jpg
Deux noms circulent actuellement dans les couloirs du ministère de l’Ecologie et de l’Aménagement durable pour la présidence du conservatoire du littoral, un établissement public qui gère, entre autres depuis 1997, 30 % du linéaire côtier des départements d’outre-mer. Traditionnellement, c’est membre de l’Assemblée nationale qui le préside. Actuellement, c’est le rapporteur pour avis du budget de l’Outre-mer, Didier Quentin, qui le préside. Son siège ferait donc l’objet d’une réflexion de la part de la direction de la nature et des paysages. Elle envisagerait de modifier le décret de nomination du président du conservatoire, c’est à dire de remplacer Didier Quentin. Les noms qui se chuchotent sont ceux de Dominique Voynet et de Maud Fontenoy. La première est connue pour son engagement à la tête des Verts et son passage au ministère de l’Environnement sous le gouvernement Jospin. Elle est aussi liée au haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch. La seconde est connue pour avoir fait le tour du monde à la voile et à l’envers (et encore de manière controversée). « Eh oui, on est passée dans une autre sphère », confie un connaisseur de l’établissement public.

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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 14:33
La semaine parisienne de MM. Karam et Désert
La-d--l--gation-politique-a-fait-le-tour-des-minist--res.jpgIls sont venus à Paris accompagnés des représentants des socio-professionnels pour évoquer le dispositif des zones franches globales, avec Christian Estrosi, lundi dernier (voir notre édition du 11 septembre). Ce week-end, ils seront tous rentrés. Mais les présidents de la Région et du Département, accompagnés du secrétaire général aux affaire régionale, Jean-René Vaché, n’ont pas chômé le restant de la semaine. Ainsi, ils ont été reçus par Michèle Alliot-Marie, mardi soir, pour un cocktail, place Beauvau. L’occasion d’évoquer au ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales, la situation guyanaise. Mercredi, après avoir rencontré le délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer, Patrick Karam, avec lequel ils ont abordé les questions de continuité territoriale (nécessité d’une 2e compagnie aérienne, le transport intérieur et la situation des étudiants), ils ont été reçus au ministère de la Santé, à l’Elysée par Olivier Biancarelli, puis à Matignon par le conseiller outre-mer de François Fillon, Olivier Magnaval. A tous ces interlocuteurs, nos élus ont brossé un tableau de la situation guyanaise. Au cœur du débat, les infrastructures, l’aménagement du territoire…
Passer de la parole aux actes
Ainsi Antoine Karam a rappelé que la Région finançait seule la route entre Saint-Laurent et Maripa-Soula. « La Région a payé 54 millions d’euros pour 54 km sans aucune aide de l’Etat ou de l’Europe, or cet axe dessert 50 000 personnes », rappelle Marie-Joseph Pinville, directeur de cabinet d’Antoine Karam qui a suivi son président lors de tous ces rendez-vous. Les infrastructures de santé, le boum démographique (+ »,6 % par an qui implique qu’entre 2007 et 2013, il faudra construire six lycées et dix collèges et créer cent classes élémentaires par an !), le transport scolaire fluvial (sans cadre juridique), le foncier qui appartient à l’Etat, le sol et le sous-sol… « On prospecte actuellement au large de nos côtes pour des hydrocarbures, si on en trouve, il n’y aura aucune retombées pour la Guyane, car la loi sur le sous-sol de l’an 2000 n’a toujours pas de décret d’application », résume M. Pinville. Même chose pour l’or. Les élus ont déclaré à leurs interlocuteurs (notamment chez Borloo) qu’ils n’étaient pas contre une politique aurifère, mais contre l’exploitation de la montagne de Kaw. « le kilo d’or se négocie à 16 000 euros, nous touchons 56 euros ! En Nouvelle Calédonie, le nickel rapporte bien plus aux collectivités ! » Les réponses ministérielles tiennent en une formule : « On veut aller vite pour aider la Guyane à se développer. »  Nos élus attendent donc le passage de la parole à l’acte.
Bruxelles, foot et ARFguyane-SEOM-015.jpg
Jeudi matin, Chantal Berthelot, Georges Madeleine, Patrick Nodin et Jean-René Vaché sont partis  défendre le dossier Guyane à Bruxelles. Antoine Karam qui a rencontré Alain Rousset, président de l’association des Régions de France, a participé à un conseil d’administration de cette association, avant de rendre, mercredi soir, au stade France, assister au match de foot France Ecosse. Ce week-end, tout le monde devrait être de retour à Cayenne.

 

 

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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 22:02
Zone franche globale :
réunion de concertation à Paris pour la Guadeloupe et la Martnique

Estrosi-rencontre-les-Guadeloup--ens.jpgLes élus et socio-professionnels martiniquais, puis leurs homologues guadeloupéens étaient reçus, hier après-midi, au secrétariat d’Etat à l’Outre-mer. Christian Estrosi leur a présenté les grandes lignes de son projet pour les zones franches globales. Après la Guyane et la Réunion, les délégations martiniquaises et guadeloupéennes ont pu échanger avec le secrétaire d’Etat pendant plus de deux heures. Parmi les interlocuteurs du ministre, les chefs d’exécutifs territoriaux, les parlementaires  et les professionnels. Comme l’indiquait le ministre de l’Outre-mer, Michèle Alliot-Marie, la veille, cette rencontre avait pour but de donner le cadre général des zones franches globales. C’est désormais au tour de nos élus et responsables économiques d’avancer leurs propositions pour déterminer quels seront les secteurs d’activités qui bénéficieront d’exonérations fiscales.
Un projet pour être compétitifphoto-A-JOCKSAN-r--union-de-la-zone-franche-globale-les---lus-martiniquais.jpg
« Il peut y avoir des fondamentaux comme le tourisme, l’énergie, le développement durable, les nouvelles technologies de l’information, la pêche, l’agriculture ou encore les services aux personnes, a déclaré Christian Estrosi, à la sortie de la réunion. Nous allons recevoir les propositions mais je veux que ce débat soit mené à terme pour que nous soyons sûrs que les secteurs proposés soient réellement à la hauteur. » Ce projet n’est pas un plan de rattrapage, ce qu’il met en jeu c’est la compétitivité : « Je veux que nous soyons les premiers avant nos partenaires régionaux de Caraïbe ou d’Amérique du sud qui pourraient nous dépasser, voire nous empêcher d’être compétitifs. » Le calendrier proposé s’arrête au 15 octobre pour recevoir les propositions, mais Christian Estrosi a admis que l’on prenne le temps nécessaire pour réussir à mettre en application le projet présidentiel pour les département d’outre-mer.


Ils ont dit

Les Martiniquaismque--gpe-SEOM-004.jpg
Serge Larcher, sénateur
Ca montre une volonté d’intégrer la Martinique dans sa zone géographique. Si les zones franches doivent développer notre compétitivité, il faut offrir un marché plus large que le seul marché martiniquais. Cela relève de la compétence de l’Etat. Mais nous avons obtenu que les compensations dues soient indexées sur la base fiscale ce qui garantira aux collectivités des revenus équivalents à la situation antérieure. Mais ce seul dispositif suffira-t-il ? J’en doute beaucoup. C’est à nous Martiniquais d’avoir un débat consensuel pour la Guadeloupe.
Alfred Marie-Jeanne, président du conseil régional
Je ne suis pas particulièrement sensible aux zones franches globales car il existe déjà des mesures. La commission européenne est réticente, c’est pourquoi le gouvernement envisage d’inclure ce dispositif dans la loi de programme, c’est une astuce convenable. J’ai dit très objectivement au ministre que nous avons le schéma de développement économique pour les vingt ans à venir et qu’il est en passe d’être validé. La date ultime du 15 octobre le paraît donc prématurée. J’avais écrit au nouveau gouvernement sur ma nécessité d’un partenariat entre lui et nos collectivités. La démarche du ministre part d’un bon sentiment, reste à nous mettre d’accord.
Alfred Almont, député
La complémentarité a été mise en avant. Il s’agit de compléter ce qui a déjà été fait pour l’outre-mer. Le document de base reste ouvert aux problématiques de la continuité territoriale, du logement social. Il faut parler des problèmes qui polluent, mais le fonds de l’affaire, ce sont les exonérations pour les entreprises.
Claude Lise, président du conseil général, sénateur
Le premier point positif de cette réunion est que Christian Estrosi a admis qu’il fallait un peu de temps au-delà du 15 octobre. Cela signifie qu’il a accepté de prendre en compte nos démarches que sont le schéma de développement économique et l’agenda 21. Nous entendons qu’elles soient prises en compte de ce projet. Et puis, il est important que les TPE ne soient pas exclues. Il nous en a donné l’assurance.mque--gpe-SEOM-017.jpg
Madeleine de Grandmaison, présidente du comité martiniquais du tourisme
Le ministre a exposé son projet et chacun est prié de réfléchir. Je me suis inscrite dans la reflexion locale. C’est une ouverture et on a tous intérêt à nous y engouffrer et à fournir un contenu à la hauteur de nos exigences.
Claude Pompierre, président CCI Martinique
Il n’y a pas de problème de calendrier. Si nous ne sommes pas prêts au 15 octobre, nous le serons le 30 ! En tout état de cause, la loi sera rétroactive au 1er janvier 2008.

Les Guadeloupéensmque--gpe-SEOM-015.jpg
Colette Koury, présidente CCI Pointe-à-Pitre
Les socio-professionnels et les élus ont parlé d’une même voix et le ministre est prêt à tout entendre. Aujourd’hui, le mal c’est le manque de fonds propres dans les entreprises. Les exonérations devront être visibles dans nos bilans comptables pour faciliter l’accès aux emprunts bancaires. Nous aurons trois secteurs prioritaires à définir, mais il faudra voir un grand panel de secteurs pour permettre la création de beaucoup d’entreprises et de nombreux emplois.
Jacques Gillot, sénateur, président du conseil général
Le ministre a mis en place un cadre de discussions que nous aurons à mener chez nous. Il nous faut faire un projet qui préserve les acquits et définir les secteurs prioritaires comme le tourisme et les services. Il faut privilégier les activités à fort développement. Les îles du sud seront un secteur hyper privilégié ainsi que la côte au vent et la côte sous le vent. Le projet est intéressant mais difficile car il faut convaincre Bercy tout comme la commission des finances du sénat.
Edouard Vainqueur, UMPG
Le ministre nous a donné l’opportunité de nous exprimer, mais c’est à nous de bâtir un projet à la mesure de notre pays. L’UMPEG est pour une refondation du tissus économique de la Guadeloupe basée sur les petites entreprises. Et elles ont toute leur place dans le projet des zones franches globales.
Lucette Michaux-Chevry, sénatrice
Il y a une volonté de rupture. Christian Estrosi nous a présenté un canevas, à nous de proposer. Le gouvernement n’impose pas son point de vue à l’outre-mer. La balle est dans notre camp.
Jean-Michel Penchard, membre du conseil économique et social national
On a de quoi être satisfaits. Le gouvernement définit un cadre commun aux DOM, à nous de définir les secteurs prioritaires, ceux qui sont porteurs d’emplois ou ceux qui sont à protéger. C’est une autre vision des choses. C’est comme si on avait une boite de Légo® et qu’on était en train de construire une économie plus dynamique. Par rapport aux précédentes lois, la valeur ajoutée est que nous sommes maîtres de notre développement. Mais il faudra faire attention aux choix des secteurs prioritaires que choisira la Martinique pour ne pas nous mettre en mauvaise concurrence.mque--gpe-SEOM-013.jpg
Josette Borel, 1re vice-présidente de la Région
Le ministre a reçu des élus responsables et des socio-professionnels très engagés. Nous avons évoqué nos handicaps mais aussi nos propositions. Il va nous appartenir de travailler ensemble pour établir un vrai projet qui corresponde aux exigences d’une politique bien comprise. Christian Estrosi a accepté de placer sur un autre pallier les îles du sud, tout comme la côte sous le vent. Lucette Michaux-Chevry, à travers moi, a remercié Victorin Lurel sur ce point. Pour une fois, nous parlons d’une seule voix. On a des atouts et on peut réussir si on sait être pragmatique et rigoureux. Dans dix ans, il faut que nous soyons au top pour pouvoir dire à l’Etat que nous sommes capables. Mais cela ne doit pas nous empêcher d’évaluer les effets de ce dispositif. Avec la défiscalisation, on n’en pas fait assez et nous restons bloqués à 25 ou 30 % de chômage.


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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 16:47

La délégation guyanaise reçue chez Borloo
Emmenée par Antoine Karam et Jean-Pierre Désert, la délégation des politiques et socio-professionnels guyanais, a été reçue lundi matin au ministère de l’Ecologie et de l’Aménagement durable (MEDAD). « Nous souhaitons que la Guyane soit sollicitée pour le Grenelle de l’environnement, car jusque là, nous n’avons pas été sollicités. La Guyane pourra être un pôle de réflexion sur ce thème pour les DFA, dans la mesure où la Guadeloupe ne le pourra pas après le passage de Dean », a déclaré le président de la Région à France-Guyane. La délégation enchaîne les rendez-vous parisiens puisqu’elle est reçue ce matin par le délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer, Patrick Karam, avant d’aller à l’Elysée, rencontrer le conseiller outre-mer du président, Olivier Biancarelli. Le même jour, ils devraient être reçu au ministère de la santé avant d’aller à Matignon, ce qui restait à confirmer.

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