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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 13:39
 
KS and Co fait des touches en AvignonL---quipe-de-JS-and-Co--au-centre-Ewlyne-Guillaume--serge-Abatucci-et-Bass-Dhem.jpg
























La nouvelle création de KS and Co (Saint-Laurent) a connu des débuts prometteurs à la chapelle du verbe incarné en Avignon. « Pouvoir montrer ce que nous faisons à Saint-Laurent, hors de la Guyane, c’est un peu notre façon de désenclaver la Guyane ! », dit la dirtectrice artistique de KS and Co, Exlyne Guillaume. « En Avignon, on peut être ce que nous sommes, des comédiens. On peut confronter notre travail et voir celui des autres pour le proposer dans le cadre de Koko lampoe. » Ewlyne Guillaume a fait des touches avec des programmateurs de la région parisienne et aussi avec l’Amérique du Sud. C’est la première fois que KS and Co se produit au théâtre des outre-mer en Avignon, même si Ewlyne a déjà foulé les planches d’Avignon avec Orphée noir en 1998. La Route, quatrième création de KS ans Co, a dévoilé au public d’Avignon, très amateur, une part de la Guyane et de sa création. Tous les jours à 15 heures, Ewlyne, Serge et Bass Dhem montent sur scène. A la fin du festival, ils auront joué la Route 44 fois ! Et puis, Avignon, c’est encore la parade. Rituel promenade costumée et théatrale où les comédiens eux-mêmes distribuent leurs prospectus ? Et ça, c’est déjà du spectacle !

Genèse de la scène conventionnée de Saint-LaurentEwlyne-Guillaume.jpg
Native de métropole, c’est en Martinique qu’Ewlyne Guillaume croise « une expression et un courant caribéen », auquel elle se relie avec des gens comme les chorégraphes Zadit et Josiane Antourel. Mais la danseuse rencontre le théâtre et s’y jette, « les pieds à fond ». Le responsable, Michel Bourgade, facteur de masques. Pour elle, c’est un passeur entre la danse et le théâtre. Ensemble, ils feront ZO, l’adaptation en créole de l’Os du Sénégalais Birago Diop. Une comédie musicale masquée. Russophone et russophile, elle fréquente le 5e studio de théâtre d’art de Moscou. Elle organise alors son triangle Moscou-Paris-Martinique en montant de stages et des pièces (Hyménée de Gogol). Une de ses tournées l’emmène en Guyane où elle présente Ici, vivent des gens, une pièce d’Athol Fugard, un Sud-Africain. « Une accroche est née avec la Guyane ». Puis elle revient en Guyane et joue Orphée Noir. Puis, c’est une première résidence avec la création de Hello and good bye (Athol Fugard). Ewline décide dès lors de travailler à Saint-Laurent. Avec Serge Abatucci, membre fondateur du Centre dramatique régional de la Martinique, ils équipent une case de bagnard du camp de la transportation en petit théâtre et travaillent avec les lycéens de Bertène-Juminer. La mairie de Saint-Laurent et la DRAC signent avec leur compagnie KS and Co une convention d’accueil pour un théâtre équitable : « Une scène conventionnée est née à Saint-Laurent, Koko lampoe ». A compter du mois d’octobre, Koko Lampoe va accueillir des spectacles, mais aussi se mettre en réseau avec les opérateurs de la Guyane et de la Caraïbe. »Nous voulons faire une programmation à l’image du public, c’est-à-dire diverse. » Pour la prochaine saison, les spectateurs de l’Ouest guyanais se verront donc proposer neuf spectacles. Parmi ceux-ci, le fruit de deux résidences, l’une d’écriture, sur le bagne avec Gemme et compagnie, l’autre avec Le point qui tourne, pour une scénographie autour des marionnettes et de la vidéo avec une thématique : « Les choses des gens », le patrimoine. « Nous allons associer à cette action l’Institut d’art visuel de Martinique et l’école des arts décoratifs de Strasbourg. »

 

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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 13:33

Trois questions à Esther Myrtile, comédienne (elle joue la tenancière du lolo dans Le costume aux côtés de Philippe Calodat, Harry Balthus, Kristel Kenounjah Nedelkovic et Gilles Minéas)
« Je suis dans l’ivresse »

Etes-vous émue de jouer en Avignon ?

Harry Kancel a monté cette pièce pour la résurrection du centre culturel de Sonis, le 22 juin dernier. Auparavant, nous avons répété chez Grâce Art production à Chauvel, aux Abymes. J’interprète la tenancière, celle qui en prélude de la pièce installe l’atmosphère lolo… Ca fait quelque chose de venir jouer là. Il y a une espèce de fièvre quasi permanente de l’amour du théâtre, du désir… Tout s’exprime dans la rue et la représentation artistique est de tous les instants. Je suis dans cette ivresse.
Que représente le TOMA pour vous ?
C’est un lieu de rencontres tous azimuts. L’européen, l’international se mêle à nos spécificités culturelles. Le TOMA est très actuel et très tendance car il peut favoriser ce type de rencontres. Quand vous voyez Edouard Glissant ou José Exélis qui viennent là, c’est grand. Ici, des artistes, écrivains, comédiens ont des chances de se faire connaître, de laisser des traces dans la mémoire.
Que vous inspire le travail de Greg Germain ?
C’est un pionnier ! Il a toujours été un militant du droit des artistes et a valorisé notre existence, le monde caribéen. On l’a vu dans des choses plus timides. Mais son travail, sa maturité l’ont ancré dans un ensemble culturel où il s’est fait entendre.

 

 

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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 12:28

Une salle de Théâtre Edouard Glissantplaque-Glissant.jpg
Pendant le 61e festival d’Avignon, la salle de spectacle du théâtre d’outre-mer en Avignon (TOMA) a été baptisée par Marie-Josée Roig, maire de la cité des papes, du nom d’Edouard Glissant.











Ca a commencé par du makrelaj… Laetitia Guedon, le défenseur, et Benjamin Tholosan, le dénigreur, ont joué une saynette de Kofi Kaoli qui donnait à ressentir toutes les difficultés qu’ont connues les fondateurs du Théâtre d’Outre-mer en Avignon (TOMA), Greg Germain et Marie-Pierre Bousquet, et toutes les piques aussi qu’ils ont du essuyer depuis dix ans que ce carrefour des cultures ultra-marines existe dans la chapelle si bien nommée du Verbe incarné. « On ne jette des roches que sur les manguiers qui portent », a commenté non sans ironie Greg Germain. Devenue théâtre du Tout-monde, celle salle, « sans rideau rouge » et d’une jauge de 120 places s’apprête à prendre le nom d’Edouard Glissant. Jacques Martial, Firmine Richard, le patron du Centre des arts de Pointe-à-Pitre, Claude Kiavué, la secrétaire générale du CMAC (Fort-de-France), Mina Reneaume-Placoly, Michel Michalon, vice-président de la Région Martinique, Dominique Dashler et Pierre Chambert des DRAC de Martinique et de Guyane, François Guilbeau, directeur général de RFO, Marie-Josée Roig et Edouard Glissant...Glissant--Roig--plaque--germain--bousquet.jpg« Aimez le théâtre, pas le clinquant »
« Il n’est pas d’usage que les dédicataires prennent la parole car en général ils ne sont plus là, s’est amusé le philosophe du Diamant. Je ne voudrais pas participer à une cérémonie d’honneurs, mais je voudrais que ma participation soit le gage d’une sorte de contrat pour aimer le théâtre plus que le clinquant et la relation plus que le parti pris… » La plaque, sobrement gravée « Salle Edouard Glissant, philosophe, écrivain, poète, né à Bezaudin, Martinique », a été dévoilée par Marie-José Roig, celle qui, il y a dix ans, avait confié les clés d’une chapelle délabrée aux fondateurs du TOMA. « L’outre-mer était alors cantonné dans une banlieue de théâtre », se souvient Greg Germain. Depuis dix ans, le TOMA, c’est 69 spectacles ont été joués, soit 1484 représentations, 60 000 spectateurs assis, 328 comédiens, 51 auteurs, 272 metteurs en scène et techniciens, 23 régions représentées, une collection de vingt films réalisés par Axe Sud avec France Ô, 100 kilos de citrons verts, 200 de boudins et 1 400 litres rhum !

Avignon 2007
costume.jpgDu 6 au 28 juillet, les spectateurs du festival off d’Avignon se sont vu proposer sept pièces, parmi lesquelles Le costume (Guadeloupe - Harry Kancel) notre photo, La route (Guyane – Ewlyne Guillaume), Changer les essuie-glaces (Réunion – Christine Guérin), Hamlet/Lorenzo (métropole – Antoine Bourseiller), Manteca (Martinique – Ricardo Miranda), Pas de quartier (métropole - Eric Checco) et Aztèque (métropole –Quentin Defait). Toutes ces pièces sont des créations de l’année, encore inédite en Avignon. Côté arts plastiques, le TOMA a invité le scénographe Ludwin Lopez qui a fait une installation basée sur Mayétetpiépoutet, une création de Joby Bernabé jouée en ouverture du dernier carnaval de Fort-de-France.

En dehors du TOMA, Avignon a accueilli d’autres ultra-marins. Ainsi on a vu Maryse Condé, José Exélis, Rudy Silaire et Gilbert Laumort au théâtre du balcon qui donnaient leur pièce, Comme deux frères. A la chapelle des miracles, l’auteur guadeloupéen Alain Foix, participait à une lecture mise en espace par le metteur en scène Bernard Bloch. Ce dernier a demandé à Alain Foix d’écrire un texte « sur la concurrence entre les victimes ». Pour répondre à « cette opposition guignolesque entre victimes », Alain Foix a choisi de faire dialoguer deux héros du théâtre shakespearien, le Juif Shylock, du Marchand de Venise et le Noir Othello, de la pièce éponyme… Une réflexion qui renvoie à l’énigme du sphynx…

Enfin, au Paris, c’est Souria Adèle qui a fait beaucoup rire le public avec Marie-Thérèse Bernabé, négresse de France.
Festival-off-lege.jpg
Manteca, la pièce des Martiniquais s'est vue récompenser au lendemain du festival du 2e prix du Off. Et mention spéciale du bloger pour le succulent Les Gluck avec un acteur à surveiller, Vincent Lorimy...

IMAGE
Mariejosé Alie et Studio M tournent en AvignonStudio-M-lege.jpg
Deux éditions de Studio M, l’émission de Marijosé Alie, ont été enregistrée depuis la scène de la salle Edouard Glissant à la chapelle du verbe incarné. L’animatrice a reçu l’ensemble des auteurs et metteurs en scène qui se sont produits au TOMA en ce mois de juillet. Sur notre photo, MJA reçoit Ricardo Miranda et Ewlyne Guillaume. Les deux émissions, réalisées par François Dubreuil dit FDub, seront diffusées la dernière semaine de septembre et la première du mois d’octobre. RFO, partenaire du TOMA, a co-produit une captation des pièces jouées lors de l'édition 2007 du festival. Cette entreprise entamée depuis maintenant trois ans a abouti à constituer une collection de 20 pièces filmées.
Ils sont venus
Edmond Mondésir, Edmond-Mondesir-lege-copie-1.jpgprésident commission culture du conseil régional de la Martinique
« Je suis venu pour la cérémonie, mais j’ai eu le temps de voir La manteca, Le costume, La route, Pas de quartier et la pièce de José Exélis, Comme deux frères. »


Marcelle Pennont
, présidente du comité d’entreprise du CMAC (Martinique), et Marie-Claude Marnelli, déléguée du personnel du CMAC
« Nous sommes venues participer aux journées d’études d’Avignon. Il y a 80 délégués issus de toutes les scènes nationales et nous abordons de questions syndicales relatives à nos emplois. »
Alvina Ruprecht, critique canadienne et chercheur, spécialiste du théâtre d’outre-mer
« Ma recherche porte sur les expressions d’outre-mer. Je suis venue soutenir le TOMA qui fait un travail très important. Je le suis depuis sa création. »


Claude Kiavué
Claude-Kiavu---lege.jpg, directeur du centre des arts (Pointe-à-Pitre)
« Je viens tous les ans voir les spectacles. Le TOMA, c’est un petit morceau de la Guadeloupe en Avignon. J’ai très envie d’acheter La Monteca, le premier spectacle que j’ai vu à la chapelle du verbe incarné. »

Mina Reneaume-Placoly
, Mina-Reneaume-Placoly-lege.jpgsecrétaire générale du CMAC (Martinique)
« Je suis venue en Avignon pour assister aux réunions du Syndéac, le syndicats des responsables des structures culturelles. »



Pierre Chambertpierre-chambert-DRAC-lege.jpg, conseiller aux arts vivants à la DRAC Guyane
« Les artistes de la Guyane existent, le TOMA peut aider à montrer cette France là. Et pour apporter un peu plus de lisibilité à ce territoire, la DRAC a signé avec le TOMA une convention qui permet la présence en Avignon des compagnies de Guyane. »

Eric Checco
, metteur en scène de Pas de quartier
« J’ai appris le créole enfant, quand j’étais scolarisé en Guadeloupe, entre 1972 et 1980. Mais c’est du créole de vieux… J’ai recruté Blaze (à gauche sur la photo) et Larry, deux jumeaux guadeloupéo-jamaïcains que j’ai rencontrés dans le hip-hop à Sarcelles. Sans les Antillais, le hip-hop en France serait coupé des trois quarts de ses forces ! Notre désir le plus cher est de venir jour Pas de quartier aux Antilles… »

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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 12:25

Air Caraïbes, s’associe à la solidarité déployée pour soutenir la Martinique suite au passage de l’Ouragan Dean. La compagnie a mis en place un tarif à partir de 299€ TTC sur ses vols au départ de Paris Orly Sud, à destination de Fort-de-France (Martinique) et Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Ce tarif a été conçu pour aider les familles antillaises de métropole à être auprès de leurs proches, à des conditions préférentielles.
Ce tarif est valable dès à présent pour toute réservation et départs effectués avant le 2 septembre et incluant un retour sur Paris entre le 8 et le 23 septembre 2007.

 

 

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25 juillet 2007 3 25 /07 /juillet /2007 09:31

Le blogger est en vacances jusqu'au 25 août. Pour des raisons techniques, les reportages au festival d'Avignon et sur le festival créole de Menton n'ont pu être mis en ligne. Cela sera fait ultérieurement...

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16 juillet 2007 1 16 /07 /juillet /2007 18:15

Le président confirme les engagements du candidat pour l’outre-mer
« Nous avons un projet riche et ambitieux qui va exiger un engagement total du gouvernement »Sarkozy-discours.jpg

Le président de la République a prononcé, à l’occasion de la fête nationale, un discours adressé aux Français de l’outre-mer. « Je veux parler à cette France qui, au delà des belles images, souffre parfois et doute souvent », a t-il déclaré en préambule.  Il est revenu sur ses résultats à la présidentielle, décevant en outre-mer : « Ils traduisent, probablement, une part d’inquiétude (…) Mais il est vrai que le discours que j’ai tenu a consisté à dire que seul le travail et la recherche des voies d’un développement économique endogène permettront de réduire durablement le chômage et les inégalités. » Nicolas Sarkozy a présenté une « architecture gouvernementale nouvelle », une « équipe de choc », Alliot-Marie, Estrosi et Karam (qu’il a encore cité) et un programme en trois axes (développement, égalité des chances, sécurité).
« Je présiderai, à intervalle régulier comme je m’y étais engagé, un Conseil interministériel de l’outre-mer qui réunira l’ensemble des ministres concernés (…) le Premier Ministre et moi-même avons, pour l’outre-mer, un projet riche et ambitieux qui va exiger un engagement total de la part du gouvernement. »protocole-serre.JPG

Zones franches et logement social
Le président a confirmé que les zones franches globales seraient opérationnelles dès 2008. Il a renouvelé son souhait de voir naître des pôles d’excellence dans la logique des pôles de compétitivité, associant les acteurs économiques et les centres de recherche publique. «  J’ai la conviction que les collectivités d’outre-mer pourront ainsi jouer, à l’avenir, le rôle de véritable laboratoire économique et écologique, notamment dans le secteur des énergies renouvelables. »
Sur l’égalité des chances, le président a insisté sur la modernisation du système éducatif, sur l’amélioration de l’offre de soins et sur la question du logement. Cela nécessitera « la réorientation d’une partie de la défiscalisation au profit du logement social d’ici la fin de l’année ».

Verbatim169-6915.jpg
« Le monde bouge autour de nous, il se transforme, se développe. Partout, l’innovation, la création, l’invention sont présentes. Je ne veux pas que l’outre-mer reste en marge de ce mouvement. Bien au contraire, je veux qu’avec ses talents et ses ressources, l’outre-mer s’affirme comme moteur de cette innovation, battant ainsi en brèche tous les clichés qui ont la vie dure en métropole ! Je veux que l’outre-mer, plateforme avancée de la France dans les trois Océans, montre au monde ce qu’il est capable de faire ! La voie que je vous propose n’est pas celle de la facilité. C’est la voie du travail, de l’effort mais c’est aussi la voie de la solidarité et du respect. Les Français d’outre-mer, comme tous les autres Français, doivent participer à l’œuvre de redressement de notre pays. »

 

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15 juillet 2007 7 15 /07 /juillet /2007 06:20
La loi Liberté des universités sera adaptée à la réalité de l’UAGlarcher.JPG
Le Sénat discute actuellement le projet de loi sur la liberté des universités. Dans la nuit de jeudi à vendredi, Serge Larcher, sénateur martiniquais, apparenté socialiste, est parvenu à convaincre le gouvernement de prendre en compte les amendements qu’il a cosignés avec Claude Lise (app soc, Martinique) et Jacques Gillot (app soc, Guadeloupe). « Ce projet de loi était totalement muet sur les universtités d’outre-mer, particulièrement, sur l’UAG, raconte M. Larcher. Devant cet oubli surprenant, je me suis attaché à présenter un amendement pour qu’il y ait des dispositions spécifiques pour l’UAG, un autre sur la composition du conseil d’administration pour tenir compte des trois Régions et un troisième pour la composition des comités de sélection des enseignants chercheurs. » Le projet de loi initial prévoyait que 50 % des membres de ce comité soient extérieurs à l’UAG. Ce dispositif entraînerait des surcoûts très importants pour faire venir des gens de métropole. « Le Gouvernement nous a entendu, poursuit Serge Larcher, et il a déposé un amendement qui reprend nos propositions. Une ordonnance devra être prise d’ici six mois pour régler les problèmes de l’UAG. Valérie Pécresse, le ministre de l’Enseignement supérieur, s’est engagée à ouvrir une concertation avec les universitaires et les élus. On a du pain sur la planche ! »

 

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14 juillet 2007 6 14 /07 /juillet /2007 20:51

INTERVIEW. Christian Estrosi, secrétaire d’Etat à l’Outre-mer
« Les zones franches globales seront applicables au 1er janvier 2008 »
Où en est la promesse de Nicolas Sarkozy sur les zones franches globales ?

Je suis heureux de vous annoncer que j’ai finalisé la trame du texte sur lesestrosi-de-pres.JPG zones franches globales.  Je souhaite que celui-ci soit intégré dans la loi de programme qui sera présentée au début de l’année 2008. Cette loi comprendra aussi des volets logement, égalité des chances, continuité territoriale, innovation, recherche, développement, environnement. Le dispositif des zones franches globales sera rétroactivement applicable au 1er janvier.
Qui va être concerné ?
Les mesures que je souhaite mettre en place s’adressent à tout le territoire, contrairement aux zones franches urbaines. Mais les mesures seront adaptées aux caractéristiques de chaque département d’Outre-mer.
Sur quelles activités, productions ou services devra-t-on planifier le développement économique ?
Nous allons faire un listing des activités qui en bénéficieront. Il y aura des mesures communes à tous les DOM, ainsi que d’autres spécifiques à chaque territoire. On peut penser à un taux majoré pour certaines zones géographiques, comme celles relevant de la double insularité, ou pour des secteurs économiques stratégiques. Des mesures d’exonération d’impôts sur les sociétés, la taxe professionnelle, des majorations de crédit d’impôts à l’export seront également mises en place dans ce cadre. Toutes ces mesures sont destinées à faciliter la création d’activités et à dynamiser l’économie de nos territoires.
Comment vont se décider ces secteurs éligibles pour être en zone franche globale ?estrosi-fxg-copie-1.jpg
Je souhaite consulter tous les acteurs concernés. C’est pourquoi j’engage dès maintenant la concertation avec les acteurs politiques, économiques, les chambres consulaires, les syndicats. Je ne veux pas que l’on puisse dire que c’est imposé ou figé. Département par département, que chacun fasse part de ses propositions pour les secteurs qu’ils entendent retenir. Le dialogue et la concertation sont pour moi essentiels et je veux avoir achevé cette concertation au 15 octobre. J’entends profiter de chacun de mes déplacement dans les DOM pour y tenir une réunion avec tous les acteurs politiques, économiques et sociaux concernés.
Ce dispositif ne laisse-t-il pas trop d’avantages aux entreprises ?
L’originalité de notre dispositif réside dans l’obligation de réinvestir les montants économisés par l’entrepreneur, soit en fonds propres, soit pour compléter l’effort de formation. Il s’agit de consacrer l’effort fiscal au développement de l’activité et de l’emploi.
Y aura-t-il un contrôle ?
Il y aura bien entendu une vigilance particulière pour éviter les effets d’aubaine. Par ailleurs un dispositif d’évaluation du dispositif sera mis en place.
Quels sont les objectifs chiffrés ?
Il faut attendre de connaître les secteurs éligibles pour démarrer les calculs prospectifs.
 

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14 juillet 2007 6 14 /07 /juillet /2007 18:48

People
Garden party à l’Elysée et ministère de l’Outre-mer
Vendredi 13, d’abord, le président de la République s’est rendu rue Oudinot pour saluer la communauté ultra-marine. Le lendemain, au palais de l’Elysée, Nicolas Sarkozy a reçu quelque 7 000 personnes dont 2 000 victimes. Parmi elles se trouvaient des Antillais et des Guyanais.

A medetom
L’outre-mer au sommet de l’Etatalliot-marie-sarkozy-estrosi.JPGLe secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Christian Estrosi, le ministre de l’Outre-mer, Michèle Alliot-Marie, et le président de la République, Nicolas Sarkozy, dans la cour du secrétariat d’Etat à l’Outre-mer, rue Oudinot.

Le candidat et le ministrebeaujour-estrosi.JPGJean-Claude Beaujour, candidat malheureux (« Non pas malheureux, j’ai planté un premier drapeau », corrige-t-il) à la députation de Paris pour l’UMP, en grand échange avec le secrétaire d’Etat, Christian Estrosi.

Les agriculteurs de la Gwadaolivier-francius--Daniel-Dolin--Eric-Nelson.JPGEric Nelson, président de la chambre d’agriculture de la Guadeloupe (à droite), son neveu, Olivier Francius (à gauche) et Daniel Dolin, directeur de la chambre étaient les hôtes de la garden party de l’outre-mer.

Deux présidentsAmbrosio-passe-coutrain.JPGJacques Ambrosio, président de l’APTOM, l’association des ultra-marins employés dans le métro, est avec Jean-Pierre Passe-Coutrain, président de l’association CROMVO, à Sarcelles.

BB Antilles et femmes politiquescabinet-leon-bertrand.JPGAutour D’olivier Nigard du BB Antilles, Maryse Lachêne, Martiniquaise ancienne colistière UMP aux régionales en Ile de France et Caroline Porot, ancienne collaboratrice au cabinet de Léon Bertrand.

Le retour de l’UNOMdes-noirs-4.JPGSur cette image festive, on reconnaît les compères de l’Union nationale pour l’Outre-mer (UNOM), Paul Mélyon et Arole Lamasse. Serge Anglo et Rémi Marcin ne sont pas loin !

Les potomitanf--lix-Douglas--Gerard-jeanne-rose--sylvain-l--oni-et-anita-gaza.JPGIls sont de toutes les occasions où les ultra-marins de Paris se rencontrent : Félix Douglas (RFO), Gérard Jeanne-Rose, président d’association, Sylvain Léoni, de la Réunion, et Anita Gaza de la mairie de Paris.

Des fanm douboutjean-baptiste-loial.JPGL’ancienne présidente du Collectifdom, Juliette Jean-Baptise, bien plus sage que sa sœur Sonya, a décroché, à l’occasion de la garden party de l’outre-mer, un rendez-vous avec le nouveau délégué interministériel. Ca semble amuser la danseuse Chantal Loïal !

Famille créolefamille-Claude.jpgCharles Claude, le père, Laurent Claude, le fils, et la fiancée de ce dernier. Doit-on présenter encore c Martiniquais, patrons du restaurant parisien La créole et de la non moins célèbre Académie du rhum ?

L’OPIOMles-journalistes-de-l-outre-mer.JPGFrançois Thomas, notre confrère de Radio Caraïbes en rêve : une association réunissant les journalistes de l’outre-mer à Paris. Sur cet échantillon de ce à quoi pourrait ressembler partiellement l’Office de presse et d’information de l’outre-mer (OPIOM), on retrouve Emilie Porry d’ATV, William Kromwel (RFO radio), François Thomas et Chritophe Gosselin (RCI) et encore Chantal Didier (La Dépêche de Tahiti et l’Est Républicain)

Littératuregallimard-foix-mariann.JPGAutour de l’auteur guadeloupéen Alain Foix, son attachée de presse chez Gallimard, Myriam Benainous, et sa comédienne fétiche, Mariann Mathéus.

Les hommes du présidentkaram-estrosi-biancarelli.JPGSur le perron du ministère de l’Outre-mer, les trois hommes que le président a mis en place pour sa politique outre-mer : Patrick Karam, nouveau délégué interministériel à l’égalité des chances pour les Français d’Outre-mer, le secrétaire d’Etat, Christian Estrosi, et le conseiller pour l’Outre-mer du président de la République, Olivier Biancarelli.

Lobbying agricolela-guigneraye--barnier.JPGDominique de la Guigneraye, responsable rhumier, très proche d’Eric de Lucy, est avec le nouveau ministre de l’Agriculture, Michel Barnier. Pendant la fête nationale, le lobbying pour nos produits continue !

La brune et le conteurmarie-jeanne-igo-dran--.JPGMarie-Jeanne Serbin-Thomas, directrice de la rédaction du magazine Brune, est en compagnie du conteur martiniquais Igo Drané.

La trace d’un coupleolivier-laouchez-et-christel-grat.JPGOlivier Laouchez est venu écouter le discours du président de la République, en compagnie de son amie, Christel Grat. Le patron de Trace TV a encore de nouvelles raisons de se réjouir : l’audience de sa télé continue de croître !

Théâtre et cinémafirmine-richard-Jean-Camille-Sormain.JPGFirmine Richard, la comédienne guadeloupéenne révélée par Coline Serreau, est avec le metteur en scène martiniquais Jean-Camille Sormain.

Les plumesles-plumes.jpgLe conseiller spécial Henri Guaino, la plume du président, est en compagnie de la plume parisienne de France-Antilles et France-Guyane !

Le charme de Rama Yaderama-yade-max-jean-baptiste--livie-pierre-charles.JPGLes Martiniquais Max Jean-Baptiste et Livie Pierre-Charles sont tombés sous le charme de Rama Yade, nouveau secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme.

 A l'Elysée
Le collectifdomdagnet--josepho-beaujour.jpg
Dans le grand salon du palais de l’Elysée, le nouveau co-président du Collectifdom, Charles Dagnet, une de ses collaboratrices, Eddie Josépho, et l’avocat, homme politique et vice-président du Collectifdom, Jean-Claude Beaujour.

Frère et soeurFran--oise-et-Claude-Benito-Espinal.jpgFrançoise Benito-Espinal est venue pour le compte de l’agence Couleur international. Depuis 2004, c’est cette agence qui organise la partie outre-mer de la garden party présidentielle. Cette année, près du bassin, au fond des jardins, un stand consacré à l’Outre-mer mettait une fois encore en valeur nos bananes. A côté de Françoise, Claude Benito-Espinal. Edouard, le spécialiste environnemental de Guadeloupe est leur frère.

La coordination des originaire d’outre-mer pour Nicolas Sarkozyla-ccordination-sarkozyste--doc-gyneco.jpgAutour de Patrick Karam et de Doc Gynéco, deux soutiens inconditionnels au nouveau président, les membres de la coordination nationale des comités de soutiens des originaires d’outre-mer : Freddy Loyson, René Silo, Jimmy Blanche, Pierre Do-motta, Henri Bortalis…

Les héros et les victimes

Sauvetage pénibleLaurence-abrahim-et-yannick-parole.jpgLaurence Abrahim, originaire de Gourbeyre en Guadeloupe, est devenue gardien de la Paix en 2002. Après son concours décroché au pays, elle a pris ses fonctions à Asnières dans les Hauts-de-Seine. Samedi, elle était invitée du président car à l’aide d’un collègue, elle a évacué sur cinq étages une personne handicapée en fauteuil roulant, alors que l’immeuble était touché par un incendie. Elle pose avec son ami, Yannick Parole, originaire du Gosier.

Une médaille pour les gardiens de prison de Rémire-Montjolymonmarch----barbereau.jpgQuatre ans jour pour jour après avoir été blessés par balle lors d’une tentative d’évasion de la prison de Rémire-Montjoly en Guyane, Christian Monmarché et Hugues Barbereau retrouvent enfin le sourire. Alors que leurs collègues, indemnes, ont reçu une médaille d’or, ils l’attendent toujours. Invités le 13 juillet à la garden party du ministère de la Justice, ils ont été entendus par Rachida Dati, le garde des Sceaux : « La médaille, elle ne va plus se balader, je m’en occupe. » Ils n’ont pu être décorés, samedi 14 juillet au Château, mais, foi de ministre, ce sera fait avant la fin juillet.

Les pompiers de Saint-Françoisrayapin--lebogne.jpgPatrick Rayapin, 33 ans, un enfant, sapeur-pompier 1re classe au centre de protection et d’intervention de Saint-François, et Denis Leborgne, 40 ans, un enfant, Moulien et lui aussi sapeur-pompier 1re classe à Saint-François, sont fiers de montrer leurs cartons d’invitation. Ils ont été les hôtes du président de la République pour cette cérémonie du 14 juillet dédiée aux victimes. « Notre acte de bravoure a été de sortir une femme handicapée grabataire d’une maison en flamme, rue du marché, au cœur de Saint-François, témoigne Patrick Rayapin. C’était en février dernier… » « On est mis à l’honneur, mais à travers nous, c’est toute la Guadeloupe et pour tous ceux qui se battent pour sauver la vie. Nous souhaitons beaucoup de force à tous les volontaires », complète Denis Leborgne.

 

 

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13 juillet 2007 5 13 /07 /juillet /2007 14:23

INTERVIEW. Grégoire Guéden, directeur général Clément/Damoiseau, responsable de l’exportDamoiseau.JPG« Le rhum est inconnu en Chine et la Martinique et la Guadeloupe encore moins connues ! »
Avec un bureau à Shangaï et un importateur en Inde, les rhums Clément, JM et Damoiseau se lancent à l’assaut du marché asiatique. Comment avez-vous mis en place votre stratégie ?
gregoire-1.JPGOn parle beaucoup des marques françaises qui s’exportent dans les marchés émergents et on se dit que quand on n’est pas gros, ce n’est pas pour soi. Mais si on n’est pas gros, on peut être malin ! Lors de mon premier voyage en Chine, il y a dix-huit mois, j’ai noté la faible représentation des petites marques. Pourtant l’Asie n’est pas plus loin que le marché américain, c’est juste de l’autre côté ! Les difficultés viennent de la complexité administrative. Je me rends compte d’abord que les grands groupes investissent massivement. J’y suis donc retourné pour rencontrer les importateurs et présenter nos produits, à Shangaï, Pékin et Hong Kong. Et je découvre que le rhum est inconnu en Chine et la Martinique et la Guadeloupe encore moins connues ! Nous allons donc jouer sur le côté exotique, caribéen.
Concrètement, votre implantation en Chine s’est réalisée de quelle manière ?
A mon retour à Paris, j’avais deux distributeurs partant pour ce défi avec nous. Le premier Vin sélection, à Shangaï, représente les rhums JM et Damoiseau ; le deuxième, Méta Design, à Hong Kong, pour les rhums Clément. Nous avons recruté un collaborateur français,  Roland Ambrunn, qui nous été présenté par nos contacts en Chine. Il a été formé par la suite dans nos rhumeries et à notre siège parisien. Il a pour rôle d’aider les importateurs et l’équipe commerciale sur place à mieux comprendre le produit et développer les ventes. Il est installé à Shangaï depuis avril et les produits sont arrivés il y a deux mois… La soirée de lancement des rhums Damoiseau et JM a eu lieu début juillet. C’était la première caribean party en Chine ! Nous sommes déjà présents dans une cinquantaine d’établissements de Shangaï. Clément est lancé le 14 juillet à Shangaï avec le concours de la chambre de commerce française.
Comment est le marché ?gregoire2.JPG
Le marché rhum en Chine n’existe pas. Les Chinois ne boivent pas de rhum. Et avec nos quelques bouteilles, nous serons très rapidement les leaders du marché chinois ! Il y a un marché très fort pour le cognac et le Whisky, nous aurons donc un très gros marché pour le rhum. Le groupe Pernod-Ricard est très présent en Chine avec son cognac Martel et son Whisky Chivas. Ajoutez à cela le Havana club et nous avons les trois produits que Pernod-Ricard cherche à écouler sur tous les marchés. S’ils lancent leur rhum en Chine, nous serons vite au cœur d’un marché en plein boum. A nous d’expliquer que notre rhum est un premium de grande qualité. Nous sommes précurseurs car nous commençons par installer d’abord le haut de gamme.
Mais qu’est-ce qui vous a décidé à lancer tout très vite sans connaître l’impact du rhum ?
Quand je suis venu la première fois en Chine, j’ai imaginé être dans un avion rempli de petits producteurs français. Ca a été ma hantise… Donc, on n’attend pas !
Combien de cols espérez-vous écouler pour la première année ?
On commence juste à sentir le marché. Un marché en pleine mutation et qui, pour le rhum, n’existe même pas encore. Nos objectifs se construisent au jour le jour. On se satisfera pour l’heure d’être dans les meilleurs établissements de Pékin, Shangaï et Hong Kong. Mais ne pas le faire aurait été une bêtise, alors on y va mais on navigue à vue. C’est drôle de voir nos petites marques antillaises débarquer sur ce marché de géants à l’autre bout du monde. C’est un beau challenge.
gr--goire-3-copie-1.JPGCombien un Chinois doit-il sortir pour une bouteille de rhum ?

Le rhum vieux Clément est à 300 RDM (30 euros). On l’a mis en face du Chivas 12 ans d’âge.
Vous faîtes de la pub ?
On ne peut s’aligner face aux géants Sony et autres sur les panneaux publicitaires. Nous faisons des soirées événementielles et des relations publiques.
Vous vous attaquez aussi au marché indien ?
L’Inde, comme la Chine, est un marché émergent. Mais il est complexe à cause de ses droits de douane. Pour l’alcool, c’est du 200 % ! Mais ce pays évolue et l’OMC a sommé le gouvernement indien de baisser ses droits de douanes. Là encore, on n’attend pas que le marché soit mur. Nous avons envoyé, il y a trois mois, un de nos collaborateurs, Mathieu Delassus, en prospection. Il est rentré en ayant rencontré beaucoup d’importateurs intéressés. Il faut savoir que l’Inde est le premier producteur mondial d’alcool de canne avant le Brésil et sa cachaça. Un importateur a pris un lot de plusieurs milliers de bouteilles en juin. Nous lui enverrons pendant un mois un barman spécialiste du rhum qui va sillonner les établissements pour former les barmen indiens à l’utilisation de nos produits. Voilà, on a pris position en quelques mois sur les deux principaux marchés à fort potentiel pour l’avenir.pic17421.JPGLes quotas de rhum pour le marché français suspendus à la Commission européenne
La commission européenne n’a plus d’objections à formuler concernant la demande des rhumiers antillais pour augmenter leur quota pour le marché métropolitain de 15 000 hap. Désormais les producteurs et négociants sont suspendus au calendrier de la commission puisqu’il faut, au préalable, que la mesure passe en conseil des ministres européens. « Plus les semaines passent, assure Grégoire Guéden, plus le risque de ne plus pouvoir fournir nos distributeurs est grand. Le 15 octobre, nous ne pourrons plus livrer… »

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