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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 06:51
Sébastien Folin avec Betty Seymour

Sébastien Folin avec Betty Seymour

Sébastien Folin fait le guide musical pour la fête de la musique

Avec Outre-mer sur Seine, un prime spécial fête de la musique, Sébastien Folin offre aux téléspectateurs de France Ô une balade musicale dans la capitale en compagnie d'artistes issus des outre-mer. Qu’ils soient en concert, en répétition, en coulisses, dans la rue, chez eux, en bord de Seine ou dans le métro, qu'ils jouent de la musique traditionnelle, qu'ils s'en soient affranchis et métissent leurs créations de sonorités occidentales, africaines, de blues, de jazz, de rock, de funk, de reggae, Sébastien veut faire sonner nos musiques à l'heure où la France enrière fête la musique.

Au programme de ces 90 minutes de prime, "le Village", un collectif composé d'Européens, Caribéens, Africains qui mélangent leurs origines et leurs influences pour délivrer une musique aux accents de sono mondiale. Ils sont Ours, alias Charles Souchon, Lieutenant Nicholson, alias Nicolas Voulzy, Bibi Tanga, Jacques Daoud et DjeuhDjoah. Viennent ensuite Elle & Elles, les Martiniquaises Marijoée Alie et ses filles, Sophie et Frédérique, autour du blues, des groove américains, du nord comme du sud, et des tambours de la Caraïbe.

On verra encore Tété & Eric Bibb.
Tété, né au Sénégal d’une mère martiniquaise, et Eric Bibb le New-yorkais utilisent le blues comme passerelle entre leurs univers. Ce sera encore Betty Seymour la Guadeloupéenne qui a tout plaqué il y a cinq ans pour chanter dans le métro et qui a remporté les « Métro Music Awards », Kaori, un duo de Nouvelle-Calédonie qui vient de sortir son premier album.

Le must viendra avec Danyel Waro, celui qui a commencé à chanter le maloya de manière clandestine dans les années 1970.
Aujourd'hui couronné de nombreux prix, il est un modèle pour toute la jeune génération, dont fait partie Zanmari Baré, digne héritier au talent indéniable qui perpétue la tradition héritée des esclaves.

Ce sera ensuite Tryo, le groupe de Daniel le percussionniste chilien naturalisé français, et Guizmo, riche de ses origines réunionnaises.


Enfin, la ballade musicale s'achèvera avec Vaiteani, la rencontre du Pacifique et de l’Alsace... Un mélange à découvrir !

FXG, à Paris

Diffusé à 20h55, mercredi 21 juin 2017 sur France Ô

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 06:18
Festival des abolitions

Festival des abolitions à Paris

L'association hexagonale "Action aide aux artistes" (Four A-arts), présidée par Sylvio Méranville, a choisi de commémorer à sa façon l'abolition de l'esclavage en créant il y a déjà treize ans une biennale, "International 22 mai". Pour élargir le concept à tous les territoires ayant été soumis au régime de la traite et de l'esclavage, cet événement a été rebaptisé en 2015 "festival des abolitions". Cette septième édition aura lieu du 23 Juin au 22 Juillet au 100 rue de Charenton à Paris. Le principe est d'inviter des artistes à exprimer leur vision de l'esclavage. Au programme, exposition de photos, de peintures et d’oeuvres d’art, projection de films, théâtre, débats, humour, slam, danse, concerts, littérature et bandes dessinées.

"Travail de mémoire et esclavage, explique Sylvio Méranville, sont les maîtres mots de ce festival. Evoquer l’esclavage et rappeler qu’il existe encore sous des formes multilpes, sensibiliser un public le plus large possible à l’histoire de l’esclavage et à ses conséquences..."

Le vernissage se déroule sur deux jours, les 23 et 24 juin, tout comme le décrochage, les 21 et 22 juillet.

Côté musique, le public pourra découvrir gratuitement (tout le festival est libre d'accès) Leïla Kama et Sir Kev, Shein B, Root’s Connection, Samay Maloya et Moun Ki La.

Côté exposition, ce seront le bédéaste Serge Diantantu et les plasticiens JC K-Bô, Helgato , Romain Ganer, Seka Allan, Denis Hérelle, Mylène Minatchi, Beya Gille Gacha, Jean-Marc Boudine et Paul Ally. Sylvio M., Hicham et Marie-Charlotte Loreille diffuseront leurs créations vidéo. Shein B, Leïla Kama et les étudiants de Paris 8 se livreront à des performances. Piedra Deluna et Ev vol proposeront chacun leur chorégraphie et Emil Abossolo Mbo, du théâtre.

Serge Diantantu et Suzanne Dracius viendront parler littérature avant de se joindre lors d'un débat, le 24 juin à 15 heures, avec l'historienne et ancienne présidente du Comité national pour la mémoire et l'histoire de m'esclavage, Myriam Cottias.

FXG, à Paris

Réservation conseillée sur four.arts04@gmail.com

 

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 03:44
Mormeck, le livre

Jean-Marc Mormeck, grand témoin du sport

Les éditions Amphora lancent une nouvelle collection intitulée “Grands Témoins du Sport”. Le premier ouvrage est consacré au boxeur guadeloupéen Jean-Marc Mormeck, sous la forme d'un entretien réalisé par le journaliste sportif indépendant Éric Coutard.

Jean-Marc Mormeck se livre pour transmettre les secrets de sa réussite depuis son départ de la Guadeloupe à l’âge de 6 ans, jusqu’à sa nomination au poste de délégué interministériel pour l’Eégalité des chances des Français d’Outre-Mer en mars 2016.

Détenteur de plusieurs ceintures de champion du monde WBA et WBC, le boxeur professionnel revient dans son témoignage sur plusieurs temps forts de sa carrière : le championnat du monde des lourds face à Vladimir Klitschko, sa revanche sur Virgil Hill, sa défaite face à David Haye... Entre biographie et partage d’expérience, Jean-Marc Mormeck distille de nombreux conseils : se préparer à un combat, devenir boxeur professionnel, construire sa carrière au plus haut niveau... Au-delà de son expérience d’athlète, Jean-Marc Mormeck revient également sur son après-carrière, les moments décisifs de sa vie et son implication aujourd’hui dans l’univers de la boxe.

"Grands témoins du sport : Jean-Marc Mormeck", 200 pages, 18 euros

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 07:14

Entretien téléphonique Macron Girardin

Il était prévu que la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, rencontre jeudi 15 juin le président de la République à l'Elysée. Mais celle-ci étant retenue à Saint-Pierre-et-Miquelon en raison de la campagne électorale (elle affronte samedi au second tour le vice-président de la collectivité territoriale dans un duel serré), le rendez-vous a eu lieu mercredi 14 juin et s'est fait par téléphone. L'objet de la conversation, a confié l'entourage de la ministre, portait sur la préparation des assises de l'outre-mer et, sans plus guère de détail, sur des questions d'actualité.

Annick Girardin pourrait être de retour à Paris dès dimanche, puisqu'elle sera fixée sur son sort électoral samedi soir.

FXG, à Paris

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 06:00

Nominations à Matignon

Le Journal officiel du 13 juin officialise une série de nominations au cabinet du Premier ministre, une trentaine répartis en huit pôles (intérieur, diplomatie, Europe, écologie, éducation, santé, culture, budget) et confirme ainsi la nomination au pôle affaires intérieures de Xavier Brunetière comme conseiller outre-mer et adjoint au chef de pôle à compter du 23 mai. Ce dernier a été sous-préfet en Martinique au début des années 2000, puis conseiller aux cabinets d'Yves Jégo (2008) et Marie-Luce Penchard, (2009-2011) avant d'être secrétaire général de la préfecture de la Réunion.

Si d'ores et déjà le nom de Stanislas Cazelle (ENA promotion Senghor, la même qu'Emmanuel Macron) a fuité pour le poste de conseiller outre-mer du président de la République, sa nomination n'a pas encore été officialisée au Journal officiel.

FXG, à Paris

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 05:15

Babette de Rozières échoue à Paris

La médiatique cheffe de cuisine Babette de Rozières se présentait à la députation dans la 17e circonscription de Paris sous les couleurs des Républicains. Hélas pour elle, sa tentative s'est heurtée à la vague macronienne. Elle avait pourtant pris soin de ne pas faire apparaître le logo des LR et choisi un slogan adapté à la diversité humaine du quartier avec "une candidate qui vous ressemble". Les élcteurs des 18e et 19e arrondissements ont préféré placer un tête Béatrice Faillès, la candidate de la République en marche (31 %), puis celle d'une autre figure de la diversité, Danièle Obono de la France insoumise (17 %). Babette de Rozières n'arrive qu'en 6e position avec 6,53 %.

George Pau-Langevin sort en tête dans le XXe

Le combat a été rude pour l'ancienne ministre des Outre-mer qui fut aussi en 2007 la première députée noire de Paris. George Pau-Langevin avait eu la prudence de démissionner de son ministère fin août 2016 pour démarrer sa campagne. Bien lui en a pris car elle sort en tête de ce premier tour avec 24,13 %, devant Medhi Kémoune de la France insoumise (18,66 %). Pour autant, la victoire n'est pas encore assurée...

Axel Urgin finit 3e dans le Val de Marne

Ancien secrétaire national à l'Outre-mer du Parti socialiste, le Guadeloupéen Axel Urgin était candidat du PS dans la deuxième circonscription du Val du Marne. Il se classe troisième (10,6 %) derrière les candidats de la République en marche, Jean-François Mbaye (33,67 %) et de la France insoumise, François Coq (18,62 %).

Une Martiniquaise qualifiée dans le Val-de-Marne

Maud Petit, candidate martiniquaise de La République en Marche dans la 4e circonscription du Val-de-Marne est arrivée largement en tête avec 40,3%, devant son adversaire LR (22,35 %). Elle est bien partie pour gagner son siège au palais Bourbon.

Mauvais score pour Corinne Narassiguin dans le Val de Marne

Ancienne députée des Français de l'étranger, la Réunionnaise Corinne Narassiguin se présentait dans la 3e circonscription du Val de Marne sous les couleurs du PS. Elle finit en 6e position avec 4,16 %, derrière la REM (35,79 %), les LR (21,68 %), la FI (14,13 %), le FN (10,77 %) et le PCF (4,71 %)...

L'ancien directeur de LADOM éliminé à Levallois

François-Xavier Bieuville, ancien conseiller d'Yves Jégo et ancien patron de LADOM a manqué de peu (13,94 %) la qualification pour le second tour dans la 5e circonscription des Hauts-de-Seine jusque là détenue par Patrick Balkany qui a fait de lui son poulain. Là encore, c'est la candidate de la REM qui est largement en tête (41,69 %), suivi du LR (14,68 %).

L'ancien patron de la gendarmerie Outre-mer éliminé, un Réunionnais qualifié

Bertrand Soubelet, général de la gendarmerie en retraite, ancien patronn de la gendarmerie d'Outre-mer se présentait sous l'étiquette sans étiquette dans la 10e circonscription des Hauts-de-Seine. Il sort 4e du premier tour (6,17 %), après l'humoriste Gérald Dahan pour la France insoumise (8,31 %), laissant le duel de dimanche prohain entre la REM (44,08 %) et l'UDI, représentée par un Réunionnais, Jimmy Coste (20,58 %)

Félix Beppo fait une toute petite figuration

Son oncle Rodolphe est bien mieux connu que lui, Félix Beppo, dissident PS. Le maire-adjoint du 18e arrondissement de Paris a fait un petit score (1,25 %) dans cette circonscription qui verra s'affronter le LR Pierre-Yves Bournazel (31,76 %) et la PS Myriam El Khoury (20,23 %)

Marie-Do Aeschlimann en ballotage défavorable

Fileule de Lucette Michaux-Chevry à la mode de Bretagne, Marie-Dominique Aeschlimann se présentait sous l'étiquette LR pour succéder au PS Sébastien Petrasanta qui avait pris la 2e circonscription des Hauts-de-Seine à son mari Manuel en 2012. Si la Guadeloupéenne se qualifie pour le second tour (23,59 %), elle est en ballotage difficile derrière le candidat de la REM, Adrien Taquet (47,01%)

Richard Mugerin ne passe pas les 1%

Originaire de Sainte-Anne en Guadeloupe, Richard Mugerin se présentait sous les couleurs de Debout la France dans la 3e circonscription des Hauts-de-Seine. Avec 0,9 %, il est éliminé laissant le second tour à la REM et aux LR.

Janine Maurice-Bellay s'étale en Seine-Saint-Denis

La Martiniquaise Janine Maurice-Bellay se présentait sous une étiquette DVG dans Ja 3e circonscription de la Seine-Saint-Denis. Avec 0,69 % des suffrages, elle lazisse loin devant les deux finalstes, REM (39,68 %) et FI (14,98 %).

Philippe Milla se ramasse en Seine-Saint-Denis

Dans la 6ème circonscription de la Seine-Saint-Denis, le Martiniquais Philippe Milia fait un piètre score avec 0,89%. Dimanche prochain, les électeurs de cette circonscription où se présentaient Elisabeth Grigou (PS) ou Patrick Le Hyaric (PCF et directeur de l'Humanité), auront le choix entre REM (27,32 %) et FI (19,35 %)

Huguette Fatna à moins de 10 %

Celle que l'on surnomme "la nounou" de Marie Le Pen, Huguette Fatna défendait les couleurs du FN dans Ja 10e circonscription de la Seine-Saint-Denis. Avec 9,37 %, la Martiniquaise sort de la partie pour une finale entre REM (28,64 %) et LR (22,16 %).

Joseph Damour comme Huguette

Le Réunionnais Joseph Damour (Front National) finit à la 5e place (9,23 %) dans la 2ème circonscription des Pyrénées-Atlantique. Le second tour opposera le Modem (41,64 %) au PS (14,43 %)

Remy Ramassamy à moins de 2%

Natif de Guadeloupe et conseiller municipal de Vitry-sur-Seine, Rémy ramassamy se présentait dans la 9e circonscription du Val-de-Marne sous les couleurs de Debout la France. Avec 1,8 %, il laisse le second tour aux mains de REM (29,25 %) et du PS (20,54 %).

Philippe Juraver en 4e place

Dans la 6ème circonscription de L'Essonne, le Guadeloupeéen Philippe Juraver représentait la France insoumise. Il sort 4e du premier tour avec 11,63 %, derrière le PS (13,06 %). Le duel de dimanche prochain opposera la REM (38,80 %) à l'UDI (13,73 %). La division de la FI et du PCF lui fait perdre presque 2 %. Deux petits points qui auraienæt bien pu l'aider à se qualifier...

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 05:49
Quotas de rhums à la hausse

L'Europe autorise la hausse des quotas de rhum

La Commission européenne propose d'augmenter les quotas de rhums des DOM de 24 000 hectolitres d'alcool pur.

Pierre Moscovici, commissaire européen à la fiscalité, a annoncé le feu vert de la Commission à l'augmentation du quota d'exportation des rhums des départements d'outre-mer sur le territoire hexagonal. Ce quota sous régime fiscal dérogatoire (taux réduit de 50 % du droit d'accise par rapport aux rhums étrangers) représente une aide nationale à la filière d'environ 100 millions d'euros. Depuis 2011, les quotas de rhums des DOM étaient plafonnés à 120 000 hectolitres d'alcool pur (HAP) par an, la proposition en cours entend porter ce quota à 144 000 HAP. Mais pour être exécutoire, cette mesure doit encore être soumise à l'accord du Conseil des ministres de l'Union européenne et du Parlement européen. "Sur ce genre de dérogation, explique une source européenne, il n'y aucune raison que cela bloque et ce n'est qu'une question de semaines."

Cette augmentation de 24 000 HAP demandée par l'ensemble des rhumiers de la Réunion, la Guyane, la Martinique et la Guadeloupe était attendue depuis plus de six mois.

Négociations en cours dans les DOM

"C'est une bouffée d'oxygène pour l'économie ultramarine, a déclaré Pierre Moscovici, et qui porte aussi une promesse de croissance, de dynamisme, d'embauches." Pour l'heure, la filière canne, sucre, rhum dans les 4 DOM représente 40 000 emplois, 23 distilleries, cinq sucreries et 5 500 exploitations agricoles.

Interpellé sur les effets de cette hausse des quotas sur le taux d'alcoolisme dans les outre-mer, Pierre Moscovici a déclaré : "Le contingent qu'on augmente est destiné à l'Hexagone. Cela boostera donc les exportations. Et pour lutter contre l'alcoolisme, le dynamisme économique  est une partie de la solution."

La Martinique bénéficie actuellement de 54 500 HAP, la Guadeloupe de 42 000 HAP, la Réunion de 23 000 HAP et la Guyane de 500 HAP. D'ores et déjà, les négociations ont commencé au sein du Centre interprofessionnel des rhums traditionnels des DOM (CIRT-DOM) pour la répartition de ces 24 000 HAP supplémentaires. "On était en négociation pas plus tard que mardi encore, confie en off un rhumier, car on n'arrive déjà pas à se mettre d'accord en interdépartemental, alors imaginez en intra..."

FXG, à Paris

"Repenser l'avenir de l'Europe ne se fera pas sans les RUP"

Pierre Moscovici a évoqué le livre blanc sur l'avenir de l'Europe et assuré que Jean-Claude Junker, président de la Commission, voulait "renforcer le soutien de l'Union européenne aux régions ultramarines, améliorer ces politiques le cas échéant. son message est très clair, il veut combler les écarts entre ce que les citoyens attendent de l'Union et de ce que l'Union est en mesure de fournir." Dans la perspective de l'élaboration d'un projet européen, "solide et renouvelé", la décision de la Cour de justice européenne qui demande à la Commission d'intégrer davantage la situation unique des outremer, s'impose à tous les commissaires, dans chacune de nos politiques." Cela se traduira dans la "stratégie spécifique et renouvelée" qui sera présentée en octobre prochain par la commissaire aux Régions, la Roumaine Corina Cretu. "Je serai particulièrement attentif aux RUP et je n'hésiterai pas à être exigeant et vigilant sur ce qu'on peut attendre de cette stratégie", a conclu le commissaire français.

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 05:42
Cassius Ka ou Mohamed Ali et le gwoka

« Cassius Ka », un film de combats

Film documentaire de 52’, de Florian Gibert-Abensour et Simon Barbarit, sur France Ô, le 14 juin à minuit 45 et diffusion sur Guadeloupe 1ère, le 25 juin à 18 heures.

Passé relativement inaperçu sur France Ô le 3 juin dernier, le documentaire « Cassius Ka » de Florian Gibert-Abensour et Simon Barbarit mérite le détour. Passionné de Gwoka et de littérature, Florian Gibert-Abensour voulait écrire un film sur le Gwoka mais avec une dimension imaginaire, poétique, surtout pas universitaire, et aussi une dimension politique. « Des ouvrages, relate-t-il, comme « Tambour Babel » de Ernest Pepin et « Gwoka et politique » de M.H. Laumuno m'ont inspiré. »

Le déclic est venu quand il a revu le film de William Klein, « The greatest », sur Mohamed Ali. « Quand j'ai vu qu'il jouait du tambour à Kinshasa, quand je l'ai revu danser sur le ring… » Dès lors, le réalisateur adopte un parti pris en jouant sur les mimétismes d'Ali et des danseurs et percussionnistes de gwoka.

Commenté par Firmine Richard, le film démarre avec le récit du combat de Kinshasa en 1974. Mohamed Ali qui a été déchu de son titre mondial parce qu’il a refusé d’aller « tuer des Viet Kong » va écraser le tenant du titre George Foreman au son des tambours africains. L’homme qui a abadonné son nom d’ancien esclave pour Mohamed Ali va faire la preuve de sa puissance en huit rounds par KO !

Jimmy Randa qui tient une école de ka à Sainte-Anne comme Robert Poumarou, adepte du ka évolutif, rappellent que Mohamed Ali disait que sa façon de boxer, c’était danser… Face à Jean-Marc Mormeck, le tanbouyé Roger Raspail balance les rythmes, mendé, toumblak et padjanbel pour la violence des coups ! Léna Blou compare le boxeur américain à un danseur qui ne tombe jamais sans cesser de frôler le sol, c’est le bigidi, l’art de la feinte…

Ali a-t-il gagné ses combats grâce au ka ?

A l'Hibiscus boxing club des Abymes, les cours commencent au son du ka, avec les gants. Si c’est pour l’entraînement, ce n’est pas le cas du tanbouyé Franck Coco-Villoin qui se donne face aux boxeurs : « Le ka doit prendre le boxeur aux tripes ! » Sandra Martias compare la boxe au combat entre le marqueur et le danseur dans les lewoz.

Mohamed Ali a soif de victoires et de justice ! L’aspect politique de ses combats n’échappent pas à Ernest Pépin et Joël Nankin, Elie Domota et Rosan Mounien… Tous songent à la révolte contre le rétablissement de l'esclavage par Napoléon, 1967 et toutes les grèves des ouvriers agricoles, jusqu’à la grève générale de 2009… Le ka, c’est le chant de la blessure, la même qui a nourri la force de Mohamed Ali ! Raymonde Thorin et Joselita Jock qui pensent à Angela Davis et Gerty Archimède à travers le ka et Ali, ont repéré que son jeu de jambe, c’est du kaladja… Ou le benaden pour les frères Geoffroy de Kan’nida. Le prêtre Serge Plaucoste y va de son grain de ka avec la figure de Chérubin Céleste ; Likiber Sejor et l’ancien boxeur et coiffeur de la rue Vatable, Gérard Gauthiérot devisent sur le champion du monde mort en 2016 : « La boxe, c’est l’esprit et le tambour transporte l’esprit. » Il y a beaucoup en commun entre les combats d'Ali et ceux des Guadeloupéens. Alors Ali a-t-il gagné ses plus grands combats grâce à la résonance des tambours combats de ses ancêtres, grâce au tambour ka de la Guadeloupe ? C'est l'hypothèse assumée du film.

FXG, à Paris

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 09:13
Roselmack dans les cosmétiques

L'entrepreneur Harry Roselmack au salon de l'homme aux Antilles

Au salon de l'homme qui se tient en Guadeloupe le 9,10 et 11 et en Martinique le 15,16 et 17 juin, Harry Roselmack vient faire la promotion de la marque cosmétique, Néoclaim, dans laquelle il a investi avec Thibaut Perrin-Faivre, expert du marché des cosmétiques. "La marque, raconte le journaliste, existe depuis sept ans, mais une marque de cosmétique, ça prend du temps à s'installer sur le marché. Nous sommes maintenant présents en Guadeloupe, Martinique et Guyane depuis plus de 18 mois et, pour avoir de la visibilité, nous nous associons à des manifestations de qualité, comme le salon de l'homme, et qui correspondent à nos valeurs : sublimer la beauté des peaux noires et métisses et travailler à ce qu'on soit mieux dans nos corps."

Néoclaim a développé avec des produits naturels une gamme femme et une gamme homme qui marche bien. "L'homme antillais, poursuit Harry, assume désormais de prendre soin de lui avec ses propres produits ; il ne prend plus la crème de sa femme pour se masser le matin, il a sa propre crème."

Journaliste, producteur et même réalisateur de cinéma, Harry Roselmack a fait avec Néoclaim sa première expérience d'entrepreneur. "J'avais envie de créer une boîte, envie de vivre une expérience d'entreprise... J'ai discuté avec mon ami Thibaut Perrin-Faivre des problématiques qui restaient sans réponse et qui concernaient les hommes noirs, puisque je lui parlais du rasage, des poils incarnés..." Ils ont enquêté pour savoir s'il existait des solutions et si elles étaient présentes sur le marché. "Il en existait, mais elles étaient très peu présentes. On a décidé de se lancer." Leur postulat de base, c'était de respecter la peau noire. Harry préfère parler de peaux denses, "puisqu'il s'agit de la densité, de la structure de la peau et non pas de sa couleur, la couleur, on s'en fiche. L'objectif, c'est d'unifier le teint et pas de blanchir, de jaunir ou de rougir. Néoclaim n'a donc pas pour ambition de changer la nature de la peau d'origine."

Néoclaim est une marque française, ses produits sont fabriqués dans une usine normande avec des produits qui viennent d'ailleurs dont des plantes péyi. Harry Roselmack assume pleinement cette "aventure d'entreprise" qu'il qualifie d'abord "d'aventure humaine" et qui lui plaît.

FXG, à Paris

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 09:09
Boutique chic Guyane à Paris

La Guyane dans un écrin de luxe

On connaissait par la chanson la salle du bar-tabac de la rue des Martyrs à Paris ; elle est désormais concurrencée par la boutique épicerie, fine des "Délices de Guyane" qui a ouvert ses portes début avril au numéro 83. La société Boulanger qui fabrique les produits "Délices de Guyane" a créé cette boutique dans un quartier touristique, à deux pas du Sacré-Coeur et de la place des Abbesses. "L'idée d'ouvrir une boutique à Paris mijotait depuis un moment, mais le déclic, raconte Séverine Petitjean-Roget, est venu avec l'opportunité d'un commerce libéré." A côté des bijouteries et nombreuses boutiques de vêtements, l'environnement se prêtait à l'arrivée d'une épicerie fine. "C'est notre côté exotique qui manquait..."

Présentés dans des vitrines tels des bijoux, les confitures, gelées, pâtes de piment, sauces, confits se montrent à côtés des punchs et des rhums. "Notre rhum est une cuvée spéciale faite pour nous, raconte Séverine  et bientôt, nous proposerons notre propre rhum vieux." Quelques produits phares interpellent les visiteurs : le parépou, le couac et la liqueur de rhum pailleté à la fleur d'hibiscus et l'or alimentaire (23 carats dans le flacon !). C'est pour l'heure le produit le plus cher (79,80 euros) tandis que les premiers prix démarrent autour de 5 euros. "Ici, on vise le haut de gamme !" Tout est guyanais dans la boutique, le personnel (ils sont trois), les produits, évidemment, mais également les meubles en bois et acier fabriqués par Pierre de Monchau. "Les plateaux et les cuillères en bois et qui servent à poser nos tocos (sauces) ont été fabriqués par M. Amiemba de Montsinery." Des photos signées Ronan Létard complètent la déco.

"Nous avons suscité la curiosité des gens du quartier, raconte Séverin  comme de nos voisins commerçants. Les gens passent chez nous pour trouver un cadeau original." Les Guyanais de la capitale se sont également donnés le mot. "Tant que je trouve ma confiture d'abricot péyi, raconte une Guyanaise du 93, tout va bien !" Cette clientèle s'est passée le mot. "Ils sont fiers, assure Mme Petitjean-Roget, de pouvoir offrir à leurs amis non guyanais de beaux produits péyi."

Derrière, dans l'arrière-salle, c'est l'endroit où l'on prépare les colis pour les expéditions. Jusqu'alors, cette activité se faisait depuis la Guyane. Désormais, avec la boutique, plus de problème de logisitique ou de frais de transport dissuasifs. Et c'est ici aussi qu'on réceptionne les containers qu'il s'agisse d'alimenter un stand dans les foires et salons ou des distributeurs qui, séduits par ce "made in Guyane" haut de gamme, veulent valoriser et développer davantage les délices de Guyane.

FXG, à Paris

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