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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 06:13
Des mesures pour les quelques 2000 ex-mineurs réunionnais déplacés dans l'Hexagone

Une aide au voyage et à l'hébergement pour les ex-mineurs réunionnais déplacés

Un an après son installation la commission dédiée au drame des ex-mineurs réunionnais déplacés dans l'Hexagone a rendu un rapport d'étape.

La liste des enfants déplacés dépasse désormais les 2000 que la ministre des Outre-mer a décidé d'aider financièrement, juridiquement et psychologiquement.

A l'issue de la présentation du rapport intermédiaire de la commission d'information et de recherche historique sur la migration forcée des "Enfants de la Creuse", hier au ministère des Outre-mer, Ericka Bareigts a annoncé des premières mesures en leur faveur. Ces mesures répondent aux premières préconisation de la commission, à commencer par une aide au voyage et à l'hébergement avec une bourse de mobilité gérée par l'union départementale des associations familiales (UDAF). Il s'agira d'une aide au financement de 90 % du prix d'un billet d'avion une fois tous les trois ans et d'une aide à l'hébergement à hauteur de 95 % pour trois nuitées. Cette aide sera mobilisable d'ici un mois dès lors que l'administration aura bouclé ce dispositif. Quant au montant global de l'enveloppe, il sera adapté à la demande en fonction de la liste des ayant-droits qui attestera de l'éligibilité des personnes concernées.

La commission a procédé au dépouillement quasi-exhaustif des documents administratifs et est parvenu à réévaluer leur nombre de 1615 à 2150 (mais 1900 noms seulement) ex-mineurs transplantés dans 64 départements de l'Hexagone de 1963 à 1982. "Ce nouveau nombre, a expliqué le président de la commission Philippe Vitale, ne devrait pas varier de + ou - 5 %." Pour achever ce travail, la ministre a décidé de nommer Ferdinand Melin-Soucramanien, agrégé de droit public (et déontologue de l'Assemblée nationale). son rôle sera de trouver les moyens juridiques pour pérenniser la liste dressée par la commission, notamment en matière de protection de la vie privée.

Des questions encore en suspens

Toujours en réponse aux préconisations de la commission, la ministre a annoncé la signature d'une convention avec la fédération nationale d'aide aux victimes et de médiation, l'INAVEM (et l'ARAJUFA à la Réunion) afin d'offrir un accompagnement psychologique pour les personnes qui auront accès à cette liste.

La ministre a encore annoncé la mise à disposition d'un service de la direction générale de l'Outre-mer pour travailler aux suites qu'il faudra donner aux travaux de la commission et aux mesures à mettre en oeuvre.

Dans le même esprit, et répondant aux souhaits des associations de donner une suite à la commission, un groupe de suivi sera créé avec les associations (le président Vitale proposera le nom de dix personnes) sous l'égide d'un fonctionnaire du ministère.

Des questions restent encore en suspens comme celles des personnes qui ont fait l'objet d'adoption plénières et de leur nom d'origine ; celles qui concernent d'éventuelles réparations matérielles et financières, notamment avec les points retraite quand nombre d'entre eux ont souvent travailler sans avoir été déclarés aux premiers temps de leur migration forcée. Et encore, les aides financières que pourraient recevoir ceux qui ont déjà fait leur retour au pays à leurs frais.

Il faudra désormais attendre le premier trimestre 2018 pour que la commission achève ses travaux et fasses ses ultimes préconisations.

FXG, à Paris

Ils ont dit

Jean-Philippe Jean-Marie, président de l'association de victimes Rasinn Anler : "Ce n'est pas le gros lot qu'on a cherché ! C'est la réparation morale et l'aide de l'Etat pour une vie meilleure. Le combat qui nous a permis d'en arriver là avec la résolution de l'Assemblée nationale en 2014 et l'installation de la commission en 2016, c'est ti pa ti pa... Mais chaque ti pa, c'est chaque pa lé assuré."

Marie-Thérèse Gasp, déplacée dans la Creuse à l'âge de 6 ans : "Le rôle qu'on nous fait endosser maintenant, c'est celui de victimes et de déportés."

Valérie Adanson, trésorière de l'association Rasinn Anler : "On a bien avancé et je suis contente, surtout pour les billets d'avion. Sans le combat d'Ericka Bareigts, notre histoire serait restée dans l'ombre."

Un dispositif mis en place avant l'élection de Michel Debré

Philippe Vitale (photo), président de la commission affirme que "ce dispositif ne naît pas avec Michel Debré", mais que celui-ci lui a donné une "impulsion nouvelle". La question démographique et celle du transfert des populations pauvres de la Réunion est déjà posée sous le Front populaire par les élites intellectuelles et administratives de l'île. La question rebondit sous le régime de Vichy qui envoie des missions "pour étudier en profondeur les solutions à apporter à ce problème considéré comme majeur". En 1948, un rapport de l'inspecteur général Jean Finance insiste sur la question de la surpopulation de l'île et souligne que 5000 pupilles relèvent des services sociaux, plaçant la Réunion comme le premier en ce domaine. Il conclut son rapport : "La seule solution, c'est l'exportation de population." De là, seront décidées les premières migrations à La Sakay (Madagascar) dans les années 1950, puis celles vers l'Hexagone dans les années 1960. La politique de transfert de mineurs attribués à Michel Debré figure déjà dans le rapport du Bureau pour de développement agricole de 1962, soit avant l'élection du député Michel Debré le 5 mai 1963.

La responsabilité minorée du ministère des Affaires sociales

Dès 1971, le préfet de la Réunion et Michel Debré demandent la création d'une antenne du conseil général de la Réunion pour suivre les mineurs déplacés. La réponse du ministère ne viendra qu'en 1974 avec une antenne à Montpellier. Car il n'échappe à personne le "caractère singulier de cette communauté de mineurs réunionnais (...) leur situation de grande souffrance (climat, langue, racisme, maltraitance) et d'adaptation difficile". Ils constituent déjà une "communauté visible au sein des publics de l'Aide à l'Enfance". La commission observe encore que cette politique de transplantation de mineurs est "globalement promue par les autorités politiques et médiatiques de le Réunion, à l'exception de dénonciations sporadiques de l'opposition".

Travail de mémoire et d'enseignement

La commission a pris en compte une des demandes apparue lors des auditions qu'elle a conduites, la création d'un lieu de mémoire. des lieux sont évoqués : Queyzac, Guéret, Paris, Saint-Denis de la Réunion... D'ores et déjà , le conseil départemental s'est dit favorable à la création d'un musée virtuel abrité par le site de l'iconothèque historique de l'océan Indien. De même, la question de l'enseignement de cette histoire fait partie aussi des demandes. La commission a déjà eu des échanges avec l'académie de la Réunion.

La commission d'information et de recherche historique

Installée le 9 février 2016, la commission rassemble sous l'autorité de son président Philippe Vitale, Wilfrid Bertile, Prosper Eve, Gilles Gauvin et Michel Vernerey. Ils sont tous bénévoles. Leur mission, fixée par un arrêté ministériel, est d'établir un tableau précis des populations concernées, de proposer une relation précise des décisions et actes ayant permis leur transfert, d'identifier les contraintes à la transmission complète des dossiers aux pupilles et les moyens de les alléger et de proposer des mesures permettant de favoriser le travail de mémoire individuel et collectif.

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 15:48
Christophe Sirugue était en Guyane

Interview. Christophe Sirugue, ministre de l'Industrie

"La Montagne d’Or démultipliera la production"

Qu'est-ce que la visite du ministre de l'Industrie, à trois mois de la présidentielle, dans un territoire qui n'a quasiment pas d'industrie, peut apporter ?

L’industrie est au cœur du développement des territoires et il me semble pertinent de venir partager avec les acteurs économiques et institutionnels l’importance de toutes ses filières et leur impact sur l’attractivité du territoire. Je le fais d’ailleurs très régulièrement dans les régions. L’industrie outre-mer connait une nouvelle dynamique depuis 2013. C’est avec beaucoup d’intérêt et d’enthousiasme que je viens le constater sur le terrain. Je rappelle ici que la Guyane compte plus de 1000 établissements industriels et que les mines, font partie intégrante de mon portefeuille ce qui justifie pleinement ma présence ici.

Êtes-vous en campagne ou profitez-vous d'un des derniers tirs d'Ariane du quinquennat pour venir ?

Je ne suis pas candidat aux élections présidentielles, vous l’auriez su bien avant si tel était le cas. Dès mon arrivée au gouvernement j’ai émis le souhait de me rendre dans les Outre-mer pour y mesurer le potentiel de développement des différentes filières industrielles et rencontrer les acteurs qui y contribuent. J’ai choisi la Guyane, car c’est un territoire dynamique où plusieurs secteurs sont porteurs. Je pense notamment aux filières bois, aurifère, agro-alimentaire, à la pêche, et bien sûr au spatial. La Guyane a beaucoup d’atouts et je suis très heureux de venir les découvrir. Il n’est jamais trop tard pour bien faire, venir promouvoir l’industrie et en favoriser le rayonnement régional est toujours utile. Le Gouvernement sera mobilisé jusqu’au terme de son quinquennat. Nous travaillons pour l’avenir du pays et c’est essentiel.

Quelle est votre position sur l'exploitation pétrolière en Guyane ?

La présence d’hydrocarbures au large de Guyane relève aussi bien de l’intérêt national que de celui du territoire. Les décisions doivent prendre en compte tous les paramètres industriels, financiers, environnementaux, sanitaires, énergétiques. Aujourd’hui, il n’est question que de permis de recherche qui ont vocation à déterminer les réalités potentielles des zones d’exploitation futures envisagées. L’analyse de ces études permettra de passer ou non à une phase d’exploitation, laquelle est conditionnée à d’autres autorisations. Quoi qu’il en soit, la collectivité territoriale de Guyane sera partie prenante des décisions.

S'agissant de la montagne d'Or, le projet vous semble-t-il opportun ?

Le projet Montagne d’or fait partie des trois grands projets aurifères avec celui de l’Espérance et de Dieu merci dont les dimensions stratégiques appellent de notre part un soutien actif. Non seulement la Montagne d’Or démultipliera la production d’or, mais elle créera, dès sa phase de construction, 1000 emplois ; son exploitation, représentera 800 emplois sur une période d’au moins 13 ans. Enfin ce projet favorise, par ses effets induits, les démarches en faveur de la prévention, la réduction du travail informel et des pratiques illégales, la modernisation du secteur minier et son adaptation aux exigences des Mines responsables. C’est un projet structurant pour la filière qui doit être mené de manière exemplaire en tenant compte à la fois des impératifs écologiques et économiques. Dans ce domaine, je me réjouis de l’adoption en première lecture de la proposition de loi portant adaptation du code minier au droit de l'environnement. Une proposition très suivie par les députés de Guyane et que j’ai défendue.

Ariane-6 cherche à réduire le coût des lanceurs. Cette option choisie par les gouvernements européens ne va-t-elle pas pénaliser l'emploi ?

Le choix fait par les Gouvernements découle d’un constat simple : la concurrence mondiale sur les lanceurs est de plus en plus forte, et les progrès techniques font baisser les prix. Tout l’enjeu pour Ariane 6 est d’être compétitive, et pour cela la réduction des coûts est indispensable, en continuant à bénéficier de la fiabilité qui fait le succès d’Ariane 5. Ce qui aurait pénalisé l’emploi, ç’aurait été de développer un lanceur trop cher pour le marché, qui n’aurait pas rencontré le succès commercial espéré.

Outre le spatial et le BTP, quels secteurs industriels pourraient apporter de la richesse à la Guyane ?

Naturellement la filière du bois, mais également celle des énergies renouvelables et celle du numérique. La Guyane présente par ailleurs un fort potentiel de développement pour la construction de drones, ce qui participe pleinement au rayonnement de l’offre technologique française en Amérique du Sud. Toutes les filières pourront et devront être développées dans le cadre de l’Industrie du Futur. Ce sera par exemple le cas pour la filière bois avec la localisation numérique des arbres à abattre. L’Etat accompagnera ses projets notamment via BPI France.

Propos recueillis par FXG et PYC

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 07:19
Bareigts, sa loi, sa campagne

Dernière ligne droite pour la ministre des Outre-mer

La loi égalité réelle outre-mer qui devait être définitivement adoptée mardi soir au Sénat sera promulguée au mois de mars. La ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts, a répété une fois encore qu'elle était "très fière de ce travail". Sur 141 articles, 59 ont été proposés par le gouvernement, 82 par les parlementaires. "Cette loi, insiste Mme Bareigts, permet d'agir et de déverrouiller après 70 ans de départementalisation et d'ouvrir une nouvelle page d'histoire avec les plans de convergence." Les plans et contrats de convergence seront lancés par l'Etat dans les départements et régions d'outre-mer (Réunion, Mayotte, Guadeloupe, Martinique, Guyane, Saint-Pierre et Miquelon),  et laissés à l'initiative des collectivités territoriales dans les COM (Saint-Martin, Saint-Barth, Polynésie, Nouvelle-Calédonie, Walis et Futuna). "Ces plans vont donner une nouvelle impulsion en donnant la main aux territoires." Au-delà de cet aspect structurant de la loi, la ministre salue "l'égalité sociale pour des milliers de familles", un "nouveau modèle qui réaffirme l'ancrage océanique dans les relations avec les pays de la zone" que ce soit au niveau des échanges scolaires et universitaires, de la mobilité retour ou encore de l'aide au fret régional. Nouveau modèle encore qui tient compte du tissus à la fois dynamique et fragile des TPE/PME avec le "small business act" qui leur réserve une part des marchés publics. La Guyane et Mayotte ont fait 'objet de mesures spécifiques (cadastre orpaillage, octroi de mer...).

La session parlementaire s'achèvera à la fin du mois, pour autant, Ericka Bareigts assure avoir encore à faire : signer des décrets d'application, régler le problème de l'eau à Mayotte, se rendre en Guyane avant le 24 mars (pour préparer la signature du Pacte d'avenir avant la fin du quinquennat), annoncer des mesures en faveurs des "Réunionnais de la Creuse" avant même la fin des travaux de la commission ad hoc, ou encore poser la première pierre de la Cité des Outre-mer au parc de la Villette à Paris. Elle se rendra enfin le 30 mars au forum des RUP à Bruxelles.

FXG, à Paris

Transparence sur le prix des billets d'avion

La ministre assure vouloir boucler avant la fin de son mandat rue Oudinot son étude sur la formation du prix des billets d'avion. Son cabinet a déjà rencontré les compagnies desservant les outre-mer, mais elle estime être encore insuffisamment éclairée sur le Yield management. "Il faut avoir d'autres stratégies, défend-elle, des stratégies de développement et de connectivité. Si on ouvre le ciel de nos océans, à qui ?" Elle rêve d'avions pleins qui ne se limiteraient pas à relier Orly aux territoires...

Une ministre en campagne

Ericka Bareigts qui s'était engagée auprès de Manuel Valls pour la primaire des socialistes, assure ne rien vouloir demander à Benoît Hamon. Elle l'a rencontrée vendredi dernier pour lui signifier qu'il était son candidat. "En 2011, rappelle-t-elle, j'ai soutenu Martine Aubry et fait campagne pour Hollande." Elle estime ainsi qu'elle pourra continuer à exercer ses fonctions de ministre, mais également s'occuper de sa campagne pour les législatives et rentrer un peu chez elle. "Je n'aborde pas les choses comme une carrière, assure-t-elle, je n'ai pas de carrière !" Et si elle se dit confiante, elle avoue ne pas être sereine. "Il y a beaucoup de pression dans ce ministère et si j'avais voulu être sereine, j'aurai fait autre chose !"

Du voyage de François Fillon à la Réunion, elle retient "son manque de considération pour l'outre-mer" et ses propos contradictoires sur la France mosaïque à la Réunion et la France non mosaïque dans l'Hexagone...

Elle attend toujours le programme outre-mer d'Emmanuel Macron et prend une petite claque en apprenant que Gilbert Annette vient de le rallier.

Elle regrette aussi que François Hollande ait été amené à prendre la décision de ne pas se représenter.

Enfin, si Benoît Hamon est son candidat, elle s'en distingue en n'étant pas d'accord avec son projet de "revenu universel". "Je pense que ce n'est pas possible en outre-mer, mais je suis prête à en débattre avec lui."

Hamon fait des envieux

Ils sont désormais nombreux dans les rangs socialistes à briguer un poste de porte-parole ou de responsable outre-mer dans l'équipe de campagne de Benoît Hamon. C'est que le Martiniquais Valentin Narbonnais en charge de l'Outre-mer depuis le premier tour de la primaire, est bien jeune, 22 ans, et que des parlementaires aguerris comme Patrick Lebreton (qui avait choisi Montebourg) ou Victorin Lurel (qui avait misé sur Valls) s'y verraient bien à sa place...

 

 

 

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 10:26
Le premier long de Roselmack

Le journaliste martiniquais Harry Roselmack est le parrain du festival Prix de court qui se tient à partir du 15 février en Martinique et président du jury. Interview

"Je termine mon premier long métrage"

Que représente pour vous le parrainage du Festival Prix de Court ?
Raconter la vie, même en la fantasmant... surtout en la fantasmant ! C'est l'une des premières choses que fait l'homme à partir du moment où il se socialise. Nous sommes faits pour ça ! Donner la possibilité à de nouveaux talents de raconter leurs histoires, c'est enrichir l'expression collective, le patrimoine.

Ce besoin de raconter, de partager, je le porte en moi depuis longtemps. Je le fais par le biais du journalisme, en respectant la réalité des faits, des commentaires, des réactions mais - c'est presqu'un scoop ! - je le fais aussi par le biais du cinéma depuis plus d'un an et demi. Terminant la fabrication de mon premier long-métrage, je me projette très facilement dans les désirs, les bonheurs, les doutes, les difficultés de ceux qui concourront lors de cette édition du Prix de court que j'ai la chance de parrainer. Mon but est d'abord de les rassurer, de leur dire que je les comprends, d'être bienveillant tout en évoquant franchement, si cela s'avère nécessaire, les incompréhensions ou les doutes du jury que je vais présider.
Que pensez-vous de la production cinématographique "made in DOM" ?

Je n'en ai pas une connaissance approfondie. Je ne vais donc pas m'exprimer sur le sujet en expert. J'ai vu suffisamment de films produits, réalisés par des Antillais (très peu de Guyanais ou de Réunionnais) pour savoir que nous portons un regard qui enrichit la production nationale, pour savoir que nous avons un rythme dans la narration, une couleur dans la photographie qui sont spécifiques. Cette production domienne manque sans doute de moyens malgré les efforts (dont je peux témoigner) des collectivités régionales et territoriales. Elle manque aussi d'accès aux technologies les plus performantes qui permettent de transposer ses rêves sur un écran avec un réalisme saisissant. Elle manque enfin, pour les plus jeunes, d'accès à une formation adéquate. Mais l'essentiel est bien là : l'envie et le talent.

Quels sont vos projets avec TF1 ?

Continuer de porter et d'incarner avec fierté le travail de grande qualité des équipes de 7 à 8. Réaliser via ma société de production HTO des reportages magazines et documentaires pour le groupe TF1 et pourquoi pas, un jour, produire une émission ou de la fiction pour l'une de ses chaînes ?

On vous a vu récemment avec Lucien Jean-Baptiste à l'oeuvre dans "Pourquoi nous détestent-ils ?". Pourquoi avez-vous eu envie de faire ce film ?

Pas pour diviser encore plus une société française largement fracturée mais pour au contraire inviter au dialogue, au rassemblement. Nous devons, à partir d'un constat peu réjouissant, trouver les moyens d'un rebond national. Ce n'est même qu'à condition de ne pas se voiler la face, à condition de se parler en vérité de ce qui ne marche pas dans notre "vivre ensemble" que l'on pourra trouver des réponses efficaces.

Quel regard portez-vous sur cette année d'élections ?

Un regard forcément soucieux, vu l'actualité de la campagne. A croire que certains responsables politiques s'évertuent à disqualifier les partis de gouvernement traditionnels. Je suis cependant un homme, un citoyen, pugnace et optimiste. J'ai suffisamment confiance dans le peuple de France pour qu'il fasse des choix conformes à nos traditions philosophiques, politiques malgré la tentation des extrêmes. Je fais aussi partie de ceux qui veulent rassurer ceux qui ont peur, ceux qui se réfugient dans des retranchements identitaires parce qu'ils ont peur de l'avenir. Le dialogue est nécessaire car ce type de divorce peut coûter très cher, à tout le monde.

Propos recueillis par FXG,  à Paris

 

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 07:10
Thierry Robert chez Macron

Thierry Robert rejoint Macron

Emmanuel Macron, candidat à l'élection présidentielle, avait déjà un soutien ultramarin avec le président de Région Guadeloupe, Ary Chalus, et voilà qu'avec Thierry Robert, las d'attendre que François Bayrou se décide, il en a un second dans le bassin de l'océan Indien et il s'en fdit "fier". Même "fierté" exprimée par Thierry Robert. Hier en fin d'après d'après-midi, au QG de campagne de "En marche !", rue de l'Abbé Groult à Paris, les deux hommes ont passé une heure ensemble. Officiellement, Thierry Robert rejoint son comité politique et doit participer avec Ary Chalus à la rédaction du programme outre-mer d'Emmanuel Macron. Ce dernier a annoncé qu'il se rendrait à la Réunion et à Mayotte mi-mars. Quant à Thierry Robert, il a assuré qu'il serait prêt à faire le VRP d'Emmanuel Macron dans les territoires du Pacifique. Macron a conclu l'entretien par un tonique "Je fonce !".

FXG, à Paris

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 07:58
L'exploitation de films aux Antilles Guyane

"Il a déjà tes yeux" : Les coulisses d'un bras de fer

Après d'âpres discussions, un accord a été trouvé entre le producteur de Lucien Jean-Baptiste et le circuit Elizé aux Antilles.

Trois semaines après sa sortie nationale, le film flirte avec le million d'entrées.

"Les projectionnistes était tout content de télécharger "Il a déjà tes yeux" en pensant avoir la KDM* dans peu de temps", raconte Marie-Claude Pernelle, responsable du réseau Cinediles**, qui l'avait mis à l'affiche de la médiathèque du Moule le week-end suivant sa sortie nationale. "On avait déjà une queue énorme le samedi soir et on se fait descendre en flèche…"

En expliquant dans les colonnes de France-Antilles les raisons de cette déprogrammation et de son désaccord avec le circuit Elizé, Lucien Jean-Baptiste et son producteur ont décidé de porter haut et fort tout à la fois "l'égalité réelle" et "la lutte kont la pwofitasyon" ! "Fabienne Elizé, regrette Maxime Delauney de Nolita cinéma, dit qu’elle a toujours donné le nombre des entrées dans ses salles, mais personne n'en a jamais rien su et elle refuse de s’engager à le communiquer contractuellement lorsque nous le demandons." Lucien Jean-Baptiste n'a pas apprécié qu'elle esquive cette question à chaque sortie pour avancer que ses films n'auraient pas marché. "Un salarié de Filmdis, raconte-t-il, m’a un jour transmis de manière officieuse les chiffres d’exploitation de "30 degrés couleurs", mon second film. Il s’agissait de chiffres sur trois semaines seulement et en Martinique uniquement… Le film était déjà amorti ! Elle en fait une affaire personnelle contre moi, mais il y a des gens qui se battent depuis des années comme Guy Deslauriers… "

Pourtant le CNC contraint depuis le 1er janvier 2016 les exploitants à payer la taxe sur la billetterie (TSA), ce qui oblige le groupe Elizé et sa filiale Filmdis à mettre en place un système clair de comptabilisation des entrées, sur lequel la TSA sera appliquée. "Nous avons dû nous battre pour instaurer la TSA, explique Marie-Claude Pernelle, car nous ne pouvions bénéficier de l'aide à la rénovation des salles." Au Moule, elle est la première salle à l'avoir instaurée depuis un an quand et les autres salles du réseau Cinédiles sont en train de s'équiper en billetterie informatisée. Filmdis qui a dû s'y plier, mais sans pour autant avoir installé le logiciel, se justifie avec les normes anticycloniques et antisismiques dont il a dû équiper ses salles. "Si ces normes sont si lourdes, ce que je conçois, déclare Maxime Delaunay, j’imagine que le groupe Elizé a su obtenir des aides de l'Etat, du CNC et des collectivités pour en équiper ses salles… En tout cas les exploitants indépendants n’ont pas eu ce genre de souci."

Un système monopolistique et de vente à l'étranger

Jusqu’alors Filmdis verse un à-valoir (sous forme de minimum garanti) au vendeur du film et ne fait  remonter aucune recette vers les ayant-droits (producteur, réalisateur). Pour casser ce système archaïque, Nolit cinéma a proposé de partager les recettes à 50% entre l’exploitant et le distributeur dès le premier billet vendu et de renoncer à son à-valoir. Après plusieurs mois de négociations, Filmdis a proposé un partage des recettes à 65-35. "Les exploitants antillais indépendants, oppose le producteur, pratiquent un taux de 50%." En comparaison, les exploitants métropolitains pratiquement une base de 42% environ. "Ajoutez à cela qu'elle nous impose 20 000€ de frais de marketing et publicité sur nos 35% alors que la promo du film est déjà faite et que nous avons appris, en plus, qu'elle refacturait l’affichage aux exploitants indépendants. "Ces 35% qu'elles nous concèdent sont répartis entre le distributeur antillais, Filmdis, et le vendeur à l'export, TF1 International, qui rétribuent ensuite la production. Si on considère qu'Elizé détient une bonne partie du parc exploitants des Antilles (le Madiana et le Rex) et qu’elle est seule distributrice (Filmdis), elle garantit à son groupe 79% des recettes du film de Lucien Jean-Baptiste aux Antilles. C’est beaucoup, non ?"

Christophe Tardieu, directeur général délégué du CNC, assure Nolita cinéma de son soutien : "Un nouveau pas vers la rationalisation du secteur sur les territoires ultramarins est déjà engagé avec un système de soutien à la production et à la diffusion des oeuvres." Pour autant la question reste la projection du film aux Antilles-Guyane. "Ce film doit être accessible à tous ici, dans l'Hexagone comme en Afrique où le partage des recettes est aussi à 50/50. Il est déjà sorti dans 3 pays et tout s’y passe merveilleusement bien", conclut Maxime Delauney.

Lucien Jean-Baptiste s'est remis au travail et prépare déjà "La deuxième étoile".

Mardi 07 février, Maxime Delauney, le producteur, nous faisait savoir : "Elizé vient d'accéder à nos demandes. Le film va pouvoir sortir. Sûrement ce week-end." Il ajoutait : "Je crois qu'on a fait un grand bon pour l'exploitation des films aux Antilles."

FXG, à Paris

*Key delivery message (KDM), message électronique dans lequel le distributeur fait parvenir à un exploitant la clé qui va lui permettre d’exploiter le fichier encrypté du film.

** Le réseau Cinédiles exploite en Guadeloupe les salles municipales du Moule, du Lamentin, Capesterre-Belle-Eau et Gourbeyre ainsi que le cinéma itinérant Ciné Woulé.

Les alternatives au réseau Elizé

Si le Groupe Elizé maintient sa position, Nolita Cinéma changera sa caméra d'épaule. L'alternative est de transmettre le film directement aux exploitants indépendants ou d’attendre l’ouverture du multiplexe des Abymes (au second semestre 2017). Celui-ci n'appartient pas à Filmdis mais au groupe Caribean Cinema (et son associé en Guadeloupe, André Saada) qui a 53 multiplexes dans la Caraïbe. Filmdis a tout fait pour que ce multiplexe ne soit pas construit, mais Caribean Cinema a gagné après recours auprès du CNC et du Conseil d’Etat. En Martinique, il n’y a que le complexe de Madiana (Filmdis). André Saada a construit le multiplexe de Guyane qu'il a mis en location à Filmdis, mais il est actuellement en difficulté avec ces derniers dont il conteste la gestion. Reste donc le réseau art et essai Cinediles qui pratique le partage des recettes à 50-50.
Un rapport de mission sur le cinéma outre-mer

En novembre 2013, une mission interministérielle d'expertise sur l'extension aux départements d'outre-mer des dispositifs de soutien au cinéma du CNC concluait à nécessité d'appliquer la taxe sur l'audiovisuel outre-mer.
"Le code du cinéma et de l’image animée n’a jamais été appliqué dans les DOM et la taxe sur les prix des entrées dans les salles de cinéma (TSA) en faveur du CNC, qui conditionne l’octroi de subventions au profit du développement du cinéma n’y est plus perçue depuis cinquante ans." La mission posait ainsi le décor. Son envers, c'est 3,5 millions d’entrées par an. "Cette exonération de TSA, loin d’être un avantage, doit plutôt être considérée comme la cause d’une réelle dégradation de l’offre cinématographique dans les DOM."
Le CNC ne finance donc pas de films antillais, ni la numérisation des salles de ces départements.
La mission recommandait l’instauration de la TSA pour "l'égalité d’accès aux dispositifs mis en place par le CNC en faveur du développement du cinéma dans les DOM".
La mission concluait : "Les créateurs, les professionnels, mais bien sûr, aussi et avant tout les spectateurs ultramarins doivent pouvoir bénéficier du soutien de l'Etat au cinéma dans des conditions comparables à ceux de métropole."

Lucien Jean-Baptiste, réalisateur : "N'importe qui peut savoir combien de spectateurs sont allés voir mon film dans n'importe quelles salles de cinéma en France ! je ne comprend pas pourquoi je ne peux pas savoir combien sont allés le voir en Guyane, en Martinique (où je suis né) ou en Guadeloupe ! Quand on dit que "Les Ch'tis" on fait 20 millions d'entrées et bien mes chers compatriotes, vous ne comptez pas dans ce chiffres ! Est-ce normal ? Alors imaginez la tête d'un producteur si un jeune Antillo-guyanais vient lui proposer un scenario !"

Interview. Guy Deslauriers, réalisateur

"Il est possible de faire sans le circuit Elizé"

Quel regard portez-vous sur le bras de fer qui oppose le circuit Elizé au producteur de Lucien Jean-Baptiste ?

J'ai vécu le même bras de fer en  2003/2004 avec la sortie de "Biguine", mon troisième long-métrage. Mon premier film avait été produit par une société parisienne qui avait traité avec Max Elizé. Ce n'était pas encore ses enfants, Fabienne et Jean-Max, qui étaient aux affaires. Tout en étant en situation de monopole, Max Elizé jouait le jeu et soutenait les cinéastes de manière conséquente; il les accompagnait, essayait de compenser cette situation de monopole dont il avait conscience. Il considérait que ça lui donnait un minimum de devoirs envers les réalisateurs et les producteurs. Un monsieur d’une grande classe finalement….

Ils affirment que leurs coûts sont élevés...

Madiana a été financé à plus de 70 % par des fonds publics ! Les descendants Elizé, propriétaires et gestionnaires de ce multiplexe auraient pu considérer, même s’ils ne sont pas sur la même position que  celle de leur père, que cela aurait du, à eux aussi, imposer   un minimum d’exigence vis-à-vis des créateurs et des Martiniquais. L'aberration de ce dossier c'est que les pouvoirs publics ont injecté énormément d'argent dans ce  complexe cinématographique sans exiger de contreparties.

Comment avez-vous pu sortir vos films ?

Chaque film a fait l'objet, plus que d'âpres discussions, de grandes tensions et presque de débuts de procédures. Nous avons signé un contrat pour la sortie de "Biguine", vite fait, en deux minutes, sur un coin de table sale, dans le hall d’entrée à Madiana, avec un forfait à 10 000 euros que nous avons fini par  accepter après un an de discussion. Fabienne Elizé ne croyait pas au film, et nous avait dit après l’avoir vu en salle de montage que s’il atteignait les 3000 spectateurs, ce serait grâce aux projections scolaires et encore, elle considérait le film comme n’ayant aucun potentiel commercial…   Le film a très bien marché et nous avons  dénoncé le contrat signé. Nous avons  demandé à Filmdis de nous reverser une partie des recettes. Les discussions ont été tendues; La société a accepté un deuxième versement qui ne nous satisfaisait pas. Nous avons saisi la Direction Régionale de la Concurrence puis  la Direction Nationale... Au bout de plusieurs mois, un accord a été trouvé avec un nouveau reversement de recettes et le circuit Elizé a accepté le principe du partage des recettes à 50 %.

Et vous avez déchanté...

En réalité, la société Filmdis à laquelle vous confiez votre film, le met à disposition de Madiana, autre société du groupe Elizé, qui ponctionne 65 % des recettes générées par les entrées en salle. Les 50 % que vous reverse Filmdis sont alors calculés  sur les 35 % restant  moins les frais d'éditions...  Pour la sortie d'"Aliker", j'ai estimé que l’on ne pouvait accepter cela. Fabienne Elizé avec qui nous en avons parlé,  au festival de Cannes en 2006, a accepté de limiter la ponction de Madiana à 50 % au lieu de 65 %. Cependant, à la sortie du film, et à la réception des relevés de recettes (invérifiables) qu’à bien voulu nous transmettre Filmdis, nous nous sommes  rendus compte que la ponction était restée la même (à 65 %). Face à ce constat, nos nombreuses réclamations sont restées sans effet, madame Elizé nous renvoyant vers son directeur, Daniel Robin et ce dernier nous répondant qu’il n’avait pas d’instructions de madame Elizé  afin de rectifier les montants de recettes dus. Ca a été ma dernière expérience avec Filmdis.

Cela vous a choqué ?

Cela ne me choque pas que le circuit Elizé achète des blockbusters à  forfait à Cannes et fasse là-dessus de confortables  recettes mais, en regard de ce que sont leurs conditions de production il ne peut pas traiter les réalisateurs, producteurs et distributeurs antillo-guyanais comme les majors américaines. Là, nous sommes perdants sur toute la ligne, car en plus de la confiscation des recettes se pose aussi la question des retombées de celles-ci à travers le problème de la TSA, non payée par Filmdis pendant des décennies.

A l'avenir, comment comptez-vous faire ?

Je ne sais pas, mais cela ne m’inquiète pas, on trouvera des solutions. Nous ne sommes plus aujourd’hui dépendants des énormes bobines 35 mm, les projections se font avec des fichiers numériques, et il existe un certain nombre de structures qui organisent des projections, comme Ciné woulé... Avec un vrai  travail en amont, il est possible de faire sans le circuit Elizé.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 07:46

450 millions pour le plan séisme Antilles

Les députés de Martinique se sont associés  à la démarche du président de Région Guadeloupe, Ary Chalus, mardi lors de la séance de questions au gouvernement. Encore sous le coup du tremblement de terre important qui a été ressenti la semaine dernière, à l'heure de la sortie de l'école, dans les deux îles, Ary Chalus a interpellé le Premier ministre sur l'insuffisance des fonds pour le plan séisme 2. "97 millions pour refaire 100 écoles, - t-il posé. En 2013, 75 % des fonds ont été consommés pour 13 écoles. Les besoins de la Guadeloupe s'élèvent, à 278 établissements dont 60 % sont particulièrement vulnérables aux séismes. Ericka Bareigts, ministre des Outre-mer, lui a rappelé les chiffres du plan séisme 2 pour la période 2016-2020 : 450 millions pour 100 écoles, 15 casernes de pompiers et 3000 logements sociaux. Enfin, la ministre a indiqué que dans le projet de loi égalité réelle outre-mer, elle avait fait prolonger de 5 ans l'abattement de la taxe sur le foncier bâti.

FXG, à Paris

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 06:15
Egalité réelle outre-mer, adoption en CMP

La loi égalité réelle définitivement adoptée

C'est au terme d'une ultime réunion qui a duré environ trois heures lundi en fin de journée, que la commission mixte paritaire (CMP) de sept sénateurs et sept députés est parvenue à un consensus sur le texte de loi égalité réelle outre-mer.

La CMP a ainsi rétabli des mesures qui avaient été supprimées après l'examen de la loi au Sénat en janvier dernier. Rétabie ainsi l’égalité de représentativité des syndicats locaux.

La condition, pour les travailleurs indépendants, d’être à jour des cotisations familiales pour pouvoir percevoir les prestations familiales, est supprimée. Le bénéfice de l’allocation de restauration scolaire est étendu aux lycéens. L’expérimentation d’une scolarité obligatoire de 3 à 18 ans pour lutter contre l’illettrisme et le décrochage de nos jeunes est aussi rétablie.

Enfin, les entreprises du BTP sont ntégrées aux secteurs éligibles aux exonérations de charges prévues par la Lodéom et à l’ensemble du secteur économique en prorogeant de 2 ans les ZFA et en lançant le chantier des zones franches globales.

Enfin, le régime du fonds d'investissement de proximité (FIPDOM) est aligné sur ce qui se fait en France hexagonale.

FXG, à Paris

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 10:32
Babette de Rozières, candidate des Républicains dans le 18e

Babette lance sa campagne pour les législatives à Paris

Babette a lancé mardi soir dans un café du 18e arrondissement sa campagne électorale pour devenir députée de Paris. La chef de cuisine guadeloupéenne et animatrice de télévision se lance dans un combat difficile dans cet arrondissement qui a voté à 70 % pour Hollande en 2012 et à 72,8 % pour le sortant PS, Daniel Vaillant. La bataille sera donc difficile pour Babette qui a été élue en décembre 2015 conseillère régionale sous l'étiquette LR au conseil régional d'Ile de France. Elle a toutefois quelques atouts : le sortant se représente malgré l'investiture accordée par son parti à sa suppléante Colombe Brossel. Qui plus est le Guadeloupéen Félix Beppo, adjoint PS à la mairie du XVIIIe, a décidé lui aussi de présenter sa candidature dissidente dans cette circonscription. Cet éclatement à gauche suffira-t-il à faire gagner Babette de Rozières ? Pour parer le coup, celle-ci a choisi un slogan éloquent, "une élue qui nous ressemble" tout en prenant garde de ne pas trop faire figurer sur son matériel de propagande le logo "LR" des Républicains.

FXG, à Paris

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 06:12
Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll au banc des ministres le 2 février à l'Assemblee nationale

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll au banc des ministres le 2 février à l'Assemblee nationale

La proposition de loi  pour les retraites agricoles fait l'unanimité

Tous les députés, y compris les non inscrits Maréchal-Le Pen et Bompard, ont soutenu la revalorisation des retraites des agriculteurs. Pourtant, ce texte risque bien de ne pas survivre la fin de la législature.

L'Assemblée nationale a adopté jeudi après-midi la proposition de loi déposée par la Réunionnaise Huguette Bello (photo) et le groupe GDR dont l'objet est de revaloriser les retraites agricoles en France continentale et en Outre-mer.

Le premier volet de la proposition de loi pose le principe d’une garantie minimale de retraite portée à 85 % du SMIC, au-delà du seuil de 75 % prévu par le droit en vigueur. Mais ça, ça n'est pas pour l'Outre-mer où le niveau moyen des retraites agricoles est de 330 euros, avec des retraites qui, parfois, atteignent tout juste 100 euros ! C'est le second volet de la proposition de loi qui  vise la revalorisation des retraites agricoles dans les départements et régions d’outre-mer. Deux mesures sont prévues pour les retraites agricoles outre-mer : d’une part, l’ouverture de l’accès à la garantie « 75 % du SMIC » des exploitants agricoles en leur donnant gratuitement des points qu'ils n'auraient pu acquérir au cours de leur carrière ; d’autre part, l’extension des régimes de retraite complémentaire à l’ensemble des salariés agricoles.

Pour financer ces mesures, le projet loi prévoit de financer la caisse de retraite complémentaire de la MSA grâce à une contribution sur les revenus financiers des banques et des industries liées au secteur agricole.

Comme l'avait fait la commission des affaires sociales, l'Assemblée nationale a voté cette proposition de loi à l'unanimité hier en fin d'après-midi. Mais quoiqu'il arrive et même si le texte peut encore être présenté au Sénat avant la fin de la législature, le temps manquera pour une deuxième lecture au palais Bourbon. Ce qui a fait dire au député socialiste Michel Issundou : "C'est un texte d'appel."

FXG, à Paris

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