Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

26 mai 2020 2 26 /05 /mai /2020 05:00
Détention arbitraire et Cassation

Détention arbitraire en Guyane : le parquet  général de Fort-de-France se pourvoit en Cassation

Le parquet général de Fort-de-France s'est pourvu en Cassation contre la décision de la cour d'appel de Fort-de-France de remettre en liberté deux Guyanais, mis en examen le 24 mars par la Juridiction interrégionale spécialisée pour trafic de stupéfiant. Ces deux hommes soupçonnés d'avoir organisé un trafic de cocaïne en plaçant des caisses aimantées sous la coque de deux cargos reliant le centre spatial de Kourou à l'Europe, ont été arrêtés et placés en détention le 17 mars dernier, quand la règle du confinement a été instaurée. Au bout de 72 heures de garde à vue, en raison de l'impact de l'épidémie de COVID-19 sur le fonctionnement de la justice, leur détention a été prolongée sans qu'intervienne la décision d'un juge. La défense des deux mis en examen a fait appel et obtenu de la chambre de l'instruction de Fort-de-France leur remise en liberté sous contrôle judiciaire au début du mois avril. La défense a plaidé la détention arbitraire. C'est contre cela que le parquet général de Fort-de-France a interjeté un pourvoi devant la Cour de cassation. Selon les services de la Cour, ce pourvoi n’a été enregistrée par le greffe qu’au début du mois de mai. Il n'est donc qu'aux premiers stades de la procédure et l'audience ne serait pas attendue avant la mi-juillet, au minimum.

Le Monde qui a consacré un article à "la prolongation de la détention devant la Cour de cassation" dans son édition des 21-22 mai derniers évoque le cas de trois personnes dans les ressorts des cours d'appel de Paris, Grenoble et Fort-de-France. "La cassation, indique le quotidien du soir, ne semble faire guère de doute dans les deux premières affaires au moins, le cas martiniquais souffrant d'une question de recevabilité à l'issue incertaine."

FXG

Partager cet article

Repost0
24 mai 2020 7 24 /05 /mai /2020 05:54
La propagande de la préfecture de Martinique façon Tintin au Congo

No Comment

Partager cet article

Repost0
23 mai 2020 6 23 /05 /mai /2020 04:02
Naissance de la coordination Nationale des Opérateurs de Mémoire de l'esclavage

Les opérateurs de la mémoire de l'esclavage se rassemblent sur une platefome nationale

"Par la constitution de la coordination Nationale des Opérateurs de Mémoire, nous entendons démontrer que ces différentes mémoires sont capables de travailler ensemble et participer à l’unité nationale." À l’occasion de la Journée Nationale d’Hommage aux Victimes de l’Esclavage du 23 mai, les  associations, chercheurs et collectivités territoriales qui œuvrent depuis de nombreuses années dans le domaine de la mémoire et de l’histoire de la traite, de l’esclavage colonial et de leurs abolitions, ont décidé de se rassembler au sein d'une coordination nationale. Les membres fondateurs sont l’Association pour l’étude de la colonisation européenne (APECE), les Anneaux de la Mémoire (Nantes), le Comité Marche du 23 mai 1998 (CM98), Mémoires et Partages (Bordeaux) , la Coque Nomade (Nantes), Protéa (Paris), les Routes du Philanthrope (Normandie) et la Route des Abolitions — Pôle mémoriel National de l’Est de la France. "Nous considérons que la politique mémorielle républicaine doit avant tout s’appuyer sur les opérateurs de mémoire pour qu’elle se développe et pour empêcher toute récupération idéologique", indiquent les participants qui se positionnent comme un "pôle de compétences ciblées qui regroupe et promeut les savoir-faire de ses membres afin d’apporter à différents partenaires une assistance, des conseils et un appui aux développements de projets et d’actions mémoriels." Ces partenaires potentiels sont la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage (FME), la Fondation esclavage et réconciliation (FER), l’État, les Collectivités... La plateforme nationale des opérateurs de mémoire se présente comme une structure informelle, mais a vocation à se structurer plus fortement.

FXG

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost0
20 mai 2020 3 20 /05 /mai /2020 06:40
Orly

Les compagnies aériennes survivent en espérant l'ouverture d'Orly fin juin

A l'arrêt ou presque depuis les 20 mars, les compagnies aériennes desservant les Outre-mer espèrent vivement la réouverture d'Orly le 26 juin tout en étant conscients que la sortie de crise sera très dangereuse avec un risque de mortalité très fort pour leurs entreprises.

Invités mardi à la table ronde organisée par la délégation Outre-mer du Sénat, les représentants des principales compagnies aériennes desservant les Outre-mer ont fait part unanimement de leur impérieuse nécessité de reprendre les vols le plus tôt possible. Hier encore, les ministres des Outre-mer et des Transports ne pouvaient toujours affirmer qu'Orly rouvrirait le 26 juin...

Toutes les compagnies sont quasi à l'arrêt si ce n'est les vols cargo qu'elles opèrent ainsi que les rapatriements. Cette activité représente 1 à 2 % de son activité normale pour Air Antilles grâce à sa délégation de service publique en Guyane et à l'unique liaison hebdomadaire qu'elle assurait entre les trois DFA (mais aujourd'hui, la préfecture de Guadeloupe interdit ses vol entre Fort-de-France, Pointe-à-Pitre et Cayenne, estimant que l'offre d'Air France suffit). Air Caraïbes assure douze vols hebdomadaires (dont un sur la Chine  pour ramener chaque fois 20 tonnes de masques) mais certifie qu'elle ne tirndra pas plus de trois mois à l'arrêt. Corsair est quasiment à l'arrêt si ce n'est le fret qu'elle achemine aux Antilles et en Guyane. "C'est dérisoire par rapport à la situation d'avant", a déclaré son pdg Pascal de Izaguire. Jean-Michel Mathieu, le directeur d'Air France pour la Caraïbe et l'océan Indien,  indiqué que son offre ne représente plus que 5 % de l'activité normale. C'est la continuité territoriale avec les Outre-mer qui lui permet d'assurer trois vols hebdo dont deux pour les passagers à Fort-de-France, quatre dont deux passagers pour Pointe-à-Pitre et deux rotations en Guyane. Il a indiqué que les pertes de compagnie Air France était de 25 millions d'euros par jour. A titre d'exemple, Air Antilles indique perdre 150 000 euros par jour. Air Caraïbes a lancé un programme d'allègement de ses coûts avec son personnel.

Alors bien sûr, toutes les compagnies bénéficient des reports de charges, taxes et redevances, du chômage partiel et ont toute un prêt garanti par l'Etat en attente. "Nous ne dégagerons jamais les marges suffisantes pour rembourser les montants empruntés pour redémarrer l'activité." Même son de cloche pour Marc Rochet d'Air Caraïbes : "C'est un prêt avec des délais de remboursement courts, mais ce sera difficile à rembourser." Toutes les compagnies ont réduit drastiquement leurs dépenses. Elles ont été divisées par 4 chez Air Caraïbes. Corsair qui poursuit malgré tout son programme de remplacement de ses Boeing 747 a fait part de son inquiétude quant à l'obligation rappelée par l'Europe de rembourser les billets annulés en espèces sonnantes et trébuchantes et la démarche de l'UFC Que choisir qui a assigné les compagnies qui ne s'y tiennent pas. "Ca représente des dizaines de millions d'euros", a prévenu M. de Izaguire qui rappelle que sa compagnie n'avait aucun endettement avant la crise.

Alors sans certitude sur la date de la réouverture d'Orly et malgré la promesse de corridors sanitaires avec des quatorzaines partagées au départ et à l'arrivée, les acteurs de cette table ronde ont tous réitérer le souhait de voir au plus vite redémarrer l'activité, sans attendre la fin des grandes vacances, même si tous savent que les programmes de vol resteront au moins divisés par deux...

Alain Battisti, le président de la fédération nationale de l'aéronautique marchande (FNAM) a mis en garde les sénateurs sur l'après crise : 'La compétition dans quelques semaines va être d'une extrême rudesse." Marc Rochet qui est réputé pour avoir une connaissance fine de nos marchés a prévenu : "Les prix vont baisser !" Le président de la FNAM a été plus explicite : La sortie de crise est très dangereuse avec un risque de mortalité très fort."

FXG

 

 

 

Partager cet article

Repost0
19 mai 2020 2 19 /05 /mai /2020 05:54
Une lettre ouverte à Macron

L'égalité réelle outre-mer fait son retour dans une lettre ouverte au chef de l'Etat

Le Journal Du Dimanche publie sur son site une lettre ouverte au président de la République, initiée par Patrick Karam, président d'honneur de Conseil représentatif des Français d'Outre-mer (CReFOM), et signée par 53 personnalités originaires des Outre-mer et 133 associations.

La lettre ouverte des Ultramarins de l'Hexagone veut alerter le président de la République sur "les conséquences de la crise sanitaire qui pourraient être dramatiques pour nos territoires d’outre-mer, qui sont sous la menace d’une crise économique, sociale, morale et politique sans précédents". Comme le faisait observer la délégation Outre-mer du Sénat la semaine dernière, les signataires estiment que "cette crise a joué le rôle d'un révélateur des carences structurelles et de la paupérisation dramatique de nos territoires d’outre-mer". Ils en appellent donc à "des mesures d’une ampleur jusqu’ici inégalée en faveur" des hôpitaux, l'accès à l'eau, le traitement des déchets, l'électricité, l'économie numérique, verte et bleue, mais aussi l'éducation, la santé, la lutte contre la pauvreté et l’illettrisme. Les solutions proposées sont des zones franches globales avec "l'exonération totale des cotisations sociales et fiscales sur l'ensemble du territoire et des activités (hors grande distribution, assurance, poste et banque), y compris sur les revenus de cadres spécialisés, jusqu'à 5 SMIC", l'abandon des créances de l'URSSAFF pour "les secteurs agricoles, de la pêche, de l’industrie, du tourisme, de l'hôtellerie, de la restauration, du petit commerce, de l'économie sociale et solidaire mais aussi les associations culturelles et sportives", la création d’un "chèque permettant d’acquérir des biens essentiels", financé dans l'immédiat par la dotation de continuité territoriale  "peu sollicitée en 2020", un crédit d’impôt sur le surcoût des billets d’avion...

Le retour de l'égalité réelle

Bref, les signataires  exigent encore une fois "l'égalité réelle" pour les Outre-mer qui, à défaut, menacent de "se transformer en véritable poudrière" dont la déflagration  se manifesterait sur le "taux de chômage, de pauvreté, de précarité et même l'insécurité alimentaire".

Pourquoi cette lettre au président et pas à la ministre des Outre-mer ? "Le président Sarkozy, expliquent-ils, avait compris, après 2009, que le véritable ministre des outre-mer est le président de la république lui-même. Car c’est bien le chef de l’Etat qui est en première ligne dans les crises et toute déflagration l’interpelle, l’expose personnellement."

Avec cette lettre ouverte, le Guadeloupéen Patrick Karam semble tenter de relancer le CReFOM tombé aux oubliettes depuis l'élection d'Emmanuel Macron et le décès de son président Jean-Michel Martial. Connaissant le goût et les ambitions politiques de l'ancien vice-président LR du conseil Régional d'Ile de France, peut-on affirmer que la campagne présidentielle a d'ores et déjà commencé ? "En campagne pour un plan pour les Outre-mer, répond l'intéressé. Le fait d'avoir démissionné de la vice-présidence du conseil régional me laisse enfin du temps pour me recentrer sur l'essentiel. Les grands combats sur l'outre-mer me manquent et mes copains également comme Michel Reinette, Marijosé Alie, etc..."

Parmi les signatures, aucun personnel politique, mais des pipol telle que France Zobda, Christine Aron, Marc Barrat, Basile Boli, Jocelyne Béroard, Mario Canonge, Sylviane Cédia, Lucien Jean-Baptiste, Laurence Joseph, Christine Kelly, Greg Germain, Philippe Lavil, Pascal Légitimus, Jean-Marc Mormeck, N'Jie, Jean-Claude Naimro, Marie-Josée Perec, Sonia Rolland, Firmine Richard ou Claudy Siar.

FXG

https://www.lejdd.fr/Politique/personnalites-et-associations-denoncent-les-carences-structurelles-des-outre-mer-face-a-la-pandemie-3969040

Partager cet article

Repost0
19 mai 2020 2 19 /05 /mai /2020 05:07
Audition du secrétaire d'Etat ux transports

Le secrétaire d'Etat aux Transports n'a pas encore de visibilité sur le "monde d'après"

L'audition du secrétaire d'Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, lundi par la délégation Outre-mer de l'Assemblée nationale n'a pas vraiment éclairé la lanterne des députés. Comme pour ce qui concerne les lieux de détente et de loisir, le ministre a indiqué qu'il faudrait attendre fin mai, début juin pour en savoir plus sur les assouplissements de la doctrine sanitaire. Une chose est certaine : "L'hypothétique réouverture d'Orly avant la fin juin  est hors de portée." Le ministre a indiqué que la question des "corridors sanitaires" est à l'étude au niveau européen et que l'agence européenne de sécurité aérienne ne devrait publier son guide que d'ici cette fin de semaine. Il s'agira de définir des parcours sécurisés des passagers avant l'embarquement, en vol et au débarquement. Pour l'heure, seuls le port du masque et la mise à disposition de gel hydro-alcoolique sont obligatoires. Jean-Baptiste Djebbari a affirmé que la condamnation d'un siège sur deux n'était pas une obligation, mais une recommandation.

La question des billets d'avion achetés et non consommés a amené le ministre à s'expliquer sur le choix de son gouvernement de privilégier les remboursements en nature et non pas en argent contrairement à ce qu'impose l'Europe. "Il manque 32 milliards d'un coup, a indiqué le ministre, ce qui place les compagnies dans l'impossibilité de respecter la règle." Seule Air France a fait savoir qu'elle rembourserait en cash. Et face au risque de voir certaines compagnies faire faillite (le nom de Corsair a été cité), le ministre a évoqué le recours à un fonds de garantie. Quand, comment ? Pas encore de réponse.

Le ministre a reconnu l'inflation qui s'est exercé et s'exerce encore sur le coût du fret aérien. Il a rappelé que 90 % des personnels des compagnies étaient en chômage partiel et que "il y a aura une solution quand le trafic aérien aura repris normalement, que la concurrence pourra s'exercer". Là encore, pas de réponse avant fin mai, début juin. Pour l'heure, c'est Air France qui joue "le rôle d'amortisseur" avec sa délégation de service publique pour la continuité territoriale. C'est ce que le ministre a appeler : "faire redémarrer le trafic aérien par la tête". Il a donc aussi été question du soutien de l'Etat aux compagnies. Certaines ont obtenu un prêt garanti par l'Etat, d'autre des reports de charges. "C'est au cas par cas, a précisé M. Djebbari." Nous reviendrons dessus par ailleurs, car les représentants des compagnies doivent être auditionnés ce mardi par la délégation sénatoriale à l'Outre-mer.

Pour donner une note optimiste, le secrétaire d'Etat a indiqué que la demande de réservation touristique pour les grandes vacances en Outre-mer atteignait 50 % de son niveau de l'année dernière, mais là encore, il n'a pas pu dire comment cela se passerait. Ce sera en fonction du cadre sanitaire, donc on n'en saura guère mieux avant la fin mai, début juin. Sans doute conscient de ses manques, le ministre a proposé de revoir les parlementaires en compagnie de la ministre des Outre-mer "quand on aura des réponses plus structurelles pour l'avenir, pour le monde d'après".

FXG

Le groupe Dubreuil annonce une baisse de 10 % de ses coûts sociaux dans l'aérien

Selon le quotidien La Tribune, Jean-Paul Dubreuil, président du conseil de surveillance, et son fils Pierre-Henri Dubreuil, président du directoire du groupe familial indiquent veulent réduire de 10% "les coûts sociaux" de son pôle aérien (Air Caraïbes, Air Caraïbes Atlantique et French Bee). Les deux hommes l'ont d'ores et déjà fait savoir à leurs salariés dans un courrier daté du 4 mai. Cette réduction d'effectifs ne devrait pas concerner les CDI. La négociation avec les syndicats devrait être finalisée fin mai ou début juin. La situation dans l'aérien devrait avoir un fort impact sur les résultats financiers du groupe vendéen. Au lieu d'un résultat "un peu positif" de son pôle aérien, les pertes devraient être importantes. Une première pour ce groupe depuis qu'il s'est lancé dans l'aventure Air Caraïbes au début des années 2000.

L'aérien représente 30 % de l'activité du groupe Dubreuil. Malgré la prise en charge par l'Etat du chômage partiel (90 % des salariés) et le report des charges sociales, la période d'arrêt de l'exploitation des vols commerciaux ne devrait pas s'achever avant fin juin avec la réouverture espérée d'Orly le 26 juin.

Partager cet article

Repost0
16 mai 2020 6 16 /05 /mai /2020 07:28
Les étudiants sur le départ

200 étudiants ultramarins s'envoleront pour le pays les 28 et 29 mai

Sur les 11300 étudiants ultramarins qui se sont faits recensés sur la plateforme OutremerSolidaires de la délégation interministérielle pour l'égalité des chances des Français d'Outre-mer (DIECVI), deux-cents doivent rentrer dans leur territoire les 28 et 29 mai prochains. Ces étudiants sont inscrits dans "le cadre du parcours sécurisé de retour dans leur territoire proposé par le gouvernement" avec le concours de Ladom. Ils se trouvent aujourd'hui en quatorzaine à l'hôtel Ibis de Roissy depuis les 13 et 14 mai. Ce sont eux que la ministre des Outre-mer vient visiter ce samedi. Ils sont "accueillis et accompagnés par la Croix-Rouge française dans le strict respect des règles sanitaire afin de protéger les territoires d’outre-mer face à l’épidémie de Covid-19". Ils doivent tous être dépistés avant leur départ. LADOM prend en charge pour eux tout ou partie de l’acheminement et du vol, selon leur statut (PME 50%, PME 100%, PMFP…). Pour autant tous les étudiants ne bénéficient pas du passeport mobilité étude (PME) de Ladom. Ceux qui disposent déjà d’un billet-retour, mais qui n’est plus valide, sont invités à le valoriser (avoir, échanges, ou prolongation) auprès de la compagnie aérienne émettrice. Ceux qui ne disposent pas d’un billet retour, mais qui ont été retenus pour effectuer la quatorzaine en métropole, se verront proposer par le ministère un prix négocié avec les compagnies. Ce fameux tarif étudiant que la ministre a annoncé jeudi aux Sénateurs. Ce prix devrait tourner autour de 550 €, mais il semble être encore en cours de négociation.

Beaucoup d'étudiants n'ont cependant pas forcément attendu l'aide gouvernementale pour organiser leur retour et nombre d'entre eux avaient déjà pris un billet d'avion, parfois moins cher, parfois plus... Nombreux aussi n'ont pas été informé de la censure du Conseil constitutionnel sur les quatorzaines, c'est pour cela sans doute que la communication ministérielle insiste sur le fait que les étudiants confinés l'hôtel Ibis de Roissy sont tous "volontaires".

D'autres départs devraient être organisés en juin et sans soute aussi en juillet. Les informations sont sur OutremerSolidaires.gouv.fr

FXG

 

Partager cet article

Repost0
15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 07:21
Photo (C) Sénat

Photo (C) Sénat

Annick Girardin annonce des vols avec un tarif étudiant

La ministre a fait un point devant les sénateurs sur la gestion de la crise sanitaire en Outre-mer.

Comme elle l'a fait il y a un mois devant la délégation outre-mer de l'Assemblée nationale, Annick Girardin s'est exprimée jeudi après-midi devant les sénateurs au sujet de l'urgence économique dans les outre-mer à la suite de la crise de Covid-19. Quelle sauvegarde du tissu économique et quelle stratégie d'avenir, notamment pour le tourisme, sont les questions qui guident l'études en cours des sénateurs. C'est hier encore que s'est tenu le comité interministériel du tourisme présidé par Edouard Philippe. Ainsi ce dernier a annoncé que les Français prendraient cette année leurs vacances en France, mais également en Outre-mer... Si le Premier ministre a annoncé un plan global de 18 milliards en faveur du tourisme. Ce plan aura-t-il une déclinaison Outre-mer spécifique ? C'est un aspect qu'Annick Girardin verra avec son collègue Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères (qui a en charge le tourisme). Si la réouverture des lignes aériennes est d'ores et déjà programmée, comme celle des plages et des activités nautiques ou autres, la ministre a rappelé que c'est, sur chaque territoire, aux préfets d'accorder les dérogations nécessaires pour permettre une relance efficace du tourisme. La ministre pense qu'il s'agira d'abord d'un tourisme affinitaire.

La question du soutien à la commande publique a été aussi évoquée. 11 millions d'euros de trésorerie ont été débloqués pour les collectivités locales afin qu'elles honorent leur obligations pour les chantiers ouverts en 2018. Annick Girardin a assuré qu'un acompte de 50 % serait versé à la signature pour tous les projets 2019 et 2020. "Le fonds exceptionnel d'investissement est mobilisé, a encore indiqué Mme Girardin, la ligne budgétaire unique (LBU) bien engagée et les contrats de convergence et de transformations seront adaptés." D'ores et déjà, elle a annoncé que le groupe CDC Habitat projetait de racheter 4 à 6 000 logements pour un montant de 100 à 120 millions d'euros d'ici 2021.

Interrogée sur les difficultés de nos médias (ATV et RCI notamment qui a perdu 80 % de ses recettes publicitaires), la ministre a déclaré qu'elle serait bientôt en mesure d'annoncer quel soutien le gouvernement pourra leur apporter.

Concernant la Guyane où un foyer de Covid 19 est reparti à Saint-Georges de l'Oyapock, elle a été nette : "La reprise des classes dans cette région de la Guyane n'est pas d'actualité."

Elle a enfin évoqué les 11 300 étudiants qui se sont faits recenser par la délégation interministérielle de Maël Disa et qui vont pouvoir revenir chez eux. "Les quatorzaines ont commencé à Paris et vont se poursuivre tout le mois de mai", a précisé la ministre qui dit réfléchir à un tarif étudiant pour ces vols retour. Quant au financement de cette mesure, Annick Girardin assure que le reliquat de la LBU, non consommée pour la construction de logements sociaux, pourrait être re-flécher vers les étudiants.

FXG

Cire-pompes

C'était un peu surprenant d'entendre la sénatrice martiniquaise Catherine Conconne adresser ses félicitations et encouragements à Annick Girardin qui n'en demandait sûrement pas tant. Car non contente de lui cirer les pompes, elle s'en est prise à ses collègues parlementaires qui  ne font que demander des fonds à l'Etat... Cela n'a sans doute rien à voir avec sa prise de distance avec le PPM et Serge Létchimy.

Partager cet article

Repost0
15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 05:18
Marie-Anne Poussin Delmas lors de la présentation de la conjoncture économique Outre-mer en mai 2019

Marie-Anne Poussin Delmas lors de la présentation de la conjoncture économique Outre-mer en mai 2019

Sale temps en perspectives pour les économies ultramarines

Marie-Anne Poussin Delmas, directrice générale de l'IEDOM,  a résumé jeudi sa présentation de la conjoncture Outre-mer en 2019 et ses perspectives 2020 par cette formule : "un rattrapage compromis". Les indicateurs étaient au vert en 2019 : climat des affaires bien orienté, l'évolution du PIB par habitant à la hausse, les défaillances des entreprises comme le chômage à la baisse (22% en Guadeloupe, 20 % en Guyane, 15 % en Martinique et 7,9 % dans l'Hexagone). Ce rattrapage, hélas, est bien compromis avec la crise sanitaire. La crise pourrait même accentuer les fragilités structurelles des Outre-mer. Le confinement a provoqué un choc sur l'offre externe avec une baisse des approvisionnements des entreprises, une baise de la production et des ventes, de la fourniture des services et la mise à l'arrêt forcé des salariés. Tout cela a conduit à une baisse de la demande intérieure. Dans ces conditions, estime la patronne de l'IEDOM, "les perspectives 2020 ont dégradées en raison de la forte dépendances des Outre-mer aux échanges extérieurs". Deux facteurs jouent : le tissus des entreprises, composé en majorité de TPE très vulnérable ; et la place  centrale du tourisme et des services connexes comme le transport. "On ne voit pas comment ils vont pouvoir reprendre leur activité", a souligné Mme Delmas qui estime toutefois que "le secteur public va jouer un rôle d'amortisseur". Par rapport à la Polynésie, les Antilles devraient néanmoins mieux s'en sortir du fait de leur moindre dépendance à une clientèle américaine et internationale et grâce à la force de son tourisme affinitaire.

Le confinement a provoqué une baisse globale de l'activité de 30 %, peu ou prou comme dans l'Hexagone. Le montant des impayés qui était à la baise remonte (de 0,3 à 1,5 millions en Martinique ; de 0,4 à 0,7 million en Guadeloupe) sauf en Guyane où paradoxalement il s'améliore (de 0,23 à 0,1 million).

Baisse attendue de 6% du PIB par habitant

La crise sanitaire a aussi révélé "l'exposition significative" de l'Outre-mer aux approvisionnements d'Asie du Sud-Est. Ca représente pour les seules importations de Chine, 8,4 % en Guadeloupe, 6,5 % en Martinique et 10,5 % en Guyane.

Le transport aérien a connu un véritable effondrement : -47,2 % pour les échanges inter-Outre-mer, -61,5 % pour les échanges internationaux avec les Outre-mer, et - 34,6 % pour les échanges Outre-mer-Hexagone (une chute moindre en raison de la continuité territoriale).

Le soutien massif de l'Etat et l'action des collectivités (aides aux entreprises et recours au chômage partiel)  devraient faciliter le redémarrage de l'offre des entreprises et la reprise de la consommation des ménages. A la date du 7 mai, il y a eu 1662 prêts garantis par l'Etat (PGE) pour un montant global de 344 millions en Guadeloupe, 1531 pour un montant de 289 millions en Martinique et 385 en Guyane pour un montant de 66 millions. "Les Outre-mer ont été servis à la hauteur de leur poids dans l'économie." Le faible nombre de saisines pour la médiation du crédit (6 en Guyane, 4 en Guadeloupe et 3 en Martinique) font dire à Mme Poussin-Delmas que les entreprises ont bien eu accès aux dispositifs de soutien.

Tout cela laisse penser que la baisse du PIB en Outre-mer en 2020 sera du même ordre que ce qui est attendue dans l'Hexagone, soit 6 %. "Ce sera un chiffre à actualiser en fonction du rebond post-confinement", conclu la directrice générale de l'IEDOM.

FXG

Partager cet article

Repost0
9 mai 2020 6 09 /05 /mai /2020 05:23
Des masques pour les parloirs avocat à la prison de Ducos

Le conseil d'Etat ordonne le port de masque pour les parloirs avocat à Ducos

Le juge des référés du conseil d'etat a ordonné dans la soirée du jeudi 7 mai à la ministre de la Justice et au chef d’établissement du centre pénitentiaire de Ducos de fournir un masque de protection non sanitaire aux personnes détenues dans cet établissement appelées à se rendre à un « parloir avocat », une commission de discipline ou un entretien avec un conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation, et ce à partir du 11 mai. Cette décision ne donne raison que partiellement au conseil de l'ordre des avocats de la Martinique. En effet, saisis par une vingtaine de détenus, le barreau avait demandé aussi de ramener le nombre de personnes détenues à Ducos à un chiffre permettant un encellulement individuel, distribuer des masques, gants et gel hydroalcoolique pour chaque détenu, des produits d’hygiène corporelle en quantité suffisante et un accès régulier aux douches, un lavage régulier de la literie et des vêtements des détenus ainsi que le nettoyage des cellules. Il demandait encore le transfert des détenus à risques vers une unité de vie dédiée, doter les auxiliaires, chargés de la distribution des repas, de gants et de masques en quantités suffisantes, permettre aux détenus de contacter leur famille par téléphone au moins trois fois par semaine, pendant minimum trois minutes et enfin de procéder à des tests de dépistage du covid-19 sur chaque détenu. Le 4 avril dernier, le tribunal administratif de la Martinique leur avait fait droit en ce qui concerne la distribution de masques et gants aux détenus, lorsqu'ils sont en contact avec d'autres, et aux auxiliaires lorsqu’ils assurent la distribution des repas. En dernier lieu, le juge de Fort-de-France avait ordonné au centre pénitentiaire de se doter de tests de dépistage pour les personnes ayant été en contact direct avec une personne atteinte du covid-19.

En dernier ressort, le Conseil d'Etat n'a repris de ce jugement que ce qui concerne la protection des avocats et des personnels pénitentiaires.

FXG

Partager cet article

Repost0

Articles Récents