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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 06:41

Les 50 pas frisent la Constitutionnelle

Joël Guitteaud, un entrepreneur foyalais, vient de voir le Conseil d'Etat lui refuser lundi 14 septermbre de transmettre sa question prioritaire de constitutionnalité (QPC) relative au terrain qu'il occupe sur la zone des cinquante pas géométriques.

Le 30 décembre 2014, le tribunal administratif de Fort-de-France l'a condamné pour "contravention de grande voirie" à remettre en l'état initial la parcelle sur laquelle il a réalisé des travaux de rénovation de sa maison après un cyclone et à payer 1 500 euros pour avoir occupé illégalement le domaine public. Joël Guitteaud a fait appel devant la cour administrative d'appel de Bordeaux. Sans statuer, la cour administrative a transmis au Conseil d'Etat la question de la conformité à la Constitution des dispositions du code général de la propriété des personnes publiques. Ce code précise que la zone des 50 pas géométriques en Guadeloupe, Martinique, Guyane et Réunion, fait partie du domaine maritime public de l'Etat. Ces dispositions législatives s'appliquent sous réserve des droits des tiers à la date du 5 janvier 1986. Ces droits résultent soit de titres reconnus par la commission issue de la loi de 1955, soit de ventes ou de promesses de vente faires par l'Etat en 1955 et 1986. Et c'est là que Joël Guitteaud pensait damer le pion à l'Etat : il soutient que ces dispositions du code excluent les départements d'Outre-mer du champ de la prescription acquisitive

trentenaire qui s'appliquait entre 1955 et 1986 au domaine privé de l'Etat auquel appartenait la zone des cinquante pas géométriques. C'est cela qu'il estime contraire à la Constitution.

Le Conseil d'Etat a opposé que la loi de 1986 avait réintégré la zone au domaine public maritime et qu'ainsi, elle a appartenu au domaine privé de l'Etat pendant une période supérieure à celle de trente ans pour l'application de la prescription trentenaire. Les magistrats du palais royal estimé qu'il n'y avait pas lieu de renvoyer cette QPC devant le Conseil constitutionnel, faute de "caractère sérieux".

FXG, à Paris

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 06:45

Le RGEC s'invite à l'Elysée

François Hollande a un entretien, ce mercredi à 16 h 30, avec "une délégation de représentants économiques". Ces représentants sont Jean-Pierre Philibert, président de la Fédération des entreprises d'Outre-mer, Gérard Bally, président d'Eurodom, et Manuel Baudouin, président de l'association des CCI d'Outre-mer. Cette réunion a été organisée par le conseiller outre-mer du président, le très politique Marc Vizy, au cours de l'été eu égard aux remous créés par le dossier RGEC.

Depuis le 1er janvier 2015, le système d'autorisation des aides d'Etat pour les outre-mer est adossé au régime général d'exemption par catégorie (RGEC). Auparavant, les aides nationales devaient être notifiées à Bruxelles. La Commission, agréait ensuite l'aide demandée si elle venait compenser les handicaps structurels liés à l'ultrapériphéricité des outre-mer, conformément à l'article 399-2 du traité d'Amsterdam. Désormais, il n'y a plus de notification à soumettre dans la mesure où l'ensemble des aides d'Etat est désormais adossé à ce RGEC. Cela va de la défiscalisation à l'octroi de mer, mais également les exonérations de charges... Cette réunion intervient à un moment où la tension est à son comble entre les milieux économiques et le gouvernement puisque, si d'un côté le patron de la Fedom entend absolument ne jamais rompre le dialogue avec le gouvernement, celui d'Eurodom semble lui, prêt à la rupture. Les deux lobbystes sont d'accord sur le fond, mais diffèrent par la méthode. Reste que tout le monde semble avoir été pris de cours dans ce dossier, aussi bien Eurodom que le ministère des Outre-mer...

Quand en novembre 2014, les services du ministère des Outre-mer ont pris conscience de ce que préparait Bruxelles, il y a eu un vent de panique car le plafond du RGEC était insuffisant pour couvrir l'ensemble des aides françaises pour ses outre-mer. Il a fallu attendre juin 2015 pour que Bruxelles corrige le tir en acceptant de relever de 15 points ce plafond afin que toutes les aides à l'outre-mer soit couvertes par le RGEC. Par ailleurs, pour éviter les faux pas et les risques d'aides versées indument, Bruxelles a émis plusieurs lettres de confort qui permettent à l'administration fiscale de se couvrir vis-à-vis de Bruxelles lorsqu'elle verse ces aides. Eurodom conteste la sécurité juridique de ces lettres de confort. La Fedom en parle comme de "bâches sur le toit".

Au cours de cet entretien, le président de la République qui a écrit au président de la Commission européenne, Jean-Claude Junker, cet été pour demander la révision du RGEC, devrait fournir à ses hôtes un calendrier européen. Le dialogue risque toutefois d'être un peu sourd. D'un côté, le gouvernement assure que "aucune modification substantielle des régimes d'aide ou de la définition des investissements éligibles n'est intervenue". Pour sécuriser juridiquement l'octroi de ces aides, les autorités françaises ont d'ailleurs précisé à la Commission "la définition des investissements productifs éligibles qu'elles appliqueront à partir de mi-septembre". Le 6 août dernier, le gouvernement a déjà fait savoir que cette définition intègre "les investissements de renouvellement lorsqu'il y a augmentation de la capacité de production ou amélioration significative de la productivité".

FEDOM et Eurodom contestent le principe même da mise sous-plafond européen des aides françaises qui va, selon eux, à l'encontre du traité d'Amsterdam et redoutent que la prochaine LODEOM ne vienne taper sur ce plafond !

FXG, à Paris

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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 19:04

Des cours de civilisation polynésienne à la délégation de la Polynésie française

Alexandre Juster, diplômé d’histoire à Paris 1 et titulaire d’une maîtrise en langues et civilisations océaniennes, donne à partir, du 6 octobre, des cours de civilisation polynésienne à la Délégation de la Polynésie française à Paris, boulevard Saint-Germain. Tous les mardis, de 18h00 à 19h30, en 30 modules, les cours présenteront les 2000 ans d’histoire de cette partie de l’Océanie et des hommes qui la peuplent. Dans un premier temps, Alexandre Juster présentera la Polynésie française et l’Océanie d’une manière globale, ainsi que les défis démographiques, écologiques et institutionnels auxquels elles sont confrontées Il exposera ensuite les modalités des premiers peuplements, la nature et les conséquences des premiers contacts entre Polynésiens et occidentaux, la mise en place du royaume tahitien, le protectorat, l’administration et l’économie de ce territoire du bout du monde. L’ouverture du champ d’étude aux pays insulaires voisins permettra par ailleurs une meilleure compréhension de la place occupée par la Polynésie française dans l’Océanie moderne.

Alexandre Juster a séjourné dans de nombreuses îles de Polynésie française et d’Océanie. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont « La transgression verbale en Océanie », une étude sur la parole interdite en tahitien et en nengone, langue mélanésienne de Nouvelle-Calédonie. Ce livre peut désormais être consulté dans la bibliothèque récemment ouverte à la Délégation.

Pour tous renseignements sur le programme des cours, les tarifs et les modalités de paiement, merci de contacter Alexandre Juster : civilisation987@yahoo.fr.

 

 

 

 

 

 

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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 07:29

Hélène Sirder, vice-présidente de la Région Guyane, a emprunté le tapis vert déroulé sur le perron de l'Elysée pour la réunion de lancement de la COP 21, conférence internationale contre le réchauffement climatique) qui aura lieu en décembre au Bourget. Interview à sa sortie de l'Elysée.

"On nous annonce une Guyane coupée en deux"

Quel est le sens que la Région a donné à votre participation à cette table ronde sur la COP21 ?

La Guyane s'engage vraiment dans cette COP 21. Les enjeux climatiques sont pour nous des enjeux locaux. Nous tenions à manifester au président de la République notre présence.

Que fait la Région concrètement ?

Nous avons des démarches fortes avec les Amérindiens de toute l'Amazonie. Nous sommes à la fois européens et amazoniens, donc nous avons la technologie et les connaissances traditionnelles. On nous annonce une Guyane coupée deux, une moitié sèche, une autre humide... Il faut donc dès aujourd'hui prendre des dispositions.

La Guyane entend-elle jouer un rôle dans la lutte contre le réchauffement climatique au sein du continent sud-américain ?

Nous voulons émerger aujourd'hui sur le continent sud-américain qui est le nôtre. Dès le début de notre mandature, nous avons posé le principe de cet ancrage continental. Et la lutte contre le réchauffement climatique est un des leviers que nous entendons utiliser.

Vous êtes-vous intéressée aux contributions des pays voisins de la Guyane ?

Bien sûr ! Nous avons déjà des programmes communs sur la forêt avec le Brésil, le Guyana, le Suriname. Nous habitons tous une partie de la forêt amazonienne.

Propos recueillis par FXG, à Paris

 

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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 07:13

Les outre-mer à la COP 21

Victorin Lurel participait jeudi à l'Elysée à la réunion de lancement de la COP 21 (conférence mondiale contre le réchauffement climatique) qui aura lieu du 30 novembre au 11 décembre au Bourget. A l'invitation du président et de sa ministre de l'Ecologie, il est venu parler au nom des outre-mer français, des RUP, des PTOM et des petits états insulaires en développement. Il n'a donc pas hésité à sacrifier de son crédit carbone pour faire un aller-retour à Paris en 24 heures et emprunter le tapis vert que les services du protocole avaient déroulé en lieu et place du rouge habituel.

400 invités, élus, personnalités, ont assisté à plusieurs séquences réunissant des experts, des ministres, des collectivités, des scientifiques, des jeunes, etc, pour "démontrer la mobilisation de toute la Nation pour la réussite de ce sommet". C'est au sein d'un panel réuni autour de Ségolène Royal et Gérard Mestrallet (PDG d'Engie, ex GDF-Suez) que Victorin Lurel a pu faire une courte intervention. "Nous sommes la dernière frontière et en même temps les sentinelles du réchauffement climatique." Citant l'actualité (les brumes de sable saharien, les échouages massifs de sargasses, le cyclone Erica avec sa quarantaine de morts et de disparus en Dominique), il a rappelé que des plages disparaissaient à Porto-Rico, aux îles Vierges britanniques et américaines. "En Guadeloupe même, on décompte 43 sites dont une dizaine sont menacés."

Initiatives innovantes

Face à ce risque présent, la mobilisation de l'opinion publique dans chacun des outre-mer français semble bien avoir été démontrée. "Il y a eu le message en 2008 de la Réunion, a énuméré M. Lurel, celui en 2014 de la Guadeloupe, l'appel de Fort-de-France de mai 2015 et le forum du Pacifique Sud avant hier encore, quand le président du Kiribati a imploré les grandes nations de rester dans la limite d'une hausse de température de 1,5°C..."

Les outre-mer sont victimes, mais sont aussi pionniers avec des initiatives innovantes. La Réunion a expérimenté le stockage de l'énergie intermittente ; la Martinique expérimente l'énergie thermique marine ; La Polynésie climatise la plupart de ses hôtels avec l'eau profonde de mer ; la Guadeloupe est pionnière en géothermie et dispose d'un capital capable de lui faire atteindre l'autonomie énergétique en 2050. Voilà quelques uns des apports des outre-mer à la contribution de la France. 60 Etats ont déjà rendu la leur. Ces 60 feuilles route présentées par des pays, dont les Etats-Unis, la Chine et l'Europe, qui émettent à eux seuls 50 % des gaz à effet de serre. Il faut obtenir encore celles des 138 autres Etats de la planète avant le 30 novembre. François Hollande a promis la tenue d'une pré-COP 21 pour vérifier la mobilisation de chacun.

FXG, à Paris

 

Engie se retire du projet géothermie en Dominique

Pour la deuxième fois, le vaste projet de géothermie en Dominique (450 millions d'euros) qui alimenterait den outre la Martinique et la Guadeloupe vient de connaître une défaillance. La première fois, c'était en 2013. EDF, en litige avec le BRGM, se retirait sans crier gare, invoquant des arguments financiers. En mars 2014, GDF Suez annonçait reprendre la place d'EDF mais jeudi matin à l'Elysée, Gérard Mestrallet apprend à Victorin Lurel qu'il renonce à son tour. "Je vais le revoir pour tenter de trouver une solution, reprendre les discussions", a indiqué confiant Victorin Lurel. Il assure avoir résolu le problème de Bouillante : "Il y aurait une recapitalisation sur un projet qui fait de 150 à 200 millions." Et affirme que Ségolène Royal est à la manoeuvre.

FXG, à Paris

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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 06:26

4 industriels mettent fin à leurs accords exclusifs de distribution outre-mer

Les industriels Bolton Solitaire, Danone, Johnson & Johnson Santé et Beauté France et Pernod-Ricard ont supprimé toute exclusivité dans la distribution de leurs produits en outre-mer*. Ils ont agi à la suite de deux saisines d'office de l'Autorité de la concurrence qui a annoncé la chose jeudi.

Allant au-delà de leurs obligations légales qui se limitent à ne pas mettre en place d'accord d'exclusivité sans justification suffisante, les entreprises ont proposé de sélectionner périodiquement leurs grossistes non exclusifs à partir de procédures d'appel d'offres ou de mise en concurrence transparentes et non discriminatoires. L'Autorité de la concurrence a considéré que ces engagements répondaient à ses préoccupations de concurrence. Elle les a acceptés et rendus obligatoires. Ces engagements devraient ainsi permettre d'animer la concurrence du côté des grossistes importateurs, voire d'amener de nouveaux opérateurs sur ce marché et in fine de stimuler la concurrence en prix des produits de grande consommation concernés au bénéfice des consommateurs ultramarins.

Par ailleurs, l'Autorité poursuit l'instruction de pratiques similaires mises en œuvre par d'autres entreprises dans le secteur des biens de grande consommation

FXG, à Paris

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 07:59

La Cour des comptes ressort ses griffes contre la surrémunération des fonctionnaires en outremer

Mercredu matin, Didier Migaud, président de la Cour des comptes a remis sur la table la question de la surrémunération des fonctionnaires dans les outre-mer. A l'occasion de la présentation d'un rapport sur la masse salariale de l'Etat, il a indiqué qu'il fallait faire 450 millions d'économie chaque année pour respecter la programmation 2014-2019 des finances publiques adoptée dans la loi de décembre 2014. Le rapport de la Cour propose donc une rénovation de la gestion des fonctionnaires, uune "harmonisation des régimes indemnitaires", une réforme des grilles salariales et indiciaires, des primes et de la

structure des rémunérations. "Elle est devenue de plus en plus complexe, indique le rapport, par l’empilement de dispositifs parfois anciens. Ceux-ci ne répondent plus forcément aux objectifs qui leur avaient été assignés."

C'est en abordant les neuf leviers qui constituent la boite à outils pour trouver 450 millions d'euros, que Didier Migaud a rappelé que "dans son rapport public annuel de février 2015, la Cour a montré que les sur-rémunérations outre-mer étaient sans commune mesure avec le différentiel effectif de coût de la vie par rapport à la métropole et a donc recommandé de les revoir sensiblement à la baisse, afin d’éviter notamment un phénomène inflationniste dans les territoires ultramarins."

Il a toutefois pris soin de préciser : "C’est bien sûr au gouvernement et au parlement que le choix de la combinaison appartient." Qui saurait prendre un tel risque à deux ans de la présidentielle ?

FXG, à Paris

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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 08:01

Le préfet Carenco délégué interministériel du projet écolo de Mickey en France

Jean-François Carenco, préfet de Guadeloupe de 1999 à 2002, actuellement préfet de la région d’Île-de-France, préfet de Paris (hors classe), a été nommé en outre délégué interministériel au projet Euro Disney en France. Ségolène Royal a fait signer son arrêté de nomination mercredi en conseil des ministres.

Ce projet commun aux groupes Pierre et Vacances et Euro Disney, dit "Villages Nature", est un gigantesque concept de destination éco-touristique de cité végétale qui doit ouvrir en juillet 2016 à côté de Disneyland Paris. Ce lieu de loisirs en forme de cité végétale avec hébergements en cottages et appartements, parc aquatique, lagon, jardins suspendus, architecture végétale, ferme bio, forêt sportive, commerces, sera le plus grand centre touristique en Europe. Il cible un demi-million de visiteurs dès sa première année d'exploitation.

Pour développer le projet Villages Nature, environ 60 millions d'euros d'argent public doivent être injectés, dans la voirie et les infrastructures. La première phase représente 2.000 emplois dans le bâtiment et 1.600 emplois directs pour l'exploitation touristique. La géothermie permettra de chauffer le lagon à 30 °C et alimentera le chauffage et l'eau des logements, sans émission de CO2.

Jean-François Carenco s'était distingué lors de son passage en Guadeloupe lorsqu'il avait géré l'affaire de la pollution de l'eau au chlordécone à l'usine de Capès-Dolé. Il avait ensuite été chargé d'accueillir le G8 à Evian comme préfet de Haute-Savoie. De 2006 à 2010, il collabore par trois fois aux cabinets ministériels de Jean-Louis Borloo. Il est ensuite nommé à Lyon où il reste cinq ans avant d'être nommé à Paris en avril dernier.

FXG

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 07:30

Un campus outremer très politique à Paris

Le premier campus outre-mer s'est tenu samedi au ministère des Outre-mer. Co-organisée par le ministère et l'association des jeunes de Guadeloupe (AJEG), l'opération a été un succès eu égard aux quelques 3046 visiteurs décomptés samedi à 22 heures. En pénétrant les jardins du ministère, les étudiants ultramarins pouvaient facilement trouver de l'information pour leur mutuelle, leur prêt étudiant, les bourses, le logement, la mobilité... Les exposants comme Black Business Union, Outre-mer business expansion, Jeunesse Outremer, Tranzit créole, Outremer Network, Sciences O, ont pu promouvoir leurs réseaux et soirées networking... Le CM98 est venu faire connaître son université populaire, O'Tentika, son école de gwoka à Rosny sous bois et Suzanne Dracius porter un peu de culture littéraire...

Les étudiants pouvaient aussi se retrouver sous la bannière de leur territoire. Les Guadeloupéens au stand de l'AJEG et de leur Région, les Martiniquais autour de Martinique ambition jeune et la maison de la Martinique, les Guyanais autour de leur Région, les Tahitiens, les Calédoniens, les Mahorais et même les Saint-Pierrais... Manquait, contrairement à ce qui avait été annoncé, l'association des Réunionnais de Paris sensée représenter le conseil départemental de la Réunion... "Dans la nuit de vendredi à samedi, indique pour expliquer ce désistement de dernière minute Edwing Laupen, le président de l'AJEG,, j'ai reçu un message facebook de la présidente de l'AERP, me disant qu'elle n'avait pu mobiliser suffisamment d'adhérents pour tenir un stand..." Il ne fallait donc rien voir de politique dans cette absence ! Sophie Elizéon, la déléguée interministérielle à l'égalité des chances des Français des Outre-mer, et Yola Minatchy, présidente du réseau des talents d'Outre-mer, ont donné le change !

Autre séquence, celle-là très politique, de la journée : l'inauguration par la ministre des Outre-mer s'est faite en présence de l'ancien ministre des Outre-mer, Victorin Lurel, président PS de la Région Guadeloupe et candidat à sa succession, et le député DVG de la Guadeloupe, Ary Chalus, challenger du précédent et soutenu par l'ancienne ministre de l'Outre-mer de Nicolas Sarkozy, Marie-Luce Penchard !LR).

La journée s'est achevée par la remise de sept prix attribués à des étudiants au parcours exemplaire et méritant parmi lesquels Mindy Durimel de la Guadeloupe, Magdalena Serbin de la Guyane (récompensée par Christiane Taubira), Fosta Lalanne de Saint-Martin et Kathy Pago de la Martinique.

FXG, à Paris

La Martinique pense à l'accueil et... au retour

La Région Martinique a envoyé quatre étudiants du pôle universitaire et un élu aux côtés de l'équipe de Martinique ambition jeune. L'association des étudiants martiniquais en mobilité dans l'Hexagone faisait sa première vraie rentrée. L'association créée sur le modèle de l'AJEG il y a dix-huit mois est enfin opérationnelle. Ils sont désormais 150 adhérents à MAJ. "Nous étions douze au départ", se souvient Leslie Joséphine-Taly, sa présidente. "Notre dispositif de parrainage fonctionne, poursuit-elle. Nous aidons les Martiniquais en mobilité à leur installation en France, mais dans une perspective d'autonomisation." Si l'accueil et le soutien aux primo-arrivants, pour le logement essentiellement, reste le socle de l'action de MAJ, une autre réalité l'a rattrapé. "Nous pensions avoir à faire a une majorité de primo-arrivants, raconte Leslie, et on voit en fait surtout des jeunes qui veulent revenir travailler en Martinique. Le retour au pays est notre priorité."

Kathy Pago, Martiniquaise, lauréate du prix des trois océans

Depuis son BAC STG en 2010 au pays, Kathy Pago suit Master 2 marketing à l'ESC de Dijon. Sa première expérience professionnelle (assistante commerciale dans l'agroalimentaire, hygiène, qualité, sécurité et environnement) lui donne l'occasion de retourner dans son île après sa première année en métropole et d'y mettre à profit ses connaissances. Elle part ensuite comme chargée d'études et de projet au Colegio de postgraduados (Veracruz, Mexique). Elle y reste 7 mois dont 5 en stage. "Je devais sortir de ma zone de confort et améliorer mon niveau en espagnol."

Elle réalise la mise en place d'un système d'épargne. Ce dernier donne la possibilité aux femmes qui ne peuvent avoir recours à un prêt bancaire, de s'autofinancer et de démarrer leurs projets.

"Quoi que j'ai apprécié ce voyage je préfèrerais travailler dans mon île et y contribuer !" Son projet professionnel à long terme, celui qui a justifié ses études en mobilité, est de rebooster le tourisme en outre-mer. "J'aimerai mettre en place un système de guides touristiques essentiellement des jeunes de 17-25 ans qui seraient les ambassadeurs de l'île. Cela supposerait qu'ils soient au minimum bilingues et connaissent parfaitement l'histoire de l'île. Ils seraient chargés d'aider les touristes et de veiller au bon déroulement de leur voyage…"

La Guyane aussi

La Région Guyane a répondu à l'invitation de l'AJEG et du ministère. "Nous avons pris un stand, explique André Pamphile, du cabinet de Rodolphe Alexandre, pour informer sur les aides et certains dispositifs pour les doctorants et les étudiants en santé, sanitaire et social." Ritchie et Dimitri viennent tout deux de finir leur master 2, l'un en droit notarial, l'autre en marketing des services. "On est venu prendre attache avec des gens en place, avoir des infos sur les bourses régionales", dit le premier. "Je viens prendre la température, voir quelles offres existent, ajoute Dimitri. Je veux rentrer au pays. Je recherche des opportunités après une année de formation en Allemagne." Guylaine Sarr, chef de service jeunesse et vie associative à la Région, et Elodie Pierre, gestionnaire du dispositif sanitaire et social, s'occupent de recevoir les étudiants guyanais. A la mi-journée, Elles en avaient reçu plus d'une trentaine. "L'information a bien été relayée. Nous avons eu deux soeurs Bélizaire qui sont venues exprès de Lille et de Troyes, un autre est venue d'Anger !" La plupart de ces visiteurs sont déjà étudiants dans l'Hexagone depuis deux ou trois ans et leur problème récurrent, c'est le logement. "Pour autant, rares ont été les primo-arrivant", observe Mme Pierre.

Une lauréate guyanaise

Magdalena Serbin a reçu l'un des sept prix des trois océans. Elle est née et a vécu toute sa vie en Guyane. Elle se passionne depuis sa tendre enfance pour toutes les plantes médicinales Il lui est apparu évident de devenir pharmacienne-herboriste. "J'ai obtenu mon baccalauréat scientifique et j'ai été acceptée en licence sciences pour la santé (120 places) pour l'année scolaire 2015/2016 à l'université d'Auvergne Clermont 1. Cette licence me permettra d'avoir accès à un parcours "pharmacologique" unique qui permet de devenir docteur en pharmacie sans avoir à passer par la PACES puis de me spécialiser en tant qu'herboriste." Son objectif est d'ouvrir son officine de phytothérapie et d'aromathérapie en Guyane.

Grâce à ce diplôme, elle pourra proposer certaines plantes, transmises par les anciens à la pharmacopée nationale. "Je sais que ce départ pour mes études est une nécessité qu'il me faut accomplir quelle qu'en soit la difficulté car l'enjeu en vaut la peine."

Une lauréate guadeloupéenne

Mindy Durimel, lauréate du prix des trois océans est une Guadeloupéenne qui a choisi de partir étudier à Grenoble où elle vient de boucler son BTS Technico-commercial Bois et matériaux associées.

Depuis toute petite, son papa l'emmenait tout les samedis sur les chantiers de construction de la Guadeloupe. Et c'est tout naturellement qu'elle décide de suivre la voie du bâtiment pour son avenir professionnel.

Durant quatre ans, elle suit deux cursus, un BEP technicien de l'architecture et de l'habitat et un baccalauréat professionnel technicien du bâtiment option étude et économie de la construction.

Puis, c'est un BTS bâtiment au lycée Rivières des Pères à Basse-Terre. Trois mois après, s'étant rendu compte que la formation ne répondait pas à ses attentes, elle s'oriente vers un centre de formation à distance "Ecole Chez Soi à Paris " dans le domaine du génie civil. Pour pouvoir assumer les frais inhérentes à cette formation, elle effectue de nombreux jobs dans restauration, l'événementiel et le soutien scolaire.

En 2013, elle décide de tenter sa chance en métropole, dans les Vosges pour suivre un BTS Technico-commercial Bois. C'est ainsi qu'elle a effectué une période de formation dans le groupe "Piveteau Bois", fortement implantée en outre-mer, notamment dans le département de la Guadeloupe avec les agences "Vivre en Bois".

Cette année, elle intègre une licence professionnel gestion et commercialisation des produits issus de la filière forestière. Son projet est ni plus ni moins de remplacer le béton dans les constructions outre-mer par du bois !

BBU : Black business union

Christian Puisard est le promoteur de Black business union, "le réseau professionnel d'Outre-mer et d'Afrique". Il préside cette association depuis sa création en 2011.  Elle s'appuie sur la solidarité, propose quatre pôles (santé, éco, ressources humaines et artisanat), une soirée network par trimestre et des ateliers de recherche d'emploi, de création d'entreprise, de recommandation. Mais aussi des conférences santé. La prochaine aura lieu le 17 septembre au ministère des Outre-mer à 19h45. 

"Les peaux noires et métissées sont-elles différentes des autres ? Doit-on consulter un dermatologue spécialisé dans la prise en charge des peaux noires ? Existe t-il une cosmétologie spécifique pour les peaux noires et métissées ?" Le pôle santé de la BBU dont l'un des objectifs est d'informer les ultramarins sur les problèmes de santé les concernant, invite des spécialistes de la question, médecins et biochimistes en cosmétologie pour apporter des réponses.
contact@blackbusinessunion.com

 

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 06:26

Hollande confirme une loi pour l'égalité réelle et une autre contre les inégalités

A l'occasion de sa conférence de presse semestrielle, hier matin à l'Elysée, le président de la République est revenu sur l'annonce qu'il a faite le 10 mai dernier en Guadeloupe, à savoir le projet de loi égalité réelle pour les Outre-mer pour lequel il a nommé le président PS de la Région Guadeloupe, Victtorin Lurel, parlementaire en mission. L'inégalité dans les outre-mer ayant été reconnue comme un fait structurel, Laurence Théatin, notre consoeur de France Ô (et tout bientôt sur Guadeloupe 1ère), a demandé au chef de l'Etat de préciser cette quête d'égalité.

"Je me suis engagé, a-t-il répondu, pour que l'égalité soit réelle, partout en France et notamment dans les outre-mer." Après avoir rappelé que les priorités, par le passé, n'avaient concerné que la recherche de parité, sociale, salariale, il a justifié son annonce par "des taux de chômage élevé en outre-mer, des modes de transport forcément plus compliqués, des risques de pollution qui aggravent la situation dans les outre-mer". Mais il a voulu aussi insister sur les atouts de l'Outre-mer avec "les énergies renouvelables, la biodiversité, l'industrie, l'artisanat, le tourisme"...

Ce sera donc une loi qui je l'espère sera une loi de tous pour que sur dix ans, sur quinze ans, on puisse faire un grand plan pour l'égalité réelle dans tous les territoires d'Outre-mer.

A noter qu'un quart d'heure plus tôt, François Hollande a confirmé le projet de loi contre les discriminations et les inégalités. Le président répondait là surtout aux inquiétudes sur le vivre ensemble après les attentats du mois de janvier 2015 à Paris, mais également à celle réitérée, depuis les agressions verbales ou caricaturales dont Christiane Taubira a été victime il y a deux ans, de la part du Martiniquais Louis-Georges Tin, président du CRAN pour une loi contre les discrimination et le racisme.

FXG, à Paris

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