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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 16:47

La délégation guyanaise reçue chez Borloo
Emmenée par Antoine Karam et Jean-Pierre Désert, la délégation des politiques et socio-professionnels guyanais, a été reçue lundi matin au ministère de l’Ecologie et de l’Aménagement durable (MEDAD). « Nous souhaitons que la Guyane soit sollicitée pour le Grenelle de l’environnement, car jusque là, nous n’avons pas été sollicités. La Guyane pourra être un pôle de réflexion sur ce thème pour les DFA, dans la mesure où la Guadeloupe ne le pourra pas après le passage de Dean », a déclaré le président de la Région à France-Guyane. La délégation enchaîne les rendez-vous parisiens puisqu’elle est reçue ce matin par le délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer, Patrick Karam, avant d’aller à l’Elysée, rencontrer le conseiller outre-mer du président, Olivier Biancarelli. Le même jour, ils devraient être reçu au ministère de la santé avant d’aller à Matignon, ce qui restait à confirmer.

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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 16:27

Un concert de solidarité à Asnières pour la Martinique
Le fameux Jimmy Blanche sera, jeudi soir, sur la place de l’hôtel de ville d’Asnières (92), l’animateur de la soirée « 15 euros pour la Martinique ». L’invitation laisse apparaître le haut patronage du ministère de l’Intérieur, le député maire d’Asnières, Manuel Aeschlimann et son épouse, conseillère régionale d’Ile de France et maire adjointe, Marie-Dominique Aeschlimann, Patrick Karam, délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer, le Collectifdom et le Cossidom (comité de solidarité nationale en faveur des sinistrés d’outre-mer, fondé en 1966). Sur la scène, Jocelyne Berouard, Jacob Desvarieux, Khaled, Sylviane Cédia, Lenny Coco, Dédé Saint-Prix, Igo Drané, Krys, Chrstiane Obydol, Tony Mango, Mario Masse, Michel Alibo…
L’intégralité des fonds sera reversé au secours catholique martiniquais.

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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 16:21

Zones franches globales :
semaine parisienne de concertationEstrosi-et-son---quipe-ZFG.jpg
Depuis lundi, le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer (SEOM), Christian Estrosi, reçoit des délégations venues des départements d’outre-mer pour évoquer le dispositif des zones franches globales. Après la Guyane, lundi, et la Réunion, hier, le SEOM reçoit tour à tour les Martiniquais et les Guadeloupéens cet après-midi au ministère. Lors de cette consultation, le SEOM expliquera le dispositif, la méthode et le calendrier. Les délégations, composées des présidents d’exécutifs, des parlementaires et des socio-professionnels, vont de leur côté amener leurs propositions pour définir les secteurs concernés par ce système d’exonération fiscale. Un système qui génère pour les caisses de l’Etat un manque à gagner. Hier matin, à Matignon, François Fillon, le chef du gouvernement, a reçu les ministres concernés par le dossier des zones franches globales : Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Outre-mer et son secrétaire d’Etat, Christine Lagarde, ministre de l’Economie, et son secrétaire d’Etat au Budget, Eric Woerth. Matignon n’a pas communiqué sur ce qu’il s’est dit mais on suppose que MAM et Estrosi sont venus défendre leur bout de gras face aux gardiens de l’argent public ! La loi instaurant les zones franches globales devrait être présentée dès la session d’automne du parlement pour que, comme annoncé, les zones franches globales soient effectives dès le 1er janvier 2008. Pour l’heure, le ministre a demandé aux Guyanais de revenir avec leurs propositions le 15 octobre. Ca donne une idée de la vitesse du calendrier.

Les délégations chez MAM
Hier soir, Michèle Alliot-Marie devait recevoir, place Beauvau, les quatre délégations domiennes. Après son voyage à la réunion et alors que les zones franches globales sont au cœur des discussions gouvernementales, elle a tenu à rencontrer les représentants de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane.. « C’est une rencontre pour donner un cadre général », dit-on place Beauvau où l’on rappelle qu’il s’agit de la mise en œuvre du projet domien du chef de l’Etat. « Le projet sera examiné dans la deuxième quinzaine d’octobre à Paris, avant d’être vu à Bruxelles, par le Conseil économique et social et les collectivités. Le projet de loi de programme sera examiné lors d’un conseil de ministre, en décembre. « L’objectif de l’Etat, précise notre interlocuteur du ministère de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales, est de consentir un effort supplémentaire pour l’outre-mer à ce qu’il est aujourd’hui. »




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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 16:03
Estrosi reçoit les politiques et les socio-professionnels de GuyaneD--l--gation-guyane.jpg
Il a fallu un peu plus de deux heures de réunion au secrétariat d’Etat à l’Outre-mer, hier soir pour permettre à Christian Estrosi, entouré de son cabinet, d’expliquer le dispositif, la méthode et le calendrier des zones franches globales. La délégation conduite par MM. Karam et Désert rassemblait les parlementaires et les représentants des principales organisations socio-professionnelles de Guyane. Le ministre a expliqué le canevas du dispositif tourne autour du principe de l’exonération fiscale (taxe foncière, taxe professionnelle, taxes sur le foncier bati, impôt sur les société et impôt sur le revenu pour les activités bénéficiaires… Le dispositif évoque aussi un aspect douanier afin de faciliter le commerce avec les pays voisins. Mais ce n’est qu’un canevas et le ministre a demandé aux Guyanais de se concerter pour faire des propositions destinées à préciser les contours de la zone franche. Il appartient donc aux professionnels et aux politiques d’entreprendre une concertation. Celle-ci devrait se faire aux environs du 30 septembre, selon Antoine Karam. Le ministre leur a donné comme date butoir pour recevoir leurs propositions le 15 octobre.

Lepelletier--karam.jpgIls ont dit
Jean-Paul Lepelletier, pdt CCI
On attendait de ce dossier là le respect des engagements du président de la République dans son volet d’aide aux entreprises. C’est tenu. La Guyane appartient aux territoires qui ont accès à l’ensemble du dispositif. C’est satisfaisant. Maintenant, M. Estrosi attend nos propositions.
Antoine Karam, président de la Région
On attend de l’Etat un geste fort pour sortir du sous-développement. Tout est prioritaire. Mais le dispositif présenté omet le petit commerce, les TPE. Le ministre a compris nos attentes. Nous voulons être dans le concret, aller très vite. L’impatience est forte, il y a de la rancœur, une révolte est possible. La cocotte minute bout, la mèche est allumée et bientôt, nous ne pourrons plus éteindre tous les incendies. La Guyane ne sera pas une terre de souffrance. Les élus sont venus en force compacte pour présenter notre projet.
Jean-Pierre Désert, président du DépartementBERTHELOT--DESERT.jpg
Les secteurs de la zone franche globale sont encore vagues. Il nous appartiendra de les préciser avec les socio-professionnels. Je crois qu’on ne peut pas encore se dire satisfaits totalement, mais le ministre nous a écouté et il s’est dit ouvert à nos propositions.
Chantal Berthelot, députée
Les zones franches globales ne sont qu’un outil pour le développement mais la situation globale actuelle doit être prise en compte. Il faut penser à nos infrastructures, à l’eau, l’énergie et aux hommes.

Christiane Taubira, députée

Je suis persuadée que les zones franches globales vont régler tous les problèmes et nous obtenir le niveau de vie de Koweit city ! La dernière voix nous reviendra, à nous parlementaires, mais les collectivités ont un rôle à jouer ; elles sont les maîtres d’œuvre des propositions. Mais elles ont le nez dans le guidon, les dossiers et il n’émane d’elles aucune proposition. Elles ont du mal à projeter.Taubira-v--lo.jpg

 

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10 septembre 2007 1 10 /09 /septembre /2007 15:31

Une campagne  de pub et des promotions pour sauver une saison menacée par l’effet Dean
Luc-Chatel.jpg« A situation exceptionnelle, moyens exceptionnels ! » Luc Chatel, secrétaire d’Etat à la Consommation et au Tourisme a rencontré les acteurs de la filière tourisme des Antilles, hier matin au ministère de l’Economie, des Finances et de l’Emploi, rue de Bercy. Pendant près de deux heures, Luc Chatel, entouré des responsables du tourisme en France, s’est entretenu avec des représentants d’Air France, Corsair, Air Caraïbes, avec les représentants des comités du tourisme de Guadeloupe et de Martinique et avec quelques tour opérateurs spécialisé sur nos destinations. « Le début des années 2000 a été difficile pour le tourisme antillais, mais depuis deux ans, il y a eu une inversion de tendance. Il faut préserver cette dynamique malgré la crise cyclonique », a déclaré le secrétaire d’Etat. « On a voulu dédramatiser la situation. Il y a vigilance et c’est pour ça que l’on met des moyens. » Luc Chatel a évoqué devant la presse les trois sujets abordés durant cette réunion à commencer par la cellule info-pratiques Antilles gérée par la direction du tourisme. Elle est destinée aux professionnels et aux particuliers pour répondre à leurs questions quant à la situation touristique Martinique et en Guadeloupe. Le serveur www.tourisme.gouv.fr donne des indicateurs sur l’état des infrastructures, des réseaux, des plages… Les informations sont mises à jour quotidiennement.Borel-et-chatel.jpg
Un effort volontariste pour de bonnes promos
Le deuxième point a concerné une nouvelle campagne de promotion (elle sera présentée à Top Résa à Deauville et débutera à la télévision le 19 octobre), « pour réussir cette saison. Pendant six semaines consécutives, les Antilles françaises seront présentes dans les médias de sept pays : la France métropolitaine, la Suisse, l’Allemagne, la Belgique, les Etats-Unis et, dans une moindre mesure, l’Italie et l’Espagne. Il s’agit de contrer le bruit médiatique généré par Dean et montrer que nos îles sont toujours accueillantes. Il s’agit surtout d’assurer la vente, avant Noël, de nos prestations touristiques pour l’hiver 2007-2008. Le budget prévu par Luc Chatel tourne autour de 3 millions d’euros. Enfin, le secrétaire d’Etat a abordé les offres promotionnelles : « Si on veut réussir la saison, il faut attirer les métropolitains et les Européens avec des offres attractives, compétitives pour surfer sur la dynamique avec laquelle on avait renoué. » Luc Chatel dit avoir alerté nos professionnels sur ce point et qu’ils y ont été sensibles. « Il faut un effort volontariste pour rendre les destinations attractives sur l’avant-saison ! Le petit geste fait par chacun peut dynamiser la saison ! »
Chatel-et-Grandmaison.jpgILS ONT DIT
Josette Borel-Lincertain, présidente du CTIG
« J’ai un sentiment plutôt positif. Il fallait faire ce travail. Même si on n’a pu aller en profondeur, le ministre s’est montré très réactif pour que la destination reste attractive. Il faudra pousser plus en avant pour concrétiser sa volonté d’avoir des offres promotionnelles. Il faudra que nous soyons percutants et dynamiques à Top Résa. »
Hector Elizabeth, conseiller de la présidente du CMT
« On a eu le sentiment d’un effort collectif et de mise en cohérence des partenaires. Nous avions déjà prévu des actions et nous allons les renforcer. Sur le plan structurel, ODIT France a proposé sa participation pour réaménager notre environnement. C’est un plus par rapport à  ce qui existait auparavant. On a senti un effort collégial public privé ! »

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7 septembre 2007 5 07 /09 /septembre /2007 14:53
La rentrée de La chaîne parlementaire (LCP)
lcp-001.jpgRichard Michel, le président directeur-général, Christophe Mouton, directeur de l’antenne et des programmes, et Pierre Thivolet, directeur de l’information, ont présenté dans le salon Empire de l’Assemblée nationale la nouvelle grille de rentrée de LCP. Elle s’articule autour de 23 rendez-vous dont sept nouveautés. Avec Ca vous regarde, Arnaud Ardouin et Pierre Thivolet proposent une émission d’actualité intégrant des « sentinelles citoyennes », des internautes qui interviennent grâce à leur webcam. Avec 13 assemblée, Myriam Encaoua propose de découvrir la vie parlementaire. Elle anime une autre émission, Dossier urgent, sur l’action du médiateur de la République. Audit public, présentée par Emilie Aubry, est une grande émission mensuelle qui se propose  d’éclairer le téléspectateur sur la mission de contrôle du Parlement. Avec Trait d’Union, Kathia Gilder propose une fois par mois un détour par l’Europarlement, Bruxelles et Strasbourg.
Retour d’Audrey Pulver, départ de Patrick Jean-PierreL---quipe-de-LCP.jpg
LCP continuera bien sûr de diffuser la séance en direct tout comme les questions au gouvernement, mais elles seront expliquées et commentées. Avec A nous la République, Stéphane Thébaut veut mettre la loi à portée de tous. Et, dernière nouveauté, l’émission du boss, Richard Michel, à l’ancienne : Le temps de penser, un face à face avec une personalité qui a pour objectif d’établir les empreintes essentielles de la pensée de l’invité. » Et puis, les grandes figures reviennent comme Bruno Masure avec Impertinences ou Audrey Pulvar avec Parlez-moi d’ailleurs. En revanche, Patrick Jean-Pierre, l’ancien d’ATV, qui présentait en alternance avec Arnaud Ardouin le grand journal de 19 heures la saison précédente, son CDD n’a pas été renouvelé, a-t-on appris, laconiquement, auprès de ses anciens collègues.

 

La chaîne parlementaire
LCP dispose d’un budget pour 2008 en hausse (14 millions contre 12,7 millions en 2007), une hausse qui compense les frais d’accès à la TNT. LCP revendique 4 millions de téléspectateurs chaque jour et emploie 55 personnes. LCP, née en 2000, est diffusée outre-mer depuis novembre 2004. La chaîne est dirigée par un conseil d’administration comprenant, outre son président directeur-général, le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UNP Savoie), le vice-président Marc-Philippe Daubresse (UMP Nord), Jean-Marc Ayrault (PS Nantes), représentant le groupe socialiste, Jean-Pierre Brard (PCF Montreuil), représentant le groupe gauche démocratique et républicaine, Nicolas perruchot (NC Loir-et-Cher), représentant les centristes, et Franck Riester (UMP Seine-et-Marne) pour le groupe UMP.
Trois questions à Audrey PulvarAudrey-Pulvar-3.jpg
« Etre proche de la réalité des Français en leur parlant d’ailleurs »
Comment se présente cette troisième saison de Parlez-moi d’ailleurs ?
Nous allons continuer à aborder les sujets géopolitiques et à avoir une approche transversale pour être proches des réalités des Français tout en leur parlant d’ailleurs. Nous allons consacrer un numéro à l’islam et nous allons aussi revenir sur la situation au Liban en le replaçant dans sa dimension proche-orientale…
Comment arriver à gérer votre travail et sur LCP et sur France3 ?
C’est vrai que ça me fait un surcroît de travail. Je reste en contact permanent avec mon équipe à LCP, même si je suis en majorité à France3. Mais chaque édition de Parlez-moi d’ailleurs me prend quinze jours de préparation, après le 19-20 !
C’est votre troisième saison qui commence à la tête du JT de France3, votre sentiment ?
La deuxième saison a été plus fournie que la première ! Ca va être la troisième et on a la perspective des élections municipales ! Comme nous l’avons fait pour la campagne présidentielle, nous devrions faire plusieurs émissions spéciales sur le sujet.

 

 

 

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6 septembre 2007 4 06 /09 /septembre /2007 17:05
Affaire Kabile : la preuve par l’ADNadn-kabile2.jpg
L’Institut génétique Nantes Atlantique a identifié l’ADN d’Eliane Kabile.
La famille de cette martiniquaise décédée à l’hôpital en 2001 et dont l’identité du cadavre posait problème, conteste les résultats et doit rencontrer le juge lundi, avant que celui-ci ne clôture son enquête.
« Il est extrêmement vraisemblable que le cadavre X dont proviennent les ossements soit la mère biologique de Laurent Kabile. » Ainsi se conclut le rapport de François Guidet de l’Institut génétique de Nantes Atlantique (IGNA) adressée au juge d’instruction Emilie Burguière, du tribunal de Pontoise. Ce laboratoire spécialisé dans l’identification de l’ADN a examiné deux prélèvements effectués lors de l’exhumation du 20 juin dernier à Sarcelles dans le cercueil supposé d’Eliane Kabile. Il a ensuite comparé ces ADN avec celui prélevé le même jour sur son fils Laurent, bien vivant. « L’indice de maternité combiné est supérieur à 4 millions. La probabilité de maternité est supérieure à 99,9999 % » précise le rapport d’expertise.
La famille Kabile informée de ce résultat n’est pourtant pas convaincue.
lettre-IGNA.jpgUn dossier en clôture
Thierry, autre fils, s’interroge encore : « Nous voulons savoir d'ou provient ce résultat d'ADN, sachant que le 20 juin 2007, le cercueil qui  sortait de terre n'était pas le cercueil de madame Kabile, mais celui que nous contestons, et qui possède ces fameuses poignées. Celui que nous avons mis en terre le 2 juillet 2003 ne se trouvait pas à sa place ce jour là. » Et il revient sur ces crânes, une fois ouvert sur le sommet, une autre fois sur la face… Les famille Kabile et Dosgimont ont désormais le scepticisme viscéralement ancré. Tant de manipulations autour du corps de leur mère et soeur, depuis février 2001 !
Le juge d’instruction a donné un délai de quinze jours à la famille pour qu’elle fasse ses observations. Elle les fera lundi. Après quoi sans doute, l’enquête sera close et la justice aura dit qu’Eliane Kabile repose bien au cimetière de Sarcelles. Dusse-t-elle en être à son troisième cercueil !
L’affaire Kabile, rappel des faits
Eliane-KABILE-1-.jpgL'hôpital de Gonesse a déclaré la mort de Madame Eliane Kabile, une martinico-guadeloupéenne installée depuis trente ans à Sarcelles, le 13 Février 2001. Le docteur Nizou du CHU signale à son confrère le docteur Tordjman, médecin de famille, que pendant son séjour en réanimation et malgré la poursuite du traitement antibiotique, Eliane Kabile est décédée par choc sceptique, le 9 février 2001.
Lors d’une visite à sa mère le 09 février 2001, Thierry Kabile a remarqué que sa mère portait sur le torse un film plastique ocre couvrant une cicatrice mal recousue au fil bleu, transversale, partant de l’épaule gauche. Cette cicatrice suggère une opération de prélèvement d’organes. La famille fait appel à Me Gilbert Collard. Celui-ci demande un certain nombre d’éclaircissements. Une autopsie a été réalisée mais il y a un doute : « La description qui est faite du corps autopsié ne donne pas d’indication
du groupe ethnique ou de la couleur de la peau, et comporte des différences significatives de poids et de taille par rapport à ce qu’était Mme Kabile. », note l’avocat.elianekabile-Cercueil.jpg
Le 19 Février 2001, deux corps se font autopsier le même jour. Le premier cadavre porte le nom d’Eliane Kabile, il part du centre hospitalier de Gonesse pour être autopsié à l'I.L.M. de Garches. Le second cadavre porte aussi le nom d’Eliane Kabile, il part du funérarium de Villetaneuse pour être autopsié à l'I.L.M. de Garches. Avec le doute de cette première autopsie, une seconde autopsie est ordonnée.
Le rapport notifié du Pr Durigon porte la date du 30 juin 2003, alors même que les opérations auxquelles la famille a assistés ont eu lieu le 1er juillet 2003. La famille interprète cela comme s’il y avait pu y avoir deux autopsies. Un nouveau juge d’instruction est nommé et ordonne une ultime exhumation pour rechercher l’ADN. Le 20 juin, les prélèvements étaient faits. Le 17 août 2007, l’expertise confirmait l’identité du corps d’Eliane Kabile.

 

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6 septembre 2007 4 06 /09 /septembre /2007 15:12

De l’eau dans le gaz entre Bercy et l’Outre-mer
Si Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Outre-mer, estime qu’elle a bien négocié ses arbitrages avec Bercy pour le projet de budget 2008 (avec la défisc, les zones franches…), il semble qu’un autre son de cloche retentisse du côté du secrétariat d’Etat à l’Outre-mer (SEOM). Les réunions interministérielles sur le budget sont en cours et la part de l’Outre-mer fait l’objet d’âpres discussions. Le coût des zones franches globales serait ainsi compensé au détriment d’autres mesures « qui ont fait leurs preuves », selon un connaisseur du dossier. Il se prépare un véritable combat entre le ministère du Budget et le SEOM, Christian Estrosi. Récemment, au cours d’une réunion de cabinet au SEOM, un haut fonctionnaire, le directeur des affaires économiques, sociales et culturelles, Philippe Lesseyne s’apprêtant à partir pour rejoindre une de ces fameuses réunions de négociations, s’est fait interpellé par Christian Estrosi en ces termes : « Vous apprendrez à ces fonctionnaires de Bercy que ce ne sont pas eux qui décident de la politique de la France. Ne soyez pas en retard. » Avant de lui apprendre qu’il viendrait négocier lui-même, le lendemain avec les fonctionnaires ! Un familier des couloirs du SEOM analyse : « Baroin envoyait son DAESC négocier avec les fonctionnaires et on démarrait toujours sur la base imposée par Bercy. Avec Estrosi, Il semble qu’il veuille imposer sa base à lui… » Ce budget sera l’occasion de vérifier la sincérité du discours présidentiel du 13 juillet.

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6 septembre 2007 4 06 /09 /septembre /2007 13:56
Revue de presse
Selon Renaud Lecadre de Libération (6 septembre 2007), l'opération de communication menée de main de maître, hier à Paris, par les bananiers, s'inscrit dans une gestion de crise orchestrée depuis peu par la mission interministérielle et interrégionale chlordécone. Citons notre confrère : " La crise met surtout en émoi les pouvoirs publics, soupçonnés d’avoir tout lâché au lobby bananier (dont la proximité avec les politiques est proverbiale), en sacrifiant le reste de la population antillaise."
Et le quotidien publie un extrait d’une note interne, du 24 juillet de la mission interministérielle et interrégionale chlordécone :
«La crise est extrêmement grave. Il est nécessaire que les actions soient scientifiquement fondées et socialement acceptées, avant d’être politiquement menées. Il faut réaliser un énorme travail de communication afin de répondre à l’inquiétude de la population et au ressenti actuel d’insuffisance des pouvoirs publics.»
Les bananiers ont  eu l'honneur de s'y mettre les premiers !

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5 septembre 2007 3 05 /09 /septembre /2007 18:47
Contre l’effet chlordécone, les planteurs viennent défendre leur image écolo à Paris
L’Union des producteurs joue la transparence face à la presse nationale pour contrecarrer l’effet négatif de la crise du chlordécone.
Zanoletti--Prudent--de-Lucy.jpgHier, dans le prestigieux Club presse de France, dans le 8e arrondissement de Paris, l’Union des producteurs de bananes des Antilles recevait la presse nationale pour tordre le cou à quelques idées reçues concernant le chlordécone et les planteurs. Un article de Libération d’abord, puis un autre dans Le Parisien n’ont pas vraiment été appréciés dans la profession. Le premier faisait état des plaintes pour empoisonnement déposées par l’Union des paysans de la Guadeloupe (Alain Gayadine) et l’Union régionale des consommateurs (présidée Judes Griffard) qui ont été jugées recevables par la cour d’appel de Basse-Terre le 2 août dernier ; le second faisant état du comportement des planteurs antillais aux grandes heures de l’utilisation du chlordécone. Déjà le livre de Boutrin et Confiant, dénonçant les békés-latifundiéristes, n’avait pas trop plu. Sur le premier point, les plaintes, Eric de Lucy disait ne pas en savoir plus que ce qu’écrit dans les journaux. Et pour cause, le parquet de Basse-Terre a fait un pourvoi en cassation. La décision de la Cour était attendue, hier…
Pas de risques à manger une banane antillaise
Serge-Michels--expert-scientifique.jpgC’est entouré d’un planteur du Lamentin, Christian Prudent, du directeur qualité de l’UPGBAN, Sébastien Zanoletti, du directeur général de l’Union des groupements, Christian Choupin, et d’un scientifique, expert conseil, Serge Michels, qu’Eric de Lucy est venu présenter la réalité actuelle de la filière. « Il y a la réalité d’une pollution durable sur des zones identifiées, a résumé l’expert, mais il n’y a pas d’effets identifiés sur l’homme. Des études pour déterminer l’absence de risques sont en cours (« la présence de risques réels », l’a repris une journaliste de RFI). Les autorités ont pris les mesures de protection du public et, pour finir, il n’y a aucun risque à manger de la banane antillaise. » François Cote, chercheur au CIRAD de Montpellier est venu exposer les grandes lignes de la recherche dans la banane pour évoquer une agriculture raisonnée et non plus seulement productiviste. « Nous ne pourrons, en l’état actuel de la science et sauf à accepter les OGM que nous refusons, nous passer de pesticide mais nous allons vers une agriculture très propre ! », a lancé Eric de Lucy. Le Point, Le Parisien ou RFI semblaient toujours sceptiques. « Le Grenelle de l’environnement ne sera pas un engagement à polluer », a rétorqué le président de l’Union avant de proposer aux journalistes intéressés de venir voir sur place dans les bananeraies. « Nous sommes déjà les producteurs les plus propres ! »

La certification agriculture raisonnée
Actuellement, 55 % de la production de banane antillaise était certifiée selon le label agriculture raisonnée, soit 110 000 tonnes. Ce montant atteindra 160 000 tonnes à la fin de l’année, selon Eric de Lucy. La démarche démarre en Guadeloupe et un premier devrait être certifié fin 2007. L’objectif est de parvenir à faire certifier 100 % de la récolte en 2012.
100 % du potentiel de retour sur le marché français mais pas avant mai-juin 2009
On trouve encore de la banane antillaise sur le marché hexagonal malgré les effets du cyclone Dean. Deux explications : les derniers stocks sortent des murisseries et la Guadeloupe parvient à maintenir une exportation de l'ordre de 3 à 400 tonnes par semaine. Il faut attendre février 2008, la deuxième quinzaine pour voir la banane revenir en force. Ca durera jusqu'en juillet, puis d'août à octobren, il y a aura un nouveau creux. La totalité du potentiel (250 000 tonnes sur 10 000 hectares) sera à nouveau sur le marché à partir du deuxième semestre 2009.

 

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