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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 15:06

MAM garde la main sur l’Outre-mer
alliot-marie-estrosi.JPGCoincée entre l’omniprésident Sarkozy et le globe-trotteur Estrosi, Michele-Alliot-Marie marque son terrain au ministère de l’Outre-mer.
A son retour de la Réunion, le ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des collectivités territoriales, Michele Alliot-Marie avoue avoir du pain sur la planche. Dérangée au moins trois nuits par semaine, elle se souvient d’un séjour plus calme à la Défense ! Aux Antilles, c’est le cyclone, dans le pacifique, c’est la situation politique en Polynésie avec l’annonce d’élections anticipées et de réforme du scrutin. Le ministre dit manquer de visibilité sur ces élections, elle se dit même sceptique et semble redouter une crise de plus, « un phénomène à répétition… On ne peut pas jouer en ne regardant que le lendemain », soupire-t-elle. Elle a un discours volontariste sur les potentialités, les atouts et la méthode pour un développement économique de chaque territoire d’outre-mer. On reconnaît les grandes lignes du discours présidentiel du 13 juillet dernier au secrétariat d’Etat à l’Outre-mer. Le ministre n’est pas peu fier de sa négociation à Bercy. « Le budget sera à peu près du même volume que l’an passé. C’est la répartition entre les missions qui va changer. » MAM indique un coup de barre vers l’éducation et le logement social et s’en prend au niveau scolaire : « Ce n’est pas pour rien que le SMA existe toujours. » En octobre, elle lancera le débat sur les zones franches globales à l’Assemblée et, en décembre, ce sera la loi de programme qui complètera, corrigera celle de Brigitte Girardin.
MAM à Noël ?MAM.jpg
Pour les prix des billets d’avions, MAM a demandé à Estrosi de voir quels efforts pourraient faire les compagnies aériennes. Côté gouvernement, on s’engage à renégocier avec Bruxelles… « On va dans le sens du libéralisme économique ! » Les problèmes de l’immigration ne sont plus de son ressort depuis que Brice Hortefeux est ministre de l’Immigration, de l’identité nationale et du co-développement. Ils partagent ensemble l’autorité sur la police aux frontières. Des nouvelles du centre de rétention administrative du Raizet dont l’ex-ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy promettait, en 2006, qu’il serait agrandi et mis aux normes en janvier 2008 ? « C’est toujours d’actualité, je ne suis pas sûre qu’on y arrive. Il y a un an, on avait parlé de ça et on n’était déjà pas très avancé…» Le ministre glisse à son conseiller pour l’outre-mer, Marc-Etienne Pinauldt, de mettre  son secrétaire d’Etat, Christian Estrosi, sur le coup. Elle sait que le Premier ministre doit revenir aux Antilles annoncer lui-même les développements du dossier d’indemnisation pour Dean, mais elle y viendra aussi, « avant la fin de l’année ». Si Sarkozy lui en laisse le temps.

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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 13:56

SAGA
Euzhan Palcy signe Les Mariées de l’isle Bourbon pour France3
Au XVIIe siècle, les lointaines colonies françaises ont besoin d’être peuplées. Les femmes les plus esseulées vont être envoyées à Bourbon. Leur destin va croiser, cogner celui des colons. Cette histoire inspirée de faits historiques, se déroule à l’époque heureuse où l’esclavage était encore interdit dans l’île.
Les mariées de l’isle Bourbon marque le retour à la fiction d’Euzhan Palcy après son émouvant documentaire, Les dissidents. Françoise Bertheau-Guillet, productrice (Exilène/France3), a proposé à la cinéaste martiniquaise de travailler sur un projet, « librement inspiré de faits historiques ». Avec sa co-scénariste Jacqueline Cauet, elle fait des recherches à La Réunion et à Paris, avant de pondre cette mini saga (2x90 minutes) sur le récit des ancêtres blanches des Réunionnais mais aussi de leurs ancêtres hindoues, malgaches ou africaines. Bourbon est alors colonie du roi et les colons se marient souvent avec des femmes de Bourbon. « La Réunion a donné le la du métissage dans le monde », déclare Euzhan Palcy. En deux épisodes intenses, c’est la parabole de la naissance de ce métissage que nous content ces femmes, l’ex-prostituée Louison (Cécile Cassel), l’orpheline Alix (Marie Piot), Marie la malgache (Sara Martins)… Enjeux, amour et perfidie sont au rendez-vous dans la rivalité qui oppose le bon Jean Penmach (William Nadylam), le métis noble, et le méchant Michel Blancpain (Jean-Yves Bertheloot). Le jeu de Nadylam a « une dimension shakespearienne », confie la réalisatrice convaincue que « les films peuvent œuvrer pour la liberté ».

Euzhan Palcy
Ses parrains
« J’ai eu le privilège d’avoir des parrains tels qu’Aimé Césaire, François Truffaut, Robert Redford dans ma carrière. Ce que Césaire m’a donné se résume en cinq mots et c’est déterminant : la clé de moi-même. Truffaut m’a énormément épaulée à l’époque de Rue cases nègres. Aux Etats-Unis, Robert Redford m’a prise sous son aile ! Je lui dois mes premiers pas dans les studios de Hollywood. Je ne peux oublier cela. Quand on a la chance de recevoir, il faut savoir donner. C’est une nécessité pour moi»
Retour à la télévision
« La perspective de travailler pour la télévision était excitante. Il y avait d’un côté un projet prometteur et de l’autre des responsables de chaîne ayant compris les enjeux. France 3 m’a apporté son soutien tout au long de cette aventure titanesque avec ;le plus grand respect pour ma liberté de création. Je ne fais pas de hiérarchie entre télévision et cinéma. A partir du moment où il y a une fenêtre d’expression, ça m’intéresse. La télévision est un outil magnifique. J’espère faire passer au téléspectateur de France 3 un bon moment. Divertir et provoquer une prise de conscience, c’est la mission que je confie à chacun de mes films. »

 

 

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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 00:32

Tropic FM se fait attendre
Minuit, entre lundi 3 et mardi 4 septembre, on attend sur les ondes parisiennes la naissance de Tropic FM, nouvelle radio décrochée au pied de Daniel Valminos, titulaire de feue Médiatropical, la fréquence éjectée du paysage radiophonique de la région francilienne sur une décision du CSA datée du 10 mai dernier (quelle date pour condamner une radio ultramarine !). Didier Lou, l’ultime animateur de la radio née en 1986, est là jusqu’à minuit. Au zouk love enchaîne un reggae electro. « Je vous aime, à bientôt ! », hurle Didier à l’antenne. Du zouk… Il est bientôt minuit, mon tuner muet n’indique plus que 92,6… Adieu Mediatropical. Tropic FM n’est pas là. Pas prêt, nous a-t-il été rapporté dans l’entourage du nouveau gérant de la fréquence, Claudy Siar. Pas de locaux avant dix jours. Daniel Valminos a fait une grève de la faim pendant un jour et demi le 18 juillet dernier pour tenter de conserver sa radio…. Les ultra-marins de Paris attendront bien que M. Siar soit prêt.

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31 août 2007 5 31 /08 /août /2007 14:20

Festival Vibrations Caraïbes à Paris en octobre
Pour sa deuxième édition, du 3 au 7 octobre 2007, le festival Vibrations Caraïbes offre, à la Maison des Cultures du Monde et à l’Alliance française de Paris, le premier festival de jazz caribéen et de musiques d’improvisation.
JobyBernabe3-PhotoJeanPopincourt.jpgPendant une semaine, le jazz caribéen sera décliné d’îles en îles et tissera des passerelles avec les arts visuels et la littérature pour une immersion totale dans les avant-gardes artistiques de la Caraïbe. Cette seconde édition propose un parcours inédit de découvertes. Le jazz sera le fil rouge de rencontres artistiques autour de trois volets : La musique, la littérature, les arts visuels. Le festival Vibrations Caraïbes est en partenariat avec les médias TSF Jazz, Radio Nova, RFI, Télérama, le magazine Vibrations, la Chaîne Voyage et France O. Soutenu par le ministère de la Culture et de la Communication, le ministère de l’Outre-mer, la SACEM, la mairie de Paris et la compagnie Air Caraïbes, le festival Vibrations Caraïbes s’annonce tel un passeport vers les imaginaires créoles.
Une plongée au coeur de la création contemporaine de l’archipel
david-walter.jpgUne exposition résidente d’Arts visuels intitulée « Paradis perdus-Paradis brisés » accueillera les oeuvres d’artistes plasticiens et vidéastes de la Caraïbe, deux cafés littéraires « Jazz et Littérature », « Diasporas noires, genre et identité » rassembleront un panel d’écrivains et de chercheurs internationaux, cinq nuits de concerts live offriront une immersion musicale entre biguine jazz, gwo ka jazz, créole blues…
Du 3 au 7 octobre à la Maison des Cultures du Monde, le festival Vibrations Caraïbes met en scène plus d’une soixantaine d’artistes issus de la Martinique, Ste Lucie, la Dominique, la Guadeloupe, la République dominicaine, Haïti, mais également de New York et Paris…

Programmation
Exposition d’Arts visuels, Paradis perdus, paradis brisés, à l'Alliance française de Paris, du 3 au 7 octobre
Yolanda Naranjo, Elodie Barthélemy,Jacqueline Fabien, Henri Thauliot, Hervé Beuze, Savine Dosda, Jean-Yves ADELO, Chacin en partenariat avec la Galerie JM Arts.
canonge.jpgBiguine jazz, le 3 octobre à la maison des cultures du monde, avec Daniel Maximin Et Alain Jean-Marie, Rhizome, Mario Canonge Quartet
Créole Blues, le 4 octobre, à la maison des cultures du monde, avec Joby Bernabé Trio et Blue Mango Sextet (Sainte-Lucie)
Griots Créoles, le 5 octobre à la maison des cultures du monde
Trio Jazz « Emosion Bèlè » et Hip hop créole avec Ich Yda (Martinique)
Sugar Cane Blues, le 6 octobre à l'Alliance française
Café littéraire « Jazz et Littérature » avec Alain Mabanckou, Koffi Kwahulé, Eddy Harris, Nadine De Koenigswarter et Valérie Marin La Meslée.
Côté jazz, à la maison des cultures du monde : David Walters (St Kitts and Nevis - Martinique - Marseille) et Roland Brival sextet Roland-brival.jpg
Gwo Ka Jazz, le 7 octobre à l'Alliance française
Conférence – débat « Diasporas noires, Genre et Identité » avec François Durpaire, Elsa Dorlin, Christine Chivallon, Jean-Marie Théodat, Cédric Audebert, Buata Malela, Jim Cohen. Et Happening artistique avec Difé Kako
A la maison des cultures du monde, Adjabel (Haïti) et Jacques Schwartz-Bart quintet.

Maison des Cultures du Monde, 101 Bld Raspail 6ème arrondissement métro Vavin
Alliance française de Paris, métro Notre Dame-des-Champs
Infos : www.vibrationscaraibes.com

De Variations Caraïbes à Vibrations Caraïbes
coline-toumson.jpgColine Toumson est à l’origine de la première édition de ce festival. L’an passé, il s’appelait Variations Caraïbes. Un problème d’entente entre l’organisatrice et sa production exécutive a provoqué un schisme : « Mes anciens partenaires ont voulu reprendre le projet sans moi et ont déposé la marque Variations Caraïbes à l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) », explique Coline Toumson. Résultat : un autre festival dénommé celui-ci Influences Caraïbes viendra, un mois plus tard, non pas concurrencer Vibrations Caraïbes (les programmations sont trop différentes pour que l’on puisse les confondre), mais enrichir l’offre de culture caribéenne à Paris. Philosophe, Coline Toumson préfère « ne pas trop se prendre la tête sur des kermesses associatives à dimension locale et folklorique ».

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31 août 2007 5 31 /08 /août /2007 13:41

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Tjenbé red pointe du doigt Occolier, Lanoix et Otto à La Rochelletjembe-red-Univ-PS-La-Rochelle.jpg
Tjenbé red, une association anti homophobie, s’est invité à l’université d’été du parti socialiste à La Rochelle. Ses membres dénoncent « la campagne homophobe, antilaïque et populiste de Raymond Occolier, Marlène Lanoix en Martinique et Jules Otto en Guadeloupe ». Ils sont venus chercher des signatures pour la pétition qu’ils veulent adresser, le 4 septembre, à François Hollande, en vue de les voir sanctionner. Marlène Lanoix a bien été renvoyée le 10 octobre dernier devant la commission nationale des conflits du PS, mais elle n'est jamais comparue devant cette instance.

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31 août 2007 5 31 /08 /août /2007 13:31

La rentrée de la télé publique
France Ô sur la TNT, le dernier film d’Euzhan Palcy sur la 3 et le lancement de La baie des flamboyants… à compter du 24 septembre.
Salle Pleyel, l’ennui a dominé la conférence de presse de rentrée de France Télévisions. Et pas de photos ! Tout juste un photo call à l’entrée auquel Jean-Luc Delarue, agacé, a refusé de se plier. Sur la symphonie du Nouveau monde, Patrick de Carolis fait son entrée, expose son discours de politique générale, aligne ses promesses tenues et le meilleur résultat financier obtenu depuis six ans, il est « paré pour les réformes ». Il annonce enfin que RFO sera visible en métropole à travers France Ô dès le 24 septembre sur la TNT. Patrice Duhamel présente ensuite les bandes annonces des programmes des cinq chaînes, F2, F3, F4, F5 et RFO.
Fiction, magazine, théâtre...
Euzhan Palcy sort sa dernière fiction sur France 3. En deux fois 90 minutes, elle raconte Les mariées de l’isle Bourbon. Toujours sur France 3, Karine Lemarchand anime une émission avec Jean-Luc Delarue (Les tabous de…), Audrey Pulvar est toujours au JT et La baie des flamboyants, la première télénovéla française directement inspirée d’un programme très populaire de la télévision mexicaine et tournée en Guadeloupe, sera quotidienne à compter du 24 septembre. La Guadeloupéenne Aurélie Bambuck animera deux samedi par mois, J’Ôz !, avec Max Lebon (sur RFO). Une émission qui donne la parole aux jeunes et pas de question tabou. Le théâtre de la diversité revient le vendredi soir sans Roger Hart, ni Donald Cardwell ! Cette année, Greg Germain et Axe Sud offrent à voir Pas de quartier, Aztèque, Changer les essuie-glace, Hamlet/Lorenzo, Le costume… des spectacles issus des Sud qui mettent en valeur l’originalité et la diversité du théâtre francophone moderne et qui ont attiré le public en juillet dernier au festival d’Avignon.
Slam et Tchip show
A compter du 24 septembre, chaque jour RFO présentera des pastilles de 2 minutes de slam. Le slam, entre poésie et conte chanté a capella rythmera la grille de journée. La caméra de Jean-Guillaume Mathieu a saisi ces instants de modernité qui redonnent à l’oralité ses lettres de noblesse. Un moyen de faire découvrir des troubadours des temps modernes et de faire résonner la musicalité de la langue.
Tchip show, des modules pleins d’humour mettant en scène les pérégrinations de 7 négropolitains en métropole, des micro-fictions de 5 minutes nées dans les méninges d’une jeune équipe et qui a vu le jour sur Internet, seront diffusées le samedi.
Ca repart
Côté musique vivante, le vendredi soir, RFO proposera des musiques du monde avec des captations de concert au Satellit Café à Paris. Toutes les tendances seront représentées, des quatre points cardinaux. Gora Patel revient avec ses Dix minutes pour le dire, tout comme Fly Lerandi et son Ô quotidien, MJA et son Studio M (une émission depuis Avignon et une autre depuis Haïti à l’occasion du lancement de Caraïbe en création). La troisième édition de Neuf semaines et un jour ambitionne d’offrir un rayonnement d’œuvres et de talents d’outre-mer tout en portant un regard nouveau sur les musiques et les rythmes de cette France des trois océans !
Avec plus de quinze heures de documentaires par semaine qui s'ajoute au reste, la grille est complète. Comme l’an dernier !

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29 août 2007 3 29 /08 /août /2007 17:59

Sarkozy s’engage pour simplifier les procédures d’indemnisationBiancareeli--Lurel--MAM--chatel.jpgEntouré de sept ministres de son gouvernement dont le premier d’entre eux, Nicolas Sarkozy a reçu, hier à l’Elysée, une délégation composée de la plupart des élus de Guadeloupe et de Martinique pour évoquer l’après-Dean.
Marc--LMC--Marsin--AMJ--Biancarelli--Lurel.jpgNicolas Sarkozy a ouvert la séance (qui a duré une heure et cinq minutes) par un exposé de 10 à 12 minutes avant de donner la parole à François Fillon. Le Premier-ministre a fait un rapport sur les conséquences du passage de Dean, chiffrant les dégâts provisoirement à 500 millions d’euros et à 185 millions la part prise en charge par les assurances. Nicolas Sarkozy a assuré qu’il agirait pour « bousculer le temps de la procédure d’indemnisation et prendre un arrêté de catastrophe naturel large ». Il a ensuite donné la parole à Victorin Lurel, président de la région Guadeloupe, qui a estimé qu’elle revenait à Alfred Marie-Jeanne, son homologue de la Martinique, région bien plus touchée. Celui-ci a prononcé un discours assez long, « filandreux », selon certains participants, « avec le style qu’on lui connaît », a commenté un autre, bref, ils voulaient dire : « dans sa barbe » ! Victorin Lurel  a pris rapidement le relais pour remettre en son nom et celui de Jacques Gillot un dossier sècheresse et un dossier Dean ainsi qu’une douzaine de fiches dédiées à l’après-Dean. Les deux présidents d’exécutif départemental, Jacques Gillot et Claude Lise ont parlé à leur tour. Puis la parole a été libre et mis à part Jeanny Marc (députée app PS Guadeloupe) et et Louis-Joseph Manscour (député PS Martinique), tous les élus présents se sont exprimé.
« Des réformes possibles »elys--e-dean-008.jpg
Au-delà de la problématique liée à Dean, Serge Létchimy (député app PS Martinique) a proposé au président de la République d’aller plus loin : « Je vous invite à créer une agence pour la biodiversité, le développement durable et les risques majeurs, faire une autre politique outre-mer. » Nicolas Sarkozy, évoquant la distance et les spécificités des territoires a répondu, en substance : « Le problème de la reconstruction aujourd’hui pose aussi celui de la question du statut. On n’est pas obligé de faire évoluer tous les statuts en même temps et je ne me sens pas du tout engagé par ce qui a été fait en 2003. » Victorin Lurel a rebondi pour rappeler que l’on pouvait aller plus loin sur la réforme de la Constitution de 2003. Nicolas Sarkozy a salué l’intérêt des propos défendus par Létchimy et Lise sur l’autonomie. « Je veux un développement économique, social et culturel plus endogène. Il faut rassurer les populations… » Le président a pris date pour revoir nos élus sur le sujet, affirmant qu’il était d’accord pour que la commission Balladur sur la réforme de la Constitution introduise un volet outre-mer dans ses reflexions. « Il y a des choses qui sont possibles », a-t-il laissé entendre. A la sortie, Nicolas Sarkozy ne lâchait pas Victorin Lurel auquel il prodiguait une grande amicalité ! « Appelle-moi », lui a-t-il lancé. Gabrielle Louis-Carabin (députée UMP Guadeloupe) s’est exclamée : « Lurel travaille avec nous ! ».
ECHOS
Biancarelli-accueille-Marie-Jeanne----son-arriv--e-a-l-Elys--e.jpg
Le retard d’Alfred

Olivier Biancarelli n’a pas quitté le perron de l’Elysée. Il attendait Marie-Jeanne. De la nervosité se lisait même sur le visage du conseiller outre-mer du président. Viendra, viendra pas… Marie-Jeanne, Césaire et la Martinique, voilà des noms que, depuis un certain voyage annulé et le résultat des élections présidentielles en Martinique, le président verrait bien rejoindre son panache !
L’absence d’Eric
Comme annoncé, Eric Jaton (député PS de Guadeloupe) était le seul élu antillais absent de cette réunion au sommet. Il avait un mot d’excuse et s’était déjà fait excusé la veille..
Biancarelli-LMC.jpgLe silence de Lucette
Même le service de presse de la présidence s’en est étonnée. Lucette Michaux-Chevry n’a pas approché le cordon qui sépare la presse du perron de l’Elysée. Lucette muette, c’est rare…
Les tutoiements de Nicolas
Pendant la réunion, Nicolas Sarkozy s’est adressé aux élus antillais en les vouvoyant. Mais une fois sorti, dans les couloirs, le président s’adressait à certain d’entre eux en les tutoyant, comme Létchimy, Almont, Carabin ou Lurel…
Le couroux de Marie-Jeanne
Alfred Marie-Jeanne s’est agacé d’entendre Serge Létchimy évoquer la question du statut et a dit au président : « Je ne suis pas venu ici pour discuter d’une question si importante à la légère. Je suis venu pour affaires ! »
ILS ONT DIT
Alfred-Marie JeanneAlfred-Marie-Jeanne.jpg
« Ne pas ajouter à la catastrophe »
Je ne suis pas venu demander quoi que ce soit et le président de la République a bien compris que la Guadeloupe et la Martinique ont été singulièrement frappées par le cyclone Dean. Il est avec nous. Je lui ai dit que si l’économie était frappée, il y avait un aspect social. Les gens ne pourront pas attendre huit mois avant de toucher une aide spécifique ! Du point de vue de l’environnement, avec la destruction des réseaux électriques et de communications, il faut s’engager sans une politique d’enfouissement des lignes… Le président a dégagé des pistes pour ses ministres pour assouplir les mesures réglementaires pour ne pas traîner en longueur et ne pas ajouter à la catastrophe déjà vécue. La mission a évalué les dégâts à 500 millions, il restera 300 millions à la charge publique. Ce n’est qu’après que l’on verra…
Victorin Lurel
« Mieux vaut avoir moins tout de suite que plus trop tard »

Sur 500 millions, il faudra trouver 315 millions d’euros sur les comptes de l’Etat, des collectivités, de l’Europe et des particuliers. Le président a parlé de bousculer les procédures comme l’avait fait Mitterrand en 1989, il a dit : « Mieux vaut avoir moins tout de suite que plus trop tard ». Une formule à laquelle nous souscrivons.. Maintenant, il reste à mettre ça en musique, que l’administration suive et que l’Europe comprenne ! Mais, c’était une belle réunion, conforme à son ordonnancement. Je suis ok pour dire que le gouvernement a travaillé, mais reste à vérifier qu’on n’aura pas de vaines paroles comme avec Villepin pour le logement social !
Gabrielle Louis-Carabin
« Le gouvernement montre sa volonté »

On a parlé des problèmes causés par Dean. Nicoals Sarkozy nous a assuré que les procédures seraient accélérées et rapidement mises en place. On s’est cantonné aux conséquences du cyclone. Il s’agissait d’un état des lieux et pour le gouvernement de montrer sa volonté. Le ton de la réunion  était très ouvert et le dialogue réel. Il n’y avait ni droite ni gauche, mais la République qui s’adressait à une partie du territoire national.
Alfred Almont
« Efficacité, réactivité »

Le président de la République a été très réactif et a pris en compte la nécessité de diminuer les délais pour indemniser des dommages causés. C’est une partie du teritoire national qui a été touché, l’attente est insupportable ! Dès que les comunes auront délibéré, la commission pourra se réunir le 20 septembre pour mettre en œuvre l’arrêté de catastrophe naturelle. La mission interministérielle a remis aujourd’hui son évaluation des dégâts et le gouvernement fera ce qu’il faut pour supporter la dépense. Le président s’est engagé à ce que les délais soient ramenés à deux mois et demi au plus et c’est déjà beaucoup. Le président a fait montre d’efficacité et réactivité.
Serge LarcherSerge-Larcher.jpg
« Il a rouvert le débat sur le statut »

C’a a été une réunion utile qui confirme que les grandes décisions se prennent ici à Paris et pas ailleurs ! Le président a évoqué les mesures à prendre pour les indemnisations diverses et lancé une réflexion à partir de l’expérience subie. Il faut en profiter pour adapter les lois et réglements outre-mer. Il a posé le problème de la révision du statut. Il a rouvert aujourd’hui officiellement le débat sur le statut.
Daniel Marsin
« Reconstruire de façon plus sûre »Daniel-Marsin.jpg

J’ai eu le sentiment qu’il a pris la mesure du problème. Il a insisté sur l’importance de bien évaluer les dégâts pour agir vite et réduire les délais. Ca ne peut que me satisfaire. Au-delà de la banane et de l’habitat, il parlé du tourisme, de la nécessité de remettre nos plages et nos restaurants en marche. J’ai insisté auprès de lui sur la pêche qui se trouve remise en cause et sur la nécessité de reconstruire de façon plus sûre, notamment dans le logement social. Il est temps d’activer le dispositif de défiscalisation pour le logement social.
Jacques-Gillot.jpgJacques Gillot
« Mettre en place une stratégie »

Le président s’est engagé sur les conséquences de Dean et sur l’action très forte du gouvernement pour aider la Guadeloupe et la Martinique. Mais on a dépassé le cadre de Dean et le président veut profiter de cette situation pour poser les bases d’une nouvelle stratégie de tout l’outre-mer pour le logement, la gestion des déchets, le développement durable… On a vu un président engagé et qui a évoqué le problème du statut. On le reverra rapidement pour mettre en place une stratégie.
Claude Lise
« Il a tenu le discours de l’autonomie »Claude-Lise.jpg

Le président a reconnu la gravité de la situation et insisté sur la nécessité d’adapter les procédures pour répondre à l’urgence. Reste à savoir si ça va se traduire effectivement. On sait comment fonctionne l’appareil de l’Etat ! Le président devra lui forcer la main… Il n’y a pas eu de volume d’aide annoncé mais un premier chiffre d’évaluation des dégâts de 500 millions d’euros. Après son point de vue sur la nécessité d’adaptation, le président a eu une digression sur l’idée d’en finir avec la manie de tout vouloir appliquer comme dans l’hexagone. Il a tenu le discours de l’autonomie que nous avons depuis longtemps. Ses paroles seront jugées à l’aune de son action, d’un réel changement de politique vis-à-vis de l’outre-mer.Martinon--Marsin--Marie-Jeanne--LMC--Biancarelli--Lurel.jpg

Les mesures annoncées par l'Elysée
Finances
Une enveloppe de 225 000 € a été déléguée au titre des secours d'extrême urgence pour répondre aux besoins essentiels des personnes sinistrées. Cette enveloppe sera complétée en fonction des besoins recensés par les préfets.bianca--lurel--woerth.jpg
Catastrophe naturelle
La procédure de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle est engagée pour permettre de faire jouer rapidement les contrats d'assurance. La commission interministérielle se réunira le 20 septembre pour examiner les dossiers transmis par les communes.
Un fonds de secours
Le fonds de secours qui permet d'indemniser, sous certaines conditions, les biens non assurés des particuliers et des entreprises familiales, ainsi que les biens non assurables des collectivités sera abondé à hauteur des besoins. Les différentes procédures du fonds de secours seront conduites avec diligence par le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer. L'objectif d'un délai de 3 mois a été fixé pour le versement des aides (contre 5 mois lors du cyclone Gamède).
Calamité agricole
Michel BARNIER se rendra sur place en fin de semaine pour examiner, avec les filières professionnelles, les mesures complémentaires qui devront éventuellement être prises. Pour la banane plus spécifiquement, des contacts avec la Commission européenne ont été pris pour obtenir le versement anticipé des aides européennes prévues dans la nouvelle organisation communautaire de marché.
Aide européenneelys--e-dean-006.jpg
Michèle Alliot-Marie est chargée de préparer le dossier qui sera adressé à la Commission européenne pour faire bénéficier les Antilles du fonds de solidarité de l'Union Européenne spécifique aux catastrophes naturelles.
Relance de l’activité
Des instructions ont été données pour accorder des délais de paiement et des remises de pénalités pour les impôts et cotisations sociales qui arrivent à échéance. Les entreprises commerciales et artisanales sinistrées pourront bénéficier, dans le cadre d'une procédure dérogatoire, d'avances de trésorerie non remboursables. Une enveloppe de 5 M€ est prévue à cet effet.
Chômage partiel
L'Etat, en liaison avec le régime d'assurance chômage, mettra en place un dispositif exceptionnel d'indemnisation du chômage partiel qui pourra être mobilisé pour une durée de 6 mois. Cette prise en charge sera portée à sept mois, renouvelable une fois, pour la filière banane, afin de tenir compte des spécificités de cette culture.
L’AFD en renfort
L'Agence Française de Développement pourra accorder également des prêts bonifiés aux collectivités qui engagent des dépenses pour la remise de leurs équipements publics et des sites touchés par le cyclone. L'AFD bénéficiera pour cela de moyens complémentaires de l'Etat.
Relance du tourisme
barnier--lurel--bianca--lagarde.jpg
Des mesures spécifiques de relance de la destination touristique " Antilles françaises " seront prises, avec notamment la mise en place d'une cellule de communication au niveau de la direction du tourisme et des actions de relance promotionnelle. Luc Chatel verra également les compagnies aériennes pour les inciter à mettre en place des actions promotionnelles vers les Antilles.
EDF met 70 millions d’euros
EDF s'est engagée à réalimenter, en électricité, la totalité des clients guadeloupéens et 95% de clients martiniquais à la fin de la semaine, grâce à une mobilisation exceptionnelle : 600 personnes, 600 tonnes de matériels, 50 millions d'euros. 20 millions d'euros supplémentaires seront investis pour renforcer la sécurité de l'alimentation électrique face à l'aléa cyclonique.
Enfouissement des lignes de téléphone
France Telecom s'est engagée à rétablir plus de 95% du réseau de téléphonie mobile d'ici la fin de semaine et 95% du réseau fixe, au 5 octobre. France Telecom mettra au point, avec les collectivités, des techniques d'enterrage pour les lignes aériennes les plus sensibles.
 

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28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 16:02

L’Elysée reçoit nos élus cet après-midi
Grande réunion spécial Antilles aujourd’hui à l’Elysée. Après les visites en rafale de ministres en Guadeloupe et Martinique, suite au passage du cyclone Dean, c’est au tour du président de la République de recevoir nos élus (chefs d’exécutif et parlementaires). La Réunion est programmée à 14 heures et s’achèvera au plus tard avant 15 h 30, heure à laquelle nos dirigeants se rendront aux obsèques de Raymond Barre. Autour de Nicolas Sarkozy se retrouveront le Premier-ministre François Fillon, le ministre de l’Intérieur et de l’Outre-mer, Michèle Alliot-Marie, le secrétaire d’Etat, Christian Estrosi, le ministre de l’Agriculture, Michel Barnier (qu’on attend vendredi), le ministre de l’Economie, Christine Lagarde, le secrétaire d’Etat au Tourisme, Luc Chatel et le secrétaire d’Etat aux comptes publics, Eric Woerth. Outre l’allocution que ne manquera pas de faire le président Sarkozy, François Fillon doit faire un rapport sur ce qui a été fait et ce qui pourra être fait en complément. En outre, les président d’EDF et de France Télécom, MM. Gardeinex et Lombard, seront eux aussi de la partie.

 

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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 14:18
Festival créole à Mentonenfants-de-Tch---Kreyol.jpgLe premier festival créole de Menton s'est cloturé dimanche soir à Menton (Alpes-Maritimes). Marie-Reine de Jaham, organisatrice de l'événement, peut se satisfaire de ces cinq jours de fetivités pendant lesquels les touristes et les mentonnais ont pu découvrir la richesse de la culture antillaise. "Je m'efforce depuis des années de faire rayonner le patrimoine créole à Paris et en Côte d'Azur", déclarait Marie-Reine de Jaham lors de l'inauguration du festival en présence du député maire de Menton, vendredi dernier. Pour réussir son coup, l'auteur de La grande békée, s'est faite aidée, entre autres, par Georges Aurore, adjoint au maire de Créteil et président de l'association des élus originaires d'outre-mer (AMEDOM) et l'association culturelle des ressortissants antillo-guyanais (ACRAG). Ce sont ces deux dernières associations qui ont descendu de Paris leurs tentes et leurs cases pour monter une partie du village créole de Menton. Ainsi, ils ont monté un stand pour chacun des quatre DOM et même un pour Mayotte. Les sucreries Gardel étaient représentées, tout comme les jus de fruits Caraïbos, les Rhums Clément, Gaïa environnement... "Nous voulons que vous puissiez mieux faire connaître votre culture", a déclaré le maire de Menton, Jean-Claude Guibal. Rappelant les personnalités d'Alexandre Dumas, de Saint-John Perse et d'Aimé Césaire, il a conclut en disant : "La mondialisation suscite l'affirmation des identités locales."
"Une excellente forme de promotion"Zacharie-Vigilant-et-Rodolphe-Louis-Joseph.jpg
Jean-Claude Adonis, secrétaire général de Mas an nou, venu avec une trentaine de danseurs et musiciens, est heureux : " On découvre Menton, avec ses touristes étrangers, son climat, sa mer et on se croirait presque chez nous !" D'autant plus heureux qu'ils y ont fait des touches et que des déplacements au Canada et à la foire de Paris se dessinent... Zacharie Vigilant et Rodolphe Louis-Joseph de Tché Kreyol sont ravis de l'accueil qui leur est fait. Ils sont cinquante à être venus de Sainte-Luce, du Marin et de Rivière Pilote. "Les Mentonnais ne peuvent pas ne pas nous regarder. Nous avons un produit qui plaît à tout le monde ! Ca leur donne envie de venir, c'est une excellente forme de promotion de la destination !"
Mas-a-nou-deboule.jpgPrès d'un millier de personnes se sont retrouvés chaque jour sur le site du bastion, sur le front de mer à deux pas de la frontière italienne, pour assister aux spectacles offerts par les groupes carnavalesques Tche Kreyol (Martnique) et Mas an nou (Guadeloupe). Incroyable de voir comment nos artistes ont subjugué un public qui semblait découvrir la richesse culturelle des Antilles. A Menton, le festival a touché un public nouveau, argenté, disponible et très désireux d'avoir de l'information sur nos destinations. "Ce genre de festival devrait faire la tournée des plages de France. Nous toucherions ainsi un immense public, qui plus est, très demandeur d'activité", remarquait Dominique de la Guigneraye des Rhums Clément/Damoiseau/JM. Côté Menton, les Provençaux ont largement joué le jeu puisque le groupe folklorique La Mentonnaise est venu se confronter aux artistes antillais faisant ainsi de la transversalité, non plus un concept, mais une réalité !
Kilti é partajSamantha-Chavriacouty.jpg
Patricia Chatenay-Rivauday, présidente de Kilti é partaj (Guadeloupe) a emmené avec elle les huit lauréat du concours académique poésie et peinture. Leurs missions étaient d'ouvrir le public provençal à la langue créole. "On est venu développer notre culture et découvrir le monde, témoigne Samantha Chavriacouty, élève au lycée hôtelier du Gosier. Ca crée des liens entre nous car on a la même culture à partager, le créole à partager..."

Trois questions
Marie-Reine de Jaham, présidente du festival
Marie-Reine-de-Jaham.jpg"Venez au pays où la culture est une fête"
Comment est née l'idée de ce festival ?
J'ai fondé en 2000 une association, le centre Méditerrannée Caraïbe avec lequel j'ai créé des événements festifs et culturels. On a monté un premier festival à Nice en 2001 avec 15 000 euros et ça a été un succès. Mais les rivalités entre factions au sein de la municipalité niçoise ont été décourageantes. Ils ne comprenaient pas que nous puissions fête et culture, alors que notre discours est de dire : "Venez au pays où la culture est une fête". J'ai renoncé à monter le festival à Nice l'an passé. C'est alors que l'on m'a aiguillée sur Menton et le maire a dit aussitôt oui.
Qu'est-ce que vous cherchez à montrer ?
On travaille entre artistes et amoureux de la culture créole. L'idée est de pousser toujours le côté qualitatif. Cette année, nous avons voulu mettre en avant la protection de l'environnement, l'écologie et le soutien aux enfants des rues, notamment en Haïti.
Y a-t-il des choses que vous regrettez ?
Je regrette beaucoup l'absence de Raphaël Confiant qui nous a énormément soutenu pour relancer ce festival. Malheureusement, sa maman ne va pas bien et il a dû annuler son déplacement. On peut regretter aussi que, outre une aide matérielle destinée à financer le voyage de nos artistes, le comité martiniquais du tourisme et celui de Guadeloupe n'aient pas dépêché d'hôtesses pour répondre à une très forte demande d'informations. Nous avions  1 000 pesonnes samedi soir et pas un document à distribuer... De même la chambre de commerce de Nice était prête à se mobiliser avec nous, mais les chambres consulaires des Antilles ont été prises de cours. C'est dommage pour les aspects économiques du festival.

EN IMAGES
Les danseusesMyrna, Nathalie et Leila du groupe Mas an nou."Les gens nous disent qu'on est beau, qu'on appoorte de la couleur et de la chaleur..."
Myrta, Tché Kréyol !Myrta-Gabriel--Jean-Claude-Adonis-et-Colette-Cascio.jpg
Myrta Gabriel, ancienne danseuse de Tche Kreyol, est désormais établie à Nice. C'est elle qui a fait venir Tché Kreyol à Menton. Elle pose avec Jean-Claude Adonis de Mas an nou et Colette Cascio, celle qui seconde efficacement Marie-Reine.
Camille Soprane et la mentonnaiseCamille-Soprane-et-la-mentonnaise.jpgCamille Soprane (au centre) est venu en vacancier soutenir le festival créole de Menton. Il a glissé en confidences qu'il serait de retour définitivement à Marie-Galante en 2008 !

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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 14:11

Marie-Thérèse Barnabé, négresse de France
Souria Adèle, comédienne martiniquaise, doit commencer son spectacle à 20 h 30. Elle n’est pas là et c’est sa tante, Marie-Thérèse Bernabé, une plantureuse sexagénaire qui monte sur scène pour faire patienter le public. Une heure d’attente qui lui laisse le temps de conter les difficultés d’une Antillaise qui cherche à pénétrer le monde du show biz.
Souria est née en Algérie en 1961 de parents martiniquais. Elle débarque à Paris à l’âge de deux mois et passe son enfance à Bagneux avec des vacances tous les quatre ans en Martinique… Elle commence la danse africaine vers 13 ans et découvre les grands ballets d’Afrique noire, puis elle s’initie au jazz avec Mat Mattox. Elle accompagne des artistes (Nino Ferrer, Julien Clerc), fait de la télé, des galas, du music hall. Elle joue Joséphine Baker. A 28 ans, la naissance de son fils interrompt ce début de carrière. Elle travaille sa voix et découvre le plaisir de chanter du gospel. Puis, elle revient sur les planches avec Jérôme Savary à Chaillot dans l’Irresistible ascension d’Arthuro Hui, puis on la voit dans une comédie musicale Barnum qui lui fait découvrir la voix parlée. C’est le coup de foudre pour la comédie. Elle décroche un rôle récurrent dans Profession infirmière sur M6. Elle se rend compte alors que « même dans l’audiovisuel, il y a du racisme. A M6, on m’a dit : pour une personne de couleur, vous devriez être contente ». Les désillusions arrivent : « Il y a très peu de castings pour les non-blancs et les rôles sont souvent inintéressants… » Un stage d’écriture théâtrale plus tard, elle prend conscience de l’importance de la plume et va se servir d’elle-même comme matière théâtrale, ce sont les débuts de Marie-Thérèse Barnabé qui vont lui permettre de vivre de son art alors qu’elle était prête à renoncer. En Avignon, Souria Adèle a rencontré des programmateurs intéressés qui vont lui permettre de sortir son  spectacle de Paris et de la banlieue pour faire connaître à la province française l’histoire d’une négresse de France… Les standing ovations que le public avignonais lui ont offert ne l’empêchent pas de penser au combat qu’elle mène pour imposer le créole au bac avec Tony Mango et Igo Dranè.

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