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1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 12:44

Zouk Machine, Maldon et nouvelle donneles-trois-sur-scene.jpgQuand les premières notes de Maldon ont retenti, vendredi soir au Nouveau Casino de Paris, ça a été le délire ! Christiane Obydol, Béatrice Poulot et Catherine Penon sont la nouvelle donne de Zouk machine, mieux, leur résurrection. Les filles ont mis le feu ! Où le mot live prend tout son sens… Dans la salle, Jacob Desvarieux, Marie-Josée Gibon, Cheela, Gladys Guédon, la fille d’Henri, Thierry Palot, le peintre, Véronique Polomat-Thibaudier et Margaret Lawrence de RFO, ou encore Me Jean-Marc Foy… Chrstiane Obydol, si heureuse de retrouver le public, la scène et un son, n’a pu résister à l’envie de faire monter sa mère sur le plateau à la fin du show. Les trois chanteuses, accompagnées à la guitare par Thierry Delanay, ont nettoyé, balayé, astiqué… C’est sûr la zouk machine tourne toujours !christiane-maman.JPG

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 17:39
 
 
 
 
 

20 millions d’euros pour le centre hospitalier Louis-Daniel Beauperthuy
Le Comité de l’outre-mer de l’agence française de développement a approuvé l’octroi d’un prêt d’un montant de 20 millions d’euros au Centre Hospitalier Louis-Daniel Beauperthuy (CHB) pour le financement de son programme de restructuration.
Le projet de restructuration du CHB, d’un coût de 77,7 millions d’euros, vise à le moderniser et à accroître et diversifier son offre sanitaire et médico-sociale en reconstruisant un établissement adapté aux besoins. Sa capacité passera de 94 lits à  227 lits.
5,9 millions pour la restructuration financière de la commune de Petit-Bourg
L’Agence française de développement a approuvé l’octroi d’un prêt de 5,5 millions d’euros à la commune de Petit-Bourg pour le financement partiel des dettes à court terme de la commune, dans le cadre de sa restructuration financière. La commune de Petit-Bourg (environ 21.000 habitants) est sous observation de la Chambre Régionale des Comptes depuis 2001. L’équipe municipale a engagé des actions d’amélioration de la gestion et a déjà opéré un redressement significatif de sa situation financière. Afin de poursuivre ce redressement, elle a souhaité bénéficier du soutien de l’Etat, dans le cadre du dispositif COCARDE (Contrat d’Objectif Communal d’Aide à la Restructuration et au Développement). Ce dispositif, lancé en 2003, vise à soutenir les exécutifs dans la mise en place d’une gestion rigoureuse permettant d’assainir durablement la situation financière de leur collectivité. Il repose également sur un renforcement du contrôle administratif. En contrepartie des engagements pris par la commune de Petit-Bourg, le Ministère de l’Outre-mer lui a attribué une subvention exceptionnelle de 400 000 euros.
8 millions pour la reconstruction de l’hôpital du François
Le Comité de l’Outre-mer de l’agence française de développement (AFD) a approuvé l’octroi d’un prêt d’un montant de 8 millions d’euros à l’hôpital local du François pour le financement de sa reconstruction. Construit en 1936, il pâtit de l’insuffisance de sa capacité (55 lits) et de la vétusté de ses bâtiments, qui ne répondent plus aux normes de sécurité et ne permettent plus de procurer aux patients un hébergement de qualité. Le financement de l’AFD permettra de boucler le plan de financement des volets médecine et soins de suite et réadaptation, d’un coût de 10 millions d’euros. Ce projet permettra à l’hôpital d’augmenter sa capacité de 45 lits

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 16:08

Le ministre des anciens combattants utilise une adresse mail d’Accor
Alain Marleix, nouveau secrétaire d’Etat aux Anciens combattants, ne semble pas encore tout à fait bien installé dans son ministère. Hier, il a utilisé l’adresse e-mail accorhotels.reservation@accor.com pour adresser à la presse trois communiqués de presse éminemment militaires. Et dire qu’on a interdit aux collaborateurs ministériels d’utiliser leur blackberry pour garantir la confidentialité de leurs communications ! Ca ne fait pas vraiment sérieux sauf à considérer qu’au secrétariat d’Etat aux Anciens combattants, on opte pour le relogement en hôtel de nos soldats en retraite !

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 16:05

Borloo annonce sa visite aux Antilles dans l’étéborloo-et-NKM.jpg
Le ministre d’Etat, Jean-Louis Borloo, a présenté à la presse, hier matin, son plan d’action pour l’écologie et le développement durables en compagnie de Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM), secrétaire d’Etat à l’Ecologie. Il s’est déclaré être le ministre du passage à l’acte. Jean-Louis Borloo (qui semble avoir enfin trouvé un bon shampoing anti-pelliculaire !) a évoqué « le Grenelle de l’environnement » et NKM a même précisé que l’outre-mer ne serait pas oublié dans les rounds de consultations qui auront lieu d’ici septembre. Interrogé en fin de conférence sur le chlordécone aux Antilles, Jean-Louis Borloo a déclaré : « J’ai prévu d’y aller avant le Grenelle de l’environnement. Je ne lâche pas et ce n’est pas le seul sujet : habitat, sismicité… Il y un bon champ et un champ du possible ! »

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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 18:28

INTERVIEW. Gabriela Mendesgabrielle-5238.JPG
« Ce n’est pas facile de venir après Césaria, mais ça motive ! »
La nouvelle égérie du chant traditionnel cap-verdien, Gabriela Mendes, sort un album, Tradiçao. Rencontre à l’issue d’un concert donné au Satellit Café, mercredi soir à Paris.
 Qu’est-ce qui qualifie votre chant ?
C’est du traditionnel, ce qui identifie le Cap-Vert, ce qu’on a toujours fait. J’ai toujours chanté. A l’église, j’étais soliste du groupe choral et depuis 1998, je me produis dans les nuits cap-verdiennes. La morna, c’est le blues du Cap-Vert. C’est plus triste et ça exprime de la nostalgie. Je suis née à Mindelo à Sao Vincente et j’ai vécu deux ans à Foro, l’île où la tradition est la plus puissante.
gabrielle5268.JPGVous chantez vos compositions ?
J’écris des morceaux, mais je ne suis pas pressée de les chanter. Je suis d’abord une interprète. Mais mes compositions, si je dois les chanter, cela se fera !
Comment êtes-vous passée de l’Eglise à la scène professionnelle ?
Un producteur français, Didier Jeanne de Casa de Morna, est venu au Cap-Vert. Il m’a entendue chanter dans un pub et ça lui a plu. On a décidé de faire un parcours ensemble… Ca a été un long parcours. J ‘aimais chanter mais je ne pensais pas en faire un métier. Je me disais que je ne gagnerais jamais ma vie mais quand tu aimes, tu insistes et les projets naissent.
Vos parents vous ont suivi ?
J’ai galéré comme tout le monde. J’ai été secrétaire… Il y avait trop de papiers… Ma mère adore car elle a toujours voulu chanter. Elle se voit en moi. Mon père… Il m’a dit : gagne ta vie maintenant. Maintenant, il y croit un peu plus depuis qu’il sait que notre musique existe dans le monde.
Vous venez après l’immense Césaria Evora…gabrielle---groupe5189.JPG
J’ai vu Césaria en concert en France. Je la connaissais déjà et quand j’ai vu ce concert, je me suis dit : pourquoi ne pas faire cette vie là ? J’ai rencontré son guitariste, Bau et il m’a donné un coup de main en acceptant de faire les arrangements de mon album. Césaria est ma référence mais c’est aussi une copine. Depuis que je suis petite, je l’entends. J’ai chanté ses morceaux. Elle a fait du bon travail et a ouvert des portes pour la nouvelle génération. Je suis en marche sur les traces qu’elle a insufflées. On n’a qu’à essayer de continuer son parcours. Ce n’est pas facile de venir après Césaria, mais ça motive !
Vous sortez une réédition de l’album Tradiçao. Quelles sont les nouveautés ?
Nous avons ajouter des titres en français dont le titre éponyme, Tradition, a été traduit par Théofilo Chantre.
Gabrielle--5206.JPGQuelles sont vos liens avec les Antilles et la Guyane ?
Je connais le zouk qui se joue énormément chez nous. Nous sommes très éloignés, mais on est des frères. On a quelque chose en commun. J’aimerais bien venir y jouer, je sais que je m’y sentirai chez moi ! Mon percussionniste est Guyanais, c’est Fabrice Thomson.
En attendant de vous écouter ici, où allez-vous vous produire ?
Je serai au Nice jazz festival, le 25 juillet, auparavant je serai le 3 juillet au Sob’s, le New Morning world de New York où tous les zoukers se sont produits, puis à Boston et enfin aux Nuits d’Afrique au Canada.
CD Tradiçao, Casa da Morna/VSPcap-vert-guyanne-copie-1.JPG
Le tap dancer guyanais, Tamango, arrivé tout juste de New York, est venu écouter la nouvelle égérie de la morna cap-verdienne.

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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 17:13
Portrait de femmemarie-jeanne-serre-dehors-copie-1.JPG
Marie-Jeanne Serbin, brune, exigeante et Martiniquaise !

Près de quinze ans après sa disparition, le bimestriel Brune est à nouveau disponible dans kiosques en Afrique, en Europe, et aux Amériques. Rencontre avec sa fondatrice et directrice de la rédaction, la Martiniquaise Marie-Jeanne Serbin-Thomas.

« En tant que femme noire, je ne me retrouvais pas dans la presse féminine. A part Amina, il n’y avait rien pour les femmes de mon profil, sauf si j’avais été une femme battue ou violée ! Les magazines féminins comme Elle ou Marie-Claire n’était pas faits pour nous. » C’est décidé et Marie-Jeanne Serbin sort le premier numéro de Brune en 1990. « C’était le premier magazine féminin haut de gamme pour les femmes noires. »
MJ-couverture-magazine.JPGLe magazine s’est très bien vendu sur l’Afrique jusqu’en 1994, moment où le franc CFA a été dévalué. « On a continué à bien vendre, mais le chiffre d’affaires a été diminué de 50 %. J’ai dû faire le difficile choix de mettre le titre en suspens. » Elle entre alors dans le groupe de presse JDEPPE qui publie Jeune Afrique économie où on m’a proposé de monter un magazine de même segment. » C’est ainsi qu’est apparu sur le marché Diva. De 1999 à 2006, Marie-Jeanne en a été la rédactrice en chef.

L’année dernière, Marie-Jeanne fait un déplacement en Afrique et se rend compte que tout le monde l’appelle encore « Mme Brune » et que le souvenir de son magazine est très vivace. En décembre, Marie-Jeanne décide de ressusciter son bébé. Et voilà le bimensuel relancé.

100 % indépendant
«  Nous en sommes à 4 numéros avec le prochain qui sort en juillet. » Sa cible n’a pas changé : la femme noire exigeante dans le monde entier. « On a toutes les mêmes problèmes, mais des manières différentes de les exprimer. Par exemple, l’Antillais cherche à améliorer sa chevelure, l’Africaine cherche plutôt à la masquer. » Une ligne éditoriale qui s’adresse à des femmes qui ont des vécus différents et dont ce vécu n’a jamais été pris en compte par la presse. « On fait de ces femmes des consommatrices et non des actrices de leur propre vie. »MJ-plan-americain-exterieur.JPG
Six mois après la renaissance de Brune, Marie-Jeanne peut s’estimer satisfaite : « La notoriété de Brune m’a permis de décrocher de nouveaux marchés comme le journal d’une municipalité du Congo (RDC) ou un magazine pour une compagnie aérienne africaine… » Du coin de sa Bretagne où elle s’est installée, elle fait travailler cinq personnes (fabrication), et un réseau de 7 journalistes dispersés sur la planète. Son journal 100 % indépendant est financé à 40 % par la pub. « Mes critères sont ceux de la presse internationale. » Et ça marche, puisque avec ses 30 000 exemplaires, elle touche 300 000 lecteurs.
MJ-serree-bis.JPG« Mme Brune »
Marie-Jeanne Serbin-Thomas est née à Dakar. Son père, originaire du Carbet, y était administrateur, et sa mère (née à Ducos), directrice d’école. « J’y suis née et j’y ai vécu jusqu’à l’âge de 15 ans. » Puis ça a été un an en Guadeloupe avant un atterrissage en métropole où elle passe son bac. Elle enchaîne avec une licence d’anglais, une autre d’ethnologie et un DEA d’esthétique. « Je suis arrivée au journalisme par la petite porte comme pigiste chez Africa international. » Elle en devient presque aussitôt rédactrice en chef adjointe. « Depuis vingt ans, je suis rédactrice en chef. Je sais faire un journal de A à Z. » Brune est un nom qui lui était apparue en rêve et qui satisfait ses exigences morales : « Brune n’a pas la connotation ethnique de couleur qui peut-être traumatique… »

 

 

 

 

 

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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 17:51

Deux Guadeloupéens au shadow cabinet du groupe PS à l’Assemblée nationaleGPL-et-Toto.jpg
Le président du groupe PS à l’Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, a nommé Victorin Lurel, vice-président de groupe en charge de l’Outre-mer. Cette organisation est présentée par le PS comme un contre gouvernement des députés de l’opposition. George Pau-Langevin a été nommée, quant à elle, vice-présidente en charge de l’immigration et du co-développement. En tout, ils sont une vingtaine à constituer ce « shadow cabinet » où l’on ne trouve plus la moindre trace du passage d’un éléphant ! La place faite aux deux ultra-marins semblent faire suite aux reproches essuyés par le PS sur son ouverture à la diversité après les nominations orchestrées par le président Sarkozy dans son gouvernement.

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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 12:29

INTERVIEW. Christian Estrosi, secrétaire d’Etat à l’Outre-mer
Nommé à la tête de Médétom, il y a une dizaine de jours, Christian Estrosi ébauche ce que sera son action pour l’outre-mer.
"
On se sent Français si on porte la voix de la France"
estrosi-1.jpgQuelles sont vos premières impressions dans ce ministère ?
J’ai fait le tour de tous les services dans cette maison et j’ai trouvé des gens d’une grande qualité en terme de ressources humaines et une grande diversité en terme de compétences
Comment travaillerez-vous avec Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur et de l’Outre-mer ?
Ce n’est pas la première fois que l’Outre-mer est rattaché à l’Intérieur. J’ai de véritables liens d’amitié avec Michèle Aliot-Marie et nous serons un vrai tandem au service de l’outre-mer. Nous nous verrons tous les mardis matin rue Oudinot. La ministre se déplacera, c’est un signe important.

Avez-vous prévu des déplacements en outre-mer ?

Je viendrais visiter l’ensemble des territoire d’outre-mer d’ici la fin de l’été. On a dit que je n’aimais pas l’avion ? S’il y a un truc qui ne me fait pas peur, c’est bien ça. A vrai dire, il n’y a pas grand chose qui me fasse peur ! Je me suis rendu fréquemment outre-mer lorsque j’étais ministre délégué à l’Aménagement du territoire et je vais beaucoup me déplacer. Je vais aller d’ici la fin du mois à Mayotte et la Réunion. Puis je prendrai huit jours pour me rendre dans le Pacifique. J’irai partout, sauf sans doute, dans les terres australes françaises. Les manchots ne m’en voudront pas… J’irai ensuite dans les territoires de l’Atlantique.

Vous irez à Saint-Martin et Saint-Barth qui élisent leur nouveaux conseils territoriaux ?
Estrosi-2.jpg
Je me rendrais aux Antilles vers la fin du mois d’août, début septembre. Saint-Martin et Saint-Barthélemy sont des îles qui sont entrées dans un nouveau paysage. C’est un choix de permettre à des collectivités de mieux marquer leur identité. Je suis un grand décentralisateur et c’est ainsi que j’entends marquer mon passage ici. On parle de l’outre-mer ? L’outre-mer n’est pas un territoire. Je veux parler Polynésie, Réunion, Antilles, Caraïbes… Je vais m’adresser à chacun individuellement. On ne peut pas tenir le même langage à un Breton et un Azuréen ! J’imagine ces femmes et ces hommes qui ont des traditions, des histoires, des cultures si différentes ! Je comprends que si on parle pareillement à un Guadeloupéen ou à un Polynésien, ils ne comprennent pas et moi, je veux être compris. Il y aura une politique spécifique à chacun des territoires. La valeur de chacun sera reconnue pour ce qu’il est. Ca demande un effort de proximité. J’ai mis en place une soixantaine de pôles de compétitivité et il n’y en a que la moitié d’un à la Réunion ! Ce n’est pas suffisant. Les territoires sont la base avancée de la politique étrangère de la France.
Vous plaidez pour une coopération régionale décentralisée ?

Les territoires portent la voix de la France dans leurs relations régionales. On ne le fait pas depuis Paris, même si des choses s’y décident. On se sent Français si on porte la voix de la France et qu’on peut le revendiquer.

Quelle politique de développement allez-vous mettre en branle ?

Il y a des ressources humaines, intellectuelles, scientifiques, des ressources naturelles qui permettent de fonctionner : les énergies renouvelables, la pharmacopée… La France dispose avec les territoires d’une pharmacopée qui permettra d’avoir les molécules pour les médicaments du XXIe siècle.
François Fillon vous a confié, outre ce portefeuille, une mission sur la mer…
Je veux mettre en place une synergie entre des régions maritimes comme la Provence Alpes Côte d’Azur et la Bretagne. Et j’entends faire participer à ce réseau les territoires en établissant des ramifications autour de la culture du risque, des énergies, des ressources marines. On est dans le domaine de l’innovation et de la recherche. La filière des énergies renouvelables est inépuisable : solaire, agriculture…

Estrosi-3.jpgQu’en est-il du gaz qu’on a décelé au large de la Martinique ?

J’avoue ne pas avoir encore approfondi le dossier.

Quelle est votre feuille de route ?

Je rendrai ma copie sur les zones franches globales d’ici dix jours. Il s’agit que les premières dispositions soient applicables dès le budget 2008. Sur la continuité territoriale aérienne, nous allons remettre en cause le statut de délégation de service public. Nous allons revoir tout le cahier des charges. J’engage mes consultations avec les compagnies aériennes. Je finirai avant la fin de l’année. Que ce soit pour le logement social, les zones franches, la continuité aérienne ou numérique, nous proposerons sans doute un texte de loi pour l’outre-mer avec plusieurs chapitres.

Pour relancer le logement social, comment comptez-vous faire ?

Mon idée est de voir comment on peut produire du logement neuf, mais aussi réhabiliter de l’insalubre. Il faut assurer une mixité entre le locatif et l’accession à la propriété. Nicolas Sarkozy veut faire de la France un pays de propriétaires, dans la France d’outre-mer aussi ! On sait qu’il y a des problèmes d’insalubrité, de manque d’espace et de qualité des constructions. Je veux mettre en place un pôle de compétitivité sur l’habitat. Je pense qu’il y a de quoi faire. Le centre ancien de Fort-de-France qui a bénéficié d’un programme de rénovation urbaine est un bon laboratoire. Je souhaite que l’intervention de l’Agence nationale de rénovation urbaine s’étende à tous les centres anciens concernés, y compris les périphéries. Nous allons réfléchir à des dispositions fiscales pour inciter à la construction et à la réhabilitation pour les propriétaires privés. Contre une mise aux normes de leur immobilier, nous proposerons un dispositif incitatif à l’investissement et demanderont à des opérateurs de gestion du patrimoine de s’investir en échange d’un dispositif de garantie des loyers.

Quelle est la philosophie générale de votre politique ?

La philosophie générale, c’est d’utiliser les niches fiscales comme moteur économique. Les territoires doivent pouvoir vivre de leur richesse produite. Pour que chacun soit fier de son pays, il faut se dire que les industries de pointe ne sont pas faites que pour la métropole, que les services ne doivent pas venir que de la métropole. Je veux de l’industrie de pointe, des services et que l’on exporte !

Comment exporter notre rhum si Bruxelles limite nos quotas ?

Je vais avoir des rapports de force importants avec Bruxelles et je les conduirai !

Où en est la nomination du délégué interministériel à la cohésion sociale et à l’égalité des chances pour les ultra-marins ?Estrosi-4.jpg

C’est la volonté du président de la République. Nous devons avoir un message permanent à l’égard des ultra-marins de métropole.

Et le message à l’égard des ultra-marins dans leurs territoires ?

Je veux que chaque citoyen de chaque territoire de la France d’outre-mer aime la France et se sente aimé par la France. Il faut pour cela qu’il ait le sentiment qu’on a réussi à créer une véritable égalité des chances. Y en a t-il aujourd’hui ? Non. L ‘écolier, le collégien a-t-il la même égalité pour son cursus que celui de métropole ? Non. Y a t-il la même égalité sur le haut débit ? Non. Y a t-il la même égalité en matière de santé quand on a des soins à 7 heures de pirogue ? Non. La France doit porter l’égalité des chances à chacun. Vous avez subi des politiques égalitaristes, avec Nicolas Sarkozy, vous allez connaître des politiques d’équité.

Où en est le projet de maison de l’Outre-mer ?

Je souhaite, je ne sais pas encore sous quelle forme, annoncer rapidement quelle excellence nous allons mettre en valeur sur les territoires d’outre-mer. A partir de là, nous devrons voir comment les mettre en valeur… Une maison de l’Outre-mer ? Il faudrait le faire avec l’agence française des investissements internationaux, le commerce extérieur… Je ne crois qu’au décloisonnement. Pourquoi créer une structure de plus alors qu’on cherche de la transversalité.

Vous voulez dire qu’il faut sortir l’outre-mer de son ghetto ?

Oui. Depuis vingt ans, les universitaires, payés sur fonds publics, travaillent dans leur coin et leurs travaux profitent jamais aux industries. On a décloisonné ça. Le potentiel de la recherche publique sera mis au service de l’innovation industrielle et des PME. Les DOM ont intérêt à un tel décloisonnement. L’outre-mer n’a pas besoin d’un nouveau ghetto à Paris. Le devoir de la France est d’aider à commercialiser les innovations techniques de l’outre-mer.

Confirmez-vous l’arrivée de France Ô sur la TNT ?

Je confirme. France Ô sera sur la TNT en septembre et je me battrai pour la TNT en outre-mer. Je voudrais qu’on obtienne un statut qui permette d’apporter la TNT. Quand on paye la redevance audiovisuelle, il faut qu’on est tous droit à la même télévision !

 

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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 12:27

Une mention pour la marina de Bas-du-Fort aux trophées de l’escale
L’Association Nationale des maires des stations classées et des communes touristiques a décerné les Trophées de l’Escale 2007. Les ports de Saint-Denis d’Oléron (Charente maritime) et l’Epervière à Valence (Drôme) ont été récompensé. Néanmoins, le jury de ces trophées, présidée par
Claire Leroy, championne du monde des nations Cup 2006 et numéro 1 de Match Racing féminin, a décerné une mention à quatre autres ports dont celui de la marina de Pointe-à-Pitre, pour saluer la qualité de leurs dossiers de candidature. C’est pas encore l’Oscar, mais ça s’approche ! Bravo M. Chevallier.

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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 12:25

Une présidence bicéphale à la tête du Collectifdomdallin-et-dagnet.jpg
Mardi soir, à l’hôtel de ville de Paris, le bureau du Collectifdom s’est réuni pour procéder à l’élection du successeur de Claude Ribbe à la présidence de l’association. En l’absence de Claude Ribbe, président démissionnaire, de Patrick Karam, président d’honneur, mais en présence de l’éphémère présidente Juliette Jean-Baptiste, les membres présents ont décidé de nommer deux co-présidents, Charles Dagnet et Daniel Dalin, jusqu’alors secrétaires généraux. Cette nouvelle présidence semble avoir été désignée à titre intérimaire. Reste à trouver une personnalité qui saura redonner du souffle à une association de lobbying ultramarin utile mais qui, depuis quelque temps, semble avoir été très secouée par le remous de la vie politique française.

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