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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 14:11

Marie-Thérèse Barnabé, négresse de France
Souria Adèle, comédienne martiniquaise, doit commencer son spectacle à 20 h 30. Elle n’est pas là et c’est sa tante, Marie-Thérèse Bernabé, une plantureuse sexagénaire qui monte sur scène pour faire patienter le public. Une heure d’attente qui lui laisse le temps de conter les difficultés d’une Antillaise qui cherche à pénétrer le monde du show biz.
Souria est née en Algérie en 1961 de parents martiniquais. Elle débarque à Paris à l’âge de deux mois et passe son enfance à Bagneux avec des vacances tous les quatre ans en Martinique… Elle commence la danse africaine vers 13 ans et découvre les grands ballets d’Afrique noire, puis elle s’initie au jazz avec Mat Mattox. Elle accompagne des artistes (Nino Ferrer, Julien Clerc), fait de la télé, des galas, du music hall. Elle joue Joséphine Baker. A 28 ans, la naissance de son fils interrompt ce début de carrière. Elle travaille sa voix et découvre le plaisir de chanter du gospel. Puis, elle revient sur les planches avec Jérôme Savary à Chaillot dans l’Irresistible ascension d’Arthuro Hui, puis on la voit dans une comédie musicale Barnum qui lui fait découvrir la voix parlée. C’est le coup de foudre pour la comédie. Elle décroche un rôle récurrent dans Profession infirmière sur M6. Elle se rend compte alors que « même dans l’audiovisuel, il y a du racisme. A M6, on m’a dit : pour une personne de couleur, vous devriez être contente ». Les désillusions arrivent : « Il y a très peu de castings pour les non-blancs et les rôles sont souvent inintéressants… » Un stage d’écriture théâtrale plus tard, elle prend conscience de l’importance de la plume et va se servir d’elle-même comme matière théâtrale, ce sont les débuts de Marie-Thérèse Barnabé qui vont lui permettre de vivre de son art alors qu’elle était prête à renoncer. En Avignon, Souria Adèle a rencontré des programmateurs intéressés qui vont lui permettre de sortir son  spectacle de Paris et de la banlieue pour faire connaître à la province française l’histoire d’une négresse de France… Les standing ovations que le public avignonais lui ont offert ne l’empêchent pas de penser au combat qu’elle mène pour imposer le créole au bac avec Tony Mango et Igo Dranè.

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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 14:00

Maryse Condé est venue assister au théâtre du balcon à la représentation de la pièce qu’elle a écrite, Comme deux frères, mise en scène par José Exélis et interprétée par Gilbert Laumord et Rudy Silaire. Interview croisée.Silaire--Exelis--Cond----Laumort-lege.jpg
« C’est qui ce voyou de la Caraïbe ? »
Maryse Condé, comment avez-vous eu l’idée de cette pièce avec ces deux garçons, Greg et Jeff ?
Ecrire, c’est avoir une idée et essayer de l’exploiter. Je me suis nourrie de ce que j’ai appris. J’ai écrit ce texte à la demande de Gilbert Laumort que je connais depuis bien longtemps et j’ai été ravie d’écrire un rôle taillé à sa mesure et de combler ainsi une lacune. Mais quand j’ai laissé José Pliya adapter le texte, je trouve qu’il a un peu trop coupé et le passage d’une idée à l’autre n’est pas assez nuancé.
Comment avez-vous trouvé le passage de l’écrit à la scène ?
C’est toujours bizarre… On a une image de son texte et les gens réagissent là où on n’y avait pas pensé. Des gens pleurent et je me demande pourquoi… La lecture des gens n’est pas celle que l’auteur a imaginé… Les comédiens sont formidables. Sans eux, la pièce ne tiendrait pas.
Quels sont les ressorts dramatiques que vous utilisez ?
Les ressorts dramatiques sont un discours sur les choses qu’ils ont vécu « comme deux frères ». Ces discours recouvrent une profondeur de non-dits et les deux comédiens sont parvenus à faire affleurer le non-dit. Leur jeu apporte toute une seconde dimension qui rattrape un peu les coupures…
José Exélis, vous indiquez que votre mise en scène cherche à traquer le texte. Qu’est-ce à dire ?
Traquer le texte, c’est le faire entendre. Car là, il y a un choix de parti pris séquentiel. L’image ne doit pas nous priver du sens de l’écoute. Il faut donner le temps au spectateur de suinter avec le texte et comme toutes les belles choses, c’est un accident ! Je n’étais pas content de la première mouture car je pense que je n’avais pas traduit correctement mais là, j’approche. Même si je pense avoir encore 40 % à trouver ! Tous les non-dits que je perçois n’apparaissent pas toujours…
Maryse Condé : Il faut amener au jour cette signification, le sens, la profondeur, l’ambiguïté. Les comédiens l’ont compris tout de suite, mais ils doivent le faire comprendre.José Exélis : A partir du moment où un texte pose l’ambivalence de la nature humaine, on est au cœur du sujet et c’est un texte politique.
Gilbert Laumord, c’est vous qui avez demandé à Maryse Condé de vous écrire ce texte ?
J’ai vécu ce texte là plus loin encore, comme un geste très fort de Maryse. J’ai été très heureux qu’elle accepte ma demande. Le texte m’a touché et je me suis demandé qu’est-ce qu’il y avait dans Jeff qui lui faisait penser à moi… Peu à peu, j’ai apprivoisé le personnage et j’ai compris que c’était un personnage qui portait un manque de tendresse et que sa part de féminité tourmentait. Maryse est un observateur de la société et le texte est plein de références qui nous parlent, mais avec une dimension universelle, plus ample que ça. C’est ça qui m’a stimulé.
Qui est Jeff dans la pièce ?
Je suis l’ami de Greg depuis l’enfance. C’est une histoire d’amour entre deux êtres humains avec ses accidents et ses aspirations… J’avais croisé Rudy Silaire (qui joue Greg) plusieurs fois, travaillé avec lui comme metteur en scène et comme acteur avec un montage de texte en hommage à Césaire. On a appris à mieux fonctionner ensemble et il y a un bon courant entre nous. Les gens voient qu’il y a une connivence entre nous.
Et vous Rudy Silaire, ce personnage vous a plu ?
Le personnage est une canaille, ce qui est agréable à jouer. Le travail d’expression demandé est presque anthropométrique. C’est qui ce voyou de la Caraïbe ? Quels sont ses codes, ses spécificités, son mode gestuel ? Il y a la perversité, la dualité de l’humain, il y a la portion de désillusion. C’est plaisant d’être une canaille mais ce n’est pas facile car nous avons chacun nos clichés… On a beaucoup trituré ce texte, à l’explorer, identifier ses différentes strates. Les strates visibles du non-dit pour ces parias… Le texte parle de ça.
La pièce vite vue

La pièce de Maryse Condé raconte, selon son adaptateur, José Plyia, l’histoire de deux amis d’enfance, greg et Jeff qui se retrouvent en prison après un mauvais coup qui a abouti à la mort d’un homme tué par Greg. Le huis-clos de la cellule met à l’épreuve leurs liens d’enfance et d’amitié. Jeff a toujours endossé les fautes et les erreurs de Greg. Acceptera-t-il encore de le faire dans cette situation dramatique ? A travers ces deux parias, Maryse Condé dresse un réquisitoire contre la société guadeloupéenne, ses absurdités politiques, judiciaires, éducatives et familiales. Jeff et Greg sont les rebuts d’un système en échec et qui ne laisse rien à sa jeunesse, ni espoir, ni illusion, ni rêve. Rien que la culpabilité et des désirs obscurs à négocier.

 

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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 13:39
 
KS and Co fait des touches en AvignonL---quipe-de-JS-and-Co--au-centre-Ewlyne-Guillaume--serge-Abatucci-et-Bass-Dhem.jpg
























La nouvelle création de KS and Co (Saint-Laurent) a connu des débuts prometteurs à la chapelle du verbe incarné en Avignon. « Pouvoir montrer ce que nous faisons à Saint-Laurent, hors de la Guyane, c’est un peu notre façon de désenclaver la Guyane ! », dit la dirtectrice artistique de KS and Co, Exlyne Guillaume. « En Avignon, on peut être ce que nous sommes, des comédiens. On peut confronter notre travail et voir celui des autres pour le proposer dans le cadre de Koko lampoe. » Ewlyne Guillaume a fait des touches avec des programmateurs de la région parisienne et aussi avec l’Amérique du Sud. C’est la première fois que KS and Co se produit au théâtre des outre-mer en Avignon, même si Ewlyne a déjà foulé les planches d’Avignon avec Orphée noir en 1998. La Route, quatrième création de KS ans Co, a dévoilé au public d’Avignon, très amateur, une part de la Guyane et de sa création. Tous les jours à 15 heures, Ewlyne, Serge et Bass Dhem montent sur scène. A la fin du festival, ils auront joué la Route 44 fois ! Et puis, Avignon, c’est encore la parade. Rituel promenade costumée et théatrale où les comédiens eux-mêmes distribuent leurs prospectus ? Et ça, c’est déjà du spectacle !

Genèse de la scène conventionnée de Saint-LaurentEwlyne-Guillaume.jpg
Native de métropole, c’est en Martinique qu’Ewlyne Guillaume croise « une expression et un courant caribéen », auquel elle se relie avec des gens comme les chorégraphes Zadit et Josiane Antourel. Mais la danseuse rencontre le théâtre et s’y jette, « les pieds à fond ». Le responsable, Michel Bourgade, facteur de masques. Pour elle, c’est un passeur entre la danse et le théâtre. Ensemble, ils feront ZO, l’adaptation en créole de l’Os du Sénégalais Birago Diop. Une comédie musicale masquée. Russophone et russophile, elle fréquente le 5e studio de théâtre d’art de Moscou. Elle organise alors son triangle Moscou-Paris-Martinique en montant de stages et des pièces (Hyménée de Gogol). Une de ses tournées l’emmène en Guyane où elle présente Ici, vivent des gens, une pièce d’Athol Fugard, un Sud-Africain. « Une accroche est née avec la Guyane ». Puis elle revient en Guyane et joue Orphée Noir. Puis, c’est une première résidence avec la création de Hello and good bye (Athol Fugard). Ewline décide dès lors de travailler à Saint-Laurent. Avec Serge Abatucci, membre fondateur du Centre dramatique régional de la Martinique, ils équipent une case de bagnard du camp de la transportation en petit théâtre et travaillent avec les lycéens de Bertène-Juminer. La mairie de Saint-Laurent et la DRAC signent avec leur compagnie KS and Co une convention d’accueil pour un théâtre équitable : « Une scène conventionnée est née à Saint-Laurent, Koko lampoe ». A compter du mois d’octobre, Koko Lampoe va accueillir des spectacles, mais aussi se mettre en réseau avec les opérateurs de la Guyane et de la Caraïbe. »Nous voulons faire une programmation à l’image du public, c’est-à-dire diverse. » Pour la prochaine saison, les spectateurs de l’Ouest guyanais se verront donc proposer neuf spectacles. Parmi ceux-ci, le fruit de deux résidences, l’une d’écriture, sur le bagne avec Gemme et compagnie, l’autre avec Le point qui tourne, pour une scénographie autour des marionnettes et de la vidéo avec une thématique : « Les choses des gens », le patrimoine. « Nous allons associer à cette action l’Institut d’art visuel de Martinique et l’école des arts décoratifs de Strasbourg. »

 

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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 13:33

Trois questions à Esther Myrtile, comédienne (elle joue la tenancière du lolo dans Le costume aux côtés de Philippe Calodat, Harry Balthus, Kristel Kenounjah Nedelkovic et Gilles Minéas)
« Je suis dans l’ivresse »

Etes-vous émue de jouer en Avignon ?

Harry Kancel a monté cette pièce pour la résurrection du centre culturel de Sonis, le 22 juin dernier. Auparavant, nous avons répété chez Grâce Art production à Chauvel, aux Abymes. J’interprète la tenancière, celle qui en prélude de la pièce installe l’atmosphère lolo… Ca fait quelque chose de venir jouer là. Il y a une espèce de fièvre quasi permanente de l’amour du théâtre, du désir… Tout s’exprime dans la rue et la représentation artistique est de tous les instants. Je suis dans cette ivresse.
Que représente le TOMA pour vous ?
C’est un lieu de rencontres tous azimuts. L’européen, l’international se mêle à nos spécificités culturelles. Le TOMA est très actuel et très tendance car il peut favoriser ce type de rencontres. Quand vous voyez Edouard Glissant ou José Exélis qui viennent là, c’est grand. Ici, des artistes, écrivains, comédiens ont des chances de se faire connaître, de laisser des traces dans la mémoire.
Que vous inspire le travail de Greg Germain ?
C’est un pionnier ! Il a toujours été un militant du droit des artistes et a valorisé notre existence, le monde caribéen. On l’a vu dans des choses plus timides. Mais son travail, sa maturité l’ont ancré dans un ensemble culturel où il s’est fait entendre.

 

 

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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 12:28

Une salle de Théâtre Edouard Glissantplaque-Glissant.jpg
Pendant le 61e festival d’Avignon, la salle de spectacle du théâtre d’outre-mer en Avignon (TOMA) a été baptisée par Marie-Josée Roig, maire de la cité des papes, du nom d’Edouard Glissant.











Ca a commencé par du makrelaj… Laetitia Guedon, le défenseur, et Benjamin Tholosan, le dénigreur, ont joué une saynette de Kofi Kaoli qui donnait à ressentir toutes les difficultés qu’ont connues les fondateurs du Théâtre d’Outre-mer en Avignon (TOMA), Greg Germain et Marie-Pierre Bousquet, et toutes les piques aussi qu’ils ont du essuyer depuis dix ans que ce carrefour des cultures ultra-marines existe dans la chapelle si bien nommée du Verbe incarné. « On ne jette des roches que sur les manguiers qui portent », a commenté non sans ironie Greg Germain. Devenue théâtre du Tout-monde, celle salle, « sans rideau rouge » et d’une jauge de 120 places s’apprête à prendre le nom d’Edouard Glissant. Jacques Martial, Firmine Richard, le patron du Centre des arts de Pointe-à-Pitre, Claude Kiavué, la secrétaire générale du CMAC (Fort-de-France), Mina Reneaume-Placoly, Michel Michalon, vice-président de la Région Martinique, Dominique Dashler et Pierre Chambert des DRAC de Martinique et de Guyane, François Guilbeau, directeur général de RFO, Marie-Josée Roig et Edouard Glissant...Glissant--Roig--plaque--germain--bousquet.jpg« Aimez le théâtre, pas le clinquant »
« Il n’est pas d’usage que les dédicataires prennent la parole car en général ils ne sont plus là, s’est amusé le philosophe du Diamant. Je ne voudrais pas participer à une cérémonie d’honneurs, mais je voudrais que ma participation soit le gage d’une sorte de contrat pour aimer le théâtre plus que le clinquant et la relation plus que le parti pris… » La plaque, sobrement gravée « Salle Edouard Glissant, philosophe, écrivain, poète, né à Bezaudin, Martinique », a été dévoilée par Marie-José Roig, celle qui, il y a dix ans, avait confié les clés d’une chapelle délabrée aux fondateurs du TOMA. « L’outre-mer était alors cantonné dans une banlieue de théâtre », se souvient Greg Germain. Depuis dix ans, le TOMA, c’est 69 spectacles ont été joués, soit 1484 représentations, 60 000 spectateurs assis, 328 comédiens, 51 auteurs, 272 metteurs en scène et techniciens, 23 régions représentées, une collection de vingt films réalisés par Axe Sud avec France Ô, 100 kilos de citrons verts, 200 de boudins et 1 400 litres rhum !

Avignon 2007
costume.jpgDu 6 au 28 juillet, les spectateurs du festival off d’Avignon se sont vu proposer sept pièces, parmi lesquelles Le costume (Guadeloupe - Harry Kancel) notre photo, La route (Guyane – Ewlyne Guillaume), Changer les essuie-glaces (Réunion – Christine Guérin), Hamlet/Lorenzo (métropole – Antoine Bourseiller), Manteca (Martinique – Ricardo Miranda), Pas de quartier (métropole - Eric Checco) et Aztèque (métropole –Quentin Defait). Toutes ces pièces sont des créations de l’année, encore inédite en Avignon. Côté arts plastiques, le TOMA a invité le scénographe Ludwin Lopez qui a fait une installation basée sur Mayétetpiépoutet, une création de Joby Bernabé jouée en ouverture du dernier carnaval de Fort-de-France.

En dehors du TOMA, Avignon a accueilli d’autres ultra-marins. Ainsi on a vu Maryse Condé, José Exélis, Rudy Silaire et Gilbert Laumort au théâtre du balcon qui donnaient leur pièce, Comme deux frères. A la chapelle des miracles, l’auteur guadeloupéen Alain Foix, participait à une lecture mise en espace par le metteur en scène Bernard Bloch. Ce dernier a demandé à Alain Foix d’écrire un texte « sur la concurrence entre les victimes ». Pour répondre à « cette opposition guignolesque entre victimes », Alain Foix a choisi de faire dialoguer deux héros du théâtre shakespearien, le Juif Shylock, du Marchand de Venise et le Noir Othello, de la pièce éponyme… Une réflexion qui renvoie à l’énigme du sphynx…

Enfin, au Paris, c’est Souria Adèle qui a fait beaucoup rire le public avec Marie-Thérèse Bernabé, négresse de France.
Festival-off-lege.jpg
Manteca, la pièce des Martiniquais s'est vue récompenser au lendemain du festival du 2e prix du Off. Et mention spéciale du bloger pour le succulent Les Gluck avec un acteur à surveiller, Vincent Lorimy...

IMAGE
Mariejosé Alie et Studio M tournent en AvignonStudio-M-lege.jpg
Deux éditions de Studio M, l’émission de Marijosé Alie, ont été enregistrée depuis la scène de la salle Edouard Glissant à la chapelle du verbe incarné. L’animatrice a reçu l’ensemble des auteurs et metteurs en scène qui se sont produits au TOMA en ce mois de juillet. Sur notre photo, MJA reçoit Ricardo Miranda et Ewlyne Guillaume. Les deux émissions, réalisées par François Dubreuil dit FDub, seront diffusées la dernière semaine de septembre et la première du mois d’octobre. RFO, partenaire du TOMA, a co-produit une captation des pièces jouées lors de l'édition 2007 du festival. Cette entreprise entamée depuis maintenant trois ans a abouti à constituer une collection de 20 pièces filmées.
Ils sont venus
Edmond Mondésir, Edmond-Mondesir-lege-copie-1.jpgprésident commission culture du conseil régional de la Martinique
« Je suis venu pour la cérémonie, mais j’ai eu le temps de voir La manteca, Le costume, La route, Pas de quartier et la pièce de José Exélis, Comme deux frères. »


Marcelle Pennont
, présidente du comité d’entreprise du CMAC (Martinique), et Marie-Claude Marnelli, déléguée du personnel du CMAC
« Nous sommes venues participer aux journées d’études d’Avignon. Il y a 80 délégués issus de toutes les scènes nationales et nous abordons de questions syndicales relatives à nos emplois. »
Alvina Ruprecht, critique canadienne et chercheur, spécialiste du théâtre d’outre-mer
« Ma recherche porte sur les expressions d’outre-mer. Je suis venue soutenir le TOMA qui fait un travail très important. Je le suis depuis sa création. »


Claude Kiavué
Claude-Kiavu---lege.jpg, directeur du centre des arts (Pointe-à-Pitre)
« Je viens tous les ans voir les spectacles. Le TOMA, c’est un petit morceau de la Guadeloupe en Avignon. J’ai très envie d’acheter La Monteca, le premier spectacle que j’ai vu à la chapelle du verbe incarné. »

Mina Reneaume-Placoly
, Mina-Reneaume-Placoly-lege.jpgsecrétaire générale du CMAC (Martinique)
« Je suis venue en Avignon pour assister aux réunions du Syndéac, le syndicats des responsables des structures culturelles. »



Pierre Chambertpierre-chambert-DRAC-lege.jpg, conseiller aux arts vivants à la DRAC Guyane
« Les artistes de la Guyane existent, le TOMA peut aider à montrer cette France là. Et pour apporter un peu plus de lisibilité à ce territoire, la DRAC a signé avec le TOMA une convention qui permet la présence en Avignon des compagnies de Guyane. »

Eric Checco
, metteur en scène de Pas de quartier
« J’ai appris le créole enfant, quand j’étais scolarisé en Guadeloupe, entre 1972 et 1980. Mais c’est du créole de vieux… J’ai recruté Blaze (à gauche sur la photo) et Larry, deux jumeaux guadeloupéo-jamaïcains que j’ai rencontrés dans le hip-hop à Sarcelles. Sans les Antillais, le hip-hop en France serait coupé des trois quarts de ses forces ! Notre désir le plus cher est de venir jour Pas de quartier aux Antilles… »

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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 12:25

Air Caraïbes, s’associe à la solidarité déployée pour soutenir la Martinique suite au passage de l’Ouragan Dean. La compagnie a mis en place un tarif à partir de 299€ TTC sur ses vols au départ de Paris Orly Sud, à destination de Fort-de-France (Martinique) et Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Ce tarif a été conçu pour aider les familles antillaises de métropole à être auprès de leurs proches, à des conditions préférentielles.
Ce tarif est valable dès à présent pour toute réservation et départs effectués avant le 2 septembre et incluant un retour sur Paris entre le 8 et le 23 septembre 2007.

 

 

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25 juillet 2007 3 25 /07 /juillet /2007 09:31

Le blogger est en vacances jusqu'au 25 août. Pour des raisons techniques, les reportages au festival d'Avignon et sur le festival créole de Menton n'ont pu être mis en ligne. Cela sera fait ultérieurement...

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16 juillet 2007 1 16 /07 /juillet /2007 18:15

Le président confirme les engagements du candidat pour l’outre-mer
« Nous avons un projet riche et ambitieux qui va exiger un engagement total du gouvernement »Sarkozy-discours.jpg

Le président de la République a prononcé, à l’occasion de la fête nationale, un discours adressé aux Français de l’outre-mer. « Je veux parler à cette France qui, au delà des belles images, souffre parfois et doute souvent », a t-il déclaré en préambule.  Il est revenu sur ses résultats à la présidentielle, décevant en outre-mer : « Ils traduisent, probablement, une part d’inquiétude (…) Mais il est vrai que le discours que j’ai tenu a consisté à dire que seul le travail et la recherche des voies d’un développement économique endogène permettront de réduire durablement le chômage et les inégalités. » Nicolas Sarkozy a présenté une « architecture gouvernementale nouvelle », une « équipe de choc », Alliot-Marie, Estrosi et Karam (qu’il a encore cité) et un programme en trois axes (développement, égalité des chances, sécurité).
« Je présiderai, à intervalle régulier comme je m’y étais engagé, un Conseil interministériel de l’outre-mer qui réunira l’ensemble des ministres concernés (…) le Premier Ministre et moi-même avons, pour l’outre-mer, un projet riche et ambitieux qui va exiger un engagement total de la part du gouvernement. »protocole-serre.JPG

Zones franches et logement social
Le président a confirmé que les zones franches globales seraient opérationnelles dès 2008. Il a renouvelé son souhait de voir naître des pôles d’excellence dans la logique des pôles de compétitivité, associant les acteurs économiques et les centres de recherche publique. «  J’ai la conviction que les collectivités d’outre-mer pourront ainsi jouer, à l’avenir, le rôle de véritable laboratoire économique et écologique, notamment dans le secteur des énergies renouvelables. »
Sur l’égalité des chances, le président a insisté sur la modernisation du système éducatif, sur l’amélioration de l’offre de soins et sur la question du logement. Cela nécessitera « la réorientation d’une partie de la défiscalisation au profit du logement social d’ici la fin de l’année ».

Verbatim169-6915.jpg
« Le monde bouge autour de nous, il se transforme, se développe. Partout, l’innovation, la création, l’invention sont présentes. Je ne veux pas que l’outre-mer reste en marge de ce mouvement. Bien au contraire, je veux qu’avec ses talents et ses ressources, l’outre-mer s’affirme comme moteur de cette innovation, battant ainsi en brèche tous les clichés qui ont la vie dure en métropole ! Je veux que l’outre-mer, plateforme avancée de la France dans les trois Océans, montre au monde ce qu’il est capable de faire ! La voie que je vous propose n’est pas celle de la facilité. C’est la voie du travail, de l’effort mais c’est aussi la voie de la solidarité et du respect. Les Français d’outre-mer, comme tous les autres Français, doivent participer à l’œuvre de redressement de notre pays. »

 

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15 juillet 2007 7 15 /07 /juillet /2007 06:20
La loi Liberté des universités sera adaptée à la réalité de l’UAGlarcher.JPG
Le Sénat discute actuellement le projet de loi sur la liberté des universités. Dans la nuit de jeudi à vendredi, Serge Larcher, sénateur martiniquais, apparenté socialiste, est parvenu à convaincre le gouvernement de prendre en compte les amendements qu’il a cosignés avec Claude Lise (app soc, Martinique) et Jacques Gillot (app soc, Guadeloupe). « Ce projet de loi était totalement muet sur les universtités d’outre-mer, particulièrement, sur l’UAG, raconte M. Larcher. Devant cet oubli surprenant, je me suis attaché à présenter un amendement pour qu’il y ait des dispositions spécifiques pour l’UAG, un autre sur la composition du conseil d’administration pour tenir compte des trois Régions et un troisième pour la composition des comités de sélection des enseignants chercheurs. » Le projet de loi initial prévoyait que 50 % des membres de ce comité soient extérieurs à l’UAG. Ce dispositif entraînerait des surcoûts très importants pour faire venir des gens de métropole. « Le Gouvernement nous a entendu, poursuit Serge Larcher, et il a déposé un amendement qui reprend nos propositions. Une ordonnance devra être prise d’ici six mois pour régler les problèmes de l’UAG. Valérie Pécresse, le ministre de l’Enseignement supérieur, s’est engagée à ouvrir une concertation avec les universitaires et les élus. On a du pain sur la planche ! »

 

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14 juillet 2007 6 14 /07 /juillet /2007 20:51

INTERVIEW. Christian Estrosi, secrétaire d’Etat à l’Outre-mer
« Les zones franches globales seront applicables au 1er janvier 2008 »
Où en est la promesse de Nicolas Sarkozy sur les zones franches globales ?

Je suis heureux de vous annoncer que j’ai finalisé la trame du texte sur lesestrosi-de-pres.JPG zones franches globales.  Je souhaite que celui-ci soit intégré dans la loi de programme qui sera présentée au début de l’année 2008. Cette loi comprendra aussi des volets logement, égalité des chances, continuité territoriale, innovation, recherche, développement, environnement. Le dispositif des zones franches globales sera rétroactivement applicable au 1er janvier.
Qui va être concerné ?
Les mesures que je souhaite mettre en place s’adressent à tout le territoire, contrairement aux zones franches urbaines. Mais les mesures seront adaptées aux caractéristiques de chaque département d’Outre-mer.
Sur quelles activités, productions ou services devra-t-on planifier le développement économique ?
Nous allons faire un listing des activités qui en bénéficieront. Il y aura des mesures communes à tous les DOM, ainsi que d’autres spécifiques à chaque territoire. On peut penser à un taux majoré pour certaines zones géographiques, comme celles relevant de la double insularité, ou pour des secteurs économiques stratégiques. Des mesures d’exonération d’impôts sur les sociétés, la taxe professionnelle, des majorations de crédit d’impôts à l’export seront également mises en place dans ce cadre. Toutes ces mesures sont destinées à faciliter la création d’activités et à dynamiser l’économie de nos territoires.
Comment vont se décider ces secteurs éligibles pour être en zone franche globale ?estrosi-fxg-copie-1.jpg
Je souhaite consulter tous les acteurs concernés. C’est pourquoi j’engage dès maintenant la concertation avec les acteurs politiques, économiques, les chambres consulaires, les syndicats. Je ne veux pas que l’on puisse dire que c’est imposé ou figé. Département par département, que chacun fasse part de ses propositions pour les secteurs qu’ils entendent retenir. Le dialogue et la concertation sont pour moi essentiels et je veux avoir achevé cette concertation au 15 octobre. J’entends profiter de chacun de mes déplacement dans les DOM pour y tenir une réunion avec tous les acteurs politiques, économiques et sociaux concernés.
Ce dispositif ne laisse-t-il pas trop d’avantages aux entreprises ?
L’originalité de notre dispositif réside dans l’obligation de réinvestir les montants économisés par l’entrepreneur, soit en fonds propres, soit pour compléter l’effort de formation. Il s’agit de consacrer l’effort fiscal au développement de l’activité et de l’emploi.
Y aura-t-il un contrôle ?
Il y aura bien entendu une vigilance particulière pour éviter les effets d’aubaine. Par ailleurs un dispositif d’évaluation du dispositif sera mis en place.
Quels sont les objectifs chiffrés ?
Il faut attendre de connaître les secteurs éligibles pour démarrer les calculs prospectifs.
 

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