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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 14:47
Passion-latina-natalia-la-tropikal.jpgNatalia la Tropikal : « Du rhum, de la cachaça et du soleil entre vos oreilles ! »
Pasion Latina, la nouvelle compilation de dix bombes calientes de House Latino mixée par DJ Natalia la Tropikal, la Djette des ambiances latines en Europe, sort en CD. On y entend de l’électro samba, de la salsa house, du latin tribal, de l’électro Yoruba, des versions de Taj Mahal (Salome de Bahia) ou Besame Mucho (Gadjo)…
Natalia La Tropikal vit derrière ses platines, ou encore devant un micro ! Dès 1988, elle produit sa propre émission sur Radio Latina, et ensuite en Espagne (Cadena Ser). Elle embrase les dance-floors de Madrid pendant huit ans durant les dernières belles années de la Movida madrilène, avant de revenir sur la scène latine à Paris puis dans toute la France. En 1997, Des amis de Radio Nova la présentent à Jean-Luc Fraisse, le patron de la Chapelle aux Lombards. Ce dernier l’accueille en lui disant : « Une nana aux platines à la Chapelle aux Lombards ! Ah !Ah ! Ah ! » Elle y est restée six ans ! Elle y fera la connaissance de la plupart des musiciens Antillais abonnés de cette scène dont Ronald Rubinel et Edith Lefel.

Du latino avec une touche électronatalia-tropical.JPG
Ayant le vent en poupe, elle mixe alors un peu partout (Grèce, Maroc, Buenos-Aires, Porto-rico, Brésil). DJ Natalia la Tropikal a fait partie du premier wagon des femmes DJs, et a été longtemps la seule DJ féminine aux platines latines dans un univers d'hommes. Elle séduit les danseurs qui tanguent jusqu'à épuisement au gré de ses mix calientes. Son amour des racines et de l'authenticité ne la rendent pas sectaire. Cette compilation mixée témoigne de sa curiosité toujours en éveil. « Mes sets live s’adressent à un large public composé de néophytes et d'aficionados de musique latine, explique-t-elle. A travers ce mix, j'ai voulu sensibiliser ce même public, sélectionnant certains titres classiques du répertoire latino, tout en jouant la carte de la découverte et de la modernité ; et enfin faire partager ma passion pour la musique latine, reflet de la joie de vivre, de la bonne humeur et de la fête, cette fois-ci avec une touche électro. »

CD House Latino "Pasion Latina" mixé par DJ  Natalia La Tropikal distribué par le label Nocturne. Sortie le 2 juillet 2007.

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1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 18:02

La biguine Wa-bap est orphelineAl-Lirvat-trombone-.jpg
Al Lirvat, le célèbre musicien guadeloupéen est mort, la semaine dernière à l’âge de 91 ans. L’inventeur de la biguine wa-bap est décédé dans un hôpital parisien des suites d’un accident pulmonaire. « Il a été hospitalisé une première fois, on l’a soigné, ça s’est bien passé et il est rentré chez lui. Deux jours après, il est retourné à l’hôpital et il est décédé », témoigne la comédienne Jenny Alpha qui a eu la compagne du défunt, Pierrette Pasdeloup, en ligne.

Ghislaine Gadjard (mambo-2002@wanadoo.fr), qui lui a consacré une large place dans son Guide culturel de la Guadeloupe, traduit en anglais, espagnol, et préfacé par le ministre de la Culture, essaie de trouver une aide financière pour ses obsèques.


TEMOIGNAGE

Jenny Alpha : « On était collègue »

« Vers 1945-1946, le théâtre me refusait. Je chantais à la Canne à sucre. Lirva avait un numéro de duettistes avec Martine, sa première compagne,
"Martinales et Alberto"
. Ils faisaient de la biguine. C’était remarquable. C’est là que l’ai rencontré la première fois… Il avait son orchestre, moi le mien, on se voyait souvent. » Jenny Alpha, chanteuse et leader de l’orchestre des Pirates du rythme, a aussi joué avec Al Lirvat. « A chaque fois que j’allais à la radio, c’était Lirvat qui m’accompagnait, il y avait aussi Pierre Louiss à la guitare… Un frère ! Mais c’est comme pour Joseph Zobel mort il y a un an, la presse nationale n’en parlera pas."orchestre-d-Al-Lirvat-cigale-1961--dr-.jpg

Albert Lirvat, sa vie son oeuvre
Du lycée Carnot à la Cigale

Albert Lirvat (né en 1916) découvre la musique avec son oncle et tuteur
, Savinien Léogane, luthier à Pointe-à-Pitre. Lycéen, il compose et joue du banjo alto dans l’orchestre "Los Creolitos" du Lycée Carnot. En 1935, son bac en poche, il vient à Paris y faire des études d’ingénieur radio. De retour en Guadeloupe en juillet 1939, la guerre l’oblige à repartir en métropole où il arrive en mai 1940, en pleine débâcle. Puis c’est l’occupation. Il devient musicien professionnel et apprend le trombone sur les conseils de Félix Valvert. Il joue à La Cigale dans l’orchestre du batteur Camerounais Fredy Jumbo. En 1945, il est classé premier trombone français par le Hot Club de France. En 1946, il est engagé par Sam Castendet et fait partie durant cinq ans de l’orchestre de la Canne à Sucre. C’est après avoir entendu Dizzy Gillespie à la Salle Pleyel en février 1948 qu’Al Lirvat crée la biguine Wa-bap qui verra le jour en 1950. En 1949, il compose deux biguines "Mi belle journée mim" et "Doudou pas pleurer", déposées en 1950, qui représentent une mutation du point de vue harmonique avec des accords évolués inspirés du jazz et des introductions et codas d’une grande originalité. Quelques mois plus tard, il met au point la formule de la "Biguine Wabap" reposant, outre la richesse harmonique, sur de brillantes orchestrations mettant en valeur les contrastes des sections d’instruments, anches et cuivres en particulier, dans des riffs percutants. Une polyrythmie implacable – partagée principalement entre batterie et tumba – maintient d’un bout à l’autre la marque du temps pour stimuler les danseurs. Les premières biguines Wabap, composées par Al Lirvat et Robert Mavounzy, seront enregistrées en 1952. Elles resteront en vogue durant près de quinze ans, atteignant leur forme la plus achevée vers le milieu des années 60 à l’issue d’une étroite collaboration entre Al Lirvat et le chef d’orchestre martini¬quais Barel Coppet qui enregistre le chef d’œuvre "Ti commission la". De 1955 à 1959, il revient au jazz et dirige l’orchestre de La Cigale. Durant les années 60, il collabore avec le chef d’orchestre martiniquais Barel Coppet
qu’il accompagne aux Antilles de décembre 1964 à avril 1965. À son retour, Al Lirvat forme "Le Trio des Îles" qui passe dans les cabarets de Paris. Il est à nouveau chef d’orchestre de La Cigale de 1970 jusqu’à sa fermeture en septembre 1975, puis chef d’orchestre de La Canne à Sucre en 1976 et 1977. Instrumentiste de talent, compositeur fécond et novateur, habile arrangeur et chef d’orchestre, Albert Lirvat a formé une génération de musiciens et marqué de son empreinte toute une période de l’histoire musicale des Antilles
Sources LAMECA

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1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 12:49

ZOUK MACHINE

Séance de pose après concert

Après Joëlle Ursul, Jane Faustin et Dominique Zorobabel, Zouk machine renaît autour de Christiane Obydol. Béatrice Pchristiane.JPGoulot et Claudine Penon sont apparues pour la première fois sur scène le 29 juin dernier, au Nouveau Casino, à Paris. Pas mal de pipols étaient là pour cette première.






















les-trois--danseur-public.JPG

Le sacre de Béatricejacob-zouk.JPGLa choriste se voit reconnue au rang de chanteuse de Zouk machine par l’inventeur du zouk lui-même. C’est une véritable onction que reçoit Béatrice Poulot !

Les RFO girls’Margaret-et-V--ronique.jpgL’une, Margaret Lawrence, est responsable de l’événementiel à RFO Paris, la seconde, Véronique Polomat-Thibaudier, vient de quitter le service de communication de Télé Guadeloupe pour prendre de nouvelles responsabilités dans sa direction.

Soutien musical et amicalmarijos--e-Gibon--Moise-ripon--cheela.jpgLes chanteuses Marie-José Gibon et Cheela qui posent avec Moïse Rippon, sont venues supporter les copines de Zouk machine.

Le photographe et son modèleregis-christiane.JPGChristiane Obydol, sortie de scène, se prête au jeu de la photo souvenir pour… le photographe Regis Durand de Girard.

Mode et spectacleOlivier-Couturier--Luc-Saint-Eloi-et-son-amie.jpgOlivier Couturier, le styliste Martiniquais, est avec Luc Saint-Eloi, comédien et animateur, et sa compagne.

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1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 12:44

Zouk Machine, Maldon et nouvelle donneles-trois-sur-scene.jpgQuand les premières notes de Maldon ont retenti, vendredi soir au Nouveau Casino de Paris, ça a été le délire ! Christiane Obydol, Béatrice Poulot et Catherine Penon sont la nouvelle donne de Zouk machine, mieux, leur résurrection. Les filles ont mis le feu ! Où le mot live prend tout son sens… Dans la salle, Jacob Desvarieux, Marie-Josée Gibon, Cheela, Gladys Guédon, la fille d’Henri, Thierry Palot, le peintre, Véronique Polomat-Thibaudier et Margaret Lawrence de RFO, ou encore Me Jean-Marc Foy… Chrstiane Obydol, si heureuse de retrouver le public, la scène et un son, n’a pu résister à l’envie de faire monter sa mère sur le plateau à la fin du show. Les trois chanteuses, accompagnées à la guitare par Thierry Delanay, ont nettoyé, balayé, astiqué… C’est sûr la zouk machine tourne toujours !christiane-maman.JPG

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 17:39
 
 
 
 
 

20 millions d’euros pour le centre hospitalier Louis-Daniel Beauperthuy
Le Comité de l’outre-mer de l’agence française de développement a approuvé l’octroi d’un prêt d’un montant de 20 millions d’euros au Centre Hospitalier Louis-Daniel Beauperthuy (CHB) pour le financement de son programme de restructuration.
Le projet de restructuration du CHB, d’un coût de 77,7 millions d’euros, vise à le moderniser et à accroître et diversifier son offre sanitaire et médico-sociale en reconstruisant un établissement adapté aux besoins. Sa capacité passera de 94 lits à  227 lits.
5,9 millions pour la restructuration financière de la commune de Petit-Bourg
L’Agence française de développement a approuvé l’octroi d’un prêt de 5,5 millions d’euros à la commune de Petit-Bourg pour le financement partiel des dettes à court terme de la commune, dans le cadre de sa restructuration financière. La commune de Petit-Bourg (environ 21.000 habitants) est sous observation de la Chambre Régionale des Comptes depuis 2001. L’équipe municipale a engagé des actions d’amélioration de la gestion et a déjà opéré un redressement significatif de sa situation financière. Afin de poursuivre ce redressement, elle a souhaité bénéficier du soutien de l’Etat, dans le cadre du dispositif COCARDE (Contrat d’Objectif Communal d’Aide à la Restructuration et au Développement). Ce dispositif, lancé en 2003, vise à soutenir les exécutifs dans la mise en place d’une gestion rigoureuse permettant d’assainir durablement la situation financière de leur collectivité. Il repose également sur un renforcement du contrôle administratif. En contrepartie des engagements pris par la commune de Petit-Bourg, le Ministère de l’Outre-mer lui a attribué une subvention exceptionnelle de 400 000 euros.
8 millions pour la reconstruction de l’hôpital du François
Le Comité de l’Outre-mer de l’agence française de développement (AFD) a approuvé l’octroi d’un prêt d’un montant de 8 millions d’euros à l’hôpital local du François pour le financement de sa reconstruction. Construit en 1936, il pâtit de l’insuffisance de sa capacité (55 lits) et de la vétusté de ses bâtiments, qui ne répondent plus aux normes de sécurité et ne permettent plus de procurer aux patients un hébergement de qualité. Le financement de l’AFD permettra de boucler le plan de financement des volets médecine et soins de suite et réadaptation, d’un coût de 10 millions d’euros. Ce projet permettra à l’hôpital d’augmenter sa capacité de 45 lits

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 16:08

Le ministre des anciens combattants utilise une adresse mail d’Accor
Alain Marleix, nouveau secrétaire d’Etat aux Anciens combattants, ne semble pas encore tout à fait bien installé dans son ministère. Hier, il a utilisé l’adresse e-mail accorhotels.reservation@accor.com pour adresser à la presse trois communiqués de presse éminemment militaires. Et dire qu’on a interdit aux collaborateurs ministériels d’utiliser leur blackberry pour garantir la confidentialité de leurs communications ! Ca ne fait pas vraiment sérieux sauf à considérer qu’au secrétariat d’Etat aux Anciens combattants, on opte pour le relogement en hôtel de nos soldats en retraite !

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 16:05

Borloo annonce sa visite aux Antilles dans l’étéborloo-et-NKM.jpg
Le ministre d’Etat, Jean-Louis Borloo, a présenté à la presse, hier matin, son plan d’action pour l’écologie et le développement durables en compagnie de Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM), secrétaire d’Etat à l’Ecologie. Il s’est déclaré être le ministre du passage à l’acte. Jean-Louis Borloo (qui semble avoir enfin trouvé un bon shampoing anti-pelliculaire !) a évoqué « le Grenelle de l’environnement » et NKM a même précisé que l’outre-mer ne serait pas oublié dans les rounds de consultations qui auront lieu d’ici septembre. Interrogé en fin de conférence sur le chlordécone aux Antilles, Jean-Louis Borloo a déclaré : « J’ai prévu d’y aller avant le Grenelle de l’environnement. Je ne lâche pas et ce n’est pas le seul sujet : habitat, sismicité… Il y un bon champ et un champ du possible ! »

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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 18:28

INTERVIEW. Gabriela Mendesgabrielle-5238.JPG
« Ce n’est pas facile de venir après Césaria, mais ça motive ! »
La nouvelle égérie du chant traditionnel cap-verdien, Gabriela Mendes, sort un album, Tradiçao. Rencontre à l’issue d’un concert donné au Satellit Café, mercredi soir à Paris.
 Qu’est-ce qui qualifie votre chant ?
C’est du traditionnel, ce qui identifie le Cap-Vert, ce qu’on a toujours fait. J’ai toujours chanté. A l’église, j’étais soliste du groupe choral et depuis 1998, je me produis dans les nuits cap-verdiennes. La morna, c’est le blues du Cap-Vert. C’est plus triste et ça exprime de la nostalgie. Je suis née à Mindelo à Sao Vincente et j’ai vécu deux ans à Foro, l’île où la tradition est la plus puissante.
gabrielle5268.JPGVous chantez vos compositions ?
J’écris des morceaux, mais je ne suis pas pressée de les chanter. Je suis d’abord une interprète. Mais mes compositions, si je dois les chanter, cela se fera !
Comment êtes-vous passée de l’Eglise à la scène professionnelle ?
Un producteur français, Didier Jeanne de Casa de Morna, est venu au Cap-Vert. Il m’a entendue chanter dans un pub et ça lui a plu. On a décidé de faire un parcours ensemble… Ca a été un long parcours. J ‘aimais chanter mais je ne pensais pas en faire un métier. Je me disais que je ne gagnerais jamais ma vie mais quand tu aimes, tu insistes et les projets naissent.
Vos parents vous ont suivi ?
J’ai galéré comme tout le monde. J’ai été secrétaire… Il y avait trop de papiers… Ma mère adore car elle a toujours voulu chanter. Elle se voit en moi. Mon père… Il m’a dit : gagne ta vie maintenant. Maintenant, il y croit un peu plus depuis qu’il sait que notre musique existe dans le monde.
Vous venez après l’immense Césaria Evora…gabrielle---groupe5189.JPG
J’ai vu Césaria en concert en France. Je la connaissais déjà et quand j’ai vu ce concert, je me suis dit : pourquoi ne pas faire cette vie là ? J’ai rencontré son guitariste, Bau et il m’a donné un coup de main en acceptant de faire les arrangements de mon album. Césaria est ma référence mais c’est aussi une copine. Depuis que je suis petite, je l’entends. J’ai chanté ses morceaux. Elle a fait du bon travail et a ouvert des portes pour la nouvelle génération. Je suis en marche sur les traces qu’elle a insufflées. On n’a qu’à essayer de continuer son parcours. Ce n’est pas facile de venir après Césaria, mais ça motive !
Vous sortez une réédition de l’album Tradiçao. Quelles sont les nouveautés ?
Nous avons ajouter des titres en français dont le titre éponyme, Tradition, a été traduit par Théofilo Chantre.
Gabrielle--5206.JPGQuelles sont vos liens avec les Antilles et la Guyane ?
Je connais le zouk qui se joue énormément chez nous. Nous sommes très éloignés, mais on est des frères. On a quelque chose en commun. J’aimerais bien venir y jouer, je sais que je m’y sentirai chez moi ! Mon percussionniste est Guyanais, c’est Fabrice Thomson.
En attendant de vous écouter ici, où allez-vous vous produire ?
Je serai au Nice jazz festival, le 25 juillet, auparavant je serai le 3 juillet au Sob’s, le New Morning world de New York où tous les zoukers se sont produits, puis à Boston et enfin aux Nuits d’Afrique au Canada.
CD Tradiçao, Casa da Morna/VSPcap-vert-guyanne-copie-1.JPG
Le tap dancer guyanais, Tamango, arrivé tout juste de New York, est venu écouter la nouvelle égérie de la morna cap-verdienne.

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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 17:13
Portrait de femmemarie-jeanne-serre-dehors-copie-1.JPG
Marie-Jeanne Serbin, brune, exigeante et Martiniquaise !

Près de quinze ans après sa disparition, le bimestriel Brune est à nouveau disponible dans kiosques en Afrique, en Europe, et aux Amériques. Rencontre avec sa fondatrice et directrice de la rédaction, la Martiniquaise Marie-Jeanne Serbin-Thomas.

« En tant que femme noire, je ne me retrouvais pas dans la presse féminine. A part Amina, il n’y avait rien pour les femmes de mon profil, sauf si j’avais été une femme battue ou violée ! Les magazines féminins comme Elle ou Marie-Claire n’était pas faits pour nous. » C’est décidé et Marie-Jeanne Serbin sort le premier numéro de Brune en 1990. « C’était le premier magazine féminin haut de gamme pour les femmes noires. »
MJ-couverture-magazine.JPGLe magazine s’est très bien vendu sur l’Afrique jusqu’en 1994, moment où le franc CFA a été dévalué. « On a continué à bien vendre, mais le chiffre d’affaires a été diminué de 50 %. J’ai dû faire le difficile choix de mettre le titre en suspens. » Elle entre alors dans le groupe de presse JDEPPE qui publie Jeune Afrique économie où on m’a proposé de monter un magazine de même segment. » C’est ainsi qu’est apparu sur le marché Diva. De 1999 à 2006, Marie-Jeanne en a été la rédactrice en chef.

L’année dernière, Marie-Jeanne fait un déplacement en Afrique et se rend compte que tout le monde l’appelle encore « Mme Brune » et que le souvenir de son magazine est très vivace. En décembre, Marie-Jeanne décide de ressusciter son bébé. Et voilà le bimensuel relancé.

100 % indépendant
«  Nous en sommes à 4 numéros avec le prochain qui sort en juillet. » Sa cible n’a pas changé : la femme noire exigeante dans le monde entier. « On a toutes les mêmes problèmes, mais des manières différentes de les exprimer. Par exemple, l’Antillais cherche à améliorer sa chevelure, l’Africaine cherche plutôt à la masquer. » Une ligne éditoriale qui s’adresse à des femmes qui ont des vécus différents et dont ce vécu n’a jamais été pris en compte par la presse. « On fait de ces femmes des consommatrices et non des actrices de leur propre vie. »MJ-plan-americain-exterieur.JPG
Six mois après la renaissance de Brune, Marie-Jeanne peut s’estimer satisfaite : « La notoriété de Brune m’a permis de décrocher de nouveaux marchés comme le journal d’une municipalité du Congo (RDC) ou un magazine pour une compagnie aérienne africaine… » Du coin de sa Bretagne où elle s’est installée, elle fait travailler cinq personnes (fabrication), et un réseau de 7 journalistes dispersés sur la planète. Son journal 100 % indépendant est financé à 40 % par la pub. « Mes critères sont ceux de la presse internationale. » Et ça marche, puisque avec ses 30 000 exemplaires, elle touche 300 000 lecteurs.
MJ-serree-bis.JPG« Mme Brune »
Marie-Jeanne Serbin-Thomas est née à Dakar. Son père, originaire du Carbet, y était administrateur, et sa mère (née à Ducos), directrice d’école. « J’y suis née et j’y ai vécu jusqu’à l’âge de 15 ans. » Puis ça a été un an en Guadeloupe avant un atterrissage en métropole où elle passe son bac. Elle enchaîne avec une licence d’anglais, une autre d’ethnologie et un DEA d’esthétique. « Je suis arrivée au journalisme par la petite porte comme pigiste chez Africa international. » Elle en devient presque aussitôt rédactrice en chef adjointe. « Depuis vingt ans, je suis rédactrice en chef. Je sais faire un journal de A à Z. » Brune est un nom qui lui était apparue en rêve et qui satisfait ses exigences morales : « Brune n’a pas la connotation ethnique de couleur qui peut-être traumatique… »

 

 

 

 

 

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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 17:51

Deux Guadeloupéens au shadow cabinet du groupe PS à l’Assemblée nationaleGPL-et-Toto.jpg
Le président du groupe PS à l’Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, a nommé Victorin Lurel, vice-président de groupe en charge de l’Outre-mer. Cette organisation est présentée par le PS comme un contre gouvernement des députés de l’opposition. George Pau-Langevin a été nommée, quant à elle, vice-présidente en charge de l’immigration et du co-développement. En tout, ils sont une vingtaine à constituer ce « shadow cabinet » où l’on ne trouve plus la moindre trace du passage d’un éléphant ! La place faite aux deux ultra-marins semblent faire suite aux reproches essuyés par le PS sur son ouverture à la diversité après les nominations orchestrées par le président Sarkozy dans son gouvernement.

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