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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 16:52
 
 
 
 

4 millions d’euros pour la Bank of Saint Lucia
Pour proposer une alternative aux étudiants issus de l’Organisation des Etats de la Caraïbes (OECS), l’Agence française de développement (AFD) a décidé de prêter 4 millions d’euros à la Bank of Saint Lucia, la première banque du pays. Celle-ci veut financer les étudiants qui choisissent d’aller étudier dans les DFA. L’accord prévoit d’accorder à la Bank of Saint Lucia une ligne de crédit qui permettra d’abaisser le taux des prêts proposés aux étudiants. Les conditions d’éligibilité prévoient notamment que l’étudiant devra suivre sa formation dans un établissement des DFA et maîtriser la langue française. L’Alliance française et l’ambassade de France à Sainte-Lucie accompagneront le projet en proposant des programmes d’enseignement du français et en réalisant auprès des étudiants des actions de promotion des formations supérieures disponibles dans les DFA.
Création d’un fonds caribéen d’assurance pour la couverture de risques de catastrophe naturelle
Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé, lors de son conseil de direction du 24 mai, l’octroi d’une subvention de 5 millions d’euros à l’Association Internationale pour le Développement (AID) pour la constitution des réserves initiales du CCRIF (Caribbean Catastrophe Risk Insurance Facility), fonds d’assurance pour la couverture de risques de catastrophes naturelles dans les Etats de la Caraïbe. Les dégâts physiques infligés à ces Etats sont en moyenne de l’ordre de 600 millions USD pas an. Le projet de création du CCRIF propose aux Etats membres ou associés (les DFA) du CARICOM (Communauté du bassin de la Caraïbe ) une couverture des risques cycloniques et sismiques permettant d’accéder à une aide budgétaire non affectée et immédiate en cas de catastrophe (ce mécanisme, ne couvrant pas l’intégralité des pertes, sera complémentaire de l’aide à la reconstruction, dont les délais de mobilisation sont plus importants).

 

 

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28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 14:42

Toto serein
Victorin Lurel, candidat à sa succession, affiche de la sérénité face à ses outsiders de la 4e circonscription de Guadeloupe. Certes Alain Dorville, maire de Trois-Rivières, ancien président de l’association des maires, médiateur médiatique, a de l’aura, mais pas assez pour éclipser celle de Lurel. Sans grosse pointure face à lui (qui plus est, le représentant d’Objectif Guadeloupe a jeté l'éponge) et avec en prime un accord d’accompagnement financier avec les nouvelles collectivités des Îles du Nord qui scelle un accord électoral tacite, il peut être serein Toto !

Beaugendre surfe sur le chlordécone
Joël Beaugendre aime à rappeler que sur la question du chlordécone, il a été un député à la pointe du combat. La preuve, c’est lui qui a obtenu de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale en octobre 2004, la création d’une mission parlementaire d’information sur la question. Et c’est vrai. Lors de la réunion de la commission des affaires économiques du 14 octobre 2004, la résolution du député martiniquais Philippe Edmond-Mariette tendant à la création d’une commission d’enquête parlementaire a été examinée. Le député de Capesterre-Belle-Eau, rapporteur de la commission expliquait « qu'une commission d'enquête ne lui paraissait pas être l'outil le plus adéquat en la circonstance, et qu'il privilégiait la création d'une mission d'information, plus souple dans ses modalités de création ou dans l'organisation de ses travaux. » Pas sûr qu’il partage encore son propre avis aujourd’hui.

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28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 13:31

Rue Gerty-Archimède, Paris XIIePLAQUE-DeTOUReE.JPG

La rue Gerty-Archimède a été inaugurée par Anne Hidalgo, adjointe au maire de Paris et Michèle Blumenthal, maire du XIIe, mardi dernier.
rue-Archim--de.JPGLa nouvelle rue Gerty-Archimède se trouve dans le XIIe arrondissement, en bordure des anciens chais de Bercy, entre la rue Baron Le Roy (inventeur du système des appellation d’origine contrôlées) et ses vieux platanes et le chemin de fer du TGV sud et ses catainers). Elle fait face à la rue de l’Aubrac. La rue Gerty-Archimède dessert un espace encore vierge qui relevaient, il y a peu encore, de la SNCF. Elle n’a que 3 numéros pour l’instant : le 1 (un parking), le 3 ( ?) et le 5 (un portail vitré). Ils desservent tous une école polyvalente toute neuve et encore sans nom (mais elle portera, elle aussi, le nom de Gerty Archimède). De l’autre côté, face à l’école, des barrières vertes et grises de chantier. Le numéros pairs n’existent pas encore. Et au fond, ces mêmes barrières qui cachent mal un autre terrain vague à construire, en bordure des rails.panoramique-.JPG(Photos de Régis Durand de Girard et DR)
Un chantier
Le TGV passe doucement et barre la ligne d’horizon que cacheront bientôt des édifices. La rue s’achève en placette et en impasse, devant le portail de l’école. Pas une âme, dans cette encore demi-rue, mais les cis des enfants, derrière le mur… Deux jeunes femmes en formation rejoignent la rue Gerty-Archimède. Elles suivent un stage de formation dans l’école encore sans nom. Elles ignorent qui est Gerty Archimède, mais elles se reprennent : « Tout est expliqué sur la plaque ! ». Une autre stagiaire a été plus curieuse : « Je l’ai lue ce matin et j’ai appris quelque chose car je ne connaissais pas. »entree-ecole.JPG

A l’entrée de la rue Gerty-Archimède, côté rue Baron Le Roy, un hôtel à droite (89 euros la nuit), un coiffeur à gauche (qui cherche des modèles), de part et d’autre deux plaques de rue au nom de la députée guadeloupéenne déclime son cursus : « Première femme avocate de Guadeloupe, première femme députée de la Guadeloupe… ». Vingt mètres après le début de la rue, des bittes amovibles interdisent l’accès aux voitures. Les trottoirs sont pavés et le macadam flambant neuf. Pas d’arbre ni de façade, la rue Gerty-Archimède est à l’image de la France de la diversité, encore en chantier.vue-d-ensemble.JPG

Quelques rues ultramarines à Paris
Les noms de rues parisiennes faisant référence à l’outre-mer est encore limité. Il y a bien sûr la places des Antilles à Nation, il y a la rue du Chevalier Saint-George dans le 8e (qui a pris la place de la rue Richepance), les rues de la Martinique et de la Guadeloupe dans le XVIIIe, la rue Louis Delgrès dans le XXe, l’esplanade Gaston Monnerville dans le 6e et, désormais la rue Gerty-Archimède. Dans le XVIIe, la place du général Catroux, débaptisée sous l’occupation, n’a pas encore retrouvé son nom de place des Trois-Dumas.

Trois questions à Alain Foix, dramaturge et petit-neveu de Gerty Archimède
Alain-Foix.JPG"Un signe fort d'intégration des populations d'outre-mer dans l'histoire de la France"
Comment la mairie de Paris a eu connaissance de cette femme ?
George Pau-Langevin, déléguée auprès du Maire de Paris pour les affaires des ressortissants d'Outre-mer (notamment), est la cheville ouvrière de cette initiative et en est à l'origine. Elle a été saisie par les élus communistes et la Maire du 12e arrondissement. Gerty Archimède est très connue dans les milieux politiques de gauche et de droite et elle est une figure emblématique de l'Outre-mer. Rappelons que Ségolène Royal y avait fait référence récemment, et Lucete Michaux-Chevry (bien que de droite) s'en dit l'héritière.
Que signifie pour vous cette reconnaissance ?
Il existe très peu de rues dans Paris portant un nom de femme et encore moins de rues portant le nom d'un personnage historique ressortissant des DOM-TOM. Le fait d'avoir nommé du nom de Gerty Archimède une rue ainsi qu'une école est un hommage à sa lutte politique et sociale en tant que femme et femme antillaise. Elle est un signe fort d'intégration des populations d'outre-mer dans l'histoire de la France et une reconnaissance forte de leur identité au sein de l'unité nationale.
La rue vous plaît-elle ?
La rue me plait car elle est située dans un quartier vivant en plein développement. C'est, dit-on, le 16e du 12e arrondissement. Elle n'est donc pas de "seconde zone". Le fait qu'une école y soit établie et qu'elle se situe à deux pas d'établissements culturels de qualité (cinémathèque française, salles C), d'un grand parc et de lieux de vie, de rencontres et de loisirs, me semble important. D'autre part, l'histoire ouvrière du quai de Bercy, renvoyant symboliquement (par les vins et spiritueux notamment) au port de Basse-terre, donne une épaisseur supplémentaire à la présence de Gerty Archimède dans le quartier.
 
Biographiejunior-fem-gerty.gif
Gerty Archimède
(26 avril 1909-15 avril1980 à Morne à l’eau)
Gerty Archimède, aînée d'une famille de cinq enfants, est née le 26 avril 1909 à Morne à l’eau et travaille, après avoir obtenu son baccalauréat, à la Banque de Guadeloupe, avant de commencer en Martinique des études de droit, qu’elle termine à la Sorbonne. Après ses études, elle revient en Guadeloupe et prête serment en 1939, devenant ainsi la première femme avocate des Antilles. En 1945, elle est élue conseiller général sur la liste d’entente prolétarienne Social Communiste, et devient l’année suivante, une des premières femmes député. Elle siège sur les bancs du PCF jusqu’au 17 avril 1951.
L’année suivante, elle réintègre le barreau de la Guadeloupe, puis est élue, en 1953, adjointe au maire de Basse-Terre (M. Chaufrein), tout en continuant ses activités d’avocate. Elle sera maire du chef-lieu de 1953 jusqu’en 1956. En 1969, Gerty Archimède accueille et héberge clandestinement Angéla Davis, la militante noire des droits civiques aux USA. Aujourd’hui, elle est honorée pour son combat pour la défense des droits des femmes. Militante féministe, elle crée en Guadeloupe une fédération de l'Union des Femmes Françaises qui deviendra l’Union des Femmes Guadeloupéennes. Elle décède donc le 15 avril 1980, à Morne à l’eau, là même où elle était née.
(D’après les éléments biographiques transmis par Pierre Archimède)
La phrase
« Elle voulait donc être la première, non pour satisfaire un quelconque égocentrisme, mais pour donner l’exemple et aider ses sœurs Guadeloupéennes et Antillaises à se libérer. A juste titre, elle est considérée comme la pionnière de l’émancipation féminine en Guadeloupe »
Lucie Julia, dans un livre sur la vie de Gerty Archimède, « Fleur et Perle de la Guadeloupe »

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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 10:39

Séléction française de l’Eurovision : les dés étaient pipés

France 3 avait mis tous ses espoirs dans la prestation des Fatals Picard avec leur chanson, L’amour à la française, pour essayer de ramener dans son escarcelle le prix de l’Eurovision qui nous échappe depuis trente ans ! L’échec cuisant des néo-ludo-romantiques d’Amiens (en bas du tableau) à Helsinki, le mois dernier, a fait se délier les langues à l’occasion du festival de Cannes où, devant le Majestic, France-Télévision avait installé un énorme stand. Ainsi, l’on a appris de bonnes sources, que les gagnants réels de la sélection française auraient dû être le duo Medi T, avec son tube urbain, On and on. Le jury, à la majorité, avait choisi Medhi le beur et Thierry le négropolitain, mais ce choix allait à l’encontre du brillant plan marketing décidé par France 3, celui qui devait soi-disant nous assurer la victoire ! Ainsi, le soir de la finale française (à laquelle France-Antilles s’est rendu pour rien car absent des listes de la presse invitée par France 3, malgré une invitation de France Ô !), les appels du public en provenance des Antilles auraient été tout simplement coupés quand il a été constaté que le phénomène Cyril avec la Star Ac allait se reproduire grâce au soutien massif de l’outre-mer. Déjà l’an passé, dans le carré VIP de la finale française de l’Eurovision, avant même que l’on connaisse la lauréate française, Virginie Pouchain, une collaboratrice du cabinet de Patrick de Carolis, pdg de France Télévisions avait demandé ingénuement : « C’est elle Virginie ? »
En 2007, France 3 promettait de dépoussiérer l’Eurovision. Ses fins stratèges qui auraient peut-être eu une chance de ramener l’Eurovision avec les Fatals Picards, il y a dix ans, n’ont pas vu qu’ils étaient passés à côté de la plaque. L’image de la France diverse a encore du chemin à faire, notamment quand il s’agit de la faire voir à l’Europe...

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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 10:20

Cinq candidats ultramarin dans le 5e DOM

Pour ces législatives, peu d’ultramarins iront en combat en métropole. En région parisienne, ils sont cinq à avoir mis la main à la pâte.

beaujour_portrait-1.jpgGPL.jpg


Paris.
Les Guadeloupéens George Pau-Langevin (GPL) (PS) et Jean-Claude Beaujour (JCB) (UMP) se battront dans des circonscriptions mitoyennes. Mais pour l’un comme pour l’autre ce sera difficile !
George Pau-Langevin, officiellement investie (grâce au coup de force de Toto, il y a un an), devra se battre contre le socialiste sortant et maire du XXe arrondissement, Michel Charzat. Ségolène Royal a dépassé les 60 % dans ce secteur ! JCB ne connaîtra pas de difficultés internes contrairement à sa compatriote GPL et, malgré la vague bleue attendue, il risque bien de ne pas faire le poids dans ce 11e arrondissement ancré lui aussi à gauche.

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Sarcelles.

La guerre fratricide entre ultramarins n’aura pas lieu. Sophie Jacquet (Modem-UDF) qui avait passé la main à Claude Ribbe, le président du Collectifdom, avant de se raviser, a finalement jeté l’éponge. Jean-Michel Cadiot a décroché l’investiture de Bayrou. Claude Ribbe part sans étiquette ! Ca sera dur face à au poids-lourd, Dominique Strauss-Kahn.










JMB.jpg

Saint-Denis.
Là aussi, deux Antillais sollicitent les électeurs.


Dans la 1re circonscription
, Jeannine Maurice-Bellay, dissidente du PS, vient se présenter dans la circonscription du secrétaire nation du PS aux élections ! Elle proteste ainsi contre son éviction dans le 95 au profit de Fauzi Lamdaoui, parachuté par la direction nationale. JMB sait qu’elle est audacieuse.





Cecile-RANGUIN.jpg


Dans la 2e circonscription
, la Guadeloupéenne Cécile Ranguin, adjointe au maire de Saint-Denis depuis 2001 et militante des Verts n’aura pas la partie facile non plus. Elle se retrouve en face d’un judoka de poids, Djamel Goras (Modem-UDF) ou le sortant, Patrick Braouzec, maire communiste de Saint-Denis.







Ces cinq candidats sont soutenus par le Collectifdom.

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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 10:15

Commémoration du 23 mai à Sarcelles, Claude Ribbe porte plainte

Claude Ribbe, en tant que candidat à l’élection législative de Sarcelles, a déposé hier matin devant le doyen des juges d’instruction de Sarcelles une plainte avec constitution de partie civile pour infraction au code électoral. Celui-ci reproche à Dominique Strauss-Kahn (DSK), candidat PS, François Pupponi, maire PS de Sarcelles et Serge Romana, président du comité marche du 23 mai 1998 (CM98). Claude Ribbe leur reproche d’avoir détourné la cérémonie en meeting électoral de DSK. « Il a pris la parole devant trois autres candidats muselés ! », proteste Claude Ribbe. Informé de cette plainte, Serge Romana, a déclaré : « C’est très bien qu’il fasse ça. C’est même excellent. C’est une démonstration de ce qu’il est. CQFD. » La commémoration du 23 mai à Sarcelles s’est déroulée sous un chapiteau sur le Champ de foire devant près de 1 000 personnes, mercredi soir. «  C’était une ambiance de recueillement à l’image de celle qui règnent dans les cérémonies de commémoration des victimes de la Shoah, raconte Serge Romana. Il n’y a pas eu de prise de parole. Les noms de 6495 noms de Mouliens ont été lus. Des familles, sur scène, accompagnés de chœurs et de poésies, ont honoré leurs parents. Dans la salle des gens du Moule notaient les noms… C’est une cérémonie, un véritable rituel ! » Ce que dénonce Claude Ribbe, s’est déroulé avant, lors d’une « cérémonie républicaine » organisée par la mairie de Sarcelles, le CROMVO (l’association de Jean-Pierre Passe-Coutrin, et le CM98. « Comme il y en a eu toute la journée à Villiers-le-Bel, Saint-Denis… », complète le président du CM98. La plainte de Claude Ribbe ne parvient pas à l’intéresser. Lui, il a en tête le 23 mai 2008. Cette date existe désormais, le président  s’est engagée. Elle devra être reconnue pour les dix ans. »

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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 10:11

Christian Estrosi : « On me pousse à prendre l’Outre-mer »

L’ancien ministre délégué à l’Aménagement du territoire Christian Estrosi est toujours pressenti pour prendre en charge le secrétariat d’Etat à l’Outre-mer. Selon nos informations, son nom n’a été retiré de la liste du nouveau gouvernement que peu avant sa présentation par François Fillon vendredi dernier. Christian Estrosi a une autre priorité. Le 16 mai, il a annoncé sa candidature à la présidence du groupe UMP à l’Assemblée nationale s’il sort vainqueur dans sa circonscription des Alpes-Maritimes. Petit problème, l’ancien ministre du Budget, Jean-François Copé, a indiqué que le président de la République et le premier ministre lui auraient confié la mission. Mais Christian Estrosi, Sarkozyste de la première heure, ne veut pas l’entendre ainsi. Interrogé par nos confrères des Nouvelles calédoniennes sur la possibilité de le voir rue Oudinot, il confie : « Je me sens plutôt partant pour le groupe UMP, mais on me pousse à prendre l’Outre-mer ».

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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 17:24

L’outre-mer dévoile sa nouvelle vague de cinéastes à Cannesbaloufou--Pinson--Descas-Charlery--Pierre-Victor--Guilbeau--C--cile-Sommier--Luc-St-Eloi--Osange-SILOU--Baillet--MJAlie-Vernant.JPG

Le Semaine internationale de la critique qui se déroule pendant le festival de Cannes, a accueilli, mardi soir au Miramar sur la Croisette, RFO et Invariance noire, pour la remise du 5e prix Hohoa du meilleur scénario de court-métrage de l’outre-mer. Une Martiniquais, un Guadeloupéen et un polynésien ont été primés.

Foule-miramar.JPGEntre salon de l’auto et silicone Croisette, on hésite tant le festival de Cannes offre à voir un curieux mélange. Entre le public et sa part d’excentricité (quoique réputé beaucoup moins nombreux cette année), les journalistes accrédités (4 000), les professionnels de la profession bien badgés et les stars inaccessibles, le festival a su être aussi, mardi soir, la vitrine d’un nouveau cinéma d’outre-mer. Bien plus humblement qu’au bunker (le palais des festivals avec ses marches et son tapis rouge), la salle de projection du Miramar (superbe hôtel de la Croisette, en travaux) était l’hôte du 5e prix Hohoa du scénario de court-métrage de l’outre-mer. A défaut de se targuer d’avoir Stephen Frears comme président de jury, Osange Silou (directrice d’Invariance noire) et Marie-Josée Alie (directrice des affaires culturelles de RFO) avait trouver en la personne d’Alex Descas, un de nos meilleurs représentants ultramarins dans le cinéma, le grand cinéma. Celui qui a tourné avec Jim Jarmush (Coffee and cigarettes), Olivier Assayas (Boarding gate), ou encore Raoul Peck (Lumumba), a remis le trophée du meilleur scénario à la Martiniquaise Nadia Charlery pour Ti coq. « La prochaine fois que je viendrais à Cannes, ce sera pour présenter un film ! », a déclaré la lauréate sur la scène. Le directeur général de RFO, François Guilbeau a ajouté : « Nous serons très fiers de le montrer. » Et alors que Nadia Charlery évoquait avec émotion ses parents, en Martinique, Osange Silou est venu lire un extrait de Patrick Chamoiseau, Ecrire en pays dominé… Son hommage à la Martinique en ce 22 mai, à Cannes.

« Ce cinéma existe »

Le second prix a été attribué à un jeune polynésien de 25 ans, Heiremu Pinson pour Mother and son. Deux mentions spéciales sont venus honorer deux autres révélations antillaises : Michaël Gammalame, un Guadeloupéen passé par la FEMIS, pour Heures d’ici et de là-bas, et Gary Pierre-Victor pour Négropolitain. Ce dernier, pas sa verve et son énergie, a fait oublier l’absence du premier, retenu en Guadeloupe. « Il est important que ce cinéma existe, a déclaré Gary Pierre-Victor. On est en train de construire une nouvelle France, une France avec tout le monde. Et on est en train d’y parvenir ! » Osange Silou a indiqué que ce scénario avait posé au jury « beaucoup de problèmes » avant de conclure : « Il est parfait, je suis très fière de lui. »
Présentée par Luc Saint-Eloi, la soirée s’est poursuivie avec la projection de deux courts-métrages issus des scénarios récompensés par les prix Hohoa 2003 et 2005. Le premier (Il était une fois… Sasha et Désiré) a été réalisé par Cécile Vernant. Il raconte élégamment l’histoire d’amour entre sa grand-mère russe et son grand-père martiniquais. Le second film (24 heures de la vie d’un mort) narre le parcours atypique d’un noyé découvert et trimballé par un Kanak et un Caldoche pleins d’espièglerie, et un Wallysien facétieux.
Et puis, Cannes étant Cannes, producteurs, organisateurs, réalisateurs, acteurs, journalistes et invités se sont retrouvés sur la plage du Goéland pour une soirée privée. Le grand cinoche, quoi !

(Photos : Régis Durand de Girard)

Trois questions à Alex Descas, président du juryAlex-Descas-serr--.JPG
" Des images pas folkloriques sur un support moderne"

Il y avait 11 scénarios en compétition, la sélection a été facile ?
Ce qui compte, c’est de créer une dynamique pour créer un cinéma qui n’existe pas assez, et sans visibilité. Et puis ce sont des jeunes ! J’ai envie de voir tous ces petits jeunes montrer leur vision, leur regard. Ils ont de l’efficacité dans la narration et quand ils passeront au long métrage, ils se seront fait la main.

Ne peut-on pas regretter que l’un des deux films réalisés à la suite du concours l’ait été en vidéo et pas sur pellicule ?
On sort à peine d’un silence assourdissant ! Ces jeunes ont des choses à partager et peuvent tout à fait nous éclairer sur un autre versant des choses. L’identité du cinéma du Sud est méconnue et l’apport de la vidéo a permis de faire des films. Là, nous avons des images qui ne sont pas folkloriques sur un support moderne. Je préfère ça !

De votre côté, vous en êtes-ou ?
Au mois d’août, je tourne Oh ! Boy,un téléfilm de David Cozzy avec qui j’ai déjà fait L’homme qui venait d’ailleurs. C’est l’histoire deux orphelins auxquels un juge s’attache. Je dois jouer le juge. En septembre, j’attaque un long métrage de cinéma avec Claire Denis, 36 Rhum, l’histoire d’un père et sa fille.

Nadia-Charlery-trophe.JPGNadia Charlery, auteur de Ti coq
Nadia vit et travaille à Fort-de-France. Native de la Guyane, il y a 33 ans, elle est diplômée de l’ESRA et s’emploie habituellement comme régisseur, assistante de réalisation ou directrice de casting. Elle a tourné avec ICV, K Prim ou Chronoprod. Le scénario de Ti coq était prêt depuis un moment. Elle voulait d’ailleurs le présenter pour le concours Hohoa 2006. « J’ai trouvé qu’il n’était pas abouti et je l’ai rangé dans un tiroir. Je l’ai ressorti, relu et j’ai bien fait ! » 20 minutes, deux personnages et un coq… Josué s’est mis en tête de transformer son coq en combattant redoutable. Malgré tous ses efforts et l’aide de sa mamie, il ne parviendra jamais à arriver au pitt… La lauréate travaille actuellement avec Osange Silou pour passer à la phase de la production. Echaudée par une précédente expérience, elle a bien l’intention de prendre en main les destinées de ce film. « J’ai déjà gagné, il y a quelques années, un concours de scénario contre la drogue. Quelqu’un d’autre l’a réalisé… Il n’y a rien de plus frustrant ! »



Gary Pierre-Victor, auteur de NégropolitainGary-Pierre-Victor-serre.JPG
Sa mère est des Grands-fonds, son père, plus près du Moule, et lui, Gary Pierre-Victor est né à Bondy. A 26 ans, Gary a un parcours cinématographique d’autodidacte. Ce qui enchante le président Alex Descas : « Ca maintient le désir ! » Gary a passé son adolescence à regarder des films. Tous les films, et particulièrement le cinéma américain des années 1970. A 13 ans, il passe un deal avec sa mère : elle fait un crédit en dix fois pour une JVC et lui n’ira pas traîner… Il ne traîne pas, il tourne et, à 14 ans, son film, La corde raide, est sélectionné au festival de Bondy. « Je savais que j’allais faire du cinéma mais on m’a mis en BEP maintenance vidéo ! » En 1999, il quitte l’école et rencontre Jordano Gederlini (Camping sauvage) qui le met en contact avec la société de production Quo Vadis avec qui il développe le scénario primé mardi soir à Cannes, Négropolitain, l’histoire de deux flics antillais en banlieue, première et deuxième Emmanuel-Prioux--Gary-Pierre-Vixtor-Yves-Darondeau-de-Bonne-Pioche.JPGgénération. Une réflexion sur le racisme entre Noirs. « Le projet n’était pas mûr et les gars n’étais pas prêts… » Alors, il tourne son premier documentaire, Le centre, sur une équipe d’animation de quartier. « Je rencontre le directeur photo de la Haine et Samouraï, Pierre Haïm, et je lui montre. Il me présente alors Emmanuel Prioux, de la société Bonne Pioche… » Il a alors 22 ans. Il développe un nouveau projet, Le hall, un doc sur les jeunes dans les halls d’immeuble. Mais Pierre Haïm lui parle alors de 6 comédiens qui débutent avec Jean-Pierre Sinapi. « Je les rencontre, j’oublie Le hall et je tourne Les lascars. » Le film sort sur Canal +, Le hall sort en 2006 sur RFO. Le centre, Le hall et les Lascars sont sa trilogie sociale sur la France d’où il vient, « les années Chirac, pré-sarko ». Mais il ressort le scénario Négropolitain et le propose à Bonne Pioche qui, entretemps, a connu la gloire avec La marche du manchot empereur. Emmanuel Prioux dit : « Banco ». Après la récompense acquise à Cannes, Gary sait qu’il va pouvoir tourner sa première fiction. D’ores-et-déjà, Alex Descas s’est montré intéressé. Le premier coup de caméra est prévu pour juin et il pense déjà à la version longue, mais chez les CRS…

Cécile Vernant, slave et antillaiseCecile-Vernant.JPG
Avoir Jean-Pierre Vernant, le résistant et historien, dans sa famille est déjà une chose rare, mais Cécile Vernant (qui était au collège à Fort-de-France avec Nadia Charlery) présente un autre atavisme, tout aussi remarquable : elle est d’origine du Carbet et elle est d’origine russe. Improbable métissage qu’elle a choisi de raconter dans Il était une fois… Sasha et Désiré. C’est le 3e film de Cécile Vernant après Mot compte double (2004) et Le dossier (2006). Le dossier a tellement bien marché qu’entre les prix et les droits d’auteur qu’il lui rapporte, elle en vit ! La jeune femme écrit depuis près de cinq ans, mais elle a une autre vie. Après son bac et sa maîtrise d’anglais, elle a suivi les cours Florent. On a pu la voir au théâtre jouer dans La noce chez les petits bourgeois créole de Philippe Adrien et au cinéma chez Klapish et Jaoui. Sasha et Désiré raconte comment à Noirmoutier, en 1934, une jeune fille russe en villégiature avec ses parents, rencontre Désiré dont le frère est un artiste qui se produit au bal Blomet. L’amour entre cette jeune russe émigrée et l’étudiant du Carbet va naître au son de Stellio et Delouche. Le film a été remarqué puisque Cécile Vernant a été invité à venir en parler sur France 2 à l’émission Des mots deminuit. Et pourquoi s’arrêter en si bon chemin, elle a deux chantiers en cours, un moyen métrage et un court, et un autre en phase d’écriture, un long métrage.Danseurs-bal-sasha-et-desire.jpg

 

Les lauréats Hohoa depuis 2003TROPHE-HOHOA-1.jpg

Stéphane Baillet (Nouvelle Calédonie) pour 24 heures de la vie d’un mort (réalisé)

Olivier Baudot-Montézume (Martinique) pour Le nom du père

Jacques-Olivier Ensfelder (Martinique) pour Message mekanik

Yann Chayia (Martinique) pour M. Etienne (réalisé)

Dominique Duport (Guadeloupe) pour En ba feye (en cours de production)

Fann Glissant (Martinique) pour Histoires mêlées

Camille Tillier (Réunion) pour L’œil du cyclone

Cécile Vernant (Martinique) pour Il était une fois… Sasha et Désiré (réalisé)

Frédéric Kunh (Saint-Pierre et Miquelon) pour Egaré

Caroline Jules pour Tourments d’amour (en cours de production)

Imanou Petit pour Guyane (en cours de production)

Erika Dessart pour Les mots que chuchotent nos ombres

 

canne-et-ses-lumieres.JPGLa phrase : « On reçoit des scénars et on en fait des films. » Marie-Josée Alie de RFO

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21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 18:41

La Rhum Ac décerne ses récompensesDegustation-rhum-2--fxg-.jpg

Douze ans après une première expérience, Charly Claude de l’académie du rhum a organisé, hier, au restaurant la Créole, à Paris, une dégustation à l’aveugle des rhums du monde entier. 50 rhums, 30 jurés, six tables, cinq jurés par table et deux huissiers de justice ! « Nous achetons les rhums sur le marché grand public, explique Charly Claude, et nous pouvons présenter les factures ! » Ils ont investi un millier d’euros et les deux huissiers ont assisté à la mise en flacon des rhums. L’académie du rhum qui fournit chaque année une trentaine de jurés au concours général agricole n’a pas été très heureuse de l’édition 2007, d’où cette envie de relancer une dégustation (avec diplôme d’honneur) au sein de l’académie. Pour assurer davantage de crédit à cette dégustation, Yves Klein, jurés de tous les concours agricole pour le compte du ministère de l’Agriculture est venu apporter son expertise ainsi que celle de huit autres jurés du ministère. Ca discute sec à l’une des tables : une journaliste jurée demande si l’on peut couper son rhum avec de l’eau… « Ca se fait avec les eaux de vie…’ », plaide-t-elle inutilement !

 

 

La Réunion et la Guyane s’invitent aux Antilles

 

d--gustation----l-aveugle--FXG-.jpgA la tables des blancs de Martinique, glissé parmi les produits AOC, un flacon de Belle Cabresse ! En 1995, le rhum guyanais avait emporté les suffrages des jurés ! Cette fois, c’est le rhum agricole de la Réunion, le Savana, qui a coiffé les rhums guadeloupéens. Il est premier de cette catégorie élargie pour le coup à l’île Bourbon ! Les jurés sentent, regardent, boivent, crachent… Certains rhums posent problème comme ce cubain qui affiche une couleur paille. « Attention, pour sa couleur, c’est jaune, mais élevé sous bois ! Paille est déposée par Saint-James ! » « C’est le premier nez qui compte ! », commente-t-on à côté. Les feuilles de notation des rhums seront mises à la disposition des rhumiers qui pourront, s’ils consentent à l’investissement, faire figurer le verdict de l’académie du rhum. A terme, Charly Claude, qui promet une troisième édition dès l’an prochain, espère ni plus ni moins, supplanter le concours général agricole. « Ici, on goûte des rhums, pas des liqueurs ! »

Le palmarès

1.Martinique

1.1.Blanc :

1.St James 50° (or au concours général)

2.Bally 50°

3.Neisson 50°

1.2.Vieux :

1.Dillon 43° (argent au concours général)

2.St Etienne 42°

3.Chantal Comte (Depas) l’Arbre du Voyageur VSOP 45°

2.Guadeloupe (et Réunion)

2.1.Blanc :

1.Savanna 45°(Réunion)

2.Séverin 55° (argent au concours général)

3.Exaequo : Bielle 59° & Bologne 50°

2.2.Vieux :

1.Damoiseau 42° (or au concours général agricole)

2.Séverin 6 ans 45°

3.Chantal Comte (Bielle)- La Tour de l’Or

3.Blancs traditionnels (Industriels) :

1.Barbancourt 40° (Haïti)

2.Charrette 49° (Réunion)

3.Rivière du Mat 50° (Réunion)

4.Vieux traditionnels (Industriels) : Groupe 1

1.Rivière du Mât 43° (Réunion)

2.Barbancourt 43° - 8 ans d’âge (Haïti)

5.Vieux traditionnels (Industriels) : Groupe 2

1.Matusalem 15 ans Grande réserve 40° (Cuba)

2.Havana Club 40° 7 ans (Cuba)

3.New Grove 40° (Ile Maurice)

6.Vieux traditionnels: Groupe 3

1.Cartavio 40° 1929 (Pérou)

2.Barcelo 38° (République Dominicaine)

3.Santa Térésa 40° (Vénézuela)

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20 mai 2007 7 20 /05 /mai /2007 19:44

Fête du drapeau haïtien à Epinay sur SeineHerv---Chevreau--Lionel-Etienne--son-epouse-et-Miss-Haiti-de-France-et-le-drapeau-lev--.JPG

Lionel Etienne, ambassadeur d’Haïti en France, était l’hôte, vendredi dernier, du maire d’Epinay sur Seine, Hervé Chevreau, pour l’anniversaire de la création du drapeau haïtien, le 18 mai 1803. Les ambassadeurs du Burkina Faso et de Côte d’Ivoire étaient là, tout comme Rose Clairvoyant, "miss Haïti de France". Pour Lionel Etienne qui se réjouit que ça soit déjà la deuxième édition et alors que, « cela fait 20 ans que la France accueille des Haïtiens, outre-mer et en métropole, comme ici à Epinay, c’est de la part du maire d’Epinay une signe d’amitié."beaujou-marty-miss.JPG





Me Jean-Claude Beaujour, candidat dans 11e arrondissement de Paris sous les couleurs de l'UMP, est venu accompagner son confrère, Me Eric Marty, avocat du Collectifdom.

(Photo : RDG)

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