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2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 14:36

Le CRAN dénonce l’agression d’une jeune métisse à Marseille

Une jeune fille de 22 ans, de père antillais et de mère juive, a été agressée jeudi 26 avril à Marseille. La victime a été frappée avec un casque. Son tee-shirt a été déchiré avec un couteau. Ses agresseurs lui ont coupé une mèche de cheveux avant de tracer une croix gammée sur sa poitrine. Le Parquet de Marseille a confirmé le caractère raciste de cette agression. Il a ouvert une information judicaire pour vol et violences ayant entraîné une incapacité de plus de huit jours commis en réunion, avec arme et acte de racisme. Cette agression raciste et antisémite, a été médiatisée, hier, par le Comité représentatif des associations noires de France (CRAN) qui dénonce le silence du ministre de l’Intérieur. Il exige de François Baroin une condamnation ferme et immédiate. Le CRAN rappelle qu’il n’est engagé en faveur d’aucun candidat à l’élection présidentielle de 2007. Mais il met en garde le candidat de l’UMP à l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy.  Le lui reproche d’avoir « stigmatisé systématiquement les individus plutôt que les problèmes ». En témoignent ses propos sur le « kärcher » (Juin 2005) ; la « racaille » (Octobre 2005) ; sur ceux qui doivent « quitter la France » s’ils ne l’aiment pas (Avril 2006) ; sur la « dette imaginaire » (Juin 2006) ; sur la création d’un « ministère de l’immigration et de l’identité nationale » (Mars 2007) ; sur « ceux qui sont polygames, pratiquent l'excision sur leurs filles, égorgent le mouton dans leur appartement » (Février 2007). Selon le CRAN, un tel discours ne peut que favoriser une montée des tensions en France.  Le CRAN souligne par ailleurs que Ségolène Royal n’a jamais répondu concrètement à ses nombreuses demandes de proposer un véritable plan pour lutter contre les discriminations.

 

 

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2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 10:59

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Firmine Richard et Diziz la peste avec Ségo

Mardi, au stade Charletty, pour le grand concert-meeting de Ségolène Royal, beaucoup d’artistes sont venus apporter leur soutien, parmi eux, la comédienne Firmine Richard ou le rappeur Diziz la Peste. Au final, un meeting plus coloré que celui de Nicolas Sarkozy, l’avant veille à Bercy, qui, malgré son travail de fond auprès des ultramarins, semble moins bien parvenir à incarner « la France du vivre ensemble métissé » chère à Mme Royal.

(Photo : Régis Durand de Girard)

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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 12:44

INTERVIEW. Nicolas Sarkozy, candidat de l’UMP à l’élection présidentielles

"J'ai brisé les tabous de l'insécurité et de l'immigration"

1) Etes-vous satisfait de votre résultat dans les DFA ?

Je ne suis pas « satisfait », je suis simplement heureux. Pour au moins deux raisons : le taux de participation a été très élevé et j’arrive en tête dans 6 collectivités d’outre-mer sur 9. En Guadeloupe et en Guyane les scores que je réalise - supérieurs à 40% - me vont droit au cœur.

C’est un formidable encouragement de la part des Guadeloupéens, des Guyanais et des Martiniquais. Ceux qui ont essayé de caricaturer le débat et de déformer mon image ont échoué. Les Français ne sont pas dupes de ces manipulations. Ils attendent, avant tout, des solutions pour vivre en paix, éduquer leurs enfants, leur construire un avenir. Cela suppose de se montrer précis et déterminé sur les questions de sécurité, comme sur celles de développement.

2) Qu’est-ce qui vous différencie de votre adversaire, vos programmes ayant beaucoup de thématiques communes ?

Mme Royal n’est pas une adversaire, mais une concurrente. Je tiens à ce que la vie politique ne soit pas un champ de bataille mais un lieu de débat où les candidats se respectent les uns les autres et cherchent non pas à terrasser l’autre mais à faire progresser le pays. En matière de sécurité, je propose le renforcement des sanctions contre les multirécidivistes et les mineurs délinquants, Mme Royal s’y oppose. En matière d’immigration, je propose le renforcement des contrôles et Mme Royal la régularisation massive des clandestins. En matière de développement économique, je propose de créer des « zones franches globales », Mme Royal dit que c’est un « gadget », alors que ses propres conseillers lui avaient suggéré de suivre ma proposition. Sur ces sujets essentiels, les « thématiques communes » sont rares ! Et s’agissant de la revalorisation du travail, les mots se ressemblent mais les pratiques s’opposent. Je respecte Mme Royal mais je pense, sincèrement, qu’elle n’a ni une vision globale des enjeux, ni un programme cohérent pour l’Outre-mer.

3) Jusqu’où êtes-vous prêt à aller dans les évolutions statutaires des DOM ?

Je l’ai déjà dit franchement : je ne pense pas que les questions d’évolution statutaire soient une priorité dans des territoires qui connaissent un taux de chômage supérieur à 22%.

J’observe, par ailleurs, qu’en Martinique et en Guadeloupe, la question de l’évolution statutaire a fait l’objet d’une consultation en 2003 et que dans les DOM, les lois de la République peuvent déjà être adaptées aux « caractéristiques et contraintes particulières de ces collectivités ».

Je ne suis pas hostile, par principe, aux évolutions statutaires lorsqu’elles sont nécessaires au bien être des populations. Je crois, cependant, qu’il faut que l’on arrête de présenter le changement de statut comme un « préalable au développement économique », pour éviter d’avoir à rendre des comptes à la population.

4) Le chômage, le logement, l’exclusion touchent les Domiens. N’est-ce pas tout simplement… du sous-développement ?

Oui, d’une certaine manière, c’est une forme de sous-développement économique contre laquelle je me battrai sans relâche. C’est même l’axe principal de mon projet pour l’outre-mer.

A ce sujet, j’ai souvent entendu mes propos caricaturés, notamment en Martinique, sur la discrimination positive et sur ma conception de la solidarité.

La discrimination positive, cela veut dire « faire plus » pour les territoires et les populations qui en ont plus besoin, en matière de logement, de santé ou de continuité territoriale. Cela revient, ni plus ni moins, qu’à rétablir l’égalité des chances pour les Français d’outre-mer.

S’agissant de ma conception de la solidarité, elle est différente de celle de Mme Royal. Il n’a évidemment jamais été question pour moi de supprimer le RMI ! Je dis simplement qu’être au RMI n’est un idéal pour personne et que cela ne doit pas être une situation durable. Je veux trouver un emploi ou une activité à tous ceux qui sont en capacité de travailler. La vraie solidarité, celle qui respecte la dignité de la personne, c’est celle qui permettra à chacun de faire vivre sa famille du fruit de son travail.

 5) Vous allez être le Président d’un pays qui, selon un sondage récent, s’est déclaré raciste à 30%. Comment espérez-vous faire évoluer ces comportements ?

Je ne crois pas qu’un tel sondage reflète la réalité. Dans leur immense majorité, nos concitoyens ne sont pas racistes. Simplement, certains d’entre eux - et notamment ceux qui ont été tentés par le Front national – ont exprimé une exaspération, sur certains sujets devenus tabous parce qu’une partie de la classe politique et médiatique diabolisait tous ceux qui voulait en parler.

J’ai brisé ces tabous, notamment sur la sécurité et l’immigration. Je l’ai fait en restant toujours  fondamentalement fidèle à nos valeurs républicaines. Et le résultat est là : Jean-Marie Le Pen est en quatrième position au premier tour de l’élection présidentielle et il a perdu un million de voix. Je suis profondément heureux de cela car ce sont autant de Français qui ont rejoint le camp républicain, celui de la tolérance.

Toute ma vie, j’ai lutté contre le racisme et, d’une manière générale, contre les exclusions. Si je suis élu Président de la République, je ferai du combat contre le racisme une priorité. C’est en partie pour cela que j’ai proposé de créer une « Délégation interministérielle pour la cohésion sociale et l’égalité des chances des Français d’outre-mer et d’origine ultramarine ». En la matière, l’Etat doit donner l’exemple.

6) Qu’est-ce qui empêche que nous ayons la même prise en compte de la continuité territoriale que les Corses ?

Les dispositifs de subvention directe ne sont pas, à mes yeux, la meilleure formule pour favoriser la mobilité des populations et le développement du tourisme dans les DOM, qui sont très éloignés géographiquement de la métropole.

En revanche, je suis favorable au renforcement des dotations de continuité aérienne existantes pour les DOM si des besoins, précis et justifiés, apparaissent. Je pense, notamment, que l’on peut faire plus pour la mobilité professionnelle et celle des étudiants. Mais ce que je préconise surtout, c’est d’augmenter la concurrence sur les lignes aériennes qui desservent l’Outre-mer pour faire baisser les prix des billets. C’est dans ce combat que je me suis engagé, avec déjà quelques succès, depuis plusieurs mois.

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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 12:36

INTERVIEW. Ségolène Royal, candidate du Parti socialiste à l’élection présidentielle

"Chaque département d'outre-mer doit pouvoir choisir les institutions"

1- Etes-vous satisfait de votre résultat dans les départements français d’Amérique ?

Les électeurs des DFA m’ont placée très largement en tête avec près de 15.000 voix d’avance sur les trois départements. Je les remercie de leur confiance.

2- Qu’est-ce qui vous différencie de votre adversaire, vos programmes ayant beaucoup de thématiques communes ?

A part « libérer les énergies » et combattre l’insécurité et l’immigration irrégulière qu’il n’a pas fait reculer comme ministre de l'intérieur, il souhaite surtout diminuer le nombre de fonctionnaires et réduire les services publics. Son projet est celui d’une France divisée.

Comment tiendra-t-il ses promesses sur l’éducation, la santé, la sécurité en diminuant les effectifs des fonctionnaires ? Avec quels crédits puisqu’il veut réduire à la fois la dette et les impôts des plus riches ?

3- Jusqu’où êtes-vous prêts à aller dans les évolutions statutaires des DOM ?

Je veux refonder la décentralisation, que la droite a dévoyée en rendant opaque le partage des compétences et en asphyxiant financièrement les collectivités. Les départements d'outre-mer ne resteront pas à l’écart de cette refondation.

Chaque département d'outre-mer doit pouvoir choisir les institutions les mieux adaptées à son identité et aux caractéristiques de son développement. Je propose que les élus lancent, dans chaque DOM, des discussions  pour faire le bilan de la décentralisation et examiner les conditions d’une amélioration de son fonctionnement. 

Je serai très attentive aux propositions issues de ces débats. Je n’exclus aucun changement s’il facilite la résolution des problèmes des DOM et s’il est approuvé par la population.

4- Le chômage, le logement, l’exclusion touchent les Domiens. N’est-ce pas tout simplement … du sous-développement ?

Le chômage, l’exclusion, les retards en matière d’enseignement, de santé ou de logement ne sont pas une fatalité.

J’ai fait des propositions précises dans mon Pacte présidentiel : pour dynamiser l’économie, investir massivement dans l’innovation et la recherche, soutenir les PME en leur réservant une part des marchés publics, favoriser la création d’entreprises, notamment par un cautionnement mutuel des garanties d’emprunt ; pour l’éducation, tenir des Etats généraux des enseignants, créer un service public de la petite enfance et scolariser les enfants à partir de trois ans, organiser un soutien scolaire gratuit pour les élèves en difficulté, renforcer la présence des adultes dans les établissements ; pour la santé, créer une carte-santé jeunes donnant droit à une consultation médicale gratuite par trimestre et renforcer les moyens des hôpitaux et des médecines scolaire et du travail ; pour le logement social, augmenter les crédits de la LBU et, en complément, ouvrir le logement social à la défiscalisation ; contre l’exclusion, créer un revenu de solidarité active, augmenter le SMIC et les petites retraites, garantir l’accès aux soins.

On ne combattra pas les exclusions par une politique du chacun pour soi, qui paraît inspirée de l’idée que les exclus méritent leur sort.

5- Vous allez être présidente d’un pays qui, selon un sondage récent, s’est déclaré raciste à 30%. Comment espérez-vous faire évoluer ces comportements ?

Je combattrai résolument le racisme et toutes les formes de discriminations. Aucune compromission n’est tolérable avec les idées qui véhiculent le racisme. Aucun écart de langage n’est admissible.

Nous pouvons agir sur les comportements. C’est d’abord affaire d’éducation : j’ai proposé dans mon Pacte présidentiel que les programmes scolaires intègrent l’histoire de l’outre-mer, en n’omettant pas l’esclavage. Les autorités publiques doivent être exemplaires dans cette action.

6- Qu’est-ce qui empêche que nous ayons la même prise en compte de la continuité territoriale que les Corses ?

La distance. Personne ne peut soutenir sérieusement que le même mécanisme peut-être appliqué pour les DFA à 7000 kms de la métropole et pour la Corse à 200 kms du continent. D’ailleurs, il n’y a pas de congés bonifiés pour la Corse.

Consciente de l’importance pour les DOM d’une vraie continuité territoriale, je m’engage à rouvrir ce dossier pour les obligations de service public des compagnies aériennes comme pour le montant de la dotation de continuité territoriale versée par l'Etat aux régions d'outre-mer  pour contribuer au financement des billets d'avions ou encore la prise en charge de certains des surcoûts d'acheminement du fret nécessaire aux productions locales.

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30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 16:27

Un juge, un avocat, un journaliste… Devant un juge

 

Les relations presse justice ne sont pas toujours aisées eu égard, notamment, au souci pour le juge d’instruire les affaires dans le secret, et pour les journalistes, celui de pouvoir informer. En juin 2005, France-Antilles révélait la mise en examen d’un avocat, Me Roth, pour recours au travail dissimulé par le doyen des juges d’instruction de Pointe-à-Pitre, Mme Olini. Me Roth, a porté plainte contre X pour violation du secret de l’instruction. A la suite de cette plainte, le doyen des juges d’instruction de Fort-de-France, M. Cantinol, a mis en examen, à sa demande, le juge Olini, et a organisé, le 26 avril dernier, une confrontation au palais de justice de Pointe-à-Pitre. Le journaliste étant témoin lors de cette confrontation, et à ce titre n’étant pas tenu au secret de l’instruction , voici son témoignage.

 


Le juge au témoin, François-Xavier Guillerm : « Vous avez indiqué dans un article du 17 juin 2005 la mise en examen d’Alain Roth pour travail dissimulé, selon des sources proches du palais. Comment avez-vous obtenu cette information ? » « Je laisse traîner mes yeux et mes oreilles… » Le juge Olini intervient : « Je répète que je n’ai pas vu M. Guillerm au moment où on dit l’avoir vu sortir de mon cabinet. » Me Roth proteste : “Je n’ai pas dit qu’il se trouvait dans le cabinet, il se trouvait dans le couloir à 3 ou 4 mètres de ce bureau. » « Sur une coursive, donc », précise le juge. « C’est exact », répond Me Roth. Le juge poursuit son interrogatoire du journaliste : « Dans un second article vous précisez que le cabinet d’instruction confirme bien la mise en examen de Me Roth. Votre source, cette fois, provient bien du cabinet du juge d’instruction ? » « Suite à la publication du premier article, Me Roth a démenti sa mise en examen auprès du journal. J’ai alors appelé Mme Olini pour lui demander une confirmation. Ce qu’elle a fait. » Maître Roth assure alors qu’il voulait rétablir sa qualité de témoin assisté et que c’est pour cette raison qu’il a faxé au journal sa convocation devant le juge Olini en tant que témoin assisté. Le juge Olini s’insurge : « C’est lui qui a demandé à être mis en examen en février 2005 ! » « Je n’ai jamais reçu d’ordonnance de mise en examen. Le journaliste a téléphoné au juge qui lui a donné une information. A partir de là, le secret a été violé et le dossier est terminé. » Le juge Cantinol propose à la défense du juge Olini d’interroger les parties. Me Sarah Aristide demande au journaliste s’il peut au moins écarter une catégorie de personnel. Le journaliste ne résiste pas à la pression et, à l’encontre de la Charte des journalistes, il s’allonge : « J’ai été informé par un membre du barreau. » Alors, quitte à s’être parjuré, il balance les pratiques de Me Roth : « J’ai eu affaire à Me Roth à de multiples reprises, car il adore médiatiser ses affaires, notamment pour ses affaires de bateau où il est même venu au journal. Il m’a laissé aussi voir le dossier d’instruction du drame de Roujol, comme celui du crash de Saint-Barth. Il a même appelé devant moi le journal Détective pour voir si on pouvait vendre un article. J’ai mis un terme à nos relations car j’avais le sentiment d’être harcelé, manipulé. »

Haine et connotation sexuelle

Me Aristide relance Me Roth : « Est-il exact que c’est vous qui aviez demandé à être mis en examen ? » «  C’est un faux débat. Nous parlons d’une violation du secret de l’instruction. » Excédé, il propose de revenir sur la personnalité du journaliste, « un personnage singulier », selon lui : « Je suis très réservé et je n’aime pas médiatiser mes affaires, mais il est vrai que M. Guillerm me harcèle avec ses articles depuis plusieurs années. Il a publié un article concernant un avertissement que j’ai reçu du conseil de l’ordre. Une affaire qui n’était pas publique ! Le dossier est d’ailleurs en cassation. C’est très grave, M. Guillerm a essayé de me briser à ce moment-là. » Me Roth ne s’arrête pas là et sort sa botte secrète : « Concernant la divulgation des faits, j’ai été informé par Jean-Marc Costa, directeur adjoint des RG de Guadeloupe que M. Guillerm lui avait dit, lors d’une soirée arrosée, qu’il était content de s’être tapé Me Roth. » Le journaliste intervient : « J’aimerai bien savoir ce que ça veut dire, j’ai l’impression qu’il y a une connotation sexuelle. » « Je veux démontrer la haine qu’entretient M. Guillerm à mon égard depuis des années. » Comme le journaliste intervient devant le juge pour lui exprimer son embarras d’être à la fois témoin et journaliste, Me Roth demande au juge d’en prendre acte. Le journaliste rappelle alors au juge que ce que Me Roth reproche au témoin est la même chose que ce qu’il a fait au sujet du juge Olini, puisque c’est Me Roth lui-même qui a prévenu le rédacteur en chef adjoint de France-Antilles de la mise en examen du magistrat… Dernière question du juge à Me Roth : « Avez-vous déjà déposé plainte contre des magistrats ? » « Je n’ai pas déposé plainte pénale contre des magistrats, j’en ai récusé deux en 15 ans de carrière. Ceci est hors sujet, j’exerce pleinement et en toute indépendance ma profession d’avocat. » « Avec les RG ? », interroge Me Aristide. Sans réponse. Les parties signent le procès verbal et se dispersent.

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29 avril 2007 7 29 /04 /avril /2007 19:16
Miss Dominique chante pour Sarko
Lors du dernier grand meeting parisien de Nicolas Sarkozy, dimanche à Bercy, Miss Dominique a mis le feu devant 15 000 personnes. A deux reprises, elle a été appelée à chanter quelques morceaux. Et sa voix si soul, si gospel préfigurait à merveille la grand messe politique qui allait suivre…
(Photos : Régis Durand de Girard)

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29 avril 2007 7 29 /04 /avril /2007 14:57

La Foire de Paris en 2006 c’était :

 

-         620 000 visiteurs

-         67% de visiteurs acheteurs

-         80% de visiteurs fidèles

-         96% de visiteurs pensent que La Foire de Paris permet de découvrir des cultures différentes

-         52% de visiteurs plébiscitent l’espace « Terre des Tropiques »

 

La Foire de Paris en 2007 ce sera :

 

-         900 000 visiteurs attendus sur l’espace « Terre des Tropiques »

La Martinique, Terre de tropiques

 

Véritable salon dans le salon, l’espace Terre de tropique est un des sites emblématiques de la foire de Paris qui se déroule depuis le 27 avril (et jusqu’au 8 mai) à la porte de Versailles. Aux côtés de la Martinique, tous les pays d’outre-mer et, nouveauté cette année, la présence de Wallis et Futuna (tellement loin que l’on croit que c’est encore plus petit que ce que c’est réellement !). Avec près de 100 mètres carrés pour lui, le Comité martiniquais du tourisme poursuit plus que jamais sa politique de promotion de la destination. Selon Angèle Ozier, la foire de Paris est le plus gros investissement du CMT en terme de salon. «  J’en parlais dimanche avec les élus présents (on a vu M. Michalon, Mmes Lesdema, N’Guela et Philémon-Montout), raconte-t-elle, et nous sommes unanimes à dire que la Martinique doit être absolument présente sur la foire. » Le CMT a emmené une quinzaine de professionnels de l’hôtellerie, la restauration, les loueurs de voitures et la fédération des offices du tourisme et syndicats d’initiative qui représente l’ensemble des communes. Invité spécial : le parc Aqualand.

 

Tout sur le patrimoine

Au côté de cet espace, d’autres institutions ont pris leur quartier à la porte de Versailles : La chambre de commerce a emmené l’AFPA et la Chambre de métiers. Ambassadeurs de leurs artisans et apprentis, les deux organismes ont chargé leurs élèves de vendre les produits de tous les artisans qui n’ont pu être du voyage. On trouve encore le musée du patrimoine du Conseil régional. Il s’agit que ça brille, que la vitrine soit belle car l’enjeu est vital à l’économie touristique de l’île. « C’est ici que nombre de visiteurs décident de venir nous voir », selon Mme Ozier. Ainsi le patrimoine vestimentaire martiniquais est mis en valeur (grande robe, titane, matadore et tête à coiffe…) et chaque jour, un thème spécifique est décliné : les fleurs, les fruits, la couleur rouge, la couleur bleue… Jeudi 3 mai sera la journée de la Martinique avec, à l’ordre du jour, la présentation de la société Avantilles, spécialisée dans la conception de maquettes de villes et dans la reconstitution en images de synthèse, explorant ainsi la réalité virtuelle qu’est la reconstitution historique et, en clou du spectacle : Saint-Pierre avant l’éruption de 1902 ! Une adroite façon de montrer qu’outre nos belles plages et notre nature, nous avons aussi une histoire qui doit concourir à enrichir l’offre touristique.

Trois Questions à Vanessa Aimée, Miss Martinique

Quel rôle doit jouer Miss Martinique sur la foire ?

Ma présence est importante pour la Martinique car je participe directement à la promotion de la destination en apportant mon image. Je fais connaître la culture, les valeurs et les activités sportives et culturelles. Je parle aussi beaucoup des tenues vestimentaires que je porte.

Les gens viennent facilement vers vous ?

Certains n’osent pas, mais la majorité des visiteurs a envie de rencontrer une Miss, de me connaître. Et je reçois leurs compliments comme autant de compliments pour la Martinique car à travers moi, c’est de la Martinique qu’il s’agit et je m’en félicite !

Avez-vous fait des rencontres cocasses ?

Beaucoup de visiteurs me demandent si je suis la vraie Miss Martinique ! C’est marrant, ça me fait plutôt rire et je prends tout positivement car je suis là pour expliquer notre Martinique.

 
Le coup de pouce des musiciens

Avec les chambres de commerce des trois DFA, Art et son, la société de promotion des artistes antillais dirigée par Evelyne Marlin et Karine Lagrenade, a organisé une programmation durant toute la foire. Une quinzaine d’artistes se produisent à tour de rôle dans une série de show case de 45 minutes, durant toute la foire. La scène est de 100 m2, et devant, 2 000 personnes peuvent s’installer. « C’est plus qu’une belle vitrine, car cette animation musicale est devenue en fait un vrai festival, le festival Terres de tropique où nos artistes de l’outre-mer, mais aussi de Cuba, peuvent rencontrer des publics très différents », selon Karine Lagrenade. Le grand show aura lieu vendredi 4 mai, pour la seule nocturne de la foire. Un spectacle de 2 heures et demi consacré aux courants urbains créoles permettra de voir en live Gérald Toto, Mike Ibrahim, Fred Alie, Sandra N’Kake, David Walters, Pascal Danaé, Karl the Voice, Krys Mayne et, en guest star, K’Koustik et la somptueuse Valérie Louri ! Tout le reste de la semaine, on pourra entendre lesgrands noms de la musique des tropiques : Ralph Tamar, Jocelyne Berouard, Micheline Mona, Tony Chasseur, Dédé Saint-Prix, Lola Martin, Jean-Luc Guanel et encore Daniele René Corail. A noter, lundi 7 mai, une soirée spéciale consacrée au Bèlè.

L'IMAGE


Bertrand Delanoe, escorté de sa fidèle George Pau Langevin est venu inaugurer le hall Terres de tropiques vendredi 27 avril. (Photos : Regis Durand de Girard)

 

 

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29 avril 2007 7 29 /04 /avril /2007 14:55
La marche du Collectif
Samedi, place de la république, à 15
heures, près de 400 personnes ont
participé à la marche contre les
discriminations à l'appel du
Collectifdom, au son de la fanfare
du MEJOM (Mouvement européen des
jeunes de l'Outre Mer). La
manifestation se voulait apolitique
mais Marie-Dominique Aeschliman a
déclenché des huées quand elle a
rappelé, au micro, le souci qu'avait
le candidat qu'elle soutient Nicolas
Sarkozy des ultrasmarins et sa volonté
de lutter contre leur discrimination.
Par soucis d'égalité, sûrement, George
Pau Langevin, candidate (PS) aux législatives à Paris a rappelé l'importance de la
lutte contre la discrimination et les actions accomplies par la mairie de Paris.
Elle a conclu en rappelant l'importance du droit de vote et a appelé à participer
 massivement au scrutins électoraux. Eric Raoult était présent pour soutenir
l'initiative.
Claude Ribbe a conclu par un discours aux accents de tribun
appelant a l'union des ultramarins et à leur respect et leur considération par
les différents candidats.
Claude Ribbe et Charles Dagnet (Photos : RDG)
La jeunesse représentée
Ces trois jeunes manifestants ont 
témoigné des discriminations qu'ils
vivent dans leur banlieue (ils sont
du 93) mais au final par leur présence
à ce rassemblement, il signifient
leurs inquiétudes et s'investissent
dans le débat public. Il n'ont que 20
ans mais sont sur le coup. Tous les
intervenants on souligné l'inadmissible
de ces discriminations et l'obligation
pour les candidats de répondre à cela.

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28 avril 2007 6 28 /04 /avril /2007 00:27
Un 27 avril à la mairie de Paris
Jeudi matin, le maire de Paris, Bertrand Delanoë a déposé une gerbe, salle des Prévôts, devant la plaque commémorant la signature de l'acte d'abolition de l'esclavage par Victor Schoelcher. Le maire de Paris, accompagné de George Pau Langevin et quelques officiels a souligné « l'importance du partage des mémoires » notamment avec les enfants présents dans une chorale occupant toute l'avant scène de la tribune destinée a l'intervention du maire, et ceux aussi  très nombreux  dans le public. Cette volonté de  partage avec les enfant s'est traduite, cette année, par l'édition et la distribution par la Mairie à toute les classes de Paris, du CM1 à la 5e, d'une brochure pédagogique détaillant les faits commémorés ce 27 avril. La mairie de Paris a voulu aussi oeuvrer à l’information des adultes en organisant un colloque sur la Mulâtresse Solitude d’André Schwarz-Bart,  Simone Schwarz-Bart était présente. Daniel Maximin était aussi là, ainsi que de nombreux ultramarins comme toujours lors de ces cérémonies à l'hôtel de ville où George Pau Langevin les accueille toujours avec attention.

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27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 13:51

Maryse Condé et la saveur des mots

Mercredi 18 Avril le prix Tropiques 2007 de l ' AFD a Récompensé dans le salon Boffrand au sénat Maryse Condé pour son Récit Victoire, les saveurs des mots paru au Mercure de France. Le  prix lui a été remis par Jean Michel Severino, directeur général de l'AFD, en présence de Jacques Pelletier ,président du jury, sénateur et ancien Ministre de la Coopération, et d'Isabelle Gallimard, fille du trés célébre éditeur qui, en son temps, a soutenu et edité Maryse Condé.
Mme Condé a rendu hommage a quelque uns de ces compagnons de littérature entre autre Daniel Maximin (prix Tropiques 2005 Tu, c'est l'enfance ) présent dans la salle, elle a aussi rendu hommage au récipiendaire du prix AFD qui l'ont précédés, Amadou Kourouma, Amadou Hampaté Ba , Yasmina Khadra (prix tropique 2006 l'attentat editions Julliard). Avant de se rendre au Sénat pour la remise du prix Mme Condé a anime un café litteraire à l'AFD.La remise du prix a été suivie de la projection du film "Si levent soulève les sables " de Marion Hânsel distribué par BAC FILM, adapté du roman Chamelle (ed JC Lattés) de Marc Durin-Valois, laureat du prix Tropique 2004 de l'AFD et par ailleurs membre du jury 2007.

(Photos Régis Durand de Girard)

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