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15 février 2007 4 15 /02 /février /2007 17:53


Léon Bertrand, président du comité de soutien des parlementaires de l’outre-mer vient de rendre publique la liste des parlementaires qui ont choisi de rejoindre son collectif. Sans surprise, on y retrouve Juliana Rimane, mais aussi le sénateur Georges Othily. Il est vrai que celui-ci a décidé de « faire tomber la petite dame ». Et la petite dame est la super conseillère de Ségolène !

Le sénateur Othily, au colloque de l'UNOM, de Léon Bertrand, en juin dernier

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15 février 2007 4 15 /02 /février /2007 12:41

Outremer Télécom : la bourse et les chiffres

Jean-Michel Hégésippe, Pdg d’Outremer Télécom annonçait en novembre 2006 l’introduction de son groupe sur le marché Eurolist d’Euronext. Quelques jours plus tard Outremer Télécom annulait une conférence de presse au pavillon Gabriel alors qu’on attendait de connaître le prix de lancement de l’action. C’était pour obtenir une meilleure valorisation de l’action.

Outremer Télécom attendait les résultats de son activité pour les 3e et 4e trimestre 2006 avec, notamment, le lancement de son activité mobile à Mayotte (6 000 abonnés). Ces résultats sont primordiaux pour le groupe antillais de télécommunication, car c’est avec l’ensemble de ces résultats compilés dans un document dit « de base » que l’Autorité des marchés financiers déterminera la valeur de l’action lors de son introduction en bourse. Dans ses conditions, Outremer Télécom a demandé, le 14 février dernier, à l’AMF d’actualiser son document de base avec ses nouveaux chiffres et on les comprend : « L’estimation du chiffre d’affaires 2006 est de 123,5 millions d’euros, en hausse de 58% par rapport à 2005, et celle du résultat opérationnel avant amortissement de 20 millions d’euros, en hausse de 128% par rapport à 2005 (…) Le nombre d’abonnés est passé de 40 396 en 2005 à 127 469 en 2006, soit une croissance de sa base abonnés de 216% sur la période. »

Des facteurs de risque

Jean-Michel Hégésippe revendique aujourd’hui 11 % du marché de la téléphonie mobile aux Antilles et 21 % en Guyane. Il n’en reste pas moins que ces résultats n’ont pas été, de l’aveu même d’Outremer Télécom, « audités ». Par ailleurs les facteurs de risque exposés au chapitre 4 du document de base font apparaître une dette financière de plus de 100 millions d’euros au 30 juin 2006. Le groupe disposait à la même date de quelque 6 millions de trésorerie. Jean-Michel Hégésippe, dans l’attente de l’introduction effectif de sa société en bourse se montre toutefois très confiant : « Nous devrions au moins doubler notre chiffre d’affaires entre 2005 et 2008, générer un free cash flow positif dès 2007, et dégager une marge de résultat d’exploitation avant amortissement d’environ 30% en 2008. »

Outremer Télécom, la société

Fondé en 1986, Groupe Outremer Telecom est devenu le 3e opérateur de téléphonie mobile et fixe dans les Dom derrière Orange et Digicel (ex-Bouygues). Outremer exploite la marque Only. L’entreprise martiniquaise a son siège à Paris. Simple boite de télématique en 1986, elle obtient une licence de téléphonie fixe en 1998. Actuellement, Outremer développe une offre d’Internet haut débit.

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14 février 2007 3 14 /02 /février /2007 22:47

Yannick Noah entame sa tournée internationale par la Guyane et les Antilles. Avec son dernier album Charago, il interprètera aussi ses deux précédents albums (Pokara et Yannick Noah) avec ses neuf musiciens.

Cette tournée vous emmènera jusqu’où ?

L’Europe, la France, la Belgique, le Canada, l’Afrique. Un an de tournée !

Pourquoi commencer par les Antilles ?

Les Antilles, avant ou après… On va jouer 5 à 6 fous par semaines ! C’est l’occasion d’y aller. Thierry Bocou-Pastel, notre batteur est Guadeloupéen. On a joué à Pointe-à-Pitre, il y a longtemps. C’était intime. Depuis on a fait notre route.

Qui sont vos musiciens ?

Ils sont neuf. Des Français, franco-sénégalais, franco-camerounais… On est dans la même aventure. Notre son, c’était le retour aux sources dans le premier album, d’où me vient ma foi dans Pokara et là, c’est plus personnel et certains morceaux sont plus engagés.

Vous aimez participé au débat politique actuel ?

Comme tout citoyen qui peut y mettre les pieds.

Les Antilles, vous connaissez ?

J’y ai joué au tennis, j’y suis venu en vacances chez des amis à la Pointe des Châteaux. Quand on a joué là-bas, c’était quand on chantait en anglais. C’était sur un parking où les concerts se donnaient devant 500 personnes, à la fin des années 1990. L’endroit n’existe plus.

Vous avez de l’appréhension au début de cette tournée ?

Je n’appréhende pas. Je suis transporté et content de venir jouer. On a une histoire, une expérience à partager. Je suis excité.

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14 février 2007 3 14 /02 /février /2007 17:59

Valérie Louri à l'Eurovision

Sur les dix candidats présentés par l'ensemble des chaînes de France Télévisions, les téléspectateurs éliront le 6 mars, à 20 H 40 sur F3 et à 15 h 40 sur les télépays, l'artiste qui représentera la France à l'Eurovision, le 12 mai prochain, à Helsinki. Parmi eux la Martiniquaise, Valérie Louri. (Photos : Regis Durand de Girard)

A quelques jours d'affronter les téléspectateurs du service public, Valérie Louri, la Martiniquaise présentée par RFO pour participer à la sélection française de l'Eurovision, est très sereine, très calme. « J'ai émis beaucoup de réserves avant d'accepter parce que je voulais que l'on respecte mon univers musical. » La mésaventure de Kolo Barst, l'an passé, parti furieux du studio après avoir chanté, l'a marquée. Après avoir reçu des assurances de la responsable RFO pour l'Eurovision, Marie-Josée Alie (qui lui a déjà ouvert la scène de la Rochelle avec 9 semaines et 1 jour), Valérie a accepté. Marco Prince (ex Fédération française de funk) est venu en Martinique dès l'annonce de sa sélection. « Je lui ai dit ce que je voulais rythmiquement et quels instruments je voulais. Flûte bambou, tambou bèlè, chacha et violon. » Avec ces éléments, Marco Prince a compoosé une chanson « formatée eurovision » : Besoin d'ailleurs. « Ma musique est difficilement classable, c'est la nouvelle musique antillaise ! J'ai encouragé Marco à mettre en avant sa couleur au niveau de la basse et avec les guitares flamenco et le bèlè pithé, on a réussi un mariage euro-caribéen. Besoin d'ailleurs raconte la richesse des cultures et des gens : « Le monde a ses couleurs qu'il nous faut respecter... » Valérie ne connaissait pas FFF et Marco Prince. Elle est allée sur Internet et a découvert que Marco était Béninois et qu'enfant, une de ses taties était Antillaise. « Je me suis dit qu'il serait plus sensible à ce que je voulais montrer. » Marco et Valérie se sont enfermés une semaine en studio. « Je lui ai chanté ma rythmique ; il me faisait des propositions, intelligentes, ouvertes, dans le coup. » Max Télèphe a pris la flûte, Can s'est mis au chacha et Casimir Jean-Baptiste au tambou bèlè. Marco Prince a fait le reste. La partie en créole dans le texte est de Valérie : « Gadé tambou woulé. » Pour le show, Valérie ne sera pas habillée par sa styliste habituelle, Sandra Saint-Louis Augustin. Sylviane Gody lui a dessiné un costume « haute-couture caribéenne », « un peu sexy », selon Valérie, pour accompagner une chorégraphie très féline.

 

De Broadway à l'Eurovision

Jeune trentenaire native de Fort-de-France, Valérie a été scolarisée au lycée Schoelcher. Après un bac économie, elle entame un BTS tourisme et loisir à l'ESCAT. « J'ai commencé la musique tard, après le BTS, quand je suis allée à New York, suivre les cours de danse d'Alvin Haley à l'American dance center, puis au Broadway dance center. » Faute de green card, Valérie n'a pu rester et passe à côté d'un « super contrat ». Elle rentre au pays, la mort dans l'âme, et d'emblée, elle tombe sur une formation de danse, théâtre et musique à l'IFAS. « J'y ai appris les danses de mon pays et j'ai découvert le bélè grâce à Casimir Jean-Baptiste. Formée à la bonne technique de Micheline Amdès (du Dance theater of Harlem), elle intègre à l'IFAS le groupe Belya. C'est alors qu'elle commence à composer les chansons de Bay Lanmè avec Marc Elmira.

 

Qu'espères-tu de l'Eurovision ?

« Je suis très fière de pouvoir présenter le bélè pithé à l'Europe. Ca me satisfait déjà. C'est énorme ! Il y a six mois, je ne pensais pas me retrouver sur France 3 et que je puisse présenter une des facettes de la culture de mon île. »

Es-tu une artiste engagée ?

« Je ne me déclare pas engagée, mais je suis une artiste qui aime son pays, qui le chante avec force et sincérité. Point barre. Un artiste peut donner son opinion, mais il doit d'abord donner du rêve. »

Cette ocassion est aussi une belle vitrine...

« Je vais profiter de cette vitrine pour booster mon album, Bay Lanmè qui est sorti en juin dernier. Je vais jouer à la Chapelle aux Lombard, au BB Antilles, au Canal Opus et je ferai un show case à la foire de Paris avant de faire la première partie de Kassav, le 18 mai, au Créole blues festival de Pointe-à-Pitre. »

Seras-tu rémunérée pour cette prestation télévisée ?

« J'ai demandé à RFO. Je ne sais pas. »

 

Les candidats en lice

Estelle Lemée (Comme une étoile)

Cheb Hamid et BZR (Galbi)

Les Fatals Picards (L?amour à la française)

Les vedettes (Vive papa)

Les Wamaps (Faut voter pour nous)

Ministère des affaires populaires (Grain d?sel)

Charlotte Bequin (Je veux tout)

Jennifer Chevallier (Mon étoile)

Valérie Louri (Besoin d?ailleurs)

Médi-T (On and on)

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14 février 2007 3 14 /02 /février /2007 15:27

Un nouvel ambassadeur à la Coopération régionale

Jean-Paul Dumont, conseiller des Affaires étrangères a été nommé, hier, en conseil des ministres, ambassadeur, délégué à la coopération régionale dans la zone Antilles-Guyane.

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13 février 2007 2 13 /02 /février /2007 19:53

PRESIDENTIELLE

Karam s’affiche à la tête des comités de soutien

du 5e DOM à Sarkozy

Eric Raoult, député UMP de Seine-Saint-Denis, Emmanuel Aeschlimann, député UMP des Hauts-de-Seine, Marie-Dominique Aeschlimann, secrétaire nationale à l’UMP, chargée de la présence ultramarine en métropole, José Vatin, conseiller économique et social national sont venus, hier matin autour de Patrick Karam, nommé porte-parole de la coordination des comités de soutien au candidat Sarkozy des ultramarins de métropole, et de Franck Anretar du comité des jeunes originaires d’outre-mer. Léon Bertrand a fait lire une lettre de soutien à leur démarche, tout en rappelant qu’il avait pris la tête du comité de soutien des parlementaires d’outre-mer. Miguel Laventure des Forces martiniquaises de progrès qui écoutait la veille Sarko à la Mutu, était là aussi. Ces comités, au nombre d’une centaine, selon Patrick Karam, travailleront lors des assises de samedi prochain à enrichir les propositions du candidat pour l’Outre-mer. Sarkozy devrait prendre la parole au meeting qu’ils organisent le 31 mars au Caroussel du Louvre. La musique du meeting est déjà prête. Ronald Rubinel (l’un des compositeurs d’Edith Lefel) a remis sa chanson en propre au ministre de l’Intérieur qui, dit-on, a apprécié le zouk «, « Sarko à l’Elysée ». Le 31 mars, le candidat de la droite leur dira quelles sont les propositions qu’il aura reprises et lèvera sans doute toute ambiguïté sur ce qu’il compte faire avec la loi Girardin. Car même parmi ses soutiens traditionnels, certains se demandent si le principe des zones franches globales n’amènera pas son abrogation.

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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 21:13

« Moins de portes fermées et plus de mains qui se tendent »

Ségolène Royal a prononcé pendant plus de deux heures, hier après-midi à Villepinte (93), un discours qui résumait un programme politique très attendu.

 « L’histoire des outre-mers n’est pas périphérique : c’est notre histoire commune. L’esclavage et la colonisation en font partie et doivent trouver toute leur place dans nos programmes scolaires ainsi que les grandes œuvres littéraires et historiques, Louis Delgres, Frantz Fanon, la Mulâtresse Solitude, Aimé Césaire. » A peine a-t-elle achevé de prononcé ces mots qu’une clameur immense envahit le grand hall du parc des expositions de Villepinte où se msont massés plus de 15 000 personnes.

On attendait Ségolène Royal sur son programme, on l’attendait aussi pour l’outre-mer : « Je me suis rendue à la Réunion, en Martinique, en Guadeloupe et je n’oublie pas les autres outre-mers dont la culture, me le rappelait Aimé Césaire, est aussi la nôtre. » Dans la salle, Philippe Edmond-Mariette et Louis-Joseph Manscour qui ont affiché une « unité réelle », des Martiniquais de métropole, Philippe Milia ou Lucien Jolet, Christiane Taubira, largement ovationnée, et Alix Labbé, le premier fédéral de Guyane, Victorin Lurel, mais aussi Felix Desplans, Georges Hermin, Jules Otto ou Emmanuel Velin, et des Guadeloupéens de métropole, Georges Pau-Langevin et Angèle Louvier. Ils sont suspendus à ses mots. Elle n’en a pas fini : « Je veux une République de la reconnaissance et de la responsabilité. Et des politiques publiques qui tiennent compte de leur identité, de leur diversité et des problèmes de la continuité territoriale. » Nouvelle salve d’applaudissements.

100 propositions

Le discours programme de la candidate socialiste est issu d’une liste de 100 propositions allant du relèvement du SMIC à 1 500 euros à une politique active du logement, la lutte contre l’échec scolaire et les violences, le réchauffement climatique, à une Europe plus protectrice et une France plus active pour la paix dans le monde. Trois points concernent plus précisément l’outre-mer : « La garantie de la continuité territoriale, en imposant aux compagnies aériennes des obligations renforcées de service public ; l’introduction d’un enseignement sur l’outre-mer notamment sur l’histoire de l’esclavage dans les programmes scolaires ; l’application aux outre-mers de l’excellence environnementale et notamment de la protection de la biodiversité. »
A cela la candidate rajoute la lutte contre les discriminations en faisant respecter l’égalité hommes-femmes, le renforcement des moyens de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et la garantie de l’égalité des droits pour les couples de même sexe.
Ségolène Royal a clos son intervention en évoquant la République qu’elle propose aux Français : « Cette République là où l’on sera implacable avec les purifications ethniques, les génocides, cette honte pour le genre humain. Je rêve d’un France qui, encore une fois, retrouvera sa vocation qui est de parler à tous et de le faire au nom de l’Universel et de ses valeurs… »

Ils ont dit

Louis-Joseph Manscour : « Ceux qui attendaient Ségolène Royal sur son programme ont été servi. Elle a proposé du concret et montré sa dimension internationale. Elle a parlé de l’outre-mer et de sa volonté de prendre en compte les outre-mers. Plus que jamais nous sommes en ordre de bataille. »

Philippe Milia de la section PS d'Aubervilliers et le député Manscour (Photos : Régis Durand de Girard)




Philippe Edmond-Mariette : « Nous rêvons de davantage de responsabilité et son discours est la hauteur de nos désirs. L’égalité des territoires qu’elle propose signifie qu’il puisse y avoir des traitements différents pour chacun, pour permettre de rattraper les écarts. Son discours est juste. Son programme est cohérent et répond sur les choses essentielles qui correspondent aux besoins du quotidien. »


 





Christiane Taubira 
: « Elle a eu un discours très revigorant, d’une grande sensibilité et d’une grande maturité. Elle a montré sa capacité à répondre aux besoins et aux attentes et elle a su montrer sa dimension internationale. Il y a de la substance ! »








Alix Labbé : « A ceux qui disaient qu’elle n’avait pas de programme, ils en ont pris pour leur grade ! Elle a fait le tour de la situation. Autour de l’éducation, de la formation, du codéveloppement, elle a bâti un discours de campagne. Et si l’outre-mer a des attentes spécifiques, mais elle a un programme pour la France et les outre-mer appartiennent à la France. »


 

Alix Labbé, le premier fédéral de Guyane, à la sortie du meeting.



 





Victorin Lurel : « Elle a développé un véritable programme où il y en a beaucoup pour la jeunesse. Elle a cité tous les continents et l’Afrique a eu la part belle. La lutte contre les inégalités s’est retrouvée dans la République métissée dans laquelle l’outre-mer trouve sa place. Elle a cité nos héros. On ne peut pas ne pas être contents quand elle cite deux Martiniquais et deux Guadeloupéens ! Elle a abordé l’épanouissement de nos territoires dans ce discours programme. La campagne est organisée pour l’outre-mer et nous sommes habitués des débats participatifs, une tradition chez nous. »

 




Jules Otto
 : « Elle a fait une excellente synthèse et, en Guadeloupe, nous sommes prêts depuis longtemps ! »


 



Jules Otto est en compagnie d'Angèle Louvier, militante de la communauté parisienne.

 

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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 21:11
Léon Bertrand et Marie-Dominique Aeschliman en vedettes ultramrines

Nicolas Sarkozy a réuni hier ses comités de soutiens à la salle de la Mutualité, à Paris, un lieu plutôt marqué à gauche, signe de l’ouverture que le président de l’UMP veut donner à sa campagne. On y a vu Joël Beaugendre ou Amédée Adélaïde. Yann Monplaisir qui avait annoncé sa présence n’a pas été aperçu. Marie-Dominique Aeshliman, responsable à l’UMP de la présence ultramarine en métropole a salué le travail du ministre pour la continuité territoriale aérienne : « La fin des obligations de service public pour les compagnies doit être signé en mars pour être opérationnel en août. Ca, c’est acquis. » Léon Bertrand, qui a pris la tête des comités de soutien des ultramarins, a annoncé le ralliement à son comité de Lucette Michaux-Chevry et de Margie Sudre. «  Nous avons besoin de faire peser l’outre-mer pour que nos aspirations soient prises en compte », a déclaré le ministre délégué au Tourisme. Sur la volonté d’ouverture affichée par Nicolas Sarkozy, Léon Bertrand a signalé que les problèmes de l’outre-mer n’étaient « ni de droite, ni de gauche ». « Nous avons besoin de la vision d’un homme qui considère que l’outre-mer fait partie intégrante de la France et c’est suffisant pour rassembler les populations quelles que soient leur origine politique. » Le candidat aux législatives sait aussi, et il le dit, que parmi ses électeurs, il n’y aura pas que des militants UMP.

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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 21:08

George Pau-Langevin soutenue par Anne Hidalgo

George Pau-Langevin (GPL), candidate socialiste aux élections législatives dans la 21e circonscription de Paris, a démarré sa campagne samedi avec Anne Hidalgo, 1re adjointe au maire de Paris. Celle-ci est venue dans le fief de GPL pour une séance de signature à l’occasion de la sortie de son livre « Une femme dans l’arène ». Anne Hidalgo est entrée dans l’arène, GPL s’y prépare. Le XXe arrondissement est ancré à gauche et GPL a de grande chance de devenir la première femme antillaise députée de Paris.

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9 février 2007 5 09 /02 /février /2007 20:23

Dix ans contre une relaxe

Après trois demi-journées d’audience, le procès de Willy Brigitte, soupçonné d’être un islamiste radical dans la mouvance de Ben Laden, s’est achevé hier soir. Le parquet a requis le maximum. La défense a plaidé la relaxe.

Il faudra attendre le 15 mars pour connaître le sort que la justice réserve au Guadeloupéen Willy Brigitte. Poursuivi pour association de malfaiteurs en liaison avec une entreprise terroriste, Willy Brigitte a déjà purgé 3 ans et 4 mois de prison. Hier après-midi, dernier jour de son procès entamé mercredi devant la 14e chambre correctionnelle du tribunal de Paris, l’audience a démarré avec le réquisitoire de la procureure Perrée. Celle-ci a d’abord rappelé que Willy Brigitte était le fils d’un ingénieur, le frère d’un professeur de philosophie et, lui-même, éducateur. Son réquisitoire, appuyé sur l’instruction du juge Bruguière, a réaffirmé l’intention du prévenu de fomenter un attentat en Australie en liaison avec les cellules pakistanaises, anglaises et australiennes du Lashkar-e-Toiba. Revenant sur son parcours, du Yemen à l’Australie en passant par le Pakistan, elle s’évertuée à démontrer la preuve de son implication forte dans l’islam radical.

La terreur pour installer un khalifat panislamique

Pour elle, l’infraction d’association de malfaiteurs est constituée et si l’attentat n’a pas eu lieu c’est que ses préparatifs ont été stoppés par l’arrestation de Willy Brigitte. Estimant qu’il y avait un « préjudice immense, celui de la terreur pour installer un khalifat panislamique », elle a requis une peine de dix ans assortie d’une période de sûreté des deux tiers et l’interdiction de ses droits civiques.
En défense, Jean-Claude Durimel s’est efforcé de mettre au jour les failles du dossier. Le témoignage de son épouse australienne qui disait que Willy Brigitte ne s’intéressait qu’à son passé militaire ? Me Durimel a lu une lettre de la même épouse racontant comment la DST lui avait fait croire qu’elle pourrait rester enfermer quatre mois si elle ne coopérait pas. Son voyage au Yemen ? Un voyage d’études linguistiques et religieuses. Démonstration pas toujours évidente pour le défenseur qui a, toutefois, pu s’appuyer solidement sur la justice australienne qui n’a pas poursuivi Willy Brigitte alors qu’elle a condamné à vingt ans de prison ses présumés complices australiens. Un argument qui a pesé.

 « Un colonisé converti à l’islam par nécessité historique »

Me Harry Jawad Durimel s’est attaché à la personnalité de son client : « Un colonisé converti à l’islam par nécessité historique ». Il a tenté de faire comprendre au tribunal quelle est la réalité de la société guadeloupéenne, post-coloniale et post-esclavagiste. Puisant ses références chez Frantz Fanon, il a parlé de la lutte du Noir pour être reconnu comme un homme. « Aux Antilles, nous sommes les premiers à discriminer en raison de la couleur ! Cela fait partie aussi de sa personnalité. » L’islam a été l’exutoire de Brigitte, selon son avocat qui a narré sa propre conversion et son engagement politique. « Sa conversion est intervenue au moment du déclin du mouvement indépendantiste, du déclin du mouvement rasta, du déclin du marxisme… » Pour Me Durimel, cette conversion correspond à l’émergence du religieux dans le politique. Mais l’islam ne fait pas le monstre et « ce procès ne doit pas être celui de l’islamophobie. » Rappelant le jeune basketteur pointois, le marin décoré deux fois, l’éducateur des banlieues, Me Durimel considère que Willy Brigitte n’est pas perdu, mais qu’ « il a été envahi par ses souffrances profondes de colonisé qui cherche à savoir quel est son vrai moi ». S’appuyant sur les doutes que laissait entrevoir le dossier, il a plaidé la relaxe.

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