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24 juin 2018 7 24 /06 /juin /2018 06:14
Journée "Destination Guyane" à Paris

Rendez-vous guyanais rue des Martyrs

Delices de Guyane qui a ouvert sa boutique parisienne dans la rue des Martyrs en mars 2017 s'est associé au Comité du tourisme de la Guyane pour organiser un événement Guyane à Paris samedi 16 juin.

Bernard Boulanger, le gérant de l'entreprise, a mis à la disposition du CTG son carnet d'adresse pour offrir quatre belles séquences dans la journée : gastronomie avec Béatrice Fabignon, Cinéma avec Stany Coppet, sport avec Kévin Séraphin et Culture avec Christiane Taubira. "L'idée, exlique Flavia Serve du CTG, est qu'on parle de la Guyane, qu'on fasse émerger la destination." Béatrice Fabignon a ouvert l'événement pour présenter le concours d'arts de la table qu'elle organise cette semaine en Martinique et qui devrait connaître bientôt une édition guyanaise. L'acteur Stany Coppet est venu avec son complice le réalisateur indo-britannique, Ashim Bhalla, présenter son projet de long métrage, Sisco, qu'il commencera à tourner à l'été 2019. Le comédien qu'on a pu voir dans la première saison de la série Guyane (la saison 2 sera diffusée à la rentrée de septembre) a fait venir le chanteur et comédien Kemso (qui s'apprête à sortir un album de rap en novembre), mais également Bénédicte Lesage, la productrice de la série qui assure "essayer" de faire en sorte qu'il y ait une troisième saison.

Mohamed Elarche, le premier assistant réalisateur de la série est là aussi. "Ma première fois en Guyane, raconte-t-il, c'était pour le court-métrage d'Imanou Petit, "Guyane", primé aux Ho Ho Ha en 2008." Stéréla Abakamofou, étudiante en 2e année au cours d'art dramatique Florent et ancienne élève du théâtre école de Saint-Laurent, Kokolampoe, est venue avec son compagnon, le gendarme David Gris qui a témoigné de son travail contre les orpailleurs clandestins dans un récit publié chez Edilivre, "Garimpeiros"...

Mo isi mo rot bo

Le basketteur Kevin Séraphin est venu témoigner de sa carrière en NBA et en équipe de France et de son retour en Europe, au FC Barcelone : "J'ai eu une petite opération au genou fin mars, je suis encore en phase de rééducation donc cet été je ne pourrai pas être en équipe de France, mais je me remets bien. Je pense pouvoir retourner sur le terrain fin juillet, août...  Peut-être septembre." 

Jouer à Barcelone lui plaît, assure-t-il, même si c'est totalement différent de la NBA. Il commence à apprendre l'espagnol et attend tranquillement la coupe du monde ! Son père, Thierry Séraphin, l'animateur de l'association Montabo Soley était là aussi, tout comme Myrtho Mathurin, président de de l'association Mo isi mo rot bo : "On se connaît tous. Il y a une trentaine d'associations guyanaises en France, au Mans, à Montpellier et en région parisienne comme Sinnamary, Roulo d'or et la première et la plus ancienne d'entre elles est l'UGAG qui a plus de 90 ans d'existence." L'historien Edenz Maurice est venu fêter son titre de docteur en histoire. Il a soutenu sa thèse la veille !  Son sujet : "Faire l'école dans une vieille colonie - Un Etat colonial aux prises avec le monde scolaire de 1928 au début des années 1950".

Signé Ch T

La présence du comédien guadeloupéen Jean-Michel Martial n'a pas étonné son vieil ami Bernard Boulanger qui l'a connu il y a plus de quarante ans quand l'actuel président du CReFOM exerçait comme dentiste au centre spatial. Car Jean-Michel Martial a eu une première vie guyanaise : "J'ai fait mes trois années de lycée en Guyane, raconte-t-il, puis j'ai fait mon service militaire au centre spatial avant de faire mes études dentaires à Paris et m'installer à Kourou..." Jusqu'à ce qu'il décide de changer de vie et de pays pour devenir comédien !

Le grand moment de la journée a été la présence de Christiane Taubira pour une longue séance de signature. Willy Rollé, producteur audiovisuel établi en Allemagne et qui prépare un film sur les réfugiés syriens établis au Liban, se présente avec l'ouvrage "Baroque sarabande". "Rollé ? Comme le docteur, demande l'ancienne ministre." "C'est mon oncle." "Je l'ai connu à Paris quand il a du refaire ses études de médecine parce que son diplôme roumain n'était pas valable en France..." "Il a été assassiné en 1998..."

L'ancienne garde des sceaux attire la foule et la queue grossit derrière Willy... Sylviane Cédia arrive pour assurer le spectacle, Hendy Chocho et Tadélia Privat du groupe Dokonon sont déjà là. Il ne manque plus que les élus pour le cocktail de clôture. Le premier arrivé a été Alex Madeleine, le président du Comité du tourisme, puis sont arrivés Lénaïck Adam et Antoine Karam... Tous enfin parés pour déguster les délices de Guyane !

FXG, à Paris

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23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 11:27
Le président du conseil départemental de la Réunion rue Oudinot

Melchior chez Girardin

A quelques jours de la remise du livre bleu Outre-mer au président de la République, la ministre des Outre-mer procède aux derniers ajustements et rencontre tous azimuts les responsables politiques ultramarins. Hier Annick Girardin a reçu les acteurs économiques de la Réunion avant de recevoir Cyril Melchior, président du conseil départemental. Ce dernier a bien voulu dévoiler l'objet de leur discussion. En premier lieu, il a été question des contrats de convergence qui devront être signés entre les collectivités locales et l'Etat. Pour le département de la Réunion, ce qui ressort, c'est le développement agricole avec la nécessité d'exporter mieux et plus, la sylver économy, c'est-à-dire le développement des emplois et services autour du thème du vieillissement de la population. Enfin, la question d'un meilleur équilibre du territoire a été abordée avec les problématiques propres à la micro-région est. Le département y soutient deux projets, le premier concerne l'irrigation des terres agricoles, le deuxième est un projet de desserte, d'une nouvelle route dans les Hauts de l'Est. "Je ne dis pas que ces projets vont démarrer tout de suite, a confié M. Melchior, mais la ministre les a accueillis favorablement."

La ministre a aussi dévoilé dans ses grandes lignes la réforme des aides économiques. "Ces mesures, a indiqué le président du conseil départemental, sont favorables, elles vont dans le bon sens et cela va rassurer un peu le monde économique en terme de pérennité et de lisibilité."

FXG, à Paris

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23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 11:26
Ancrage économique local

L'ancrage local des économies ultramarines en colloque au Sénat

Les Réunionnais sont venus en nombre au Sénat pour participer hier au colloque, "relever l'ancrage local des économies ultramarines, outils et bonnes pratiques". Philippe Labro, président du syndicat du sucre de la Réunion, est venu parler de l'importance de la structuration en filières et de sa remarquable efficacité dans les DOM. Johnny Law Yen, président de Solyval, est venu témoigner de la valorisation du pneu usagé à la Réunion et Antoine de Palmas (Suez) du recyclage et de la valorisation des déchets et de son projet pour maximiser l'économie circulaire. Dominique Vienne, président de la CPME de la Réunion et de l'asociation SBA Réunion, est venu expliquer l'intérêt du small business acte ou "stratégie du bon achat", comme levier économique puissant de la puissance publique. Enfin Arnaud Florentin, économiste et directeur associé du cabinet Utopies, et Guillaume Branlat, président du directoire de l'aéroport Roland-Garros, sont intervenus pour évoquer l'étude "REELLE" (ré-enraciner l'économie locale).

FXG

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22 juin 2018 5 22 /06 /juin /2018 04:45
Norwegian

Bjorn Kjos, PDG de Norwegian Air Shuttle, était au siège parisien du comité martiniquais du tourisme où il a annoncé l'extension du réseau de sa compagnie depuis les Antilles vers le Canada et la Guyane. Interview

"Nous pourrons même envisager des routes depuis Paris vers les Antilles françaises"

Quelles sont les nouvelles lignes que vous allez ouvrir cet automne ?

Nous allons ouvrir de nouvelles routes vers Cayenne et Montréal depuis Pointe-à-Pitre et Fort-de-France. Nous allons aussi augmenter nos fréquences sur des routes existantes entre les Antilles françaises et New York et Fort-Lauderdale. Ce nouveau programme démarrera le 29 octobre et se poursuivra jusqu'à la fin mars 2019.

Ca représente combien de vols supplémentaires par rapport à l'offre que Norwegian proposait jusqu'alors sur les Antilles ?

Cayenne, ce sera quatre fois par semaine. Les Antilles-New-York, ce sera tous les jours sauf le samedi. Et pour le Canada, ce sera trois fois par semaine. Si vous voulez vous faire une image globale, l'an dernier nous proposions 150 000 sièges, cette saison ce sera 250 000.

Qu'est-ce qui vous a poussé à ouvrir Cayenne ?

Les prix sur cette route sont déjà très élevés et je sais que nous pouvons créer un nouveau marché, d'autant que les horaires coïncident avec les créneaux que nous avons eus.

Vous proposez une liaison Pointe-à-Pitre ou Fort-de-France - Cayenne à moins de 200 euros...

Nous démarrons l'offre à 169 euros le vol simple, le même prix que pour rallier le Canada.

Ces tarifs que vous présentez sont-ils des tarifs de lancement ou des tarifs durables ?

Ce sont des tarifs durables même si bien sûr, en fonction de la saison, comme à Noël, ils pourront connaître quelques variations et être un peu plus cher. Mais en dehors de la haute saison, ils resteront stables.

Le marché canadien est un marché porteur pour les Antilles françaises ?

Je le pense ! Le fait que la destination que l'on ait choisie, Montréal, soit une destination francophone est déterminant parce que les Francophones aiment se rendre dans des destinations francophones.

Pourquoi avoir attendu cette saison pour le faire ?

Nous avions besoin d'avoir les droits de trafic ; on ne les avait pas, nous n'avions que les droits pour les Etats-Unis et on a désormais les droits pour le Canada.

Ces nouvelles lignes à partir des Antilles françaises ne sont-elles qu'un début sur ce marché ?

Si ces nouvelles routes sont rentables cette année, nous pourrons envisager d'autres destinations au Canada et même envisager des routes depuis Paris vers les Antilles françaises.

Le marché Antilles-Paris n'est-il pas sur-occupé ?

Non, c'est un très gros marché qui a encore beaucoup de capacités. Nous pouvons encore nous y développer, comme nous pouvons développer entre Paris et les Etats-Unis comme entre Dublin et Toronto.

Et la Réunion, c'est pour quand ?

J'espère un jour pouvoir proposer des vols pour la Réunion que j'aime beaucoup. Je proposerais probablement des vols entre Paris et La Réunion ! Je pense que tout le monde devrait visiter cette île et y faire de la randonnée. J'ai moi-même fait des randonnées à la Réunion et c'est une des plus belles destinations que j'ai découverte !

Propos recueillis par FXG, à Paris

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21 juin 2018 4 21 /06 /juin /2018 05:34
A vos droits Outre-mer

Outre-mer et droits de l'Homme

Au cours d'un colloque qui s'est tenu jeudi à Paris, la commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH) a présenté la synthèse d'un travail qu'elle a mené pendant deux ans sur l'effectivité des droits de l'Homme dans les outre-mer : accès au droit et à la justice, droit à l'éducation et droit à un environnement sain.

"Les promesses de la République ne sont que partiellement honorées." L'ancienne ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts a ouvert jeudi matin le colloque de la CNCDH en citant Césaire et sa fameuse formule sur "les Français à part entière et les Français entièrement à part"... Et pour enfoncer le clou, elle a ajouté : "C'est tout le sens des excuses que j'ai prononcées sur le balcon de la préfecture de Cayenne..."

Renée Koering-Joulin, conseillère honoraire à la Cour de cassation, a ouvert le bal de l'indignité en s'arrêtant sur quelques chiffres qui placent la France au 14e rang sur 28 pour le budget de la Justice. En 2017, ce budget était de 411 millions d'euros dont 11 pour les cinq DOM. 56 % de ces 11 millions vont à la Réunion, 17 % à la Martinique, 19 % à la Guadeloupe, 7,8 % à la Guyane et 3,1 % à Mayotte... La situation de la Guyane est très particulière, comme celle de Mayotte, puisque la justice y semble un enfant plus que pauvre alors que l'activité judiciaire y est très riche. Ainsi, la cour d'assises de Cayenne a fonctionné à temps plein en 2016, quant à la chambre détachée de Saint-Laurent, sous-équipée, elle ne bénéficie que de deux avocats sur place, les 78 autres sont à Cayenne... A Mayotte, ils ne sont que 37 avocats ! Grâcieuse Lacoste, ancienne première présidente de la cour d'appel de Saint-Denis dont dépend aussi Mayotte a souligné entre autres le manque de traducteurs assermentés...  "On fait de l'état-civil, mais pas du droit familial de manière complexe puisqu'il n'y a pas de mariage civil et peu de divorce, on ne fait presque pas de droit social et commercial, mais du pénal !"

Côté éducation, Ségolène Lette, membre de la délégation des jeunes du Secours catholique, a regretté que les programmes scolaires ne prennent pas en compte l'histoire des outre-mer et encore que les orientations scolaires soient peu adaptées : pas d'offre de stage supérieure à deux mois car au-delà, la rémunération devient obligatoire, pas de formation sur place adaptée aux besoins des territoires ou aux envies des jeunes, des formations trop longues pour des jeunes qui ont connu l'échec scolaire et encore des livres scolaires trop chers... Elle a souligné que l'interdiction de "correction physique" devrait être compensée par une formation à la parentalité...

Un point particulier a été fait concernant les doctorants. Ainsi le montant des bourses diffèrent selon les territoires  : 1200 euros par mois en Martinique ou à la Réunion, 1320 en Guadeloupe, 1210 à 1265 à Mayotte et 3 à 4000 euros par an en Guyane tandis que la Région Ile-de-France offre 1400 euros par mois et y ajoute une aide à la mobilité...

Extractions minières

Mais le débat le plus passionné a été celui lié au droit à un environnement sain... "Montagne d'or, sargasses, chlordécone", a résumé le modérateur de la table ronde pour ouvrir le débat... Nicole Questiaux, ancienne ministre, ancienne présidente de la CNCDH et ancienne présidente de section au Conseil dEtat, a rappelé la position de la CNCDH sur "les dangers que les activités extractives en Nouvelle-Calédonie et en Guyane font courir aux populations locales". Comme Gabriel Serville qui, au sujet de la Montagne d'or, en priait la veille Nicolas Hulot à l'Assemblée nationale, la CNCDH recommande un moratoire "pour responsabiliser toutes les parties prenantes". Elle veut des études sur les risques, des études d'impact, et ensuite des actes de l'ensemble des administrations en matière de santé et de sécurité. Florencine Edouard, fondatrice de l'Organisation des nations autochtones de Guyane, a plaidé "la citoyenneté autochtone marquée par l'harmonie avec la nature". Elle assure que le développement guyanais, c'est d'abord lutter contre la biopiraterie. "Il ne suffit pas, lance-t-elle, de dire non à la Montagne d'or pour protéger l'Amazonie, mais que dire à ceux qui veulent du développement économique ?" Denez Lhostis, président d'honneur de la fondation Nature Environnement, s'est clairement positionné contre, parlant même de "projet dangereux et mortifère". Philippe Edmond-Mariette, avocat martiniquais et membre du Conseil économique, social et environnemental, en appelle à l'arme de la justice pour s'opposer au code minier, pour réclamer des indemnisations dans le dossier du chlordécone ou celui des sargasses à l'instar de ce que les Polynésiens ont obtenu pour les essais nucléaires dans la loi égalité réelle outre-mer. "Il y, a une place pour une justice climatique", a-t-il martelé et lui qui a gagné un procès à Cayenne contre les promoteurs de la Montagne d'or, assure que « rien ne résiste à l’opinion publique lorsqu’elle est en mouvement ». Dans la salle, une militante de "Or de question" lui répond : "Ce n'est pas le code minier qui est périmé, mais l'industrie minière !"

FXG, à Paris

La réponse de Thierry Bert

Invité à clôturer le colloque en lieu et place la ministre des Outre-mer qui n'a pu répondre à l'invitation de la CNCDH, le coordinateur des assises des Outre-mer, Thierry Bert a décelé un inconscient dans l'intitulé de ce colloque : "A vos droits m'a fait pensé au départ d'une course pour acquérir des droits... dans l'essentiel, nous savons que les droits y sont mais que le problème, c'est l'effectivité des droits mais aussi la cohérence de ces droits entre eux. Quelle est la cohérence du droit à l'environnement et du droit à l'emploi ? Quelle cohérence entre les droits et le droit, y compris le droit constitutionnel car si nous voulons faire prévaloir des droits mais qu'il s'agit de marcher sur les platebandes des collectivités territoriales pleinement compétentes, nous n'en avons pas le droit." Et Thierry Bert annonce qu'il rejoint le député Serville en disant, pince sans rire, "Moi non plus, je ne crois pas au livre bleu, je crois simplement à une prise de conscience générale des populations, des collectivités, des élus, de nous -mêmes, pour mettre à nos marques et effectivement commencer la course." Il résume ce colloque à un dialogue entre "éthique de conviction et éthique de responsabilité"... Il renvoie ainsi la cherté des livres scolaires à leur non exonération de l'octroi de mer par les collectivités, le manque de transport scolaire à la défaillance des communes... "Ce sont des questions beaucoup plus gênantes qui doivent néanmoins être posées pour que nous puissions progresser dans la vérité, dans la transparence et tous ensemble..."

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21 juin 2018 4 21 /06 /juin /2018 05:33
Stany Coppet prépare le tournage de "Sisco"

Stany Coppet, comédien, réalisateur et producteur, est arrivé lundi en Guyane pour préparer le tournage de "Sisco", un long-métrage en Guyane avec son coréalisateur indo-britannique, Ashim Bhalla. Interview

"En Espagne, on m'appelle El Malo, le méchant !"

Quel est le sujet de ce film que vous voulez tourner en Guyane ?

Le thème principal, disons le démarrage du film traite des mules, sujet ô combien délicat que nous connaissons en Guyane. C'est l'histoire d'un flic corrompu qui fait passer des mules de Guyane vers l'Europe et en même temps c'est un film qui veut traiter des sujets socio-économiques, politiques et culturels. C'est un prétexte pour parler de la Guyane d'aujourd'hui...  Il y a aussi l'histoire d'amour de deux jeunes lycéens guyanais. Trois histoires s'entrechoquent dans ce film, la première c'est celle du flic corrompu, la deuxième c'est celle de ces deux jeunes qui s'aiment et qui rencontrent certaines difficultés et la troisième, c'est celle d'un flic espagnol qui vient enquêter dans le cadre d'une commission rogatoire sur un chargement de cocaïne qui doit passer de la Guyane vers l'Europe.

Vous êtes en phase de développement, c'est-à-dire ?

Nous venons de créer notre société de production à Madrid et nous sommes, avec notre productrice Carmen Chaplin, en recherche de financement. Dans le même temps, nous lançons les repérages et avançons sur les partenariats en cours. Certaines sociétés guyanaises, comme Délices de Guyane jouent le jeu et je les remercie...

Combien vous faut-il ?

On n'est pas sur le budget de "Pirate des Caraïbes" ! "Sisco" est un film un tout petit plus ambitieux en terme du budget que "La vie pure", mais ça dépendra surtout de casting que nous annoncerons en partie ce mercredi 20 juin. Nous sommes en discussion avec plusieurs acteurs francophones et nous avons l'accord d'une actrice espagnole. Par ailleurs, le 23 nous organisons une journée casting à Cayenne.

Vous serez la tête d'affiche ?

Je vais interpréter le rôle du flic guyanais, celui qui est en prise avec ses démons !

Comment est né ce scénario ?

L'idée est venue parce que Ashim Bhalla et moi voulions faire quelque chose ensemble depuis un certain temps. Ashim a étudié à la New York University, son professeur était Spike Lee ! Il a déjà eu l'occasion de travailler sur de grosses productions,  il a aussi écrit pour la BBC...  Et puis sa femme et ma femme sont sœurs. Il fallait trouver le sujet et comme j'avais envie de retourner en Guyane avec un projet qui puisse, sans parler forcément de ce qui s'est passé l'an dernier, apporter quelque chose À cette situation qui est quand même dramatique.  Je n'arrive pas à concevoir que la Guyane qui est française, qui est un morceau d'Europe en Amazonie soit dans l'état dans lequel elle est aujourd'hui,  c'est-à-dire encore un pays en  voie de développement avec des jeunes qui se  baladent avec des flingues et qui n'ont plus peur d'aller en prison...  Avec Ashim, on s'est dit qu'on allait faire un film qui permette de raconter ça sans que ce soit un documentaire ou un film donneur de leçons. Nous voulons utiliser le genre drame policier pour raconter quelque chose de constructif. Nos références, c'est "Training day" et "Narcos" en Guyane... L'essentiel sera tourné à Cayenne mais une partie du film est un mini road movie, une fuite éperdue vers l'Ouest guyanais, jusqu'à Saint-Laurent...

Comment avez-vous travaillé avec votre co-auteur ?

Lui vivant à Londres, moi à Madrid, on a beaucoup travaillé sur Skype et sur FaceTime avec des séances qui pouvaient aller de 20 heures à 3 ou 4 heures du matin, parce que que je tournais durant la journée.  Et puis nous sommes retrouvés sur des sessions d'une semaine soit à Paris, soit à Londres ou dans la famille en Suisse.

Comment se fait-il que vous soyez maintenant établi en Espagne ?

J'ai plus de travail en Espagne ! Je suis guyanais,  j'ai un physique qui passe un peu partout mais qui est aussi typé oriental.  En ce moment, c'est la mode et on me donne des rôles de djihadiste, de terroriste,  de musulman conventionnel ou atypique... Je travaille tout temps en Espagne où on me propose des rôles intéressants,  des challenges,  des premiers rôles ou des seconds rôles, mais toujours avec quelque chose à défendre...  En Espagne, on m'appelle El Malo ! Je suis le méchant...

Comment les Espagnols vont ont donc déniché ?

Un peu par hasard... Ils cherchaient un français qui puisse monter à cheval,  qui sache parler espagnol et qui puisse faire de l'escrime pour un film que j'ai tourné là-bas en 2009 qui s'appelait "Aguila Roja", l'aigle rouge... Et depuis je n'ai pas cessé de travailler. Ça c'est donc un peu imposé que je m'installe à Madrid même si je continue de travailler en France.  J'ai travaillé sur la saison 1 de la série Guyane et j'espère encore travailler à nouveau pour les Anglais et les États-Unis...

Vous avez une vocation internationale...

Je ne sais pas, mais il se trouve que quand on m'appelle pour travailler en France,  c'est des choses qui sont beaucoup moins intéressantes.  On ne m'imagine pas dans le rôle d'un Maghrébin alors qu'ailleurs ça ne pose pas de problème. On ne m'imagine pas dans un rôle de flic ou de médecin...  Peut-être qu'en France, pour mon type, on n'a pas encore trouvé la case où me mettre. Et comme je n'ai pas de case, c'est compliqué mais ça ne m'empêche pas de travailler et de continuer à créer parce que je suis aussi scénariste et producteur.

C'est pour quand le premier coup de caméra ?

On espère commencer le tournage de "Sisco" entre juin et août 2019.

Propos recueillis par FXG, à Paris

Le pitch

Cayenne, mars 2017 - Meurtres, braquages, scandales sanitaires et arrestations de mules à l’aéroport de Cayenne font les gros titres du France-Guyane. Dans le cadre d’une enquête sur un réseau de trafiquants drogue entre la Guyane et Marseille, des suspicions de corruption au sein de la police judiciaire de Cayenne, poussent une juge de Marseille à envoyer un  enquêteur à Cayenne. Cet enquêteur, Alban Caneau, a pour mission de confondre le possible « ripou » qui faciliterai le passage de la drogue vers Paris, puis Marseille. Sisco, un enquêteur des  stups de Cayenne, est dans le viseur. Il est connecté au milieu et est connu pour ses méthodes peu orthodoxes.

Parallèlement, Clive et Joanne, un jeune couple de Guyanais, sont sur le point de prendre le vol pour Paris avec pour objectif de vivre leur histoire loin des interdits des parents de Joanne. Ce que Joanne ne sait pas c’est que Clive a prévu de transporter près de 2 kilos de cocaïne pour financer leur voyage et assurer une réserve d’argent pour commencer leur nouvelle vie. Ce qu’il ne sait pas, c’est que Joanne est enceinte de 2 mois. Arrivé à l’aéroport, Clive se rend compte qu’il  a été piégé par son commanditaire qui a prévu de le sacrifier pour assurer le passage des autres mules sur ce vol. Clive et Joanne sont contraint de fuir. Pour sauver sa peau et sa famille, Sisco doit retrouver les deux kilos de cocaïne mais surtout s’assurer du silence de Clive et effacer toutes les preuves qui le désignent comme l’organisateur du réseau, avant qu’Alban Caneau ne retrouve le jeune couple.

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20 juin 2018 3 20 /06 /juin /2018 05:45
En attendant le livre bleu outre-mer

Les confidences de Thierry Bert sur le Livre bleu outre-mer

Le livre bleu outre-mer que remettra le 28 juin prochain Annick Girardin au président de la République est en cours de finalisation et actuellement, la ministre des Outre-mer enchaîne les rendez-vous avec les parlementaires pour le finaliser. Elle était d'ailleurs reçue à l'Elysée vendredi matin pour une réunion de travail sur les assises des Outre-mer avec le chef de l'Etat.

Pour l'heure, ce que l'on sait, c'est que ce livre bleu sera issu du rapport que le coordinateur des assises des Outre-mer, l'inspecteur général Thierry Bert, a remis le 18 mai dernier à la ministre. Le travail du coordinateur et de ses équipes a consisté à remonter  des opinions et des projets dans les territoires à travers des sondages, des consultations numériques, physiques, téléphoniques, des entretiens, des groupes témoins dans tous les départements et une bonne partie des territoires d'Outre-mer. Ainsi, ont été identifiées les priorités par thématique à partir desquelles, Thierry Bert a rédigé un rapport administratif. Depuis le 18 mai, la ministre et son cabinet reprennent, politiquement, les projets ou les suggestions de mesures et sont en train de faire une sorte de programme qui peut être territorial comme national. "C'est, explique Thierry Bert, cet élément qui sera remis par la ministre au président de la République dans quelques jours." Sans dévoiler la matière de son rapport, le coordinateur des assises, invité à clôturer jeudi dernier le colloque de la Commission nationale consultative des droits de l'Homme sur l'effectivité des droits dans les outre-mer, a livré quelques éléments.

Education

Ainsi, "la mère des batailles", la priorité N°1 de l'ensemble des consultations sur l'ensemble des territoires se trouve être l'éducation. Si le rapporteur constate des taux très importants de difficultés de lecture (30 % des jeunes et jusqu'à 73 % à Mayotte contre 10 % en France hexagonale), il souligne l'effort de l'Education nationale : "La croissance des dépenses entre 2011 et 2014 a été le double pour le primaire, une fois et demi pour les collèges et 1,3 fois pour les lycées par rapport à l'Hexagone." Il souligne encore un excellent taux d'encadrement avec pratiquement un professeur par élève de plus dans les DOM par rapport à ce qui se passe dans l'Hexagone. Ceci étant, Thierry Bert considère que ce qui doit être améliorer, c'est la prise en charge de la petite enfance et cela concerne les collectivités locales. "Il y a, explique-t-il, des problèmes de crèches, des problèmes de disponibilité budgétaire des collectivités territoriales pour financer le petit 20 % d'investissement qu'ils ont à mettre quand la Caisse d'allocation familiale abonde les 80 % qui leur sont imputables." En matière d'accompagnement pédagogique, tout le monde est d'accord pour dire qu'il faut le renforcer et accentuer les programmes de réussite éducative, que ce soit en primaire ou dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. La formation des professeurs en langue originelle n'est pas acquise, mais l'accueil des élèves, notamment dans le primaire, à partir d'une langue maternelle est considéré comme important car en mesure de pacifier les choses et d'améliorer la pédagogie. Enfin, il s'agira de renforcer la lutte contre le décrochage scolaire. En Martinique, cela a donné des résultats spectaculaires puisqu'il y avait 3000 décrocheurs en 2011 et qu'il n'y en a plus que 963 en 2017. Cela a été possible parce que ces jeunes sont mieux repérés, mieux suivis grâce à un accompagnement de plus en plus personnalisé en couplant le social avec l'éducatif. Le dernier point à améliorer regarde l'environnement des élèves, les cantines, les internats, la mobilité et la santé scolaire...

Environnement

Le livre bleu devrait faire une belle part à l'environnement car il y a eu beaucoup de projets d'énergies nouvelles (parcs solaires, SWAC, chauffeaux...). Le ministère des Outre-mer est par ailleurs très intéressé par l'idée de promouvoir les voitures électriques sur les territoires pour lutter contre la pollution notamment dans des villes comme Pointe-à-Pitre ou Fort-de-France qui sont un peu congestionnées par le trafic automobile.

L'eau devrait être aussi un des dossiers essentiels de ce livre bleu afin de mettre un terme aux coupures et à des phases de pollution. Le plan eau initié en 2016 dans les DOM devrait donner lieu de plus en plus à des contrôles sévères et en Guadeloupe en particulier, une échéance a été fixée en 2022 pour mettre fin aux coupures d'eau avec le financement nécessaire pour refaire les réseaux. Dans les autres départements, ce sont des études sanitaires qui détermineront de façon plus précises les degrés de pollution des eaux potables.

Les questions de santé, de développement économique ou de culture n'ont pas été abordées par le coordinateur, mais elles font aussi partie des priorités et devraient donc être traitées dans le livre bleu outre-mer. De même la réforme des aides économiques qui est traitée par le gouvernement et l'Elysée en direct.

Pour autant, Thierry Bert assure que la remise du livre bleu outre-mer ne signe pas une fin : "La ministre, le Premier ministre, le président sont tous attentifs à ce que ce soit le début d'un processus. Certaines mesures doivent être appliquées, d'autres complétées et d'autres vont arriver..." Ainsi devrait-il en être avec les éco-industries en Guyane, par exemple, qui n'ont pas encore trouvé de porteurs de projets... Concernant les financements, ce devrait être là aussi le début d'un processus puisque le tour de table "Etat, Europe et collectivités locales" sera finalisé par les contrats de convergence (ex contrats Etat Région) qui fixeront les objectifs à réaliser et les moyens financiers. Ca, ce devrait être pour le mois de septembre.

FXG, à Paris

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19 juin 2018 2 19 /06 /juin /2018 05:35
Trois hôpitaux guyanais en campagne de recrutement de médecins et paramédicaux

La Guyane recrute des médecins en urgence

Pour pallier le manque de médecins, l'agence régionale de santé et les trois hôpitaux guyanais ont profité du congrès de la médecine d'urgence à Paris pour lancer une vaste opération de recrutement.

"Après les démissions en masse des urgentistes, la phase d'alerte hémorragique est passée, raconte Carline Cartier (photo ci-contre), directrice des affaires médicales au centre hospitalier de Cayenne, nous sommes en phase de cautérisation et nous essayons de consolider l'équipe et d'avoir un projet partagé entre l'administration et le corps médical." Ne reste donc plus qu'à réussir la transfusion de professionnels... "Il y a des besoins de professionnels de santé dans tous les domaines, explique Isabelle Batany (photo ci-dessous), chargée de mission ARS.

L'ensemble du territoire est déficitaire. On a besoin de médecins, d'infirmiers, de kinés..." C'est donc au congrès de la médecine d'urgence, qui s'est tenu cette semaine à Paris, que l'ensemble de la communauté médicale, toutes corporations confondues, médecins soignants et administratifs des trois hôpitaux et avec l'ARS est venue recruter en offrant une belle image de cohésion.

Marie-Claude Dupuy (photo ci-contre), directrice des ressources humaines au centre hospitalier de Kourou, s'entretient un moment avec une jeune femme. Elle est d'origine brésilienne, a fait ses études en France et serait partant pour venir travailler en Guyane. "Ca peut être bien parce que c'est plus proche pour moi par rapport à Sao Paulo où habitent mes parents, raconte la jeune médecin. Je suis plus intéressée à travailler en Guyane qu'en France hexagonale." La plupart des gens intéressés sont de jeunes médecins, des internes qui n'ont pas encore passé leur thèse. "Ce sont les médecins de demain, raconte Caroline Cartier, à nous de savoir les faire rester en Guyane et monter des projets au bénéfice de la population..."

40 postes de médecine d'urgence sont budgétés et ils ne sont que 25 à 27 urgentistes en poste. "Nous essayons de trouver des médecins pour les hôpitaux de Cayenne et de Saint-Laurent principalement, explique Mme Dupuy. Pour l'heure, Kourou est assez bien loti en termes d'urgentistes, mais on profite de l'opération pour faire connaître les spécialités dans lesquelles nous sommes déficitaires, à savoir l'anesthésie, la radiologie et la gynécologie parce qu'on sait que le recrutement du personnel médical se fait beaucoup via le réseau."

"On a eu de très bons contacts avec les visiteurs de ce salon, témoigne Claude Cheung A Long, responsable des affaires médicales au CHOG. Il y a des jeunes qui finissent leur internat et pour qui ce serait une bonne expérience de venir en tant qu'assistant sur une année.  Il y a aussi des médecins qui sont déjà aguerris et qui souhaitent compléter leur formation parce que en Guyane nous avons des pathologies particulières notamment en infectiologie, en  dermato et en traumato..."

Un hôpital neuf en septembre

La perspective de l'ouverture du nouvel hôpital de Saint-Laurent est bien sûr un atout qu'il fait valoir : "La nouvelle structure  va multiplier par dix la superficie avec des plateaux techniques neufs." Ils sont 16 urgentistes et il en faudrait deux de plus, mais il y a aussi des besoin en néonatalogie et pédiatrie... "On va devoir recruter plus de 200 personnels dont 20 postes médicaux fixes et 120 paramédicaux ; il nous faut des infirmières qui ont une bonne expérience en dialyse et en chimio." Sur les 4000 participants au congrès, ils ont pu échanger avec un peu plus de 300 d'entre eux. "Nous avons personnellement retenu les coordonnées de 60 médecins", témoigne Carolina Echandia du service de communication du CHC. Pour Saint-Laurent, ils sont une trentaine à avoir montré leur intérêt... Beaucoup d'infirmiers aussi sont prêts à venir pour de courtes missions de trois à six mois. "Les hôpitaux prennent des remplacements à partir de trois semaines, explique Claude Cheung A Long, donc ça peut être une manière de découvrir aussi l'exercice en Guyane."

Le vol aller et retour est pris en charge, mais également le logement et un véhicule. "S'ils restent 3 ou 4 mois, poursuit Claude Cheung A Long, on prend aussi en charge le véhicule et le logement. Pour les infirmières, c'est pareil, on prend en charge le billet d'avion, l'acheminement jusqu'à Saint-Laurent et leur logement pour deux mois."

Le comité du tourisme de Guyane est venu donner la main pour mettre en avant la richesse du pays, sa faune, sa flore et ses cultures... "Nous ne sommes pas seuls à faire ça, observe Claude Cheung A Long, la région de Rodez est aussi venue recruter !" Avec le numerus clausus, il y a de moins en moins de médecins et de plus en plus de déserts médicaux aussi bien dans l'Hexagone que dans les DOM. "Il y a dix ans, on ne serait jamais venus sur un salon pour vendre son hôpital, observe le Saint-Laurentais, plus ce salon va exister, plus il va se transformer en véritable bourse à l'emploi." "Nous avons déjà quatre ou cinq engagements concrets pour les remplacements de ces grandes vacances, se réjouit Caroline Cartier.  On va les ferrer dès la semaine prochaine ! Sur le très court terme ça va donner un souffle d'air !

FXG, à Paris

Les candidats peuvent s'adresser auprès des ressources humaines des trois hôpitaux de Guyane (carline.cartuer@ch-cayenne.fr, c.cheung-a-long@ch-ouestguyane.fr, dupuymc@ch-kourou.fr) ou à l'ARS de Guyane (isabelle.batany@ars.sante.fr)

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19 juin 2018 2 19 /06 /juin /2018 04:42

Saltel, insoumis et inéligible

Le Conseil constitutionnel  a déclaré vendredi dernier Guilhem Saltel inéligible pour un an. Le représentant de la France insoumise en Guadeloupe avait obtenu 4,53 % des voix au premier tour de la législative dans la 4e circonscription.

La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques a rejeté son compte le 22 janvier dernier parce qu'il n'a pas été présenté par un membre de l'ordre des experts-comptables et des comptables agréés. Le Conseil constitutionnel a fait le reste...

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18 juin 2018 1 18 /06 /juin /2018 04:31
Quotas de rhum

Les quotas de rhum enfin attribués

Le gouvernement a signé l'arrêté de répartition du contingent annuel de rhum d'exportation.

La Martinique a 52 789,1 HAP de rhum agricole et 11 327,78 HAP de rhum de sucrerie, la Guadeloupe 17 007,36 HAP de rhum agricole et 34 522,76 de rhum de sucrerie, la Réunion 27 353 HAP de rhum de sucrerie et la Guyane 1000 HAP de rhum agricole. Les 2265 HAP non attribués au Galion sont partagés pour moitié entre Martinique et Guadeloupe.

L'arrêté ministériel de répartition du contingent annuel de rhum des DOM a été signé le 13 juin. Les 144 000 hectolitre d'alcool pur (HAP) sont répartis d'une part entre rhum agricole et rhum de sucrerie et d'autre part entre les départements d'outre-mer.

Le contingent attribué à la Martinique est de 52 789,1 HAP pour le rhum agricole et de 11 327,78 HAP pour le rhum de sucrerie, à la savoir pour l'usine du Galion. Le rhum agricole est réparti ainsi : Depaz et Saint-James (Cofepp) ont respectivement un quaota de 14 019,52 HAP et 14 716,85 HAP ; la distillerie Bellonie et Bourdillon à Rivière-Pilote a 11 576,84 HAP ; les distilleries regroupées au sein du GIE Agrimart se répartissent le reste, à savoir 8 674,2 pour la distillerie du Simon à Saint-François, 2 539,52 pour la distillerie SCA à Macouba, 666,67 pour Neisson au Carbet, 495,5 pour La Favorite et 100 pour Rex.

Le contingent attribué à la Guadeloupe est de 17 007,36 HAP pour le rhum agricole et de 34 522,76 pour le rhum de sucrerie. Dans le détail, Bielle a 783,68 HAP, Bologne 2824,26, Damoiseau 4843,75, Domaine Espérance (Capesterre-Belle-Eau) 783,68, Montebello 1265,94, Poisson (Père Labat) 783,68, Reimonenq 1103,18, Séverin 834,92 et Bellevue (Marie-Galante) 3784,27. Le rhum industriel est réparti entre la SRMG (7058 HAP), Gardel (7533,62) et Bonne-Mère (19 931,14).

Le contingent de la Réunion est de 27 353 HAP de rhum de sucrerie répartis entre Isautier (3174,19), Savanna (7404,03) et Rivière du Mât (16 774,18).

Le contingent annuel d'exportation de rhum de la Guyane est de 1000 HAP qui sont affectés aux Rhums Saint-Maurice.

FXG, à Paris

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