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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 14:31

Manifestation des socialistes antillais devant le siège du PS


Pascal Popelin, premier fédéral de Seine-Saint-Denis, entouré de James Balogog, Jeanine Maurice-Bellay et Pierre Milia et un militant non identifié par le bloger (Photos : FXG)

Mardi soir, une vingtaine de militants socialistes, issus pour la plupart de la communauté antillaise, sont venus manifester devant le siège du parti socialiste, rue de Solférino, alors que se réunissait un bureau national. Jeanine Maurice-Bellay, conseillère régionale d’Ile de France (qui, pour d'autres raisons boycotte l'hémicycle régional), Philippe Milia, enfant de Fonds-Batelière (Schoelcher), de la section PS d’Aubervilliers et délégué fédéral à l’outre-mer, le Guadeloupéen José Altey, de la section de Neuilly sur Marne, Jean-Pierre Passecoutrain, de la section de Sarcelles, Anita Gaza, du CMAI de la mairie de Paris, et d’autres militants parmi lesquels un Harki venu de Narbonne, ont distribué aux huiles du parti un tract par lequel ils leur demandait de se prononcer sur l’exclusion de Georges Frêche, le président socialiste de la Région Languedoc-Roussillon qui a eu des mots condamnables à l’encontre des Noirs de l’équipe de France de football. « Je ne peux pas être dans le même parti qu’un homme capable de proférer de telles paroles», a déclaré la martiniquaise Jeanine Maurice-Bellay. Celle-ci s’est sentie trahie lorsque François Hollande, premier secrétaire du parti, a repoussé au 26 janvier prochain la réunion de la commission des conflits prévue au départ à la mi-décembre. Le premier à avoir reçu son tract, c’est l’ancien Premier-ministre Pierre Mauroy, suivi de Jean Glavany. Pascal Popelin, premier secrétaire fédéral de Seine Saint-Denis a pris le temps de discuter avec les manifestants pour appuyer leur démarche : « Je suis pour qu’on exclut Georges Frêche du PS », a-t-il déclaré sans embage. Philippe Milia a indiqué qu’ils attendaient un engagement individuel des membres de la direction du PS d’ici le 9 janvier. « Après, nous publierons la liste de ceux qui ne nous auront pas suivi. » L’arrivée, pour la première fois depuis le 27 avril 2002, de Jean-Pierre Chevènement, président d’honneur du MRC, rue de Solferino, a permis une couverture inédite de cette manifestation puisqu’un photographe du Monde était là ainsi qu’une journaliste allemande et une équipe de Canal +. Elisabeth Guigou, Bertrand Delanoë ont pris leur tract.


Le maire de Paris a déclaré qu’il répondrait par écrit à cette demande, précisant : « J’ai été le premier à être clair sur ce sujet. » « Pas comme pour Pascal Sevran », a rétorqué la conseillère régionale d’Ile de France. Jean-Luc Mélanchon a donné lui aussi son aval en déclarant : « On ne mesure pas la valeur d’un homme à la couleur de sa peau. » Henri Emmanuelli a été direct : « Il vieillit mal. La vérité c’est que Georges Frêche est un peu barjot ! » Moscovici a donné lui aussi son accord de principe, tout en nuançant au nom de la présomption d’innocence : « Si ses propos sont avérés, il sera exclu du PS. »


Les manifestants anti-Frêche se sont donnés rendez-vous devant le parti socialiste, le 9 janvier prochain.

Ils étaient là aussi...


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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 01:37

Simon Jean-Joseph présente sa « sauterelle » au club de l’Etoile, à Paris

                                        Photos R. D.-G.

Lundi 18 octobre, au très people club de l’Etoile, à Paris, le pilote Simon Jean-Joseph et son team ont présenté le buggy à bord duquel il s’élancera le 6 janvier sur la route du Dakar. Beaucoup de stars et de people pour accompagner « le seul pilote des Dom à avoir atteint un tel niveau », dixit Harry Roselmack.

Un copilote expérimenté


A gauche de Sylviane Adésir d’Air Caraïbes, le copilote de Simon, Jacques Boyère. Depuis 1992, ce pro de la course automobile connaît le pilote martiniquais. Jacques Boyère a déjà fait ses preuves auprès de Serge Jourdain, Didier Auriol et encore François Delecourt. C’est en 2000 que Simon a fait appel à lui. « Il n’a rien à envier à Auriol, c’est un excellent pilote ! »

Des stars très fan !


Lord Kossity, le seul Antillais titulaire d’une Victoire de la musique (et qui vend plus de disque qu’Admiral T !), est venu apporter son soutien à Simon Jean-Joseph, tout comme le talentueux bassiste Thierry Fanfant, accompagné de son épouse Nathalie, employée au comité martiniquais du tourisme à Paris.

La grande presse était là


Harry Roselmack, l’enfant prodige de la télévision, le suppléant officiel de notre PPDA national est venu soutenir le pilote martiniquais tout comme le correspondant permanent de France-Antilles à Paris, François-Xavier Guillerm (France-Antilles est partenaire de Simon Jean-Joseph !).

Un gâteau pour Jean-Joseph


C’est le rituel du club de l’Etoile (Johnny et Luchini ont eu droit au même pour la sortie du film Jean-Philippe !), un gâteau à l’américaine ! Avant même qu’il ne soit question de victoire (et Simon est potentiellement dans le top ten !), ce gâteau en donnait déjà un avant goût savoureux…

Miss Martinique debout sur « la sauterelle »


Vanessa Aimée, alias miss Martinique, coqueluche de cette soirée, s’est prêtée de bonne grâce à toutes les demandes des photographes pour offrir sa grâce et sa beauté. Marraine de la soirée, elle était dans le ton des couleurs fuschia de « la sauterelle » vedette du Dakar.

Les copains d’abord


Ils n’ont pas attendu Sam Alpha pour vivre les couplets célèbres de Georges Brassens… Les trois potes, Franck Anretar, organisateur des Césaire de la musique, Djoe Joseph Dunoyer, producteur d’humoristes sur la scène du Réservoir (Paris 11e) et Harry Roselmack que l’on ne présente plus…

Les partenaires de la soirée


Pascal René-Adélaïde, directeur de l’antenne parisienne du comité martiniquais du tourisme, Sylviane Adésir et Tara Phemius, d’Air Caraïbes, sont les partenaires sans qui la soirée à l’Etoile, n’aurait pas eu le faste suffisant pour se monter à la hauteur de l’événement !

Deux stars et un volant


Passionné de belles mécaniques, Lord Kossity – dont le nouvel album Danger Zone est disponible dans les bacs – n’a pas résisté au plaisir de s’installer derrière le volant : « Je connais Simon depuis notre adolescence et j’ai suivi sa carrière en rallye. Cette voiture est aussi incroyable que les grosses américaines qui me passionnent plus particulièrement. » Le monde de la musique était particulièrement bien représenté, puisque Ronald Rubinel et Perle Lama étaient également de la fête.

Les amis de la presse


Jean-Jacques Seymour, grande figure de la presse martiniquaise, aujourd’hui grand reporter chez Amina, est aux côté de notre confrère Olivier Damone, journaliste à RFO Radio, en Guyane. Comme quoi il n’y a pas que l’avion qui rapproche les DOM entre eux !

Sylvain Wiltord adooooore

L’attaquant de l’Olympique Lyonnais est « venu encourager un sportif qui porte haut les couleurs des Antilles ! Je ne suis pas spécialiste du sport automobile, mais je suis impressionné par le buggy de Simon. Je vais suivre sa progression sur le Dakar… »

Avant le départ du Dakar 2007, le 6 janvier prochain, Simon Jean-Joseph et son copilote Jack Boyère finalisent leur préparation pour cette grande course qui les emmènera du Portugal au Sénégal en passant par le Maroc, la Mauritanie et le Mali. Un périple de plus de 10 000 kilomètres à travers quelques-uns des plus beaux paysages de la planète. Devant le buggy que tous ont surnommé « la sauterelle », miss Martinique, pour lui donner la baraka !


Ils étaient là aussi...


 

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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 12:45

Vendredi dernier, la salle de la Palmeraie, à l’Aquaboulevard, à Paris, accueillait un immense chanté Nwel où le tout Paris ultra-marin s’est retrouvé. Reportage en image.

Les photos sont de Régis Durand de Girard

Chris Obydol, l’éternelle beauté


Elle est si populaire l’ex Zouk machine que l’on se disputait la place pour être à ses côtés sur la photos. Elle prépare la sortie d’un album, mais chut…

Les amitiés socialistes


Anita Gaza, responsable de la maison d’accueil de la mairie de Paris pour les Ultra-marins, pose avec José Pentoscrope, délégué du PS pour le 5e DOM, responsable du prix littéraire Fetkann, président du CIFORDOM et… père de Stéphane Pocrain, chroniqueur chez Ruquier et ex-porte-parole des Verts.

France blanche, colère noire et Variations Caraïbes

Coline Lee Toumson, organisatrice du festival Variations Caraïbes, en compagnie de son ami, François Durpaire, auteur du livre France blanche, colère noire, paru chez Odile Jacob

RFO et Madikera

Entre François Guilbeau, directeur général de RFO et Johann Alphonso, président de l’association Madikéra, une inspiratrice ?

La politique et la téloche


Jeannine Maurice-Bellay, conseillère régionale d’Ile de France, pose avec Laura Beaudi, l’animatrice vedette de Trace TV.

Peinture et esthétique


Le Guadeloupéen Jimmy Apourou,artiste plasticien, ne s’est pas laissé impressionné par la couronne de Miss Martinique, puisque selon nos informations, il semble plus inspiré par le panama que Lucette Michaux-Chevry persiste à ne pas rendre à un journaliste qui l’a oublié chez elle…

Medhi


Medhi Custos est si populaire à la veille de la sortie de son nouvel album qu’il a été plus facile de la prendre en photo tout seul !

Un complément d’enquête sur Marie-Josée Alie ?


Benoît Duquesne, animateur et journaliste en charge de l’émission d’investigation, Complément d’enquête sur France 2, avec sa collègue de France O, Marie-Josée Alie.

C'est mieux le matin

Les animateurs de c’est mieux le matin, la Martiniquaise Vanessa Dolmen et Eric Jeanjean, ont procédé à quelques signatures avant d’aller chanter Noël.

Laura et les paparazzi


Laura Beaudi fait mieux que d’attirer les objectifs, elle attire les photographes. Elle pose avec le photographe de la Dépêche de Tahiti et Raymond Moeza de Pilibo.

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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 12:29

VERNISSAGE. Latitudes 2006, Terres d’Amazone à la mairie de Paris

Bertrand Delanoë et Léon Bertrand ont inaugué, en compagnie de Yannick d’Escatha, président du CNES, le 14 décembre, l’exposition Terres d’Amazone à l’hôtel de ville de Paris.
Reportage.


Les photos sont signées Régis Durand de Girard

Un plateau d’artistes


Alain Hauss, le directeur des affaires culturelles de la Guyane, Patrick Rimoux, un sculpteur qu’on a pu voir à Cayenne dans « Danser la vie », la chorégraphe Norma Claire, et autour de la déléguée génrale à l’Outre-mer de la mairie de Paris, George Pau-Langevin, les deux comédiens, Jean-Michel Martial et Pierre Saintons.

 

Mémoire et consulting


Guislaine Gadjard, consultante culturelle, et le réalisateur Jean-Luc Verderosa, auteur du documentaire « Mémoire et récits de Guyane ».

Le Quai Branly et l'archéologue


André Delpuech, l’homme qui a longtemps fouillé les plages de Guadeloupe à la recherche des vestiges amérindiens et qui s’occupe désormais des collections des Amériques au musée du Quai Branly, s’entretient avec Stéphane Rostain, archéologue au CNRS et spécialiste de la Guyane.

La dame du musée Dapper


Christiane Falgayrette-Levreau, toujours à l’affût de la création et des arts des pays du Sud, est venue visiter l’exposition Terres d’Amazone. Elle s’entretient avec George Pau-Langevin.

L’Amazonie au sommet


Bertrands Delanoë et Léon Bertrand entourent le président du centre spatial guyanais, Yannick d’Escatha.

 

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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 12:22

Claudie Mergirie : «  J’habillais les copines à Frantz-Fanon »


Claudie Mergirie n’imaginait pas, à 10 ans, quand elle habillait ses poupées et dessinait des modèles pour ses parents, qu’elle se lancerait dans la création d’entreprise… Elle n’y songeait toujours pas quand elle habillait ses profs et ses copines du lycée Franz-Fanon. Et pourtant, après 11 ans de salariat, elle a osé. Elle a créé sa marque et son entreprise qui portent… Son nom. Normal pour une créatrice de mode.

Native de Schoelcher, elle a grandi à Sainte-Marie où elle comprend qu’elle a « la sensibilité tissus ». Après son bac gestion, en 1991, elle « monte » à Paris où elle dégote une formation chez Charbon-Savard de la mode, dans le 11e. Au bout de trois ans, elle décroche son diplôme et la voilà styliste, modéliste. Elle entre chez Dior homme, puis chez Victoire, Georges Rech et Isabelle Marrant avant de rentrer chez Eden Parc où elle lance la ligne femme. « Je leur ai fait six collections. » Ses modèles font la une des principaux mode magazines, mais elle n’est qu’une petite main (mais quelle main !). « Après six collections, je me suis lancée. Il fallait prendre le risque. » Prudente, elle a gardé de bonnes relations avec son ancien employeur car devenir un patron, surtout dans le monde de la mode, est difficile. Elle a lancé sa première collection l’an passé qu’elle est venue présenter en Martinique en février 2006. Du prêt-à-porter de style européen mais qui s’adresse à toutes les femmes. « L’essai en Martinique a été concluant. »  On trouve ses modèles chez Karolin’, à la zone des Mangles, Acajou, au Lamentin. « Je continue de montrer ma production mais je vise l’étranger. » Les bureaux d’achat étrangers sont intéressés mais ils attendent de voir plusieurs collections. « Ils veulent voir comment ça se tient. Je ne dois pas baisser les bras ! » Elle vend aussi des dessins et fait du patronage pour des professionnels. Le prêt-à-porter est un milieu difficile à percer car il faut assurer une régularité et une qualité égale. En attendant elle fait du sur mesure pour les particuliers. C’est de l’artisanat, la recherche des clients sur les marchés des créateurs. Il faut savoir plaire et convaincre !

Son EURL fondée en décembre 2005 lui a fait découvrir les turpitudes de l’entreprenariat. « J’ai en entretien très prochainement avec mon comptable… Ca va être passionnant ! Je ne connais pas encore mon chiffre d’affaires mais je sais que j’ai vendu. Ca prend forme et je n’en suis qu’au début.» Un show room au Club des gentlemen dans le 8e, un défilé sur une péniche, un site Internet et le bouche à oreille… Avant de sortir sa prochaine collection en juin 2006, elle rencontre les bureaux de styles qui fonctionnent deux ans à l’avance et détiennent les « cahiers de tendances ». « Je ne voudrais pas trop me coller à eux, mais il faut se tenir au courant… Je ne suis jamais trop à côté de mes pompes quand je fais mes collections ! » Mais l’entreprise, c’est aussi avoir de l’audace : « Je peux très bien décider que l’hiver 2008 sera le Tibet et ma collection Tibet sera acceptée ! C’est le client qui a la décision finale et lui n’est pas au courant des prescriptions des cahiers de tendances.

Aujourd’hui, Claudie prendrait bien quelqu’un pour l’assister, « mais embaucher quelqu’un, c’est de la folie… Et pourtant, j’ai besoin de quelqu’un. » Elle a bien recours à des ateliers de sous-traitance, mais c’est coûteux.

Les grands créateurs ont tous démarré comme Claudie. Ses modèles d’inspiration crétoise, sa robe Maraba deviendront peut-être l’équivalent du célèbre tailleur Channel. Mais avant d’arriver à transformer sa petite EURL en multinationale du luxe, il y a un pas que Claudie aimerait bien sauter : « J’adorerai décoller d’un coup, mais ça ne se passe pas comme ça ! » Le réalisme est une qualité essentielle dans le monde de l’entreprise. Claudie rêve de réussite, mais cette leçon là, elle la connaît ! Alors, elle bâtit son entreprise, comme les crochets perlés qu’elle monte, maille après maille, et qu’elle mettra en vente chez Karoline. « Du Claudie Mergirie adapté au pays ! »

FXG

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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 12:20

Un restaurant parisien propose le France-Antilles

Philippe Lemoîne, ancien grand reporter, a monté un restaurant où toute la presse régionale est disponible. Toute ? Il ne manquait que France-Antilles, jusqu’à ce que la technologie lui permette enfin d’offrir à sa clientèle parisienne une semaine antillaise.

Comment faire pour lire France-Antilles quand on est à Paris. Jusqu’alors (et depuis la fin de l’aventure France-Antilles hebdo en 1995), il n’y a guère que la bibliothèque de Paris qui en dispose… Pourtant, il existe un lieu où une semaine par an, on peut se repaître de l’actualité antillaise : le Kiosque. Contrairement aux apparences, le Kiosque n’est pas ; un dépositaire ordinaire, mais un restaurant de la place de Mexico, dans le XVIe, tenu par un ancien journaliste de Paris-Match, Europe 1, VSD, Marie-Claire, Philippe Lemoîne. Dans son restaurant ouvert depuis 1997, on trouve les principaux journaux de la presse quotidienne régionale et une foultitude d’objets publicitaires liés à la presse, des machines à écrire et, comme à Hollywood, sur le plancher sous verre, les signatures des grandes plumes de la presse. « Je reçois tous les matins les cinquante principaux titres de la presse quotidienne régionale et chaque semaine, je mets un titre à l’honneur. Chaque client en trouve un exemplaire sur sa table. Gault et Millaud a  écrit : « C’est le concept le plus intelligent de ces dernières années. », mais pour Philippe Lemoîne, « ce n’est pas un concept, c’est ma vie ! »

Hélas, avec le décalage horaire et l’éloignement, il ne pouvait pas fournir le France-Antilles et, a fortiori, proposer un menu créole. « Ma première femme est une Marot des Grottes ! »Alors, avec l’aide de Dominique de la Guigneraye, de Spiridom, il a monté la semaine passée une opération spéciale France-Antilles. Pendant une semaine, du 4 au 10 décembre, il s’est fait livrer par Internet la Une de l’édition martiniquaise afin de pouvoir la proposer au même titre que La Voix du nord, le Midi-Libre ou Ouest-France. « J’ai eu une vraie émotion journalistique quand je voyais s’imprimer cette Une dont j’étais le premier lecteur ! » La clientèle parisienne a ainsi pu découvrir ce qui faisait l’actualité de la Martinique tout en s’offrant un féroce d’avocat, un colombo, de la daurade, des christophines et bien sûr un ti’punch. Le tout préparé par un chef passé chez Ganière à Londres. Pour cette première opération, il n’y avait que la Une du quotidien, mais Philippe Lemoîne assure qu’à l’avenir, il essaiera de proposer au moins l’ensemble des pages d’actualité départementale. Reste que l’opération avait un sacré avantage, puisqu’elle proposait un format A3 au lieu de cet encombrant format broadsheet ! Prochain rendez-vous en décembre 2007.

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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 12:14

Patrick Jean-Pierre, le Martiniquais de la Chaîne parlementaire

 

Audrey Pulvar sur France 3, Harry Roselmack sur TF1, Christine Kelly sur LCI… Et Patrick Jean-Pierre sur la LCP ! Tous les soirs à 19 h 30, une semaine sur deux, c’est un Martiniquais de 38 ans qui présente la journal parlementaire. A la veille des élections présidentielles et législatives, c’est un poste important qui voit passer tout ce que la France compte de décideurs politiques. Ceux qui le marquent sont les porte-parole des groupes dont Nadine Moreno, « très proche de Sarko », mais les plus intéressants sont les acteurs économiques et sociaux. « Quand on a parlé de l’esclavage, des sectes ‑ des sujets épineux ‑, Georges Fennec, un ancien magistrat spécialiste des sectes et habitué des média a été déstabilisé. Au-delà de la langue de bois, j’ai réussi à le faire parler ! » Patrick Jean-Pierre a su puiser dans son expérience de karatéka (il est première dan), pas forcément la maîtrise, mais des valeurs !

Voilà un an qu’il officie sur LCP en alternance avec Arnaud Ardouin. Avant d’en arriver là, Patrick a connu, comme nombre de journalistes, quelques moments d’errance et de galère et des débuts prometteurs à ATV. « Je suis rentré à ATV comme journaliste reporter d’images en 1990. C’était le début de la chaîne avec l’équipe phare : Barbara Jean-Elie, Olivier Laouchez… « Nous avions un pôle info avec nos correspondants, nos présentateurs et nous débutions une aventure ! » Mais au bout de quelques années, il a l’impression de ne plus avancer, « d’avoir fait le tour de la question ». « On avait tout fait pour la proximité et il fallait que je parte pour échapper au piège de la Martinique. » Au même moment, la vente de la chaîne au groupe Elisée le dérange. « On avait l’impression qu’il y avait une volonté d’instrumentaliser la chaîne. » Il part réaliser quelques reportages en Caraïbes pour la chaîne Voyage et, quand il rentre, il se décide à larguer les amarres et, au passage, d’attaquer aux prud’hommes ATV qui a alors du mal à appliquer la convention collective des journalistes. « Je suis parti quand Audrey Pulvar est arrivée. »

Arrivé à Paris, il monte « à l’assaut des grands média ». L’expérience est raide. Pour éviter l’isolement et comprendre comment ça fonctionne à Paris, il participe à des réunions, multiplie les contacts, décroche des piges à M6, chez Sinequanon productions... Il se lance alors dans le webjournalisme et parvient à décrocher du boulot à I-Télé. C’est alors qu’il rencontre Amrirouch Laïdi du cub Avéroès. Ils se sentent tout deux impertinents avec la pensée unique. « Je me souviens quand Balladur est venu en campagne électorale aux Antilles, je lui avais demandé s’il allait bien. C’était politiquement incorrect, mais nous avions le droit de connaître le bilan de santé d’un candidat à la présidentielle. » Il s’intéresse au populisme en politique et rêve de créer un site Whiteblack vison.com. Il se rend compte que la télé n’est pas à l’image de la population. « A l’époque, on m’a répondu qu’on avait le Cosby Show ! » Il se demande quelque fois s’il n’est pas aigri par rapport à ceux qui sont en place et il choisit, une fois encore, de répondre par l’impertinence : « La montagne Pelé gronde en moi… »

En 2003, il décroche une place de présentateur sur TV5 où il reste 18 mois. « Jusqu’à la mort de Serge Adda, le patron. Il avait un réel désir de colorer l’antenne. Mais la fronde des belles blondes a précipité mon départ ! » Après 4 à 5 mois de flottement et grâce au lobbying d’Avéroès, il rencontre Richard Michel à la LCP qui lui dit banco. C’est parti pour le journal parlementaire. « Les gens n’ont pas l’expérience du Noir et ils estiment que le monde leur appartient. Ils ne m’ont pas facilité la tâche. » Soutenu par sa direction, il a réussi, affirme-t-il, à faire de sa différence un atout. Et si, aujourd’hui, Patrick Jean-Pierre en agace quelques uns, ce n’est pas à cause de sa couleur de peau, mais parce qu’il est le grain de sable qui casse le ronron de la télé.

Photos Régis Durand de Girard

 PS : A la fin de l’entretien avec Patrick Jean-Pierre, réalisé dans un bar proche de l’Assemblée nationale, un homme, un peu vieilli, qui avait tout suivi avec attention de sa table voisine, a demandé : « Qui est cet homme que vous interviewez ? » C’était Frédéric Mitterrand. Pour une fois, le talentueux conteur qui a fait les grandes heures de la télé (et qui prépare un documentaire sur Grace Kely) était passé inaperçu, occulté par la faconde martiniquaise d’un Patrick Jean-Pierre au mieux de sa forme !

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18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 13:44

Terres d’Amazonie à Paris

Du 15 décembre au 27 janvier, la création contemporaine d’Amazonie est l’hôte de la mairie de Paris.


« La richesse artistique de ces territoires magnifiques et lointains peut être partagée avec les Parisiens. » Bertrand Delanoë a inauguré, jeudi soir, à la mairie de Paris, la 5e édition de l’exposition d’art contemporain, Latitudes. Autour du maire de Paris, le président du CNES, le ministre du Tourisme et une foule d’invités pour la plupart issus des Antilles et de la Guyane. « La création contemporaine originale qui existe en Amazonie n’est pas assez connue des Parisiens, souligne George Pau-Langevin, déléguée générale à l’Outre-mer de la ville de Paris. Latitudes 2006 nous permettra d’apprécier un autre visage de la Guyane enserrée dans son environnement amazonien et de rendre justice à la personnalité attachante de toute cette région. » Avec des artistes de Guyane, du Brésil, de Colombie, du Guyana, du Surinam et du Venezuela, l’exposition Terres d’Amazonie explore cette partie de l’Amérique du Sud qui s’étend de l’Atlantique au Pacifique et que baignent l’Amazone, l’Orenoque, le Courantyne, l’Oyapock et le Maroni. Mathieu Kleyebe Abonnenc, Jean-Yves Gallard, Mozart Guerra, Anabell Guerrero, Roshini Kempadoo, Nathalie Leroy-Fiévée, Audry Liseron-Monfils, Claudia Navas Courbon, Marcel Pinas et Thierry Tian –So-Po expriment chacun, par leur travail créatif, une part de ces pays, de ces terres avec leurs histoires et leurs gens. La charge émotionnelle qui transparaît dans les œuvres exposées est forte et montre qu’à des milliers de kilomètre de la capitale mondiale de l’art, nos artistes s’inscrivent, selon la commissaire générale de l’exposition, Régine Cuzin, « dans la dynamique des débats esthétiques contemporains ».

Bertrand Delaë, Léon Bertrand, Yannick d'Escatha et Georges Pau-Langevin, lors de l'inauguration, le 14 décembre dernier, de l'exposition consacrée à la création en Guyane et en Amazonie, à l'hôtel de ville de Paris. (Photo : Régis Durand de Girard)

Après les discours officiels et la projection d’un documentaire sur le centre spatial guyanais, Sylviane Cédia a fait son show.

 



















Il a dit

Roger Karam, adjoint au maire de Saint-Laurent, représentait son frère Antoine qui n’a pu être présent.
« Cet événement très important honore la Guyane et les Guyanais de chez nous et de l’Hexagone. C’est une fenêtre ouverte qui nous permet de mieux nous faire apprécier. La page du bagne est tournée et on peut dire merci au maire de Paris. »

 











Les artistes

 

Les paysages de Mathieu Kleyebe Abonnenc


Mathieu Kleyebe Abonnenc est un Guyanais de 29 ans qui vit et travaille à Paris et Marseille. Il a utilisé des gravures anciennes, sorties de l’iconographie coloniale, desquelles il a ôté les éléments humains qui y figuraient « pour reconstruire un paysage culturel » qu’il a appelé « paysage de traite ».

 








Les layons de Jean-Yves Gallard


A 63 ans, cet Angevin d’origine vit à Cayenne depuis plus de trente ans. Il s’inspire de la forêt amazonienne qui est devenue son terrain d’aventure favori. Dans l’enchevêtrement des racines et des feuilles qui tapissent « la forêt de pluie », il fait de la décomposition de l’humus une promesse de renaissance végétale. Ses dessins au charbon de bois ritualisent et sacralisent les pratiques ancestrales des Amérindiens.

 







Les Indiens cibles de Mozart Guerra


 

Cet architecte et décorateur de théâtre brésilien vit à Paris où il s’adonne à la sculpture. Avec des cordages, des épingles, du fil de fer et du papier, il rend hommage aux Indiens Xincrim et Yanomami dont la culture est menacée par le progrès et contenue dans une vision « exotique ». Ses têtes cibles symbolisent ainsi la richesse et la fragilité de ces populations de la forêt amazonienne.

 

Les corps fragmentés d’Anabell Guerrero

Cette Venezuelienne de 51 ans vit à Paris depuis vingt ans. Anabell Guerrero photographie des corps qu’elle fragmente pour dénoncer la division et les dérives d’une société aux prises du narco-trafic et des luttes de clans et mettre en valeur la résistance des femmes.

 









L’exil virtuel de Roshini Kempadoo


Roshini vient du Guyana. Née en 1959 à Londres, elle utilise l’image numérique pour explorer l’identité sous l’angle de la question coloniale. Son œuvre multimédia renvoie à la notion d’exil, à sa naissance anglaise et son Guyana d’origine.

 

Les abstractions de Nathalie Leroy-Fiévée


Guyanaise de 35 ans, installée à Paris, Nathalie Leroy-Fiévée peint dans un langage pictural abstrait, fait de ronds, de traits et de carrés, ses émotions, ses souvenirs et ses rêves. Cela donne des paysages réels ou imaginaires…

 

Les rétrovisions d’Audry Liseron-Monfils


Il aime  àdire qu’il est né au XXe siècle à Cayenne… Il vit à Paris où il concocte ses installations. Mêlant le dessin, la sculpture et des objets, il propose une expérience propre à rendre au spectateur un regard veyatif sur le réel.

 

L’Amazonie de Claudia Navas Courbon


Enfant de Bogota, cette vidéaste de 36 ans vit à Paris. Son installation intitulée Amazonas Mia évoque les mythes amérindiens, l’exploitation du latex par les colonsespagnols et fait des allers-retours entre les périodes pré et post-hispaniques.

 

Le Surinam de Marcel Pinas

A 37 ans, ce Surinamais natif du Marowijne, vit à Paramaribo. Son travail artistique est une défense de la culture Ndjuka ainsi que le symbolise sa salle de classe, G.L.O. School te  Pelgrimkondre, cachée derrière derrière un rideau de cuillers en fer blanc.

 

Les lieux-présences de Thierry Tian-So-Po

A 42 ans, ce natif de Saint-Laurent œuvre au pays. C’est cette réalité géographique qui détermine la peinture de Thierry Tian-So-Po. Ses accumulations, ses empâtements d’or racontent une « anthropophagie baroque », transposition du langage du conte créole. Les caillebotis qu’il rajoutent laissent filtrer les préoccupations extérieures au territoire de l’artiste.


 

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17 décembre 2006 7 17 /12 /décembre /2006 15:52

« A défaut de lui couper la bite, allez-vous couper la tête de Pascal Sevran ? » La question, crûment posée au PDG de France Télévision, vendredi soir à l’Aquaboulevard de Paris, lors de la onzième rencontre avec les téléspectateurs, donne le ton des débats.

 

    Marie-Josée Alie, Patrice Duhamel, Patrick de Carolis et Aurélie Bambuck face au public, en         chair et en os (Photos : Régis Durand de Girard)

Des rencontres avec les téléspectateurs, initiées aux Antilles et en Guyane depuis un an, ont été voulues par le staff de la télé publique pour montrer que France Télévision s’adresse bien à tous les publics. Vendredi, ce colloque faisait préambule au traditionnel Chanté Nwel de RFO. Il y avait donc beaucoup d’ultra-marins dans la salle et les questions ont beaucoup abordé le thème de la diversité et de la visibilité des Noirs et de l’outre-mer.

Sur le plateau, Marie-Josée Alie, modératrice des débats, Patrick de Carolis, Patrice Duhamel et des animateurs au nombre desquels, la Martiniquaise Vanessa Dolmen et encore la Guadeloupéenne Aurélie Bambuck. Un casting soigneusement choisi.


France Ô sur la TNT

Pêle-mêle, les questions ont abordé le poids du couple Sarko/Ségo dans le traitement politique de la campagne électorale, le sort des animaux maltraités. Alors que Patrick de Carolis saluait Miss Martinique installée dans la salle, Antoine Montout prenait la parole : « A quand la TNT sur France Ô ? » Le PDG a retourné sa question pour lui rendre son sens avant de prévenir que France Ô serait sur la TNT, en Île de France, au premier semestre 2007. « C’est une priorité du gouvernement de France Télévision. » Un malentendant est venu demander plus de programmes sous-titrés. Une mère de famille a demandé à ce que la violence ne soit pas montrée aux heures de grande écoute. Patrice Duhamel, après avoir rappelé la charte de l’antenne, a tout de même rappelé les parents à leurs responsabilités : « On ne fait pas les journaux Télévisés pour les enfants de 6 ans ! » Un artiste humoriste a fait un tabac lorsqu’il s’est plaint que la télé ne montre que les mêmes têtes, « des gens qui n’ont pas besoin de ça pour réussir », plutôt que de faire de la place aux jeunes talents, dont lui ! Luc Laventure en a profité pour faire la réclame de 9 semaines et 1 jour, l’émission qui fait appel aux nouveaux talents musicaux de l’outre-mer. « On reconnaît que nous avons tendance à inviter les gens que nous connaissons, admettait Vanessa Dolmen. C’est une mécanique qu’il faut essayer de casser… »

 

La performance plutôt que la couleur de peau

Interpellée par Patrick de Carolis sur la façon dont la diversité s’appréciait dans les émissions sportives, Aurélie Bambuck a déclaré qu’en matière de sports, « on ne s’attache pas à la couleur de peau ou à la représentativité, mais aux seules performances. » C’est alors que la question relevant du dérapage de Pascal Sevran sur la famine en Afrique et le sexe des Noirs a déclenché un tonnerre d’applaudissements. « C’est une trahison morale, a répondu le PDG, dont le moins que l’on puisse dire est que cette affaire est un véritable buisson d’épineux dans son pied (il a refusé, à la site du colloque d’accorder une interview à France-Antilles/France-Guyane). Un Haïtien a demandé « une émission pour les blacks, qu’on puisse venir s’exprimer ». « La télé doit être le miroir de la société d’aujourd’hui », lui a répondu Carolis. « Nous le faisons avec nos présentateurs, nos émissions. Le Noir, le Beur, l’Asiatique ne jouent plus les méchants dans les films. Cette politique nous la pratiquons aussi aux ressources humaines ! »

 

Racisme ordinaire, racisme extraordinaire

Une question est encore revenue sur l’affaire Sevran : « Pourquoi ne pas l’avoir invité dans une émission pour qu’il s’excuse publiquement ? » « Heu…, hésitait le PDG, je crois savoir que des journalistes panafricains l’ont contacté et il aurait accepté de se rendre en Afrique pour se rendre compte de la réalité africaine. » Une Antillaise s’est plainte de la part laissée au fait divers dans le journaux TV et déploré l’usage d’expressions tel « le racisme ordinaire ». « Il existe des racisme extraordinaires ? » D’autres se sont plaints que les programmes ne soient pas ou peu dans les TV magazines. Abou, un Africain de la banlieue sud s’est aussi plaint des effets de mode. « Nous avons travaillé avec les enfants de la banlieue à écrire un chant, un hymne avec Yannick Noah. Mais la banlieue n’a pas brûlé en novembre alors on ne s’intéresse plus à nous… » Une autre Antillaise a demandé encore pourquoi les documentaires sur l’outre-mer ne passaient pas sur les autres chaînes du service public. « RFO, France Ô ça fait un peu ghetto. Nous sommes Français et les autres Français pourraient bien savoir que nous sommes aussi Français ! » Ce qui a fait sursauté Marie-José Alie : « Un ghetto ?! » Patrick de Carolis, à la rescousse, a rappelé que tous les jours France 3 diffusait un rendez-vous sur l’outre-mer. Comme le public lui rappelait que cela ne durait que 5 minutes, il a lancé : « Vous en voulez plus ? » Un énorme « oui » est monté de la salle.

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17 décembre 2006 7 17 /12 /décembre /2006 15:47

Le CRAN fait une descente à France Télévisions

        Patrick Lozès (à droite) et Louis-Georges Tin (à gauche) bloqué à l'entrée du siège de                 France Téléviisons, vendredi dernier)

L’opération était secrète et les journalistes avaient été invités à retrouver les hommes du CRAN face à Notre-dame de Paris. La délégation du CRAN (14 personnes) s’est ensuite rendue en RER devant le siège de France Télévisions. A l’arrivée, ils étaient attendus par un comité de policiers conséquent qui leur a interdit l’accès, non sans arrogance (y compris vis-à-vis de la presse). Après une heure d’attente aux portes du siège, Christian Vion, de la direction des ressources humaines, et Sophie Benoît, directrice adjointe des programmes de France 2 ont accepté de recevoir une délégation. En l’absence du président Carolis, Patrick Lozès a mandaté son vice-président Sanvi Panou, son porte-parole, Louis-Georges Tin ainsi que le trésorier et le secrétaire général. L’entrevue a duré une demi-heure au cours de laquelle chacun est resté sur ses positions. La direction a présenté le document de communication interne qui relatait l’émoi du président et rappelait l’envoi d’un courrier en recommandé de mise en garde à l’adresse de Pascal Sevran.


A la sortie, Louis-Georges Tin a déclaré que Pascal Sevran devait démissionné et être exclu du service public. Par ailleurs, estimant que les propos de l’animateur relevait de l’ignorance, ils ont plaidé pour que France Télévision remplisse sa mission d’information et d’éducation sur les cultures, la démographie et la sexualité des Noirs.

Enfin, ils ont demandé à ce quez rendez-vous soit pris entre le président du CRAN et celui de France Télévisions.

Photos  et reportage : Régis Durand de Girard

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