Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

3 décembre 2006 7 03 /12 /décembre /2006 16:21

La grande escroquerie du logement social

La commission des finances du Sénat dénonce le discours de Villepin aux Antilles et propose des coupes, des transferts et de mettre fin aux privilèges des retraites outre-mer.

Jean Arthuis, président (Mayenne, UMP) de la commission des finances au Sénat, et son rapporteur, Henri Torre (Ardèche, UMP) n'ont pas leur langue dans leur poche dès qu'il s'agit des rapports entre l'Etat et l'outre-mer. Hier matin, ils ont présenté le rapport d'Henri Torre sur le logement social outre-mer. Henri Torre a visité auparavant la Guadeloupe et la Guyane. « Le buget de l'Outre-mer (2 milliards d'euros) est essentiellement consacré au logement et à l'emploi. La situation est extrêmement critique depuis 2001 car on a inscrit beaucoup plus de d'autorisations d'engagement que de crédits de paiement. » Pour Henri Torre, il s'agit d'un « laisser aller de la part des ministres du Budget et de l'Outre-mer ». Laisser aller d'autant plus grave que 80 % des populations ultramarines peuvent prétendre au logement social. Entre les autorisations d'engagement et les crédit de paiement, il y a un écart de 500 millions d'euros en début d'année, et 8 à 900 000 en fin d'année. Les préfets reçoivent les autorisations d?engagement, mais n'ont de quoi honorer les traites. Voilà comment les opérateurs sociaux et les artisans sont devenus d'énormes créanciers de l'Etat.

Le Premier-ministre, lors de son voyage aux Antilles, a annoncé qu'il allait couvrir la dette par une rentrée de 30 millions d'euros de la Caisse des dépôts provenant du crédit immobilier, 9,6 millions de la réserve gouvernementale et 12 millions qu'il reste à trouver sur le collectif budgétaire de fin d'année. Selon les sénateurs, le budget ne reflète réellement que 13 millions d'euros.

Villepin a encore promis de débloquer 120 millions d'autorisation d'engagement dont 60 pour 2007. « On va encore accroître le déséquilibre actuel ! » s'exclame le sénateur de l'Ardèche. Cette année on essaie de résorber 60 millions de dette de l'Etat, mais en fin d'année, elle atteint déjà les 100 millions ! Ca ne nous satisfait pas. Nous allons discuter fermement avec le ministre de l'Outre-mer lors de sa comparution devant le Sénat ! » Les deux parlementaires semblent remonter contre « le ministre de l'Outre-mer qui ne devrait pas se considérer ministre de l'outre-présidentielle ». Rendez-vous en tribune sénatoriale le 6 décembre.


LES PROPOSITIONS DU RAPPORT

Défiscaliser le logement social

La défisc en logement représente 180 millions d'euros. Les crédits de paiement dévolus au logement social sont de 175 000 euros. Henri Torre propose donc d'étendre la défisc au logement social, d'autant qu'il a remarqué que « la défiscalisation a provoqué des tensions sur le prix des terrains ». Arthuis en rajoute : « La défiscalisation ouvre la voie à des activités qui ne contribuent pas pleinement au développement ultra-marin et captent une partie de la ressource sous forme de commissions, de publicités et d'honoraires qui ne viennent pas fertiliser l'économie ultra-marine ». Arthuis et Torre, chantres de la lutte contre les niches fiscales, ont trouvé une parade pour que l'équité fiscale qui leur est chère soit respectée même dans la défiscalisation.

Des coupes budgétaires

Les amendements proposés par la Commission prévoient une réduction de 3 millions d'euros au fonds de coopération régionale (les sénateurs se demandaient à quoi pouvaient bien servir cette somme) pour abonder le fonds logement, et une diminution de 10 millions d'euros des autorisations d'engagement du ministère, « pour montrer à tous que l'on n'annonce pas trop d'autorisations d'engagement quand on n'a pas de crédits de paiement derrière ».

La chasse aux retraites dorées des fonctionnaires

Henri Torre et Jean Arthuis ont déposé un amendement contre les surretraites outre-mer. Ils veulent mettre un frein à l'envolée des frais occasionnés par un article du code des pensions de retraite, permettant à des fonctionnaires de toucher leur retraite survalorisée de 35 à 75 % s'ils vivent à la Réunion, Saint-Pierre et Miquelon, Mayotte, Polynésie, Wallis et Futuna ou en Nouvelle Calédonie. « Ca coûte 300 millions d'euros par an pour les deux prochaines années ! », selon Jean Arthuis. 9 618 personnes étaient concernées par le dispositif en 1989, 29 861 en 2005. « Il faut arrêter ce système et baisser le stock », ajoute Henri Torre. C'est la cinquième fois qu'Arthuis propose un tel amendement. L'an dernier, il a recueilli 8 voix.

De nouveaux titres fonciers en circulation en Guyane

Le directeur des services fiscaux de la Guyane a annoncé au sénateur Torre que pour alimenter loffre de foncier qui fait défaut pour le secteur du logement, il allait émettre 500 titres fonciers. Ces terrains proviendront du patrimoine de l'Etat, propriétaire à 90 % du sol guyanais.

Partager cet article

Repost0
3 décembre 2006 7 03 /12 /décembre /2006 15:28

Belle-Ile-en-mer Marie-Galante en vedette

Pen Duick, société organisatrice de la Route du Rhum, et la Guadeloupe se sont retrouvées autour de la solitaire Belle-Ile en Mer Marie-Galante qui part en mars prochain. Reportage au salon nautique de Paris.

 Une Guadeloupe tonique au salon nautique

Max Etna, région Guadeloupe, Guy-Claude Germain, Comité du tourisme des iles de Guadeloupe,, Martial Barriel, président de l'Association des professionnels du nautisme et Yves Noel, animateur pour le CTIG. (Photo : FXG)

Dans le hall des régions et des voiliers, la Région Guadeloupe a posé son stand avec le CTIG, les offices du tourisme des Saintes, Saint-Martin et Marie-Galante et Air Caraïbes. Sous la banque, du sucre, du citron et un cubi de rhum. A l?écran sur le mur, le film produit par l?association des professionnels du nautisme, la Région, Triskell, la Marina de Pointe-à-Pitre et le yacht-club de Saint-François. Réalisé par Jean-Marc Rabajiona, il vante la Guadeloupe, « Terres de mer », et décline les métiers, les loisirs et les événements liés au nautisme. Tourné en septembre et octobre 2006, il a coûté 11 500 euros.

 
Luc Coquelin pense à une école de course au large


Philippe Quéré (jeune skipper) et Luc Coquelin (vieux skipper)

Luc Coquelin pense à une école de Guadeloupe de course au large. « Avec la BPE et l?AG2R, ce sont les mêmes bateaux qu?on va utiliser. Si on les loue, il faudra payer leur rapatriement en métropole, ce serait dommage. » L?idée serait donc d?acheter des figaro 2 et détecter des skippers. «  L?attribution des bateaux se ferait avec un comité regroupant le CTR, les professionnels, les coureurs... »

 

Le dircab adjoint et le champion


Max Etna, directeur de cabinet adjoint de Victorin Lurel, est venu saluer le vainqueur du Rhum 2006, le créateur de l?autoroute du Rhum, Lionnel Lemonchois.

 










Voulzy au départ et à l'arrivée

Pierre Bojic, directeur général de Pen Duick serre la pince de Josette Borel-Lincertin, 1re vice-présidente de la Région Guadeloupe et présidente du CTIG, sous les yeux émerveillés de Jean-Michel Marziou, président de Triskel organisation.

Selon Ouest-France, Laurent Voulzy sera au départ et à l'arrivée de la régate Belle-Ile en mer Marie-Galante. On parle, dans les milieux nautiques autorisés en Guadeloupe, de trois ou quatre bateaux que la Région pourrait soutenir. L'idée serait d'avoir un figaro pour Marie-Galante (on pense à Philippe Cairo alias Pipo), un figaro pour Basse-Terre (Jimmy Dreux ?) et un figaro pour Grande-Terre (Philippe Quéré ?). Reste que la course part en mars et ça ne laisse que peu de temps aux skippers pour trouver des budgets ?


Black skipper


Philippe Fiston évoque avec Jocelyne Anastase (officie du tourisme de Saint-Martin) et Camille Pelage (officie du tourisme de Marie-Galante) la Lorient-Bermudes-Lorient, la Jacques-Vabre et la Marseille-Mozambique. Pour Philippe, « ce serait bien qu'il y ait un skipper black pour cette course qui arrive en Afrique ! »

 



Bateau à vendre


Antilles-sail.com, la société de location de bateau de la marina qui vient de se payer le luxe de « claquer » le Rhum dans sa catégorie, essaie maintenant de rentrer dans ses frais. L’annonce est accrochée sur le stand d’Antilles-sail.com au salon nautique de Paris : A vendre Rhum runner, Cigale 16 des chantiers Alubat, prix 470 000 euros (paraît qu'il leur en a coûté 501 000 !).
Avis aux amateurs ce Rhum runner est aussi un Rhum winner !

Partager cet article

Repost0
27 novembre 2006 1 27 /11 /novembre /2006 21:36
INTERVIEW

Claude Ribbe, nouveau président du Collectifdom

 

Photos : Regis Durand de Girard

 

Comment avez-vous succédé à Patrick Karam ?

Une délégation de gens du Coillectif m’a demandé d’accepter la présidence. J’ai accepté. Succéder à Patrick n’est pas évident. Juliette Jean-Baptiste a assuré l’intérim et je me suis laissé convaincre. Non sans hésitation car je vais être très certainement candidat à Sarcelles et ça m’embêtait un peu…

 

 

Vous devrez faire montre de moins d’excès

J’ai été excessif avec Napoléon. C’était un pamphlet, donc excessif. Mais j’irai soutenir mon camarade de l’UDF à Fontaineblau, le prince Napoléon.

 

 

Quelles sont vos priorités ?

J’ai demandé à Nicolas Sarkozy de décorer Antoine Granemort. Si c’est lui qui avait été tué, on l’aurait décoré à titre posthume. On ne peut pas se contenter de le savoir libre, il faut affirmer les choses. Grâce à lui, on cessera de dire que les Antillais sont antisémites. Il y a encore un an, il fallait montrer patte blanche et même pour parler de Napoléon, on m’a traité d’antisémite.

 

 

Sur les présidentielles ?

Il faut que tous les candidats prennent bien conscience que l’outre-mer n’est pas une question noire. Il faut qu’ils comprennent aussi qu’il ne suffit pas d’aller en Guyane, en Guadeloupe et saluer Aimé Césaire, il faut aussi prendre en compte le million d’Antillo-Guyanais du 5e DOM et qu’ils se rendent aussi à Sarcelles ! J’ai la confiance de Bayrou et nous dialoguons avec Royal et Sarkozy. Ils devront préciser leur projet pour l’outre-mer. C’est le moment du faire du lobbying comme on l’a fait pour imposer trois candidats aux législative au PS, l’UDF et l’UMP.

 

 

La lutte contre la racisme est-elle au cœur de votre lutte, vous qui ne voyez que des Français là où Georges Frêche voit « onze blacks » ?

Il y a un gros travail à faire pour combattre le racisme. Et ce n’est pas toujours le racisme que l’on croit. La preuve avec Georges Frêche…

 

 

Sur la continuité territoriale ?

Alice, un opérateur offrant un service de box (ADSL, téléphonie, télévision) a fait une offre pour les Antilles. Nous incitons les autres opérateurs à se positionner. Ce n’est pas normal qu’on ne puisse pas bénéficier des technologies actuelles parce qu’on vit outre-mer.

 

 

Et qu’on n’ait pas toutes les radios du service public ?

France Culture et France musique me tiennent à cœur. La Guadeloupe a donné à la grande musique le chevalier Saint-Georges, pourquoi ne nous donnerait-on pas France musique autrement que sur Internet !

 

 

Vous êtes contre le CRAN ?

Avec le CRAN, j’ai attendu 52 ans pour apprendre que j’étais Noir et immigré. Ce n’est pas que ça me gêne, mais il faudrait déjà apprendre à intégrer les ultra-marins qui sont là depuis 7 à 8 générations. Le président du CRAN a deux passeport, moi je n’en ai qu’un. Je suis Français et antiraciste.

 

 

Votre combat pour les grands hommes d’outre-mer a marqué un point avec l’aéroport Aimé Césaire en Martinique. Satisfait ?

Je pense que l’on devrait maintenant débaptiser l’aéroport de Cayenne pour lui donner le nom de Gontran Damas et celui de Pointe-à-Pitre, Louis Delgrès. Nous sommes en négociation avec France 2 pour que Pascal Légitimus produise et joue le général Dumas dans une série de deux épisodes de 90 minutes.

Juliette Jean-Baptiste reste sur le carreau

Juliette Jean-Baptiste qui présidait le Collectifdom s’estime « évincée au profit d’ambitions personnelles »

« Daniel Dalin, secrétaire général du Collectifdom, m’a téléphoné pour m’annoncer que je n’était plus présidente. » Juliette Jean-Baptiste l’a mauvaise depuis qu’à l’issue d’une réunion du conseil d’administration, samedi, où elle n’était pas conviée (tout comme trois autres membres du bureau dont David Marty et Jean-Claude Beaujour), Claude Ribbe a été désigné président du Collectifdom.

« Le 7 novembre, quand Patrick Karam a annoncé sa démission, je n’ai pas été élue par intérim. J’ai été élue pour deux ans. » Juliette Jean-Baptiste, réputée « rigoureuse » par l’ancien président, estime qu’elle a été « évincée au profit de quelqu’un qui poursuit des ambitions personnelles ». « Claude Ribbe se présente aux élections à Sarcelles, ça donne une autre image du Collectif. On était marqués Sarkozy, mais Patrick n’était pas candidat. Je n’ai rien contre les partis, mais il n’est pas normal que le Collectifdom serve des ambitions personnelles ». Juliette Jean-Baptiste n’a pas l’intention de rester au Collectif. « J’ai reçu beaucoup de messages de soutien. Tous ceux qui m’ont vue pendant quatre ans agir avec beaucoup de dévouement pour le Collectif sans me mettre en avant partagent mon sentiment et pourraient me suivre. » Après son élection du 7 novembre, elle devait rencontrer Patrick Karam mais leur rendez-vous a été annulé. Depuis, elle ne l’a pas eu au téléphone.

Juliette Jean-Baptiste s’efface derrière Claude Ribbe. Ironie du sort, c’est elle qui avait organisé la manifestation du 2 décembre dernier, aux Invalides, pour dénoncer « le crime de Napoléon ». Le bouquin de Claude Ribbe.

 

Partager cet article

Repost0
25 novembre 2006 6 25 /11 /novembre /2006 20:50

La commission nationale de l’outre-mer du PS en ordre de bataille

Ahmed Mounirou (Mayotte), Jules Otto (Guadeloupe); Gilbert Anette (Réunion), Victorin Lurel (secrétaire national), Marlène Lanoix (Martinique) et Alix Labbé (Guyane). (Photo : Régis Durand de Girard)

Samedi, à la veille du congrès de ratification de la candidate socilaiste à la présidentielle, les représentants de l’outre-mer du PS se sont réunis, rue de Solférino. Autour de leur secrétaire national, Victorin Lurel, les premiers fédéraux de Mayotte, la Réunion, Guadeloupe, Martinique et Guyane. Ils ont abordé l’actualité législative de l’outre-mer (loi de finances et réformes constitutionnelles), l’organisation des campagnes législatives et présidentielles, mais aussi l’étude et l’analyse critique du programme de l’UMP.

Sur le budget, ils constatent que les promesses du Premier ministre envers le logement social ne se traduisent pas dans le budget. « Il fallait résorber une dette de 113 millions d’euros et pour les engagements futurs, débloquer 60 millions pour 2007. Il fallait donc 173 millions d’euros, le budget révèle un manque de 97 millions d’euros. » Cela traduit « un retrait de l’Etat » en outre-mer, selon les socialistes. Ils ont par ailleurs évoqué la reconduction du dispositif Congé de solidarité : « Réduction des secteurs éligibles, baisse de la part de l’Etat de 60 % à 50 % et obligation de liquider sa retraite à 60 ans au lieu de 65 ans. » Enfin, sur le calendrier législatif, Victorin Lurel a indiqué que l’outre-mer annoncerait ses investitures en décembre, une fois terminée les consultations avec « l’autre gauche ».

 

Le cas Georges Frêche

Après avoir indiqué leur condamnation unanime des violences autour des stades (et plus particulièrement, les événements racistes qui ont conduit le policier martiniquais Antoine Granemort à user de son arme, jeudi dernier, ils ont voté à l’unanimité moins deux abstentions, une demande d’exclusion du parti socialiste du président de la Région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche.

 

Les élections européennes

Victorin Lurel a rappelé que pour les élections européennes, le Sénat avait adopté l’amendement Flosse/Othily (deux amendements identiques soutenus par le PS) qui consiste à organiser un vote distinct dans les trois bassins de l’outre-mer (Pacifique, océan Indien et Atlantique). Chaque grande région sera ainsi assurée d’être représentée à Bruxelles, contrairement à la situation actuelle où l’outre-mer est représenté par trois Réunionnais.

 

 




La phrase

« Le prix de revient des compagnies aériennes est le secret le mieux gardé de France. » Victorin Lurel réagissant aux annonces de Nicolas Sarkozy sur la continuité aérienne.

 

Les candidatures PS en Guyane

L’accord politique national passé entre le parti radical de gauche et le PS fait de Christiane Taubira, la candidate naturelle du PS dans la première circonscription, selon Alix Labbé, premier fédéral de Guyane. Dans la seconde circonscription, Alix Labbé a indiqué qu’un candidat était investi, mais qu’il lui appartenait de se déclarer officiellement. On parle du maire d’une grande ville…


 (Photo : Régis Durand de Girard)

Partager cet article

Repost0
25 novembre 2006 6 25 /11 /novembre /2006 18:42

La soirée des maires au Sénat

La traditionnelle soirée offerte par le président du Sénat, Christian Sénat, à l’occasion du Congrès des maires, a eu lieu mercredi soir. France-Antilles et France-Guyane y étaiten.

 







Grande-Terre et Côte-sous-le-vent

Le directeur général des services de la mairie des Abymes, Christian Gatoux est en compagnie du maire de Bouillante, Robert Racon. (photos Régis Durand de Girard)

 










Jacques Gillot et ses amies mouliennes

Autour du sénateur Jacques Gillot, les adjointes de Gabrielle Louis-Carabin au Moule, Mmes Eulalie Tchenquela et Joanie Achoun qui, visiblement, ne se laissent pas impressionner d’être sous les ors du palais du Luxembourg.

 









Laguerre, au Sénat comme la guerre


Jean Laguerre, le président de l’association des maires, Paul Melion, membre de l’UNOM, et le jeune directeur général des services de la mairie de Goyave, Jean-Luc Edom.

 





La nièce et la tante

Juliette Jean-Baptiste (à gauche) est la Martiniquaise qui succède à Patrick Karam, à la tête du Collectifdom. A côté d’elle, sa nièce, Ingrid Jean-Baptiste,  qui a intégré, cette saison, la rédaction de « Des mots de minuit », sur France 2.

 










Une courte apparition du ministre

François Baroin (en compagnie du président du Sénat et de la députée polynésienne, Béatrice Vernaudon) est venu rapidement saluer les élus. Il était retenu à l’UMP pour régler « une affaire de famille », politique cela va de soi, vu les temps qui courrent…

 


 



Mesdames des Abymes et les sénateurs

Les sénateurs Claude Lise, Daniel Marsin et Serge Larcher, hôtes de la soirée, sont entourés d’élus de la mairie de la mairie des Abymes, Mmes Moeza et Peramin.

 













Le numéro 2 de l’Etat et le reporter

Le président Poncelet pose aux côtés de l’envoyé permanent de France-Antilles et France-Guyane à Paris.












Max et les trois Serge

Serge Angély, de l’Education nationale, Serge Noteuil, infirmier psychatrique, et Max Jean-Baptiste, du conseil général, entourent leur ami, le débonnaire et affable sénateur de Martinique Serge Larcher.

 











L’universitaire du congrès

Joël Boudine, maître de conférences à l’UAG et auteur du Régime fiscal des collectivités d’outre-mer (préface de Bernard Castagnede), paru chez L’Harmattan, a profité de son savoir pour venir l’exposer à l’occasion du 89e congrès des maires. Il accompagnait le maire de Macouba.

 





Fonds-Saint-Denis y était !

De gauche à droite, Jean-Claude Eugène, directeur général des services, Hubert Bussy et Joseph Jean-Baptiste, tout deux adjoints au maire de Fonds-Saint-Denis.

 












Gastronomie à Case-Pilote

Case-Pilote était bien représenté avec Jean-Pierre Ducros, conseiller municipal, Marie-Gabrielle Sévère, adjointe au maire et le gérant des Deux-Gros, le conseiller municipal Jacques Audigé.

 




Deux présidents, deux sénateurs

Claude Lise est avec Christian Poncelet, le président du Sénat. Ce dernier très en forme et dont l’humour se rapproche de plus en plus de celui des anciens du Muppett show, a fait hurler de rire toute l’assistance !

 








Béatrice Bellaypose avec le sénateur Larcher









Le sénateur de ces dames

Autour de Georges Othily, Sylvie Horth, conseillère municipale de Sinamary et cousine de Gil Horth, le dauphin de Georges Othily, Line Boisdur de l’association pour l’expression et la formation des Antillais et Guyanais, le sénateur de la Guyane et Béatrice Mongis, elle aussi conseillère municipale de Sinamary.

 









Aline et Georges

Aline Kayamare, conseillère municipale d’opposition de Saint-Laurent, pose en compagnie de Goeroges Othily. Une composition qui ne présage en rien des alliances politiques à venir…

 


 


 


 

 

Mme le député, M. le président

Très en forme, Christian Poncelet dont l’humour se rapproche de plus en plus des anciens du Muppett Show, a fait hurler de rire toute l’assistance. Juliana Rimane éprouvait une certaine fierté de poser aux côtés du numéro 2 de l’Etat, successeur qui plus est de Gaston Monnerville.

Partager cet article

Repost0
24 novembre 2006 5 24 /11 /novembre /2006 03:41
Des "blacks" qui font honneur à la France
(Photo : Régis Durand de Girard)
Les héros du CSM, à l'avant-veille de leur match contre Clermont-Ferrand ont été les hôtes de Gabrielle Louis-Carabin à l'Assemblée nationale. Au salon Gaillard, la député maire du Moule s'est insurgée contre les propos de ce président de Région, Georges Frèche, qui parle ainsi des "blacks"... "Ceux qui parlent de blacks doivent reconnaître qu'il y a des blacks français", a déclaré Gabrielle Louis-Carabin. Ici, à l'Assemblée nationale, avec notre club, nous montrons la diversité de la France. Ces blacks là font honneur à la France !"

Partager cet article

Repost0
24 novembre 2006 5 24 /11 /novembre /2006 03:02

Nicolas Sarkozy annonce ses premières mesures concrètes pour l’Outre-mer

Le ministre de l’Intérieur a reçu, hier, place Beauvau, les élus d’Outre-mer et a annoncé la fin de l’obligation de service public pour les compagnies aériennes à compter de mars 2007.

Il a confirmé que l’aéroport du Lamentin porterait le nom Martinique-Aimé Césaire dès le 16 janvier.

« Ce n’est pas une tradition que le ministre de l’Intérieur vous reçoive », a déclaré, hier midi, Nicolas Sarkozy aux élus d’outre-mer qu’il avait invité place Beauvau, siège de son ministère. « « Mais ce n’est pas sûr que je le reste… » Très en forme, le candidat naturel de l’UMP à la présidentielle s’est adressé « aux 210 maires qui administrent 2,5 millions de personnes dans les neuf territoires d’outre-mer ». Fidèle à ses promesses tenues lors de son voyage de mars 2006 aux Antilles, il est d’abord revenu sur son projet de zone franche globale qui doit permettre aux ultra-marin de « vivre debout ». Ces zones franches permettront  de prendre en compte « le phénomène de double insularité en Guadeloupe ou la situation très particulière de la Guyane ». Un de ses proches a ajouté que ce dispositif sera un atout pour le tourisme martiniquais, comme pour la canne et la banane. Pour justifier son projet, Nicolas Sarkozy a dit : « C’est normal de faire plus pour vous, de faire plus pour ceux qui cumulent plus de handicaps », c’est son concept de « la discrimination positive à la française ». Très applaudi. Ainsi, l ‘effort de l’Etat, selon les mandats qu’il a remis aux préfets en juillet, se mesure à 343 euros par habitant outre-mer contre une moyenne nationale de 158 euros. Ce projet, selon l’un de ses proches, sera à l’ordre du jour du budget 2007. « Ce sera l’équivalent de la LOPOM. »

Dérégulation aériennePhotos : Régis Durand de Girard

Mais Sarkozy aime à dire à l’avance ce qu’il fait. Il a donc abattu ses cartes en fin de discours pour annoncer  les résultats de son combat « sur la desserte aérienne et numérique des collectivités d’outre-mer ». « Je suis en mesure de vous annoncer qu’à compter de mars 2007, les règles restreignant la concurrence auront été modifiées. » Saluant par deux fois Patrick Karam et « sa pression amicale », le ministre a révélé qu’il serait mis fin à cette date à l’obligation de service public des compagnies aériennes, « faisant ainsi sauter la barrière sur le marché », selon un de ses proches qui soulignait que Nicolas Sarkoey « bosse à fond depuis un an sur l’Outre-mer ». Cela veut dire qu’à plartir du mois de mars, Air France, Air Caraïbes et Corsair ne seraient plus tenus d’offrir en période creuse un quart des sièges qu’elles offrent en période pleine et que les charters comme des compagnies concurrentes pourraient s’emparer du marché de la transatlantique. Cerise sur le gâteau, le ministre d’Etat a annoncé que le 16 janvier, l’aéroport du Lamentin prendrait le nom d’Aimé Césaire. «  Lorsque la France a des hommes dont la dimension dépasse de loin ses frontières, elle peut et elle doit les honorer de leur vivant. » N’en déplaise à Alfred Marie-Jeanne.

 

Partager cet article

Repost0
24 novembre 2006 5 24 /11 /novembre /2006 02:58

« Les Français d’Outre-mer et de métropole veulent le changement »(Photo : Régis Durand de Girard)

Ségolène Royal a réuni, jeudi 23 novembre au matin, les présidents de Régions socialistes dans un salon de l’Assemblée nationale. Elle a souligné l’attachement des Français d’outre-mer comme de métropole au changement et évoqué une campagne socialiste qui sera « participative et territorialisée ». C’est elle qui a tenu à ce que Victorin Lurel soit proche d’elle sur la photo de famille.

Partager cet article

Repost0
23 novembre 2006 4 23 /11 /novembre /2006 00:07

Hamlapui Mékachéra, ministre délégué aux Anciens Combattants se rend en Guyane du 25 au 27 novembre. Une première pour un ministre du genre.

Un ministre des anciens combattants en Guyane, c'est une première? Pourquoi avoir choisi de vous rendre dans notre lointain département.

 

 

Ma mission est de manifester la reconnaissance de la République à ceux qui l’ont servi dans les heures difficiles de son histoire. Je le fais, notamment, en allant rencontrer les anciens combattants, aussi bien en France qu’à l’étranger, aussi bien en métropole que dans nos collectivités d’outre-mer. C’est donc très volontiers que j’ai répondu à l’invitation de mon collègue et ami Léon Bertrand de venir en Guyane m’incliner devant les sacrifices consentis par les Guyanais et rencontrer les anciens combattants.

J’ajoute que je connais la Guyane et que je suis très heureux de revenir dans votre région si belle et si accueillante.

 

 

Qu'avez-vous prévu de faire pendant ces trois jours?

 

 

 

Je veux d’abord rendre hommage aux Guyanais qui sont tombés au champ d’honneur pour la Patrie. Ils méritent notre respect et notre gratitude. Mon séjour me permettra donc de m’incliner avec émotion devant les monuments aux morts de Cayenne et de Saint Laurent.

Je veux ensuite rencontrer les anciens combattants. J’attache, en effet, une grande importance au dialogue, à l’écoute, au contact direct. C’est encore plus important, quand la distance empêche la rencontre fréquente. Plusieurs réunions avec le monde combattant sont donc prévues : aujourd'hui à la maison du combattant de Cayenne, samedi par deux fois, tout d'abord à la préfecture lors de l'installation du "Conseil départemental pour les anciens combattants et victime de guerre et la mémoire de la nation" puis à la mairie de Saint Laurent du Maroni et enfin, dimanche, à Loubère.

 

 

Je souhaite, enfin, rencontrer également nos forces stationnées dans votre région et dont l’action est unanimement saluée pour son efficacité et sa qualité.

 

 

Naturellement, je me réjouis, par avance, des contacts que j’aurai avec les élus et la population, au-delà du seul cercle des anciens combattants.

 

 

De mars 1943 à décembre 1944, quelques 200 guyanais se sont engagés dans la France libre . Cinquante d'entre eux sont morts au front. Vous allez leur rendre hommage? Comment?

 

 

J’ai une très profonde admiration pour l’action héroïque des jeunes guyanais qui, dès 1943, ont rejoint la France Libre. Ils ont acquis notre reconnaissance éternelle. Il faut que les anciens, et l’ensemble des Guyanais, sachent que nous n’oublions pas l’épopée des bataillons de marche des Antilles n°1 et n°5, puis le 21e groupe Antillais de DCA. Cette dernière unité a brillamment combattu pour libérer l'Europe de l'emprise nazie. Campagne d'Italie, débarquement de Provence, elle s'est distinguée à Toulon, à Giromagny, à Herbsheim, à Benfeld. Le 21e groupe Antillais de DCA a été cité à l'ordre de la division et a été reconnu unité combattante.

 

 

La République se souvient de ses enfants tombés pour elle. Ma présence ici sur leur terre natale en témoigne.

 

 

Ces combattants étaient intégrés dans les bataillons de tirailleurs sénégalais. Savez-vous qu'ils ont été des rares à dénoncer le sort infâme réservé à leurs frères d'arme africain?

 

 

Il faut regarder l’histoire sans excès de complaisance, mais aussi sans excès d’indignité. Mais, votre question me permet de souligner l’importance symbolique de notre décision de « décristalliser » les droits des anciens combattants de l’armée française ressortissants de pays devenus indépendants. Ils étaient gelés depuis près de 45 ans. Sous l'impulsion du président de la République, un premier pas a été accompli en 2002 avec la décristallisation partielle des prestations du feu. Le 14 juillet 2006, le Président Jacques Chirac a souhaité aller plus loin encore et passer de l'équité à l'égalité. C'est chose faite aujourd'hui avec la décristallisation totale de la retraite du combattant et des pensions militaires d'invalidité. Cet effort budgétaire de 110 millions d'euros par an, nous le devions à ceux qui ont combattu pour notre liberté. La France peut être fière de cette reconnaissance.

 

 

Vous semblez avoir une relation privilégiée avec Léon Bertrand. Est-elle due au fait que vous apparteniez tous deux à une minorité visible ?

 

 

Non ! L'amitié n'a que faire des questions de race, de religion ou de minorité. Comme la République d'ailleurs qui considère tous les Français égaux. Léon Bertrand est un ami car nous partageons les mêmes valeurs sur le plan humain, professionnel et politique.

 

Partager cet article

Repost0
23 novembre 2006 4 23 /11 /novembre /2006 00:04

Roland Pierre-Charles et Gérard Tarquin avec les Haricots rouges

Roland Pierre-Charles et son accordéon étaient sur la scène du Petit Journal Montparnasse, à Paris, mardi et mercredi dernier. Invité avec son compère de l’album Couleur caché, le percussionniste Jean-Philippe Naeder, il a tapé le bœuf avec son complice Gérard Tarquin (le plus Barel-Coppetiste des clarinettistes de métropole) et la joyeuse bande de jazzeux New Orleans des Haricots rouges, experts en biguine. Roland Pierre-Charles en a profité pour annoncer qu’il était le nouveau lauréat du prix Dynamitch d’Or pour l’ensemble de son œuvre (le même qu’a reçu Ophélia l’an dernier). Musicalement, tout y est passé, de Pineze à Fanm Matinik dou jusqu’à l’incunable reprise des Saian Supa Crew, Angela, qu’aucune radio antillaise n’ose passer à l’antenne, même quand papa pa la... Eux ils ont osé et ils ont triomphé.

(Photo : Régis Durand de Girard)

 

Partager cet article

Repost0

Articles Récents