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19 juin 2018 2 19 /06 /juin /2018 05:35
Trois hôpitaux guyanais en campagne de recrutement de médecins et paramédicaux

La Guyane recrute des médecins en urgence

Pour pallier le manque de médecins, l'agence régionale de santé et les trois hôpitaux guyanais ont profité du congrès de la médecine d'urgence à Paris pour lancer une vaste opération de recrutement.

"Après les démissions en masse des urgentistes, la phase d'alerte hémorragique est passée, raconte Carline Cartier (photo ci-contre), directrice des affaires médicales au centre hospitalier de Cayenne, nous sommes en phase de cautérisation et nous essayons de consolider l'équipe et d'avoir un projet partagé entre l'administration et le corps médical." Ne reste donc plus qu'à réussir la transfusion de professionnels... "Il y a des besoins de professionnels de santé dans tous les domaines, explique Isabelle Batany (photo ci-dessous), chargée de mission ARS.

L'ensemble du territoire est déficitaire. On a besoin de médecins, d'infirmiers, de kinés..." C'est donc au congrès de la médecine d'urgence, qui s'est tenu cette semaine à Paris, que l'ensemble de la communauté médicale, toutes corporations confondues, médecins soignants et administratifs des trois hôpitaux et avec l'ARS est venue recruter en offrant une belle image de cohésion.

Marie-Claude Dupuy (photo ci-contre), directrice des ressources humaines au centre hospitalier de Kourou, s'entretient un moment avec une jeune femme. Elle est d'origine brésilienne, a fait ses études en France et serait partant pour venir travailler en Guyane. "Ca peut être bien parce que c'est plus proche pour moi par rapport à Sao Paulo où habitent mes parents, raconte la jeune médecin. Je suis plus intéressée à travailler en Guyane qu'en France hexagonale." La plupart des gens intéressés sont de jeunes médecins, des internes qui n'ont pas encore passé leur thèse. "Ce sont les médecins de demain, raconte Caroline Cartier, à nous de savoir les faire rester en Guyane et monter des projets au bénéfice de la population..."

40 postes de médecine d'urgence sont budgétés et ils ne sont que 25 à 27 urgentistes en poste. "Nous essayons de trouver des médecins pour les hôpitaux de Cayenne et de Saint-Laurent principalement, explique Mme Dupuy. Pour l'heure, Kourou est assez bien loti en termes d'urgentistes, mais on profite de l'opération pour faire connaître les spécialités dans lesquelles nous sommes déficitaires, à savoir l'anesthésie, la radiologie et la gynécologie parce qu'on sait que le recrutement du personnel médical se fait beaucoup via le réseau."

"On a eu de très bons contacts avec les visiteurs de ce salon, témoigne Claude Cheung A Long, responsable des affaires médicales au CHOG. Il y a des jeunes qui finissent leur internat et pour qui ce serait une bonne expérience de venir en tant qu'assistant sur une année.  Il y a aussi des médecins qui sont déjà aguerris et qui souhaitent compléter leur formation parce que en Guyane nous avons des pathologies particulières notamment en infectiologie, en  dermato et en traumato..."

Un hôpital neuf en septembre

La perspective de l'ouverture du nouvel hôpital de Saint-Laurent est bien sûr un atout qu'il fait valoir : "La nouvelle structure  va multiplier par dix la superficie avec des plateaux techniques neufs." Ils sont 16 urgentistes et il en faudrait deux de plus, mais il y a aussi des besoin en néonatalogie et pédiatrie... "On va devoir recruter plus de 200 personnels dont 20 postes médicaux fixes et 120 paramédicaux ; il nous faut des infirmières qui ont une bonne expérience en dialyse et en chimio." Sur les 4000 participants au congrès, ils ont pu échanger avec un peu plus de 300 d'entre eux. "Nous avons personnellement retenu les coordonnées de 60 médecins", témoigne Carolina Echandia du service de communication du CHC. Pour Saint-Laurent, ils sont une trentaine à avoir montré leur intérêt... Beaucoup d'infirmiers aussi sont prêts à venir pour de courtes missions de trois à six mois. "Les hôpitaux prennent des remplacements à partir de trois semaines, explique Claude Cheung A Long, donc ça peut être une manière de découvrir aussi l'exercice en Guyane."

Le vol aller et retour est pris en charge, mais également le logement et un véhicule. "S'ils restent 3 ou 4 mois, poursuit Claude Cheung A Long, on prend aussi en charge le véhicule et le logement. Pour les infirmières, c'est pareil, on prend en charge le billet d'avion, l'acheminement jusqu'à Saint-Laurent et leur logement pour deux mois."

Le comité du tourisme de Guyane est venu donner la main pour mettre en avant la richesse du pays, sa faune, sa flore et ses cultures... "Nous ne sommes pas seuls à faire ça, observe Claude Cheung A Long, la région de Rodez est aussi venue recruter !" Avec le numerus clausus, il y a de moins en moins de médecins et de plus en plus de déserts médicaux aussi bien dans l'Hexagone que dans les DOM. "Il y a dix ans, on ne serait jamais venus sur un salon pour vendre son hôpital, observe le Saint-Laurentais, plus ce salon va exister, plus il va se transformer en véritable bourse à l'emploi." "Nous avons déjà quatre ou cinq engagements concrets pour les remplacements de ces grandes vacances, se réjouit Caroline Cartier.  On va les ferrer dès la semaine prochaine ! Sur le très court terme ça va donner un souffle d'air !

FXG, à Paris

Les candidats peuvent s'adresser auprès des ressources humaines des trois hôpitaux de Guyane (carline.cartuer@ch-cayenne.fr, c.cheung-a-long@ch-ouestguyane.fr, dupuymc@ch-kourou.fr) ou à l'ARS de Guyane (isabelle.batany@ars.sante.fr)

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19 juin 2018 2 19 /06 /juin /2018 04:42

Saltel, insoumis et inéligible

Le Conseil constitutionnel  a déclaré vendredi dernier Guilhem Saltel inéligible pour un an. Le représentant de la France insoumise en Guadeloupe avait obtenu 4,53 % des voix au premier tour de la législative dans la 4e circonscription.

La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques a rejeté son compte le 22 janvier dernier parce qu'il n'a pas été présenté par un membre de l'ordre des experts-comptables et des comptables agréés. Le Conseil constitutionnel a fait le reste...

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18 juin 2018 1 18 /06 /juin /2018 04:31
Quotas de rhum

Les quotas de rhum enfin attribués

Le gouvernement a signé l'arrêté de répartition du contingent annuel de rhum d'exportation.

La Martinique a 52 789,1 HAP de rhum agricole et 11 327,78 HAP de rhum de sucrerie, la Guadeloupe 17 007,36 HAP de rhum agricole et 34 522,76 de rhum de sucrerie, la Réunion 27 353 HAP de rhum de sucrerie et la Guyane 1000 HAP de rhum agricole. Les 2265 HAP non attribués au Galion sont partagés pour moitié entre Martinique et Guadeloupe.

L'arrêté ministériel de répartition du contingent annuel de rhum des DOM a été signé le 13 juin. Les 144 000 hectolitre d'alcool pur (HAP) sont répartis d'une part entre rhum agricole et rhum de sucrerie et d'autre part entre les départements d'outre-mer.

Le contingent attribué à la Martinique est de 52 789,1 HAP pour le rhum agricole et de 11 327,78 HAP pour le rhum de sucrerie, à la savoir pour l'usine du Galion. Le rhum agricole est réparti ainsi : Depaz et Saint-James (Cofepp) ont respectivement un quaota de 14 019,52 HAP et 14 716,85 HAP ; la distillerie Bellonie et Bourdillon à Rivière-Pilote a 11 576,84 HAP ; les distilleries regroupées au sein du GIE Agrimart se répartissent le reste, à savoir 8 674,2 pour la distillerie du Simon à Saint-François, 2 539,52 pour la distillerie SCA à Macouba, 666,67 pour Neisson au Carbet, 495,5 pour La Favorite et 100 pour Rex.

Le contingent attribué à la Guadeloupe est de 17 007,36 HAP pour le rhum agricole et de 34 522,76 pour le rhum de sucrerie. Dans le détail, Bielle a 783,68 HAP, Bologne 2824,26, Damoiseau 4843,75, Domaine Espérance (Capesterre-Belle-Eau) 783,68, Montebello 1265,94, Poisson (Père Labat) 783,68, Reimonenq 1103,18, Séverin 834,92 et Bellevue (Marie-Galante) 3784,27. Le rhum industriel est réparti entre la SRMG (7058 HAP), Gardel (7533,62) et Bonne-Mère (19 931,14).

Le contingent de la Réunion est de 27 353 HAP de rhum de sucrerie répartis entre Isautier (3174,19), Savanna (7404,03) et Rivière du Mât (16 774,18).

Le contingent annuel d'exportation de rhum de la Guyane est de 1000 HAP qui sont affectés aux Rhums Saint-Maurice.

FXG, à Paris

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17 juin 2018 7 17 /06 /juin /2018 06:40

Georges Patient à contrepied des sénateurs Mahorais

L'examen de la loi "Asile immigration" va commencer le 19 juin prochain au Sénat. Les deux sénateurs mahorais, Abdallah Hassani et Thani Mohamed Solihi, qui siègent tous deux au groupe LREM, ont proposé un amendement qui révise le droit du sol. Ainsi, ils souhaitent que avoir la nationalité française, un enfant né à Mayotte doit avoir au moins un de ses parents qui réside sur l'île depuis trois mois. Le collègue au sein du groupe LREM, Georges Patient fait savoir son opposition à cet amendement en justifiant sur son compte twiter : "Extension à la Guyane plurielle? Je dis non."

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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 19:19
Graj au 100 rue de Charenton

Bokantaj sé graj pour la fête de la musique

Jean-Benoît Desnel, l'éditeur, Patrick Nupert, artiste et producteur de « Kaphonic Pwod », Théo Lubin, activiste et homme de radio, et Frederic de Beauvoir, le directeur du  100 ecs, l'établissement culturel solidaire situé au 100 de la rue de Charenton dans le 12ème arrondissement  (métro et RER gare de Lyon) offrent un programme donc l’accès est libre et gratuit ce 21 juin.

Autour de la musique et de la littérature, aura lieu un débat prévu en tout début de soirée, à 18 heures, où interviendront Suzanne Dracius, Jean-Jacques Seymour, Pierre Pastel, Pascal Kondo, Samuel Légitimus (les spécialistes regretteront l'absence du romancier et poète Jymmi Anjoure-Apourou qui n'est pourtant jamais loin quand Patrick Nuppert est dans le coin. Quoiqu'il en soit, il va se passer quelque chose !

Le thème du débat entrera en résonnance avec l’écho de l’actualité récente – celle qui a mené le musicien de jazz créole Franck Nicolas à faire une grève de la faim - la visibilité de nos musiques et sans doute aussi de nos littératures d’Outre-mer. Ce débat sera animé par la journaliste Gabrielle Lorne. Max Cilla offrira ensuite un concert qui donnera à certains l'occasion de découvrir le joli son de la flûte des mornes…

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15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 05:15
Léon Bertrand en cassation

Cassation : Léon Bertrand sera fixé le 12 septembre

C'est en conseil restreint, c'est-à-dire en dehors de tout public, que la Cour de cassation a examiné hier matin le pourvoi de Léon Bertrand contre l'arrêt de la cour d'appel de Basse-Terre. Le maire de Saint-Laurent du Maroni et président de la communauté de communes de l'Ouest guyanais a été condamné en mars 2017 par la cour d'appel de Basse-Terre à trois ans de prison ferme, trois ans d'inéligibilité et 80 000 euros d'amende. Un précédent arrêt de la cour d'appel de Fort-de-France, en date du 4 octobre 2014, l'avait déjà reconnu coupable et condamné à 20 mois de prison dont quatre avec sursis, deux ans de privation de droits civiques, civils et familiaux et 80 000 euros d'amende. Léon Bertrand avait alors attaqué l'arrêt de Fort-France et, en mars 2017, la Cour de cassation, reconnaissait l'homme politique définitivement coupable de favoritisme et de corruption passive pour des faits survenus du 1er janvier 2003 au 31 décembre 2004, à l'époque où Léon Bertrand était aussi ministre délégué au Tourisme du gouvernement Raffarin, mais elle renvoyait l'affaire devant la cour d'appel de Basse-Terre, à charge pour ses magistrats de le rejuger afin de redéfinir le quantum des peines qui n'avait pas été correctement motivé à Fort-de-France.

Hier matin à Paris, après l'audience publique de la chambre criminelle en formation ordinaire, le président a fait évacuer la salle avant réunir la formation restreinte (le président, un conseiller, l'avocat général et la greffière) devant laquelle a été examiné le pourvoi de Léon Bertrand. La Cour rendra son arrêt le 12 septembre.

FXG, à Paris

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14 juin 2018 4 14 /06 /juin /2018 08:13

L'Europe à découvrir pour les jeunes d'Outre-mer

15000 « pass voyage » seront attribués à des jeunes européens pour voyager en train pendant ces grandes vacances en Europe,  entre le 9 juillet et le 30 septembre, dans quatre pays différents. Alors que jusque là, rien n’était prévu pour les jeunes ultramarins, la Commission européenne a défini des conditions spécifiques d’accès au programme « discover EU » pour les jeunes ultramarins. Il aura fallu piur cela l'intervention de l'eurodéputé Younous Omarjee et le relais de la commissaire Violeta Bulc.

« L’Union européenne, se félicite l'eurodéputé, a prévu en plus de la prise en charge des billets de train, des règles spécifiques pour la prise en charge des  billet d’avion aller-retour entre les outremers et le continent. » Pour l'heure, le règlement ne précise pas si la prise en charge du billet d’avion est totale ou partielle. Il n'empêche que les premiers demandeurs seront les premiers servis jusqu’à épuisement du quota annuel par pays. Pour en bénéficier, de ce pass, tout jeune né entre le 2 Juillet 1999 et le 1er Juillet 2000 doit soumettre sa candidature en ligne du 12 au 26 juin 2018 sur le site :http://europa.eu/youth/discovereu_fr

Il appartient à chacun de définir un projet, seul ou en groupe (maximum 5 jeunes), avant de suivre les différentes étapes de la procédure. Il s'agit de répondre à 5 questions liées à l’"Année européenne du patrimoine culturel 2018" et aux Initiatives de l’UE en faveur des jeunes, puis à une question subsidiaire, qui permettra à la Commission européenne de classer les candidatures si leur nombre était trop important.

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13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 06:59
Thierry Lauzéa et Gérard Somerard

Thierry Lauzéa et Gérard Somerard

Lauzéa se met au parfum

"Quand nos clients entrent dans nos magasins,  la première émotion qu'ils ressentent, c'est l'olfactif,  après ils voient que c'est beau. Ce n'est qu'à la fin qu'ils passent au goût !" Thierry Lauzéa a donc demandé à un nez de sublimer ce sens de l'olfaction. Ce nez, c'est Jean-Charles Somerard, artiste parfumeur de la maison Sévessence, qui a présenté son oeuvre, lundi soir à Paris à l'hôtel Prince de Galles. Jean-Charles Somerard a été séduit pas la collection des chocolats Lauzéa avec leur dimension haut de gamme et il a compris qu'il s'agissait de rendre hommage à l'esprit et à l'âme caribéenne. "J'ai rencontré les chocolats de Thierry Lauzéa, raconte-t-il, mais aussi ses pâtes de fruit,  c'est tout ça qui m'a nourri pour créer un rituel parfumé,  un parfum qui est vraiment l'ADN de Lauzéa,  son égérie aromatique."

Pour faire ce parfum corporel, Jean-Charles Somerard est parti sur des accords frais avec une note de tête fruit de la passion, acidulée, fraîche et pétillante. "Ca donne envie d'aller de l'avant, détaille le parfumeur ! J'ai une petite cardamome légère et épicée. Le coeur se veut un peu ylang ylang, orchidée noire, et rose freezia avec ses notes florales et élégantes. Le fond est boisé avec un patchouli un peu rebelle, terreux, et bien sûr le chocolat qui est le roi ! C'est la cabosse du chocolat, amère, brute... Une petite vanille des îles, gourmande et langoureuse et une fève tonka qui est appettante ! C'est donc un parfum gourmand, nourricier qui rend hommage aux îles, à la Martinique forcément puisque Ichali !"

Eau de parfum, roll on et baume... Cette petite gamme cosmétique Ichali by Lauzéa, tire son nom des Amérindiens qui nommaient ainsi leurs jardins et qu'un jeune homme se devait d'avoir avant de prendre une épouse. "C'est ça aussi son côté sexy et sensuel !", conclut Thierry Lauzéa.

FXG, à Paris

Ichali est disponible dans les magasins Lauzéa, à Saint-Barth, Paris et New York

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13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 05:58
Shirley Billot de Kadalys

Shirley Billot de Kadalys

Kadalys à la Station F

Kadalys l'entreprise martiniquaise de cosmétique à base de banane vient d'intégrer l'incubateur de L'Oréal à la Station F. "Jusqu'à la fin de l'année, raconte Shirley Billot, ils vont nous accompagner avec des mentors pour nous aider à améliorer des problématiques marketing, business développement, etc..." Neuf projets dans me monde entier ont été retenus dont celui de Kadalys. Schirley Billot a demandé à pouvoir bénéficier d'un accompagnement marketing afin de tirer le meilleur de son positionnement "tropical chic antillais" et la banane. "Je veux qu'ils m'aident à nous corriger pour être plus international. Sur le business développement, je voudrais avoir leur vision sur ma stratégie à l'international et sur le marché français..." Elle attend encore beaucoup sur la partie recherche et développement : "On a un gros bagage sur la recherche fondamentale, mais eux  ils ont ont une expérience sur es tests cutanés par exemple." Aujourd'hui, Kadalys fait de l'ingrédient et travaille sur un site pilote, une usine en Martinique, et a sa propre marque de cosmétique. "Ce qu'on espère à la fin de cette incubation, c'est de nous accélérer, de nous faire grandir suffisamment pour passer l'étape de la start up à la société pérenne." C'est ce qu'on appelle du mentoring de compétence en langage tech.

FXG, à Paris

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13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 05:50
Récif corallien en péril

Animation autour du récif coralien à l'aquarium de Paris

A l'occasion de la fête de l'océan qui s'est déroulé le week-end du 10 juin, l'IRD-Réunion a envoyé à Paris un de ses chercheurs pour sensibiliser les jeunes aux récifs coraliens.

Pascale Chabanet, chercheur en biologie marine à l'IRD de la Réunion est venu à l'aquarium du Palais de la Porte Dorée à Paris pour participer à la fête de l'océan qui se poursuit tout ce week-end. La scientifique est venue participer ses savoirs scientifiques en animant des ateliers avec des élèves, du CE2 aux terminales. Son métier, c'est de comprendre les écosystèmes coraliens, c'est-à-dire autant les coraux que les poissons associés associés aux récifs coraliens, voire les hommes ! "C'est vrai, confie-t-elle, que au début de ma carrière, je travaillais sur les coraux et les poissons avec la tête dans l'eau et plus ça va, plus je m'intéresse à cette globalité qui doit absolument intégrer l'homme." Alors quoique biologiste, elle travaille de plus en plus avec des anthropologues, des géographes et même des juristes. "C'est ce qui m'intéresse aujourd'hui, ce décloisonnement de la science, étudier un écosystème avec des regards croisés pour mieux le comprendre." Mais également pour mieux partager et c'est ce qu'elle est venue faire à Paris. "Je pense, explique-t-elle que le transfert des connaissances est essentiel parce que c'est quand on comprend que l'on peut protéger." Pour autant, Pascale Chabanet émerveille d'abord les jeunes en leur parlant d'un écosystème qui est en fait très peu connu. "Les gens mettent très peu la tête sous l'eau !" Alors, elle leur explique qu'elle travaille sur le "monde de Némo". "Je leur dis d'abord que le corail, c'est un animal qui pond des oeufs et pas un caillou. A partir de là, on n'a pas besoin de leur dire qu'il ne faut pas marcher dessus !" Et cet ecosystème n'est pas que merveilleux, il rend beaucoup de services ! C'est une biodiversité très riche qui peut être un support pour les activités économiques, la pêche, le tourisme, pour la protection des côtes...

"Le récif entre nos mains"

A la Réunion, la caractéristique du récif est d'être jeune donc encore plus fragile. L'île a 3 millions d'années, le récif 800 000 ans. "Il n'a pas eu le temps de se développer, on parle d'un récif frangeant, c'est-à-dire attenant à la côte." Alors qu'à la Réunion, la barrière est tout au plus à 500 mètres du bord quand ce n'est pas 100 mètres, en Nouvelle-Calédonie, la barrière de corail peut se situer jusqu'à 20 kilomètres du bord. "C'est dans ce bassin versant que s'écoulent, dès qu'il y a de la pluie, des cyclones, la terre et les pollutions qui vont toucher la barrière, la partie vivante du récif coralien." A cela s'ajoute la présence humaine, bien plus importante à la Réunion qu'en Nouvelle-Calédonie. "Si la grande menace qui pèse sur ce récif est le blanchissement dû au réchauffement climatique, il y a d'abord l'impact de l'homme, de l'urbanisme et de l'agriculture..." Pour toutes ces raisons, Pascale Chabanet estime que le partage de la culture scientifique auprès des jeunes est essentiel. Elle a ainsi créé une mallette pédagogique qu'elle et ses 4 co-créatrices (scientifiques, enseignante, graphistes) ont nommée Maréco, trois syllabes pour dire "le récif coralien entre nos mains". Le principe  est le transfert des connaissances de façon ludique. Il y a un jeun de sept familles pour apprendre la biodiversité en s'amusant, un livret de découpage et de coloriage pour apprendre ce qui menace les coraux et enfin, il y a un jeu de plateau coopératif pour apprendre à partager le milieu... Il y a plusieurs joueurs : le pêcheur, le plongeur, l'écogarde, le touriste... Et tout le monde réfléchit ensemble aux solutions pour préserver ce milieu. C'est ce samedi et ce dimanche que les enfants vont pouvoir expérimenter ce jeu sur un plateau géant où chaque pion sera un élève.

FXG, à Paris

Le programme e-pop lancé dans l'océan Indien en 2019

Le projet e-pop, les petites ondes participatives existe déjà en Nouvelle-Calédonie. Il consiste à impliquer les jeunes en faisant d'eux des reporters. Leur mission, avec les moyens du journalisme mobile, est d'aller interroger des anciens sur des problèmes environnementaux, de réchauffement climatique. "Nous allons le lancer dans l'océan Indien, annonce Pascale Chabanet, en prenant comme base l'IRD de la Réunion qui coordonnera le programme, mais en travaillant avec Madagascar, les Seychelles, les Comores, etc... "C'est, conclut Mme Chabanet, un bel exemple pour faire participer les jeunes à la sensibilisation de la population."

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