Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 05:45
Bleu outre-mer

Le livre bleu outre-mer attendu le 28 juin

La restitution des assises des Outre-mer aura lieu probablement à l'Elysée, le 28 juin, ainsi que l'a confirmé Annick Girardin mercredi6 juin lors de la séance de question d'actualité au gouvernement en réponse à une question du député de la Martinique, Serge Létchimy. Dans le détail, la ministre des Outre-mer devrait réunir les préfets des territoires au siège du ministère à la rue Oudinot la semaine du 15 juin, puis les élus le 27. Enfin, le 28 juin, la ministre devrait officiellement remettre le livre bleu outre-mer au président de la République. Stanislas Cazelles, le conseiller Outre-mer du chef de l'Etat, ne savait pas encore dire, le 31 mai dernier, quelle forme prendrait cet événement, mais il semblait d'ores et déjà être sûr que cette remise aurait une forme particulière. Un comité interministériel outre-mer devrait ensuite être présidé par le Premier ministre dans la première quinzaine de juillet. A charge pour ce comité de mettre les propositions du livre bleu outre-mer en musique et en finances. Les aides économiques réformées seront alors connues et il ne restera plus qu'à intégrer les plans de convergence prévus par la loi égalité réelle Outre-mer, ce qui devrait être conclu en septembre, juste avant que ne soit bouclé le projet de loi de finance 2019 dont la présentation en conseil des ministres devrait avoir lieu la dernière semaine de septembre.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
11 juin 2018 1 11 /06 /juin /2018 05:06
Les décrets d'abolition d l'esclavage en créole

La libèté ka vini

L'éditeur SCITEP publie l'ensemble des textes officiels liés à l'abolition de 1848 dans une traduction de Rodolf Etenne.

Pour ce 170e anniversaire de l'abolition de l'esclavage, Rodolf Etienne propose une relecture en créole des textes les plus importants de cette seconde abolition, à savoirs les principaux décrets à commencer par celui du 27 avril 1848 qui porte les signatures de Dupont (de l’Eure), Arago, Lamartine, Louis Blanc, Adolphe Crémieux, Ledru-Rollin, Garnier-Pagès, Marie, Marrast, Flocon, Albert... C'est donc une réédition des textes de la deuxième République que Rodolf Etienne traduit et commente. Qu'il s'agisse du rapport de la commission préparatoire au ministre de la Marine à laquelle siègent Victor Schoelcher, président, et Henri Wallon, secrétaire général, de la proclamation du 31 mars 1848 de Louis-Thomas Husson, directeur provisoire de l'Intérieur, qui annonce la promesse contenue dans le titre de l'ouvrage : "La liberté va venir !", ou encore du "Desiderata du Conseil municipal de la ville de Saint-Pierre" priant, le 23 mai 1848, d’un vote unanime, le gouverneur de décréter immédiatement l’abolition de l’esclavage à la Martinique, pas un document n'a échappé à la sagacité de Rodolf Etienne.

"Contre-bibliothèque impériale"

Tous ces textes, évidemment, ont été écrits et publiés dans la langue française. Pourtant, dès cette époque, des textes  classiques français comme les fables de la Fontaine ou les textes religieux comme l'Avé ou le Credo sont publiés en créole, ainsi que le souligne Myriam Cottias dans sa préface. Aussi après les événements du 22 mai, les autorités savent aussi s'exprimer en créole quand elles lancent : "la libèté ka vini !" L'ouvrage de Rodolf Etienne n'est pas, souligne l'ancienne présidente du Comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage, "une écriture de nouveaux textes sur le colonial, mais l'utilisation du créole par un acteur du post-colonial qui constitue une nouvelle écriturensur le colonial". Et conclut sa préfacière, Rodolf Etienne transfigure la "bibiliothèque coloniale en une contre-bibliothèque impériale" qui n'est plus faite pour les seuls "dominants, mais bien l'ensemble des créolophones".

FXG, à Paris

ITW Rodolf Etienne, auteur

"Enfin libre, libre enfin !!!"

Pourquoi avoir choisi de traduire les décrets d’abolition en créole ?

Pour répondre franchement, de mon point de vue, la question s’avère, à priori, absurde. Et elle l’est ! Elle sous-entend un conflit avec la langue créole, comme si l'on aurait accepté de fait, sa défaite, défaite face au français, défaite face aux autres grandes langues du monde et surtout, défaite comme langue du nègre et de l'esclave, dans un imaginaire tronqué, auréolé d’une identité sourde à la véritable histoire de ces îles, colonies, possessions françaises, appelons ça comme on veut. C’est une question qui ne peut être traité que par la digression, en cela qu’elle interroge d’abord l’aliénation de toute une société à une vision du monde tronquée, imaginée, fausse en réalité et qui, par la force des choses peut-être, par paresse aussi, a fini par croire à son rêve de pacotille, son rêve de cocotiers. Mais l’essentiel de l’histoire est justement au-delà de cette simple question de paravent, elle demeure dans la réalité historique, à savoir que ces sociétés créoles, esclavagistes, coloniales, utilisaient au quotidien la langue créole, qui était la langue de la colonie, des colonies, plus généralement. Il y a dans l’acceptation de ce texte comme un préambule, celui de l’acceptation de soi, en tant que créole, certainement avec un grand « C », comme individu, personne, entité ou que sais-je, issu d’une société, une société esclavagisée et coloniale où la langue créole, en l’occurrence, est la langue du maître et de l’esclave, du béké comme du mulâtre, de l’affranchi ou du libre de couleur, de toute la société créole, tout comme, en même temps, la langue française est la langue officielle, celle de l’administration, celle du gouvernement, celle de l’Etat et celle de la Nation. Cela dit, pris jusqu’à nos jours, le rapport dans ce sens demeure.

La langue créole représente donc le meilleur reflet du quotidien par rapport à une langue française d'abord administrative ?

Là où nous avons du mal à nous figurer la société coloniale, c’est dans son rapport au quotidien, parce que ce rapport s’établi en créole, en langue créole. Et là-dessus, nous avons une histoire ! Par ailleurs, s’avouer ou avouer, en définitive, que le texte est fondamental dans l’histoire des colonies, de celle-là comme de celle-ci, est une évidence. La question ne se pose toujours pas pour le traducteur ou pour l’auteur. Là, où cette question devient pertinente, là où elle acquiert un sens, et là aussi où elle établit un pont entre des hommes, des femmes, des enfants, c’est seulement lorsqu’elle interroge la valeur du texte d’origine et celle du texte produit, c’est seulement lorsqu’elle permet la transversalité, une notion qui, sous les tropiques, amères depuis, n’est pas un acquis pour nos sociétés. Je veux dire que revenir au passé, l’interroger et en produire le suc, n’est pas tâche facile. Le pourquoi est dans l’oser, dans le vouloir, dans le faire, dans le fait que l’on puisse, aujourd’hui, tenir en mains ces décrets et les voir autrement, de manière plus authentique et plus vraie, plus en accord avec ce que nous sommes ou avons été, mais y rechercher cette portion de grand et de beau qui demeure en toute chose, en tout état, en toute condition.

Pourquoi les décrets alors ?

Paradoxalement, c'est pour donner la parole aux nègres, aux anciens esclaves, les sommer de produire selon la succulence de leurs fruits, de produire et de profiter, de vivre et d’aimer… d’Etre libre, enfin libre, libre enfin !!!

Myriam Cottias parle d'une contre-bibilothèque impériale à propos de votre livre. Vous y reconnaissez-vous ? Serait-ce une manière de décoloniser les esprits ?

L'idée de contre-bibliothèque impériale m'échappe un peu. Je ne vois pas très bien de quoi nous parlons. Décoloniser les esprits, je n'y crois pas trop et je ne me sens pas particulièrement engagé dans une décolonisation des esprits créoles. Je m'exprime avec mes sentiments, mes émotions et mes ressentis, ressentis d'une histoire, certes sensible, certes de souffrance et de douleurs, mais, je crois fermement aussi de moment tendres, de grandeur et de dignité. Je crois être décolonisé, je crois être libre, je crois être un homme. Cela n'a jamais été pour moi une objection. A partir de là, la décolonisation a déjà eu lieu, il me semble. Pour le reste, il s'agit surtout de donner la parole à une page d'histoire, une grande page d'histoire.

Que nous dit cette page d'histoire ?

Il faudrait, peut-être, c'est vrai prendre la mesure de ce texte, et en dégager de nouvelles voies, de nouveaux tracés, de nouveaux engagements, une nouvelle manière de vivre ensemble, tous ensemble. Il faudrait aussi, à partir de ce texte, envisager une nouvelle vision de cet esclave, de cet homme créole, de cet ancêtre commun à tous ceux qui foulent le sol colonial, le sol où ont vécu des hommes et des femmes, pour ce qu'ils ont été, d'une extrême réalité. S'il s'agit de faire revivre une part de mémoire, une part de soi, si c'est cela décoloniser, alors, certainement aussi, je me considère comme un agent de la décolonisation moderne, mais pas seulement des esprits, des consciences et des imaginaires aussi.

Propos recueillis par FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
10 juin 2018 7 10 /06 /juin /2018 05:37
Les Bonis en bande dessinée

L’histoire oubliée des esclaves des Guyanes

Les éditions Steinkis viennent de sortir Nengue, l’histoire oubliée des esclaves des Guyanes, une bande dessinée de Stéphane Blanco et Samuel Figuière.
 

Au fil du périple du médecin militaire Jules Crevaux et du piroguier boni Apatou, les deux auteurs offrent une évocation de la lutte qu’ont menée les Bonis pour recouvrer leur liberté. L'histoire se déroule à partir de 1877 quand Jules Crevaux, un médecin militaire français, explore l’intérieur des terres de la Guyane en compagnie du piroguier Apatou, que certains surnomment le Spartacus noir. Avec lui, Jules Crevaux découvre au fil de la navigation l’histoire du peuple boni et sa guerre d’émancipation contre les colons français et néerlandais en 1830. A cette époque, au Suriname, les Bonis menés par leur chef Okilifu échappent aux colons hollandais en s’installant au cœur de la jungle amazonienne. Débutent alors leur marronnage et leur lutte déterminée pour leur liberté…

Stéphane Blanco est scénariste, cerf-voliste et photographe. Il a déjà co-écrit deux BD sur le bagne : Aux îles, point de salut et Cayenne, Matricule 51793.


Samuel Figuière est scénariste, dessinateur et coloriste. Après avoir adapté le roman de Renart et ceux de Jules Verne, il a signé chez Warum, L’esprit à la dérive et La voie des chevriers, et récemment chez Steinkis, Kilum, rencontre avec les Himbas.


Sortie le 2 mai 2018 – 136 pages – 18 €

Partager cet article

Repost0
10 juin 2018 7 10 /06 /juin /2018 04:47
Reconstruire après les cyclones

Une guide de bonnes pratiques pour reconstruire après Irma

"La reconstruction doit tirer les enseignements de l’événement et partager les nouveaux savoir-faire pour capitaliser, prévenir les risques et assurer la sécurité des populations." Ainsi salue le secrétaire d'Etat à la cohésion des territoires, Julien Denormandie la publication d'un "guide des bonnes pratiques pour la construction et la rehabilitation de l’habitat" par la délégation interministérielle à la reconstruction de Saint-Barthélemy et Saint-Martin en lien avec la collectivité de Saint-Martin. Il s’agit d’un document assez exceptionnel réalisé par une cinquantaine d’experts pour aider les particuliers mais aussi les professionnels locaux de la construction (artisans, architectes, etc.) à respecter les pratiques les plus adaptées en termes de construction anticyclonique et antisismique. 

L’ouragan Irma a causé des dégâts considérables sur les deux îles, et notamment sur leur bâti. Selon, une première évaluation des dommages sur le bâti, réalisée par le CSTB le 18 septembre 2017, les ouvrages impactés par l’ouragan l’ont été principalement du fait de la légèreté de la structure elle-même, surtout pour l’habitat précaire ; des liaisons entre les éléments (fixation des toitures et des auvents, fixation des garde-corps, vitrage, etc.) ; de la qualité de la réalisation des constructions (surélévation avec ancrage insuffisant, défaut de raidisseurs dans certains ouvrages, etc.). Les structures des bâtiments en béton ou en maçonnerie ont été peu impactées. Pour ce type de bâtiments, les impacts concernent principalement les toitures

en tôles, les vitrages et les garde-corps. Quant aux effondrements, ils sont principalement la conséquence de ruptures de charpentes.

Le guide a ainsi été réalisé particulièrement pour Saint-Martin où 60 % des propriétaires ne sont pas assurés et où beaucoup ont recours à l’auto-reconstruction. Toutefois, les conseils du guide sont évidemment valides dans toutes les Antilles et la délégation interministérielle encourage les populations de Martinique et de Guadeloupe à y avoir également recours.

Le document fait environ 140 pages et comporte 6 fiches thématiques (couverture métallique, auvents, charpentes, fenêtres, maçonnerie et structures bois). "Ces six fascicules, indique Daniel Gibbs, président de la COM de Saint-Martin, détaillent clairement, étape par étape, les choix des matériaux à utiliser et les bons gestes à adopter, pour reconstruire dans les règles de l’art et surtout dans la plus grande sécurité." Il a été édité en français et en anglais pour s’adapter à l’environnement multilingue de Saint-Martin et des Antilles.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
8 juin 2018 5 08 /06 /juin /2018 05:41

Le concours scolaire du CIFORDOM

A l’occasion de la commémoration des 170 ans de l’Abolition de l’esclavage, le Centre d’Information, Formation, Recherche et Développement pour les originaires d’Outre-mer (CIFORDOM) organise un concours intitulé : Histoire, Citoyenneté et Humanité. Le thème de l’édition 2018 est "l’Humain d’abord". "depuis 1982, explique le président du CIFORDOM, José Pentoscrope, on fait du soutien scolaire, on a lancé le prix littéraire Fetkann', le réseau lire à la maison, c'est notre combat pour l'humain !"

Ce concours doit permettre aux enfants et aux jeunes de réfléchir sur les rapports humains, la solidarité, la fraternité, la tolérance et le vivre ensemble. Ouvert depuis le 27 avril, le concours sera clos le 20 décembre. Il est ouvert aux élèves des classes élémentaires, aux collégiens et lycéens d’Ile-de-France et des Régions d’Outre-mer. Les élèves participent à titre individuel, cependant, la participation par classe est possible, notamment pour l’élaboration de l’oeuvre artistique ouverte à toutes les catégories.

Les élèves des classes élémentaires représenteront la thématique par une oeuvre artistique de leur choix d’une dimension de 40X60 cm maximum : dessins, peintures, photos, collages, etc...

Les collégiens devront lire un livre parmi les cinq sélectionnés par le CIFORDOM (voir le site cifordom.net). Ils feront preuve d’esprit critique, de synthèse et diront dans une brève rédaction leur ressenti ; ce qu’ils tirent de leur lecture. 3 pages maximum.

Les lycéens disserteront à partir, de cette pensée d’Antoine de Saint-Exupéry : « Si tu es différent de moi, loin de me léser, tu m’enrichis », ou cette autre d’Edouard Glissant : « Comment être soi sans se refermer à l’autre, et comment

s’ouvrir à l’autre sans se perdre soi-même ? » Le texte proposé par les candidats pourra prendre différentes formes (récit, poème, satire, slam, conte). 5 pages maximum.

Tous les participants au concours s’engagent à participer au temps fort, organisé au premier trimestre 2019 dans le cadre du Printemps des Poètes à Massy et en Outre-mer. Les enfants et jeunes devront être accompagnés du professeur ou de l’adulte qui a proposé le concours à sa classe.

Les participants au concours enverront leurs travaux via internet à cifordom@club-internet.fr ou sous pli au siège social de l’association CIFORDOM, 4 bis rue de la Division Leclerc BP 30 91300 Massy Cedex..

Les oeuvres seront réceptionnées au plus tard le 20 décembre 2018, date de clôture du concours.

 

 

Partager cet article

Repost0
8 juin 2018 5 08 /06 /juin /2018 05:35
Péril démographique aux Antilles

Le cri d'alarme de Serge Létchimy

Profitant de la séance de questions au gouvernement, le député Nouvelle gauche de Martinique, Serge Léthimy a voulu "lancer devant la Nation toute entière un cri d'alarme" : "Nous sommes confrontés en Guadeloupe et en Martinique à une véritable extinction démographique ;  si rien n'est fait, nous allons à terme vers une disparition de ces peuples." Serge Létchimy a ainsi rappelé quelques chiffres : 70 000 habitants en mois en trente ans pour les deux îles soeur, soit - 20 %. 16 % de jeunes de moins de 30 ans contre 18 % dans l'Hexagone. 2 jeunes sur trois qui partent étudier ou travailler dans l'Hexagone ne reviennent pas... 40 % de la population aura plus de 60 ans d'ici vingt ans... Pour enfoncer le clou, le député  fait du désastre sanitaire que connaissent les CHU de Guadeloupe, Martinique et Guyane témoin de ce désastre démographique... "Quand ferez-vous germer, M. le Premier ministre, une politique de la jeunesse au service du développement économique", a conclu en saisissant la perche de la réforme constitutionnelle à venir.

"Oui, vous avez raison, lui a répondu Annick Girardin, si nous ne faisons rien, la Martinique deviendra d'ici 2030, le territoire où la population sera la plus âgée de France..." Elle a reconnu que cette menace pesait également sur Saint-Pierre et Miquelon et Wallis et Futuna...  Elle a ainsi assuré qu'elle était prête à donner le cadre juridique qui permettrait à la Martinique de se développer socialement et économiquement, mais également structurellement. "C'est ce que nous faisons avec la réforme constitutionnelle dans l'article 72 et 73, c'est ce que nous faisons à travers les assises des Outre-mer..." A partir de cet instant, Serge Létchimy a laissé se dessiner sur son visage un léger sourire qui en disait long sur sa confiance... Au même moment la ministre enchaînait avec "le pari de la confiance dans les citoyens d'outre-mer pour construire leur avenir, la confiance dans les collectivités locales qui veulent construire un avenir pour leurs jeunes et puis la confiance dans l'Etat capable de prendre en compte les spécificité et priorités des territoires"... Alors la ministre a vanté la restauration d'une démocratie économique garantissant l'accès à l'entreprise et à l'emploi, "c'est ce à quoi je m'attelle avec la réforme des aides économiques..." Et démographiques ?

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
8 juin 2018 5 08 /06 /juin /2018 04:29
CReFOM en petite forme

CReFOM, petit dîner pour la 3e edition

Le Conseil représentatif des Français d'Outre-mer (CReFOM) a tenu son troisième dîner annuel jeudi 31 mai dans les salons de l'hôtel de Ville. Alors que les deux premiers dîners s'étaient tenus en présence du Premier ministre Manuel Valls, du président de la République, François Hollande, et même de l'ancien président Sarkozy, cette fois, les Ultramarins ont du se contenter de la présence du porte-parole du gouvernement, Benjamin Grivaux. Le président du CReFOM, Jean-Michel Martial, avait préparé un long discours, mais le président d'Honneur Patrick Karam, venu au bras droit de Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile de France, étant intervenu avant lui, Martial n'a pas voulu être redondant, limitant son intervention pour proposer que se tienne chaque année un mois des mémoires entre le 27 avril et le 23 mai : "Que partout en France, a-t-il déclaré, soit organisé un enseignement, des débats, des échanges autour de ces dates et de ce que la France a vécu et retenu comme enseignement."

Griveaux danse avec GPL

En réponse à Patrick Karam qui ne s'est pas gêné pour allumer le gouvernement, Benjamin Griveaux a répondu sereinement, évoqué le "réflexe outre-mer", repris quelques annonces déjà faites par Emmanuel Macron... La Cité des Outre-mer à Paris ne se fera « pas forcément en tant que lieu physique », a-t-il annoncé. "En marche vers un site Internet ?" se sont interrogés quelques cyniques. En revanche, le porte-parole du gouvernement n'a pas eu un mot sur l'avenir de France Ô et la réforme en gestation de l'audiovisuel public nonobstant la présence dans la salle du directeur du pôle outre-mer de France Télévisions, Walès Kotra.

La présence de M. Grivaux a été appréciée, même si les adhérents auraient souhaité recevoir le président ou le Premier ministre qui ont été pourtant invités... Fin politique, Benjamin Griveaux s'est mis dans l'ambiance, très décontracté, presque comme s'il était déjà chez lui. Il a même dansé avec l'ancienne ministre PS des Outre-mer George Pau-Langevin.

Celle-ci, forte de son expérience aux deux derniers dîners du CReFOM, est arrivée en retard et a ainsi pu parler longuement à un meilleur horaire qui celui initialement prévu !  Pendant ce temps là, Anne Hidalgo, la maire de Paris était ailleurs, retenue par d'autres obligations...

Le dîner du CReFOM a été annulé l'an passé en raison du calendrier électoral au risque de passer pour une soirée annuelle qui a lieu tous les deux ans ! Le CReFOM ne semble pas avoir non plus fait montre de sa force de proposition aux assises des Outre-mer comme il avait su porter auparavant le projet de l'égalité réelle outre-mer. Les adhérents, du reste, étaient peu nombreux à participer à cette soirée qui coûtait 100 euros d'adhésion.

L'absence d'Emmanuel Macron inquiète en fait les adhérents du CReFOM quant à l'intérêt réel qu'il porte aux outre-mer. Beaucoup se demandent si le président Martial est "the right man" pour défendre les Outre-mer sous le quinquennat de Macron... "Peut-il être, a même formulé un adhérent, un interlocuteur crédible de l'Etat pour améliorer le sort des ultramarins ?" Les instances du CReFOM doivent justement être renouvelées mais aucune date n'a encore été communiquée aux adhérents.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
7 juin 2018 4 07 /06 /juin /2018 04:45

L'autodétermination des Calédoniens au Conseil des ministres

« Voulez-vous  que  la  Nouvelle-Calédonie  accède  à  la  pleine  souveraineté  et  devienne indépendante ? » Voici la question à laquelle les Calédoniens devront répondre le 4 novembre prochain. Le ministre de l’Intérieur et la ministre des  Outre-mer  ont  présenté au conseil des ministres du 6 juin  un  décret  portant  convocation  des électeurs  et  organisation  de  la  consultation  sur  l’accession  à  la pleine souveraineté de la Nouvelle-Calédonie.  L’accord de Nouméa, signé le 5 mai 1998, prévoit en effet  qu’« au  cours  du  quatrième  mandat  du  Congrès,  une consultation électorale sera organisée […]. La consultation portera sur  le  transfert  à  la  Nouvelle-Calédonie  des  compétences régaliennes,  l'accès  à  un  statut  international  de  pleine responsabilité et l'organisation de la citoyenneté en nationalité ». Le vote aura lieu le 4 novembre.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
7 juin 2018 4 07 /06 /juin /2018 04:24

Réunion - Clémendeau Hoareau inéligible pour trois ans

Le Conseil constitutionnel a prononcé vendredi 1er juin l'inéligibilité de Clémendeau Hoareau pour une durée de trois ans. Candidat aux élections qui se sont déroulées les 11 et 18 juin 2017, dans la 3ème circonscription de la Réunion, en vue de la désignation d'un député à l'Assemblée nationale, Clémendeau Hoareau a vu son compte de campagne rejeté par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques au motif, d'une part, que le compte n'a pas été présenté par un membre de l'ordre des experts comptables et, d'autre part, que le compte fait apparaître un solde déficitaire de 322 euros, en contradiction avec le code électoral qui prévoit que le compte de campagne doit être en équilibre ou excédentaire.

Considérant que l'intéressé cumulait deux négligences ou omissions, le Conseil constitutionnel à décidé de déclarer Clémendeau Hoarau inéligible en application des dispositions du code électoral pour une durée de trois ans à compter de la présente décision.

C'est Nathalie Bassire, LR, qui avait été élue au second tour. Clémendeau Hoareau, investi par le Modem n'avait obtenu que 0,86 % des voix au premier tour...

En revanche, le Conseil constitutionnel n'a pas donné suite à la demande d'inéligibilité à l'égard de Jean-Hugues Lebian, le candidat du Front national qui avait obtenu 7,02 % dans cette même circonscription.

Poleya inéligible aussi

Jean Alexandre Poleya, candidat divers droite aux élections législatives dans la première circonscription, a lui aussi été déclaré inéligible le 1er juin dernier par le conseil constitutionnel et ce pour une durée d'un an. La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques dans sa décision du 12 février 2018 a rejeté son compte de campagne qu'il n'a pas fait présenté par un membre de l'ordre des experts-comptables et des comptables agréés.

M. Poleya avait obtenu 1,12 % des suffrages au premier tour.

Guyane - Michel Quammie inéligible pour un an

Le Conseil Constitutionnel prononcé vendredi l'inéligibilité de Michel Quammie pour une durée d'un an. Candidat divers droite dans la première circonscription de la Guyane, l'avocat a vu son compte de campagne rejeté par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (décision du 17 janvier 2018), au motif que des dons en espèces recueillis en vue du financement de la campagne du candidat pour un montant de 1 300 euros n'ont pas été versés sur le compte bancaire unique du mandataire, en méconnaissance du code électoral. "Eu égard, disent les juges de l'élection, au caractère substantiel de l'obligation faite au candidat à une élection législative de ne recueillir des fonds en vue du financement de sa campagne que par l'intermédiaire du compte unique ouvert au nom de son mandataire, dont M. Quammie ne pouvait ignorer la portée, il y a lieu, en application de prononcer l'inéligibilité de M. Quammie à tout mandat pour une durée d'un an à compter de la date de la présente décision."

Michel Quammie avait récolté 6,15 % au premier tour.

Paris - Babette inéligible pour un an

Le Conseil Constitutionnel a prononcé l'inéligibilité de Babette de Rozières pour un an à compter du 1er juin. candidate aux législatives dans la 17e circonscription de Paris, Babette de Rozières a vu son compte de campagne rejeté par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (décision du 12 octobre 2017), au motif, d'une part, que la candidate n'a pas respecté les dispositions du code électoral, aux termes desquelles le mandataire financier est tenu d'ouvrir un compte bancaire unique retraçant la totalité de ses opérations financières et, d'autre part, que la candidate a produit des pièces justificatives illisibles concernant deux versements sur le compte bancaire ouvert à la Caisse d'épargne, inscrits au compte au titre des versements personnels de la candidate, ce qui ne permet pas d'établir l'origine des fonds, et ce en contradiction avec le code électoral.

Le mandataire financier de la candidate a ouvert un premier compte bancaire à la Caisse d'épargne le 24 novembre 2016 puis un second compte au Crédit coopératif le 14 février 2017. Le compte ouvert à la Caisse d'épargne, qui n'a été clôturé que le 23 juin 2017, a continué d'être utilisé après l'ouverture du second compte.

Pour toutes ces raisons, Babette de Rozières est déclarée inéligible pour une durée d'un an.

En Guadeloupe, Hubert Quiaba aussi

Le compte de campagne d'Hubert Quiaba, candidat dans la 3e circonscription de la Guadeloupe aux dernières législtatives, a lui aussi été rejeté par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques dans sa décision du 17 janvier 2018 au motif que le compte bancaire du mandataire financier de ce candidat n'avait enregistré entre son ouverture et le dépôt du compte de campagne que 1 250 euros de recettes et 1 085 euros de dépenses alors qu'il résultait de l'instruction que 4 350 euros de dons et 8 840 euros de produits divers avaient été recueillis en espèces et n'avaient pas transité par le compte bancaire du mandataire. Pour ces raisons, le 25 mai dernier, le Conseil constitutionnel a déclaré Hubert Quiaba inéligible pour un an. Pour rappel, M. Quiaba avait obtenu 10,45% des voix au premier tour...

Partager cet article

Repost0
6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 17:52

Muller condamné pour injure publique

La 17e chambre correctionnelle du tribunal de Paris a rendu mardi 5 juin son délibéré dans l'affaire qui opposait le magistrat du parquet de Saint-Pierre à la Réunion, François Thévenot, à l'ancien procureur de Saint-Denis, Philippe Muller. Aucune des parties n'étaient présente ou représentée dans la salle d'audience. Le tribunal a rejeté les exceptions de nullité de l'ordonnance de renvoi soulevée in limine litis, de même qu'il a écarté le chef de diffamation publique. En revanche, il a déclaré Philippe Muller coupable d'injure publique en ayant agi en corbeau, en ayant envoyé sur le réseau de la messagerie de la justice réunionnaise le 4 juin 2014 un mail comportant ces mot : "François Thévenot, parce qu'il le veau bien." En répression, le tribunal a condamné Philippe Muller à une amende de 1000 euros avec sursis, à payer 1 euros de dommages-intérêts à M. Thévenot ainsi que 2000 euros au titre des frais de procédure. M. Thévenot a été débouté du reste de ses demandes. M. Muller, actuellement avocat général à Grenoble, devrait vraisemblablement faire appel.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0

Articles Récents