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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 05:34
L'entrée du bâtiment de la Commission européenne à Bruxelles

L'entrée du bâtiment de la Commission européenne à Bruxelles

La Commission européenne se permet de choisir ses journalistes

Le 4e forum des Régions Ultrapériphériques se déroule à Bruxelles les 30 et 31 mars.

Une grand-messe pour laquelle l'Europe ne lésine pas à la dépense mais choisit ses journalistes en finançant ou pas leur déplacement et leur hébergement.

"Je dois malheureusement vous informer que la Commission Européenne a décidé de donner la priorité aux médias qui venaient directement des régions ultrapériphériques. Vous êtes évidemment toujours le bienvenu au forum, mais vos frais de déplacement et d’hébergement ne pourront pas être pris en charge." Voilà ce qu'a récemment répondu aude.rabault@mostra.com à la demande d'accréditation du correspondant de France-Antilles Guadeloupe et Martinique, France-Guyane et du Journal de l'Île de la Réunion à Paris, pour couvrir la 4e conférence des RUP. En clair, la Commission préfère payer sur fonds publics quatre billets d'avion A/R et autant de nuits d'hôtel nécessaires plutôt que de se conformer au fonctionnement de ces titres qui ont choisi d'avoir un correspondant dans l'Hexagone.

Une mesure de rétorsion ?

Derrière cette réponse, se cache en fait une mesure de rétorsion pour ne pas oser le mot censure. En effet, en septembre 2014, un article a eu l'heur de déplaire à la Commission. Voici ce qui, en complément d'une pleine page consacrée au 3e forum des RUP, a fâché les technocrates bruxellois : "Quand un confrère de Mayotte, en conférence de presse, a interrogé un haut fonctionnaire sur les orientations de la pêche qui vont à l'inverse des besoins des Outre-mer, ce dernier a répondu que la question était trop technique. Quand Manuel Barroso a accordé quelques instants à la presse, il a lui aussi préféré y mettre rapidement fin pour préférer poser pour une photo de groupe avec les présidents des RUP. Et enfin, quand la conférence de presse donnée par le haut fonctionnaire de la Commission devenait intéressante, l'organisation y a mis fin considérant qu'il était temps de manger... Tout ça donnait une drôle d'ambiance et presque envie de devenir eurosceptique !" On comprend dès lors qu'ils préfèrent payer les frais à des journalistes moins ingrats !

FXG, à Paris

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 03:56
Mes Charrière-Bournazel, Chabert et Ursulet dans le bureau de la première présidente du TGI de Paris, le 7 mars dernier

Mes Charrière-Bournazel, Chabert et Ursulet dans le bureau de la première présidente du TGI de Paris, le 7 mars dernier

Affaire Green Parrot : Alfred Marie-Jeanne marque un point à Paris

Le 7 mars dernier, la présidente de la première chambre civile du pôle 1 du tribunal de grande instance de Paris était saisie d'une demande d'inscription de faux déposée par Me Charrière-Bournazel et Me Ursulet, les avocats d'Alfred Marie-Jeanne et sa fille. Mardi 28 mars, la magistrate a rendu sa décision en présence du président de la collectivité territoriale de Martinique, et jugé recevable leur demande, rejetant les exceptions de nullité déposées par l'avocat du procureur Corbeau, Me Chabert. Pour autant, elle a décidé de sursoir à statuer afin de laisser le juge pénal instruire la plainte pour faux déposée contre l'ancien procureur de Fort-de-France.

"Le juge d'instruction, a déclaré Me Ursulet. a désormais les coudées franches pour mettre en examen Eric Corbeau ou lui donner le statut de témoin assisté et nous allons pouvoir demander tous les actes pour établir la vérité."

Cette décision du TGI de Paris était une étape indispensable, selon Me Ursulet, pour la défense des intérêts de son client dans le dossier Green Parrot. En effet, la pièce dénoncée comme un faux par les avocats du président de la Collectivité, est une requête du parquet à la police judiciaire de Fort-de-France. Par cette requête, le procureur demande à la PJ d'enquêter sur une éventuelle prise illégale d'intérêts dans le dossier de reconstruction d'une école en Dominique sur fonds publics de la Région, par Alfred-Marie Jeanne, alors président de Région, sa fille et son gendre architecte. Le courrier, signé du procureur de la République, est daté du 20 avril 2010. Un tampon atteste sa réception par le service de police le 21 mars 2010. Or, un autre exemplaire de cette lettre, cotée elle aussi au dossier, présente une autre date de réception, manuscrite cette fois, le 19 mars 2010.

Il peut être utile de rappeler que le 21 mars 2010 est la date du second tour du scrutin des régionales qui voit Létchimy sortir devant Marie-Jeanne.

Si à l'issue de cette instruction judiciaire menée à la demande du président Marie-Jeanne, le faux devait être avéré, c'est tout le dossier Green parrot qui s'effondrerait car son premier acte juridique n'est autre que cette requête du procureur, vieille de sept ans.

FXG, à Paris

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 07:39
Bareigts en Guyane avec Fekl

Ericka Bareigts arrive avec Fekl

Ericka Bareigts arrive comme l'avait annoncé Bernard Cazeneuve avec son collègue de l"Intérieur.

Ils vont parler avec "ceux qui veulent exprimer des demandes pour compléter un travail largement engagé depuis 2013 avec un document qui aurait dû être finalisé pour novembre 2016 qui n'a pu être signé". Ericka Bareigts souhaite aussi rencontrer des personnes qu'elle "puisse voir". D'autant qu'elle veut "conclure rapidement" le travail entamé par la mission interministérielle de haut niveau du préfet Cordet.

Face aux critiques qui viennent de tous bords lui reprocher son action, la ministre des Outre-mer rappelle quelques chiffres, à commencer par ceux concernant la sécurité : "L'ensemble des forces de sécurité de la Guyane avait été réduite de 16 % à la fin du mandat de Nicolas Sarkozy, en quatre ans, ce pourcentage est à + 27 %." Elle indique encore que l'Etat a garanti un emprunt de 50 millions d'euros qui déclenchent un supplément de 25 millions de la Commission européenne, que le contrat de plan Etat-région est passé de 100 à 180 millions, que la répartition de la ligne budgétaire unique pour le logement social a été revue à la hausse pour la Guyane. Enfin, en réponse à la critique de Patrick Karam dans le Figaro à paraître ce mardi sur la rétrocession de 27 millions de l'octroi de mer aux communes guyanaise est compensée dans la loi de finances avec 9 millions chaque année pendant trois ans. Elle signale encore que "jamais la commande publique n'a été aussi forte". Si elle reconnaît que tout cela reste insuffisant, elle veut parler de "réels progrès". Enfin, pour revenir au Pacte d'avenir, elle regrette que sa non-signature n'a pas permis "d'engranger" les progrès qu'il comportait. Enfin, à ceux qui l'accusent de n'être pas venue plus tôt au risque d'un embrasement de tous les outre-mer en évoquant le spectre de 2009, elle rappelle qu'Yves Jégo avait mis deux mois avant de se déplacer outre-mer quand elle n'est confrontée à cette crise que depuis huit jours.

FXG, à Paris

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 06:02
Ernestine Bocage, Francine Condé-Salazar et la vice-présidente culture de la CTG au Livre Paris vendredi 24 mars 2017

Ernestine Bocage, Francine Condé-Salazar et la vice-présidente culture de la CTG au Livre Paris vendredi 24 mars 2017

L'étrange actualité du roman guyanais "Atipa" d'Alfred Parépou

Ernestine Bocage et Francine Condé-Salazar sont venues vendredi dernier au salon Livre Paris faire la promotion du premier ouvrage écrit en créole guyanais, "Atipa" d'Alfred Parépou, publié trois fois depuis 1885 et republié cette fois chez Lharmattan avec la CTG.

"Entre le titre, Atipa, le pseudonyme, Parépou, la faune et la flore, il y a un message subliminal", avertit Francine Condé-Salazar qui lui a consacré une biographie.

De son vrai nom Athénodore Météran, l'auteur retrace la vie, la sociologie, les ressources de la Guyane dans la deuxième partie du XIXe siècle. Il est petit-fils d'une esclave et fils d'une mère affranchie. Il retrace ces années où la Guyane passe du régime de l'esclavage à celui de la colonie jusqu'à l'établissement de la IIIe République où Athénodore Météran va jouer un rôle politique. "Il a 7 ans à l'abolition de l'escalavage, raconte Francine Condé-Salazar, et il a été éduqué par les pères de Ploërmel qui sont venus préparer les hommes à la liberté." Très brillant, Athénodore va travailler au ministère de la Marine, militer comme républicain radical avant de devenir orpailleur. Pour Ernestine Bocage, son parcours, sa vie ne sont pas assez connus des Guyanais, c'est pourquoi la CTG a organisé une année Atipa et financé la réédition de l'ouvrage.

Au moment où la Guyane s'embrase

Malgré le terme "roman", porté en sous-titre, "Atipa" n'en est pas un. "Il l'a peut-être qualifié ainsi par ruse, explique Ernestine Bocage, pour occulter le véritable contenu de l'ouvrage. Il a certainement risqué sa vie, car en présentant la Guyane et Cayenne, il fait une critique sévère de la situation politique..." A l'époque, la Guyane est en mutation avec l'installation du bagne, la découverte de l'or, l'abandon des abattis, l'élargissement de la société pluriethnique avec l'arrivée d'immigrés... "Il y a une sorte de chaos social que l'on retrouve dans son livre, poursuit Mme Bocage, mais également dans tous les discours des hommes politiques, cela a agit comme un déclencheur chez Athénodore Météran qui a voulu inscrire la Guyane dans l'universel et donner à la langue créole toute sa portée." Pour autant, l'auteur inscrit son discours dans la IIIe République et son héros, Atipa, connaît aussi bien la France que la Guyane. "Il a une vision de la Guyane et du Guyanais idéal, conclut Ernestine Bocage, qui reste d'actualité." Au moment où la Guyane s'embrase...

FXG, à Paris

Marie-Georges Thébia "décalée" au Livre Paris

"Je suis complètement défaite... Les choses étaient prévues depuis longtemps et il fallait honorer les rendez-vous auprès des libraires, mais je me sens complètement décalée, hors de propos, dans une bulle de littérature évanescente... Je suis effarée par les images qui me sont envoyées tous les jours via whatsapp. J'ai envie de rentrer. Faut-il être au salon du livre pour montrer qu'on peut représenter la littérature guyanaise ? C'est un moyen pour faire parler de nous autrement que par l'actualité, mais c'est la cinquième dimension ! Je me suis posée la question de savoir si je devais venir ou pas. J'ai toujours refusé de m'engager pour une personne, mais pour ce qui est en train de se passer, c'est différent. Nous sommes à un carrefour de notre histoire. Les choses ont toujours réellement commencé à bouger à chaque fois que la rue a été en révolution. La seule chose que je réprouve, ce sont les débordements. Attention à la manipulation ! Nous devons être conscients, vigilants, inscrits dans une solidarité et une résistance, mais attention aux débordements !"

La vie bidim d'Ambrosia Nelson, édition Lharmattan

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 05:56
Patrick Karam et la crise en Guyane

Patrick Karam redoute un embrasement des outre-­mer

Patrick Karam, ancien délégué interministériel à l'égalité des chances des Français d'Outre-mer et ancien président du CReFOM, dans une tribune dans le Figaro, fait un parallèle entre la crise guyanaise et celle de 2009 pour mettre en garde contre un embrasement de tous les outre-mer. Interview.

"L'obstination du gouvernement annonce un embrasement généralisé"

Quel lien faites-vous entre la crise sociale de 2009 et celle de la Guyane aujourd'hui ?

En 2009, le gouvernement n'avait pas su prendre à temps la mesure de la crise et il avait dû envoyer en urgence le secrétaire d'Etat à l'outre-mer négocier avec les grévistes pour éviter un bain de sang. Le président Sarkozy avait dû ensuite s'investir personnellement en lançant des états généraux des outre-­mer qui avait accouchés de mesures importantes, puis leur avait donné une visibilité en faisant de 2011 l'année des outre-­mer. Le mouvement social de 2009 et les revendications du LKP avaient commencé en 2008 en Guyane sur la question de la cherté de l'essence avant de faire tâche d'huile.

Vous pensez que le gouvernement aurait pu l'éviter en 2009 ?

Tout aurait pu être évité. Le refus du gouvernement d'écouter élus et sociprofessionnels guyanais sur la cherté de l'essence, avait conduit à la paralysie de la Guyane par la rue et à une baisse des prix qui allait bien au-delà de la revendication initiale. Le LKP en avait tiré les conséquences et engagé un mouvement social inédit par sa forme et son ampleur et agrégé tous les mécontentements qui avaient conduit à une prise de pouvoir par la rue et un discrédit de la classe politique guadeloupéenne. D'autres territoires ultramarins avaient suivi le mouvement.

Et aujourd'hui ?

Le scénario semble se répéter en Guyane avec la circonstance aggravante de l'union sacrée du territoire autour d'un ensemble hétéroclite de revendications portées par des acteurs qui ont débordé le pouvoir politique local, contraint désormais au suivisme sous la pression sociale. L'obstination du gouvernement, comme en 2009, à refuser d'ouvrir les négociations en Guyane même au niveau ministériel malgré les revendications répétées et désormais agrégées de tous les élus guyanais, des 37 syndicats réunis autour de l'Union des Travailleurs Guyanais, des agriculteurs, des pécheurs, des multiples collectifs citoyens, et à la différence de 2009, avec le soutien de tout le patronat, annonce un embrasement généralisé et des risques de métastases dans les autres territoires ultramarins.

Quel impact ont eu selon vous les tergiversations autour de la signature du Pacte d'avenir pour la Guyane ?

Le président de la CTG a refusé de signer le Pacte d'avenir en raison des dizaines de millions d'euros dont a été privée la Guyane par le vote du collectif budgétaire rectificatif de 2016 sur l'octroi de mer. Cela a laissé pensé que le gouvernement donnait d'une main avec le Pacte d'avenir ce qu'il reprenait de l'autre. Le coup de force pacifique du Collectif des 500 Frères qui s'est créé pour dénoncer l'insécurité pendant la conférence internationale de la convention de Carthagène à laquelle participait la ministre Royal a signé le départ d'une prise de conscience. En raison de l'impuissance des élus, la rue s'est dit qu'elle devait imprimer des combats et les gagner en étant peu regardant sur les méthodes. Avec quatre fois plus d'homicides qu'à Marseille, la Guyane se rapproche de ses voisins brésiliens et guyaniens et dépasse le Surinane en termes de taux d'homicides par habitants.

En quoi le gouvernement se tromperait-il ?

En refusant toute discussion au niveau ministériel, le gouvernement prend le risque d'être accusé de mettre en œuvre la théorie du chaos et de la violence pour discréditer le mouvement social et éviter l'engrenage des revendications dans les autres territoires ultramarins et même dans l'Hexagone. Pourtant, ce mouvement, comme en 2009, a le mérite de mettre en lumière le profond malaise des sociétés ultramarines lié à l‘échec de la départementalisation.

Vous proposez une solution ?

Il faut des ministres responsables qui répondent à la demande unanime des acteurs guyanais et se rendent sur place pour trouver une sortie honorable avant qu'ils ne soient contraints à le faire avec un prix politique plus lourd en raison d'une situation détériorée par les débordements violents et le risque d'embrasement généralisée en cas de bavures des forces de l'ordre. Il faut ensuite considérer la légitimité des demandes de remise à plat du système. Les DOM souffrent de chômage, de vie chère et de pauvreté, et d’injustice aussi. Le temps est venu de tourner la page et de changer de perspective.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 05:15
Jean-Marc Mormeck avec la directrice générale de l'Union des groupements d'achat public, Isabelle Deleruelle, et le préfet, directeur de Radom, Florus Nestar

Jean-Marc Mormeck avec la directrice générale de l'Union des groupements d'achat public, Isabelle Deleruelle, et le préfet, directeur de Radom, Florus Nestar

Jean-Marc Mormeck fait le bilan de son année à la délégation

Un an après son installation, alors que le réalisateur Stéphane Brossard lui consacre un documentaire pour Canal +, Jean-Marc Mormeck se projette au-delà des élections.

Nommé il y a un an à la tête de la délégation interministérielle à l'égalité des chances des Français d'Outre-mer (après Patrick Karam, Claudy Siar et Sophie Eliséon), le sextuple champion du monde de boxe, Jean-Marc Mormeck, a présenté mercredi soir au ministère des Outre-mer son bilan. "J'ai pris deux mois pour écouter les jeunes, les associations, a-t-il expliqué, pour savoir ce que je pouvais faire pour les aider." Et l'ancien boxeur, pragmatique, a résumé cela en une formule : "J'ai démarché les sociétés, les entreprises pour leur trouver des stages, des boulots, des formations." Il a ainsi parrainé l'opération d'Impact Partenaires et 100 000 entrepreneurs, "Entreprendre dans les quartiers". Il a lancé la plateforme "Egalité-Emploi" avec 17 grandes entreprises et commencé à étezndre cette plateforme en outre-mer en commençant par la Réunion. Cette plateforme a permis d'accompagner une centaine de jeunes dans leurs démarches, d'en impliquer 1000 autres lors du premier forum Egalité-emploi. Le prochain aura lieu le 10 juin.

Convention OMN UGAP

Mardi soir, le délégué a complété son action par un nouvel acte, la signature d'une convention pluriannuelle d'objectifs visant à favoriser l'accès à la commande publique des entreprises innovantes ultramarines ou originaires des quartiers "politique de la ville". La convention lie sous son égide l'Union des groupements d'achat public (UGAP) et le réseau Outre-mer Network en vue d'ouvrir ce pan des marchés publics aux entreprises porteuses d’innovation dont le siège se situe en outre-mer ou dont le siège se situe en France Hexagonale mais qui ont alors été fondées ou cofondées par des Français d’outre-mer ou originaires des quartiers éligibles à la politique de la ville.

Si l'emploi a été l'un des moteurs de l'action de Jean-Marc Mormeck, il a consacré 50 % de son petit budget au soutien aux associations, il s'est attaqué à la persistante question des refus de caution bancaire au motif d'une domiciliation outre-mer et s'est même autorisé de rappler la loi aux employeurs publics autour des congés bonifiés et des intérêts matériels et moraux des ressortissants d'outre-mer dans le déroulement de leur carrière "chaque fois que nécessaire".

Jean-Marc Mormeck a aussi agi contre les discriminations : parrainage de la DILCRAH, partenariat "Stop discri" avec le Défenseur des droits. Il est aussi intervenu dans de nombreuses écoles pour sensibiliser les jeunes à la lutte contre les stéréotypes.

Mardi soir, la soirée s'est poursuivie avec la projection en avant-première d'un documentaire de 70 minutes que le réalisateur Stéphane Broussard à consacré au délégué Mormeck et que diffusera Canal +, "Du ring au ministère".

FXG, à Paris

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 04:36
Ils étaient quelque 300 Guyanais réunis au Blanc-Mesnil samedi

Ils étaient quelque 300 Guyanais réunis au Blanc-Mesnil samedi

Les Guyanais d'Ile de France préparent un rassemblement à Paris

Faisant écho à la tension grandissante au pays, les Guyanais d'Ile de France ont décidé de marquer leur solidarité en appelant à un rassemblement dans un lieu symbolique à Paris le 1er ou le 7 avril.

Samedi au Blanc-Mesnil (93), répondant à l'appel de l'association culturelle Sinnamary, quelque 300 Guyanais établis en région parisienne se sont rassemblés pour créer un collectif des associations guyanaises d'Ile de France. Pas de porte-parole, ni de leader, mais des personnalités et un mot d'ordre, "Guyané lévé pou péyi la". Parmi les personnalités appelées à la tribune, le maire de Sinnamary, Jean-Claude Madeleine, la chanteuse Sylviane Cédia, l'avocat Raoul Briolin ou encore les militants associatifs, Didier Philips, Cynthia Saint-Cyr ou Xavier Laurent chargé de modérer les débats. Dans le public, une majorité d'étudiants, le président du Collectifdom, Daniel Dalin, celui du CReFOM 93, José Althey et encore la vice-présidente de la CTG, Rolande Chalco-Lefait.

La réunion, débutée à 11 heures pour finir à 23 heures, a d'abord été une séance d'explication de la situation en Guyane. "Les élus vont-ils continuer à se faire humilier par l'Etat ?" Beaucoup de questions ont été posées, sur la compétence des "500 frères", sur la motivation des jeunes à rentrer au pays après leur formation, sur les perspectives de la Guyane dans vingt ans ou encore la réouverture du débat article 73 et article 74... Jean-Claude Madeleine tenait l'assistance au courant de l'assemblée générale extraordinaire des maires réunis à Kourou au même moment. Le maire de Sinnamary a souligné la légitimité des "500 frères", sans leur reconnaître aucune compétence, quand Me Briolin précisait : "Les 500 frères ont montré leurs capacités, mais ils ne sont pas compétents juridiquement. "Les 500 frères ont débloqué les choses, a reconnu l'élu, mais ce n'est plus seulement les 500 frères aujourd'hui, toute la Guyane est mobilisée !" Le maire de Sinnamary a encore déclaré : "L'article 74 passerait à 110 % aujourd'hui ! On fait du bruit dans la rue, mais beaucoup de choses que nous demandons ne sont pas permises dans le cadre de l'article 73."

"Merci aux 500 frères"

"On prends notre pays en main, a lancé la syndicaliste Josyane Beausoleil, on est tous compétents ! Merci aux 500 frères ! Qu'on le veuille ou non, tout passera par eux ! Même si le CMCK reste ouvert, on s'en fout ! Ils ont lancé le mouvement, on leur dit merci !" "Les 500 frères, a repris Michel Stanislas, ont mené la danse, relayés par d'autres collectifs, soyons solidaires !" "L'avenir du pays est engagé", s'est écriée Cynthia Saint-Cyr. "On réécrit l'histoire", a renchéri Michel Stanislas.

A l'issue de grand débat, une proposition pour un rassemblement de tous les collectifs de Guyanais de l'Hexagone (à Paris comme en province) a été adoptée par tous les présents. Elle est annoncée pour le samedi 1er avril ou le suivant. Plusieurs lieux ont été évoqués, allant des Champs Elysées au Trocadéro en passant par la place de la République. Reste à régler les problèmes administratifs d'autorisation. Une pétition a été lancée. Une motion ou une résolution y sera annexée avant d'être remise au gouvernement.

FXG, au Blanc-Mesnil

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 05:22
Au 33 de la rue Blomet dans le 15e arrondissement

Au 33 de la rue Blomet dans le 15e arrondissement

Guillaume Cornut relance le bal de la rue Blomet

Le bal de la rue Blomet, plus connu dans les années fo;les sous le nom du "bal nègre" à Paris, a rouvert ses portes mardi soir. Racheté par Guillaume Cornut en 2015, ce dernier a réhabilité de bâtiment pour qu'il retrouve son architecture d'origine. Il y a deux mois environ, l'annonce de cette réouverture sous le nom de bal nègre a fait l'objet d'une polémique. Le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) a soutenu la pétition lancée par Rokhaya Diallo et finalement, Guillaume Cornut a renoncé à ce nom pour rendre à l'ancien établissement où a longtemps officié Ernest Léardée son nom d'origine : le bal de la rue Blomet.

Guillaume Cornut a chois de confier la programmation musicale au chanteur compositeur Yanowski pour les six prochains mois et annonce du cabaret, du tango, du swing, de la musique classique, de la comédie musicale, des nuits de jazz et de la chanson, mais aussi des dimanches matins dédiés à l’histoire de l’art...

A noter que pour le jour de l'inauguration, le bal Blomet a accueilli parmi ses invités Bryan Bouillon Baker, l'un des douze enfants de Joséphine Baker.

FXG, à Paris

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 05:48
Crise en Guyane

Ericka Bareigts, ministre des Outre-mer

"La solution n'est dans la venue d’un ministre en particulier"

Vous acceptez d'envoyer une mission en Guyane comme le réclamaient les manifestants. Qu'est-ce qui vous a fait changer d'avis ?

Ce n’est pas changer d’avis, c’est être dans l’écoute constructive des demandes des Guyanaises et Guyanais. Mon premier réflexe a été de les inviter pour travailler à Paris en lien avec les ministères concernés. Les parties prenantes ont souhaité que les discussions se déroulent en Guyane et cette demande est légitime. Animés par un esprit d’écoute et d’apaisement, nous avons décidé en relation avec le Premier ministre d’envoyer cette mission interministérielle de haut niveau pour venir au contact de tous les acteurs.

Aucun ministre ne fait partie de la délégation. Ne risquez-vous pas de les décevoir ?     

Je ne pense pas que la solution soit dans la venue d’un ministre en particulier. Ce que je veux, c’est que nous soyons efficaces pour les Guyanais. Il nous faut donc dans un premier temps faire le point sur les demandes exprimées. Il y a de nombreux points de divergence entre les différentes parties prenantes et nous avons besoin de davantage de clarté. Cette mission nous apportera les réponses requises. Elle permettra dans un deuxième temps de traduire opérationnellement ces demandes. Nous avons besoin de cette démarche au préalable pour prendre les meilleures décisions possibles pour la Guyane. Le travail de terrain sera traduit en mesures concrètes. C’est comme cela que nous pourrons construire l’avenir de la Guyane : en avançant avec méthode, pragmatisme et détermination.

La Croix-Rouge pourra-t-elle vendre le CMCK à Rainbow Santé ou à un autre opérateur à but lucratif ?

Tout d’abord, je sais que le CMCK a besoin du soutien de l’Etat et je veux être claire sur ce point : l’Etat le soutiendra. Nous sommes attachés à construire une offre de soins adéquate et ambitieuse pour tout le bassin de population de Kourou.  J’ai également entendu la demande des collectifs qui demandent la suspension du projet de cession par la Croix-Rouge du centre hospitalier de Kourou. C’est pourquoi je me suis mobilisée auprès de la Ministre de la Santé, Marisol TOURAINE. Ensemble, nous avons alerté le Conseil d’administration de la Croix-Rouge et réussi à ce que la cession soit suspendue. Nous pouvons tous nous en féliciter !

Pourquoi ne pas accorder à l'hôpital de Cayenne la subvention réclamée par certains syndicats et organiser un Copermo, dont ils redoutent qu'il s'accompagne de réductions de moyens ?
Mais c’est tout le contraire ! Face aux difficultés financières rencontrées par l’hôpital de Cayenne, des aides exceptionnelles ont d’ores et déjà été débloquées. De plus, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, suit avec la plus grande attention le dossier de l’hôpital de Cayenne pour lequel une enveloppe supplémentaire est demandée et sera examinée au COPERMO du 28 mars.

En matière d'éducation, quels moyens pouvez-vous accorder en matière de construction d'établissements scolaires, de places d'internat et pour le transport ?

D’ores et déjà, 10 millions d’euros par an sont consacrés à la construction d’établissements scolaires du 1er degré. En outre, face à la situation d’urgence concernant les collèges et les lycées, une aide exceptionnelle sera débloquée. Une 1ere enveloppe de 60 millions d’euros a été mise en discussion dans le cadre du Pacte d’avenir. Toujours dans ce Pacte, la création d’un internat pour les enfants du fleuve est envisagée. Je crois qu’il s’agirait d’un progrès important pour ces enfants !

Ceux-ci dénoncent les délais de paiement particulièrement longs de la part des collectivités et services de l'État. Envisagez-vous de les réduire et, si oui, comment ?

Aujourd’hui, l’Etat paie les entreprises en temps et en heure et j’y veille. Pour les collectivités territoriales en situation difficile, nous nous mobilisons afin que l’Etat puisse leur venir en soutien. Dans le cadre de la Loi de Finances 2017, j’ai veillé à ce qu’une enveloppe spécifique soit affectée à l’accompagnement des collectivités en difficulté financière. De plus, l’aide exceptionnelle demandée pour le Centre hospitalier de Cayenne devra servir à payer les fournisseurs locaux. Enfin, je souhaite rappeler une grande avancée portée par la Loi Egalité Réelle Outre-mer : grâce au dispositif de Stratégie du Bon Achat (SBA), un tiers des marchés publics sera réservé aux TPE et PME locales. Je suis Ultramarine : je sais que ce sont ces petites et moyennes entreprises qui font l’activité économique de nos territoires. La commande publique doit donc soutenir leur activité.

Certaines propositions du Pacte d’avenir, comme la 2x2 voies entre Cayenne et Macouria, figuraient déjà au contrat de plan Etat-Région. N’êtes-vous pas en train de promettre des choses qui, de toute façon, étaient déjà actées ?

Rappelons ce point essentiel : la logique du Pacte d’avenir est de donner un calendrier d’action pour l’Etat. L’inscription de ce projet dans le pacte d'avenir va permettre sa prise en compte budgétaire et son plan de financement pluriannuel. Par ailleurs, la 2x2 figurait bien, vous avez raison, dans le contrat de plan Etat-Région mais que serait-elle sans le doublement du pont du Larivot que j’ai fait inscrire dans le Pacte d’avenir ?
S'agissant des agriculteurs, quand les versements du Programme de développement rural de la Guyane seront-ils effectués ?

J’ai décidé, en lien avec la direction centrale de l’Agence des Services et de Paiement, de mettre en place une mission d’appui et d’expertise qui sera déployée sur place, en Guyane, dès la semaine prochaine. Vous le voyez, je veux aller vite ! Cette mission permettra d’accélérer le traitement des dossiers européens. De plus, concernant les pêcheurs - car cette question est toute aussi importante – la mise en paiement effectif des dossiers est intervenue avant-hier, le 23 mars. Vous le voyez, sur tous les sujets, je souhaite que le gouvernement soit aux côtés des Guyanaises et Guyanais. Vous pouvez compter sur notre détermination.

Propos recueillis par France-Guyane (avec FXG)

http://www.franceguyane.fr/actualite/une/une-delegation-interministerielle-arrive-340518.php

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 07:53
http://www.lesilesdeguadeloupe.com/tourisme/fr-fr/Encyclo#/

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Le CTIG prend le virage digital

Finie la multitude de sites (agences, compagnies aériennes, locations de voitures, hébergements, restaurants, activités de loisirs), le CTIG propose sur son site une plateforme numérique unique pour préparer et acheter ses vacances o péyi !

Comment rendre la Guadeloupe visible sur la terre entière, comment permettre aux consommateurs de devenir des prospects, des clients et des prescripteurs ? Bien sûr le web est depuis longtemps déjà l'outil essentiel de la promotion touristique puisque le e-tourisme représente déjà 28 milliards d'euros en France. Et 40 à 45 % des gens utilisent le Net pour "booker" la totalité de leur voyage. C'est sur cette dynamique que le Comité du tourisme des îles de Guadeloupe entend surfer pour améliorer les performances et l'attrait de la destination. Pour cela, le CTIG a développé avec l'entreprise américaine Mc Cann un écosystème digital et technologique inédit (avant même Porto-Rico et les Bahamas qui sont aussi dessus). Le principe, c'est un site unique qui permet tout à la fois de visiter virtuellement l'archipel par le biais d'un film interactif qui met en scène un guide touristique (l'acteur Jean-Louis garçon) ou par le biais de de l'encyclopédie interactive (Guadeloupédia). Ainsi l'internaute peut explorer et évaluer l'ensemble des offres touristiques, mais aussi réserver et payer son vol, son hébergement, sa location de voiture mais également ses activités de loisir et ses adresses de restauration.

Car la plateforme s'ouvre aussi à tous les professionnels qui peuvent y publier leurs offres, leurs tarifs, leurs disponibilités, leurs promotions et encore les avis de leurs clients. Même les petits opérateurs de tourisme absents de la toile y ont accès.

Prochaine présentation à New York

Pour lancer cette nouvelle plateforme numérique, le président Ary Chalus, celui du CTIG, Louis Molinié, et son directeur général,, Willy Rozier, ont participé jeudi à Paris à la présentation de leur bébé "magique". "Data is gold", a vanté François Tastet de Mc Cann, qui a développé la plateforme. Sur le modèle des algorythmes de facebook, à l'issue de la visite virtuelle, l'internaute reçoit des propositions sensées coller à son profil. Plus largement, les prestataires seront aussi informés des tendances des consommateurs (plage et soleil, tourisme vert, activités nautiques, culture...). Toutes ces données permettront à l'ensemble des acteurs de la destination d'ajuster son offre aux tendances du moment.

Aujourd'hui, le CTIG a pris de l'avance technologique, mais il compte bien l'accentuer encore. La version 2 devrait sortir avant la fin de l'année et la version 3 est déjà en chantier (elles existeront aussi en anglais). Elle devra intégrer les autres secteurs d'activité comme le commerce, l'artisanat, les services y compris l'art. "On va atteindre tout ce qui se produit en Guadeloupe, explique Willy Rozier, et tout ce qui permet à l'économie d'être plus performante."

Après Paris hier, le CTIG présentera sa nouvelle plateforme à New York.

FXG, à Paris

http://www.lesilesdeguadeloupe.com/tourisme/fr-fr/film-interactif

Une campagne TV et facebook

Pour faire connaître ce nouvel outil aux internautes, le CTIG, s'inspirant du jeu "pokemon go" lance une campagne nationale sur facebook et à la télé (France TV et BFM TV) qui met en jeu 100 billets d'avion sur Air Caraïbes et 30 forfaits B&You 30 GO de Bouygues télécom. L'enjeu, gagner à travers un processus de géolocalisation des "gwada points" disséminés dans 35 villes de l'Hexagone Les "gwada points" seront ouverts du 24 mars au 27 avril.

Un écosystème digital comme un label

Il a fallu deux ans de recherche et de développement et 3 millions d'euros d'investissement dont 1,2 pour le CTG, pour arriver à obtenir ce produit. "Jamais une destination dans le monde ne s'était penchée sur un tel projet, explique Willy Rozier. Aujourd'hui, nous sommes les premiers." Un peu plus de 500 professionnels ont déjà signé un contrat de partenariat avec le CTIG. "Nous embarquons un peu plus de 150 professionnels par jour et il sont environ 6000 en Guadeloupe." Selon le président Chalus, le terme d'écosystème fait aussi bien référence à celui du tourisme avec ses hôtels et ses plages, qu'à la biodiversité... "C'est un nom que j'ai choisi, conclut le président, pour que ce soit le label."

Trois questions à Louis Molinié, président du CTIG

"C'est comme un supermarché"

Quel est le principe de cette plateforme numérique ?

Le principe de ce film interactif, c'est comme un supermarché où vous allez tout trouver. Tous les socio-professionnels du tourisme y seront pour vendre leurs produits, leurs villas de luxe, leurs randonnées à pied ou en jetski... Ce sont eux qui vont vendre leur image.

Concrètement, comment on fait ?

Le touriste va cliquer, se balader et aura le choix. Il n'aura plus besoin d'aller sur plusieurs sites. Tous les choix seront sur ce seul site et le touriste pourra acheter tout son voyage avec ses activités. Il fait son parcours et son marché.

Quels retours en attendez-vous ?

Nous attendons d'abord une extension de la période touristique et aussi que le touriste dépense un peu plus. Actuellement, un touriste dépense 80 euros par jour, nous visons 100 euros. En termes de nombre de touristes, actuellement nous en sommes à 800 000 et d'ici l'année 2020, nous espérons atteindre le million.

ITW Ary Chalus, président de la Région

"Nous visons la création d'un millier d'emplois chaque année"

Pourquoi avoir investi 3 millions dans ce projet ?

Ce qui est important, c'est de donner des informations à la population française et par la suite au niveau international sur ce qu'est la Guadeloupe, ce qu'on peut y trouver pour pouvoir augmenter le nombre de touristes. Ca coûte cher, mais je suis sûr que nous aurons un bon retour sur investissement car ce projet va permettre de créer des emplois pour nos jeunes. Nous avons l'objectif de toucher le million de touristes et cela va augmenter notre produit intérieur brut, donc nos recettes et participer à la création d'emplois. Nous visons la création d'un millier d'emplois chaque année.

Est-ce que cela va changer pour l'image de marque de la Guadeloupe e matière de visibilité ?

Déjà, faire mieux connaître la Guadeloupe, puisque beaucoup parlent de la Guadeloupe mais sans savoir ce qu'elle a à offrir. Aujourd'hui, ça permet d'être mieux connus mondialement, que les touristes de l'Inde et de l'"Amérique viennent chez nous. Plus nous aurons de touristes, plus nous aurons d'embauches. Aujourd'hui, je peux dire qu'Air Caraïbes est en train de recruter 200 personnes. Si cette compagnie recrute aujourd'hui, c'est parce qu'il y a une demande ! Le tourisme doit être pour nous le premier créateur d'emplois.

D'un point de vue pratique, quelle est la valeur ajoutée de cette plateforme digitale ?

Je prends un exemple : ceux qui proposent de la plongée sous-marine ou du jetski pourront se mettre sur le site pour se faire connaître et rendre accessible leurs offres aux réservations. C'est un plus pour la Guadeloupe et c'est une première.

C'est aussi une ouverture à l'international...

Nous avons déjà des touristes qui viennent de l'étranger et qui ont des difficultés à savoir ce qui existe. D'ailleurs, dans le cadre du plan 500 000 formations, nous avons mis en place un gros volet de formation à l'anglais ^pour que nous puissions parler anglais en Guadeloupe, mais également en espagnol. Tout cela à des fins touristiques.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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