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28 mai 2018 1 28 /05 /mai /2018 04:22

L'Autorité de la concurrence autorise le rachat de Dimeco par Cafom

Le projet d'acquisition de la société Dimeco, qui exploite deux magasins de produits électrodomestiques en Guadeloupe, Connexion et Circuit ménager) par le groupe Cafom,  a reçu l'aval de l'Autorité de la concurrence (AdC) sans conditions, a-t-on appris de l'AdC mercredi 23 mai.

Le groupe Cafom qui détient l'enseigne Habitat et exploite, notamment en Guadeloupe, plusieurs magasins (But et Darty) de produits électrodomestiques qui distribuent des produits électrodomestiques (produits bruns, produits gris et produits blancs), sous les enseignes But et Darty, exerce des activités communes au groupe Dimeco sur plusieurs marchés. Ce sont les enseignes Connexion et Circuit ménager, à Baie-Mahault que le groupe Dimeco entend céder à la CAFOM

Au terme de son analyse concurrentielle, l'AdC a considéré que l'opération n'était pas de nature à porter atteinte à la concurrence en Guadeloupe.

L'Autorité a déjà eu l'occasion de définir les marchés de produits électrodomestiques lors de l'examen de la prise de contrôle de la société Darty par le groupe Fnac. Dans cette décision, l'Autorité avait, pour la première fois, défini un marché incluant les canaux de distribution en ligne et en magasins pour la distribution au détail de produits bruns et gris, estimant que la pression concurrentielle de la vente en ligne était devenue suffisamment importante pour être totalement intégrée dans le marché pertinent. Mais compte tenu des frais de la vente en ligne (importance des coûts de transport et de la fiscalité douanière), les marchés ont donc été définis en ne retenant que les acteurs disposant de points de vente physique dans les zones de chalandise des deux magasins concernés par l'opération.

Les positions de la nouvelle entité resteront inférieures à 40 % dans la mesure où le groupe CAFOM a pris la décision de ne pas exploiter l'autorisation commerciale de la société Dimeco à Dothémare et de fermer son point de vente Darty à Baie Mahault. Le reste du marché concerné par cte opération est aux mains des enseignes Euronics Gitem, Digital et Carrefour.

FXG, à Paris

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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 07:00
Annick Girardin s'exprime sur les algues sargasses qui envahissent les Antilles

ITW. Annick Girardin, ministre des outre-mer

A l'issue de la réunion  du  Comité  de  pilotage  «  sargasses  »  avec  Nicolas  Hulot,  ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire et Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, la ministre des Outre-mer s'est exprimée sur le plan sargasses en cours de finalisation.

"Nous ne sommes qu'au début de ces phénomènes liés au dérèglement climatique"

Quels sont les moyens que vous pouvez mettre en place contre cette nouvelle vague de sargasses qui irrite énormément aux Antilles ?

Il y a des difficultés aujourd'hui pour s'adapter au dérèglement climatique,  que ce soit la montée des eaux,  la question des cyclones de plus en plus prégnante et il y a une réponse à apporter pour sécuriser sur le plan sanitaire, sur le plan de la vie possible au bord de la mer...  J'ai d'abord envie de dire que aujourd'hui la mobilisation du gouvernement, elle est total. Nous sommes plus de cinq ministères engagés dans cette démarche d'accompagnement,  d'autres nous rejoindront demain parce que nous avons des réponses à apporter sur tous les plans,  sanitaire, écologique,  économique...  Il faut une mobilisation générale. Dans l'urgence, nous avons répondu à cette difficulté qui d'ailleurs est un phénomène  qui n'a jamais été aussi important que celui de cette année : 3 millions en urgence !

Et l'avenir ?

Nous construisons des plans nationaux et territoriaux qui permettront désormais de réagir immédiatement. Alors pourquoi ne l'avons-nous pas fait avant ? Pourquoi sommes-nous obligés d'attendre une année on est complètement  submergés pour qu'enfin un gouvernement dise qu'il faut un plan d'action. Il faut que quand on est à J moins 4 ou J moins 5 de l'arrivée de nappes de sargasses, qu'on s'organise sur les territoires parce qu'on sait le faire ! Or jamais cela n'a été organisé.  Même financièrement puisque les 3 millions nous avons débloqué en urgence sont le double de ce qui avait été mis les années précédentes... C'est une  mobilisation générale, une prise de conscience de la difficulté sur les territoires et une résolution : il ne faut pas laisser les sargasses sur les bords de plage plus de 48 heures,  sinon il y a ces émanations et ces difficultés de santé qui peuvent éventuellement en découler.

Il était temps...

C'est peut-être un petit peu trop tard par rapport aux alertes des élus et je veux les remercier, notamment les maires et les parlementaires. C'est un travail collectif qui qui vient de commencer là et qui va durer pour les années à venir parce qu'on sait pas pendant combien de temps vont continuer d'arriver ces sargasses.

Nicolas Hulot a annoncé que vous et lui iriez bientôt aux Antilles. Quand ?

En terme d'échéancier,  c'est un préfet coordonnateur qui a été nommé il y a déjà plusieurs jours et qui a déjà travaillé sur le plan sargasse qui sera concrétisé d'ici une semaine à 10 jours.  Le préfet coordinateur se rendra ensuite les territoires pour décliner les plans à l'échelle territoriale.  Alors, quelques jours après, avec  Nicolas Hulot,  nous irons sur les territoires. Il nous reste d'abord encore un arbitrage à obtenir sur ce plan national et ces plans territoriaux.  Qui fait quoi comment et qui paye ? Cet arbitrage sera rendu dans les jours qui viennent.  Alors Nicolas Hulot et moi pourrons annoncer des mesures qui feront que plus jamais  il n'arrivera ce qui est arrivé là c'est à dire des arrivées massives d'algues qu'on n'a pas eu le temps de ramasser et qui s'entassent et produisent tous les inconvénients que l'on connaît  sur la santé, sur la pêche, sur l'économie...

Vous avez parlé de cinq ministères engagé dans la lutte contre les algues sargasses, peut-on envisager que les Affaires étrangères vous rejoignent, eu égard au rôle prêté au Brésil dans le phénomène ?

Cinq ministères sont engagés aujourd'hui et d'autres viendront effectivement en renfort puisqu'on va travailler aussi dans le temps,  mais il nous faut aussi travailler avec nos voisins.  Comment était-il cette difficulté ? On a besoin d'organiser une conférence autour de ce sujet ou au moins une réunion de coopération régionale. Nous allons également travailler avec le ministère des Affaires étrangères ; nous avons déjà contacté les différentes ambassades de nos voisins pour savoir qu'est-ce qui se passe et comment c'est traité chez eux.

Peut-on envisager que soit décrété un état de catastrophe naturelle ?

Comment répond-on à cette question assurancielle ? C'est aussi un travail que nous avons commencé ce matin et que nous devrons poursuivre avec les assurances pour pouvoir apporter une réponse au moins un éclairage sur cette difficulté. Cette question se pose en Guadeloupe et en Martinique parce qu'il y a des riverains qui ont eu à déclarer un certain nombre d'effets sur leurs équipements dus très certainement aux sargasses. Cette dimension nous n'avons pas oublié dans les discussions que nous avons, mais pour l'instant, cette couverture n'est pas faite par les assurances, d'où une discussion aussi avec les assureurs qui sont impliqués dans les territoires. Je veux dire aussi que nous ne sommes qu'au début de ces phénomènes qui sont en partie liés au dérèglement climatique,  qui sont en partie liés à la pollution des mers... La France doit en prendre la mesure avec l'exemple des sargasses et se dire que nos outils ne sont pas complètement adaptés à ces phénomènes. Les sargasses en Martinique et en Guadeloupe nous obligent à nous dire que la France est aussi concernée et qu'elle doit apporter des réponses à ces territoires.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 06:29
Ratenon veut un jour férié national pour l'esclavage

Ratenon propose de faire du 4 février un jour férié

Le député Jean-Hugues Ratenon a profité du 23 mai, journée d'hommage national aux victimes de l'esclavage, pour présenter la proposition de loi qu'il a co-signée avec les députés de son groupe politique à l'Assemblée, La France insoumise, Bastien Lachaud et Muriel Ressiguier, et le député de Corse non inscrit, Paul-André Colombani. Jean-Hugues Ratenon a eu l'idée de cette proposition de loi le 20 décembre dernier lors d'une prise de parole dans l'hémicycle de palais Bourbon. "J'ai expliqué que le 20 décembre était un jour férié à la Réunion et tout le monde semblait l'ignorer..." Ainsi est née la proposition de loi relative à la création d'un jour férié national commémorant l'abolition de l'esclavage par la République française. "L'esclavage n'est pas que l'affaire des Outre-mer, a déclaré Jean-Hugues Ratenon, l'esclavage, c'est l'histoire de France et elle ne doit pas être commémorée que dans ses outre-mer." Il a encore expliqué que les ultramarins qui vivent dans l'Hexagone ne disposent pas, contrairement à leurs compatriotes dans les territoires, de journée spécifiquement fériée. Plus globalement, il estime qu'il faut permettre "aux Français dans leur ensemble d'avoir une date pour se poser et réfléchir à l'esclavage, qui fait partie de notre histoire" ! Et si le 10 mai est une journée officielle de commémoration de l'esclavage, de la traite et de leurs abolitions, le député réunionnais assure que "rares sont les personnes à connaître le 10 mai". Même chose pour le 23 mai qui est pourtant la deuxième date nationale officielle dédiée à la mémoire des aïeux esclaves. Alors aux dates du 27 avril à Mayotte, 22 mai en Martinique, 27 mai en Guadeloupe, 10 juin en Guyane et 20 décembre à la Réunion, le texte de la proposition de loi instaure une date nationale et hexagonale faisant du 4 février, date de la première abolition par la Convention de la 1ère République en 1794, un jour férié et chômé.

La proposition de loi sera débattue lors de la prochaine niche parlementaire du groupe La France insoumise.

FXG, à Paris

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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 06:25
Nicolat Hulot s'annonce aux Antilles

Nicolas Hulot s'engage sur les sargasses

Une fois encore, mercredi lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, les sargasses sont revenues au menu des débats. Cette fois, c'est la députée apparentée Modem qui a interpellé le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot pour regretter que "l'échouage massif des algues sargasse ne soit pas considéré comme une catastrophe naturelle face à la gravité et l'intensité nouvelle du phénomène". Elle a donc demandé au ministre Hulot de donner des précisions sur le plan sargasse sur lequel s'est engagé le gouvernement le 4 mai dernier. Elle a encore souhaité connaître la réalité des impacts sanitaires et environnementaux pour enfin demander au gouvernement  de reconnaître l'état de catastrophe naturelle.

Nicolas Hulot a admis que cette "invasion est une calamité supplémentaire dont les Antilles se seraient bien passé". Il a ajouté qu'en métropole, "on n'avait probablement pas pris toute la mesure". Nicolas Hulot a annoncé sa prochaine venue aux Anilles avec Anick Girardin, "dans les plus brefs délais". Le ministre a indiqué que face à ce phénomène, "il fallait gérer les urgences sanitaires, économiques, mais aussi préparer l'avenir..." Avouant que l'on ne possède pas toutes les explications du phénomène Nicolas Hulot a indiqué "probable" que cela sot lié au phénomène climatique. Il a rappelé l'envoi de matériel et d'une mission d'assistance de la sécurité civile pour appuyer les opérations de ramassage sur les plages et prévenir les risques sanitaires".  Le ministre a encore indiqué que le plan PULSAR serait finalisé d'ici la mi-juin. C'est lui ainsi que les ministres Girardin, Collomb et Buzyn qui pilotent la mise en oeuvre de ce plan. Une réunion du comité stratégique rassemblant ces ministres a eu d'ailleurs lieu hier matin à Paris. Le plan d'urgence locale en préparation instaurera, a expliqué Nicolas Hulot "une procédure réactive contre les échouages". 3 millions de crédits d'Etat seront alloués à ce programme, de même que l'ADEME doit lancer un appel à projet "pour au moins un million d'euros". Nicolas Hulot a enfin pris l'engagement que les dispositifs d'assurance publique et privée seraient adaptés à la situation.

FXG, à Paris

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25 mai 2018 5 25 /05 /mai /2018 05:32
Marche du 23 mai

Une marche pour les ancêtres esclaves et contre le racisme

Il y a 20 ans, le 23 mai 1998, environ 40 000 personnes défilaient à Paris pour proclamer qu'ils étaient des descendants d'esclaves et fiers de l'être. A la suite de cette marche était créée par le professeur de médecine, Serge Romana, le "Comité de la marche du 23 mai", une association qui s'est fixée comme objet d'être un entrepreneur de la mémoire de l'esclavage.

C'est à la suite de cette marche que, en 2001, était votée la loi Taubira reconnaissant l'esclavage comme crime contre l'humanité. Et c'est à partir de la loi Taubira que furent instituées d'abord la journée nationale de commémoration de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions, le 10 mai, puis la Journée nationale en mémoire des victimes de l'esclavage colonial, le 23 mai. Pour les 20 ans de la marche du 23 mai 1998, le CM98 a rassemblé un millier de personnes mercredi à Paris pour une marche silencieuse entre la place du Louvre, non loin du jardin des Tuileries où sera érigé le mur des noms des 200 000 esclaves affranchis en 1848, et la palce de la République où s'est tenue la fête de la Fraternité, "Limyè Ba Yo". "Nous battrons le pavé et le bitume pour dire ce qui fut et nous en souvenir, a déclaré l'ancienne garde des Sceaux, Christiane Taubira. Et pour combattre ce qui est. Car aujourd'hui encore, ici et ailleurs, on capture, on vend, on torture, on viole, on tue. Par préjugé et par cupidité."

Parmi les marcheurs, il y avait de nombreuses personnalités comme Jean-Marc Ayrault, président du GIP Fondation pour la mémoire de l'esclavage, Bernard Hayot, Jacob Desvarieux, Harry Roselmack, Claudy Siar, les anciens ministres des Outre-mer, Victorin Lurel et George Pau Langevin, ainsi que les parlementaires Thierry Robert et Jean-Hugues Ratenon pour la Réunion, Max Mathiasin et Olivier Serva pour la Guadeloupe et Gabriel Serville pour la Guyane. A noter aussi la présence d'une partie des actrices noires signataires de l'ouvrage "Noire n'est pas mon métier" (Le Seuil).

Cette marche voulait à la fois faire écho à la grande marche de 1998, mais elle a été l'occasion d'affirmer trois lmessages que n'a cessé de marteler Serge Romana : "Il est  insupportable de vivre dans un pays où prospère une des conséquences les plus hideuses de la traite négrière, de l'esclavage et de la colonisation : le racisme. Il est indispensable de rappeler qu'un Français n'est pas uniquement un descendant de Gaulois, blanc, chrétien et exclusivement Européen, et enfin il est essentiel de dire qu'une autre France dont toutes les filles et tous les fils seraient fiers, est possible."

FXG, à Paris

Commémoration à Oudinot

La ministre des Outre-mer Annick Girardin a planté dans les jardins du ministère, rue Oudinot, un arbre de la liberté, avant de remettre le prix de thèse décerné par le CNMHE à Rafael Thiebaud, pour sa thèse : « Traite des esclaves et commerce néerlandais et français à Madagascar (XVIIe – XVIIIe siècles) » ainsi qu'une mention spéciale à Hayri Göksin Özkoray, pour sa thèse sur la géographie du commerce des esclaves dans l'Empire ottoman et l'implication des marchands d'Europe occidentale.

Ils ont dit

François Vergès, ancienne présidente du CNMHE, participait à la marche du 23 mai 1998

"Je ne pense pas qu'au plus haut niveau des autorités, on n'ait pas encore réellement la compréhension de ce que ces siècles ont vraiment signifié pour la France, son histoire, sa culture, ses lois, sa philosophie... Tant que l'esclavage n'aura pas été compris comme on comprend ce que représente la Première guerre mondiale ou l'Occupation pour la France, il faudra continuer... La question du racisme est plus fortement dite par des personnes qui parlent à la télé ! C'est lié à un refoulement, une difficulté à comprendre, une peur, une confusion entre reconnaissance et repentance qui n'a jamais été demandée..."

Louis-Georges Tin, président du CRAN

"La date du 23 mai a été reconnue comme une date nationale, il faut par conséquent qu'elle soit célébrée. Cette année, c'est un peu particulier parce qu'il y a aussi l'enjeu de ce mémorial, un très beau projet du CM98 pour lettre en avant le nom des esclaves car il ne suffit pas de chiffrer le nombre de victimes. Chaque victime était une personne qui avait un nom, une vie et un avenir, parfois brisé... C'est aussi pour ce projet que je viens aujourd'hui."

Raphaël Gérard, député LREM de la Charente-Maritime 

"C'est le moment de commémorer une histoire qu'on a en commun entre l'Hexagone et les Outre-mer et qu'il faut enfin qu'on assume car c'est ce qui fonde notre héritage commun avec ses heures sombres et ses moments plus lumineux comme l'abolition et cette lutte pour les droits. Je viens d'un département qui a joué un rôle dans cette histoire avec un certain nombre de ports qui ont prospéré dans le commerce triangulaire. Il faut rappeler que toutes les personnes qui sont là n'ont aucune part de responsabilité dans cette histoire et en même temps, c'est ce qui fait qu'on est ensemble aujourd'hui."

Gabriel Serville, député GDR de Guyane

"C'est une marche pour dire à la face du monde à quel point nous dénonçons toutes les exactions assises sur des bases racistes et mercantiles qui ont nié et bafoué jusqu'à l'humanité de femmes et d'hommes réduits en esclavage. Si on ne fait pas attention à expliciter ce que sont les relents du racisme qui ont conduit à la traite négrière et à l'esclavage, dans quelques années, on pourrait se retrouver face à cette même barbarie. il est donc important de battre le rappel."

Eric de Lucy, membre de la fondation esclavage et réconciliation

"C'est un long chemin la réconciliation à partir d'une histoire aussi cruelle que celle-là... La France est le seul ancien pays colonialiste et esclavagiste à reconnaître l'esclavage comme crime contre l'humanité. Un nombre important de descendants de colons dont je fais partie, ont signé dès 1998 un manifeste reconnaissant l'esclavage comme crime contre l'humanité, avant même la loi Taubira. Ma présence veut simplement dire que nous sommes tous ensemble pour saluer et rendre hommage à la mémoire des esclaves, mais plus que ça, nous sommes tous ensemble pour faire reculer ce qui en France est encore une réalité, le racisme."

Thierry Robert, député Modem de la Réunion

"Si on veut savoir où on va, il faut savoir d'où l'on vient. L'histoire de la France a connu de sombres moments, mais ce n'est pas pour autant qu'on doit les balayer d'un revers de main, ne pas en parler et ne pas les commémorer. C'est comme si on décidait de ne pas commémorer le 8 mai ou le 14 juillet, ça n'aurait pas de sens. Voilà pourquoi je suis venu, pour marquer le coup."

Michel Reinette, journaliste et réalisateur

"J'étais l'un des initiateurs de la marche de 1998 et aujourd'hui, je reste debout pour que cette histoire soit enfin intégrée au roman national français, que ce ne soit pas une fête de nègres, de descendants d'esclaves ou de résistants mais qu'elle appartienne à tout le monde et qu'elle permette de témoigner au présent contre certaine dérive, le racisme, maladie étrange et durable qui laisse penser que quand on n'est pas blanc, on n'est pas tout à fait français... Dans l'arithmétique que nous avons avec la France, puissance coloniale, si moi dans ma tête je suis décolonisé, celui qui me colonise n'est pas décolonisé ! Nous sommes dans une démarche : Français à part entière sinon entièrement à part !"

Victorin Lurel, sénateur PS de Guadeloupe

"Ma présence est militante. Le combat a commencé il y a longtemps mais il reste actuel. On a obtenu la loi Taubira, mais également la loi Egalité et citoyenneté avec Patrick Kanner qui a abrogé la loi du 30 avril 1849 portant indemnisation des colons. On a obtenu l'abrogation également de l'ordonnance royale du 17 avril 1825 qui exigeait le versement d'une rançon de 150 millions de francs or par Haïti. On a aussi obtenu pour les associations la possibilité d'ester en justice lorsque la victime d'un acte de racisme ne s'oppose pas à la procédure... Il reste à obtenir que les statues de Colbert soient déboulonnées par exemple au Sénat comme à l'Assemblée nationale..."

Théo Lubin, militant du MIR

"On est là parce que la marche du 23 mai 1998 a été fédératrice et essentielle pour faire voter la loi Taubira en 2001, mais on est là aussi pour faire entendre notre discours et parler des réparations liées à l'histoire de l'esclavage. Le CM98 veut reconnaissance et réconciliation, pour nous, c'est reconnaissance + réparation = réconciliation."

Marijosée Alie, artiste

"C'est une piqûre de rappel et c'est la première fois que nous marchons côte-à-côte descendants d'esclaves et descendants de colons ! En vingt ans, il y a eu des avancées avec la loi Taubira, mais il faut que ça s'applique au quotidien, que toutes les formes de racisme, de ségrégation disparaissent. Ce n'est pas le cas. On dirait que dans la société française, sournoisement, il y a une espèce de banalisation de la notion de race, de différence... Une banalisation du "on peut tout dire". Je n'ai pas envie que mes enfants vivent dans ce monde là, il faut réveiller les consciences"

Greg Germain, comédien et militant

"Je suis un des fondateurs de cette marche du 23 mai 1998, un des premiers initiateurs de notre mémoire en France avec Serge Romana et Emmanuel Gordien. Et vingt ans plus tard, comme les trois mousquetaires, ça nous a plu de recommencer ! C'est aussi motivé parce que nous pensons que ça ne s'améliore pas, qu'il y a vingt ans la France était moins crispée... Il y a trois ans, on a traité une ministre de la justice de singe, que nos footballeurs, nos jeunes dans les banlieues sont sont perpétuellement accompagnés de cris de macaque... Des centaines de milliers de mes concitoyens sont discriminés lorsqu'ils cherchent un emploi, un logement parce qu'on les considère comme pas d'ici... Il faut expliquer à cette République par ces journées mémorielles que nous existons, que la France est aussi notre pays car nous l'avons enrichie. Ce pays est à nous ! Nous avons besoin de solidarité : Français n'est pas une couleur !"

Serge Romana, président de la fondation esclavage et réconciliation

"Il y a vingt ans, c'était un besoin sentimental et viscéral d'honorer pour la première fois nos parents. On a pris conscience qu'on ne les avait jamais honorés. C'était une quête qui nous a conduit nombreux dans la rue. A partir de cette question de la parentalité, on s'est rendu compte qu'il était possible de faire un travail auquel la grande majorité des Antillais était sensible. C'est ainsi qu'on a développé le travail de mémoire parce qu'on n'avait pas du tout prévu ça au départ. La question était comment inverser la balance du stigmate de l'esclavage, de la honte de l'esclave... En dehors de la commémoration, il fallait honorer des gens, mais il fallait d'abord les trouver. Alors on les a mis à l'honneur dans des livres, dans un mémorial des noms, dans des monuments à Sarcelles, Saint-Denis, Creil et Grigny. Nous avons ensuite passé une étape supérieure en les réunissant tous ensemble dans un lieu prestigieux, protégé, symbolique, aux tuileries. C'est un acte de réparation symbolique majeur, qui permettra d'inverser la honte qui pèse sur les descendants d'esclaves par rapport à leur histoire."

Olivier Serva, député LREM de Guadeloupe

"C'est un beau symbole après un combat collectif et incarné par un homme, Serge Romana. On a pu faire inscrire dans la loi que le 2" mai soit le temps de la mémoire des victimes de l'esclavage. Après vingt ans et une marche extraordinaire, nous nous projetons dans la mémoire pour l'avenir collectif, nous dire que nous sommes le peuple français métissé et que nous devons ensemble construire le vivre ensemble dans l'intérêt de tous."

Georges Pau-Langevin, députée PS de Paris

"Nous sommes partis d'une situation, il y a vingt ans, qui était assez revendicative à une situation présente où l'on affirme notre souhait de vivre dans la société et d'y vivre à égalité. Nous voulons que nos enfants vivent dans leur pays sans discrimination. Si on plante des monuments à Paris et dans les banlieues, c'est une manière de dire que nous sommes d'ici, que nous avons notre place ici et que nous allons tout faire pour l'occuper pleinement."

Audrey Pulvar, présidente de la FNH

"Je suis là pour rendre hommage à mes ancêtres, mes aïeux et aussi pour dire à mes descendants, à nos descendants qu'ils n'ont pas à rougir de leur histoire, au contraire ! Cette histoire de l'esclavage nous porte, elle nous construit, nous donne de la force et elle dit ce que nous avons à dire au monde. C'est particulièrement sensible dans le bassin caribéen qui est tellement symbolique et à l'image de ce que le monde est en train de devenir car le monde est une créolisation permanente, de plus en plus forte, de plus en plus grande. Ca fait peur à certains qui craignent d'être remplacés, mais la réalité, c'est que ça marche et la meilleure preuve en est la façon dont les sociétés caribéennes se sont construites dans l'héritage de l'esclavage."

Max Mathiasin, député Modem de la Guadeloupe

"Je crois que du point de vue de la marche vers l'égalité, la société française a régressé. Alors que le monde est ouvert, on n'a plus la même impression de fraternité qui régnait il y a vingt ans, la société se referme et les Noirs, les Antillo-guyanais en France sont les seuls à ne pas avoir trouvé leur place. Et quand vous ne trouvez pas votre place, vous avez tendance à être en marge et à cumuler les difficultés, les handicaps. On parle de la banlieue avec ses difficultés, mais c'est parce que nombre d'entre nous n'y ont pas trouvé l'égalité recherchée. Mais les choses ont bougé, des artistes ont créé, des associations se sont formées, les oeuvres d'art ont surgi pour rappeler au monde notre humanité."

Christiane Taubira

"Si nos sociétés sont plurielles, ce n'est pas juste parce que des personnes viennent mourir dans le fond la Méditerranée, même si ça fait partie de l'histoire de demain qui s'écrit aujourd'hui, c'est parce que pendant plus de quatre siècles et demi, les continents ont été entrelacés et qu'aujourd'hui, nous sommes tous membres de nos mêmes sociétés. Il est indiscutable qu'il y a des gens racistes, des gens qui ont des préjugés, qui ne travaillent pas les représentations dont ils ont héritées et qui concernent des réflexes. Elles n'ont pas la détermination de contester l'humanité des autres, mais ce sont des personnes qui peuvent être racistes par leurs réflexes, leur comportement. Nous les invitons à apprendre l'histoire, étudier la philosophie et regarder simplement les gens dans le blanc des yeux, comment ils sont, comment ils vivent. Ils s'apercevront que les personnes qu'ils méprisent ont d'immenses qualités individuelles !"

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24 mai 2018 4 24 /05 /mai /2018 04:35
Christian Julien est Gérard, Irène Bicep est Léna

Christian Julien est Gérard, Irène Bicep est Léna

Frankito fait tourner sa pièce de théâtre en créole au péyi

Après une deuxième saison à l'Auguste Théâtre à Paris 11e fin avril, voici "Bodlanmou pa lwen" de retour en Guadeloupe pour une série de dates en communes.

Le mari, la femme et... la maîtresse ! Voilà réunis les trois ingrédients pour faire une bonne pièce de boulevard. Avec Christian Julien dans le rôle de Gérard et Irène Bicep dans celui de Léna, l'auteur guadeloupéen, Franck Salin, propose avec "Bòdlanmou pa lwen" de revisiter les éternelles histoires d'amour et de désamour à sa manière et d'abord en créole ! Car au-delà de nous narrer l’histoire d’une passion, Christian Julien et Irène Bicep offrent un regard intime sur le couple, une réflexion sur la difficulté qu’ont l’homme et la femme antillaise à dialoguer et à construire des unions stables. Un thème universel, ancré dans une langue et une réalité particulières. Pour soutenir le texte et les comédiens qui s'offrent entièrement dans une belle métaphore de tango argentin, Franck Salin est allé chercher deux compères guadeloupéens, le chorégraphe Max Diakok et le musicien Franck Nicolas.

Créé en 2005, le texte de Franck Salin alias Frankito (auteur de deux romans, L'homme pas Dieu et Le grand frisson) a été distingué par deux concours internationaux d’écriture théâtrales, Etc Caraïbe et Textes En Paroles.

FXG, à Paris

- Salle Robert Loyson (Le Moule), le vendredi 25 mai à 20h.
- Centre culturel Sonis (Abymes), le samedi 26 mai 2018 à 20h

- Centre culturel Gérard Lockel (Baie-Mahault), le mardi 29 mai à 20h

- Maison de la culture Gilles Floro (Gourbeyre), le mercredi 30 mai à 20h (sous réserves)

- L'Artchipel (Basse-Terre), le jeudi 31 mai à 20h

- Ciné-théâtre du Lamentin, le vendredi 1er juin à 20h.
- Memorial Acte (Pointe-à-Pitre) le samedi 2 juin à 20h.

- Salle Trait d'Union (Vieux Habitants) le dimanche 3 juin à 16h (sous réserves)

La tournée en Guadeloupe est organisée par le CEDAC 

Pour plus d'informations: Page Facebook "Bòdlanmou pa lwen"

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24 mai 2018 4 24 /05 /mai /2018 04:26

Jupiter et l'Outre-mer selon Montaigne

A l'occasion de la première année du quinquennat d'Emmanuel Macron, l'institut Montaigne, réputé proche des milieux patronaux, de la droite républicaine et du président Macron lui-même, a publié un bilan de cette première année intitulé "Macron, les 12 mois de Jupiter". Le rapport d'avance rien qui ne soit pas déjà connu de ce côté-ci de nos mers, mais il éclaire sur le regard de l'Elysée. Ainsi Emmanuel Macron "place son action Outre-mer sous le principe de la responsabilité partagée afin de parvenir à une émancipation réelle des Outre-mer dans la République”. Cette ligne se distingue du postulat de “l’égalité réelle” promue par le CREFOM et défendue par Ericka Bareigts et le président Hollande dans la deuxième partie de son mandat. Il s'agit cette fois de "privilégier une voie propre à chaque territoire, qui rappelle l’objectif d’un développement endogène promu sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy avant que la crise des Antilles en 2009 n’impose une inflexion".

Le budget de la mission Outre-mer 2018 ne traduit pourtant pas d’inflexion notable et s’inscrit dans la continuité d’une action publique marquée par l’impératif de convergence et par la multiplication des dispositifs d’allègements fiscaux. Ceci s'explique par le fait que le président de la République avait prévu de consacrer l'année 2018 aux assises des Outre-mer, vaste consultation devant déboucher sur de nouveaux dispositifs fiscaux, économiques et sociaux. "Les choix décisifs ne sont pas encore arrêtés et bien des incertitudes demeurent", signale le rapport, en attendant l'adoption mi-juin du livret bleu outre-mer. La première année du quinquennat Macron a été marquée en Outre-mer par le lendemain de crise en Guyane, la quasi destruction de Saint-Martin et la crise à Mayotte. Dans ce contexte, "l’exécutif s’est efforcé de mettre en place des actions structurantes et un mode de gouvernance dans le cadre de délégations interministérielles".

Ce qui est intéressant et nouveau, c'est que l'institut Montaigne ait décidé de consacrer un éclairage sur l'Outre-mer, un volet de l'action publique que toute la presse nationale néglige. Cela avait même échappé au conseiller Outre-mer du Premier ministre trop habitué à ce que l'Outre-mer n'intéresse pas les think tank !

FXG, à Paris

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22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 06:31
Joël Kichenin, expert culinaire et ambassadeur de l'AECMC en Guadeloupe, Serge Fulgence, grand prix, et son épouse, Lyly, nominée dans la catégorie traiteur, et les deux sœurs du grand prix.

Joël Kichenin, expert culinaire et ambassadeur de l'AECMC en Guadeloupe, Serge Fulgence, grand prix, et son épouse, Lyly, nominée dans la catégorie traiteur, et les deux sœurs du grand prix.

La Guyane rafle cinq prix aux trophées de l'art culinaire créole

La 8e édition des trophées de l'art culinaire du monde créole ont été remis samedi soir à la mairie de Paris. Cette année, la Guyane était à l'honneur et si les cuisinières guyanaises officiaient pour le traditionnel diner gastronomique de gala, le jury a fait la part belle dans son palmarès à nos créateurs et promoteurs. Ainsi, le grand prix de l'art culinaire créole a été attribué à Serge Fulgence. "Je dois ce prix, explique-t-il à France-Guyane, à l'ensemble de mon action dans le secteur avec trois restaurants, une soixantaine de collaborateurs, une carte, des produits et créations exclusifs à partir de produits du terroir et une marque forte, "La Marinière". Mais je le dois aussi à mon engagement fort en direction de la formation et de l'intégration des jeunes, et encore la promotion par l'animation associée à la culture locale." En plus court, Serge Fulgence le dit ainsi : "J'ai la volonté de contribuer à faire de la Guyane une croisière culinaire !" Une invitation qu'il a lancé à toute l'assistance samedi soir.

Georges Garnier, président de l'académie de l'art culinaire du monde créole au pupitre avec les maîtres de cérémonie Eddy Murté et Celimène Dubois et Serge Fulgence.

Quatre autres prix ont récompensé des compatriotes. Ainsi, Johan Pardonipade, chef guyanais qui exerce au Maroc a reçu le prix talents coup de coeur by XLAirways. Katia Desprez a reçu un trophée d'honneur pour son travail au service de la promotion, la reconnaissance et la sauvegarde de l'art culinaire créole. Sarah Polonie a reçu également un trophée d'honneur pour son travail au service de la 4e édition des Journées goûts et saveurs de Guyane. Enfin, le grand prix d’honneur de l’académie de l'art culinaire du monde créole a été remis à Henri Cyrille. Chanteur et restaurateur avec sa fille Barbara, dans le quartier de Montmartre à Paris, il est l'ambassadeur parisien de la cuisine guyanaise. La surprise est venu du prix du Mérite créole qui avait pourtant été nominé dans la catégorie du trophée littérature gastronomique en la personne de Didier Béreau pour son ouvrage "Saveurs de la Guyane".

FXG, à Paris

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22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 06:23

Le plan Mayotte fait-il le poids ?

La ministre a présenté son plan pour Mayotte. Elle a annoncé 1,3 milliard sur 4 ans. Le plan présenté semble néanmoins cumuler des mesures qui font parties des dépenses annuelles récurrentes et habituelles de l’Etat avec celles qui sont des vraies mesures nouvelles. Le cas le plus frappant est celui des 500 millions pour l’éducation, qui sont les investissements pour l’essentiel que l’Etat aurait fait compte-tenu de la croissance démographique de l'archipel. Pour mémoire les dépenses annuelles de l’Etat pour l’éducation à Mayotte s’élèvent à 520 millions par an dont 80 millions en investissement. Les 500 millions d’investissement annoncés dans l’éducation ne représentent donc, au maximum, qu’un effort de 100 millions sur 5 ans, s’ils sont tous réalisés d’ici 5 ans.

Dans le domaine de la santé, sur les 200 millions annoncés pour le CHM, il n’y a en réalité que 28 millions qui sont de nouvelles décisions, car 172 millions avaient déjà été décidés en 2017 (voir la réponse de la ministre  de la Santé à Mansour Kamardine, député LR de Mayotte, en commission des affaires sociales de l’Assemblée, le 8 novembre 2017). Les mesures nouvelles à l’hôpital ne représentent donc que 15% de ce qui a été annoncé.

Le plan de 1,3 milliard cumule par ailleurs des investissements à court terme et d'autres à très long terme, alors qu’il est annoncé comme devant être exécuté d’ici la fin du quinquennat, c’est-à-dire d’ici 4 ans.

Ainsi au CHM, sur les 172 millions annoncés en 2017, 72 millions ne commenceront à être utilisés qu'entre 2020 et 2022 tandis 100 millions ne commenceraient à l'être, s’ils le sont, que dans 8 ans. Pour les 4 ans qui viennent les investissements réels ne représentent environ que 30% de ceux annoncés (mesures nouvelles et mesures précédentes comprises)...

Même chose avec les routes : 40 millions sur 110... Mais surtout, l’Etat n’a pas tenu compte des priorités des Mahorais qui étaient l'allongement de la piste de l'aéroport (200 millions), le 3e quai du port de Longoni (70 millions), le contournement (et non l'aménagement) de Mamoudzou (300 millions) et la protection du lagon (500 millions).

A y regarder de plus près, ce plan de 1,3 milliard sur 4 ans risque de se transformer en un plan à 200 ou 250 millions d’effort réel. Ca rappelle un peu la critique que font aujourd'hui les élus guyanais quant à l'application du plan d'urgence pour la Guyane, mais eux au moins, ils avaient reçu des excuses !

FXG, à Paris

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22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 05:29
Daniel Hierso fait partie des 25 personnalités du comité présidentiel des villes

Daniel Hierso fait partie des 25 personnalités du comité présidentiel des villes

Deux Martiniquais au comité présidentiel des villes

Le président de la République, Emmanuel Macron, réunira les acteurs de la politique de la ville et des habitants des quartiers prioritaires mardi 22 mai au Palais de l’Elysée. Auparavant, le chef de l'Etat aura procédé à l'installation du comité présidentiel des villes qu'il présidera. Il s'agit de 25 personnalités reconnues pour leur parcours et leur engagement auprès des habitants des quartiers. Il leur reviendra d'alerter le chef de l'Etat et de l’alimenter en propositions directement remontées du terrain, sans intermédiaires.

Parmi ces personnalités au profil aussi divers que l’humoriste et producteur radio, Yassine Belattar, le fondateur du collectif "Pas sans nous", Mohamed Mechmache, ou l'ex-candidate de la République en marche battue par Jean-Luc Mélenchon dans les Bouches du Rhône, Corinne Versini, on trouve deux personnalités en lien avec l'Outre-mer. La première, Laëtitia Nonone, fille d'un policier martiniquais et d'une mère marocaine, est fondatrice de l’association « Zonzon 93 ». La seconde, elle aussi martiniquaise, est Daniel Hierso, le président d’« Outremer Network », qui a ouvert la Station F aux start-up des outre-mer.

FXG, à Paris

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