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24 avril 2018 2 24 /04 /avril /2018 06:55
Dol attaque l'Etat au TA

Les Affaires étrangères pour le rejet de la requête de Thierry Dol

Le recours de Thierry Dol contre l'Etat français a été dépaysé au tribunal administratif de Fort-de-France et est examiné le 24 avril 2018.

Avec ce recours contre l'Etat, personne morale de droit public, l'ancien otage d'Arlit entend  engager la responsabilité de l'Etat français pour faute lourde lors de la séquestration dont il a fait l'objet par Al Qaïda entre 2010 et 2013 et ce indépendamment de la faute des ravisseurs.

Libéré après trois ans de captivité, le 29 octobre 2013 avec ses camarades de captivité Daniel Laribe, Marc Ferret et Pierre Legrand, Thierry Dol a appris qu'il était resté en captivité pour une durée supplémentaire de 544 jours à cause d'une faute de l'Etat. En effet, il a été révélé que le processus de négociation en vue de sa libération et de celle de ses camarades avait pris fin de manière brutale le 3 mai 2013. C'est en effet à cette date que le directeur de la protection d'Areva, Jean-Michel Chereau prenait acte, par une lettre officielle, de l'abandon de l'Etat des négociations en cours.

Thierry Dol a alors dénoncé cette rupture de négociation le 11 mars 2016 en faisant un recours indemnitaire préalable adressé au cabinet du président de la République. Ce recours a été rejeté le 23 mai 2016 par le ministre des Affaires étrangères au motif que l'Etat n'aurait commis "aucune faute lourde susceptible d'engager sa responsabilité", indiquant par ailleurs que la saisine du Fonds de garantie des victimes di terrorisme faisait obstacle à toutes demandes  d'indemnisation complémentaires. Le 24 juin 2016, Thierry Dol a fait un recours contre cette décision, mais le 3 août, le directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères rejette sa nouvelle demande. C'est alors que Thierry Dol a saisi la justice administrative afin d'obtenir la condamnation de l'Etat à l'indemniser pour le préjudice résultant de la rupture des négociations, à savoir 544 jours supplémentaires de captivité.

Réalité ou non de la rupture des négociations...

Le tribunal administratif devrait se montrer retors dans la mesure où il met déjà en doute sa compétence ou encore l'aspect tardif de la requête de Thierry Dol. Par ailleurs, le mémoire en défense du ministère des Affaires étrangères indique que "l'obligation des ressortissants français à l'étranger ne saurait s'entendre comme une obligation de résultat", mais il ajoute : "Ce n'est qu'en cas de carence manifeste de l'Etat qu'une faute lourde de l'Etat est susceptible d'être caractérisée et d'engager la responsabilité de la puissance publique." Il estime que Thierry Dol ne fait pas la démonstration de la réalité de la rupture des négociations... Par ailleurs, le ministère des Affaires étrangères trouve l'évaluation que fait M. Dol de son préjudice au titre de ces 544 jours de détention supplémentaires "manifestement exagérée" et même non fondée ! Le ministre des Affaires étrangères propose au tribunal administratif de rejeter la requête de Thierry Dol.

FXG, à Paris

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23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 14:07
 iqué en ligne
LOGO France Ô

 

France Ô propose aux Ultramarins de l’Hexagone de devenir un des visages de la chaîne !

 

France Ô
 

En janvier dernier, les chaînes du groupe France Télévisions ont changé d’identité graphique.
À cette occasion, France Ô la chaîne des Outre-mer, change d’habillage.
Plus proche, plus spontanée, plus incarnée : France Ô souhaite faire de ses téléspectateurs les visages de son antenne !

 



Des petits modules de 10 secondes viendront ponctuer la programmation de la chaîne. Ils mixent des visages et des lieux tournés en Outre-mer et dans l’Hexagone.

 



Des tournages* seront organisés à Marseille, Bordeaux, Le Mans et Paris à partir du 11 juin prochain.

Vous êtes originaire d’Outre-mer, homme ou femme, jeune ou moins jeune, devenez un des visages de France Ô ! 

 



Pour participer, envoyez un selfie, précisez vos coordonnées mail ou téléphone, votre ville, la/les date(s) et où vous serez disponible à : yelena.dossantos@francetv.fr.

Date limite de vos envois pour participer : le 15 mai. Une fois sélectionné(e), vous recevrez un mail de confirmation et le lieu/horaire de rendez-vous.

* Une autorisation et une cession de droits à l’image sera signée lors des tournages par chacun des protagonistes.

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23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 11:11
Pollutions en Guadeloupe et Martinique

Ary Chalus, président de Région

"M. Hulot méconnaît vraiment les problèmes"

Que retenez-vous de la réunion consacrée à la crise chlordécone avec les ministres des Outre-mer et de la Santé ?

D'abord l'annonce d'un appel à projets pour que les scientifiques puissent faire des recherches et trouver des solutions pour que nous puissions éliminer cette molécule et rassurer la population. Mme Girardin a annoncé la tenue d'un colloque en octobre à la Martinique et j'espère que ce colloque nous apportera des. Ce qui est important aujourd'hui c'est que nous soyons solidaires,  que la population soit rassurée et que les scientifiques puissent proposer un plan pour remédier à cette pollution en Guadeloupe et en Martinique.

C'est le troisième plan chlordécone et ça fait 20 ans qu'on en parle. Tout ceci est-il bien utile ?

On est au troisième plan est peut-être y en aura-t-il un quatrième, un cinquième et que d'ici 400 ans, nous serons encore dessus... Nous attendons la venue du directeur de la santé, mais c'est des scientifiques nous attendons quelque chose, qu'ils trouvent un remède pour éliminer cette molécule et rassurer la population guadeloupéenne.

Sommes-nous sûrs de la qualité des produits importés ?

C'est une question qui s'est posée à Saint-Martin après les ouragans.  Nous avons envoyé de l'eau,  des aliments,  des racines dont des ignames susceptibles de contaminer Saint-Martin.  J'ai demandé à ce qu'on soit véyatif et surtout que l'on fasse un contrôle strict sur tous les aliments qui entre en Guadeloupe, notamment ceux qui sortent du Costa Rica. Car même si nous faisons un travail pour supprimer cette molécule si nous laissons entrer d'autres aliments de pays plus contaminé que nous,  ça n'arrangera pas le problème !

Y a-t-il un problème sur les limites maximales de résidus ?

Oui elles ne sont pas toutes au même niveau de pourcentage et ça a été un grand débat lors cette réunion mais ce sont les scientifiques qui nous donneront les résultats lors du colloque du mois d'octobre.

Les clés du problème sont donc dans les mains de scientifiques, pas tellement des politiques ?

C'est par là que nous aurions dû commencer, comme pour les  sargasses ! On ne peut pas nous dire quel est le niveau de toxicité, on ne peut pas nous dire si cela pose un problème de santé publique... Je crois que les scientifiques sont les plus aptes à nous dire aujourd'hui que faire, où, quand et comment dépolluer. Sara Gaspard qui est professeur de chimie à l'université des Antilles et qui nous a accompagné lors de cette réunion, nous dit que l'eau agricole qui sort de la montagne polluée peut polluer aussi la Grande-Terre ! Voilà pourquoi il est important de pouvoir financer des recherches.

Quel était l'état d'esprit de la ministre ?

Les deux ministres, Mme Buzyn et Mme Girardin sont vraiment prêtes à nous accompagner et à mettre les moyens pour que nous puissions définitivement régler ce problème.

Avez-vous le même optimisme avec la crise des sargasses ?

Nous ne sommes pas satisfaits de la présence de la directrice de cabinet de M. Hulot ! On aurait préféré que le ministre soit là pour nous écouter et prendre une décision. Il était dans une réunion à Notre-Dame des Landes ! Annick Girardin nous a indiqué sa volonté de lancer des appels à projet qui tardent à venir, mais ce qui est important actuellement, c'est que l'Etat prenne conscience de la gravité de ce problème.

Y aura-t-il une déclaration de catastrophe naturelle ?

L'état de catastrophe naturelle n'existe pas, mais c'est une catastrophe que nous vivons ! La ministre nous annoncé une centaine personnels. J'ai demandé l'intervention de l'armée pour nettoyer les communes, qu'on puisse mesurer sérieusement le PPM et avoir des résultats sur le niveau de toxicité de ces sargasses. Nous avons des entreprises à Capesterre de Marie-Galante qui ont un marché pour travailler et qui ne peuvent travailler car les gens ne peuvent respirer !

Etes-vous satisfait de la somme débloquée ?

1,7 millions, ce n'est pas assez ! Le sénateur de Saint-Barthélemy, Michel Magras nous a indiqué que sur sa petite île, il dépense 1 million dans l'année. Pour la Guadeloupe, 1,7 millions ne seront pas assez !

Vous vous êtes entretenu tout de même avec M. Hulot, il y a quelques jours au téléphone...

Je me suis rendu compte qu'il méconnaît vraiment les problèmes parce qu'il m'a posé beaucoup de questions concernant l'impact sur la Guadeloupe. Mais comme je lui ai dit, si ça se passait dans l'Hexagone, en Bretagne ou ailleurs, je pense que plusieurs ministres se seraient déplacés. J'ai fait comprendre et entendre mon mécontentement, mais c'est à nos, Guadeloupéens et Martiniquais, d'être solidaires et de prendre nos responsabilités pour pouvoir soulager nos populations. Et nous devons coopérer à l'échelle de la Caraïbe pour trouver la source de ce fléau et l'enrayer définitivement.

Propos recueillis par FXG, à Paris

Unanimité contre Nicolas Hulot dans le dossier sargasses

Mercredi 18 avril à Paris, la réunion consacrée à la crise sargasse au ministère des Outre-mer a viré au pugilat pour dénoncer l'absence du ministre de Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot. "Il s'est fait représenter, je veux bien une fois ou deux, mais enfin pas tout le temps, s'est récrié le sénateur Maurice Antiste ! Et c'est vrai qu'on l'a rarement vu sur cette question qui est une question fondamentale d'environnement et liée à la santé !" La réunion a donc été tendue et le mécontentement partagé par tous, y compris les élus de la majorité. "Alors que c'est nous qui nous déplaçons à Paris, M. Hulot est allé régler le problème de Notre Dame des Landes, a commenté le député Jean-Philippe Nilor, ça nous interroge... Est-ce que si on zadifie, si on corsifie davantage nos méthodes, serons-nous mieux pris en considération ? C'est un beau sujet de réflexion que je soumets au peuple de Martinique et de Guadeloupe !" "C'est chaud, a renchéri le député Serge Létchimy, parce que j'ai le sentiment qu'au plus haut niveau de l'Etat, on ne prend pas conscience du niveau de la catastrophe. Alors, on fait de la gestion ! Cette gestion était possible quand il y avait des contrats aidés. On se débrouillait, on prenait des camions, des pelles de la mairie et on charroyait avec les mains quelques fois ! On se débrouillait... Mais ça fait plus de cinq ans ! On a essayé de traiter le problème en amont mais je ne vois rien..."

Face à  eux, la ministre des Outre-mer a montré la volonté de prendre à bras le corps ce problème et s'est engagée à ce qu'une conférence internationale sur le phénomène sargasse soit organisée. "Ce sera une bonne chose en termes de partage de expériences, de la recherche", a salué le sénateur Antiste tout comme M. Létchimy : "Si on ne ramasse pas les sargasses à la source ou en mer, il faut traiter et avoir un usage, donc il faut de la recherche, trouver une utilisation en termes d'engrais, de valorisation... On tâtonne encore trop !" "Il y a un problème d'émanations gazeuses, complète M. Antiste, mais aussi des particules qui se fixent sur les façades des habitations, une espèce de suie... Quel est le niveau de la recherche dessus ? Parce que si ces particules se fixent sur les façades, elles se fixent également dans nos poumons et nos estomacs ! Qu'on nous dise vite la nature réelle de ces particules pour qu'on puisse se protéger." Serge Létchimy veut connaître "la toxicité véritable et les conséquences sur des gens et l'économie".

Les sargasses ont un effet sur l'environnement, sur la santé, sur l'économie, le tourisme, les activités nautiques, la pêche, mais elles ne sont pas considérées juridiquement comme une catastrophe naturelle. "On nous explique que c'est une catastrophe, explique M. Nilor, que c'est un phénomène naturel mais que ce n'est pas une catastrophe naturelle !" Car évidemment, l'enjeu, c'est le déblocage de moyens immédiats, notamment des assurances. La ministre a annoncé des moyens matériels : 1,7 millions d'euros à répartir entre la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane. Une somme jugée insuffisante même si Annick Girardin a indiqué que son ministère pourrait rallonger si nécessaire. "On ne résume pas le destin d'un peuple à 1,7 millions", a commenté Serge Létchimy. Annick Girardin a encore annoncé 100 personnes réparties en 20 brigades entre la Martinique et la Guadeloupe, soit sous forme de travaux d'intérêt général, soit des jeunes du SMA.

FXG, à Paris

Une réunion interministérielle attendue

Face à la levée de boucliers des élus desAntilles et de la Guyane, Annick Girardin a indiqué qu'elle rencontrerait bientôt Nicolas Hulot en compagnie d'Agnès Buzyn (Santé) et de Frédérique Vidal (Enseignement supérieur et Recherche). C'est avec eux d'ailleurs que seront décidés les moyens financiers supplémentaires consacrés au ramassage et à l'élimination des sargasses.

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23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 11:08
Des cailloux pour la NRL

La carrière Ravine du trou reste bloquée à l'étude

L’Autorité environnementale a délibéré le 11 avril sur le projet de carrière au lieu-dit Ravine du Trou et sa mise en compatibilité avec le plan local d’urbanisme de Saint-Leu (Réunion).

Ce projet de création d’une carrière de roche massive a été présenté par la société de concassage et de préfabrication de La Réunion (SCPR), pour alimenter le chantier de la nouvelle route du littoral (NRL). Cette nouvelle route nécessite environ 19 millions de tonnes (Mt) de matériaux dont environ 9 Mt d’enrochements massifs et 10 Mt de remblais.

L'Autorité de l'environnement estime que le traitement des impacts de la NRL dans le dossier de la carrière ne permet pas de rendre compte de la totalité des impacts du projet induits par la nécessité d’extraction de matériaux. Pour l’Ae, ce point devrait être traité par une actualisation de l’étude d’impact en incluant notamment les impacts liés aux autres origines de matériaux nécessaires pour la réaliser.

Les principales recommandations de l’Ae portent sur la protection de la flore et de la faune sauvage. Il faudrait ainsi déplacer deux espèces de fougères remarquables, demander une dérogation relative aux espèces protégées, notamment les chauves-souris dites petit molosse, plusieurs espèces d'oiseaux et les cétacés.

L’Ae a également recommandé à la Région, maître d’ouvrage, de présenter, dans l’étude de danger, une cartographie des tirs de mines et de la dispersion des vibrations dans les secteurs soumis à une surpression comprise entre 20 et 50 mbar et de contacter chaque occupant des bâtiments de ces secteurs pour définir en concertation avec eux les modalités permettant de limiter l’impact des tirs.

C'est pas encore demain qu'il y aura des cailloux pour construire la partie digue de la NRL !

FXG, à Paris

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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 05:43
Suivi de l'accord de Guyane

Un monitoring sur 300 mesures

Un an après la signature de l'Accord de guyane entre l'Etat, les élus et le Kolektif Lagwyan dékolé, le ministère des Outre-mer a invité les élus à faire un point de suivi sur l'évolution de la mise en oeuvre des mesures promises.

Le 3e bilan de l'accord de Guyane a eu lieu mercredi à Paris. La délégation, composée du président de la CTG, des parlementaires Patient, Adam et Serville et du préfet Patrice Faure, a passé plus de deux heures avec Annick Girardin et son staff pour faire un point de suivi sur un ensemble de 300 mesures issues du plan d'urgence pour la Guyane, des accords sectoriels, mais aussi des engagements du président de la République lors de son déplacement en septembre dernier. "Sur le plan d'urgence, a déclaré la ministre, nous sommes passés de 60 % en juillet dernier à 80 % mis en oeuvre, tandis que pour les engagements du président, nous en sommes à 89 % et à peu près autant pour ce qui est du sectoriel. La mise en oeuvre signifie que les actions, les premiers appels d'offre sont lancés."

Ainsi, côté sécurité, l'opération Harpie 2 est partie, tandis que, côté économie, les crédits de la filière bois sont disponibles : "Les projets seront financés avant l'été, dès qu'ils seront déposés", a déclaré la ministre qui a annoncé également des avancées sur la filière pêche, aussi bien la lutte contre la pêche illégale que sa structuration. "Il y a eu une vingtaine de personnes formées dans ce domaine, je demande au préfet que les emplois dans la filière leur soient réservés." L'implication du CNES est un autre sujet de satisfaction puisque un engagement de 40 millions a été renouvelé, conformément au voeu du président Macron, notamment pour le haut débit : les ministres de l'enseignement supérieur et des Outre-mer ont signé Phèdre 2. Sans vouloir faire d'inventaire exhaustif, la ministre a indiqué que tous les thèmes avaient été abordés lors de ce point d'étape. Annick Girardin a indiqué qu'elle se rendrait en Guyane d'ici quatre à six semaines et que ce serait pour elle l'occasion de compléter ce tableau de bord. Le député (LREM) Lénaïck Adam s'est montré satisfait, notamment du point de vue sécuritaire avec la programmation du centre pénitentiaire et du tribunal sur le même site à Saint-Laurent-du-Maroni et, d'un point de vue éducatif, le placement de Saint-Laurent en zone d'éducation prioritaire. Il a encore salué la formation des personnels hospitaliers qui devront travailler dans l'hôpital qui doit être livré dès 2018. Parce qu'il reconnaît que la lourdeur administrative peut faire traîner certains dossiers, M. Adam souhaite que l'on s'inspire des processus mis en place à Saint-Martin après Irma pour "voir les grues proliférer dans le paysage guyanais". Le ton n'est pas le même chez son collègue de la première circonscription, Gabriel Serville. Celui-ci observe que les décisions qui avaient été prises en 2017 pour équilibrer le budget de la CTG ont été validés, salue les mesures adoptées pour la construction scolaire, d'équipements structurants, mais il veut voir comment le budget alloué à la Guyane a évolué entre 2017 et 2018 : "J'ai constaté que les sommes octroyées à la Guyane n'ont augmenté que de 78 millions d'euros. Compte tenu de l'ampleur de l'enveloppe de 1,085 milliard d'euros que nous avions réclamée, on était en droit d'attendre une augmentation beaucoup plus substantielle !" Sans évoquer ce fameux milliard, la ministre a indiqué que ses services avaient chiffré "opération par opération". A quoi répond le député Serville que "les techniciens de Bercy se sont organisés pour faire en sorte de déplacer des masses budgétaires, c'est-à-dire, déshabiller Pierre pour habiller Paul"... La ministre a assuré que le document de travail de la réunion d'hier serait en ligne dans les 48 heures et a ajouté : "Je ne lancerai pas un chiffre global ici ; je renvoie chacun sur le site internet pour avoir les réponses chiffrées."

FXG, à Paris

www.transparenceoutremer-guyane.gouv.fr

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19 avril 2018 4 19 /04 /avril /2018 11:49
Mme Poussin-Delmas, présidente de l'IEDOM

Mme Poussin-Delmas, présidente de l'IEDOM

2017, l'année des records à la Réunion

L'Institut d'émission des départements d'outre-mer (IEDOM) a rendu public, jeudi à Paris, le bulletin annuel de santé économique des territoires d'Outre-mer. Globalement, la présidente de l'IEDOM, Marie-Anne Poussin Delmas a parlé de "regain d'optimisme en phase avec la conjoncture métropolitaine malgré les événements climatiques et sociaux". Ainsi pour la zone de l'océan Indien, l'indicateur du climat des affaires est au vert et même plus puisqu'à la Réunion, il est supérieur à sa tendance sur la longue durée, "un niveau inégalé depuis dix ans", a précisé Mme Poussin-Delmas. A Mayotte, après la crise sécuritaire d'avril 2016, l'indicateur du climat des affaires commençait lui aussi à remonter depuis la fin de l'année 2017.

Du côté de l'évolution des prix, l'océan Indien a connu une inflation relativement contenue avec un taux en hausse de +0,2 % à Mayotte et de + 0,7 % à la Réunion pour un taux de 1,2 % dans l'Hexagone. Cette faible hausse est à relier à celle des prix énergétiques.

L'analyse du financement de l'économie révèle une hausse des crédits de 6 % à la Réunion. Les crédits à l'habitat sont bien orientés tout comme les crédits à la consommation (61 milliards d'encours pour tout les Outre-mer). Après trois ans de recul, les vente de véhicules ont repris fortement avec un record historique à la Réunion : + 25 000 !

Les entreprises aussi se sont remises à investir. Les encours de crédit ont cru de 6,6 % à la Réunion et de plus de 10 % à Mayotte (12 milliards d'encours pour tous les Outre-mer). Selon Philippe Lacognata, directeur général de l'IEDOM, l'année 2017 a été un point d'orgue de la dynamique économique : "Nous ne sommes pas loin du haut de cycle et nous n'avions pas vu ça depuis dix ans après les années difficiles 2009-2013..."

Par ailleurs, la qualité des portefeuilles s'améliore, c'est-à-dire que les créances douteuses diminuent. Entre 2013 et 2017, elles sont passées de 5,5 % à 3,5 % à la Réunion et de 6,5 % à 3,1 % à Mayotte. Les deux îles se rapprochent désormais du niveau national, un niveau jusqu'alors jamais atteint !

Quant aux dépôts bancaires, ils sont eux aussi en forte hausse à 7,4 %. Là encore Philippe Lacognata évoque "une progression des chiffres jamais atteinte depuis dix ans" et ajoute : "Le système bancaire a parfaitement accompagné la reprise économique dans tous les territoires d'outre-mer."

Seule ombre au tableau, l'emploi. Le taux de chômage reste à 26 % à Mayotte (contre moins de 9 % dans l'Hexagone). A la Réunion, il y a eu une amélioration légère du marché du travail avec une hausse de 17 % de l'emploi temporaire, mais le taux de chômage reste plus de deux fois supérieur à celui de l'Hexagone à 22 % dans un contexte démographique différent de celui de l'Hexagone (+0,5 % par an contre 1% à la Réunion et 3% à Mayotte).

Si le regain d'optimisme est bien réel chez les entrepreneurs, ils regrettent une inadéquation entre l'offre et la demande d'emploi qu'ils expliquent par un manque de formations adaptées et un manque d'appétence pour les emplois proposés.

Les perspectives restent prometteuses et après trois ans de croissance à 3%, l'année 2018 devrait encore égaler ce taux peu ou prou. Selon Mme Poussin-Delmas, à la Réunion, "le modèle s'auto-alimente même si on arrive sans doute à haut de cycle".

FXG, à Paris

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19 avril 2018 4 19 /04 /avril /2018 11:40
L'économie guadeloupéenne

2017, l'année des records en Guadeloupe

"Il y a un regain d'optimisme en phase avec la conjoncture métropolitaine malgré les événements climatiques et sociaux." Marie-Anne Poussin-Delmas, président de l'institut d'émission d'outre-mer (IEDOM) a ouvert ainsi, jeudi à Paris, sa présentation du bulletin de santé économique des territoires d'Outre-mer.

Elle a ainsi expliqué que le climat des affaires en Guadeloupe se rapprochait de sa tendance sur la longue durée. L'inflation a été contenue à 1,4 % (contre 1,2 % dans l'Hexagone) et cette légère hausse est à relier à l'évolution du prix de l'énergie. L'évolution des encours de crédit (+4,8 %) montre une amélioration du financement de l'économie. Les crédits à l'habitat restent bien orientés et on note une reprise des crédits à la consommation (61 milliards d'encours dans l'ensemble des Outre-mer, + 4,8 %) qui se traduit par une forte hausse de ventes d'automobiles après une période de recul ces trois dernières années. Les crédits d'investissement des entreprises connaissent eux aussi une belle croissance avec un total des encours à 12 milliards d'euros dans l'ensemble des Outre-mer. "Après les difficiles années 2009-2013 et le recul des encours de crédits, a expliqué Philippe Lacognata, directeur général de l'IEDOM, la remontée est effective depuis 2014, et 2017 pourrait être le point haut du cycle, sans doute son maximum." Par ailleurs, la qualité des portefeuilles s'améliore, c'est-à-dire que les créances douteuses diminuent. Ainsi, malgré un petit infléchissement entre 2016 et 2017, elles sont passées de 7 à 5 % en Guadeloupe (pour un taux moyen de 3 % dans l'Hexagone).

Quant aux dépôts bancaires, ils sont eux aussi en forte hausse à 7,5 %. Philippe Lacognata a parlé d'"une progression des chiffres jamais atteinte depuis dix ans" et ajouté : "Le système bancaire a parfaitement accompagné la reprise économique dans tous les territoires d'outre-mer."

Seule ombre au tableau, l'emploi. La progression du nombre de demandeurs d'emploi est réelle mais elle doit être nuancée par l'impact du plan 500 000 formations en 2016 qui a abouti à reporter à l'année suivante le nombre de chômeurs en formation. Résultat, le taux de chômage est 22,5 % en Guadeloupe soit plus du double du taux hexagonal légèrement inférieur à 9 %. "Les outre-mer, explique M. Lacognata, continuent de se caractériser par un chômage structurellement élevé dans un contexte de dynamisme démographique différent de celui de la métropole (+ 0,5 % contre - 0,5 % en Guadeloupe)." Il ajoute que si les entrepreneurs connaissent un regain d'optimisme, ils regrettent "l'inadéquation entre l'offre et la demande d'emplois, le manque de formations adaptées et le manque d'appétence pour les emplois proposés".

L'IEDOM estime que la dynamique de l'année 2017 devrait se maintenir en 2018, notamment pour ce qui est des crédits à la consommation des ménages et à l'investissement des entreprises avec la perspective de gros chantiers comme ceux du CHU, de nouveaux hôtels ou de l'extension de l'aéroport.

L'année 2017 a connu une évolution favorable en dépit des événements climatiques. "Le regain d'optimisme s'affirme dans le sillage de la conjoncture nationale, a conclu la présidente Poussin-Delmas, en dépit de la perspective des conséquences des crises climatiques et d'un chômage structurellement élevé."

FXG, à Paris

Tourisme et économie bleue au top

La performance de l'année 2017, c'est le tourisme. 2014 avait marqué une rupture de la tendance et une remontée, suivie d'un rebond en 2016 qui se confirme en 2017, qu'il s'agisse du tourisme de séjour ou de croisière. Cela tient à la baisse des prix du transport aérien grâce à la baisse du prix du pétrole et l'ouverture à la concurrence et de bonnes campagnes de communication, "performantes et efficaces", à l'international. Le trafic de l'aéroport de la Guadeloupe, qui est devenu un hub grâce à Norwegian et à son ouverture vers l'Amérique du Sud, a connu un record avec un accroissement de + 6, 8 %. Même réussite avec le taux d'occupation des hôtels (+ 24 % en Guadeloupe) ou les chiffres de la croisière (300 000).

Côté économie bleue, si c'est la Réunion qui reste le premier port d'outre-mer en termes de conteneurs, juste derrière le 3e port français, Dunkerque, la Guadeloupe se situe en 5e place devant Nantes-Saint-Nazaire et Fort-de-France. La Réunion doit ce résultat à son rôle de hub dans l'océan Indien tandis que le grand port maritime de la Guadeloupe aspire à le devenir pour la Caraïbe du Sud, en concurrence avec la Martinique.

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19 avril 2018 4 19 /04 /avril /2018 10:58
Crise chlordécone

L'Etat veut mettre le paquet sur la recherche

Annick Girardin et Agnès Buzyn ont reçu l'ensemble des parlementaires et élus de la Région pour aborder la question de la pollution des eaux et des sols au chlordécone.

Pour la deuxième fois cette semaine, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, est venue au ministère des Outre-mer à l'écoute des parlementaires de la Guadeloupe et de la Martinique pour faire le point sur la pollution au chlordécone dans les deux îles. Il n'y a pas eu d'annonce sensationnelle sur ce sujet qui hante la chronique depuis une vingtaine d'années, si ce n'est celle d'une prochaine réunion en juin prochain avec les ministres de l'Agriculture et de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et celle d'un colloque scientifique en Martinique, du 16 au 19 octobre prochain. "La parole de l'Etat est tenue, s'est réjoui Olivier Serva, député LREM et président de la délégation outre-mer à l'Assemblée nationale, organe qui auditionnait encore récemment Agnès Buzyn et le directeur de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail sur le sujet. "La ministre et le gouvernement, a indiqué M. Serva, ont pris la mesure de la gravité de la situation."

Evidemment, la réunion a été l'occasion de regretter les retards pris dans l'établissement de la     cartographie des zones polluées et son manque de précision.

Reste que l'ensemble des élus étaient d'accord pour dire que s'il y a des contrôles, des classifications et le plan chlordécone 3 en marche, il y a encore des faiblesses. "La cartographie n'est pas assez précise en ce qui concerne les prélèvements, a expliqué le député Modem Max Mathiasin, les terres sont classées trop globalement." Tous se sont également retrouvés sur un besoin de traçabilité et de contrôles phytosanitaires des produits que l'on trouve sur le marché. Entre ceux qui viennent des jardins familiaux qui ne sont pas contrôlés et ceux qui viennent de l'étranger (Dominique, Costa Rica, Saint-Domingue...) et qui ne sont guère mieux traçables, personne ne sait quelle quantité de chlordécone il risque d'ingérer à chaque repas d'ignames !

La question des limites maximales de résidus a créé une petite polémique puisque ces taux, fixés en 2005, auraient été modifiés à la hausse en 2008. "A mon avis, a déclaré Max Mathiasin, la question des LMR n'est plus une polémique dans la mesure où le ministère de la Santé nous a donné des chiffres qui vont être analysés." L'Europe plaide aussi pour un retour au taux de 2005.

Appel à projets de recherche

L'autre constat, c'est l'insuffisance de la recherche sur la réhabilitation des sols, un sujet qui n'a pas été suffisamment pris en considération jusqu'alors. A ce titre l'intervention du ministre la Recherche, le colloque du mois d'octobre et l'appel à projets de recherche sont très attendus. "Il faut que ça aille plus vite sur le lien qu'on doit faire entre chlordécone et cancer de la prostate", a déclaré Olivier Serva. "Un chercheur est retourné en Floride sur le site de l'usine d'Hopewell où a eu lieu le premier incident en 1976, a raconté M. Mathiasin, et dans le cours d'eau, il s'est aperçu que les poissons avaient des taux de chlordécone quasiment nuls dans leur chair... Il faut retourner là-bas pour comprendre le phénomène."

La remédiation de sols est donc le grand enjeu et c'est lui qui coûte le plus cher.

En Guadeloupe comme en Martinique, les deux anciens présidents de Région ont insisté sur la nécessité d'appliquer véritablement les plans chlordécone 1, 2 et 3, mais aussi celle d'aller beaucoup plus loin avec un plan agriculture biologique sur les terres quo ne sont pas encore contaminées.

"Il y a une volonté politique, assure M. Serva, ce n'est pas une question de budget, ils nous l'ont dit !" L'Etat, les collectivités locales et les EPCI devraient mettre de l'argent en commun pour financer la recherche. Victorin Lurel a relancé l'idée de lancer une action de groupe contre Dupont de Nemours et Allied Chemicals...

On n'a pas appris vraiment davantage de choses que nous ne sachions déjà hier, mais gouvernement et élus ont affiché de la pugnacité et la volonté d'avancer ensemble...

FXG, à Paris

La polémique

Lorsque la ministre a rappelé qu'il y avait déjà eu trois plans chlordécone et que les crédits n'étaient jamais consommés, l'ancien président de Région, Victorin Lurel a bondi : "Laisser entendre que si, aujourd'hui, les choses ne sont pas ce que l'on espérait, serait une faute partagée, pour ne pas dire une faute des collectivités à cause de leur inertie, notamment pour le financement de la cartographie, je ne peux pas laisser dire ça !" Une sortie qui, à son tour, a fait bondir Ary Chalus qui ne s'est pas privé de rappeler que c'est le ministre des Outre-mer Victorin Lurel qui avait autorisé les épandages aériens !

Unanimité autour de l'indemnité des pêcheurs

Alfred Marie-jeanne s'est souvenu que l'Etat l'avait laissé seul payer les indemnités des pêcheurs lors des premières restrictions des zones de pêche. Même son de cloche chez M. Létchimy : "Les marins pêcheurs ne peuvent pas être des victimes et être pénalisés pour des choses qu'ils n'ont pas enclenchées. On ne peut pas empêcher les gens d'avoir une activité pendant des années ou des siècles en ignorant complètement deux causes : l'utilisation illégale d'un produit et une dérogation accordée par l'Etat." Jean-Philippe Nilor a enfoncé le clou : "Il n'est pas normal que ce soit des marins pêcheurs qui soient menacés parce que le produit de la pêche n'est pas conforme aux normes. Aujourd'hui encore, il y a des dérogations qui sont accordées pour des produits comme l'azulox, un produit particulièrement toxique dans le milieu aquatique. Encore une fois, c'est la pêche qui paie cash les décisions irrationnelles qui sont prises au plus haut niveau pour protéger une partie  des agriculteurs."

ITW - Jean-Philippe Nilor, député

"Nous avons face à nous le début d'une prise de conscience"

Que retenez-vous de cette réunion ?

La ministre a dit qu'elle était en phase avec l'objectif zéro chlordécone et elle propose même que ce soit généralisé à zéro pesticide. Ce sont des déclarations... Cela exige des plans de transformation de notre agriculture ; moi, je suggère que nous sortions de la logique de l'agriculture intensive pour passer à un autre mode de production.

Quel était son intérêt ?

Faire le point sur l'avancée d'un certain nombre de questions pour pouvoir rendre compte à la population. Nous devons partir à l'assaut de la communication pour que nos populations prennent bien conscience de la gravité de la situation et des marges de manoeuvre que nous pouvons donner à notre action pour nous faire entendre et que des décisions soient prises rapidement, aussi bien en ce qui concerne les contrôles, la recherche en dépollution, la recherche médicale puisqu'avec les cancers qui nous affectent, les enjeux sont énormes... Donc nous avons un travail de communication à faire auprès du peuple martiniquais.

En dehors des LMR, la ministre de la Santé est-elle sur la même longueur d'onde que vous ?

Nous allons attendre puisque les déclarations n'engagent que ceux qui les écoutent ! Nous allons attendre notamment l'octroi de moyens financiers concrets, mais encore les appels à candidature pour des recherches avec des financements joints... Tant que les décisions ne seront pas prises, que l'argent ne sera pas là pour financer les mesures annoncées, nous allons rester dans cette vigilance particulièrement attentive.

Qu'est-ce qui, depuis les premières dénonciations il y vingt ans, a changé ?

En réalité, pas grand-chose n'a été fait... Entre l'ancien ministre des Outre-mer Victorin Lurel et l'actuelle ministre, on se rejette un petit peu la responsabilité ! Au-delà des personnes, il faut que l'Etat français mesure sa pleine responsabilité dans cet empoisonnement de nos populations. Je crois que nous avons face à nous le début d'une prise de conscience.

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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 05:49
Les présidents Ary Chalus, Daniel Gibbs, Alfred Marie-Jeanne et Rodolphe Alexandre posent en compagnie de Yolaine Costes, vice-présidente de la région Réunion en charge de l'Europe, et du représentant administratif du président de la collectivité départementale de Mayotte, Soibahadine Ibrahim Ramadani, absent en raison de l'annulation de vol Mamoudzou Paris (Photo : FXG)

Les présidents Ary Chalus, Daniel Gibbs, Alfred Marie-Jeanne et Rodolphe Alexandre posent en compagnie de Yolaine Costes, vice-présidente de la région Réunion en charge de l'Europe, et du représentant administratif du président de la collectivité départementale de Mayotte, Soibahadine Ibrahim Ramadani, absent en raison de l'annulation de vol Mamoudzou Paris (Photo : FXG)

Gibbs succède à Alexandre

Lundi matin à Paris, se sont réunis, au siège de la maison de Saint-Martin, les présidents (ou leurs représentants) des collectivités de la Guyane, la Martinique, la Réunion, la Guadeloupe, Mayotte et Saint-Martin pour la réunion du conseil d'administration de l'association des régions ultrapériphériques françaises (ARUP). Présidée depuis 2016 par le Guyanais Rodolphe Alexandre, l'ARUP est désormais conduite par le Saint-Martinois Daniel Gibbs élu à l'unanimité. L'association a validé ses comptes (un budget annuel de 180 000 euros dont un loyer annuel de 43 000 euros) et son activité (notamment ses positions sur le règlement général d'exemptions par catégorie — RGEC — , le renouvellement de la flotte de pêche artisanale, la déclaration finale du sommet de Funchal, les rencontres avec la ministre des Outre-mer et la commissaire européenne à la Concurrence et encore sa participation à la French party OTAN et l'European institutionnal day).

La réunion d'hier matin était avant tout formelle et doit permettre la continuité de l'action de l'ARUP. "Nous avons besoin, a indiqué le nouveau président Gibbs, de plus en plus d'harmonisation dans les stratégies que nous devrons déployer pour défendre une position commune face au gouvernement et à l'Europe."

FXG, à Paris

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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 04:46
CHU de Pointe-à-Pitre

Agnès Buzyn doit décider entre deux options

La ministre Agnès Buzyn a bien compris l'urgence de la décision que les élus de Guadeloupe attendent d'elles.  D'ici vendredi, a indiqué la présidente du Conseil départemental, Josette Borel-Lincertin, nous aurons sa décision finale que je présenterai au conseil de surveillance du 20 avril." Agnès Buzyn n'attendra certainement pas vendredi pour trancher puisque l'ensemble des personnes qui participaient à la grande réunion consacrée au CHU lundi soir au ministère des Outre-mer s'attendent à ce qu'elle informe dès jeudi la directrice de l'Agence régionale de santé, Valérie Dénus, de l'option qu'elle entend mettre en oeuvre. "Quelle que soit l'option retenue, indique le sénateur Théophile, nous avons insisté sur la sécurité et la continuité des soins, le dialogue social et le caractère universitaire de notre centre hospitalier." "Il faut donner des soins de qualité aux Guadeloupéens, a insisté le président de Région Ary Chalus, les rassurer et surtout que tous les élus soient solidaires de l'ARS, des médecins, des patients et de tous les usagers de l'hôpital." Les deux options présentées à la ministre présentent des inconvénients et la ministre de la Santé s'est d'ailleurs montrée préoccupée... . La première option, a résumé le député Max Mathiasin, consisterait à évacuer la tour Nord, la nettoyer, faire toutes les réparations possibles. Mais cela révèlera aussi toutes les fragilités dues à l'incendie et qu'on ne soupçonne pas..." L'option décontamination va apporter quelques éléments de satisfaction parce les soins critiques sont conservés sur place. L'option n° 2 propose une délocalisation sur Basse-Terre, Bouillante, Grande-Terre, Marie-Galante... "J'ai choisi de faire jouer la solidarité", explique la présidente Borel-Lincertin, qui a d'ores et déjà décidé de permettre à l'hôpital d'utiliser la moitié de Palais royal. "Nous continuerons aussi à mettre à profit la spontanéité du privé pour être à côté du CHU. Ce scénario 2 donne une autre vie à cette solidarité et donne aussi tout son sens au caractère archipélagique de la Guadeloupe. C'est une délocalisation qui permettrait une nouvelle organisation, c'est-à-dire un hôpital éclaté mais qui assurerait un système de soins performants à terme. "Ca prendra du temps", nuance la présidente du département.

Le U de CHU

Ary Chalus a rappelé que depuis l'incendie, l'Etat avait déjà mis la main à la poche à hauteur de 43 millions d'euros et que 50 autres millions seraient dévolus en fonction de l'option que Mme Buzyn choisira. "Quelle que soit l'hypothèse retenue, la ministre a garanti aux élus présents un examen sérieux. "Nous lui faisons confiance pour que la décision qui sera prise, a indiqué le député Mathiasin, aille dans le sens du meilleur système de soins, pour garder le caractère universitaire du CHU et pour favoriser le dialogue social afin que nous obtenions un consensus en attendant que le nouvel hôpital sorte de terre."

Il y a donc une perspective de quelques années difficiles sachant que le futur CHU est programmé pour 2022...  "Nous pensons, assure le président Chalus, que cette situation va perdurer maximum dix-huit mois, mais là où j'ai insisté, c'est pour que la construction du nouveau CHU continue sans entraves !" Quelques signes penchent en faveur de l'option 2 si l'on écoute le président Chalus : " La Région investit sur un campus santé, le cyclotron doit être opérationnel d'ici quelques jours et la ministre de la Santé doit venir l'inaugurer, et nous allons inaugurer ce week-end le scanner à Marie-Galante." Même son de cloche au département où l'on envisage le rôle de Marie-Galante comme un centre où les internes pourraient aller pratiquer, se former... Le Département demande par ailleurs à l'Etat de l'accompagner pour remettre à niveau le centre gérontologique qui était destiné à être évacué. "Je n'accepterai pas, assure Mme Borel-Lincertin, qu'il continue d'accueillir des personnes en fin de vie dans les conditions dans lesquelles on les héberge actuellement. Il faudra y aménager des conditions décentes de fin de vie. Ce sont mes exigences !"

Quelle que soient encore l'option qui sera retenue, personne ne s'attendait à ce que le CHU brûle... Mais, face à la catastrophe, il faut faire face comme la Guadeloupe a l'habitude de le faire quand passe un un cyclone !

FXG, à Paris

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