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26 mars 2018 1 26 /03 /mars /2018 08:38
Un site pour suivre l'accord de Guyane

Un site Internet pour suivre les avancées du plan Guyane

Pour la troisième fois depuis le début de l'année, la séance de questions au gouvernement a été l'occasion d'interpeller le Premier ministre sur la mise en application du plan d'urgence pour la Guyane ainsi que celle du plan additionnel. La semaine dernière, c'est Lénaïck Adam qui obtenait du Premier ministre la même réponse que celle qu'Edouard Philippe avait faite à Gabriel Serville le 20 février. Cette fois, interpellé par Gabril Serville, le Premier ministre a laissé sa ministre des Outre-mer  répéter encore l'effort de l'Etat pour la Guyane et notamment ses écoles, ses lycées et le RSA. Et pour opposer des "preuves tangibles" à l'incrédulité du député de la première circonscription, Annick Girardin a annoncé que le site Internet permettant à chaque citoyen de suivre les mesures du plan Guyane au fur et à mesure de leur mise en oeuvre serait opérationnel à la fin du mois. Ce sera un site interactif, c'est-à-dire que les Guyanais pourront y laisser leurs commentaires.

FXG, à Paris

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25 mars 2018 7 25 /03 /mars /2018 05:10

Un député En marche ! s'inquiète de l'apparition de "la chimique" à la Réunion

Député de la 4e circonscription de la Charente-Maritime, Raphaël Gérard a rejoint la délégation outre-mer de l'Assemblée nationale et s'y montre fort actif. Ayant été choqué par la diffusion virale d’une vidéo mettant en scène un jeune Réunionnais en pleine crise de démence et sous l’emprise d'une drogue appelée la « chimique », Raphael Gérard a écrit à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, pour l'inviter à prendre "des mesures d’urgence pour stopper net le développement de sa consommation sur l’île".

La chimique est une drogue synthétique sous la forme d’une poudre blanche qui, une fois chauffée, est mélangée avec du tabac. Son coût est faible, de 5 à 20 euros le gramme. Le député charentais signale que la chimique est déjà connue des services d’addictologie du Centre Hospitalier de Mayotte où elle fait son apparition en 2011.

Si elle est réputée produire des effets euphorisants, sa consommation sur l’archipel de Mayotte suscite de l'inquiétude du fait de l’exacerbation des comportements violents observés chez les consommateurs. "Le procureur de la République à Mayotte M. Garrigue, écrit le député charentais,  a établi un lien direct entre la montée de la délinquance et la prolifération de cette drogue sur l’île." Il précise que les faits de violence ont doublé de 2013 à 2015 et que "s'il y a une régression des cas d’admission aux urgences à Mayotte liés à des cas d’intoxication aigue à la « chimique », après deux pics importants en 2013 et en 2015, il semble que sa consommation se développe désormais sur l’île de La Réunion".  Par ailleurs, comme la molécule est encore nouvelle, elle n'est pas encore classée dans les produits stupéfiants

Pour toutes ces raisons, Raphael Gérard, demande à la ministre de la Santé de mobiliser ses services "pour éviter qu’une situation similaire à celle de Mayotte se développe à La Réunion où un homme jugé récemment pour des faits des violences a invoqué être sous l’emprise de la « chimique »".

FXG, à Paris

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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 07:13
Jean-Marc Mormeck, au fond sur la gauche, est assis à coté de Fréderic Potier, délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH) et ancien conseiller outre-mer de Manuel Valls et Bernard Cazeneuve.

Jean-Marc Mormeck, au fond sur la gauche, est assis à coté de Fréderic Potier, délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH) et ancien conseiller outre-mer de Manuel Valls et Bernard Cazeneuve.

Plan antiracisme : des mesures en faveurs des Ultramarins

Le délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français des Outre-mer, Jean-Marc Mormeck assistait lundi au musée national de l'histoire de l'immigration, à la présentation par le Premier ministre du Plan national de lutte contre le racisme et l’antisémitisme 2018-2020. Car si les 16 pages de ce plan sont essentiellement axées sur la lutte contre la haine sur Internet, l'éducation contre les préjugés, la protection des citoyens et l'accompagnement des victimes, ce plan propose aussi d'investir "de nouveaux champs de mobilisation". Dans ces nouveaux champs, il est question "d'agir pour l'égalité des Ultramarins". Ainsi trois mesures sont préconisées. La première est de sanctuariser une enveloppe de 100 000 euros gérée par la Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Haine anti-LGBT (DILCRAH) et la Délégation interministérielle pour l'égalité des chances des Français d'Outre-mer (DIECFOM). Cette somme sera dédiée au soutien des projets visant à lutter contre les préjugés et les discriminations raciales dont peuvent être victimes les Français des outre-mer.
La deuxième mesure consiste à donner une nouvelle dimension à la mémoire de l’esclavage en soutenant la connaissance historique de l’esclavage, des traites et de leur abolition. Sur cette base, il s'agira de créer en lien avec la future Fondation « Mémoire de l’esclavage », et avec les Rectorats outre-mer des programmes d’échanges croisés de jeunes entre les outre-mer, l’hexagone et les pays africains.

La troisième mesure vise à mobiliser les associations, les réseaux professionnels et le Défenseur des droits pour lutter plus efficacement contre les préjugés, les discriminations dans l’accès au logement et à la domiciliation bancaire des ultramarins.

Par ailleurs, dans un chapitre consacré à l’éducation contre le racisme et l’antisémitisme, le plan propose de poursuivre le développement du concours « La Flamme de l’égalité » sur la mémoire de l’esclavage et des traites.

FXG, à Paris

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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 06:16
Mylène de Fabrique Saint-Tours des éditions SCITEP et Jean-Louis Malherbe des éditions Ibis rouge

Mylène de Fabrique Saint-Tours des éditions SCITEP et Jean-Louis Malherbe des éditions Ibis rouge

Nouveau paysage éditorial au salon du livre Paris

Le stand des Outre-mer au salon du livre Paris qui a refermé ses portes lundi 19 mars, présentait un tout autre visage que celui qu'on lui connaît depuis le début des années 2000. Finie, la grande librairie de l'Outre-mer trônant en son centre avec les petits éditeurs en périphérie, cette fois, l'exclusivité était réservée aux éditeurs ultramarins. "Le ministère des Outre-mer soutient les éditeurs", affichait la plaquette du ministère.

Pour le coup Régine Jasor, un peu contrariée d'être privée de sa librairie ne représentait plus que sa propre maison d'édition et regrettait de n'avoir pu accepter de représenter des confrères éditeurs empêchés comma Caraïbédition. Mais dans l'ensemble, la plupart des éditeurs présents semblaient satisfaits du choix du ministère. Si comme d'habitude, l'éditeur antillo-guyanais, Ibis rouge, avait pris son propre stand, l'espace du ministère accueillait Orphie, SCITEP, le Manguier, les éditions Rymanay et Plume verte de la Guyane, les éditions K'A et UDIR de la Réunion; les éditons Kilito, Nestor et Jasor de la Guadeloupe et, pour la Martinique, Idem. Tony Deslsham qui devait être présent a fait défection à la dernière minute !

Il a bien failli y avoir un couac quand le directeur adjoint de l'administration des Outre-mer a évoqué lors de l'inauguration un "barnum". la haut fonctionnaire a du s'expliquer en précisant que le "barnum, ce n'était pas le stand des Outre-mer mais l'élaboration de ce travail titanesque." Ouf ! On a eu chaud....

L'organisation et la conception de cet espace ont été délégués par la direction générale des Outre-mer au ministère de l'Intérieur qui en a l'habitude puisque c'est la place Beauvau qui s'occupe des stands pour le ministère de la Défense et désormais des Outre-mer. Et l'espace ainsi créé était clair, aéré et bien placé. Au centre, une agora a accueilli tout au long du week-end des présentations (prix Fetkann, compagnie des mornes bleus), un hommage à Guy Tirolien, une carte blanche à Claude Ribbe et son "autre histoire" avec entre autres Hector Poulet, des rencontres avec Jacques Exily (Sina et le secret de la Caraïbe), Marie-Ange Rousseau (Péyi an nou), Dominique Deblaine, Vikor Lazlo, Gael Octavia, des débats (numérique et diffusion), des lectures (Suzanne Dracius, Sylviane Vayaboury, France Nay)... Un éditeur martiniquais, fort habitué du salon, expliquait en connaisseur pourquoi certains vendaient des livres et d'autres non : "Les dédicaces, confiait-il, ça ne suffit pas, il faut monter des tables rondes !"

FXG, à Paris

La Réunion se fait remarquer par sa science fiction

Les éditions "La plume et le parchemin", spécialisées dans tout ce qui est littérature de l'imaginaire, que ce soit la fantaisie, la science fiction où le fantastique, a fait venir de nombreux auteurs au salon du livre Paris, qui a refermé ses portes lundi.  Et ça a vraiment très bien marché si l'on en croit Leatitia Bourgois de la librairie Autrement de Saint-Denis qui anime avec sa collègue Marie-Josée Gravier de Saint-Pierre, l'espace Réunion placé sous la haute main de Claudine Serre. « Il y a des auteurs qui ont leurs fans, explique Laetitia, mais il savent aussi faire de nouvelles recrues, car il y a énormément de stands sur ce salon qui font une place à cette littérature et en conséquence il y a beaucoup de passionnés. » Et ces passionnés n'ont pas hésité à s'arrêter devant la table de La plume et le parchemin, attirés par les couvertures très typées SF, fantastique... Et cette maison d'édition réunionnaise, seule de son genre sur L'île ne semblait rien devoir envier à ses consœurs de l'Hexagone au point que de l'avis des organisatrices, elle était le clou réunionnais de ce salon 2018.

Pour autant les autres éditeurs, ceux qui proposent des livres sur l'histoire de la Réunion,  de la fiction ou des livres jeunesse sont pas  demeurées en restes...  Ainsi,  Isabelle Kichenin,  toute nouvelle auteur est venu présenter son premier roman, "Gourmande". A ses côtés, se trouvait Teddy Iafaré Gangama, auteur jeunesse qui fréquente je le salon du livre Paris depuis cinq ans. Lui, il n'en démord pas : "Il faut venir et se montrer !"

Jean-Jacques Seymour plonge dans la médecine cubaine

La voix de Tropiques FM aime aussi être à l'occasion un plume. Depuis trente ans, Jean-Jacques Seymour sort régulièrement un essai. Le sujet varie, mais le thème est toujours la Caraïbe ! Cette fois, chez Owen publishing, il sort une somme documentaire sur Cuba sous un aspect rarement abordé, la médecine. Avec "Cuba, l'odysée médicale", Seymour qui a été marqué par cet échange inoui, pétrole vénézuélien contre médecins cubains, revient sur le miracle médical qu'a réussi la révolution castriste : l'ophtalmologie, les traitements de maladies de la peau comme le vitiligo, la cancérologie... En quinze ans, Cuba a formé plus de 10 000 médecins et nombre d'entre eux travaillent désormais dans plus de 80 pays, au Libéria, au Sierra Léone, en Guinée, en Amérique latine... Mais plus surprenant, aujourd'hui, des patients viennent du Canada et même des Etats-unis pour se faire soigner à la Havane et des experts internationaux s'intéressent toujours plus aux médicaments cubains... Dans cette étude poussée, l'auteur raconte le traitement miracle qui sauve de l'amputation les diabétiques, mais également son absence d'autorisation sur le marché fançais... La liste est longue des produits développés à cuba contre les cancers de la gorge, les gliomes malins et même le vaccin contre le cancer du poumon... Les Etats-Unis acceptent désormais de collaborer avec le centre d'immunologie moléculaire de la Havane ! Et comme le journaliste Seymour est un homme pratique, il n'hésite pas à publier dans ses pages les forfaits médico-touristiques pour aller se faire soigner d'un vitiligo sur la grande île !

On pourra reprocher à cet essai une forme par trop universitaire, mais le sujet, après tout, s'y prête et, à chaque page, on est un peu plus surpris !

Le clin d'oeil de Ladeca

Patrice Polycar, président de LADECA, était heureux d'avoir pu participer pour la troisième fois au salon du Livre Paris grâce au soutien financier de la Région. L'association d'expression culturelle et artistique qu'il préside est venue défendre quelques uns des artistes qu'il a emmenés dans son sillage à Paris. Ainsi, Claude Danican, Patrick Selbonne, Jean Galleron, Alice Cham Stanislas, Erick Mezence, Valerie Siracus, Winnie Kaona, Castro Desroches et Géraldine Naigre ont tous pu faire valoir ainsi leur travail et leur art. "J'ai été très étonnée, témoigne Géraldine Naigre, auteur d'une méthode de solfège, parce que je me disais que je n'allais peut-être pas avoir de succès puisque je suis dans l'Hexagone, qu'ils ont des conservatoires, eh bien je me suis rendue compte très vite que les problèmes que je rencontrais en Guadeloupe sont les mêmes ici et ma méthode réponds aux mêmes problèmes sur la musique qui ne le sont pas que sur la Guadeloupe !" Pour autant, Géraldine avoue ne pas avoir vendu un millier de livres : "Je n'en ai pas imprimé 1000, confie-t-elle en souriant, mais je reste très satisfaite et dans la vente et surtout au niveau des échanges parce que j'ai eu pas mal de portes ouvertes. C'est aussi cz qu'on était venus chercher une certaine visibilité."

Interview : Claude Tsao, éditions du Manguier

"J'ai trouvé les textes de Gerty Danbury"

Pourquoi avez-vous créé votre maison d'édition ?

Je suis passionné par la guerre de 14-18 et je voulais monter une maison d'édition parce que je trouvais que les livres d'histoire disponibles sur cette période ne me convenaient pas. Je voulais publier des textes allant de 1870 à 1940. J'ai eu du mal à trouver des textes et puis j'ai trouvé ceux de Gerty Danbury... C'est comme ça que j'ai commencé à éditer...

Pourtant, Gerty Danbury n'a pas écrit sur la guerre de 14...

Non pas du tout ! Mais bon voilà... J'ai publié sa pièce intitulé "Trame" que j'ai aussi fait traduire en deux langues, l'espagnol et l'anglais.  Ça a été mon premier travail d'éditeur et ça correspondait à mes goûts...

Et c'est ce qui vous a mis un pied dans l'étrier de la littérature d'outre-mer ?

Oui puisqu'aujourd'hui je publie trois auteurs ultramarins, Gerty Danbury de la Guadeloupe, Philippe Triay de la Martinique et Monique Dorcy de la Guyane. Avec Monique Torcy nous avons monté la collection Orénoque qui a pour objet de faire connaître à la jeunesse des personnages comme Léon Gontran Damas ou Alfred Parépou. En ce qui concerne Philippe Triay, j'ai publié un de ses recueils de poésie illustré par Romain Ganer, "Barbarie" et là, je publie "La fin de l'insouciance",  un récit, une observation du monde des médias et des politiques...

Après "La sérénade à Poinsettia", le roman de Gerty  Danbury, quelles sont les nouveautés ?

Nous sortons une réédition d'"Atipa" d'Alfred Parépou et dans un mois, je sors la pièce de Gerty Danbury, celle qu'elle a déjà fait jouer en Guadeloupe et en Martinique,  « La radio des bonnes nouvelles ».

Propos recueillis par FXG, à Paris

Cayenne-Moscou, le prochain roman de Joël Roy, chez Idem

Joël Roy s'apprête à publier chez Idem un roman de politique fiction intitulé Cayenne Moscou Plus que l'intrigue, l'important dans ce roman, c'est la Guyane et ses populations dont celle des Russes. La présence de ce derniers bien évidemment est liée à l'installation  à partir de 1999 de la base Soyouz. Avec cet ouvrage l'auteur met en relation les gens de la ville créole, Cayenne et cette nouvelle communauté russe désormais passer à Sinnamary. Le roman se déroule dans les années 2030 avec des russes qui ont déjà pu tomber dans la contagion de l'écologie, qui ont été rappelés et même emprisonnés... Joël Roy vit en Guyane depuis maintenant une quinzaine d'années. Il s'est prit une profonde passion pour ce pays qu'il n'envisage plus de pouvoir quitter. «effectivement j'ai assisté au début de cette nouvelle communauté de population. Il y a une trentaine de langues parlées en Guyane, ça en fait une de plus avec le Russe. » Joël Roy ne parle pas la langue de Tchekhov, même s'il a bien appris quelques poèmes révolutionnaires en 1968 ! Quand on lui demande de nous donner envie, il raconte la réélection de Vladimir Poutine le week-end dernier pour nous dire qu'en 2030, ce sera la fin  sans doute de son dernier mandat... C'est dans ce contexte qu'il démarre son Cayenne Moscou. « Avec cet ouvrage, conclut-il, j'ai eu envie de dire tout le mal que je pensais de tous les despotes de la terre. »

Djant M'Bitako écrit et publie en créole

"Je suis écrivain et traducteur professionnel en langue créole ; je ne suis salarié de personne !" C'est la réponse que fait Djant M"Bitako quand on lui demande si ça marche les publications en créole, parce que c'est sa fierté, et peut-être aussi parce que ce n'est pas évident de tenir ce discours au salon du livre de Paris... Alors, il explique que s'il est là, c'est qu'il s'est payé son avion, son hôtel et les vêtements qu'il porte grâce à son travail. Woulo ! lonè é respé ! Djant M'Bitako, enfant du Moule, se raconte sans trop vouloir en dire sur lui-même. On soupçonne son âge quand on voit posé sur la table son mémoire de maîtrise de lettres sur Guy Tirolien qu'il a obtenue en 1989, et qu'il a publié en créole...

Ecrire en créole guadeloupéen, c'est un désir que Djant M'Bitako fait remonter à sa classe de 5e, c'est dire antan lontan ! Aujourd'hui, il a publié 12 ouvrages adan lang Gwadloup ! D'abord deux recueils de poèmes, "Neg Mawon" et "Siwo Fiyel", deux albums de contes avec des coloriages, "Ti jan é paren a-y" et "Rézipel é espwi a krab-la", un conte de Noël, "Dinozo, kochon a nwel a ti bouboul", dont une version théâtrale telle qu'il l'a fait jouer en 2009 par les enfants de la maternelle de Château-Gaillard. Il a encore édité trois CD de contes, "Kont a lokans an nou", une pièce de théâtre "lenj sal" où face à trois Guadeloupéens, un quatrième personnage ne s'exprime qu'en créole martiniquais ! Il a encore traduit le discours de Philadelphie de Barak Obama (qu'il a joué pendant un an avec Dominique Bernard) ou la pièce de Dereck Walcott, "Ti jan and his brothers". Enfin, après un recueil d'istwakout, "Jan la vi ka bat kat a-y", il a publié un woman "Timoun an mwen". Toute cette oeuvre porte le label de sa société "Anlé kal a bato la". Vendredi, à l'ouverture du salon du livre de Paris, c'est lui qui a ouvert le bal des rencontres et tables rondes en prononçant, en créole, un hommage à Guy Tirolien inspiré de son mémoire de maîtrise. Ca lui rappelle soudain que le conseil départemental a non seulement financé l'édition de ce travail, mais également son voyage à Paris. Vi atist la red !

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23 mars 2018 5 23 /03 /mars /2018 07:14
Sébastien Clerc, PDG de Voltalia, annonce l'ouverture du chantier d'une centrale biomasse en Guyane

Interview

"Nous produirons près de 10% de l'électricité du réseau guyanais"

Vous venez de donner le premier coup de pioche du chantier de la centrale biomasse de Cacao à Roura. Quand sera-t-elle opérationnelle ?

C'est une centrale  dont le temps de construction est d'une trentaine de mois. La mise en service aura lieu au cours du premier semestre 2020. Elle sera connectée au réseau guyanais et aura une puissance de 5,1 mégawatts.  Le réseau répartit l'électricité en fonction de la demande, du plus proche jusqu'au plus éloigné. Elle desservira donc en priorité la région de Roura, ou si les besoins se font sentir, l'ensemble du réseau Guyane auquel elle sera connectée. 

Cette centrale fonctionnera avec des résidus de l'industrie du bois, comment allez-vous l'alimenter ?

L'unité est située juste à côté de la scierie de Cacao.  C'est un partenaire important avec qui nous travaillons déjà sur la centrale biomasse que nous avons à Kourou. Nous avons aussi d'autres partenaires afin de disposer d'une ressource repartie.

Vous disiez il y a un an, lors de l'annonce de ce chantier, que c'est parce que vous disposez d'un tarif que vous aviez pu le lancer. Le prix est-il différent selon que l'on produit de la biomasse, de l'hydroélectrique ou du solaire ?

La commission de régulation de l'énergie dispose de différents systèmes adaptés à chaque énergie.  L’avantage principal de la biomasse c'est qu'elle produit à tout moment, à la demande, contrairement au solaire ou à l'hydroélectricité.  Par conséquent, les structures tarifaires sont différentes des ressources intermittentes.

Entre la construction et l'exploitation de cette centrale, combien de personnes vont elles pouvoir être embauchées ?

La période pendant laquelle il y aura le plus de création d'emplois, c'est entre maintenant et l'année 2020, c'est-à-dire celle de la construction. Le total de création d'emplois directs et indirects sera de 105 personnes. Une fois qu'elle tournera, ce sera moins de 10 personnes.

Quelle est l'emprise de Voltalia en Guyane ?

Voltalia est une entreprise internationale présente dans 17 pays, mais c'est en Guyane qu'elle a été fondée en 2005. C'est pour ça que nous tenons beaucoup à ce territoire. Avec cette nouvelle centrale biomasse, notre cinquième unité sur le territoire, nous confirmons notre leadership de producteur privé en Guyane.  Une fois que la centrale de Cacao sera opérationnelle, nous produirons près de 10% de l'électricité du réseau littoral guyanais. Voltalia a aussi franchi l'Oyapock : nous avons remporté de beaux succès au Brésil où nous sommes maintenant un acteur de référence dans les énergies renouvelables.

Quels sont vos projets en Guyane ?

Nous avons remporté un appel d'offres avec un projet solaire et du stockage d'électricité avec batteries. Nous travaillons aussi au développement d'une série d'autres projets de biomasse.  C'est une filière qui en Guyane a beaucoup de sens avec l’importante ressource qui provient de l'activité forestière qui est bien développée. Nous travaillons enfin sur d'autres sources d'énergie,que ce soit sur le réseau ou en site isolé, comme à Maripasoula où nous développons un projet depetite centrale hydroélectrique. Ce qui est important pour nous, c’est de produire une énergie la plus propre et la moins chère possible. À Maripasoula comme à Cacao, les centrales se substitueront à des unités existantes de production d’électricité à partir de générateurs au fioul. Et pour être le moins cher possible, il faut être capable de maîtriser différentes énergies pour s’adapter à la ressource naturelle où l'on se trouve.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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22 mars 2018 4 22 /03 /mars /2018 14:14

Recherche lycéens pour aller aux Etats-Unis !

Il reste encore dix jours pour poser sa candidature au programme développé par l'ambassade des Etats-Unis à Paris, "Deviens jeunes ambassadeurs de l'engagement associatif". Pour la première fois, ce programme d'échange aux États-Unis d'Amérique est ouvert à trois lycéens martiniquais et trois guadeloupéens. Les lycéens qui sont intéressés disposent encore de quelques jours pour s'inscrire. En effet les inscriptions sont ouvertes jusqu'aux 30 mars 2018.

En tant que Jeune Ambassadeurs de l’Engagement associatif, ces lycéens représenteront la France et participeront à Paris et aux Etats-Unis d’Amérique à des rencontres et des débats avec des associations et des jeunes sur les thématiques de la diversité culturelle, l’égalité des chances et l’engagement associatif.

Le programme « Jeunes Ambassadeurs de l’Engagement associatif » comporte plusieurs réunions de préparation en région, une formation nationale du 10 au 13 juillet 2018 à Paris et un séjour de 2 semaines aux États-Unis du 20 octobre au 4 novembre 2018 La 1ère semaine sera consacrée aux visites institutionnelles et associatives à Washington D.C, la 2ème semaine au séjour en famille d’accueil et dans un lycée américain, en périphérie de Washington D.C.

Enfin, à l'issue, un weekend d’évaluation du programme aura lieu en janvier-février 2019 à Paris.

Pour postuler https://fr.usembassy.gov/fr/education-culture-fr/youth-ambassadors-fr/  et sur le site de la Délégation interministérielle pour l’égalité des chances des Français d’Outre-mer www.gouvernement.fr/egalite-outremer

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22 mars 2018 4 22 /03 /mars /2018 13:11
Me Démocrite, Francis Carole, Alfred Marie-Jeanne, Me Ursulet, Me Charrière-Bournazel, Me Boulogne Yang Ting

Me Démocrite, Francis Carole, Alfred Marie-Jeanne, Me Ursulet, Me Charrière-Bournazel, Me Boulogne Yang Ting

Procès Marie-Jeanne

Du 23 au 30 mars, la 11e chambre correctionnelle du tribunal de Paris devait juger Alfred Marie-Jeanne, président de la CTM, sa fille Maguy, et le compagnon de cette dernière, Mark Frampton pour faux et usage de faux, prise illégale d'intérêt et recel dans l’affaire de la construction par la Région Martinique d’une école à la Dominique et la réhabilitation et construction de deux bâtiments d'une école à Grenade.

En raison de la journée "Justice morte", le 21 mars, le procès n'a démarré réellement que ce jeudi 22 pour être renvoyé à une date ultérieure... 

L'enjeu de l'audience de cet après-midi

Après le faux départ hier du procès, la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris n'abordera pas encore le fond ce jeudi après-midi. Les avocats de la défense vont d'abord soulever des incidents de procédure in limine litis, c'est à  dire avant l'examen du litige proprement dit qui pourrait ne démarrer que vendredi. C'est en tout cas ce qu'a laissé entendre la présidente Fabienne Siredey-Garnier quand elle a déclaré que ce dossier comportait des "péripéties intrinsèques et extrinsèques propres à perturber le cour normal de cette audience".

Ainsi donc, la première "péripétie" sera l'examen d'une question prioritaire de constitutionnalité. Cette QPC  portera sur la question du dépaysement de ce procès qui pour la défense d'Alfred Marie-Jeanne créé un préjudice,  "un déséquilibre des armes". La défense entend donc plaider l'inconstitutionnalité de ce dépaysement. "M. Marie-Jeanne n'a pas choisi de venir ici", a résumé Me Ursulet. Pas sûr que ça ne marche.

Le seconde exception de procédure est une demande de sursis à statuer par rapport à la plainte pour faux qu'Alfred Marie-Jeanne a déposée contre le parquet de Fort-de-France.  En effet si le juge parisien chargé  d'instruire cette plainte a rendu une ordonnance de refus d'informer, l'appel de cette décision ne sera examiné que le 24 mai par la chambre de l'instruction. "Comment juger cette affaire, demande Me Ursulet, avant que le procureur de Fort-de-France ne réponde de notre plainte pour faux devant la justice ?" Cet aspect devrait interroger plus sérieusement les juges.

Enfin, la dernière exception procédurale concerne la défense de Marc Frampton qui reproche à l'ordonnance de renvoi devant la 11e chambre de n'être qu'un copié-collé, fautes d'orthographe comprise, du réquisitoire du parquet, ce qui laisserait entendre que le juge d'instruction n'aurait pas instruit ce dossier à charge et à décharge. Sa défense estime encore que cette ordonnance ne précise pas ce qui est reproché à M. Frampton.

Si le tribunal surmonte ces premières difficultés, le procès devrait se poursuivre vendredi. Sinon, il sera renvoyé à une date ultérieure. C'est sur le dernier point, la qualité de l'ordonnance de renvoi que le tribunal et le parquet ont donné raison à la défense...

FXG, à Paris

Repères

La défense d'Alfred Marie-Jeanne

Me Alex Ursulet et le bâtonnier Christian Charrière-Bournazel

La défense de Maguy Marie-Jeanne

Me Corine Boulogne Yang Ting et Me Daniel Démocrite

La défense de Mark Frampton

Me Raphaël Constant

La défense de la CTM, partie civile, représentée par Francis Carole

Le bâtonnier Jean-Marie Burguburu et Me Marie Burguburu

Les témoins présents à l'audience

Daniel Marie-Sainte

Michel Michalon

Miguel Laventure

Louis-Félix Ozier-Lafontaine

Serge Capgras

Le tribunal est présidé par Fabienne Siredey-Garnier

Le procureur est le substitut Nicolas Baïetto

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21 mars 2018 3 21 /03 /mars /2018 08:07

Le Conseil d'Etat rejette le pourvoi de Mohamed Abdallah

Nouvel épisode dans le feuilleton judiciaire dont Mohamed Abdallah est le héros depuis ce soir de novembre 2007 où il dénonça une agression au couteau dans le collège Pablo-Neruda de Pierrefitte-sur-Seine dont il était alors principal adjoint. Le gouvernement, la presse nationale s'étaient alors emparés de cette affaire où la justice le soupçonna d'avoir tout manigancé afin d'obtenir plus rapidement sa mutation chez lui, à la Réunion. Condamné en 2011 à six mois avec sursis pour "dénonciation de crime ou délit imaginaire ayant entraîné des recherches inutiles", il avait été relaxé en appel en décembre 2012.

Et si en mai dernier, Mohamed Abdallah se retournait devant le tribunal administratif de Saint-Denis pour obtenir le remboursement de ses frais de justice, Mohamed Abdallah a essuyé lundi à Paris un revers devant le Conseil d'Etat. Les magistrats du palais Royal ont en effet refusé d'admettre son pourvoi en cassation contre l'arrêt du 7 mars 2017 de la cour administrative de Bordeaux. Cela vient mettre un terme à une partie du combat que M. Abdallah a entrepris devant les instances administratives depuis 2012. A cette époque, c'est-à-dire, six mois avant sa relaxe en appel, il avait saisi le tribunal administratif de Saint-Denis pour lui demander d'annuler sa réintégration dans le corps des attachés d'administration au profit du corps des personnels de direction. Il avait eu gain de cause le 5 mars 2015 et le ministère de l'Education nationale était condamné à réexaminer sa situation. Mais celui-ci préféra interjeter appel et obtenait gain de cause à son tour, le 7 mars 2017. Devant le conseil d'Etat, le 8 mars dernier, Mohamed Abdallah a fait valoir que la cour de Bordeaux avait commis deux erreurs de droit, la première en jugeant qu'il se trouvait alors en position de détachement dans les corps des personnels de direction jusqu'en août 2010 et la seconde en ne renouvelant pas son détachement... Rien de solide puisque le Conseil d'Etat a décidé, dans sa décision rendue hier de ne pas admettre le pourvoi de M. Abdallah.

FXG, à Paris

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21 mars 2018 3 21 /03 /mars /2018 07:03

Foyer de Terre Rouge : un pourvoi très incertain à Paris

La chambre criminelle de la Cour de cassation devrait se prononcer début mai dans l'affaire du pourvoi du parquet général de la Réunion contre la décision de la cour d'appel de Saint-Denis dans l'affaire du foyer départemental de l'enfance à Saint-Pierre. Les magistrats de Saint-Denis avaient en effet relaxé en mars 2017 la présidente du Conseil général Nassimah Dindar, et les conseillers généraux Bachil Valy et Jean-Jacques Vlody dans l'affaire du foyer de Terre-Rouge. En première instance, les trois élus du département avaient été reconnus coupable de discrimination à l'embauche en faisant recruter  en 2008 des militants politiques qui les avaient aidés dans leur campagne électorale, par le foyer départemental de Terre rouge, un établissement d'accueil pour enfants en difficulté, au détriment d'agents qualifiés. Nassimah Dindar avait été ainsi condamnée à huit mois de prison avec sursis, trois ans d'inéligibilité et 30 000 euros d'amende, Jean-Jacques Vlody, six mois de prison avec sursis et dix-huit mois d'inéligibilité et Bachil Valy, quatre mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité. Considérant que l'arrêt qui les a relaxés était insuffisamment motivé en droit, le procureur général s'était pourvu en cassation pour tenter d'obtenir un nouveau procès et bien sûr une condamnation au moins égale à celle de première instance.

Hier matin à Paris, l'affaire du Foyer départemental a été la première appelée et l'avocat général a évacué le sujet en moins de dix minutes pour conclure au rejet du pourvoi. Selon lui, l'arrêt de la cour d'appel de Saint-Denis est suffisamment motivé et la cour d'appel de Saint-Denis n'a commis aucune erreur de droit en disant que le recrutement de militants politiques ne constituait pas une discrimination à l'encontre des agents du foyer départemental.

Il appartient désormais aux conseillers de la chambre criminelle de la Cour de cassation de se prononcer. Le président a mis l'affaire en délibéré au 7 mai.

FXG, à Paris

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19 mars 2018 1 19 /03 /mars /2018 07:20

La réforme constitutionnelle et les Outre-mer

La réforme constitutionnelle que préparent l'Elysée et le gouvernement devrait faire l'objet d'une présentation en conseil des ministres à la fin du mois d'avril.

Les outre-mer seront particulièrement concernés par l'évolution institutionnelle qui pourrait en découler avec le projet de réforme des articles 72, 73 et 74 de la Constitution. En effet, ce qui est pour le moment dévolu aux seules régions d'outre-mer dans le cadre de l'article 73, le pouvoir d'adaptation et les habilitations, pourrait être étendu à l'ensemble des régions hexagonales dans le cadre de l'article 72. Cette évolution pourrait à son tour engendrer une évolution des articles 73 et 74 qui se trouveraient ainsi "up-gradés". Il est vrai que pour l'heure, la Martinique et la Guadeloupe qui bénéficient de l'article 73, revu en 2003, n'ont pu mener à terme que trois lois d'habilitation en matière de transport, d'énergie et de formation. Et la procédure a pris deux ou trois ans à chaque fois. Ainsi ce qui n'était possible que dans les outre-mer le serait dans toutes les régions. Dès lors, la question que nombre de parlementaires d'outre-mer se posent, c'est qu'est-ce que les régions d'outre-mer vont-elles avoir comme possibilités nouvelles ? La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, indiquait dès le mois de janvier que le temps était à la différenciation. Le gouvernement se dit ainsi à l'écoute des territoires. Les Antilles aimeraient approfondir et simplifier le pouvoir d'habilitation, la Guyane regarde prudemment du côté de l'article 74, Mayotte pourrait s'inspirer de la collectivité nouvelle de la Guyane et si la Réunion doit pouvoir se prononcer sur la fin ou non de l'alinéa 5 de l'article 73 de la Constitution, l'amendement Virapoullé, qui l'exclut du pouvoir d'adaptation, elle ne pourra pas moins s'exclure du débat plus large de la révision institutionnelle.

L'article 74 en ligne rouge

Pour l'heure, le temps est aux consultations. C'est ainsi que Stanislas Cazelles, le conseiller outre-mer du président de la République, a reçu mercredi matin le député LR de la Réunion, David Lorion. Celui-ci a le sentiment que l'Etat veut "une connexion permanente et directe" avec les collectivités territoriales pour aboutir à une décision plus rapide, mais il craint une certaine mise à l'écart du Parlement. "Si on va trop loin, explique-t-il, on entre dans le domaine de l'article 74, or il faut que le droit commun reste la norme. Respecter la volonté du territoire ne doit pas aboutir à nous exclure des lois nationales au profit de lois locales ou lois pays." Pour faire court, il redoute une tentation césariste du président Macron. Stanislas Cazelles aurait toutefois précisé aux parlementaires que l'article 73 ne deviendrait pas l'actuel article 74. Un tel glissement, qui signifierait la sortie du régime législatif commun, fait encore effet d'épouvantail dans les DOM. Comme rien n'est encore décidé, il appartient aux collectivités territoriales et à leurs parlementaires, dans le cadre des assises des outre-mer, ou des états généraux en Guyane, de faire connaître leur volonté en matière d'évolution institutionnelle puisque le gouvernement ne jure que par la co-construction. Tout reste encore à faire et rien n'est encore arbitré. Tout au plus, le conseiller Outre-mer d'Emmanuel Macron lance-t-il des ballons d'essai pour sonder les opinions. En retour, le député Lorion et ses amis républicains laissent entendre que si les régions ont beaucoup de compétences, ils souhaitent que ces dernières restent contrôlées par le Parlement. De même qu'ils tracent une ligne rouge, celle de l'article 74.

FXG, à Paris

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