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25 avril 2018 3 25 /04 /avril /2018 06:02

Annick Girardin confirme le calendrier des assises

Après la semaine intense de réunions que la ministre des Outre-mer a tenue avec les élus des territoires et les ministres de l'Europe, de la Santé, de l'Economie et le Premier ministre pour ce qui concerne Mayotte, Annick Girardin est venue rappelé sa méthode et son calendrier de travail. "Le premier pari gagné, a-t-elle déclaré, ce sont 25 000 citoyens qui ont participé aux assises des Outre-mer." Elle s'est félicitée d'avoir reçu quelque 2000 projets qui seront tous consultables sur le site du ministère même si tous n'auront pas vocation à être mis en oeuvre ou à se retrouver dans le livre bleu outre-mer. Le coordinateur des assises Thierry Bert rendra son rapport dans un mois. Ce rapport sera à la base du livre bleu outre-mer qui sera remis au président de la République lors de la dernière semaine du mois de juin. Dans la foulée, la Premier ministre présidera un conseil interministériel de l'Outre-mer, sans doute début juillet. Enfin, la ministre a indiqué que les contrats et plans de convergence prévus dans la loi égalité réelle outre-mer seraient mis en place en septembre au lieu du mois de juillet. C'est ensuite dans le projet de loi de finances 2019 que se retrouveront les moyens et outils décidés lors des assises.

FXG, à Paris

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25 avril 2018 3 25 /04 /avril /2018 06:01
Annick Girardin le 19 avril 2018

Annick Girardin le 19 avril 2018

INTERVIEW : Annick Girardin, ministre des Outre-mer

"Le gouvernement souhaite donner de la visibilité à la défiscalisation jusqu'à 2030"

Pouvez-vous nous assurer que la réforme des aides économiques n'a pas été l'occasion pour Bercy de donner un coup de rabot dans l'enveloppe globale des 2,5 milliards d'aide ?

Le Premier ministre a souhaité que je conduise cette réforme à périmètre au moins constant, dans le respect bien sûr des contraintes budgétaires. Il y a eu des coups de rabot en 2013, c'est vrai. Mais ici, ce n'est pas vrai ! Il n'y a pas de coup de rabot parce que ce n'est pas l'esprit de la réforme. Et entre nous,  « Bercy », comme vous dites, n’a pas besoin de prétexte pour en faire, c’est sa vocation.
Plaider la cause de l'économie ultramarine dans un contexte budgétaire tendu a-t-il été facile ?

La cause ultramarine, elle se plaide ! Les spécificités, la prise en compte de la différence, ça se plaide avec toujours autant de difficultés. Les débats budgétaires n’ont jamais été faciles. J'ai été quatre ans ministre et je peux vous le confirmer, et les anciens ministres des outre-mer peuvent en témoigner. Le gouvernement dans son ensemble est intéressé à la question des Outre-mer et le président de la République a voulu les assises pour co-construire avec les territoires des réponses plus adaptées. Ca ne veut pas dire pour autant que nous aurons un budget illimité ! Ca veut dire que lorsque l'on a des propositions sérieuses, au service des territoires et de leurs transformations, alors on trouve des alliés dans le gouvernement ! C’est l’écosystème économique que nous réformons. Ces aides sont indispensables aux entreprises de nos territoires. Nous devons les adapter, en créer de nouvelles, mais surtout sécuriser dans le temps, c'est que nous demandent les entreprises.

La Lodeom a-t-elle vocation à être remplacée ?

Oui et non ! Oui car je souhaite renouveler et prolonger ses outils. Non car à ce stade je ne pense pas qu'une grande loi de programmation soit utile. Tout peut se passer en loi de finances même si beaucoup de parlementaires préfèreraient une loi type LODEOM2. Mais dans tous les cas, c'est la loi de finance qui va clore le débat !

Au niveau des aides à l'investissement, qu'en est-il de la future défiscalisation et de sa lisibilité dans le temps ?

La défiscalisation est une aide d'Etat pour une période donnée. La période actuelle prend fin en 2020. Il n'est pas évident que l'on puisse inscrire les choses dans un temps beaucoup plus long, mais tout le monde au gouvernement souhaite donner de la visibilité à ce dispositif. Moi qui suis très attachée à l'accord de Paris et aux 17 objectifs de développement durables qui ont pour échéance 2025 et 2030, j’aimerai caler ces réformes sur ces deux grands rendez-vous, qu’on puisse s’inscrire dans ce même temps.

La TVANPR est-elle suprimée, si oui sera-t-elle remplacée ?

La TVA NPR a été initiée en 1953. Le dispositif a été retravaillé depuis, mais je crois que nous devons nous interroger sur son efficacité. C'est un outil dont les montants restent stables d'année en année dans les documents budgétaires, c'est 100 millions... Il faut réactiver cette dépense et créer un nouvel outil plus dynamique et qui soutienne les entreprises dans le développement, l'ingénierie et le financement. Le montant sera équivalent et le dispositif à la hauteur des besoins. Ce nouvel outil sera en outre accessible à la Guyane et à Mayotte qui était exclue de la TVA NPR.

Quels seront les contours du futur fonds d'investissement d'Etat ? Comment les entreprises ultramarines pourront-elles y prétendre ?

Des territoires ont déjà des fonds d'investissement, je ne sais pas si nous devons en faire un directement à la main de l’État. Ce qui est sûr, c'est que la palette d'outils ne permet pas d'intervenir au capital des entreprises, c'est pourtant essentiel. Nous devons construire avec les acteurs économiques des partenariats de développement sous forme de subventions, de garanties bancaires ou de capitalisation. Il n' y a pas d'un côté l'Etat, de l'autre les entreprises, il faut une communauté de destin entre les entreprises et les territoires, c'est essentiel pour donner un élan économique, créer de la valeur et donc de l'emploi. Le fond d'investissement ou tout autre moyen d'intervention au capital est un bon moyen de répondre à cet enjeu.

L'aide au fret est-elle maintenue ?

Il y a deux aides au fret, l'aide au fret portée par les fonds européens, qui continue à fonctionner, et l'aide au fret de l’État réactivée par la loi EROM. 5M€ sont budgétisés sur cette ligne, et nous n'avons pas l'intention de le remettre en cause.

Comment a été arrêté le montant définitif du CICE et par quoi va-il être remplacé ?

Le CICE a été apprécié par les services fiscaux qui se sont appuyés sur les déclarations des entreprises, ce sont des vrais chiffres, pas des estimations. Je sais la polémique sur l'écart présumé entre le montant exigé et le montant exigible, je l'entends. Le CICE sera aussi supprimé dans l’Hexagone : il a été pensé ainsi. Rien ne justifie que nous ayons un écart de méthode. Je crois que nos chiffres en projection pour 2019 convergent avec ceux des socioprofessionnels, je suis sûre de pouvoir les rassurer sur ce point dès que nous annoncerons les sommes...

Environ ?

Un peu plus de 500 millions d'euros.

Qu'en sera-t-il des exonérations de charges sociales ?
Il y a aujourd'hui huit dispositifs d’exonération de charges, c'est assez peu clair et assez peu lisible. En y réinjectant le CICE, se sont près de 1,8 milliard qui sont dévolus à la baisse du coût du travail en outre mer. L'effort est considérable quand on le compare à la masse salariale globale outre-mer qui est de 8,6 Md€, soit 20 %. Nous souhaitons des dispositifs plus clairs tout en maximisant l'efficacité de ces mesures sur la compétitivité des entreprises et l'emploi.  Nous finalisons nos propositions avant d'échanger avec les parlementaires et les socioprofessionnels, permettez moi de leur réserver la primeur de nos propositions.

Que deviennent les dispositifs zonés (ZFA, ZFU, ZRR) ?
Même réponse. Nous finalisons nos travaux de co-construction et je réserve mes réponses. Je peux dire que les dispositifs zonés doivent permettre aux territoires d'être attractifs pour les investissements extérieurs, mais également permettre d'encourager des activités nouvelles, notamment vers l'export. Sur le fond, mon avis est que le zonage sur des tous petits territoires n’a pas grand sens et qu'il faut une mesure qui concerne l'ensemble du territoire. 

Les professionnels et les parlementaires réclament le rétablissement de de l'APL Accession. Quelle est la position du ministère sur ce dossier ?

A la demande des parlementaires, nous avons établi un diagnostic précis des ménages concernés (environ 1350 sur l'ensemble des outre-mer, 376 à la Réunion). Le gouvernement présentera prochainement ses décisions pour prendre en compte et traiter au mieux les opérations en cours. A plus long terme, je proposerai des solutions innovantes pour repenser les parcours résidentiels avec les collectivités, dans un projet plus global de relance du plan logement outre-mer.

Vos prédécesseurs et anciens collègues au gouvernement précédent, Victorin Lurel et Ericka Bareigts vous ont dans leur ligne de mire, Comment vivez-vous leurs attaques vives et régulières ?

J’ai accueilli Ericka à son arrivée à l’Assemblée et elle a été ma collègue au gouvernement pendant un an. J'ai siégé de nombreuses années aux côtés de Victorin Lurel à l'Assemblée. Quand je suis entrée dans le gouvernement de François Hollande, Victorin Lurel en sortait. Il a été très impliqué sur de nombreux dossiers sur lesquels nous nous sommes retrouvés. Ericka Bareigts partage ma vision ambitieuse de la France océanique. Son engagement sans faille pour les outre mer est une chance pour nos territoires et la représentation nationale. Elle est investie à 100% pour les outre-mer. Je travaille avec tous les élus, d’autant plus quand ils ont été ministre des outre-mer et qu’ils ont un regard et une expérience à partager. Avec Ericka Bareigts et Victorin Lurel, on est des insulaires. On peut avoir le sang chaud, mais l’intérêt de nos territoires prévaut toujours.

 

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24 avril 2018 2 24 /04 /avril /2018 11:29

Audit 2018 de l’action d’Emmanuel Macron

Le Cégom (Collectif des États généraux de l’outre-mer / Fédération des Français d’outre-mers) lance la consultation nationale qu’il conduit chaque année, depuis les états-généraux de l’outre-mer en 2009, afin d’évaluer les politiques menées par les chefs de l’État successifs en direction des Français d’outre-mers.

Ceux qui veulent participer à l'audit 2018 peuvent le faire sur

https://goo.gl/forms/sc2FpgCXlzV7jVjW2

 

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24 avril 2018 2 24 /04 /avril /2018 06:55
Dol attaque l'Etat au TA

Les Affaires étrangères pour le rejet de la requête de Thierry Dol

Le recours de Thierry Dol contre l'Etat français a été dépaysé au tribunal administratif de Fort-de-France et est examiné le 24 avril 2018.

Avec ce recours contre l'Etat, personne morale de droit public, l'ancien otage d'Arlit entend  engager la responsabilité de l'Etat français pour faute lourde lors de la séquestration dont il a fait l'objet par Al Qaïda entre 2010 et 2013 et ce indépendamment de la faute des ravisseurs.

Libéré après trois ans de captivité, le 29 octobre 2013 avec ses camarades de captivité Daniel Laribe, Marc Ferret et Pierre Legrand, Thierry Dol a appris qu'il était resté en captivité pour une durée supplémentaire de 544 jours à cause d'une faute de l'Etat. En effet, il a été révélé que le processus de négociation en vue de sa libération et de celle de ses camarades avait pris fin de manière brutale le 3 mai 2013. C'est en effet à cette date que le directeur de la protection d'Areva, Jean-Michel Chereau prenait acte, par une lettre officielle, de l'abandon de l'Etat des négociations en cours.

Thierry Dol a alors dénoncé cette rupture de négociation le 11 mars 2016 en faisant un recours indemnitaire préalable adressé au cabinet du président de la République. Ce recours a été rejeté le 23 mai 2016 par le ministre des Affaires étrangères au motif que l'Etat n'aurait commis "aucune faute lourde susceptible d'engager sa responsabilité", indiquant par ailleurs que la saisine du Fonds de garantie des victimes di terrorisme faisait obstacle à toutes demandes  d'indemnisation complémentaires. Le 24 juin 2016, Thierry Dol a fait un recours contre cette décision, mais le 3 août, le directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères rejette sa nouvelle demande. C'est alors que Thierry Dol a saisi la justice administrative afin d'obtenir la condamnation de l'Etat à l'indemniser pour le préjudice résultant de la rupture des négociations, à savoir 544 jours supplémentaires de captivité.

Réalité ou non de la rupture des négociations...

Le tribunal administratif devrait se montrer retors dans la mesure où il met déjà en doute sa compétence ou encore l'aspect tardif de la requête de Thierry Dol. Par ailleurs, le mémoire en défense du ministère des Affaires étrangères indique que "l'obligation des ressortissants français à l'étranger ne saurait s'entendre comme une obligation de résultat", mais il ajoute : "Ce n'est qu'en cas de carence manifeste de l'Etat qu'une faute lourde de l'Etat est susceptible d'être caractérisée et d'engager la responsabilité de la puissance publique." Il estime que Thierry Dol ne fait pas la démonstration de la réalité de la rupture des négociations... Par ailleurs, le ministère des Affaires étrangères trouve l'évaluation que fait M. Dol de son préjudice au titre de ces 544 jours de détention supplémentaires "manifestement exagérée" et même non fondée ! Le ministre des Affaires étrangères propose au tribunal administratif de rejeter la requête de Thierry Dol.

FXG, à Paris

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23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 14:07
 iqué en ligne
LOGO France Ô

 

France Ô propose aux Ultramarins de l’Hexagone de devenir un des visages de la chaîne !

 

France Ô
 

En janvier dernier, les chaînes du groupe France Télévisions ont changé d’identité graphique.
À cette occasion, France Ô la chaîne des Outre-mer, change d’habillage.
Plus proche, plus spontanée, plus incarnée : France Ô souhaite faire de ses téléspectateurs les visages de son antenne !

 



Des petits modules de 10 secondes viendront ponctuer la programmation de la chaîne. Ils mixent des visages et des lieux tournés en Outre-mer et dans l’Hexagone.

 



Des tournages* seront organisés à Marseille, Bordeaux, Le Mans et Paris à partir du 11 juin prochain.

Vous êtes originaire d’Outre-mer, homme ou femme, jeune ou moins jeune, devenez un des visages de France Ô ! 

 



Pour participer, envoyez un selfie, précisez vos coordonnées mail ou téléphone, votre ville, la/les date(s) et où vous serez disponible à : yelena.dossantos@francetv.fr.

Date limite de vos envois pour participer : le 15 mai. Une fois sélectionné(e), vous recevrez un mail de confirmation et le lieu/horaire de rendez-vous.

* Une autorisation et une cession de droits à l’image sera signée lors des tournages par chacun des protagonistes.

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23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 11:11
Pollutions en Guadeloupe et Martinique

Ary Chalus, président de Région

"M. Hulot méconnaît vraiment les problèmes"

Que retenez-vous de la réunion consacrée à la crise chlordécone avec les ministres des Outre-mer et de la Santé ?

D'abord l'annonce d'un appel à projets pour que les scientifiques puissent faire des recherches et trouver des solutions pour que nous puissions éliminer cette molécule et rassurer la population. Mme Girardin a annoncé la tenue d'un colloque en octobre à la Martinique et j'espère que ce colloque nous apportera des. Ce qui est important aujourd'hui c'est que nous soyons solidaires,  que la population soit rassurée et que les scientifiques puissent proposer un plan pour remédier à cette pollution en Guadeloupe et en Martinique.

C'est le troisième plan chlordécone et ça fait 20 ans qu'on en parle. Tout ceci est-il bien utile ?

On est au troisième plan est peut-être y en aura-t-il un quatrième, un cinquième et que d'ici 400 ans, nous serons encore dessus... Nous attendons la venue du directeur de la santé, mais c'est des scientifiques nous attendons quelque chose, qu'ils trouvent un remède pour éliminer cette molécule et rassurer la population guadeloupéenne.

Sommes-nous sûrs de la qualité des produits importés ?

C'est une question qui s'est posée à Saint-Martin après les ouragans.  Nous avons envoyé de l'eau,  des aliments,  des racines dont des ignames susceptibles de contaminer Saint-Martin.  J'ai demandé à ce qu'on soit véyatif et surtout que l'on fasse un contrôle strict sur tous les aliments qui entre en Guadeloupe, notamment ceux qui sortent du Costa Rica. Car même si nous faisons un travail pour supprimer cette molécule si nous laissons entrer d'autres aliments de pays plus contaminé que nous,  ça n'arrangera pas le problème !

Y a-t-il un problème sur les limites maximales de résidus ?

Oui elles ne sont pas toutes au même niveau de pourcentage et ça a été un grand débat lors cette réunion mais ce sont les scientifiques qui nous donneront les résultats lors du colloque du mois d'octobre.

Les clés du problème sont donc dans les mains de scientifiques, pas tellement des politiques ?

C'est par là que nous aurions dû commencer, comme pour les  sargasses ! On ne peut pas nous dire quel est le niveau de toxicité, on ne peut pas nous dire si cela pose un problème de santé publique... Je crois que les scientifiques sont les plus aptes à nous dire aujourd'hui que faire, où, quand et comment dépolluer. Sara Gaspard qui est professeur de chimie à l'université des Antilles et qui nous a accompagné lors de cette réunion, nous dit que l'eau agricole qui sort de la montagne polluée peut polluer aussi la Grande-Terre ! Voilà pourquoi il est important de pouvoir financer des recherches.

Quel était l'état d'esprit de la ministre ?

Les deux ministres, Mme Buzyn et Mme Girardin sont vraiment prêtes à nous accompagner et à mettre les moyens pour que nous puissions définitivement régler ce problème.

Avez-vous le même optimisme avec la crise des sargasses ?

Nous ne sommes pas satisfaits de la présence de la directrice de cabinet de M. Hulot ! On aurait préféré que le ministre soit là pour nous écouter et prendre une décision. Il était dans une réunion à Notre-Dame des Landes ! Annick Girardin nous a indiqué sa volonté de lancer des appels à projet qui tardent à venir, mais ce qui est important actuellement, c'est que l'Etat prenne conscience de la gravité de ce problème.

Y aura-t-il une déclaration de catastrophe naturelle ?

L'état de catastrophe naturelle n'existe pas, mais c'est une catastrophe que nous vivons ! La ministre nous annoncé une centaine personnels. J'ai demandé l'intervention de l'armée pour nettoyer les communes, qu'on puisse mesurer sérieusement le PPM et avoir des résultats sur le niveau de toxicité de ces sargasses. Nous avons des entreprises à Capesterre de Marie-Galante qui ont un marché pour travailler et qui ne peuvent travailler car les gens ne peuvent respirer !

Etes-vous satisfait de la somme débloquée ?

1,7 millions, ce n'est pas assez ! Le sénateur de Saint-Barthélemy, Michel Magras nous a indiqué que sur sa petite île, il dépense 1 million dans l'année. Pour la Guadeloupe, 1,7 millions ne seront pas assez !

Vous vous êtes entretenu tout de même avec M. Hulot, il y a quelques jours au téléphone...

Je me suis rendu compte qu'il méconnaît vraiment les problèmes parce qu'il m'a posé beaucoup de questions concernant l'impact sur la Guadeloupe. Mais comme je lui ai dit, si ça se passait dans l'Hexagone, en Bretagne ou ailleurs, je pense que plusieurs ministres se seraient déplacés. J'ai fait comprendre et entendre mon mécontentement, mais c'est à nos, Guadeloupéens et Martiniquais, d'être solidaires et de prendre nos responsabilités pour pouvoir soulager nos populations. Et nous devons coopérer à l'échelle de la Caraïbe pour trouver la source de ce fléau et l'enrayer définitivement.

Propos recueillis par FXG, à Paris

Unanimité contre Nicolas Hulot dans le dossier sargasses

Mercredi 18 avril à Paris, la réunion consacrée à la crise sargasse au ministère des Outre-mer a viré au pugilat pour dénoncer l'absence du ministre de Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot. "Il s'est fait représenter, je veux bien une fois ou deux, mais enfin pas tout le temps, s'est récrié le sénateur Maurice Antiste ! Et c'est vrai qu'on l'a rarement vu sur cette question qui est une question fondamentale d'environnement et liée à la santé !" La réunion a donc été tendue et le mécontentement partagé par tous, y compris les élus de la majorité. "Alors que c'est nous qui nous déplaçons à Paris, M. Hulot est allé régler le problème de Notre Dame des Landes, a commenté le député Jean-Philippe Nilor, ça nous interroge... Est-ce que si on zadifie, si on corsifie davantage nos méthodes, serons-nous mieux pris en considération ? C'est un beau sujet de réflexion que je soumets au peuple de Martinique et de Guadeloupe !" "C'est chaud, a renchéri le député Serge Létchimy, parce que j'ai le sentiment qu'au plus haut niveau de l'Etat, on ne prend pas conscience du niveau de la catastrophe. Alors, on fait de la gestion ! Cette gestion était possible quand il y avait des contrats aidés. On se débrouillait, on prenait des camions, des pelles de la mairie et on charroyait avec les mains quelques fois ! On se débrouillait... Mais ça fait plus de cinq ans ! On a essayé de traiter le problème en amont mais je ne vois rien..."

Face à  eux, la ministre des Outre-mer a montré la volonté de prendre à bras le corps ce problème et s'est engagée à ce qu'une conférence internationale sur le phénomène sargasse soit organisée. "Ce sera une bonne chose en termes de partage de expériences, de la recherche", a salué le sénateur Antiste tout comme M. Létchimy : "Si on ne ramasse pas les sargasses à la source ou en mer, il faut traiter et avoir un usage, donc il faut de la recherche, trouver une utilisation en termes d'engrais, de valorisation... On tâtonne encore trop !" "Il y a un problème d'émanations gazeuses, complète M. Antiste, mais aussi des particules qui se fixent sur les façades des habitations, une espèce de suie... Quel est le niveau de la recherche dessus ? Parce que si ces particules se fixent sur les façades, elles se fixent également dans nos poumons et nos estomacs ! Qu'on nous dise vite la nature réelle de ces particules pour qu'on puisse se protéger." Serge Létchimy veut connaître "la toxicité véritable et les conséquences sur des gens et l'économie".

Les sargasses ont un effet sur l'environnement, sur la santé, sur l'économie, le tourisme, les activités nautiques, la pêche, mais elles ne sont pas considérées juridiquement comme une catastrophe naturelle. "On nous explique que c'est une catastrophe, explique M. Nilor, que c'est un phénomène naturel mais que ce n'est pas une catastrophe naturelle !" Car évidemment, l'enjeu, c'est le déblocage de moyens immédiats, notamment des assurances. La ministre a annoncé des moyens matériels : 1,7 millions d'euros à répartir entre la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane. Une somme jugée insuffisante même si Annick Girardin a indiqué que son ministère pourrait rallonger si nécessaire. "On ne résume pas le destin d'un peuple à 1,7 millions", a commenté Serge Létchimy. Annick Girardin a encore annoncé 100 personnes réparties en 20 brigades entre la Martinique et la Guadeloupe, soit sous forme de travaux d'intérêt général, soit des jeunes du SMA.

FXG, à Paris

Une réunion interministérielle attendue

Face à la levée de boucliers des élus desAntilles et de la Guyane, Annick Girardin a indiqué qu'elle rencontrerait bientôt Nicolas Hulot en compagnie d'Agnès Buzyn (Santé) et de Frédérique Vidal (Enseignement supérieur et Recherche). C'est avec eux d'ailleurs que seront décidés les moyens financiers supplémentaires consacrés au ramassage et à l'élimination des sargasses.

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23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 11:08
Des cailloux pour la NRL

La carrière Ravine du trou reste bloquée à l'étude

L’Autorité environnementale a délibéré le 11 avril sur le projet de carrière au lieu-dit Ravine du Trou et sa mise en compatibilité avec le plan local d’urbanisme de Saint-Leu (Réunion).

Ce projet de création d’une carrière de roche massive a été présenté par la société de concassage et de préfabrication de La Réunion (SCPR), pour alimenter le chantier de la nouvelle route du littoral (NRL). Cette nouvelle route nécessite environ 19 millions de tonnes (Mt) de matériaux dont environ 9 Mt d’enrochements massifs et 10 Mt de remblais.

L'Autorité de l'environnement estime que le traitement des impacts de la NRL dans le dossier de la carrière ne permet pas de rendre compte de la totalité des impacts du projet induits par la nécessité d’extraction de matériaux. Pour l’Ae, ce point devrait être traité par une actualisation de l’étude d’impact en incluant notamment les impacts liés aux autres origines de matériaux nécessaires pour la réaliser.

Les principales recommandations de l’Ae portent sur la protection de la flore et de la faune sauvage. Il faudrait ainsi déplacer deux espèces de fougères remarquables, demander une dérogation relative aux espèces protégées, notamment les chauves-souris dites petit molosse, plusieurs espèces d'oiseaux et les cétacés.

L’Ae a également recommandé à la Région, maître d’ouvrage, de présenter, dans l’étude de danger, une cartographie des tirs de mines et de la dispersion des vibrations dans les secteurs soumis à une surpression comprise entre 20 et 50 mbar et de contacter chaque occupant des bâtiments de ces secteurs pour définir en concertation avec eux les modalités permettant de limiter l’impact des tirs.

C'est pas encore demain qu'il y aura des cailloux pour construire la partie digue de la NRL !

FXG, à Paris

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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 05:43
Suivi de l'accord de Guyane

Un monitoring sur 300 mesures

Un an après la signature de l'Accord de guyane entre l'Etat, les élus et le Kolektif Lagwyan dékolé, le ministère des Outre-mer a invité les élus à faire un point de suivi sur l'évolution de la mise en oeuvre des mesures promises.

Le 3e bilan de l'accord de Guyane a eu lieu mercredi à Paris. La délégation, composée du président de la CTG, des parlementaires Patient, Adam et Serville et du préfet Patrice Faure, a passé plus de deux heures avec Annick Girardin et son staff pour faire un point de suivi sur un ensemble de 300 mesures issues du plan d'urgence pour la Guyane, des accords sectoriels, mais aussi des engagements du président de la République lors de son déplacement en septembre dernier. "Sur le plan d'urgence, a déclaré la ministre, nous sommes passés de 60 % en juillet dernier à 80 % mis en oeuvre, tandis que pour les engagements du président, nous en sommes à 89 % et à peu près autant pour ce qui est du sectoriel. La mise en oeuvre signifie que les actions, les premiers appels d'offre sont lancés."

Ainsi, côté sécurité, l'opération Harpie 2 est partie, tandis que, côté économie, les crédits de la filière bois sont disponibles : "Les projets seront financés avant l'été, dès qu'ils seront déposés", a déclaré la ministre qui a annoncé également des avancées sur la filière pêche, aussi bien la lutte contre la pêche illégale que sa structuration. "Il y a eu une vingtaine de personnes formées dans ce domaine, je demande au préfet que les emplois dans la filière leur soient réservés." L'implication du CNES est un autre sujet de satisfaction puisque un engagement de 40 millions a été renouvelé, conformément au voeu du président Macron, notamment pour le haut débit : les ministres de l'enseignement supérieur et des Outre-mer ont signé Phèdre 2. Sans vouloir faire d'inventaire exhaustif, la ministre a indiqué que tous les thèmes avaient été abordés lors de ce point d'étape. Annick Girardin a indiqué qu'elle se rendrait en Guyane d'ici quatre à six semaines et que ce serait pour elle l'occasion de compléter ce tableau de bord. Le député (LREM) Lénaïck Adam s'est montré satisfait, notamment du point de vue sécuritaire avec la programmation du centre pénitentiaire et du tribunal sur le même site à Saint-Laurent-du-Maroni et, d'un point de vue éducatif, le placement de Saint-Laurent en zone d'éducation prioritaire. Il a encore salué la formation des personnels hospitaliers qui devront travailler dans l'hôpital qui doit être livré dès 2018. Parce qu'il reconnaît que la lourdeur administrative peut faire traîner certains dossiers, M. Adam souhaite que l'on s'inspire des processus mis en place à Saint-Martin après Irma pour "voir les grues proliférer dans le paysage guyanais". Le ton n'est pas le même chez son collègue de la première circonscription, Gabriel Serville. Celui-ci observe que les décisions qui avaient été prises en 2017 pour équilibrer le budget de la CTG ont été validés, salue les mesures adoptées pour la construction scolaire, d'équipements structurants, mais il veut voir comment le budget alloué à la Guyane a évolué entre 2017 et 2018 : "J'ai constaté que les sommes octroyées à la Guyane n'ont augmenté que de 78 millions d'euros. Compte tenu de l'ampleur de l'enveloppe de 1,085 milliard d'euros que nous avions réclamée, on était en droit d'attendre une augmentation beaucoup plus substantielle !" Sans évoquer ce fameux milliard, la ministre a indiqué que ses services avaient chiffré "opération par opération". A quoi répond le député Serville que "les techniciens de Bercy se sont organisés pour faire en sorte de déplacer des masses budgétaires, c'est-à-dire, déshabiller Pierre pour habiller Paul"... La ministre a assuré que le document de travail de la réunion d'hier serait en ligne dans les 48 heures et a ajouté : "Je ne lancerai pas un chiffre global ici ; je renvoie chacun sur le site internet pour avoir les réponses chiffrées."

FXG, à Paris

www.transparenceoutremer-guyane.gouv.fr

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19 avril 2018 4 19 /04 /avril /2018 11:49
Mme Poussin-Delmas, présidente de l'IEDOM

Mme Poussin-Delmas, présidente de l'IEDOM

2017, l'année des records à la Réunion

L'Institut d'émission des départements d'outre-mer (IEDOM) a rendu public, jeudi à Paris, le bulletin annuel de santé économique des territoires d'Outre-mer. Globalement, la présidente de l'IEDOM, Marie-Anne Poussin Delmas a parlé de "regain d'optimisme en phase avec la conjoncture métropolitaine malgré les événements climatiques et sociaux". Ainsi pour la zone de l'océan Indien, l'indicateur du climat des affaires est au vert et même plus puisqu'à la Réunion, il est supérieur à sa tendance sur la longue durée, "un niveau inégalé depuis dix ans", a précisé Mme Poussin-Delmas. A Mayotte, après la crise sécuritaire d'avril 2016, l'indicateur du climat des affaires commençait lui aussi à remonter depuis la fin de l'année 2017.

Du côté de l'évolution des prix, l'océan Indien a connu une inflation relativement contenue avec un taux en hausse de +0,2 % à Mayotte et de + 0,7 % à la Réunion pour un taux de 1,2 % dans l'Hexagone. Cette faible hausse est à relier à celle des prix énergétiques.

L'analyse du financement de l'économie révèle une hausse des crédits de 6 % à la Réunion. Les crédits à l'habitat sont bien orientés tout comme les crédits à la consommation (61 milliards d'encours pour tout les Outre-mer). Après trois ans de recul, les vente de véhicules ont repris fortement avec un record historique à la Réunion : + 25 000 !

Les entreprises aussi se sont remises à investir. Les encours de crédit ont cru de 6,6 % à la Réunion et de plus de 10 % à Mayotte (12 milliards d'encours pour tous les Outre-mer). Selon Philippe Lacognata, directeur général de l'IEDOM, l'année 2017 a été un point d'orgue de la dynamique économique : "Nous ne sommes pas loin du haut de cycle et nous n'avions pas vu ça depuis dix ans après les années difficiles 2009-2013..."

Par ailleurs, la qualité des portefeuilles s'améliore, c'est-à-dire que les créances douteuses diminuent. Entre 2013 et 2017, elles sont passées de 5,5 % à 3,5 % à la Réunion et de 6,5 % à 3,1 % à Mayotte. Les deux îles se rapprochent désormais du niveau national, un niveau jusqu'alors jamais atteint !

Quant aux dépôts bancaires, ils sont eux aussi en forte hausse à 7,4 %. Là encore Philippe Lacognata évoque "une progression des chiffres jamais atteinte depuis dix ans" et ajoute : "Le système bancaire a parfaitement accompagné la reprise économique dans tous les territoires d'outre-mer."

Seule ombre au tableau, l'emploi. Le taux de chômage reste à 26 % à Mayotte (contre moins de 9 % dans l'Hexagone). A la Réunion, il y a eu une amélioration légère du marché du travail avec une hausse de 17 % de l'emploi temporaire, mais le taux de chômage reste plus de deux fois supérieur à celui de l'Hexagone à 22 % dans un contexte démographique différent de celui de l'Hexagone (+0,5 % par an contre 1% à la Réunion et 3% à Mayotte).

Si le regain d'optimisme est bien réel chez les entrepreneurs, ils regrettent une inadéquation entre l'offre et la demande d'emploi qu'ils expliquent par un manque de formations adaptées et un manque d'appétence pour les emplois proposés.

Les perspectives restent prometteuses et après trois ans de croissance à 3%, l'année 2018 devrait encore égaler ce taux peu ou prou. Selon Mme Poussin-Delmas, à la Réunion, "le modèle s'auto-alimente même si on arrive sans doute à haut de cycle".

FXG, à Paris

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19 avril 2018 4 19 /04 /avril /2018 11:40
L'économie guadeloupéenne

2017, l'année des records en Guadeloupe

"Il y a un regain d'optimisme en phase avec la conjoncture métropolitaine malgré les événements climatiques et sociaux." Marie-Anne Poussin-Delmas, président de l'institut d'émission d'outre-mer (IEDOM) a ouvert ainsi, jeudi à Paris, sa présentation du bulletin de santé économique des territoires d'Outre-mer.

Elle a ainsi expliqué que le climat des affaires en Guadeloupe se rapprochait de sa tendance sur la longue durée. L'inflation a été contenue à 1,4 % (contre 1,2 % dans l'Hexagone) et cette légère hausse est à relier à l'évolution du prix de l'énergie. L'évolution des encours de crédit (+4,8 %) montre une amélioration du financement de l'économie. Les crédits à l'habitat restent bien orientés et on note une reprise des crédits à la consommation (61 milliards d'encours dans l'ensemble des Outre-mer, + 4,8 %) qui se traduit par une forte hausse de ventes d'automobiles après une période de recul ces trois dernières années. Les crédits d'investissement des entreprises connaissent eux aussi une belle croissance avec un total des encours à 12 milliards d'euros dans l'ensemble des Outre-mer. "Après les difficiles années 2009-2013 et le recul des encours de crédits, a expliqué Philippe Lacognata, directeur général de l'IEDOM, la remontée est effective depuis 2014, et 2017 pourrait être le point haut du cycle, sans doute son maximum." Par ailleurs, la qualité des portefeuilles s'améliore, c'est-à-dire que les créances douteuses diminuent. Ainsi, malgré un petit infléchissement entre 2016 et 2017, elles sont passées de 7 à 5 % en Guadeloupe (pour un taux moyen de 3 % dans l'Hexagone).

Quant aux dépôts bancaires, ils sont eux aussi en forte hausse à 7,5 %. Philippe Lacognata a parlé d'"une progression des chiffres jamais atteinte depuis dix ans" et ajouté : "Le système bancaire a parfaitement accompagné la reprise économique dans tous les territoires d'outre-mer."

Seule ombre au tableau, l'emploi. La progression du nombre de demandeurs d'emploi est réelle mais elle doit être nuancée par l'impact du plan 500 000 formations en 2016 qui a abouti à reporter à l'année suivante le nombre de chômeurs en formation. Résultat, le taux de chômage est 22,5 % en Guadeloupe soit plus du double du taux hexagonal légèrement inférieur à 9 %. "Les outre-mer, explique M. Lacognata, continuent de se caractériser par un chômage structurellement élevé dans un contexte de dynamisme démographique différent de celui de la métropole (+ 0,5 % contre - 0,5 % en Guadeloupe)." Il ajoute que si les entrepreneurs connaissent un regain d'optimisme, ils regrettent "l'inadéquation entre l'offre et la demande d'emplois, le manque de formations adaptées et le manque d'appétence pour les emplois proposés".

L'IEDOM estime que la dynamique de l'année 2017 devrait se maintenir en 2018, notamment pour ce qui est des crédits à la consommation des ménages et à l'investissement des entreprises avec la perspective de gros chantiers comme ceux du CHU, de nouveaux hôtels ou de l'extension de l'aéroport.

L'année 2017 a connu une évolution favorable en dépit des événements climatiques. "Le regain d'optimisme s'affirme dans le sillage de la conjoncture nationale, a conclu la présidente Poussin-Delmas, en dépit de la perspective des conséquences des crises climatiques et d'un chômage structurellement élevé."

FXG, à Paris

Tourisme et économie bleue au top

La performance de l'année 2017, c'est le tourisme. 2014 avait marqué une rupture de la tendance et une remontée, suivie d'un rebond en 2016 qui se confirme en 2017, qu'il s'agisse du tourisme de séjour ou de croisière. Cela tient à la baisse des prix du transport aérien grâce à la baisse du prix du pétrole et l'ouverture à la concurrence et de bonnes campagnes de communication, "performantes et efficaces", à l'international. Le trafic de l'aéroport de la Guadeloupe, qui est devenu un hub grâce à Norwegian et à son ouverture vers l'Amérique du Sud, a connu un record avec un accroissement de + 6, 8 %. Même réussite avec le taux d'occupation des hôtels (+ 24 % en Guadeloupe) ou les chiffres de la croisière (300 000).

Côté économie bleue, si c'est la Réunion qui reste le premier port d'outre-mer en termes de conteneurs, juste derrière le 3e port français, Dunkerque, la Guadeloupe se situe en 5e place devant Nantes-Saint-Nazaire et Fort-de-France. La Réunion doit ce résultat à son rôle de hub dans l'océan Indien tandis que le grand port maritime de la Guadeloupe aspire à le devenir pour la Caraïbe du Sud, en concurrence avec la Martinique.

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