Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

19 mars 2018 1 19 /03 /mars /2018 06:25
Adam à l'Elysée

Lénaïck Adam reçu à l'Elysée

L'équipe du président de la République a tenu à recevoir Lénaïck Adam mercredi parce que c'est le seul candidat de la République en marche à être sorti vainqueur d'une élection partielle. Emmanuel Macron lui avait téléphoné dimanche soir pour le lui dire et c'est son conseiller politique, Stéphane Séjourné, qui l'a reçu mercredi soir. « J'ai  tenu à lui dire qu'il y avait un certain nombre d'engagements qui ne sont pas appliquées clairement et précisément sur le territoire et que je me devais de faire respecter la parole de l'État sur mon territoire. » Le député de la deuxième circonscription s'est donc chargé d'établir la liste de ce qui n'avance pas. Dès son retour, ce jeudi, le député Adam tiendra une réunion avec le préfet, le recteur, l'ARS, afin qu'ils puissent répertorier toutes les choses qui sont administrativement au ralenti. Comme il le signifiait

déjà mardi au Premier ministre à l'Assemblée nationale, le député veut absolument éviter que l'on revienne aux barricades.

Lénaïck Adam et Stéphane Séjourné,  se sont aussi entretenus de la mission dont doit le charger le premier ministre au sujet de la réforme constitutionnelle. «Il s'agira de voir quelles adaptations sont nécessaires. Le président a accepté que nous ayons un droit à la différenciation pour valoriser les particularismes de la Guyane. » Reste que cette question, si elle est du ressort des états généraux, n'est pas qu'une affaire d'élus, mais de toute la population. Lénaïck Adam s'est par ailleurs engagé auprès de Stéphane séjourné à se rendre à Saint-Martin pour voir quelles sont les facilitations qui ont été faites pour que la lourdeur administrative  pèse moins. « Si des choses ont marché là-bas, autant les utiliser chez nous. J'ai répété que les Guyanais veulent voir les choses changer dans le paysage. L'État doit prendre ses responsabilités et mon rôle de faire lever tous les freins c'est ce que j'ai précisé à l'Élysée et au gouvernement »

Le député avait tenu à interpeller le premier ministre mardi dans l'hémicycle, quand bien même il s'était entretenu auparavant avec son groupe politique et le ministre des relations avec le Parlement; Christophe Castaner.  « Il faut que la population comprenne qu'un parlementaire de la majorité a plusieurs voix, plusieurs outils pour pouvoir travailler et faire passer les messages. J'ai parlé de parlementarisme du couloir, aujourd'hui nul ne peut remettre en question ma capacité à mobiliser un réseau. Je crois qu'avec ce gouvernement, toutes les portes me sont ouvertes et je pèse différemment aujourd'hui. »

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
17 mars 2018 6 17 /03 /mars /2018 10:22

Agnès Buzyn annonce un nettoyage par tranches

Alors que le nouvelle directrice de l'agence régionale de santé, le docteur Valérie Denux, une femme issue de corps de santé des armées, est arrivée en Guadeloupe, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, s'est exprimée mercredi à l'Assemblée nationale sur le CHU à la suite d'une interpellation de la députée apparentée Modem Justine Bénin. En effet, trois mois après l'incendie du CHU qui a conduit à l'évacuation de 1200 personnes dont 700 patients, la tension n'a cessé de monter, ajoutant à cette crise sanitaire inédite, une crise de confiance… Face à la création d'un Collectif de défense du CHU, au droit de retrait de certains professionnels de santé et aux doutes légitimes sur l’effectivité de l’offre de soins suite à cette tragédie, Justine Bénin a demandé à la ministre de rassurer la Guadeloupe et les Guadeloupéens en leur présentant les décisions que le Gouvernement entend prendre pour maintenir les soins critiques en Guadeloupe, pour préserver le caractère Universitaire du Centre Hospitalier, pour conserver l’ensemble des spécialités et finalement pour remettre en état de marche le CHU de Pointe-à-Pitre afin de garantir une offre de soins de qualité en Guadeloupe.

Outre de nouvelles expertises qui seront mises en oeuvre la semaine prochaine par la nouvelle ARS, Agnès Buzyn a annoncé un "nettoyage du CHU par tranches" : "Nous allons délocaliser, a-t-elle déclaré, certaines activités sur des établissements partenaires. Cela permettra de réorganiser les activités restantes en fonction des zones à nettoyer. Cette solution permettra de conserver le plateau technique de soins critiques au sein du CHU pour le meilleur accès aux soins de la population."

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
15 mars 2018 4 15 /03 /mars /2018 19:13
Les députés de la majorité ont applaudi le retour de Lénaïck Adam réélu dimanche dernier dans un duel serré face à Davy Rimane

Les députés de la majorité ont applaudi le retour de Lénaïck Adam réélu dimanche dernier dans un duel serré face à Davy Rimane

Retour remarqué de Lénaïck Adam au palais Bourbon

Lénaïck Adam, a été accueilli mardi à l'Assemblée nationale par un mot de bienvenue du président François de Rugy et une salve d'applaudissement de ses collègues. Le jeune député a retrouvé, à côté du mathématicien à la lavallière Cédric Villani la place, au sein du groupe En marche !, qu'il avait perdue le 8 décembre dernier et qu'il a regagnée dimanche. Pour marquer ce retour, Lénaïck Adam a posé une question au Premier ministre dans laquelle il s'est voulu le porte-parole d'une Guyane unie, à l'instar des manifestants du 28 mars 2017 à Cayenne : "La Guyane, mon territoire, est multiculturelle ; les questions identitaires y sont souvent posées, mais elle a su et pu démontrer son unité le 28 mars 2017 quand des milliers de Guyanais ont défilé ensemble, unis, toutes composantes et origines confondues pour porter leur même revendication. Ensembles, tous solidaires, sans distinction sociale, catégorielle et idéologique, nous avons obtenu les accords de Guyane, inaugurant un nouveau rapport avec la République. M. Le Premier ministre, je viens d'être réélu après une élection invalidée et les accords de Guyane ont été au centre d'une campagne très dure. Je me suis donc engagé à défendre ces accords et à les porter jusqu'à leur plus parfaire concrétisation. Je sais que tous vos services concernés y travaillent et que les avancées réelles sont mises en oeuvre, mais le manque de temps...

Il faut aller vite tant est pressante la situation dans les domaines de l'éducation, de la sécurité, de la santé et de l'immigration clandestine qui ronge la société guyanaise. Le 28 mars 2018, c'est dans quelques jours, nous voulons l'aboutissement d'une révolution guyanaise. Envoyez-nous des signaux forts pour éviter un retour aux barricades. Les enfants et les entreprises de la Guyane ne le supporteraient pas. La population guyanaise dans son ensemble a besoin d'être rassurée et de ne plus douter de la République, et surtout, elle a besoin de la pleine effectivité des accords de Guyane pour retrouver son unité, sa cohésion après cette agitation électorale perturbatrice. Cela devra passer par des simplifications administratives pour accélérer sa mise en oeuvre. C'est mon leit-motiv et je sais pouvoir compter sur vous et votre gouvernement. M. le Premier ministre, que proposez-vous aux Guyanais qui de demandent qu'à voir ?" Edouard Philippe lui a répondu : "Mon gouvernement a confirmé l'engagement qui a été pris au nom de l'Etat par un gouvernement précédent. Le budget 2017, tel qu'il a été revu par mon gouvernement, et le budget 2018, tel qu'il a été conçu, offrent les traductions concrètes du respect par l'Etat de la parole donnée." Comme il l'avait déjà déclaré le 20 février dernier en réponse au député Gabriel Serville. Il a rappelé les crédits exceptionnels pour les écoles (150 millions sur dix ans) et les collèges et lycées (250 millions sur cinq ans). Il a encore rappelé qu'au 1er janvier 2019, l'Etat reprendrait à son compte le paiement du RSA (comme à Mayotte) et qu'en attendant cette date, il avait abondé en 2017 comme en 2018 le budget de la CTG de 50 millions. Concernant la sécurité, il a répété que la Guyane faisait partie des zones prioritaires pour la le déploiement de la police du quotidien, de même qu'elle serait à compter du mois de juin une zone d'expérimentation pour réduire les délais d'instruction de la demande d'asile. Enfin, il a indiqué que le CNES allaient augmenter de 10 millions d'euros sa participation au titre des retombées économiques. "L'objectif de l'Etat, a conclu le Premier ministre, c'est d'avancer résolument dans le sens des accords qui ont été signés, des engagements qui ont été pris pour le développement réel, ambitieux de la Guyane."

A l'issue de cette séance de questions d'actualités, Lénaïck Adam devait s'occuper de son agenda, car à Matignon comme à l'Elysee, on lui a demandé de passer les voir...

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 07:06
Saint-Martin, le coût des réparations

Bilan d'Irma : 500 millions d'engagement financier pour l'Etat

Le 5e comité interministériel pour la reconstruction de Saint-Barth et Saint-Martin s'est tenu lundi soir à Matignon. Le coût total des dégâts assurés après le passage d'Irma a été estimé à 1,83 milliards d’euros et 609 millions ont d'ores et déjà été réglés par les assurances, a-t-on ainsi appris. De même, l’engagement total des pouvoirs publics en faveur des Iles du Nord a été chiffré à 493,6 millions d'euros.

Le dispositif d’urgence a mobilisé 163 millions, le soutien économique aux entreprises, aux particuliers et aux deux collectivités, 140 millions. Ainsi début mars, près de 1600 entreprises représentant environ 7600 salariés (dont 4900 à Saint-Martin et 2700 à Saint-Barthélemy) ont eu recours au chômage partiel. Son coût total minimum avoisine 26,5 millions d’euros, mais il pourrait atteindre jusqu’à 75 millions d’ici la fin de l’année en fonction des besoins des entreprises.

L’Etat a également mis en place un moratoire d’un an sur les cotisations sociales patronales (son coût est de 45 millions) et des aides à la trésorerie de 1000 à 10 000 euros pour les entreprises, valable d’octobre à janvier (coût : 2,7 millions).

Pour les particuliers, une carte prépayée de 300 à 900 euros par famille a été distribuée de novembre à janvier à quelque 4200 foyers sur les deux îles (coût : 2 millions).

Les projets immobiliers de l’Etat pour la réinstallation de ses services, s'élèvent quant à eux à 18,2 millions (15 millions pour la cité administrative).

Le plan d'investissement de la collectivité de Saint-Martin se monte 194,6 millions d’euros pour reconstruire ou rénover ses infrastructures et bâtiments publics dévastés : 33 millions pour un collège et quatre écoles, 12,9 millions pour les équipements sportifs dont une salle omnisports, 14,7 millions pour les réseaux électriques et 33,5 millions pour l'eau, 12,8 millions pour la rénovation d’une partie du parc de logement social et enfin 12,1 millions pour l'hôpital.

L’Etat a décidé d’aider Saint-Martin en finançant de manière exceptionnelle plus d’un tiers de ses investissements, soit 66,4 millions. Il s'agit d’aides non-remboursables. Par ailleurs, un prêt bonifié pourra être octroyé à hauteur de 60 millions. Enfin, l’Etat laissera à la collectivité de Saint-Martin un droit de tirage exclusif sur les 46 millions du Fonds de solidarité de l’Union européenne (FSUE). Pour le délégué à la reconstruction, le préfet Philippe Gustin, "il n'y a plus qu'à ! On a posé le décor, il faut maintenant que la pièce se joue et que le principal acteur, à savoir la collectivité de Saint-Martin se mette au boulot." Pour rappel, la totalité des équipements (réseaux, écoles etc.) sont de la compétence de Saint-Martin, la collectivité étant fiscalement autonome. A titre de comparaison, les Néerlandais n’ont accordé pour le moment qu’un prêt de 22,7 millions d’euros à Sint Maarten en sus des 55 millions de dépenses déjà faites pour l’urgence.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
12 mars 2018 1 12 /03 /mars /2018 06:53
Nouvelle affaire CEREGMIA

Serge Létchimy éclaboussé

La découverte d'archives dans un vide sanitaire de l'université a révélé une nouvelle affaire CEREGMIA avec les mises en examen de Pascal Saffache et de Fred Célimène et le régime de témoin assisté pour Serge Létchimy.

En marge de ce dossier, des archives délaissées appartenant à la principauté de Monaco...

Pascal Saffache, ancien président de l'UAG, et Fred Célimène, ancien directeur du laboratoire CEREGMIA de l'UAG, ont été mis en examen par la juge Joly de Fort-de-France, respectivement pour recel et complicité de recel de délit de favoritisme. Cette nouvelle affaire CEREGMIA vaut à l'ancien président de Région, Serge Létchimy, d'être placé sous le statut de témoin assisté pour atteinte à l'égalité d'accès à un marché public. En cause, les archives de la Région...

Tout débute avec la découverte en septembre 2014 dans un vide sanitaire sous la bibliothèque universitaire (BU) de 300 m3 d'archives entreposées sans aucune protection contre le feu, l'eau, l'humidité, les insectes ou les rongeurs. Ces archives appartiennent pour l'essentiel à la Collectivité territoriale de la Martinique. Elles ont fait l'objet d'une convention signée le 18 octobre 2011 par le président de la Région, Serge Létchimy et le président de l'UAG, Pascal Saffache. Cette convention précise que les archives sont confiées à "l'UAG-CEREGMIA" (sic) pour une durée de dix mois moyennant 110 000 euros dont 55 000 à la signature. Elle sera prorogée jusqu'à quinze mois et en tout, ce seront 160 000 euros que la Région aura versés au CEREGMIA.

Fred Célimène a acquis, sur financement du FEDER (Europe), un super scanner d'une valeur de 1,2 millions d'euros. Le CEREGMIA s'engage à régler le problème du stockage et de la numérisation des archives de la Région. Les archives sont dans un premier temps entreposées dans deux salles climatisées de la BU avant que Fred Célimène ne prenne la décision, sans en aviser personne, de les déplacer dans un vide sanitaire pour libérer l'espace.

Désastre

Cette opération s'est faite contre l'avis du conservateur des archives de la Région, Henry Delinde, qui a même donné sa démission au président Létchimy qui l'a refusée, pour dire son opposition à l'externalisation du traitement des archives. "Aucune numérisation n'a eu lieu", témoignera le conservateur aux enquêteurs, qui avise le préfet, le président Létchimy et les archives départementales. "Il n'y a d'ailleurs jamais eu d'ébauche de mise en oeuvre de l'archivage électronique, poursuit-il, la situation est un désastre !" Le conservateur va plus loin en accusant  directement Fred Célimène "d'abus ou de manipulation" : "M. Célimène cherche à récupérer la totalité des archives pour les numériser dans un but financier dès lors qu'il aurait produit la facture au conseil régional... Moi, j'aurais été sa caution."

Favoritisme

L'affaire va alors connaître une suite judiciaire quand en septembre 2014 la présidente Mencé-Caster demande à Me Sabrina Goldman du barreau de Paris de saisir le parquet de Fort-de-France pour dénoncer les faits. D'abord, l'UAG n'est pas agréée pour conserver des archives, d'autre part, les sommes en jeu étant supérieures à 90 000 euros, un appel d'offre était obligatoire... La juge Salabert, puis la juge Joly ont instruit l'affaire pour aboutir en juin et juillet 2017 aux mises en examens de Pascal Saffache et de Fred Célimène. Si le parquet a requis celle de Serge Létchimy, ce dernier a pu bénéficier du régime de témoin assisté le 21 septembre 2017. L'ancien président de Région qui parlait d'abord de "projet de recherche" sur les archives a ensuite fait état d'une simple "location de locaux" en attendant l'achèvement, route de Didier, des bâtiments dédiés aux archives... Serge Létchimy a chargé quatre avocats de sa défense, dont Jean-Pierre Mignard. La juge Joly s'apprêterait à boucler cette information judiciaire.

FXG, à Paris

Le pendant monégasque de l'affaire CEREGMIA

Lors de la découverte des 300 m3 d'archives dans le vide sanitaire de la BU, Sylvain Houdebert, directeur du service commun de la documentation de l'UAG, avisait la police de la présence d'autres archives dont celles de l'institut océanographique de Monaco. Cela confirmait ainsi la teneur d'un courrier de juillet 2014, écrit par Patrick Piguet, conservateur des archives patrimoniales de l'institut océanographique de Monaco qui, ayant appris par la presse le scandale du CEREGMIA, s'inquiétait auprès de la présidence de l'université du sort des archives qu'il avait confiées en décembre 2012 à Fred Célimène... Par une convention signée avec l'UAG le 12 novembre 2012, le CEREGMIA  s'engageait alors à numériser les 343 volumes d'une revue scientifique dont certains furent mis en oeuvre par le prince Albert 1er de Monaco lui-même (ses campagnes scientifiques à partir de 1889). Ces ouvrages "d'une valeur patrimoniale inestimable" devaient être numérisés dans le cadre du projet de bibliothèque numérique porté par Fred Célimène, la plateforme "océanaute". Patrick Piguet a indiqué mercredi à France-Antilles que, "pour sortir par le haut" de cette situation qui pourrait créer un embarras diplomatique, une nouvelle convention avait été signée le 20 février dernier avec l'université des Antilles pour organiser le retour des archives à Monaco. Mais, de son propre aveu, Patrick Piguet avoue n'avoir aucune idée de l'état dans lequel il va les retrouver après leur séjour dans le vide sanitaire...

 

L'autre affaire CEREGMIA

Fred Celimene, Kinvi Logossah et Eric Carpin sont mis en examen depuis bientôt trois ans pour sept chefs d'inculpation dont un détournement de fonds en bande organisée au détriment de l'Union Européenne pour 14 millions d'euros. 

Les poursuites disciplinaires

Une première décision en juin 2016 du conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) a conduit à la radiation à vie de Fred Célimène de toute carrière universitaire et à la suspension pour cinq ans de ses deux comparses MM. Logossah et Carpin. Cette décision a été cassée pour une question de forme par le Conseil d'Etat le 8 novembre dernier. Ils comparaîtront à nouveau devant le CNESER le 9 avril prochain.

Changement d'avocat

Au début de ce mois de mars, le nouveau président de l'université, Eustaze Janky, a désaisi Me Sabrina Goldman au profit de Me Sylvestre du barreau de la Guadeloupe. Ce changement soulève des inquiétudes sur les campus où certains redoutent et manifestent contre le retour des trois enseignants du CEREGMIA. La piètre prestation au micro de Martinique 1ère, le 20 février dernier, de Me Sylvestre, qui a eu du mal à achever ses phrases pour affirmer que "la position de l'Université n'a pas changé", n'y est sans doute pas étrangère.

Partager cet article

Repost0
12 mars 2018 1 12 /03 /mars /2018 06:17
André Delpuech, directeur du musée de l'Homme, Chantal Clem et Gilles Elie-dit-cosaque, jeudi 8 mars à Paris lors du vernissage de l'exposition "Traces de femmes".

André Delpuech, directeur du musée de l'Homme, Chantal Clem et Gilles Elie-dit-cosaque, jeudi 8 mars à Paris lors du vernissage de l'exposition "Traces de femmes".

Vernissage de Figures de femmes totem des outre-mer à Paris

L'événement "Figures de femmes totem des outre-mer" a débuté hier matin au musée de l'Homme avec l'inauguration de l'exposition "Traces de femmes"

Gilles Elie-dit-cosaque, le scénographe et directeur artistique, a voulu présenter un portrait de femmes d'outre-mer en faisant appel à plusieurs artistes femmes originaires de différentes régions d'outre-mer comme Sylvia Eustache-Rools, plasticienne, Annabelle Guerrero, photographe, Laura Chatenay-Rivauday, plasticienne, Véronique Kanor, poétesse, Gabrielle Manglou, plasticienne, Arlette Rosa-Lameynardie, photographe, Stéphanie Wamytan, plasticienne ou Kelly Sinapah-Mary, plasticienne. Gilles Elie-dit-Cosaque a pioché dans le travail de ces femmes artistes pour dresser ce portrait impressionniste de la femme totem des outre-mer.

Le scénographe a réuni toutes ces artistes et leurs oeuvres dans un cocon suspendu au cour de l'atrium du musée de l'Homme, une structure en bambou de 14 mètres de long, 8 de large et 5,5 m de haut, sans potomitan ! "Ce bambou n'est pas là en référence à la flore ultramarine, explique Gilles Elie-dit-Cosaque, mais plutôt en réponse à la tour Eiffel qui fait face au musée de l'Homme. Ce sont des lattes qui sont rivetées et qui répondent en courbe à la verticalité et à l'acier de la tour Eiffel... Là on a une belle indolente allongée au pied de la tour qui fait office de potomitan !" Sous une grande photo de femme, un appareil à capter les émotions a été installé, une machine à rêve ou plutôt à haïku... La visiteur la regarde, elle l'analyse puis révèle le poème ainsi inspiré, par exemple : "Sous une pluie petit bois, la pureté à jamais perdue triomphe, triomphe... Triomphe."

L'événement devait se poursuivre hier soir avec l'inauguration officielle par la ministre des Outre-mer et une performance vidéo de la poétesse Véronique Kanor avant les rencontres littéraires de ce week-end et l'apothéose au Grand Rex, le 21 mars.

FXG, à Paris

Trois questions à Chantal Clem, organisatrice de l'événement figures de femmes totem des outre-mer

"Nous revendiquons l'espace national"

Vous dites que vous voulez assoir les figues de femmes des Outre-mer dans le paysage national et vous ajoutez au même titre que les autres, pourquoi ?

C'est important, parce que nous sommes encore malheureusement dans une espèce de ségrégation. Et nous nous plaçons dans le sillage de nombreuses associations et personnalités qui se battent pour pouvoir assoir les figures des femmes totem, notre patrimoine, nos cultures, au même titre que les autres, dans l'espace national. C'est un droit et un devoir républicain.

Qu'est-ce qui a présidé aux choix des femmes élues ?

Nous sommes une petite association avec peut-être des yeux bien gros, et nous avons des contraintes auxquelles il a fallu s'adapter comme la ligne éditoriale du musée de l'Homme ou les finances ! Nous sommes parties des matrices, des totems, celles qui sont là depuis longtemps, dont le travail est reconnu car il fallait partir d'images fortes et pouvoir ainsi assoir ce projet de manière pérenne.

Comment cet événement  a-t-il été conçu ?

Il a été conçu en trois temps. D'abord une installation au musée de l'Homme, une rencontre littéraire le 10 mars à l'auditorium Jean-Rouch du musée de l'Homme. Il y aura deux tables rondes. L'une autour du droit à l'histoire et du devoir de mémoire avec Christine Chivalon, Myriam Cottias, Gilbert Pago, Daniel Maximin et Audrey Célestine, l'autre avec des écrivaines Jamaica Kincaid, Evelyne Trouillot, Julienne Salvat, Gael Octavia pour voir avec elles comment la littérature a comblé ce vide de l'histoire des femmes totem car il y a une absence de figures tutélaires. Enfin, il y aura un troisième temps au Grand Rex, un événement, une fresque musicale et artistique avec des éléments d'exposition dont des images qui seront révélés dans un lieu d'envergure. Il y a aura cinq grandes voix, Jocelyne Béroard, Tanya Saint-Val, Tyssia, Christine Salem, Sylviane Cédia, Adèle Lebon sous la direction de Thierry Vaton avec Tony Chasseur, Lisa Simone et Rokia Traoré.

Propos recueillis par FXG, à Paris

soirée de vernissage en images

Alain Providenti, directeur commercial d'AGS, et Sylviane Cédia

Andre Delpuech, directeur du musée de l'Homme, Chantal Clem, grande prétresse de la soirée, le préfet Jean Franois Carenco, Pierre Dubreuil, le directeur général délégué du muséum d'histoire naturelle et...
La chorégraphe Chantal Loial et le réalisateur Francois Dubreuil (spécialiste des captations théâtrale au théâtre des outre-mer en Avignon)
Fred Limery et Philippe Labi de France-Antilles autour de Jacob Desvarieux
Julien Leleu, l'associé et contrebassiste de Fabrice Di Falco
Nathalie Fanfant, conseillère de Paris, et Jacob Desvarieux
 
Sylviane Cedia et Sebastien Folin qui anime Clair Obscur sur France Ô
L'écrivaine haïtienne Evelyne Trouillot et l'historien Marcel Dorigny, accompagné d'une amie

L'équipe de France-Antilles et Créole, Philippe Labi, Fred Limery et Karine de Jaham

Le grand Jacob Desvarieux, la cheffe de cuisine Béatrice Fabignon et le crooner Tony Chasseur

Marie-Anne, styliste et habilleuse de Jocelyne Béroard, et Marie-Céline Chroné, choriste de Kassav

Jocelyne Béroard

Partager cet article

Repost0
11 mars 2018 7 11 /03 /mars /2018 07:39

Christine Kelly rejoint Touche pas à mon poste

La journaliste guadeloupéenne qui, après cinq ans passés au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), candidatait le mois dernier pour la présidence de la la chaîne parlementaire (LCP), vient d'être recrutée par Cyril Hanouna comme chroniqueuse de son émission "Touche pas à mon poste" sur C8. Christine Kelly avait quitté le CSA en janvier 2015 puis elle s'était illustrée en publiant en 2017 le livre "François Fillon, les coulisses d'une ascension". En février 2018, elle était en compétition avec Thierry Guerrier, Bertrand Delais, Marie-Eve Malouines et Geneviève Goetzinger pour briguer la présidence de LCP. Elle avait été éliminée avec une note de 11,59/20.

Finalement, mardi dernier,  le présentateur Cyril Hanouna a annoncé le recrutement de Christine Kelly. Elle n'est pas la seule ex-membre du CSA à tenter l'aventure de TPMP puisque Rachid Arhab avait intégré l'émission en septembre dernier, mais il n'y était resté que deux petits mois, pas très convaincu.

FXG

Partager cet article

Repost0
11 mars 2018 7 11 /03 /mars /2018 04:22
Les députés Huguette Bello et François Chassaigne du groupe GDR et les sénatrices Cécile Cukierman et Eliane Assassi du groupe CRCE

Les députés Huguette Bello et François Chassaigne du groupe GDR et les sénatrices Cécile Cukierman et Eliane Assassi du groupe CRCE

Retraites agricoles : le groupe communiste au Sénat retire son texte

Mercredi soir, au Sénat, l'annonce par le gouvernement de vouloir recourir à l'article 44-3 de la Constitution pour bloquer le vote de la proposition de loi du groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste (CRCE), visant à améliorer les retraites agricoles, a créé un petit séisme. Rappelons que cette proposition de loi prévoit d'augmenter la taxe additionnelle sur les transactions financières de 0,1 % pour financer à hauteur de 500 millions d'euros l'amélioration des retraites agricoles en les faisant passer de 75 à 85 % du SMIC. Cette amélioration devait concerner 256 000 retraités dont une trentaine de mille en outre-mer. La moyenne des pensions de retraite agricole est de 730 euros dans l'Hexagone et de 330 euros en outre-mer. Ce texte avait été adopté le 2 février 2017 par l'Assemblée nationale à l'unanimité dont le député Castaner....

Mercredi soir, après une intervention de la sénatrice PCF Eliane Assassi pour faire un rappel au règlement, c'est le président de la commission des lois, le LR Philippe Bas qui est intervenu pour protester à son tour. Car le vote bloqué signifie qui si l'amendement du gouvernement n'est pas voté, tout le texte tombe, si l'amendement est voté, le texte est renvoyé à la grande réforme des retraites que le gouvernement prévoit dans deux ans... Le sénateur Bas a rappelé que la dernière fois qu'un tel artifice avait été utilisé, c'était en 1993, mais pour faire adopter un texte, pas pour le rejeter. Même son de cloche aux groupes centriste, RDSE et socialiste si bien que le secrétaire d'Etat assis au banc des ministres, l'ex-socialiste, Olivier Dussopt, n'a pu que répondre qu'il en aviserait le Premier ministre. Dans les rangs du groupe LREM, les sénateurs d'outre-mer avaient préféré faire chaise vide. Le président de séance a aussitôt permis au secrétaire d'Etat de s'exécuter en suspendant immédiatement la séance. Las pour les sénateurs (et les retraités agricoles), le gouvernement n'avait guère plus l'intention de renoncer à son vote bloqué. Le groupe CRCE qui disposait de cette journée pour présenter ses propositions de loi a alors choisi de retirer son texte de l'ordre du jour et le représentera lors de sa prochaine niche parlementaire, le 12 mai.

FXG, à Paris

Déboires du groupe GDR à l'Assemblée nationale

"Je suis furieux !", a lancé le député guyanais Gabriel Serville, hier, alors que son groupe parlementaire, Gauche démocratique et républicaine (GDR), tenait sa journée de niche parlementaire pour proposer ses propres textes de loi. En ce 8 mars, à l'occasion de la journée de la femme, sa collègue réunionnaise Huguette Bello avait déposé une proposition de loi visant à lutter contre la précarité professionnelle des femmes. "70 % des femmes ayant un emploi à temps partiel estiment que ce temps partiel leur est imposé !". Le groupe LREM a fait voter une motion de renvoi en commission, une formule polie qui permet de couper court à tout débat et à tout effet de tribune en séance. Même conclusion pour la proposition de loi permettant d'améliorer la reconnaissance sociale des aidants familiaux, idem pour celle proposant la gratuité des transports scolaires défendue par Gabriel Serville et idem encore pour celle contre les marchands de sommeil. Après le camouflet de la veille au Sénat (le texte sur les retraites agricoles était une initiative du groupe GDR à l'Assemblée), le député de Guyane a eu des mots durs contre l'exécutif : "Le président de la République et le gouvernement bafouent les droits de l'opposition et le fonctionnement de notre Parlement." Et alors que la réforme constitutionnelle promise par Emanuel Macron se précise, il dénonce, comme ses collègues du groupe Nouvelle gauche, sa volonté de vouloir encadrer le droit d'amendement, la volonté de réduire le nombre d'élus et surtout la diminution du temps de parole de l'opposition lors de la prochaine campagne électorale pour les européennes. "C'est une atteinte à la démocratie."

 

Partager cet article

Repost0
10 mars 2018 6 10 /03 /mars /2018 04:19

Nyssen, une visite opportune ?

La visite de la ministre de la Culture à la veille du deuxième tour de l'élection législative partielle dans la deuxième circonscription de la Guyane est-elle bien républicaine ? Officiellement, François Nyssen vient passer trois jours en n'oubliant pas de se rendre dans l'ouest du territoire, pour présenter le pass culture. Jusqu'à récemment, seuls trois départements de France étaient concernés et puis, subitement, il y a eu la Guyane. Au fait, le pass culture, c'est quoi ? Selon François Nyssen, ce n'est « ni une carte ni un chèque-cadeau, mais une application géolocalisée avec un catalogue, un agenda et un portefeuille associé qui permettra de connaître et d’accéder à toute l’offre culturelle à proximité ».Et pour les jeunes de 18 ans, le passe sera monétisé à hauteur de 500 euros. « Ce sera un outil d’information mais aussi de paiement ». Pour sûr, avec la 4G qu'il y a en Guyane, ça devrait marcher super bien !
FXG

Partager cet article

Repost0
9 mars 2018 5 09 /03 /mars /2018 05:47
Gérard Fromager, debout à gauche, Nestorius Favel, assis au centre, et Gérard Bauvert, debout à droite

Gérard Fromager, debout à gauche, Nestorius Favel, assis au centre, et Gérard Bauvert, debout à droite

L'appel à la grève générale est lancé en Guadeloupe

"On commence le 15 mars !" Favel Nestorius, secrétaire général adjoint de l'UGTG, a annoncé depuis Paris où il était allé trouver le soutien du Centre international contre les répressions syndicales (CICR) que le jour du procès d'Elie Domota, secrétaire général de l'UGTG, signifierait la grève générale et le blocage de l'archipel. Le 15 mars prochain, Elie Domota doit en effet répondre devant le tribunal correctionnel pointois de violences en réunion à l'occasion d'une manifestation syndicale qui s'est tenue en juin 2016 au siège de BMW à Jarry.

Le CICR soutient depuis quinze ans l'UGTG et reproche à l'Etat de criminaliser les actions syndicales. "Quand le DRH d'Air France se fait déchirer sa chemise, est-ce une violence aussi considérable qu'un plan de licenciement de 200 personnes", demande Gabriel Gaudy, secrétaire général de FO Ile de France, venu aussi apporter son soutien à Elie Domota. Gérard Fromager du CICR rappelle que pour la première fois, la ministre de la Justice n'a pas pris le temps de leur répondre, alors que ses prédécesseurs, Urvoas et Taubira l'avaient fait... Jacques Bangou, maire de Lapwent, a lui aussi écrit à la garde des Sceaux : "Si vous touchez Elie Domota, chaque Guadeloupéen va se sentir touché..." Cette lettre aussi serait restée sans réponse. Le CICR, comme le maire de Pointe-à-Pitre auraient préféré un abandon des poursuites...

Favel Nestorius rappelle ainsi que depuis 2009, ce sont quelque 108 délégués syndicaux de sa centrale qui ont été convoqués devant la justice pénale. "Rapporté à la population française, ajoute Gérard Bauvert, secrétaire du CICR et témoin de la défense d'Elie Domota, c'est l'équivalent de 15 000 procès, donc une répression de masse". Et quand en plus l'entreprise BMW est dans le giron du groupe dirigé par Bruno Blandin, par ailleurs patron du Medef Guadeloupe, il n'en faut pas plus pour "vouloir faire savoir à la justice coloniale qu'on n'écrasera pas les syndicalistes de l'UGTG dans le silence". Ainsi, dès mardi soir, un meeting avait lieu à Pointe-à-Pitre pour préparer la mobilisation, un autre rassemblement est appelé vendredi à Basse-Terre. En attendant le blocage promis à partir 15...

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0

Articles Récents