Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 07:26

La juge refuse d'interroger Airbus

Fabienne Bernard, la juge d'instruction chargée de l'affaire du crash de l'Airbus d'Air Asia vient de signifier à la mère et à la soeur du copilote martiniquais, Rémi Plésel, qu'elle n'entendait pas mettre en examen la société Airbus et son sous-traitant Artus des chefs d'homicide involontaire, ni les interroger. Forte d'un rapport d'expertise indépendant mettant en cause une pièce défectueuse, Rolande et Renée Plésel avaient écrit le 18 décembre à la magistrate pour lui faire part de cette demande d'acte. Devant le refus de la juge, elles ont saisi en appel la chambre de l'instruction. "Il semblerait qu'Airbus soit intouchable et fasse peur à la machine judiciaire", a déclaré à France-Antilles leur avocat, Me Ursulet. En attendant que la chambre de l'instruction ne fixe une date d'audience, Fabienne Bernard a donné rendez-vous mercredi aux dames Plésel pour faire avec elles un point sur l'instruction en cours. Me Ursulet qui assure "vouloir aller jusqu'au bout dans ce dossier", entend profiter de cette audition pour demander de nouveaux actes.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 07:26

Le Dr Multigner ne confirme pas les doutes du Dr Mbou

Le 21 janvier dernier sur Martinique 1ère, le pédiatre martiniquais Félicien Mbou indiquait qu'il avait observé depuis vingt ans une incidence de pubertés précoces de 8 à 10 fois plus élevée qu'en France métropolitaine. Il signalait ainsi avoir diagnostiqué un cas chez une jeune fille de 2 ans et s'interrogeait alors sur le rôle du chlordécone dans cette précocité pubertaire aux Antilles.

Dans l'èdition en ligne du 1er février du magazine de vulgarisation scientifique Sciences et avenir, le Dr Luc Multigner, médecin épidémiologiste à l'Inserm et coordinateur depuis près de vingt ans de travaux sur les conséquences sanitaires de l'exposition au chlordécone aux Antilles, vient contredire son confrère. "Il n’existe aucune étude scientifique publiée ayant pu estimer l’incidence ou la prévalence de la puberté précoce aux Antilles", affirme-t-'il. Il se méfie aussi la corrélation entre puberté précoce et chlordécone qui ne serait pas avéré scientifiquement aujourd'hui. "Il n’existe à ce jour strictement aucune étude scientifique publiée suggérant ou montrant quelque lien entre le chlordécone et la survenue de pubertés précoces, déclare à Sciences et avenir l'épidémiologiste. Qui plus est, la seule étude qui vise à aborder ces aspect est la cohorte mère-enfant baptisée "ti moun" actuellement en cours."

Dans l'Hexagone, le professeur Charles Sultan, pédiatre spécialiste des perturbateurs endocriniens à Montpellier estime que ces vingt dernières années, la puberté a avancé de 12 à 14 mois chez les petites filles. Son étude sur les pubertés précoces dans le sud de la France conclue une multiplication par 10 des cas de pubertés précoces en vingt ans. Selon lui, plusieurs facteurs sont en cause

 au premier rang desquels il place les perturbateurs endocriniens : bisphénol A, plastiques, pesticides, phtalates…

Pour l'heure, les seuls effets avérés du chlordécone seraient des dermatites, des cancers et des effets toxiques sur la reproduction ou le développement.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 06:25

Les élections de la CCI suspendues au conseil d'Etat

Les élections consulaires à la chambre de commerce et d'industrie des îles de Guadeloupe ont fait l'objet d'une demande d'admission de pourvoi en cassation lundi après-midi devant la 7e chambre du conseil d'Etat. Remportées, après le scrutin organisé par correspondance entre le 22 octobre et le 2 novembre 2016, par la liste « Ensemble pour l’entreprise des îles de Guadeloupe » qui a obtenu la totalité des sièges des membres de la CCI et la majorité des sièges des délégués consulaires, ces élections ont été annulées le 14 février 2017 par le tribunal administratif sur un recours de Joël Forbin, candidat indépendant, ainsi qu'un autre déposé par Mme Pompilius, tête de liste du groupement « Entreprises Unies et Fortes ». Hélas pour eux, la cour administrative d'appel de Bordeaux a annulé le 13 juin 2017 le jugement qui annulait le scrutin.

Hier à Paris, le rapporteur du gouvernement semblait vouloir donner raison aux magistrats de la cour d'appel et demandait aux juges de la 7e chambre de ne pas admettre le pourvoi en cassation. Le grief de n'avoir pas organisé de vote électronique (au profit d'un seul vote par correspondance) a été rapidement balayé par le rapporteur public, de  même que le grief qui mettait en exergue une différence de 600 voix "entre le total en chiffres et le total en lettres des suffrages obtenus par la liste vainqueur dans la catégorie services de moins de vingt agents.  "Il résulte de l’instruction, tranche le rapporteur public, qu’une telle différence relève d’une simple erreur matérielle de retranscription du nombre de voix en lettres qui n’a eu aucune incidence sur la comptabilisation des suffrages exprimés." En revanche la question du non respect de la parité dans les candidatures de la liste qui l'a emporté (et qui avait justifié l'annulation du vote en première instance) a fait l'objet d'un débat entre le rapporteur public et Me Poupout, avocat de Joël Forbin et des colisitiers de Mme Pompilius. Le premier estime que la CCI des iles de Guadeloupe relève de la réglementation des CCI territoriales et est donc dispensée de respecter la parité, le second estime au contraire que la CCI des îles de Guadeloupe est une CCI régionale et est donc astreinte au respect de la parité. Il appartiendra aux sages du palais Royal de trancher la question. Sans doute avant la fin du mois.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 06:21
Bareigts surveille sa loi

Bareigts vigie de la loi égalité réelle outre-mer

Après sa tribune sur le parti socialiste (elle soutient Olivier Faure) dans le Huffington post et son interview dans le Figaro cette semaine, Ericka Bareigts est revenue sur un front plus ultramarin pour réagir au discours de voeux de celle qui lui a succédé rue Oudinot. "Elle a parlé de la mise en application de la loi égalité réelle outre-mer, s'est ainsi réjouie la députée de la première circonscription, y compris les plans de convergence !" Il ne lui avait pas échappé que ces plans de convergence prévus dans la loi EROM avaient été critiqués par le président de la République qui voulait leur substituer les assises des Outre-mer. Et puis voilà que la ministre en a reparlé pour expliquer que dans l'équipe des assises il y avait quelqu'un chargé d'articuler les assises et les contrats de convergence. Et tant pis, si, dit-elle, "je n'ai pas été invitée aux assises". Ericka Bareigts assure toutefois s'être entretenue avec le coordinateur des assises, Thierry Bert et lui avoir fait passer ses "messages de sa vision de la Réunion".

En attendant, elle reste "la vigie de l'application de cette loi EROM". Ainsi, elle observe que si les circulaires d'application des centres d'intérêts matériels et moraux pour les mutations des fonctionnaires ont été signées, il n'y a aucun "revirement de situation", mais plutôt une "absence de détermination au ministère de l'Intérieur" : "On a eu des promesses pour... 2019", regrette-t-elle.

Elle fait encore de reproches similaires pour la mise en oeuvre de la continuité funéraire. "Le décret n'est pas signé !" Et ce n'est pas le seul décret qui reste à signer puisque la délégation aux Outre-mer de l'Assemblée nationale a demandé à la Polynésienne Maïna Sage un rapport sur le sujet.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
5 février 2018 1 05 /02 /février /2018 06:43
Les handballeuses des Antilles Guyane à l'Elysée

Nos handballeuses à L'Elysée

En visite officielle en Guadeloupe, Jean-Marc Mormeck avait promis aux 16 jeunes handballeuses du pôle espoir de handball labellisé "site d'excellence Antilles Guyane", qu'à l'occasion de leur déplacement dans l'Hexagone, il leur réserverait une visite des institutions parisiennes. Elles étaient au ministère des Outre-mer pour assister aux voeux d'Annick Girardin, le 29 janvier. Et mercredi 31, c'est à l'Elysée que les a conduites le délégué interministériel. Les handballeuses, accompagnées du conseiller technique régional de Guadeloupe, M. Malinur, ont été reçues par le conseiller outre-mer du président, Stanislas Cazelles, et le conseiller sport, Cyril Mourin.

Ces jeunes sportives qui ont obtenu des contrats de qualification, ont remporté les championnat d'Europe junior et du monde ! Elles sont dans l'Hexagone pour disputer les championnats inter-pôle. Cinq matchs sont prévus du coté de Valence au cours de cette fin de semaine.
Le label site d'excellence existe depuis  2017 et le pôle espoir de handball est le seul qui existe hors de l'Hexagone.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
3 février 2018 6 03 /02 /février /2018 08:38
Lionel Challenge et François Maury à la sortie du ministère mercredi soir

Lionel Challenge et François Maury à la sortie du ministère mercredi soir

Un COPERMO ultra-confidentiel

Le Comité interministériel de performance et de modernisation hospitalière (Copermo) s'est tenu mercredi soir au ministère de la Santé de la manière la plus confidentielle qui soit. A son arrivée, vers 16 h 30, avenue Duquesne, dans le 7e arrondissement, Lionel Calenge, le directeur du CHU de la Réunion, s'est refusé à tout commentaire, si ce n'est pour dire que la réunion pourrait bien durer dans les deux heures. Il a été rejoint par le directeur de l'agence régionale d'hospitalisation de la Réunion, François Maury, un représentant du ministère des Outre-mer et la professeure Frédérique Sauvat, présidente de la commission médicale d'établissement. Cette dernière a refusé de soutenir le plan de la direction (15 voix contre et 4 voix pour).

Au menu donc, la présentation du plan de retour à l'équilibre par le directeur du CHU de la Réunion. Le déficit est évalué à 110 millions d'euros dont 70 depuis les deux dernières années, malgré une aide (déjà !) de l'Etat de 14 millions en 2017. C'est donc 50 millions d'euros que demande la direction du CHU à l'Etat tout en proposant la suppression de 155 emplois, y compris parmi les personnels soignants... Ce deal a provoqué la colère de l'ensemble de la communauté hospitalière depuis deux jours; à savoir la grève du personnel d'un côté et la démission de 34 chefs de service de l'autre.

Les participants sont sortis après 20 heures et ce n'est que le lendemain qu'ils ont fait savoir par communiqué de presse que le plan était validé.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
3 février 2018 6 03 /02 /février /2018 07:35
La députée Vainqueur-Christophe et le sénateur Lurel, le 31 janvier au Sénat

La députée Vainqueur-Christophe et le sénateur Lurel, le 31 janvier au Sénat

Lurel et Vainqueur veulent un fonds d'indemnisation pour les victimes

A l'occasion de l'examen de la proposition de loi portant création d'un fonds d'indemnisation des victimes des produits phytopharmaceutiques, une proposition présentée par la sénatrice socialiste Nicole Bonnefoy et les membres du groupe socialiste et républicain, le sénateur de la Guadeloupe, Victorin Lurel a tenté en vain hier d'introduire une disposition  afin d'étendre le bénéfice de ce fonds aux victimes du chlordécone et du paraquat. "On nous a assuré, explique le sénateur Lurel, que les produits organochlorés étaient inclus dans le terme générique des produits phytopharmaceutiques et pourtant quand on demande à ce que l'on nomme le chlordécone et le paraquat, la réponse de la direction de séance et de la commission des finances, c'est irrecevable d'un point de vue financier !" Traduction : on a opposé à son amendement un article 40... Cela veut dire que la disposition que voulait introduire le sénateur Lurel par amendement créerait une charge supplémentaire, or c'est un privilège du gouvernement. "L'ajout des mots chlordécone et paraquat entraînerait une hausse des coûts, s'interroge Victorin Lurel, cela veut dire que les organochlorés n'entrent pas dans les produits phytopharmaceutiques..."

En fin de débat hier soir, le sénateur guadeloupéen devait défendre son point de vue dans l'hémicycle, tout en sachant d'avance l'inutilité de la chose : "Le gouvernement, expliquait-il la veille en compagnie de la députée de Guadeloupe Hélène Vainqueur-Christophe, ne veut pas ouvrir ce chapitre des maladies issus des pesticides... Le lobby agro-alimentaire s'est activé et le combat semble perdu."

Car si la société civile a réactivé le dossier en pétitionnant, les socialistes avaient attendu le 10 mai, dernier jour ou presque de la précédente législature pour déposer un projet de loi prévoyant l'indemnisation des victimes du chlordécone. Après l'échec d'hier au Sénat, c'est la députée Vainqueur-Christophe qui devrait reprendre le flambeau. Elle compte réintroduire l'amendement dans le projet de loi que le gouvernement veut présenter en 2018 sur l'agriculture.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
3 février 2018 6 03 /02 /février /2018 06:29
Quotas de rhum des DOM

Décision de l'Etat imminente

Le 15 janvier dernier, le président du Centre interprofessionnel des rhums traditionnels des DOM (CIRT-DOM), Jean-Claude Cantorné (photo), a transmis aux ministères des Finances, des Outre-mer et de l'Agriculture l'avis de son organisation pour la répartition du quota de rhum supplémentaire.

La répartition des 24 000 hectolitres d'alcool pur (HAP) supplémentaires entre les quatre départements producteurs de rhum (Réunion, Martinique, Guadeloupe et Guyane) devraient bientôt être annoncée par le gouvernement selon une source ministérielle. En tout, l'Europe autorise à la France un régime fiscal favorable pour un total actuel de 120 000 HAP. Le 13 juin dernier, le commissaire européen Pierre Moscovici a proposé d'augmenter ce quota à 144 000 HAP. Depuis, le gouvernement attend un accord entre les professionnels des DOM qui a eu du mal à venir. Si la Guyane devrait avoir les 500 HAP réclamés et la Réunion, ses 20 % de mieux, les  choses se ont montrées moins simples avec la Martinique et la Guadeloupe. Les coulisses de cette négociation ardue ont révélé en fait une forte opposition entre le Guadeloupéen Damoiseau et le n°2 français des spiritueux, Jean-Pierre Cayard, le patron du groupe Cofepp/La Martiniquaise.

Dès l'annonce de l'augmentation du quota, les rhumiers guadeloupéens ont demandé l’attribution du contingent de la sucrerie de la SAEM du Galion en Martinique. "Celui-ci est fait, assure Hervé Damoiseau, à partir de mélasse importée en violation de l’art 272 du code général des impôts ou sous dérogation, ou alors, pour l'année 2017, produit en Guadeloupe par le biais d'un travail à façon à hauteur de 4 000 HAP."

Cayard VS Damoiseau

En septembre dernier, les Guadeloupéens, arguant d'un "soucis d’apaisement et de cohésion de la profession", disent avoir accepter une hausse correspondant aux 20% qui devaient revenir au Galion, soit 2265 HAP. Les martiniquais s’y sont opposés, assurant ne pas avoir de mandat du président de la Collectivité territoriale de Martinique, Alfred Marie-Jeanne.

Le 12 janvier , le CIRT-DOM a remis au voix une proposition répartissant le contingent du Galion à 50-50, soit 1132,50 HAP pour la Guadeloupe et autant pour la Martinique (sans qu'il ne soit plus question du mandat du président Marie-Jeanne). Le groupe Cayard a obtenu un vote favorable (8 pour, 3 contre et une abstention) après avoir accepté d’augmenter de 441 HAP le contingent des rhumiers indépendants de la Réunion (325 pour Isautier et 116 pour Savana-Chatel). Refusant cette main-mise du groupe Cayard sur les nouveaux quotas, Hervé Damoiseau a écrit en début de semaine au gouvernement pour dénoncer l'avis du CIRT-DOM. Au ministère des Outre-mer, on se contente de dire que la décision finale serait annoncée très prochainement. Avant le salon de l'agriculture ?

FXG, à Paris

La répartition actuelle des 120 000 HAP

La Guyane a droit à un quota de 500 HAP attribué à la distillerie Saint-Maurice. La Réunion a droit à 22 905,57 HAP répartis entre Isautier (2374,19), Savanna (6073,19) et Rivière du Mât (14458,19).

La Guadeloupe a un quota de 11 285 HAP en rhum agricole (Bielle 520, Bologne 1874, Damoiseau 3214, Karukera 520, Montebello 840, Père-Labat 520, Reimonenq 732, Severin 754, Bellevue 2511) et 30 823,89 en rhum de mélasse.

La Martinique a un quota de 43157,76 HAP en rhum agricole (Depaz 11 560, BBS 9524,43, Saint-James 12141,10, Simon 7105,56, H. Crassous 1993,33,, Neisson 666,67, Dormoy 166,67) et 11327,78 en rhum de mélasse.

Le poids de la COFEPP

Le groupe Cayard détient directement 54 % de l'ensemble du quota, soit 64776,73 HAP via ses marques détenues par la COFEPP ou la Martiniquaise à savoir  les 11560 HAP de Depaz, 12 141,10 de Saint-James, les 14 458,19 de Rivière du Mât, les 2511 HAP de Bellevue à Capesterre de Marie-Galante, les 6301,78 de la sucrerie, rhumerie de Marie-Galante et les 17 795,66 de la SIS à Bonne-mère (Sainte-Rose en Guadeloupe). Le groupe Cayard contrôle encore ou distribue via la Martiniquaise 16 % supplémentaires du quota, soit 19 404,23 HAP ainsi répartis : 11 327,18 de la SAEM du Galion (Martinique), 840 HAP de Montebello à Petit-Bourg (Guadeloupe), 520 HAP de la distillerie Poisson à Grand-Bourg de Marie-Galante et 6726,45 HAP de la sucrerie Gardel au Moule (Guadeloupe).

Partager cet article

Repost0
2 février 2018 5 02 /02 /février /2018 07:04
Jean-Pierre Philibert et la ministre Annick Girardin, le 29 janvier à Paris

Jean-Pierre Philibert et la ministre Annick Girardin, le 29 janvier à Paris

Annick Girardin promet "un nouveau Girardin Outre-mer"

La ministre des Outre-mer veut construire une "nouvelle donne entre la République et les territoires ultramarins" en réformant l'ensemble des aides économiques (TVA non perçue récupérable, CICE).

Elle propose d'ores et déjà quatre nouveaux outils au service des entreprises d'outre-mer.

A l'occasion des voeux de la fédération des entreprises d'Outre-mer (FEDOM), le 29 janvier dernier, la ministre des Outre-mer Annick Girardin a esquissé les grandes lignes de ce que serait son action économique au cours de l'année 2018. Si elle a déjà exprimé le choix du gouvernement de revoir l'ensemble des aides économiques à l'occasion des assises des Outre-mer; elle a confié quelques idées de dispositifs auxquels elle semble avoir déjà beaucoup réfléchi : un outil qui permettrait de répondre à la difficulté des entreprises, notamment de BTP, en raisons des délais de paiement trop long des collectivités locales ; une augmentation des exonérations de charges sociales sur certaines catégories d'emplois ou certains secteurs d'activités ; un outil pour participer à la capitalisation des entreprises et encore un outil ciblé sous forme de subventions... Mais pour l'heure, elle doit encore évaluer l'ensemble des aides économiques à revoir. Il s'agit des aides à l’investissement (défiscalisation, TVA non perçue récupérable) qui représentent un montant de près de 500 millions d’euros par an, des aides au fonctionnement (exonération de charge, CICE, aides au fret) qui représentent 1,5 milliard d’euros par an, les aides à la capitalisation (FIP) pour 10 millions par an et les dispositifs zonés (ZFA, ZFU, ZRR) pour 380 millions par an. Ce « paquet » qui représente près de 2,5 milliards d’euros par an sera définitivement évalué à la mi-février.

Loi de finance 2019

"La deuxième étape, a-t-elle développé, va consister jusqu’à mi mars à sécuriser et cibler les dispositifs existants pour les rendre plus vertueux et libérer ainsi des marges de manoeuvre pour accompagner l’économie de demain." Les deux principaux chantiers seront la refonte de la TVA NPR "pour la rendre plus lisible et en phase avec son temps", et le remplacement du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE). C'est avec "les marges de manoeuvre dégagées" (car tout cela doit se faire à budget constant) que la ministre a imaginé les quatre outils supplémentaires qu'elle a suggérés et qui seraient propres à répondre aux demandes des entreprises d'outre-mer, lesquelles ciblent les délais de paiement des collectivités, le CICE et la TVA NPR...

Pour finir, Annick Girardin a indiqué que le véhicule législatif de ce nouvel arsenal de soutien aux économies d'Outre-mer serait sans doute la loi de finances 2019 plutôt qu'une nouvelle Lodeom : " Au fond, a-t-elle conclu, c’est peut être ça le nouveau Girardin outre-mer, un mélange de pragmatisme et d’efficacité !"

FXG, à Paris

Une formation professionnelle sur place

La réforme de la formation professionnelle, engagée, avec 15 milliards d’euros du Grand plan d’investissement qui y seront spécifiquement dédiés aura sa déclinaison outre-mer. Des réflexions sont en cours avec l’Agence de l’outre-mer pour la mobilité (LADOM) afin de redéfinir les priorités par bassin maritime : "Il s’agirait, a indiqué la ministre, pour les étudiants ou les actifs qui le souhaitent d’effectuer une formation dans leur bassin régional, proche de leurs réseaux ou de leurs aspirations futures."

La loi PACTE aussi pour les entreprises d'outre-mer

La loi dite Plan d’action sur la croissance et la transformation des entreprises (PACTE) sera présentée au printemps prochain par Bruno Le Maire. "Les entreprises d’outre-mer, a expliqué la ministre, doivent y participer pour que je puisse relayer dans ce cadre toute l’ambition des outre-mer des solutions !"

Cette loi consistera à transformer les PME en "Entreprises de taille intermédiaire", au partage de la participation et de l’actionnariat salarié avec l’accroissement de l’intéressement, et avec l’enjeu prioritaire de l’égalité femmes-hommes. Elle consistera enfin à de l'investissement massif dans l’innovation.

Partager cet article

Repost0
2 février 2018 5 02 /02 /février /2018 05:11
De jeunes ambassadeurs antillais aux Etats-Unis

Appel à candidature de lycéens de Guadeloupe et Martinique pour aller aux Etats-Unis

"Tu es un lycéen en 2nde ou 1ère ? Deviens un jeune ambassadeur de l’engagement associatif aux Etats-Unis d’Amérique !" Jean-Marc Mormeck, le délégué interministériel à l'égalité des chances des Français d'Outre-mer, a convaincu l'ambassade américaine à Paris d'étendre à la Guadeloupe et à la Martinique un programme qu'elle a mis en place, il y a dix ans, après les émeutes à Clichy-sous-Bois (93). Soutenu par le Commissariat général à l’Egalité des territoires (CGET), ce programme permet à des jeunes issus des Quartiers de la politique de la Ville de mener un programme d’échange avec les Etats-Unis et de s’engager à réaliser un projet associatif à leur retour en France. Jusqu'alors, ils étaient chaque année trente issus de cinq départements (la Seine-Saint-Denis, la Gironde, la Haute-Garonne, l’Aisne, les Bouches-du-Rhône et le Rhône) à en bénéficier. Désormais, il y aura en plus trois lycéens martiniquais et trois autres guadeloupéens. "J'avais été invité une année par l'ambassade des Etats-Unis à intervenir auprès de ces jeunes, raconte Jean-Marc Mormeck. Je suis retourné les voir et je leur ai fait remarquer qu'en excluant les départements d'outre-mer, ils faisaient de la discrimination..." Et comme l'un des objets de ce programme d'engagement associatif vise à lutter contre les discriminations, l'affaire a été pliée et ce d'autant plus vite que la Guadeloupe et la Martinique ne sont qu'à deux ou trois heures de vol. "Ils n'avaient pas pensé à l'outre-mer", sourit Jean-Marc Mormeck qui aimerait encore élargir le dispositif à la Guyane et la Réunion... La compagnie Corsair et les deux collectivités, CTM et Région Guadeloupe, financent le dispositif.

Les candidats retenus devront d'abord se rendre à Paris du 10 au 13 juillet pour suivre une formation avant de se rendre à Washington pendant deux semaines, du 20 octobre au 4 novembre. A Paris comme à Washington, ils participeront à des rencontres et des débats avec des associations et des jeunes sur les thématiques de la diversité culturelle, l’identité, l’égalité des chances et l’engagement associatif. Aux Etats-Unis, leur première semaine sera consacrée aux visites institutionnelles et associatives, la deuxième semaine sera en immersion dans une famille d’accueil et dans un lycée américain, en périphérie de Washington D.C. A leur retour, les lycéens devront réaliser un projet associatif avec les autres participants du programme.

FXG, à Paris

Pour s'inscrire et postuler :

https://goo.gl/forms/9ludaQml8X9K0VSg1

Pour postuler au programme, il faut être inscrit(e) dans un lycée public, en seconde ou en première pour l’année scolaire 2017/2018, résider dans un quartier de la politique de la ville (pour vérifier: https://sig.ville.gouv.fr/adresses/recherche), être de nationalité française ou détenteur d’un document de circulation pour Etranger Mineur (DCEM) ou d’un Titre d’Identité Républicain (TIR) en cours de validité, être éligible à l’ESTA (Electronic System Travel Authorization) ou le cas échéant, pour le visa correspondant aux exigences légales pour voyager (les frais de visa sont pris en charge), avoir un bon niveau d’anglais (niveau européen B1 :  http://www.courslangues.com/paris/cours-anglais/test-anglais-gratuit), n’avoir jamais participé à un voyage aux États-Unis, et enfin avoir déjà une expérience de bénévolat ou d’engagement citoyen.

Les dossiers de candidature, accompagnés des pièces justificatives, doivent être impérativement envoyés par email ou par voie postale (cachet de la poste faisant foi) avant le 30 mars 2018. Les candidats retenus seront convoqués pour un entretien en français et en anglais devant un jury régional au mois de mai 2018.

Guadeloupe
jeunesambassadeursguadeloupe@gmail.com
ou Philippe RONDOT

DJSCS Guadeloupe
323 Boulevard du Général de Gaulle
97100 Basse Terre

Martinique
Jeunesambassadeursmartinique@gmail.com
ou Fred BRUANT
DJSCS Martinique
Agora 2
Rond-point du Calandrier Lagunaire
Zone de l’étang Z’abricot
BP 669
97264 Fort de France

 

Partager cet article

Repost0

Articles Récents