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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 10:46
Un Salon de l'agriculture en or pour la Martinique

La Martinique AOC

Le 55e salon international de l'agriculture a refermé ses portes dimanche.

Chaude et belle ambiance pour les visiteurs, banane équitable et quotas de rhums pour les ministres...

Louis-Daniel Bertome ne savait plus où donner de la tête mardi au salon international de l'agriculture de Paris. Avec deux ministres (Agriculture et Outre-mer) qui arpentaient le hall 5 du parc des expositions où se trouvaient les stands d'Outre-mer, le Martiniquais a eu bien du mérite à assumer sa double casquette de président de la chambre d'agriculture et de président de l'ODEADOM !

Travail...

"Nous avons des choses à leur dire, explique-t-il. Nos agricultures sont importantes pour la France, parce qu'elles relèvent de la biodiversité. Et puis nous devons bien leur faire comprendre que si la canne, la banane et le rhum sont importants, nos cultures de diversification tant végétales qu'animales sont tout aussi importantes !" Louis-Daniel Bertome revient sur la nécessité d'organiser mieux encore les filières, mais il insiste sur le soutien qu'il faut porter "aux populations d'agriculteurs qui sont dans une démarche d'agriculture de petite échelle, biodiverse et agro-écologique". La plupart d'entre eux cherchent d'ailleurs à valoriser leur production et se placent quand ils le peuvent dans une démarche de transformation. "Agrotransformation mais également agrotourisme, complète le président Bertome. Nous avons des efforts à ce niveau-là et nous avons besoin de moyens..." Car s'il y a des moyens, ils ne sont pas toujours accessibles ou pas toujours bien fléchés pour la production.

Si la chambre n'organise pas de voyage à Paris pour ses agriculteurs, nombreux sont ceux qui de leur propre initiative ou avec leurs organisations professionnelles viennent à Paris pendant le salon.

...Et plaisirs

Côté stand péyi, la chambre d'agriculture s'est alliée avec ses partenaires traditionnels, le comité martiniquais du tourisme et la Collectivité territoriale. "Nous présentons nos productions, mais également la destination Martinique", explique M. Bertome, qui n'oublie pas de citer les stands adjacents dévolus à la partie commerciale. Il s'agit d'abord de la cabane à  rhums, le temple des AOC Martinique qui ne désemplit pas et qui a l'honneur cette année d'accueillir dès leur arrivée tous les visiteurs du hall des outre-mer. Il s'agit encore de la désormais célèbre "Bonne crêpe martiniquaise", des 60 parfums de crèmes glacées et sorbets d'Excellence glace du Lamentin, des doucineries de "Doux caprices, Coeur des îles" ou encore de la confréries des cuisiniers et pâtissier de la Martinique conduite par Jean-Pierre Emidof. Si les ministres ont privilégié les stands institutionnels, le public ne s'est pas trompé !

FXG, à Paris

Le palmarès du concours général agricole

La Martinique a obtenu 18 médailles d'or dont une pour le miel de Case-Pilote, 17 d'argent et 3 de bronze.

Or

Miel de tibaume  de la miellerie Maniba  à Case-Pilote

HSE 50

Clément 40

Trois Rivières 42

Planteur Clément

Rhum ambré Clément

Schrubb JM

Clément vieux agricole single cask moka, 3 ans

Clément Colonne créole, AOC, 3 ans

Depaz Plantation, AOC, 3 ans 

Saint-James vieux, AOC, 3 ans

Clément VSO,P AOC, 4 ans

La Mauny VSOP, AOC, 5 ans

Trois-Rivières Cask Strength 55,5°, AOC, 8 ans

Clément 2002, AOC, 10 ans

Depaz grande reserve XO, AOC, 10 ans

Depaz single cask,  AOC, 11 ans

HSE XO, AOC, 6 ans

Argent

HSE single cask 2003, AOC, 13 ans

Depaz cuvée prestige, AOC, 11 ans

Clément XO, AOC, 6 ans

Clément Cuvée Homère, AOC, 6 ans

JM VO, AOC, 3 ans

JM 2005-06 Finish Calvados Lecomte, 10 ans 

JM 2005-06 Finish Cognac Delamain,  10 ans

Clément single cask canne bleue, 11 ans

HSE 40

JM 50

Dillon 50

Trois-Rivières 50

Duquenne 50

Schrubb Clément

Rhum ambré Saint James

Rhum ambré HSE

Punch coco Clément

Bronze

Saint-James vieux, AOC, 7 ans

Punch ananas Clément

HSE Extra vieux, sherry finish Pedro Ximenez, AOC, 12 ans

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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 10:27
Salon de l'agriculture - Guadeloupe

Une belle vitrine guadeloupéenne

La chambre d'agriculture, épaulée par la Région, a pris trois grands espaces au salon de l'agriculture pour promouvoir le monde agricole avec ses producteurs, ses agro-transformateurs, et même ses traiteurs. Seule la filière animale n'est pas représentée pour des raisons pratiques de logistique. "On a pris 220 m2, détaille le président de la chambre, Patrick Sellin. On insiste beaucoup sur la qualité de nos productions. Trop a été dit et nous devons montrer que nous sommes des agriculteurs responsables, que nous avons pris la mesure de ce que disent les gens et nous sommes dans une dynamique de traçabilité. Nous sommes là pour alimenter la poulation et non pour les tuer !" La profession met en place des groupements d'intérêt économique et environnemental pour développer la petite agriculture familiale en Guadeloupe.

Pour marquer le coup, la chambre a même installé un petit marché local au coeur du salon. "Ce petit marché, il a une histoire, confie Michel Tola, secrétaire à la chambre d'agriculture, ça faisait longtemps qu'il fallait qu'on le fasse car l'idée c'était de ne pas avoir seulement un stand institutionnel, mais qu'on puisse emmener les produits. Quel les gens puissent toucher, acheter les produits..." Ca n'a pas échappé à la cheffe de cuisine, Babette de Rozières, qui est déjà passé deux fois sur le stand de la Guadeloupe et qui réclamait depuis 2012 au moins la mise en valeur des fruits et légumes péyi. "Nous préparons un partenariat avec elle", ajoute sans trop en dire Michel Tola. Il estime à une tonne environ les produits acheminés à Paris, des piments végétariens, des ignames pas possible, des ananas, des melons... "Nous représentons le groupement Caraïbes Melonniers qui n'est pas venu cette année.

FXG, à Paris

Pas d'agriculture sans tourisme

Si le salon de l'agriculture est d'abord un salon professionnel, le président Chalus sait que c'est aussi une vitrine touristique d'autant plus importante que "Pendant toute l'année 2018, indique-t-il, la Guadeloupe va vivre autour du nautisme avec l'arrivée de la 11e Route du rhum." Dès lors, il veut profiter de ce salon (auquel il participera du premier au dernier jour, en ayant même pris soin de rencontrer les ministres Girardin et Lecornu avant leur départ pour préparer le dossier de l'eau) pour s'assurer lui-même que "notre savoir-faire soit mis en avant, nos produits valorisés, qu’ils soient agricoles, agroalimentaires ou produits de la mer..." Et s'il a fait du déploiement des activités touristiques littorales et marines, une priorité, il affirme : "Nous devons promouvoir une agriculture durable et responsable mais soucieuse d’assurer un niveau de vie rémunérateur aux professionnels agricoles."

Rhum, le débat qui fâche

La répartition du contingent supplémentaire de rhum à fiscalité favorable, Ary Chalus en a parlé à Annick Girardin et au président de la République lui-même, mais Hervé Damoiseau n'arrive pas à se satisfaire des réponses qui lui sont faites... Le rapport des productions des rhums guadeloupéens et martiniquais est de 1 à 2, celui des contingents de 1 à 4 et celui des stocks de 1 à 6... Puisque le système est déséquilibré depuis vingt ans, le gouvernement propose pour ne pas se crisper sur la répartition des 24 000 hectolitres d'alcool pur (hap) de revoir la répartition complète des 144 000 hap entre les 17 fabriquants de rhum et les quatre territoires qui les accueille à l'échéance du contingent actuel, soit 2021, avec une négociation à entamer dès 2019. Déception du rhumier guadeloupéen face à la ministre des Outre-mer. "Elle est venue m'expliquer que le rééquilibrage en faveur de la Guadeloupe est de 5700 hap quand la Martinique en aura 9600 hap... Dois je l’interpréter comme une déclaration de guerre ou commencer à instruire le procès contre l’Etat ?" Le 6 mars prochain, le Centre interprofessionnnel des rhums traditionnels qui donne son avis au gouvernement doit tenter une réunion de la dernière chance...

La banane équitable dans les pas de la banane française

L'événement mardi au salon international de l'agriculture, c'était le lancement officiel de la banane équitable française ! Trois ans après celui de la banane française et après deux rudes saisons cycloniques dont la dernière a mis à terre 100 % de la banane de Guadeloupe et 70 % de celle de Martinique, l'union des groupements de producteurs (UGPBan) est à nouveau prête à repartir à l'offensive commerciale. En trois ans la banane française a su conquérir ses parts de marché : 2 millions de pièces (de 3, 4, 5 ou 6 fruits sous un ruban tricolore et paré d'un code barres pour accélérer le passage en caisses) se vendent chaque semaine dans plus de 2100 magasins dans l'Hexagone. Cette fois, avec la banane équitable française, l'UGPBan sous-segmente son marché pour tenter d'attirer 88% des Français pour qui le commerce équitable est une démarche positive. Cette banane est produite par 420 petits producteurs dont la taille des exploitations n'excède pas 3 à 5 hectares en moyenne. Ainsi, le public du salon a pu s'entretenir directement avec quatre d'entre eux qui ont fait le déplacement à Paris, Damien Frair et Claude Béhary qui exploitent respectivement 3,3 et 2,6 ha à Capesterre-Belle-Eau.

La banane qu'ils produisent est commercialisée à la pièce (des bouquets de 3 à 6 fruits), enrubannée couleur vert feuille et bleu, blanc et rouge et toujours dotée d’un code-barres. "Ca permet, a déclaré le président de l'UGPBan, Eric de Lucy, de renforcer l’image de la banane de

Guadeloupe et Martinique, comme une banane familiale, artisanale, la plus vertueuse au monde." La rémunération qui est garantie aux producteurs se veut supérieure de 40 % entre l’augmentation du prix d’achat et le financement d’actions collectives. "L'un des objectifs, explique M. de Lucy est de pérenniser les petites exploitations familiales

des producteurs et pour les plus âgés, les inciter à convaincre les plus jeunes de leur succéder." Egalement, cela peut attirer des jeunes générations à investir dans

cette production...

La banane équitable française a reçu la bénédiction de deux parrains, les ministres de l'agriculture et des Outre-mer, Stéphane Travert et Annick Girardin.

FXG, à Paris

Le palmarès du concours général agricole

La Guadeloupe ramène 4 médailles d'or du concours général agricole, huit d'argent (dont une pour le miel) et quatre de bronze.

Or

Damoiseau 50

Longueteau 50

Longueteau 62

Séverin Rhum Vieux Agricole XO 6 ans

Argent

Miel clair tropical "Les Ruchers de Sapotille" à Trois Rivières.

Rhum agricole Reimonenq "JR cuvée spéciale", 4 ans

Bologne Vieux grande reserve, 6 ans

Rhum ambré Damoiseau

Rhum Island company, Blanc 50, Saint-Martin

Blanc 50 Madras Darboussier

Karukera 63,80

Punch passion, La case des saveurs, Pointe-Noire

Bronze

Bologne 55

Bologne 40

Bologne VO, 3 ans

Punch passion Séverin

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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 10:15

La Réunion vante sa banane bio

Alors que le ban et l'arrière-ban de la presse agricole étaient  rassemblés mardi après-midi devant le stand de la banane des Antilles françaises où les deux ministres, travert et Girardin, lançaient officiellement la "banane équitable française", une banane produite en "agro-raisonné" dans de petites exploitations de 3 à 5 hectares en moyenne, Katisucia Payet, sans tambour, ni trompette, faisait dans son joli petit stand l'éloge de la banane bio ! Et quand on lui demande comment elle y arrive alors que les producteurs antillais assurent que c'est quasiment impossible à faire en milieu tropical, elle répond, un rien goguenarde : "Je crois que c'est à cause de leurs sols qui sont contaminés par des produits qu'ils ont utilisé trop longtemps..." Katisucia Payet qui exploite 3 hectares de bananes à Saint-Leu reconnaît qu'avec ses 35 tonnes par an, elle serait bien incapable de fournir durablement le marché métropolitain, mais... "Pourquoi pas, lance-t-elle malicieuse. Vous savez, les bananes, ça pousse comme une mauvaise herbe. Vous la plantez, vous lui parlez et vous l'arrosez !" Elle reconnaît aussi que la production de banane est très limitée à la Réunion : "On doit être trois ou quatre avec un plus gros producteur dans le Sud sauvage..."

Pour des raisons de logistique, Katiuscia n'a pas amené de fruits frais. Elle s'est contentée d'amener ses produits agro-transformés : banane complète sans gluten, pâtes et confitures, et ses achars au baba figue. "Toutes mes recettes sont traditionnelles !"

FXG, à Paris

Six médailles pour la Réunion au salon de l'agriculture

Annick Girardin et Stéphane Travert, les ministres des Outre-mer et de l'Agriculture, sont venus arpenter mardi les allées de l'imposant stand réunionnais. Sur 600 m2, 24 exposants ont pu, grâce au soutien de l'IRT, de la Maison de l'Export de la Région Réunion, du Département et de la Chambre d'Agriculture, présenter leurs productions (vanille, rhums, fruits, confitures, écaille de tortue...) Ainsi la confiture mangue-letchis des Saveurs de la Fournaise (Sainte-Suzanne) et la confiture extra de tangor du Comptoir de Mélissa (Saint-Benoît) ont ramené chacune une médaille d'argent au concours général agricole. Côté punch, la société Réuni Rhums du Tampon ramène trois médailles de bronze avec le punch coco de Rhum Métiss, le punch passion et le planteur de Nou la arrangé, mais également une médaille d'argent avec le punch au rhum vanille de Rhum Métiss.

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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 10:07
Salon de l'agriculture - Guyane

La chambre d'agriculture de Guyane signe son retour à Paris

Alain Siong a tenu pour la dernière année de son mandat de président de la chambre d'agriculture à reprendre en main l'organisation e la présence de la Guyane au salon de l'agriculture à Paris.

"Jusqu'à maintenant, nous n'avions pas de personnel pour gérer un événement comme celui-ci et nous sollicitions les jeunes agriculteurs. Ce coup-ci, j'ai souhaité que la chambre prenne les choses en main au moins une fois ! Peu importe qui vient, l'important est de bien représenter la Guyane." C'est Julien Ducat, vice-président, qui a été chargé de l'organisation. Avec le soutien financier de la CTG et des Rhums Saint-Maurice qui fêtent leurs cent ans, la Guyane s'est installée sur 108 m2. Le stand accueille les Rhums Saint-Maurice, la bière de Guyane, les punch Toucan, les épices et condiments Toco, les produits d'une dizaine d'agriculteurs, mais également des producteurs de fruits et légumes venus de Cacao, de Javouhey, d'Iracoubo. "On a fait un conteneur rien que pour le rhum, raconte Julien Ducat, le kwak et de l'eau Dilo pour la faire connaître ennmétrpole, et puis on a fait deux palettes avion pour les fruits et légumes frais."

Comme d'habitude, les fruits (ramboutans et maracoujas) sont partis comme des petits pains tandis que la bière et le rhum de Guyane ont récolté chacune une médaille, bronze et argent ! La miellerie de Macouria n'a pas concouru ;  sa médaille d'or de l'an passé a contribué à épuiser ses stocks !

FXG, à Paris

Interview - Ernest Prévot, directeur de la distillerie Saint-Maurice, lauréat d'une médaille d'argent pour La belle capresse 55 °.

"Nous avons augmenté nos ventes de plus de 26 %"

Vous célébrez les 101 ans de votre rhum ?

J'ai voulu marquer le centenaire de la distillerie Saint-Maurice parce que l'an dernier, avec les événements du 28 mars, nous ne l'avons pas vraiment fêté, mais nous devons faire valoir qu'il n'y a pas que les Antilles qui fabriquent du rhum, il y a aussi la Guyane !

Et vous êtes sur le point de récupérer un nouveau quota de 500 hectolitres d'alcool pur pour l'exportation... Un beau cadeau ?

C'était mon objectif parce que ça va faire plus de vingt ans que je me bats pour avoir un minimum de contingentement d'autant que sur le total des 144 000 hap, on ne représente pas même 1 % ! J'ai 500 hap pour l'export et je vais en avoir 500 de mieux. Rien n'est encore décidé parce qu'il y a encore la grande bagarre entre la Martinique et la Guadeloupe qui veut un rééquilibrage, mais nous, sur le plan local, nous sommes satisfaits sur le plan local. Nous avons augmenté nos ventes de plus de 26 % depuis que le dumping des rhums martiniquais a cessé. Résultat, on est passé de 3000 à 4000 hap en termes de production.

Comment envisagez-vous dès lors le siècle à venir ?

L'avenir, je le plafonne à mon objectif de 5000 hap. Le marché de la Guyane, c'est un million de litres, donc 5000 hap. On a quasiment vendu 800 000 bouteilles, soit 4 000 hap l'an dernier et on a exporté plus de 800 hap. Avec notre futur quota de 1000 hap, on sera bien !

Propos recueillis par FXG, à Paris

Encore une médaille pour la bière guyanaise

La "Blaka", stout ou bière noire titrant 8°, a remporté une médaille de bronze au concours général agricole qui se tient durant le salon international de l'agriculture à Paris. "C'est une bière, explique Marie Farrugia de la brasserie guyanaise à Matoury, qui est faite avec des malts caramélisés. Ca lui donne un goût de malt grillé et de café qui s'arrange très bien avec du chocolat, des plats de viande en sauce ou même des gâteaux !" Cette médaille pour la "Blaka" vient après une médaille de bonze en 2015, puis une en argent pour la seule  "Weity", la bière blanche. "Ca nous amène une renommée, poursuit Mme Farrugia, et les Guyanais sont contents et fiers !"

Cette médaille de bronze n'est pas une petite affaire. D'abord, il n'y a pas eu d'or décerné dans cette catégorie des bières noires(deux d'argent, deux de bronze) et il y avait une centaine de produits en concurrence. "Nous faisons partie des trois ou quatre retenus par catégorie, c'est déjà énorme !"

La brasserie a été créée en 2011 et emploie aujourd'hui quatre personnes, deux techniciens, un livreur et un amdinistratif. "C'est une semi-usine avec une capacité de 1000 hectolitres par an. C'est déjà pas mal et nous faisons partie des brasseries artisanales qui commencent à être de taille conséquente !" Pour le moment, l'entreprise n'a pas encore les capacités de satisfaire tout le marché guyanais, mais elle augmente peu à peu ses capacités pour y arriver. "On pourrait multiplier nos capacités par dix sans problème, assure Marie Farruggia, il y a encore une grande marge, mais pour l'instant, on veut que ça reste une entreprise familiale et locale, à taille humaine, donc on reste petit et on investit à notre rythme." Donc, nonobstant ces belles médailles, la brasserie guyanaise n'envisage pas non plus d'exporter. "Ce serait au détriment de notre marché local !" Ils se sont bien renseignés pour le Suriname et le Brésil, mais ce n'est plus l'Europe et, confie Marie Farruggia, "tout de suite, il y a des barrières difficiles à passer pour de petites quantités". Et puis, de toute façon, leur première phase d'exportation, quand il sera temps, ce sera soit les Antilles, soit l'Hexagone !

FXG, à Paris

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2 mars 2018 5 02 /03 /mars /2018 05:12
Emmanuel Berthier, DGOM, Dominique Sorain, dircab, Annick Girardin et Fabrice Thibier, conseiller

Emmanuel Berthier, DGOM, Dominique Sorain, dircab, Annick Girardin et Fabrice Thibier, conseiller

Top départ pour la revue des aides économiques

Lundi à Paris, la ministre des Outre-mer a lancé officiellement la révision des aides économiques en présence des acteurs économiques, de deux parlementaires et des administration de Bercy.

"Il y a des idées auxquelles on a tordu définitivement le cou, s'est félicité lundi soir à Paris, Didier Fauchard, le patron du Medef de la Réunion, on n'est pas dans l'assistanat mais dans une nécessité de développement économique !" A l'occasion du lancement officiel de la revue des aides économiques, la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, a réuni une partie du groupe de travail dédié à cette révision annoncée en novembre dernier lors de la Journée outre-mer développement. Composé d'acteurs du monde économique, de parlementaires et des administrations concernées (Trésor, Budget, Economie et Finances et Outre-mer) ce groupe a pour objectif de créer un nouvel écosystème. "Nous voulons, insiste la ministre, plus d'efficacité à périmètre budgétaire constant." Le périmètre a été fixé lundi soir, mais avec un préfixe sur lequel la ministre n'a eu de cesse d'insister : "environ". C'est donc "environ 2,5 milliards d'euros" qui ont été retenus. Les aides à l’investissement se montent à environ 450 millions pour la défiscalisation, 100 millions pour la TVA non perçue récupérable. Les aides au fonctionnement atteignent 1,1 milliard pour les exonérations de charges et 475 millions pour le CICE, selon la ministre (ou 498 selon ce qu'a retenu un membre de la FEDOM lors de la réunion). Les aides à la capitalisation représentent 10 millions au titre du FIP et 380 millions pour les zones franches. "Compte tenu de tout ce qu'il y a comme financements fléchés pour les entreprises, a commenté la sénatrice de Guadeloupe Victoire Jasmin, je suis curieuse de savoir ce qui sera fait au profit de l'emploi, particulièrement pour l'emploi des jeunes." Le gouvernement assure qu'il cherche à être "plus efficace, plus concret, plus lisible, plus facile" pour les entreprises...

Maintien de la défiscalisation

Si la TVA NPR est condamnée, la défiscalisation sera maintenue. Mme Girardin propose d'adapter, de réviser, mais également de répondre aux besoins de chaque territoire de manière différenciée. "Ce qu'il faut, a déclaré Bruno Blandin, patron du Medef Guadeloupe, ce sont des mesures à la portée des TPE et des PME pour qu'elles puisent créer de la valeur, donc de l'emploi." "Il y a des dispositifs qu'il faut inventer, a insisté la ministre, car nous vivons une transition dans le monde économique qui nous oblige à créer de nouveaux outils pour redonner de l'espoir aux créateurs d'entreprises et à cette jeunesse à qui on demande rester dans les territoires ou de revenir..."

Le CICE disparaîtra le 1er janvier 2019 et c'est ce groupe qui a la mission d'inventer la suite. "Les exonérations de charge seront certainement ciblées, confie la ministre. Cette cible sera-t-elle définie au plan national ou bien territoire par territoire ? C'est à voir... Et puis, il va y avoir de la marge pour créer de nouveaux outils d'accompagnement... C'est ce que nous sommes en train d'analyser..." Ainsi, la ministre a lancé tant au groupe de travail qu'à l'extérieur un appel à manifestation d'intérêt : Comment mieux accompagner, notamment sur le volet capitalisation, les entreprises ? Un cabinet de consultants a répondu.

Lisibilité jusqu'en 2030

C'est l'idée d'un fonds d'intervention direct. "Le FIP DOM est une des mesures qu'il faut qu'on porte rapidement, a rebondi la patron des patrons guadeloupéens. En Corse, il marche très bien, il n'y a pas de raison qu'il ne marche pas dans les DOM." La députée réunionnaise Nathalie Bassire semble avoir eu l'oreille de la ministre avec son idée de zone franche d'exportation. "Il s'agit de créer dans nos ports une zone où des investisseurs étrangers, notamment chinois, puissent s'installer, acquérir le label français, et développer une production dédiée à 80 % minimum à 'export."

Le groupe de travail se réunira le 12 mars, puis encore à la mi-avril avec les présidents des collectivités territoriales. Cette revue des aides est connectée au travail des assises des Outre-mer et sera donc intégrée au livre bleu outre-mer. "Mon souhait, a conclu la ministre, est que l'ensemble des outils soit en vigueur jusqu'en 2030 parce que nous avons besoin de durabilité."

FXG, à Paris

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1 mars 2018 4 01 /03 /mars /2018 05:40
Photo : © Instagram Wilhem Belocian

Photo : © Instagram Wilhem Belocian

Les athlètes antillais en stage à Paris

A la suite des passages des cyclones Irma et Maria aux Antilles en septembre dernier, la Région Ile-de-France et la Fédération française d'athlétisme (FFA) avaient annoncé qu'ils cofinanceraient plusieurs stage pour les clubs d’athlétisme antillais afin qu'ils pussent concentrer leurs efforts sur la reprise d'activité alors que les équipements sportifs ont été détériorés ou détruits par les cyclones.  "Il est capital, a déclaré le Guadeloupéen Patrick Karam, vice-président de la Région Ile de France, que nous exprimions notre solidarité en fournissant aux jeunes athlètes Antillais les meilleures conditions d'entrainement et d'accueil possibles." Ainsi deux délégations sont actuellement sur place, sous la houlette de la cadre technique Ketty Cham. Le premier groupe qui compte Wilhem Belocian s’est installé à l’Insep. Blessé l’été dernier, le grand espoir des haies françaises prépare son retour. Le deuxième groupe composé de 14 jeunes athlètes, s'est nstallé au Centre départemental de formation et d’animation sportives (CDFAS), à Eaubonne (95). Ils prendront part ce week-end aux championnats de France cadets-juniors à Val-de-Reuil.

Deux autres stages de préparation seront organisés au cours de la saison estivale, avant les championnats de France cadets-juniors à Bondoufle et Elite à Albi.

FXG, à Paris

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1 mars 2018 4 01 /03 /mars /2018 05:07
Mairie de Fort-de-France

Un plan pour revitaliser le coeur de Fort-de-France

En déplacement à Paris, le maire de la ville de Fort-de-France, Didier Laguerre, a rencontré lundi le Directeur du réseau et des territoires de la Caisse des dépôts et consignation, puis la Ministre des Outre-mer, pour leur présenter le plan de revitalisation du coeur de ville. Mardi, Didier Laguerre a participé à l'élaboration de la transformation de la taxe d'habitation au Comité des finances locales. Interview.

Avez-vous obtenu un élan supplémentaire pour la revitalisation du coeur de Fort-de-France ?

La ministre a pris l'engagement de soutenir notre dossier puisqu'un appel à candidature a été lancé. Nous avons mis de notre côté des outils d'aménagement, la société d'économie mixte d'aménagement de Fort-de-France, une filiale foncière chargée de maîtriser l'immobilier commercial. Nous avons aussi mis en place un travail partenarial avec la CACEM, nous souhaitons aussi en mettre un en place avec la CTM. Nous avons un autre atout, c'est que nous sommes prêts à passer à l'action et aux travaux dès 2018 qu'il s'agisse d'éclairage public, de réfection de voiries, de trottoirs ou de parcours touristiques...

Que vous a dit Mme Girardin ?

Elle a été séduite par l'aspect partenarial de notre projet qui est couplé avec celui de la rénovation urbaine et qui a été construit et porté avec l'ensemble des acteurs économiques et les habitants du centre-ville. Elle a aussi été séduite par l'aspect concret et immédiat pour l'opérationnel.

Qu'attendez-vous d'elle ?

Son soutien pour que le dossier soir retenu dès cette année. Mais nous attendons aussi de l'accompagnement dans la coordination mais également pour obtenir l'intervention de l'Agence française de développement au côté de la caisse des dépôts, de l'ANAH, ou de la Foncière logement.

Quel est le calendrier ?

D'ici fin avril, nous connaîtrons la liste des villes (Sainte-Marie, Le Robert et Le Lamentin ont aussi postuler à cet appel d'offres, ndlr) qui sont retenues. A partir de là, nous saurons si nous pouvons avoir accès à certains financements, en fonds propres ou en prêts pour la CDC, ou en subvention pour les autres partenaires. L'idée serait de pouvoir démarrer nos travaux d'ingénierie, mais aussi d'éclairage et de voiries dès 2018.

Quel est l'enjeu financier de ce projet ?

Pour cette année, l'enjeu est de 20 millions d'euros, et sur les cinq ans à venir, autour de 110 millions

Propos recueillis par FXG, à Paris

La taxe d'habitation au menu du comité des finances locales

Mardi, la réunion du Comité des finances locales était consacrée au projet de réforme fiscale dans la perspective de la suppression de la taxe d'habitation. Le CFL prépare ses propositions au gouvernement pour trouver un nouvel équilibre fiscal. Sur les 98 millions d'euros de recettes fiscales de la ville de Fort-de-France entre les taxes foncières, d'habitation et octroi de mer, la taxe d'habitation représente 30 millions. "Nous en fixons le taux et l'assiette, explique Didier Laguerre, c'est-à-dire que nous avons une autonomie fiscale." En 2018, 30 % de la population foyalaise est exonérée et la ville recevra une compensation par l'Etat. En 2019, 30 % supplémentaires seront exonérés et en 2020, le reste de la population. Pendant trois ans, il y aura une compensation fixée sur la base du taux de l'année précédente. Voilà l'enjeu de ce comité des finances locales : en sortir une proposition qui convienne à l'Etat et aux villes !

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27 février 2018 2 27 /02 /février /2018 05:55
Biopiraterie en Guyane

Les Amérindiens exclus du brevet issu du Couachi

Malgré une procédure d'oppostion conduite par France-Liberté, l'IRD obtient la validation d'un brevet issu d'un savoir traditionnel guyanais.

"Je considère qu'associer le terme de biopiraterie au problème posé est excessif et injuste pour l'IRD." Ainsi s'exprimait le 5 février 2016 Jean-Paul Moatti, directeur général de l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD) devant les parlementaires guyanais, Chantal Berthelot et Antoine Karam au sujet de la molécule active, la Simalikalactone E (SkE) extraite du couachi (quasi amara), une plante connue des Amérindiens pour ses vertus antipaludiques. Le patron de l'IRD jurait alors la main sur le coeur qu’il allait proposer au président de la CTG un protocole d’accord conjoint pour l'accès et le partage des avantages issus du brevet SkE. Non seulement aucun accord de partage n’a été instauré, mais l'IRD a maintenu sa demande de brevet. Finalement, mercredi dernier à Munich, L’Office européen des brevets a validé le brevet au seul bénéfice de l'IRD. "Par ce brevet, l’IRD s’approprie des savoirs médicinaux et ne reconnait pas l’apport des populations autochtones et locales", ont protesté les représentants de France-Liberté, l'avocat Cyril Costes et le juriste Thomas Burelli. Depuis 2015, l'ONG s’oppose à la demande de brevet n°EP2443126 intitulé Simalikalactone E et son utilisation comme médicament. Les chercheures de l'IRD se sont pourtant appuyés sur les savoirs traditionnels amérindiens de Guyane sur les propriétés antipaludiques de la plante Quassia Amara pour identifier la molécule active. C'est cela qui constitue selon France-Liberté un cas flagrant de biopiraterie.

Exclusion du Wayana de la procédure

Lors de cette procédure orale pour laquelle Jean-Paul Moatti s'était déplacé lui-même, l'IRD s'est opposé à ce que Tapo Aloïke, un Wayana de Guyane désigné par ses pairs pour les représenter, prenne la parole pour partager leur avis durant l’audience. "L’IRD se place clairement dans une posture coloniale, regrettent Cyril Costes et Thomas Burelli. Il s’agit pourtant d’un droit fondamental des peuples autochtones reconnu notamment dans la Déclaration de l’ONU sur les droits des Peuples autochtones dans son article 8."

France Libertés a pu cependant lire le discours de Tapo Aloïke pendant l’audience. « Cette posture condescendante, a déploré Tapo Aloïke, apparaissait déjà chez les chercheurs venus recueillir nos savoirs et qui se sont donc permis cet acte de biopiraterie. En agissant ainsi, l'IRD ne s’inscrit pas dans une perspective de réconciliation que nous espérions. Cela ne fait que renforcer nos sentiments de marginalisation et d’injustice. »

Le brevet offre à l’institut un monopole d’exploitation de la propriété antipaludique de la molécule SkE extraite de la plante Quassia Amara pour une durée d’au moins vingt ans. Ce monopole confère à l’IRD le droit d’interdire à quiconque d’exploiter un remède contre le paludisme comprenant la molécule protégée pendant vingt ans. Ainsi, les populations ayant contribué au développement de l’innovation peuvent se voir interdire l’exploitation commerciale de leurs propres remèdes traditionnels.

FXG, à Paris

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26 février 2018 1 26 /02 /février /2018 06:48

Le groupe Fontaine sanctionné pour concurrence déloyale

Trois sociétés du groupe Fontaine, Madianet, la SARL Groupe Fontaine et la SCEA Les Bougainvillées ont été sanctionnées par l'Autorité de la concurrence dans le cadre d'un appel d'offres remontant à 2011 pour un marché public pour l'entretien des espaces verts attenant aux immeubles de deux bailleurs sociaux la Société Martiniquaise de HLM (SMHLM) et la société OZANAM. Plutôt que de déposer des offres autonomes et différenciées ou bien de désigner une seule société du groupe pour postuler, pes trois sociétés ont présenté une offre similaire et visiblement concertée. Moyennant quoi, l'Autorité a infligé une amende sanction de 60 000 euros à l'encontre de Madianet, la filiale la plus importante du groupe Fontaine, et de 10 000 euros à la SARL Groupe Fontaine comme à la SCEA Les Bougainvillées.

FXG

Un peu de clarté dans l'interprofession de la viande

Pour bénéficier des aides européennes relatives à la structuration de l'élevage, l'adhésion à l'association martiniquaise interprofessionnelle de la viande, du bétail et du lait (AMIV), unique organisation interprofessionnelle martiniquaise dans le secteur de l'élevage et de la viande, est obligatoire. Elle est également très importante pour améliorer les débouchés à l'aval des éleveurs martiniquais. Dans ces circonstances, la coopérative SICA Madras et l'association des Producteurs agricoles et de la mer associés (PRAMA) ont saisi l'Autorité de la concurrence pour dénoncer les critères et la procédure d'adhésion à l'interprofession qui les faisait tourner en bourrique. Les services d'instruction de l'autorité ont alors relevé que les critères d'adhésion (activité effective, représentativité et spécialisation) à l'AMIV, n'étaient ni objectifs ni transparents et que leur application pouvait revêtir un caractère discriminatoire.

En réponse à ces préoccupations de concurrence, l'AMIV s'est engagée à modifier la procédure et les critères d'adhésion au statut de membre actif de l'association (formalités de dépôt d'une demande d'adhésion précisées, encadrement des délais d'examen des demandes d'adhésion, obligation de motiver ses décisions d'acceptation ou de refus d'adhésion, critères de représentativité, d'activité et de spécialisation précisés). L'AMIV s'est aussi engagée à créer un nouveau statut de membre associé, aux conditions d'adhésion allégées par rapport au statut de membre actif, qui permettra aux candidats qui le souhaitent de pouvoir bénéficier des aides européennes, sans participer aux travaux de l'interprofession.
Par ailleurs, une réforme à venir pourrait retirer très prochainement à l'AMIV la responsabilité de l'attribution des aides européennes pour la confier aux services de l'Etat. Ces engagements répondent aux préoccupations de concurrence de l'Autorité qui les a acceptés et rendus obligatoires.

FXG

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26 février 2018 1 26 /02 /février /2018 06:13
Revue des aides économiques outre-mer

Questions économiques à l'Assemblée nationale

A l'occasion d'un exercice nouveau de questions thématiques à l'Assemblée nationale, la ministre des Outre-mer a pu détailler mercredi "la sortie financière des assises des outre-mer", telle qu'elle devrait apparaître à l'occasion de la publication du livre bleu outre-mer au mois de mai prochain.

En premier lieu, c'est la revue des aides économiques qui a suscité le plus de questions. La ministre a insisté sur le travail de "co-construction" qu'elle entendait mener avec les parlementaires. Un groupe de travail a été formé avec certains d'entre eux et la FEDOM. Mais tous n'en font pas partie à l'instar du Réunionnais LR David Lorion qui a clairement fait savoir qu'il souhaitait y travailler. De son côté la Guadeloupéenne (Nouvelle gauche) Hélène Vainqueur-Christophe a rappelé que la loi égalité réelle outre-mer prévoyait que le gouvernement fournisse aux parlementaires une étude d'impact sur les aides économiques et qu'ils l'attendaient toujours. L'ensemble des aides économiques qui doivent être revues sont en cours d'évaluation a expliqué Mme Girardin. Pour l'heure le montant global est estimé à la louche autour de 2,5 milliards d'euros. "On a empilé les aides depuis des années et nous devons retrouver de la cohérence, répondre aux problématiques de façon différenciée. Il ne s'agit de faire ni plus, ni moins mais mieux à périmètre constant." La ministre plaide pour des aides "simples, claires, lisibles".

Répondant à une question du Réunionnais Thierry Robert (Modem), la ministre a évoqué le CICE. "Il y a un débat sur le montant du CICE, celui de Bercy, celui de la FEDOM et le nôtre, a indiqué Annick Girardin. Je ne confirmerai rien, sauf le débat !" Cette question résolue, il faudra dire par quoi le CICE sera remplacé. Un fonds de soutien à l'investissement semble susciter l'intérêt de la ministre. Ce qui semble se dessiner, c'est qu'il y aura toujours des exonérations de charge et que la TVANPR risque bel et bien de disparaître. Autre certitude, les contrats de plan Etat-Région qui arrivent à mi-parcours seront renégociés.

Mais la sortie financière des assises, c'est aussi le grand plan d'investissement de 50 milliards annoncé en septembre dernier par le chef de l'Etat. Il y a une  enveloppe de 1 milliard qui doit être fléchée pour l'Outre-mer. "C'est du droit commun, a indiqué la ministre, du droit commun qu'on ira chercher et qu'on comptabilisera pour l'Outre-mer."

A la fin de la séance, Marine Le Pen a demandé à la ministre ce qu'elle attendait pour réformer l'octroi de mer, responsable selon elle de renchérir le coût de la vie. C'est sans doute le seul dispositif dont on est sûr qu'il est hors périmètre de la revue des aides économiques outre-mer....

FXG, à Paris

La fin de l'accession sociale au logement

Les députés Réunionnais montés au créneau pour dénoncer les obstacles au logement social et intermédiaire. Selon Mme Bello, cela est cause de la perte de 30 % des effectifs du BTP, de 50 % du chiffre d'affaires et de la fermeture de 550 entreprises en 2017. La suppression de l'allocation logement accession, pour la seule Réunion, mettrait en péril, a expliqué Mme Bareigts, 2000 emplois avec des pertes estimées à 100 millions d'euros pour la seule année 2018. Il y a 456 dossiers d'accession en cours dont la moitié à la Réunion qui sont menacés par la suppression de ce dispositif au 1er janvier 2018. Ericka Bareigts a demandé un moratoire. "Oui, a répondu la ministre, c'est à l'étude pour reprendre les dossiers prêts à sortir et qui sont sous le couperet du 1er janvier." La question est de trouver un financement, un parcours de logement dans chaque territoire pour remplacer un dispositif qui disparaît (il y a deux fois de dossiers qu'il y a dix ans, ndlr), même si les outre-mer ont eu un délai supplémentaire... Ce "début de réponse" n'a pas entièrement satisfait David Lorion qui s'est demandé si le ministère des outre-mer était toujours "le pivot" du logement social en outre-mer... "Le ministère reste pivot, a répondu Annick Girardin, mais il faut d'abord réclamer le droit commun, y compris sur le logement, c'est à dire l'intervention de l'ANAH, celle de l'ANRU et faisons les spécificités au ministère des Outre-mer !"

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