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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 21:16
Jacques Ambrosio préside Accolade, l'une des plus anciennes associations antillaise de la Région parisienne

Jacques Ambrosio préside Accolade, l'une des plus anciennes associations antillaise de la Région parisienne

Opération 1000 masques pour la Case sociale antillaise

Jacques Ambrosio, président de l'association Accolade, et Jean-Luc Cyprien, )résident de l'association Grande Vigie, ont lancé un appel à la solidarité à l'adresse de l'ensemble des associations ultramarines de l'Hexagone. "Par cette action, indiquent les deux présidents, nous souhaitons conjuguer et mutualiser nos efforts par une action unitaire et sanitaire." Leur objectif est de récolter 1000 masques "grand public", c'est-à-dire des masques artisanaux, afin de les redistribuer à La Case sociale antillaise, structure luttant contre l'exclusion présidée par le bien connu Gaston Calife. Tous les volontaires sont ainsi invités à les déposer sous forme de colis en mentionnant le nom de leur association ainsi que son adresse mail, avant le 16 mai prochain au magasin Tropic Marché sis 2 rue des Mouttiers à Saint-Ouen (93). D'autres points de collectes dans les autres départements de la Région parisienne seront ouverts par la suite.

FXG

Contact  : jacques.ambrosio971@gmail.com

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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 05:04
La mission d'information CoVid de l'Assemblée nationale entend Girardin

Annick Girardin : "Il n'y a pas de saturation de nos lits de réanimation"

Dans le contexte particulier de la prévision alarmante du Conseil scientifique COViD19 dans son rapport du 8 avril dernier, qui indique que "l’épidémie dans les territoires d’outre-mer va s’aggraver dans les semaines qui viennent", Annick Girardin a répondu mardi aux questions des députés dans le cadre de la mission d’information sur l’impact, la gestion et les conséquences dans toutes ses dimensions de l’épidémie de Coronavirus-CoViD19 présidée par Richard Ferrand.

Au 14 avril, il y avait 1101 cas de CoVid19 dans les Outre-mer qui comptaient alors 21 décès.

En Guadeloupe, 182 cas, 35 personnes hospitalisées, 10 morts et 17 malades en réanimation. Le nombre de lits, de 33 au départ, a été porté à 43 et la ministre affirme que ce chiffre pourra être porté à 75.

En Martinique,, 157 cas, 47 personnes hospitalisées, 6 morts et 16 malades en réanimation. Le nombre de lits, de 44 au départ, a été porté à 46 et la ministre affirme que ce chiffre pourra être porté à 96.

En Guyane, 88 cas, 9 personnes hospitalisées et 1 malade en réanimation. Le nombre de lits, de 11 au départ, a été porté à 34 et la ministre affirme que ce chiffre pourra être porté à 42.

A La Réunion, ce sont 391 cas, 36 personnes hospitalisées et 3 malades en réanimation. Le nombre de lits, de 33 au départ, a été porté à 43 et la ministre affirme que ce chiffre pourra être porté à 75. Quand à Mayotte, il y avait 207 cas, 16 malades en rénimation et trois morts. Le nombre de lits, 16 au départ a été porté à 50. Elle a précisé aussi que 7 respirateurs étaient en voie d'acheminement. "Il n'y a pas de saturation de nos lits de réanimation", a certifié Annick Girardin, précisant que leur taux d'occupation était inférieur à 50 %.

Masques et tests

Interrogée sur la disponibilité des masques et des tests, la ministre s'est d'abord défendue en expliquant que "les tensions sont internationales  et nationales". Mais dans la mesure où le conseil scientiifique a préconisé "test, test,test !", la     ministre  a indiqué que "l'Etat souhaite les systématiser" pour les néo-arrivants "à l'entrée et à la sortie des quatorzaines d'isolement", ainsi qu'à toutes les personnes suspectes d'être positives au CoVid 19. Reste que les tests, les automates, les écouvillons et les réactifs font cruellement défaut. "Nous les envoyons au rythme de leur arrivée en métropole." Sans attendre le concours du ministère de la Santé, des tests rapides sont d'ores et déjà pratiqués dans certains territoires par des laboratoires privés.

En Martinique, 180 tests rapides sont réalisés chaque semaine par des laboratoires privés.

En Guadeloupe, 350 tests sont réalisés chaque semaine.

En Guyane, 250 tests sont réalisés chaque semaine.

A La Réunion, 1000 tests sont ainsi réalisés chaque semaine, et 525 à Mayotte.

Quant aux masques, la ministre a donné en exemple la Réunion qui a reçu depuis le début de la crise 489 000 masques dont 105 000 FFP2.

SDF et mal logés

Les députés se sont aussi inquiétés de l'aide portée aux SDF et aux personnes vivant dans le cadre d'un habitat informel. Ce sont donc, selon la ministre, 6000 personnes en outre-mer qui bénéficieraient d'ores et déjà de chèques-service pour un montant de 630 000 euros. Une deuxième vague, pour la première quinzaine de mai, serait prévue avec un doublement de l'enveloppe. L'allocation de rentrée scolaire sera aussi recyclée, permettant d'affecter 19 millions d'euros au bénéfice des familles de 289 000 enfants dans les territoires. Enfin, une autre aide devrait être versée via la Croix Rouge sous forme de bons alimentaires (1,2 millions en Guyane). Dans ce territoire, 14 rampes d'eau ont été installées.

Concernant le déconfinement annoncé progressif par le président de la République et la rentrée scolaire du 11 mai, la ministre s'est défaussée sur son collègue Jean-Michel Blanquer. Tout au plus a-t-elle précisé : "Les protections demandées seront mises en place."

Interrogée par ailleurs sur les raisons qui l'ont poussée à faire appel de l'ordonnance du tribunal administratif de Basse-Terre qui enjoignait l'ARS et le CHU de la Guadeloupe de commander en nombre suffisant des masques et le la chloroquine, Annick Girardin s'est contentée d'un laconique : "Oui, nous sommes allés devant le Conseil d'Etat qui a donné raison à l'Etat."

FXG, confiné

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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 05:43
Photo : Nathalie Guyon FTV

Photo : Nathalie Guyon FTV

Sylvie Gengoul est la directrice du pôle Outre-mer de France Télévisions depuis le début de l'année. Alors que son principal chantier était l'ouverture d'une plateforme numérique au 31 mars, la crise COViD19 et le confinement ne l'ont pas permis. En revanche, une offre commune aux trois bassins et une émission spécial confinement ont été mis sur pied. entretien.

"Notre modèle de chaîne généraliste de proximité mérite d’être repensé "

Le confinement dû au Covid19 vous a-t-il amené à proposer des programmes spécifiques ?

La crise sanitaire que nous traversons, sa gravité, sa complexité autant que ses incertitudes nous invitent à repenser notre offre en affirmant davantage encore nos objectifs prioritaires de service public.

Nous avons à une double contrainte : préserver nos salariés et proposer une offre dédiée répondant à notre rôle de contributeur dans nos territoires respectifs.

Comment s'opère la complémentarité de vos médias ?

Comme dans nos épisodes cycloniques, la radio est au cœur du dispositif en se posant comme le compagnon de route au quotidien ; le lieu où se construisent les solidarités, où s’expriment les peurs autant que les espoirs, nos vulnérabilités aussi et où les paroles scientifique, médicale, institutionnelle et citoyenne trouvent toute leur place.

Le numérique permet l’accessibilité, la mobilité et la mutabilité. Il favorise une relation personnalisée et constante ainsi que le partage d’expériences et de valeurs entre nos territoires. Et puis la télé reste le lieu du lien social par excellence avec nos journaux télévisés en particulier, qui constituent des moments de rencontre uniques. Elle est le média traditionnel des moments en famille, c’est l’une des vocations de l’offre unique que nous proposons durant cette période de confinement.

Quelle est donc cette offre éditoriale unique ?

J’évoque plutôt une offre commune qui se présente sous la forme d’une play list 24/24 en direct, un flux continu déployé par bassin pour tenir compte des décalages horaires. Elle est construite par palier horaire ce qui permet à chacun des territoires de diffuser et d’insérer  ses programmes propres comme il le souhaite. Il peut s’agir de programmes d’Access, de Day Time mais surtout de rendez-vous d’information.

Y avait-il des contraintes spécifiques ?

Nous avions le devoir de proposer une offre dédiée et de privilégier une programmation adaptée à la situation de confinement familial. Des programmes scolaires, des programmes moins violents, donc moins de télénovelas, et une offre spécifique avec cette nouvelle émission « Avec vous à la maison » portée par Jean Marc Thibaudier et diffusée en Access sur toutes les 1ères et sur France Ô à 15 heures.

Ce qui est intéressant pour les Antilles et la Guyane suscitera-t-il le même intérêt à la Réunion ou à Mayotte ?

Le principe de l'offre unique est celui d’une même banque de programmes pour alimenter l’ensemble de nos chaînes. Dans cette période de confinement, c’est le mode de diffusion qui change. Autant dire d’ailleurs que notre modèle de chaîne généraliste de proximité mérite d’être repensé pour répondre à nos grands axes stratégiques : jouer notre rôle de contributeur pour nos pays, valoriser ce que nous sommes collectivement, prendre réellement en compte nos environnements géographiques et fonctionner véritablement comme un média global qui embrasse le monde et qui est porteur d’idées émergentes.

Comment se passe la production de « Avec vous à la maison » en cette période de confinement ?

« Avec vous, à la maison » est un produit réalisé en grande partie en télétravail avec nos équipes web, en collaboration avec des producteurs de la Réunion et de Guadeloupe, sous notre entière direction éditoriale. Puzzle Média assure la production exécutive pour de la prestation technique et artistique.

Où en est la plateforme numérique destinée à combler le prochain arrêt de France Ô que vous deviez ouvrir le 31 mars ? Comment y accède-t-on ?

Ce portail numérique n’est pas un produit de rattrapage de France Ô. Il s’agit bien d’un outil qui inaugure à la fois une nouvelle façon de travailler ensemble et propose une nouvelle lecture de l’Outre-mer, cet Outre-mer porteur de valeurs universelles pour lire et décoder les enjeux auxquels le monde est aujourd’hui confronté.

Une des valeurs ajoutées de ce portail "Outre-mer la 1ère" est un fil conversationnel continu, transverse et planétaire qui implique fortement tous nos territoires, qui se relaient pour raconter une histoire. Ce dispositif nécessite une forte mobilisation de nos ressources. En accord et en écoute de leurs difficultés, nous avons considéré collectivement que le moment ne permettait pas le lancement à la date prévue.

Propos recueillis par FXG

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10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 04:00
Les étudiants d'Outre-mer confinés dans l'Hexagone

La galère des étudiants confinés seuls dans l'Hexagone

Des associations et la plateforme outremersolisaires se mobilisent pour ceux qui parmi les quelques 15000 antillo-guyanais, sont restés seuls et loin de chez eux.

La chambre de Yasmina, une étudiante réunionnaise de 18 ans, est la seule occupée dans la petite résidence privée qu'elle occupe à Mirande, dans le Gers (33). Tous les autres locataires  sont partis dans leur famille depuis le 17 mars. "L'absence de tout bruit dans le bâtiment renforce terriblement son sentiment d'isolement, relate le Guadeloupéen Maël Disa, délégué interministériel (DICVI).

D'après ses services et ceux de Ladom, quelque 30 000 étudiants issus des Outre-mer sont restés vivre le confinement loin des leurs et de leurs réseaux dans l'Hexagone. Pour quantifier cette donnée, les services se sont appuyés sur le nombre de personnes inscrites dans le supérieur en métropole qui ont passé leur bac dans une académie d'Outre-mer, soit 40 000 étudiants, sachant que chaque année, ce sont 8000 nouveaux qui arrivent dont 6000 bacheliers. Si les deux tiers de leurs homologues de l'Hexagone ont pu quitter leurs résidences universitaires, le délégué estime à 30 000 le nombre des étudiants ultramarins qui n'ont pas voulu ou pu rentrer, dont la moitié sont réunionnais : "Beaucoup ont fait le choix de ne pas rentrer. D'abord pour continuer à suivre leurs cours dispenser via des plateformes ou des réseaux numériques adaptés au décalage horaire, ensuite pour ne pas risquer de ramener le virus sur leurs territoires, dans leurs familles et à leurs aînés." "On aurait pu, sous condition de quatorzaine, organiser des vols de rapatriement avec Ladom, indique Valentin Chambon, de Union des étudiants réunionnais de l'Hexagone (UERH). On a voulu nous faire rester loin des nôtres et de leur solidarité, pendant que 30000 personnes sont arrivées à la Réunion !"

Des bénévoles sans attestation spécifique

Plusieurs association d'étudiants d'Outre-mer sont à pied d'oeuvre pour faire du lien, pour aider parfois financièrement, souvent matériellement les jeunes en détresse. Yasmine, à Mirande, a ainsi pu entrer en contact avec des compatriotes pas trop loin de chez elle. Une association dans sa région vient prendre de ses nouvelles et lui en apporte, par téléphone ou via les réseaux...

Certains étudiants ont pu bénéficier d'un échange de chambre dans leur Cité U pour une autre équipée d'une kitchenette.

A l'association Sciences Ô, le Guadeloupéen Arnaud Naraïnin constate que la plupart de ses camarades ont pu rentrer avant le confinement. "J'en connais deux qui sont restés, raconte-t-il, et ils s'en sortent comme les Hexagonaux s'en sortent." "C'est surtout les plus jeunes, les primo-arrivants, explique Valentin Chambon, qui ont des soucis financiers ou bien psychologiques et moraux. On essaie d'envoyer un des nôtres, à leur rencontre via notre page facebook..." Il leur est même arrivé d'organiser un transport. "C'est un étudiant qui logeait en Région parisienne et qui craquait. Un de nos membres l'a accompagné avec sa voiture à Chartres, chez des cousins à lui..." Ils ont aussi regroupé des étudiants qui rentraient sur un même vol au pays pour leur organiser une navette jusqu'à Orly. Pour ces associations, aider n'est pas facile car tous ces jeunes qui essaient oeuvrent au lien solidaire sont aussi des confinés. "On nous demande parfois d'apporter des paniers alimentaires pour les démunis, témoigne la Martiniquaise Rebecca Rogly de Sorb'Outre-mer, alors on aimerait bien pouvoir disposer d'attestation spéciale".

"Rentrer pour motif impérieux reste possible"

Une de ses compatriotes s'est retrouvée depuis février sans plus percevoir de salaires. Elle ne pouvait plus payer son loyer, ni faire de courses. "Nous avons pu lui apporter une aide alimentaire avant que sa famille lui vienne en aide." Un Guadeloupéen s'est encore signalé, mais sa gêne et sa pudeur l'ont empêché de se livrer. "Nous l'avons renvoyé sur la plafeforme outremersolidaires." Cette plateforme numérique ouverte vendredi dernier par la DIECVI permet de mettre en relation les demandes des étudiants isolés et les offres des associations ou des entreprises partenaires. "C'est un  outil de communication, apprécie Valentin Chambon, qui va donner un nouveau souffle aux diasporas d'Outre-mer."

Ce sont surtout les parents qui appellent les associations. Ils leur demandent s'il y a des vols pour rapatrier leurs enfants. "On fait aussi de la pédagogie du confinement !", conclut Valentin. La DIECVI reçoit aussi plus d'appels de parents que d'étudiants qui sont plus inquiets pour leurs anciens que pour eux-même. "L'isolement crée de l'anxiété, mais nous n'avons  pour l'instant de cas trop compliqués encore." Et si ça devait arriver, Maël Dia le dit : "Rentrer pour motif impérieux reste possible."

FXG, en confinement

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7 avril 2020 2 07 /04 /avril /2020 04:28
Déconfinement de la concurrence sur les masques de ventilation artificielle aux Antilles et en Guyane

L'Autorité de la Concurrence déconfine la concurrence sur les masques de ventilation artificielle

Une entreprise guyanaise a alerté le 30 mars dernier l’Autorité de la concurrence sur les pratiques d’importation exclusive susceptibles d’être mises en œuvre par le groupe Fisher & Paykel Healthcare dans la fourniture aux hôpitaux de systèmes et produits respiratoires destinés aux patients atteints de troubles respiratoires, notamment pour les patients atteints du Covid-19. Ce groupe avait récemment confié l’importation de ses produits médicaux en Guyane, Guadeloupe et Martinique, notamment des masques de ventilation artificielle utiles aux patients en réanimation, à la seule société Cadmed Inc, empêchant de fait toute autre alternative d’approvisionnement des distributeurs locaux, notamment via la France métropolitaine.

Cadmed située aux Etats-Unis, était donc le point d’entrée unique pour se fournir en produits Fisher & Paykel Healthcare en Guyane et aux Antilles françaises.

Interpellée par l'Autorité de concurrence, la filiale française du groupe Fisher & Paykel Healthcare a clarifié les conditions de distribution de ses produits.

Ainsi, le groupe réaffirme que, « dans le cadre actuel d'urgence sanitaire et même lorsque cet état d'urgence sanitaire sera levé, les importateurs qui souhaiteraient acheter des produits Fisher & Paykel Healthcare pour l'assistance respiratoire pour une distribution en Guyane, Guadeloupe et Martinique peuvent et pourront, selon leur choix, s'approvisionner directement auprès de Fisher & Paykel Healthcare SAS ou de tout autre distributeur agréé, sur la base de leurs conditions générales de vente respectives, dès lors que les produits sont disponibles. »

Prenant acte de cette initiative favorable à la concurrence sur les marchés guyanais et antillais, l’Autorité a décidé de clore l’enquête ouverte à l’encontre du groupe Fisher & Paykel Healthcare.

FXG

Un site de signalement

Par ailleurs, les services d’instruction invitent toute personne (entreprise ou consommateur) qui estimerait qu’une action mise en place par une ou plusieurs entreprises est susceptible d’être anticoncurrentielle à utiliser l’adresse dédiée suivante pour la signaler à l’Autorité : signalement.externe@autoritedelaconcurrence.fr

 

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4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 22:41
L'ordonnance chloroquine Basse-Terre annulée par le Conseil d'Etat

Le Conseil d'Etat annulé l’ordonnance enjoignant le CHU et l'ARS à commander des tests de dépistage et de la chloroquine

L'ordonnance du 27 mars du juge des référés du tribunal administratif de la Guadeloupe a été cassée par le conseil d'Etat samedi, trd dans la soirée. A la demande de l'UGTG, le juge de Basse-Terre avait enjoint au CHU de la Guadeloupe et à son agence régionale de santé (ARS) de passer commande des doses nécessaires au traitement des patients atteints de covid-19 par hydroxychloroquine et azithromycine, tel que proposé par l’institut hospitalo-universitaire Méditerranée infection, et de tests de dépistage du covid-19 en nombre suffisant pour couvrir les besoins présents et à venir de la population de l’archipel guadeloupéen.

Le CHU et l'ARS via le ministère de la Santé ont fait chacun appel de cette ordonnance le 1er avril dernier devant le Conseil d'Etat. L'affaire a examinéé vendredi

Le CHU et l'ARS n'ont pas eu gain de cause sur tout. L'UGTG justifie bien des qualités la fondant à agir.

En revanche, le Conseil d'Etat reconnaît leurs arguments contre l'injonction qui leur est faite.

Le ministre de la Santé a fait valoir que le juge des référés n’a caractérisé "aucune atteinte grave et manifestement illégale commise par les autorités publiques mises en cause", qu'il a fait "une application erronée du principe de précaution" et donc commis une erreur de droit en enjoignant à l’agence régionale de santé de "réaliser des commandes qui ne relèvent pas de sa compétence". Enfin, "par son indétermination, l’injonction prononcée est inapplicable".

20 patients traités en Guadeloupe et 9000 cachets de Plaquenil en commande

Le CHU a fait valoir de son côté qu'aucune "carence caractérisée" ne pouvait lui être reprochée dans la commande de tests de dépistage comme celle des doses d’hydroxychloroquine et d'azythromycine.

Un vingtaine de patients du CHU se sont vu administrer de l’hydroxychloroquine. Le chef du service d’infectiologie du CHU a proposé aux médecins libéraux repérant des patients présentant un risque élevé d’évolution défavorable de les adresser à celui-ci pour qu’ils puissent faire l’objet d’une prise en charge hospitalière et, le cas échéant, se voir administrer de l’hydroxychloroquine.

Le CHU a encore fait valoir que sa pharmacie à usage intérieur dispose à ce jour "de stocks suffisants pour assurer le traitement des patients auxquels sont administrés de l’hydroxychloroquine et de l’azithromycine". Il indique encore avoir passé commande de 9 000 comprimés de Plaquenil et de 600 comprimés de Zithromax, permettant de traiter, en fonction de la durée du traitement, de deux à quatre cents nouveaux patients.

Par ailleurs, l'ARS a recensé, à partir du 18 mars les stocks de ces médicaments dont disposaient les grossistes-répartiteurs qu'elle a alertés pour que les médicaments commandés puissent être livrés dans des délais raisonnables.

L'UGTG soutenait, devant le juge des référés du tribunal administratif, que "des commandes devaient être passées de façon à disposer de stocks d’hydroxychloroquine et d’azithromycine permettant d’assurer le traitement de 20 000 patients atteints de covid-19".

"Il ne peut être reproché au CHU et à l'ARS, estime le Conseil d'Etat, de "carence caractérisée, constitutive d’une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale".

Sur les commandes de tests de dépistage du covid-19, le CHU indique qu'il recourt à l’institut Pasteur de Guadeloupe qui réalise chaque jour une centaine de tests PCR, et dispose d’un stock de réactifs pour accomplir 1 500 tests. 4000 autres sont en commande ainsi qu'un équipement de PCR rapide qui permettra d’augmenter la capacité de 180 tests par jour. 600 tests sérologiques ont été par aiilleurs commandés.

Ainsi le Conseil d'Etat juge que le CHU et l'ARS sont fondés à soutenir que c’est à tort que le juge des référés leur a enjoint de passer commande d'hydroxychloroquine, d'azithromycine et de tests de dépistage, et casse l'ordonnance du 27 mars.

FXG

 

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 07:25

Une plateforme numérique pour les étudiants d'Outre-mer restés dans l'Hexagone

outremersolidaires.gouv.fr est la nouvelle plateforme numérique que lance ce 3 avril la délégation interministérielle à l'égalité des chances des Français d'Outre-mer et la visibilité des Outre-mer (DIECVI) en partenariat avec France Ô et les chaînes La 1ère. Elle s'adresse aux ultramarins de l'Hexagone et a pour but d'optimiser les réseaux d'entraide existants. En effet, l'entraide sur laquelle pouvaient compter les étudiants résidant dans les CROUS est désormais limitée car nombre de leurs camarades ont rejoint leur famille dans l'Hexagone. Par ailleurs, la baisse des revenus des parents ne leur permet plus d’effectuer leurs courses de première nécessité et les réfectoires des résidences n'assurent plus leur service. Ainsi, grâce à cette plateforme, les ultramarins qui se sentent oubliés des initiatives de solidarité nationale organisées dans l’Hexagone, et particulièrement les étudiants, pourront  manifester leurs besoins. "Nous voulons agir contre l'isolement, la détresse psychologique ressentis par les étudiants, isolés loin de leur famille et de leur territoire d'origine", indique Maël Disa, le délégué interministériel. Les publics visés seront ainsi mis en relation avec des particuliers, des associations ou des institutions soucieux de les aider et de leur rendre service pendant cette période de crise sanitaire. Les contributeurs  peuvent généreusement publier des offres de service sans attendre la publication d’une demande d'aide. "Nous souhaitons renforcer le lien social et d’entraide, en rapprochant les ultramarins des Outre-mer et ceux de l’Hexagone, indique, poursuit le délégué, et décomplexer les appels à l’aide car les Ultramarins sont de natures réservées et peuvent ressentir de la gêne à demander de l’aide. La plateforme leur permet de découvrir des publications d’offres de services et s’ils se sentent en confiance, publier  à leur tour leur besoin."

En sus du site outremersolidaires.gouv.fr, le numéro d'appel 0800 130 000 répond désormais aux Ultramarins.

Un clip sera diffusé sur les chaînes La 1ère et le délégué a mis en ligne une vidéo de présentation : https://youtu.be/8_kLMF8gsHI

FXG

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 07:23

Patrick Karam démissionne de sa vice-présidence de la Région Ile de France

L'ancien président du Collectifdom et du CReFOM, le Guadeloupéen Patrick Karam (apparenté LR), qui fut aussi délégué interministériel sous le mandat de Nicolas Sarkozy, a annoncé qu'il démissionnait de son mandat de vice-président de la Région Ile de France. "Cette décision, précise l'intéressé, fait suite au référé que j’ai engagé, avec mon avocat Me Bernard Benaiem, devant le tribunal administratif demandant que l’Agence régionale de santé d'Ile-de-France et l’APHP assument dans les plus brefs délais leurs missions premières dans la crise sanitaire que nous traversons aujourd’hui." L'audience est prévue ce vendredi 3 avril. Patrick Kram qui reste conseiller régional explique que c'est "Pour ne pas mettre en difficulté la présidente de région qui subit des pressions".

Le Guadeloupéen a décidé de porter cette action devant le tribunal administratif au lendemain de la décision du tribunal administratif de Basse-Terre après l'action intentée par l'UGTG contre l'ARS Guadeloupe et le CHU de Pointe-à-Pitre. Cette fois, la notion d'insularité ne peut être arguée. C'est encore ce même vendredi que le Conseil d'Etat examine l'appel interjeté par le CHU et l'ARS de la Guadeloupe.

FXG

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 07:22
La banane antillaise alimente  toujours le marché intérieur française

Nos 600 producteurs de bananes continuent d'alimenter le marché français

Les bananes de Guadeloupe et de Martinique continuent d'être proposées à la vente aussi bien dans l'Hexagone que chez nous. Les Groupements  de planteurs de Guadeloupe et de Martinique indiquent avoir pris des dispositions depuis la mise en oeuvre de l'état d'urgence sanitaire. Ainsi, pour préserver la santé et la sécurité des producteurs et de leurs salariés, des mesures sanitaires ont été mises en place et du matériel de protection a été délivré.  Pour les accompagner, des guides des mesures spécifiques et des modes opératoires associés à mettre en oeuvre au sein des exploitations de bananes ont ainsi été élaborés au sein de chaque groupement, en collaboration avec les services de la DIECCTE, de

l’ARACT et de la Médecine du Travail. Ils ont été distribués à l’ensemble des producteurs adhérents. Ainsi, la mise en marché de "La Banane Française", de la "Banane Française Equitable" et de la "Banane Française Enfant" a été maintenue.

Par ailleurs, les emballages ont été réduits afin de fluidifier la production et l’acheminement des fruits dans les points de vente.

Au marché d'intérêt national de Rungis où l'UGPBan a son siège, ainsi que dans les mûrisseries Murissol et Fruidor et sur le site de conditionnement et du contrôle qualité à Dunkerque, la présence des salariés a été réduites par le recours au télétravail (15 %) et au chômage partiel (6 %). Les salariés présents sur site disposent de matériel de protection et sont soumis à des distances de sécurité et de protection entre les postes de travail, notamment à l’entrepôt de Dunkerque.

Les expéditions de bananes ont représenté à compter du 17 mars approximativement 7700 tonnes.  "C’est en repli au regard des prévisions de production et de la tendance haussière que les producteurs attendaient pour cette même période, indique un représentant de l'UGPBan. Pour la Martinique et la Guadeloupe cela correspond à  un repli de l’ordre de 15%."

FXG

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 05:49
Pas de gratuité des loyers pour les étudiants qui ont du rester dans l'Hexagone

Les ultramarins restés dans leurs cités universitaires paieront leur loyer en avril

"À l’ensemble des étudiants d’outre-mer: ma collègue @VidalFrederique vient d’annoncer que les étudiants qui résident dans des logements universitaires ne paieront pas de loyer en avril. Tout est mis en oeuvre par le @gouvernementFr pour vous soutenir pendant cette crise sanitaire." Ce tweet d'Annick Girardin daté du 19 mars et repris par le Huffington post, devait être la bonne nouvelle pour les étudiants ultramarins logés en cité universitaire dans l'Hexagone. Pourtant, ce ne sera pas le cas pour tous et spécifiquement pour les étudiants originaires des Outre-mer qui n'ont pas quitté leur résidence pour rejoindre leur famille.

La question des étudiants ultramarins logés en résidence universitaire dans l'Hexagone a surgi avec le tweet d'un étudiant originaire d'Outre-mer affolé par une communication du CROUS de Poitiers incitant ses résidents à quitter leur chambre universitaire et rejoindre leurs familles. Dans ce tweet, cet étudiant s'alarmait de devoir quitter sa chambre et de se retrouver à la rue. Aussitôt une pétition recueillait quelque 500 signatures. Face à l'émoi suscité, Frédérique Vidal, la ministre de l'enseignement supérieur, annonçait dans un communiqué que "les résidences universitaires gérées par les Centres régionaux des œuvres universitaires demeurent ouvertes pour les accueillir" et que "aucun loyer ne sera mis à (la) charge (des étudiants) pour le mois d’avril". Annick Girardin tweetait aussitôt la bonne nouvelle : "A la demande du @gouvernementfr, les résidences universitaires gérées par les Centres régionaux des œuvres universitaires (CROUS) resteront ouverts pour vous accueillir. Rentrer sur son territoire, c'est risquer de propager le virus. Soyons tous acteurs dans cette lutte !" Dans la foulée et prenant de vitesse sa collègue Frédérique Vidal, elle annonçait que les étudiants ne paieraient pas de loyer pour leur chambre en avril. C'est vrai pour ceux qui ont pu rentrer dans leurs familles, pas pour ceux qui n'ont pu le faire et qui occupent à l'heure actuelle leur logement en résidence universitaire, c'est ce qu'a précisé à France-Antilles le cabinet de la ministre de l'Enseignement supérieur : " Les étudiants qui ont dû quitter rapidement leurs logements gérés par les CROUS fin mars du fait de l’épidémie, n’ont pas eu à respecter le préavis contractuel d'un mois auquel ils sont astreints en temps habituel et aucun loyer ne sera mis à leur charge pour le mois d'avril." Quant au tweet victorieux de la ministre des Outre-mer, il a été retiré.

FXG, confiné

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