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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 07:46
Chantal Clem, Béatrice Mesinel et Laura Laventure, de Couleurs Karyb sont la cheville ouvrière de cette expo

Chantal Clem, Béatrice Mesinel et Laura Laventure, de Couleurs Karyb sont la cheville ouvrière de cette expo

Figures de femmes des outre-mer, expo et conférences au palais d'Iéna

Du 13 au 17 décembre, le palais d'Iéna, siège du Conseil économique, social et environnemental acueille une expo-conférence inédite, intitulée "Figures de femmes des Outre-mer : histoire nationale, enjeu local".

Mettre en lumière "les héroïnes des Outre-mer, architectes de la construction des Outre-mer, mais aussi de la France de la diversité" est le pivot de cette expo-conférence organisée par une équipe de femmes rassemblées autour de l'association Couleurs Karyb (photo).

Premier thème abordé, "les figures de femmes de la résistance de la période esclavagiste et post-esclavagiste", autour de La mulâtresse solitude, de Marthe Rose dite Toto et de Lumina Sophie.  Pour évoquer ces figures, Gilbert Pago, Simone Schwarz-Bart, Roger Toumson, Kath­leen Gyssels et Marie Ange Payet s'appuieront sur le documentaire « Moi, Solitude » et une chorégraphie de Christiane Emmanuel, « Moi, Marie Philo­mène Roptus dite Lumina Sophie dite surprise ».

Deuxième thème, « l’émergence et l’affirmation d’une conscience idéologique, poli­tique et intellectuelle ». Daniel Maximin, Christine Dualé, Christiane Taubira et Chan­tal Berthelot parleront des figures de Suzanne Roussi-Césaire, de Paulette Nardal, d'Eugénie Eboué-Tell, de Gerty Archimède et de Juliette Dodu.

La construction, l'évocation et la perception de l’identité de la femme des Outre-mer seront abordées par Simone Schwarz-Bart, Gisèle Pineau, Patricia Donatien et Myriam Cottias.

Enfin, pour évoquer "l'affirmation du rôle, le positionnement et l'engagement de la femme artiste aujourd’hui", Valérie John, Hanétha Vété Congolo, Firmine Richard et Christiane Emmanuel répondront à cette question : "L’art antillais doit-il être cannibale ?"

A noter l'ouverture de l'exposition par la ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts, et le spectacle de clôture avec les chorégraphes Florence Boyer de la Réunion et Christiane Emmanuel de la Martinique, ainsi qu'un concert avec le quartet de Jacques Schwarz-Bart, Arnaud Dolmen, Mario Canonge et Michel Alibo avec en guest Imany, Emeline Michel, Véronique Hermann Sambin et un hommage à Joby Valente.

FXG, à Paris

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 06:59
#innovation outremer

#InnovationOutreMer : 150 start-ups, 20 pitchs, 8 lauréats

180 participants ont participé mercredi 30 novembre à Innovation Outre-Mer, une deuxième édition organisée au hub de Bpifrance par le réseau Outre Mer Network et la société de gestion IMPACT partenaires.

Cette opération soutenue par Jean-Marc Mormeck, délégué interministériel à l'égalité des chances des Français d'Outre-Mer, témoigne de la dynamique des territoires d'Outre-mer dans la création d'entreprises innovantes.

20 start-ups ont été sélectionnées pour présenter leur projet à un public d’entrepreneurs, de grands patrons (Nicolas Dufourcq, PDG de BPI France, Xavier Fontanet, ex-PDG d'Essilor, Henri Lachmann, ex-PDG de Schneider Electric), de représentant politique (Ary Chalus, président de Région Guadeloupe) et d’acheteurs ou partenaires de grands groupes (EDFSEI, UGAP, Orange). 

Toutes ces start-ups ont l'ambition d'ancrer leur activité en Outre-mer, de conquérir le monde, de créer des emplois, et ont parfois des besoins de financements à court terme.

En 2015, lors de la première édition d'Innovation Outre-Mer, trois des cinq lauréats sélectionnés pour présenter leur projet en pitch avaient levé de 150 000 à 400 000 euros.

Pour conclure cette soirée, plusieurs prix ont été remis par les deux partenaires, Outre-Mer Network et IMPACT partenaires, aux entreprises lauréates du concours #InnovationOutremer 2016 dont le prix Green Business - industrie à la société martiniquaise Green Technologies de Frantz Ebadère, spécialiste en transition énergétique, et le prix Stratégie à Thierry Lauzéa, le chocolatier qui promeut le seul vrai chocolat français de Martinique, le prix Innovation mobile remis à Vincent Reboul de Cayenne et son entreprise MOBAPI (interconnexion des données et intégration dans les systèmes d'information), le prix Start à Caroline Lopez de la start-up réunionnaise Story Enjoy (rapprochement intergénérationnel par e-book), le prix e-commerce/services à Sébastien Celestine, jeune Guadeloupéen issu de la pépinière d'entreprise Audacia à Baie-Mahault et président d'ALL MOL Technoloy et le prix Social/Collaboratif au Marie Galantais Jean Laurent Lujien, président d'Assteldom.

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 06:49
YouTuber d'Olivier Kissita

A 28 ans, Olivier Kissita, réalisateur et comédien, d'origine guadeloupéenne par sa mère et congolaise par son père, vient de réaliser un long métrage documentaire intitulé YouTuber. Le jeune créateur a accordé une interview à France-Antilles à l'issue de l'avant-première parisienne chez Google fin novembre.

"YouTuber devait être réalisé par quelqu’un de l’intérieur"

Qu'est-ce qui vous a donné envie de faire YouTuber?


J’ai voulu réaliser ce film parce que j'avais envie de passer à des formats plus ciné.
Après avoir réalisé des web-séries, programmes courts, court-métrages, je voulais m’attaquer à un format long et, avant de m’aventurer sur une fiction, je voulais essayer le documentaire…
J'ai aussi voulu répondre aux interrogations des fans qui soulèvent des problématiques assez récurrentes. Mais répondre à tous de manière efficace, personnalisée et étayée étant impossible, il me fallait trouver un autre moyen pour le faire de manière judicieuse. 
J'ai encore voulu répondre à mes propres interrogations, certaines techniques et pratiques, d'autres plus abstraites et existentielles... Faire une introspection et aller à la rencontre des gens, discuter, voyager et réaliser ce documentaire m'y a aidé. La dimension thérapeutique a d’ailleurs été extrêmement importante pour l’accomplissement du projet. J'ai rencontré et je rencontre pleins d’autres artistes qui se questionnent tout comme moi. Le documentaire peut répondre à leurs interrogations. Enfin, faire ce film était un défi :
 pour moi qui suis à la base acteur, le long métrage est une réelle ambition.
Mais après la standing ovation d’une salle de 300 personnes, lors de la première projection privée chez Google, je me dis que cette ambition était devenue réalité.

Est-ce le premier film du genre ?

C'est le premier film documentaire international sur les créateurs par un créateur. Il n'existait pas de documentaire sur les créateurs d’un point de vue global. Le film documentaire a pour but d’informer, montrer la réalité et là, en l’occurrence, ce qui caractérise les créateurs du monde. Et quand bien même, il existait un documentaire sur nous, je pense que, par souci d’authenticité, celui-ci devait être réalisé par quelqu’un de l’intérieur, directement par un créateur…
         

Comment avez-vous fait votre choix quant au format et au style artistique choisis ?

Le caractère hybride de ce film est inédit dans l’environnement cinématographique français. Ce mélange de styles, représentant la richesse des formats audiovisuels que l’on peut retrouver sur internet, est original sur un format long.
            


De la même manière que le film documentaire "Demain" explorait des alternatives économiques citoyennes, votre film, "YouTuber" explore des moyens de diffusion alternatifs aux médias meanstream. Pensez-vous que ces nouveaux moyens déclasseront les médias classiques ?

C’est déjà le cas pour une grande partie de la population. J’aborde notamment ce point dans le documentaire : pour la majorité des générations Y et Z, la télé n’a plus ce rôle central de détenteur d’informations et de divertissement. Le poste télévisuel dans le salon n’existe même plus pour certains. Ces jeunes regardent même des contenus destinés à être diffusés à la TV en streaming, à la demande, sur internet via leur ordinateur, tablette ou portable. Du côté des annonceurs, le budget publicitaire d’un point de vue mondial tend à être plus important sur internet qu’à la TV. Pour simplifier: le vieux partage : "la radio annonce, la TV montre, la presse explique" est en passe d’être remplacé par : "la notification annonce, le réseau social montre et la vidéo en ligne explique"... Donc déclassement aux yeux de certains, oui. Mais la TV, par exemple, change. Elle adopte des programmes et des professionnels qui sont issus du net. Elle fait dans le « trans-média ». Les frontières deviennent de plus en plus floues.

Y a t-il une alternative à Google et Youtube ?

Oui, il existe des sites comme Tipeee, une plateforme de financement participatif basée sur le principe du pourboire, qui permettent au créateur d'être rémunéré en postant des vidéos. Facebook commence à rémunérer ses créateurs, monétisation qui va a priori bientôt arriver en France. Après, il existe d’autres plateformes comme Dailymotion, mais elles rayonnent moins que YouTube...

Certains créateurs ont choisi YouTube parce qu'ils n'avaient pas accès aux médias traditionnels. Maintenant, ils ne semblent plus autant intéressés. Comment expliquez-vous cela ?

Certains voyaient et voient toujours YouTube comme un moyen pour arriver à la TV par exemple ou au cinéma. D’autres ont vu YouTube devenir une fin, c’est-à-dire qu’ils y ont trouvé un moyen de faire ce qu’ils aiment, être rémunérés significativement et être relativement libres. Mais ceux-ci restent une minorité. La plupart sont toujours ouverts et veulent travailler sur les autres plateformes, y compris les médias traditionnels.

Votre long métrage sera-t-il diffusé en salle, à la télé, sur Youtube ?

Oui, il est ouvert à toute exploitation.

Propos recueillis par FXG, à Paris

Le film

YouTuber, le 1er film documentaire international sur les créateurs, par un créateur. Avec Rémi Gaillard, Cyprien, Natoo, D-trix, Curtis Lepore, Cody Johns, Pho Dac Biet, Ngoc Thao, Nguyen Ngoc Tung, Craftingeek et bien d'autres...

Synopsis: A travers les voyages et le témoignage d’Olivier, ainsi que celui des « YouTubers » du monde entier, se dessine le complexe mais authentique portrait de cette toute nouvelle génération d’artistes qui déchaîne les passions et fait le buzz sur la toile !

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 05:13
Taubira

Une pétition pour Taubira

"C'est toute la gauche qui vous réclame, Madame Taubira ! Face à la déception des années Hollande et au spectre des populismes de la droite et ses extrêmes, qui mieux que vous pourrait incarner cette gauche de combat, cette gauche d'idées, cette gauche qui rassemble ? À l'aide ! " Voilà le message publié en tête de la pétition lancée sur la toile (change.org). Frans Torreele, un manequin, a lancé cette pétition pour convaincre Christiane Taubira de se présenter à la primaire de la belle alliance populaire. Elle a déjà rassemblé 80 000 signatures dimanche et croît au rythme de 5000 signatures par jour depuis que François Hollande a annoncé qu'il renonçait à sa propre succession. Christiane Taubira a salué sur twitter la décison du chef de l'Etat : "Un moment de dignité comme la politique en était devenue avare. L'exigence pour les gauches est colossale." Pour autant, elle évite de répondre aux journalistes qui lui demandent si elle pourrait répondre favorablement à cet appel à sa candidature. Interpellée vendredi 1er décembre par un reporter de France 3 Bourgogne alors qu'elle était à Clamecy dans la Nièvre, pour parler de "résistance" en présence du chef des frondeurs socialistes, Christian Paul, l'ancienne garde des Sceaux l'a gentiment envoyé paître en lui promettant  de "le jeter par la fenêtre" et "de s'en occuper personnellement".

En 2011, Christiane Taubira avait soutenu la candidature d'Arnaud Montebourg avant de se rallier au panache de François Hollande. Une seule chose semble sûre cette année, elle ne se ralliera à la candidature de Manuel Valls.

Les candidatures aux primaires de la gauche sont ouvertes jusqu'au 15 décembre, le suspens ne sera donc pas trop long.

FXG, à Paris

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 05:04
Patrick Lecante est le seul représentant de l'Outre-mer à l'ONEMA, organisme qui va se fondre dans l'agence française de la biodiversité

Patrick Lecante est le seul représentant de l'Outre-mer à l'ONEMA, organisme qui va se fondre dans l'agence française de la biodiversité

Eau et assainissement : 19,4 millions pour les Outre-mer

Le 1er janvier, l’Office national de l'eau et des milieux aquatiques (ONEMA), l’Agence des aires marines protégées, les Parcs nationaux de France et l’Atelier technique des espaces naturels regroupent leurs compétences pour fonder l’Agence française pour la biodiversité. Mardi 29 novembre, l'ONEMA a réuni une dernière fois son conseil d'administration auquel siège un seul représentant des outre-mer, le maire guyanais de Monsinery-Tonnegrande, Patrick Lecante. Lors de sa précédente réunion, le conseil d'administration de l'ONEMA a attribué une enveloppe dédiée à l'outre-mer pour un montant de 19,4 millions d'euros pour les deux ans à venir. Ce fonds d'intervention doit financer auprès de la future agence sa compétence sur l'eau et l'assainissement.

Le plus gros budget est celui de Mayotte qui va consacrer 2,6 millions d'euros à la seule mise en place de périmètres de captage d'eau potable. Puis, vient celui de la Martinique qui se voit attribuer 5,5 millions d'euros pour les seuls ouvrages d'infrastructures d'assainissement. En Guyane, comme en Guadeloupe, l'enveloppe globale est de 5 millions d'euros. Quant à la Réunion, elle bénéficiera entre autres de 2 millions pour la réhabilitation des postes de refoulement des eaux usées.

"A partir du mois de janvier, explique Patrick Lecante, les futurs administrateurs de l'Agence française de biodiversité auront à siéger pour analyser leur budget global dont le budget fléché outre-mer. C'est dans cette optique, que tous les présidents de bassin des outre-mer et de leur office de l'eau ont demandé de sanctuariser cette enveloppe.

La création de l'agence de la biodiversité qui reprend toutes les compétences de l'ONEMA, mais sans ressources complémentaires, fait craindre au représentant des outre-mer un "risque de ne plus flécher les outre-mer dans une même mesure". Patrivk Lecante rappelle qu'à l'ONEMA depuis 50 ans, "l'eau paye l'eau, mais bientôt l'eau paiera aussi la biodiversité"...

FXG, à Paris

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 03:52
Laupen candidat en Guadeloupe dans la circonscription de Chalus

Edwin Laupen candidat aux législatives

Edwin Laupen, le président de l'Association des jeunes de Guadeloupe, a indiqué à France-Antilles qu'il serait candidat aux législatives de juin prochain dans la troisième circonscription de la Guadeloupe dont l'actuel élu n'est autre que le président de Région, Ary Chalus. Colistier de Victorin Lurel aux dernières élections régionales, Edwin Laupen se présentera sans étiquette mais il revendique le soutien PS local, mais aussi de l'ancienne députée Jeanny Marc. La nouvelle règle de non cumul qui sera opérationnelle à partir de 2017 empêche le président de Région de se représenter aux légilsatives, sauf à démissionner de la présidence de la Région. Outre son engagement auprès de l'ancien président Lurel, Edwin Laupen parle aussi de sa décision de se présenter sur les terres d'Ary Chalus en évoquant le refus de ce dernier de continuer de subventionner l'AJeG qui bénéficiait jusqu'alors d'un soutien de 20 000 euros par an de la Région. Edwin Laupen assure qu'il n'a pas peur de se prendre une tôle, qu'il se présente pour marquer le président Chalus à la culotte et ajoute : "J'ai le temps, j'ai 25 ans."

FXG, à Paris

Victorin Lurel hésite

Le député de la 4e circonscription Victorin Lurel fait un peu marner ses amis en retardant sa décision de se présenter ou non aux prochaines législatives. Après son échec aux régionales, il sait que sa réélection dans la 4e circonscription sera difficile, d'autant que Saint-Martin ne lui apportera plus les suffrages qui lui ont été nécessaires pour gagner cette circonscription des mains de la droite en 2002. Pour autant, il ne serait pas emballé par un siège au Sénat même si cette élection lui offre plus de chances de succès. S'il décide de se représenter aux législatives, il risque bien de se retrouver face à Marie-Luce Penchard qui lorgne aussi ce siège

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 14:50

Marie-Christine Myre-Quidal inéligible pour un an

Le conseil d'Etat a sanctionné, mercredi, d'une peine d'un  an d'inéligibilité, la tête de liste de Nouvelle alliance pour la Guadeloupe, Marie-Christine Myre-Quidal, secrétaire générale de l'UPLG, qui s'était présentée aux élections régionales de décembre 2015. Saisi par la commission nationale des comptes de campagne et financements politiques, le conseil d'Etat a considéré que le compte de campagne de la candidate avait été rejeté à bon droit. En effet, son compte de campagne faisait apparaître des dons de personnes privées 5 114 euros et de versements de 18 euros par les candidats de la liste tandis que l'expert-comptable pesait les versements des colistiers à 3055 euros, mais jamais inclus dans les comptes... Des dépenses ne figurent pas non plus dans ses comptes, tels les 2354 euros dépensés pour le banquet de soutien du 25 octobre 2015 au Rotabas à Sainte-Anne. Une somme qui représente 45,5 % du total des dépenses déclarées. Le conseil d'Etat a estimé ces manquement d'une "particulière gravité", justifiant sa décision de la rendre inéligible pour un an, à compter du 30 novembre. La liste de Marie-Christine Myre-Quidal n'avait obtenu que 697 voix au premier tour, soit 0,5 %.

FXG, à Paris

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 05:56
Mormeck lance la plateforme égalité emploi

Mormeck mobilise des patrons du CAC 40

Il y avait du lourd la semaine dernière chez le président de l'Assemblée nationale : 16 chefs d'entreprises d'entreprises dont certaines du CAC 40 qui s'engagent pour que les jeunes d'outre-mer trouvent un boulot, un stage ou un contrat de qualification. Ils ont signé avec Jean-Marc Mormeck, délégué interministériel à l'égalité des chances des Français d'Outre-mer, devant la ministre du Travail Myriam El Khomry,une convention pour alimenter la plateforme "Egalité emploi" de plusieurs milliers d'offres d'emploi et de stage. Jean-Marc Mormeck a donné rendez-vous aux jeunes au palais d'Iéna, samedi 26 novembre, pour un forum emploi avec tous ces entrepreneurs.

FXG, à Paris

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 05:00
Ary chalus, Margrethe Vestager, Ericka Bareigts et Denis Burlot

Ary chalus, Margrethe Vestager, Ericka Bareigts et Denis Burlot

Les Outre-mer négocient le RGEC avec la Commission européenne

L'octroi de mer, la fiscalité des rhums devraient sortir du régime commun tandis que l'énergie et le transport, un temps oubliés, seraient réintégrés.

A Bruxelles, lundi 28 novembre, le gouvernement français a obtenu des assurances de la commissaire européenne à la concurrence, Margrethe Vestager, sur la renégociation du règlement général d'exemption par catégorie (RGEC). Ericka Bareigts était accompagnée du président de la Région Guadeloupe, Ary Chalus, et du vice-président de la collectivité de Guyane, Denis Burlot, dont le président Rodolphe Alexandre assure actuellement la présidence du Forum des Régions ultrapériphériques (RUP). Après leur précédente rencontre à Funchal (Madère) en octobre dernier, au forum des RUP, les présidents, la ministre et la commissaire ont fait un dernier point d'étape sur la renégociation en cours. La Commission a ouvert la consultation publique sur le RGEC le 14 octobre et la clôture le 8 décembre. Une fois cette date passée, la balle sera dans le seul camp de la Commission qui devra proposer une copie neuve lors du prochain forum des RUP en mars prochain en Guyane.

Des plafonds encore relevés

Lundi, la ministre et les deux représentants des RUP ont obtenu la certitude que toutes les aides d'Etat seront garanties et que le régime de l'octroi de mer sera sorti de l'enveloppe globale du RGEC. Ce qui laisse au ministère des Outre-mer une marge de manoeuvre de 450 millions d'euros qui couvre le montant global des aides d'Etat. Le régime de l'octroi de mer ne sera donc plus sous la coupe du RGEC ; l'Etat fera, comme auparavant, une notification de l'octroi de mer à Bruxelles. La ministre a dit d'accord si Bruxelles approuve sa notification avant le 31 mars prochain.

Pour les aides hors octroi de mer, le ministère des Outre-mer avait déjà obtenu un relèvement de 10 % du plafond au-delà duquel les aides au fonctionnement et à l'investissement ne sont plus possibles. Trois ratios avaient été ainsi négociés pour les entreprises : 20 % du chiffre d'affaires, 25 % de la valeur ajoutée et 30 % de la masse salariale. Ericka Bareigts avait ensuite obtenu de la commissaire de monter le ratio sur la valeur ajoutée à 30 %. Mais avec la sortie de l'octroi de mer du dispositif RGEC, la commissaire a voulu ramener ce taux à 25 %. Ericka Bareigts a insisté pour conserver les 30 % en plaidant "l'intelligibilité pour les entreprises". Le président Chalus assure que la commissaire les a bien entendus.

En plus de l'octroi de mer, la fiscalité dérogatoire des rhums des DOM est elle aussi sorti aussi de l'enveloppe globale du RGEC, tandis que l'énergie et le transport qui en étaient exclus, sont réintégrés.

FXG, à Paris

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 04:52
Alain Mindjouk, Jean-Philippe Chambrier et Christophe Pierre

Alain Mindjouk, Jean-Philippe Chambrier et Christophe Pierre

Les Amérindiens de Guyane témoignent du drame de leur jeunesse au Sénat

Un an après la remise du rapport sur le suicide des Amérindiens au Premier ministre par la sénatrice Archimbaud, elle a invité une importante délégation amérindienne au Sénat hier pour leur donner la parole et tenter de faire vivre les propositions de son rapport.

"Les Amérindiens manquent de soutien dans la société française et auprès des ONG qui s'intéressent davantage au Brésil." Jocelyn Thérèse, président du conseil consultatif des populations amérindiennes et bushinengue (CCPAB) a donné le ton lors du colloque sur le suicide des jeunes Amérindiens de Guyane, hier au Sénat. "Notre monde s'effondre, a repris Christophe Pierre, auteur du clip vidéo "No suicide", diffusé le matin, et on ne peut pas se sentir très bien. On ne protège pas la nature parce qu'elle est jolie, mais parce qu'on s'en nourrit... Tout ce qui fait ce que nous sommes vient de la terre, de la faune et de la forêt." Il a achevé son intervention par ce cri : "Nous ne sommes pas des abandonnés de la République, nous sommes Téko, Wayana, Kalina... Peu de jeunes Amérindiens connaissent leur histoire et ça arrange tout le monde, y compris ce geste de désespoir, le suicide." Ce "mépris", il l'explique par la non reconnaissance de leur existence.

Lucien Panapuy, animateur du point information jeunesse de Camopi témoigne : "Il y a 80 % de jeunes à Camopi et la plupart s'ennuient. C'est pas de formations en tourisme qu'ils ont besoin ; la richesse est là, au pays !" Il voudrait une zone d'orpaillage légal sur la Camopi pour leur offrir de travailler !" José Gaillou, ancien conseiller régional écolo demande combien d'Amérindiens travaillent pour le parc amazonien... Alexandre Sommer-Schaechtele, secrétaire général de l'Organisation des nations autochtones de Guyane (ONAG) lui aussi estime que le passé est "lourd", mais il refuse la victimisation et réclame simplement l'application des textes et conventions internationales les concernant. Pour lui, l'acte de biopiraterie commis par l'IRD en déposant un brevet sur  le quassia illustre bien le problème : "La société amérindienne est ignorée par l'Etat, mais également la société guyanaise."

"On nous désarme"

Jean-Philippe Chambrier, président de la fédération des organisations autochtones de Guyane, abonde dans son sens : "La France veut l'excellence environnementale, qu'elle ouvre les yeux et nous écoute, nous sommes les gardiens de la nature. Et la France nous dit de manger du poulet, de creuser des puits et éventuellement acheter de l'eau en bouteille... Incroyable !" Christophe Pierre reprend : "On nous désarme et nous condamne à ne pas agir contre les orpailleurs..."

Pour autant, tous ont accepté de venir témoigner à Paris car ils croient encore à des solutions. Le rapport des sénatrices Archimbaud et Chapdeleine et ses 37 propositions sont, selon Alexandre Sommer-Schaechtele, le début d'une feuille de route. "il balaie toutes les problématiques des sociétés autochtones." Ainsi, la création d'un fonds d'utilité public, géré par le futur grand conseil coutumier prévu dans la loi égalité réelle outre-mer, à l'instar du sénat coutumier en Nouvelle-Calédonie, permettrait d'améliorer les conditions de vie des jeunes. Ce grand conseil coutumier pourrait aussi gérer les consentements des autochtones dans le partage des savoirs.

Il s'agit encore de réunir tous les "peuples qui souffrent d'isolement en Guyane" et, au-delà, une fédération plus large avec les nations autochtones du Suriname, du Venezuela, du Brésil avec le cacique Raoni, qui leur donnerait plus de visibilité. "Nous avons besoin de retrouver qui nous sommes, la philosophie de l'Amazonie, la mémoire de la première relation hommes nature, ajoute Christophe Pierre. Les jeunes n'ont plus envie de se résoudre à ce que les associations de défense de l'environnement leur proposent. On a envie de chasser et il y a matière à le faire !"

FXG, à Paris

 

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