Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

16 février 2018 5 16 /02 /février /2018 09:23

Nouveaux recteurs en Guadeloupe et en Martinique

Mercredi, au conseil des ministres, sur proposition du ministre de l’Education nationale et de la ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Mostafa Fourar a été nommé recteur de l'académie de la Guadeloupe ben remplacement de Camille Galap. En Martinique, c'est Pascal Jan qui succède à Béatrice Cormier.

Depuis 2013, Mostafa Fourar dirgeait l’École Nationale Supérieure d’Électricité et de Mécanique. Docteur en mécanique des fluides de l’Institut national polytechnique de Toulouse, il est professeur des universités à l’École nationale supérieure des mines de Nancy. En 2009, il a été nommé recteur – chancelier des universités de l’académie de la Réunion où il a notamment développé des classes passerelles pour des enfants de moins de 3 ans, des classes bilingues français-créole et une école des parents dans le cirque de Cilaos.Il a encore créé le Cycle Préparatoire Polytechnique de la Réunion, en partenariat avec la Région Réunion et l’Institut National Polytechnique de Lorraine. Cette classe Prépa permet à une trentaine de jeunes réunionnais d’intégrer, chaque année, une des 32 écoles du réseau INP de Nancy, Bordeaux, Toulouse et Grenoble.

Il a également mis en place le Conseil de Coopération Éducative de l’océan Indien en lien avec les postes d’ambassades, la préfecture de la Réunion et la Région Réunion. Ce conseil permet d’examiner les besoins en matière d’éducation, d’enseignement et de recherche des pays de l’océan Indien et d’apporter des réponses concertées entre les différents acteurs.

Par ailleurs, il a effectué de longs séjours scientifiques à l’Institut français du pétrole et dans les universités américaines de Stanford et de Berkeley (Californie).

Martinique

Nommé recteur de l’académie d’Amiens. Pascal Jan, professeur des universités, est né en 1967 à Tours. Cet agrégé de droit public a débuté sa carrière comme attaché temporaire d'enseignement et recherche à l'université de Tours, puis comme maître de conférences à l'université Bordeaux IV (1998-2000) avant d'être affecté à l'université de Bretagne occidentale comme professeur agrégé (2000-2003). Docteur en droit public en 1997, il enseigne le droit constitutionnel, les libertés et droits fondamentaux et les finances publiques à l'Institut d'études politiques de Bordeaux dont il a dirigé le centre de préparation au concours de l'École nationale d'administration entre 2004 et 2013. Au sein de cet établissement, il est responsable du dossier « déconcentration des concours » en outre-mer, sujet au cœur d'une mission interministérielle (enseignement supérieur et outre-mer) plus globale sur les conditions des étudiants ultramarins.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
15 février 2018 4 15 /02 /février /2018 06:40
Taubira invitée de la revue Regards.fr

Taubira profondément dans le fond

Invitée de la Midinale de Pierre Jacquemain sur le site de la revue numérique regards.fr, fondée par la députée insoumise Clémentine Autain, l'ancienne garde des Sceaux de François Hollande, Christiane Taubira est revenue lundi sur son retrait de la vie politique : « Je suis en retrait du bruit et du brouhaha politique (...) Je suis en retrait de tout ce qui est superficiel et artificiel mais je suis profondément dans le fond. »

Partager cet article

Repost0
14 février 2018 3 14 /02 /février /2018 06:28
Méguy Esaïe

Le compas de Méguy Esaïe

Après l'album "Toi et moi" sorti en 2009 et qui l'avait révélée au grand public, Méguy Esaïe revient avec le titre "A Té Koté". "Il est pour moi d'une importance capitale dans la mesure où j'y apporte un message fort. J'y précise que je souhaite que toute personne en situation d'échec doit pouvoir se relever... Ce n'est pas parce que j'ai les yeux plein d'eau que je l'éloignerai de toi..." Elle le chante en créole et quand elle l'a écrit, Méguy faisait référence à sa foi, à Dieu, pour expliquer qu'en dépit des échecs qu'elle a été amenée à devoir surmonter, elle ne lâchait pas prise et continuer de persévérer dans sa foi. "On peut, ajoute-t-elle, faire le parallèle avec un couple où l'un des deux partenaires est en difficulté. En général celui-là a souvent tendance à se réfugier dans une grotte. Mais pour celui qui n'est pas en difficulté, c'est difficile de comprendre l'autre. Pour autant, l'amour est toujours là, la personne en difficulté n'aime pas moins son partenaire !" L'amour et la foi restent au coeur des préoccupations artistiques de Méguy. "C'est ce qui me motive à écrire."

Avec la musique, Meguy a trouvé le moyen d'extérioriser ses sentiments, de traduire avec exactitude ce qu'elle peut vivre et ressentir. Meguy soigne toujours ses paroles. "J'ai coutume de raconter avec authenticité des histoires vécues et je pense que c'est cela qui touche." Elle a composé la musique de ce single avec le bien nommé Joe Dwèt Filé. "J'ai fredonné une mélodie, il m'a accompagné et dans un échange, nous sommes arrivés à cette composition..." Quand à Ali Angel, c'est lui qui s'est occupé du mix et du mastering. Meguy n'arrive pas avec ce seul single, elle compte distiller peu à peu deux ou trois autres titres de compas, et même d'autres titres dans d'autres styles qui promet-elle, dévoileront peu à peu son univers, son intimité... Cinq titres sont déjà prêts. A terme, il y a un projet d'EP avec 7 morceaux.

Il faut s'attendre à ce qu'il y ait de la musique traditionnelle car Meguy a toujours aimé chanté le ka dans les lewoz de son enfance, de même, il pourrait bien y a voir du lyrique car Meguy est vraie chanteuse mezzo soprano !

Le compas, elle l'a choisie car elle voulait une musique qui lui permette sur scène de faire un show à la Tina Turner, un show qui groove ! Elle prépare une tournée en Ile de France et en province à partir de Pâques et aux Antilles à partir des grandes vacances.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
14 février 2018 3 14 /02 /février /2018 06:23
A l'intérieur de la revue "entreprendre avec audace"

A l'intérieur de la revue "entreprendre avec audace"

Imprimer avec audace !

Le 4 février dernier, le président de Région adressait ses voeux aux forces vives de la Guadeloupe. A cette occasion, une  brochure intitulée "Entreprendre avec audace" était distribuée aux invités du président. Ladite brochure présentait dans ses premières pages, après l'édito du président, "les conseillers régionaux de la Guadeloupe". D'abord le président et les huit vice-présidents avec leurs photos et leurs noms, puis sous le même  titre, "les conseillers régionaux de la Guadeloupe", les 19 conseillers régionaux de la majorité, avec photos et noms. Enfin sur une autre page, étaient présentés sous le titre "les conseillers régionaux de la minorité", avec une taille de police inférieure de deux tiers aux précédents titres, les 13 élus de l'opposition, avec leurs photos et leurs noms, enfin presque puisque deux portraits se sont retrouvés sans les noms. C'est une coquille malheureuse pour sûr puisque Ary Chalus ne cesse de répéter qu'il ne s'abaisse pas à faire ce qu'il n'avait cessé de dénoncer avant d'être président ! Dont acte !

FXG

Partager cet article

Repost0
14 février 2018 3 14 /02 /février /2018 06:08
Cari de la Réunion et vin de Bordeaux

Olivier Cadarbacasse, le vigneron réunionnais

Exilé depuis l'âge de 11 ans dans le sud-ouest de la France, cet ancien conseiller financier a préféré le vin aux finances sans jamais oublier ce qu'il doit à son île. Portrait.

Olivier Cadarbacasse tient sans doute le plus atypique des stands d'exposant au salon de de la gastronomie d'outre-mer qui se tenait à Paris ce 1er week-end de février. Depuis trois ans, il vient y présenter son AOC saint-émilion du château Beauséjour Les Maurins et ses bordeaux supérieurs du château moulin de Beauséjour. Et pour se distinguer, Olivier a un truc, signature sur ses étiquettes : "Allé di partou". "Moi, je suis Réunionnais et installé depuis quinze ans dans la région de Bordeaux, raconte ce natif de Bellepierre à Saint-Denis. Ma maman est de La Source et mon papa est né au Tampon, mais ma grand-mère vit à Basse-Terre à Saint-Pierre." Ce sont ses parents qui ont quitté la Réunion alors qu'Olivier n'avait encore que 11 ans. "Je ne sais pas pourquoi ils sont partis... Le coup de folie ? Ils avaient envie de changer d'air..." Son père avait bâti une entreprise de ferronnerie d'art qui travaillait beaucoup avec les collectivités locales et il voulait changer d'orientation. "Ils ont tout plaqué et ils ont repris une propriété viticole en côte de bergerac. C'était mon premier contact avec le vin." Dès lors, les vendanges, les tailles de sarments et même les dégustations n'ont plus de secret pour le jeune adolescent qui grandit dans cet environnement...

Déraciné

Scolarisé à Libourne, Olivier n'a guère que son coeur et le cocon familial pour y loger ses souvenirs de la Réunion. Et encore, il vit les premières années seul avec son père et sa tante car sa mère a été mutée à la Poste à Paris. "Je ne la voyais que les week-ends et encore...A 11 ans, c'est un peu déracinant..."

Isolé dans sa campagne, Olivier ne rencontre guère beaucoup de Réunionnais. "C'était l'immersion totale, se souvient-il. A l'époque, on n'avait pas facebook ; les liaisons téléphoniques étaient très chères et on avait très peu de contact avec le pays." Après son bac, Olivier fait une prépa HEC à Périgueux, intègre une grande école de commerce à Nice où il rencontre Véronique, une étudiante lorraine fille d'agriculteur qui deviendra sa femme. "Après l'école, Véro et moi on a intégré chacun un cabinet de conseil qui faisait tous les deux parties des "big five", les cinq plus gros cabinets de conseil financier au monde..." C'est leur période costard-cravate-attaché-case : "Une ambiance totalement décalée ! On est un matricule dans un groupe américain, interdit de sourire..." Pour Olivier qui est d'un naturel jovial, la pilule est amère. Olivier se fane et Véronique tire le signal d'alarme. Ils plaquent tout et Véronique suggère qu'ils reprennent une propriété viticole.

Allé di partou Olivier lé la

"Elle ne connaissait pas le travail, mais avec ses parents agriculteurs, elle avait gardé un lien avec la terre." Olivier relève le challenge. Après tout, ils ont tous les deux une formation commerciale et même s'ils ne sont pas du métier, ils apprendront ! "Mes parents, entretemps, avaient vendu leur propriété parce qu'ils pensaient que notre vie était faite sur Paris..." En 2002, avec l'aide des frères de son épouse, Olivier et Véronique rachètent le château moulin de Beauséjour à Saint-Jean de Blaignac, à 5 km de Saint-Emilion en Gironde. Cette année-là naît leur aînée. "On a tout fait en même temps, la propriété et le premier enfant !" Ils démarrent avec 12 hectares du château moulin de Beauséjour dont toute la production est alors vendue en vrac. Ils mettent en place la mise en bouteille au château, un réseau de distribution tourné vers l'export à 90 %. Petit à petit, ils passent à 31 hectares et reprennent, il y a onze ans 3,6 hectares de saint-émilion qui leur permettent de monter en gamme.

C'est alors qu'ils développent "Allé di partou... La Réunion lé la", une cuvée en bordeaux. "C'était un hommage que je voulais rendre à mon île, à mes origines, en mettant la carte de la Réunion sur l'étiquette pour dire : allé di partou que vous connaissez un Réunionnais qui fait du vin !" Et cette cuvée qui ne devait être qu'un clin d'oeil a fait un carton au point de  devenir la griffe du château moulin de Beauséjour ! "Ca fait le buzz sur les réseaux sociaux, ça se vend très bien à la Réunion mais également en métropole avec cette communauté réunionnaise qui nous soutient, qui est fière de partager notre image..."

FXG, à Paris

contact@moulindebeausejour.fr

Interview

"Le vin ressemble forcément au vigneron qui l'a fait"

Le fait que vous soyez Réunionnais participe-t-il à donner un goût particulier à votre vin ?

Le vin est avant tout un produit de l'homme, c'est-à-dire que si vous pressez du raisin dans la nature, la finalité de ce jus de raisin est de devenir du vinaigre. Nous, par nos choix, nos actes, on en fait du vin, c'est-à-dire qu'on arrête ce processus de vinaigrification pour faire un produit que l'on façonne avec nos mains. Alors forcément, mes origines et ce que je suis en tant que Réunionnais, ça se ressent ! Mon feeling, mes affinités, ma manière de travailler, tout ça intègre mon vin. Le vin ressemble forcément au vigneron qui l'a fait parce qu'il reflète l'intégralité de ses choix. C'est comme un enfant que l'on conçoit, que l'on élève... On le laisse vivre et il donne du plaisir aux gens ! C'est ça le vin, c'est un moment de partage, de convivialité... On est heureux de raconter une histoire ! Le vin, c'est une histoire d'hommes, de femmes, passionnés qui ont envie de transmettre comme vignerons !

Avec quels mets faut-il boire votre vin ?

Il est fruité et se marie très bien avec un carri ti jacques boucané, un rougail saucisse et tous les plats épicés de notre culture métissée. C'est du 100 % merlot, c'est-à-dire une matière qui est assez puissante mais toute en rondeur...

Et vous signez ainsi vos origines réunionnaises...

Je signe, j'assume ! Je porte fièrement les couleurs de la Réunion sur cette cuvée. Ce n'est pas tant pour me démarquer, c'est plus pour l'hommage et c'est avant tout une grande fierté de représenter la Réunion, une Réunion de saveur mais également de culture avec toutes ses cultures ! Ce vivre ensemble dont je suis si fier quand je suis en dehors des frontières de l'île. Il nous représente si bien et montre que malgré nos différences de culture, on avance ensemble dans le respect. C'est un atout qu'il faut porter en exemple...

La convivialité du vin en est aussi un bon support...

C'est l'un des principaux supports ! J'organise d'ailleurs chaque année une journée réunionnaise sur la propriété. C'est une façon d'honorer la qualité d'ambassadeur que m'a décernée Ile de la Réunion Tourisme. La dernière a eu lieu le 3 juin dernier et a accueilli 1000 personnes. Ils ont bu du vin, mais aussi vécu, mangé, dansé réunionnais ! La prochaine aura lieu le 20 mai prochain !

Qu'est-ce que c'est que cette cuvée "Pani problem" ?

Pour ne pas laisser "nos copains Antillais" à l'écart du phénomène "Allé di partou", j'ai créé une autre petite cuvée que j'ai appelée "Pani problem". On la commercialise exclusivement sur le salon de la gastronomie d'outre-mer !

Propos recueillis par FXG

Partager cet article

Repost0
10 février 2018 6 10 /02 /février /2018 04:03
Corinne Mencé-Caster au salon du livre de Paris en 2016

Corinne Mencé-Caster au salon du livre de Paris en 2016

Le roman règlement de compte de Corinne Mencé-Caster

Les éditions Ecritures sortent le 16 janvier le dernier ouvrage de Corinne Mencé-Caster, "Le talisman de la présidente".

Ils s'appellent Fred Talisman, Alexandre Perejil, Toni Printanus, Gégé Varianiamy, Jonas Jibet, Mormin Zurco, Jean-Ernest Chiffroi, Gontrand Froideveaux, Souleymane Foumaya, Darbuky, Renato, Rodrigue (l'écrivain de renom), Suzanne... Ils sont tous des personnages du dernier livre de Corinne Mencé-Caster, "Le talisman de la présidente", paru chez Ecriture, avec un bandeau rouge éloquent apposé sur la couverture : "Corruption à l'université". Ca commence par la découverte, à peine est-elle élue, que l'université doit 2 millions d'euros à l'associations des universités de la Caraïbe... Et quand elle demande des explications, le patron du laboratoire concerné lui envoie ses sbires, ses "griffeurs", ainsi les baptise-t-elle... L'ancienne présidente de l'université Antilles-Guyane donne là sa version des mois passés à la tête de cet établissement qui, pendant son mandat, fut ébranlé par le scandale financier du CEREGMIA (qu'elle rebaptise CARIBMIA), puis éclaté avec la sécession du pôle Guyane...

Tantôt accusée d'être "la reine CMC", voire "la marraine", tantôt d'être tout simplement folle, Corinne Mencé-Caster apporte ici sa version en se protégeant derrière l'artifice du roman. Non, ce livre n'a rien d'un roman !

Talisman est tombé, l'UAG avec

"Le talisman de la présidente" met en exergue les magouilles et l'emprise du patron du CARIBMIA qui a su créer une université dans l'université sans même avoir besoin d'en être le président, juste en prodiguant ses largesses financées par les fonds européens. Corinne Mencé-Caster le rebaptise Fred Talisman et ses deux complices, Shérif et Carabine. Talisman, celui qui lui a pourri sa présidence, mais aussi, accuse-t-elle, tué l'université Antilles Guyane en organisant son éclatement pour qu'elle ne soit plus que la présidente de plus rien... Corinne Mencé-Caster se délecte, non sans amertume, à raconter comment cet homme a su s'attirer les bonnes grâces des "chefs des comtés et grands duchés de Mada et Gwada", sans compter le soutien de la ministre de l'autre bord issue de "Gwaya"... Elle épingle avec jubilation au passage, le chef de cabinet du grand chef de Mada, un certain Jean-Pascal Lassouricière qui lui encore devrait se reconnaître ! Dans cet ouvrage, Corinne Mencé-Caster raconte comment elle est venue déranger un fonctionnement de type mafieux qui semblait convenir à tout le monde depuis quinze ans. Elle y a laissé des plumes, mais Talisman est tombé lui aussi (une révocation en suspens) et l'UAG avec.

FXG, à Paris

Extrait

"CMC et les siens savent que divers émissaires se sont rendus dans la ville où doit se tenir le conseil de discipline externalisé, pour plaider la cause de Félix Talisman et des siens. Une fois sur place, marchandages ont eu lieu : une fois de plus des ministres et de hauts fonctionnaires se sont compromis pour sauver la mise à Félix Talisman ; ou, pour le moins, lui laisser le temps de réussir à faire tomber CMC et ses équipes et, ensuite, négocier une sanction symbolique qui n'entachera pas trop ni son image ni son autorité.

Il faut sauver l'ami Félix et, dans le même temps, donner une belle leçon à cette "prétentieuse" de CMC. "Mais pour qui se prend-elle ?" La décision tombe enfin, et la sanction est plus que symbolique. Les griffeurs triomphent (...) CMC et son équipe n'en mènent pas large. Ils ont peine à croire que la puissance des réseaux peut à ce point s'exprimer sans vergogne, sans pudeur. Ils ont été bien naïfs de croire qu'en externalisant le conseil, ils obtiendraient gain de cause (...) Ils comprennent maintenant, douloureusement, que le dehors est aussi gangrené que le dedans, que Félix est au coeur d'une vaste entreprise de clientélisme et de passe-droits qui ne connaît pas de frontière. Ils avaient juste oublié de consulter la liste des des missionnaires qui fréquentent depuis tant d'années les clinquants colloques de Félix. Ils y auraient vu les noms de ceux qui figurent sur l'arrêté de nomination des membres du discipline externalisé..."

Partager cet article

Repost0
9 février 2018 5 09 /02 /février /2018 07:56
Crise dans les collèges et lycée en Guyane

Serville s'entretient avec Blanquer

Mardi 6 février, à l'issue de la séance de questions d'actualité au gouvernement, le député Gabriel Serville et Jean-Michel Blanque, le ministre de l'Education nationale, se sont brièvement entretenus dans un salon de l'Assemblée nationale. Ca aurait pu être  une question au gouvernement, mais pour des raisons pratiques, ça n'a pas été possible. Le député de la 1ère circonscription entendait faire part au ministre des tensions qui agitent les collèges et les lycées après les incivilités et les actes de violences perpétrés ces temps derniers. Le député qui a déjà rencontré les personnels enseignants, de direction, le recteur et des parents d'élèves est venu rappelé au ministre la parole de ceux qui dénoncent "une vraie problématique d'encadrement des enfants". Comme le recteur a proposé lundi après-midi un faisceau de solutions, le député a tenu à voulu insister auprès de Jean-Michel Blanquer sur "l'urgente nécessité d'apporter les réponses attendues" : "Il faut que M. le ministre tienne une parole très forte pour que sur le très court terme, les enfants retrouvent le chemin de l'école." Pour Gabriel Serville, tout le monde doit s'unir pour "élaborer un vrai projet d'éducation à la tolérance, au respect et de restauration de l'autorité", mais dans un premier temps, il attend du ministre qu'il donne les moyens aux établissements en termes de personnels d'encadrement, de CPE, de contrats aidés, d'assistants d'éducation pour que les cours reprennent au plus vite et normalement. Par la suite, le député pense que la nécessité d'une mission interministérielle devrait s'imposer car les moyens de plusieurs ministères devraient être mobilisés. Pour appuyer tout cela, Gabriel Serville a décidé de reformuler sa question officiellement dans une "question écrite". Jean-Michel Blanquer a certifié au député Serville qu'il était au courant de la situation et qu'il était en relation directe avec son recteur. "Il a tenté de me rassurer, poursuit M. Serville, en me disant que ses services vont continuer à ausculter la situation pour voir les meilleures réponses à donner..."

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
9 février 2018 5 09 /02 /février /2018 07:53
Crash de l'Airbus d'air Asia : les parties civiles reçues par les juges

"Ils nous ont pris pour des illettrées"

"Ils nous ont pris pour des illettrées, des idiots ! Mais nous connaissons un petit peu la loi ! On demande la vérité..." Rolande Plesel, la mère de Rémi Plésel, le pilote tué lors du crash de l'Airbus d'Air Asia le 28 décembre 2014 en Indonésie, était furieuse hier à sa sortie du cabinet parisien des deux juges d'instruction chargé de l'enquête. Pendant deux heures, Fabienne Bernard et Nicolas Aubertin ont reçu Rolande et Renée, la soeur, ainsi que leur avocat, Me Ursulet, pour leur expliquer les raisons de leur refus non seulement de mettre en examen les sociétés Airbus et Artus, mais également leur refus d'ordonner une expertise technique du module défectueux de l'avion accidenté en raison d'une fissure sur un joint de soudure. "C'est triste de faire se déplacer d'aussi loin ces deux femmes pour une telle audition, a commenté leur conseil. C'est presque une insulte à la mémoire de Rémi Plésel."

"Je suis choquée, a déclarée Renée Plésel, je ne suis pas contente du tout et très insatisfaite des investigations ! Les juges se cachent derrière une loi de 2009 pour justifier leur refus d'instruire ! Ils disent qu'ils sont limités par la justice indonésienne qui n'a pas voulu leur fournir la pièce en cause..." Les deux juges estiment que le rapport technique indépendant fourni par la partie civile pour justifier la mise en examen d'Airbus et de son sous-traitant Artus n'a pas pour but d'établir de responsabilité, mais seulement de reconstituer les circonstances de l'accident afin de mettre en exergue les recommandations de nature à améliorer la sécurité aérienne et d'éviter qu'un tel accident se reproduise... De même ils estiment que la demande de mise en examen d'Airbus et d'Artus "ne constitue pas un acte utile à la manifestation de la vérité". Me Ursulet a indiqué aux magistrats qu'il avait fait appel de leur "ordonnance de refus de mesure d'instruction complémentaire" et, faisant suite aux demande des ses clientes, il leur a demandé de se transporter sur place, de saisir la pièce défectueuse et d'en ordonner une expertise judiciaire. "Cette pièce a déjà fait l'objet d'une expertise par Airbus qui n'a pas communiqué son rapport à la justice", s'étonne Me Ursulet. "Personne, a conclu Renée Plésel, pas même Airbus ne doit se considérer comme intouchable dans cette procédure."

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
8 février 2018 4 08 /02 /février /2018 09:59

Les paris sont ouverts

L'élection dans la 2e circonscription fait l'objet de l'attention de beaucoup de part et d'autre de l'océan. Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise qui viennent de perdre deux partielles ces derniers temps, verraient bien en David Rimane le 18e insoumis du palais Bourbon. Aussi Jean-Luc Mélenchon aurait-il l'intention de venir faire campagne pendant deux semaines en Guyane. Une première ! Le leader de la France insoumise y voit là un combat entre pro et anti-Macron. Localement, cela s'apparente davantage à un combat entre pro Alexandre et pro Kolektif lagwyan dékolé. Dans cette configuration, certains observateurs, sages et aguerris, de la vie politique locale n'hésitent pas à donner Lénaïk Adam devant Davy Rimane, estimant de surcroit que David Riché prendrait d'abord des voix à Davy Rimane. Mais d'autres observateurs, plus jeunes mais tout autant aguerris, pensent que la multiplication des candidatures pourrait tout aussi bien nuire à celle de Lénaïk Adam qui fait aussi l'objet de sévères critiques aussi bien sur le littoral, que sur le fleuve, voire jusqu'au Suriname... Sans parler de son absentéisme à l'Assemblée, aux obsèques d'un chef coutumier ou encore des fausses rumeurs... Et tout en s'accordant à dire que le combat pour la seconde circonscription oppose les alexandristes au Kolektif, ces observateurs imaginent déjà un second tour sans Lénaïk, juste un DR contre DR... Les paris sont ouverts !

Partager cet article

Repost0
8 février 2018 4 08 /02 /février /2018 06:58
3e salon de la gastronomie d'outre-mer et de la francophonie

Des goûts et des saveurs

Le 3e salon de la gastronomie d'outre-mer et de la francophonie et ses 150 stands ont été inaugurés vendredi 2 février au parc des expositions de la porte de Versailles par la maire de Paris Anne Hidalgo et la créatrice du salon, Babette de Rozières.

A l'entrée, le public était accueilli par des hôtesses qui distribuaient une édition spéciale de France-Antilles consacrée à cet événement culinaire. Babette, grande prêtresse de ce salon, qui a même demandé à un architecte d'aménager les 7000 m2 d'espace, a pris le soin de faire installer un vrai marché aux fruits et légumes à l'entrée.

Si l'invité d'honneur est la Polynésie, la Guadeloupe a fait très bonne figure puisque la Région et la chambre de métiers ont mis le paquet avec un très grand stand pour accueillir les meilleurs ambassadeurs du goût et des saveurs péyi. Même chose avec la Martinique qui avec la CTM et la chambre de commerce avait force étalage. Pour Max Crispin, gérant de la pâtisserie Surena, grand amateur de plats simple, du style riz haricot rouge avec un poisson, faire découvrir les outre-mer et particulièrement la Martinique par le biais de la gastronomie, est une bonne chose : "L'outre-mer on le connaît pour ses hôtels, ses plages, mais la gastronomie, c'est pour les personnes qui aiment déguster, qui aiment les bonnes choses, une autre façon de venir chez nous."

Pour Guy-Robert Firpion, le chef de cuisine du lycée agricole de Baie-Mahault, grand amateur de dombrés, faire découvrir les outre-mer et particulièrement la Guadeloupe par le biais de la gastronomie est la meilleure chose pour attirer les touristes. "Notre cuisine est de plus en plus réputée", assure le chef Freddy Paisley qui vante les produits locaux et leur transformation ! Et si le fricassé de lambi lui paraît bien traditionnel, il n'est pas contre pourvu qu'il l'agrémente avec un produit à base de manioc, par exemple de couscouche...

Reportage AJV et FXG, à Paris

Les chefs gwada

Ils sont quatre chefs à avoir fait le déplacement : Alain Sercier le chef du lycée professionnel du Lamentin, Guy-Robert Firpion, le chef du lycée agricole de Baie-Mahault, Freddy Paisley, le chef du lycée professionnel de Pointe-Noire, et le chef bouillantais Jimmy Bibrac. Ils ont emmené trois apprentis, un de chaque lycée et ils vont participer au concours qui verra s'affronter dimanche les élèves cuisiniers des lycées hôteliers de l'Hexagone et des Outre-mer. Ils sont avec leurs professeurs et ne laissent rien filtrer des recettes qu'ils entendent mettre au concours ! Bébélé, acras de pisquettes à base de farine de manioc, gratin de corossol aux lambis, gratin d'igname pas possible, boudin créole sur vermicelles de légumes pays à la vinaigrette de surette ? "Ca sera une surprise", s'amuse Alain Sercier.

De l'eau de coco qui pétille

Lionel Larcher, le Martiniquais et Bertho Jeune Nozier, le Guyanais, et Delly Jeune Nozier de Haïti ont créé leur société Dell Kory, lorsqu'épris de l'envie d'innover, ils ont lancé sur le marché, voici deux ans une boisson jusqu'alors inédite, l'eau de coco pétillante. "L'idée est venue de mon associé Bertho alors qu'il était en voyage, raconte Lionel Larcher, il s'est rendu compte que ça n'existait pas l'eau de coco avec des bulles." Ils ont élaboré leur recette avec l'aide d'un laboratoire agroalimentaire en France et la font fabriquer. "Nous sommes déjà déployés dans le groupe Carrefour avec tous les Carrefour market de la région parisienne, soit une centaine de points de vente en Ile de France, sans compter les points de vente en Martinique depuis juillet dernier ou encore à Abidjan !" Leur société fait vivre aujourd'hui cinq personnes, soit les deux associés, un commercial, un jeune graphiste et un barman !

Du pétillant de rhum

Le Martiniquais Kelly Cité est revenu avec son produit unique, distillé et refermenté, le pétillant de rhum qu'il a inventé et qu'on appelle désormais le "champagne antillais". Ca ressemble à du champagne, ça a la couleur du champagne, ça a les bulles du champagne, le degré du champagne et presque le goût du champagne ! Kelly a déposé son brevet et a monté sa société ETIS-RP.

La pâtisserie Surena de Fort-de-France à Paris

"On a beaucoup de gens qui nous réclament, sourit Max Crispin. Ils viennent régulièrement chez nous et on s'est dit que ce serait bien de venir à eux !" C'est la deuxième fois que la célèbre pâtisserie foyalaise participe à ce salon parisien de la gastronomie d'outre-mer. "Les gens étaient très contents et on a passé un bon moment !" Les clients viennent retrouver un parfum des Antilles, un parfum de leur enfance, des goûts d'antan... Ce qui a fait connaître Surena, c'est son fameux Robinson, à la banane, à la goyave ou à la coco, mais ils ont plein d'autres douceurs à la patate douce, au lait de coco, des roulés ou des pâtés sucrés à la mangue... "Toutes ces saveurs, tous ces produits locaux, on essaie de les sublimer et c'est ce qui fait que les gens reviennent !"

Le petits pots bébé péyi sous vide

Audrey Louis-Joseph de la société Ti'Bouboune est venue vanter ses plats cuisinés sous vide pour bébé à base de produits péyi. "Nos légumes et nos fruits, s'enthousiasme la jeune entrepreneuse, ont autant de valeur nutritive et sont parfois même meilleurs que ceux de l'Hexagone, et nous avons une gastronomie qui se transmet de génération en génération et notre objectif est de donner cet héritage aussi aux bébés, très tôt !" L'entreprise Ti'Bouboune existe depuis un an et est installée à Schoelcher. "Ici, on présente à la France et à tous les Parisiens ce que nous, on fait de bien pour les enfants aux Antilles !" Ces purées à base de banane ou d'igname sont à réchauffer au bain-marie ou au micro-onde. "On en produit assez pour être distribués sur le marché local, dans les pharmacies, chez "Bébé neuf" en Martinique et puis chez Tropic marché à Paris !"

Les Belles racines d'Iracoubo

"Je voyais l'affiche du salon organisé par Babette depuis trois ans et je le disais que j'irai bien participer à ce salon !" Avec son compagnon, Christian Dasman, ils sont agriculteurs à Iracoubo et transforment eux-mêmes leurs produits. Ils produisent du sirop de gingembre, de curcuma, de papaye, passion, de pitaya, des chips de banane, des épices, du piment... "De la récolte à la consommation", se plaît à dire Simone pas peu fière d'emporter un sacré succès à Paris alors que ça ne fait que cinq ans qu'elle s'est lancée ! Ses produits sont déjà dans des supermarchés et libres services en Guyane.

La cuisine de Montabo Soleil

"Les plats qu'on présente vous disent : mangez !" Thierry Séraphin, traiteur à l'enseigne Montabo Soleil, tient un restaurant éphémère pendant le salon de la gastronomie d'Outre-mer. Il a affiché à l'entrée le diplôme qu'il a reçu à l'occasion de la dernière foire de Paris, le 1er prix de restauration. Chez lui, on mange créole et des produits guyanais ! Poulet boucané, colombo, poisson, bouillon d'awara... "Les gens aiment ça parce qu'ils ne trouvent pas ça dans beaucoup d'endroit, s'amuse Thierry, et nous on est presque unique !" Il sert environ 200 couverts par jour ! Thierry et son épouse, qui reste affairée en cuisine, ont monté l'association Montabo Soleil pour développer la culture guyanaise dans l'Hexagone et faire connaître le pays. Et si les gens en reveulent, on peut les retrouver sur les réseaux sociaux !

https://www.facebook.com/assomontabosoleil/

Après Casino, la GOGUMER chez Cora

René Gustave, chef de projet "La cuisine de Lucette" à la GOGUMER, a installé un imposant stand pour présenter ses plats de poisson cuisiné au salon de la gastronomie : "Jour après jour, de part l'intérêt que nos porte la population antillo-guyanaise, nous sommes obligés d'ouvrir nos ailes et la dimension de notre stand explique tout simplement que le produit est apprécié. Il est perçu comme un produit nouveau et de qualité." L'an dernier à la foire de Paris, René Gustave annonçait que deux de ses produits étaient référencés par la chaîne Casino. En un an, les produits de la COGUMER ont connu un développement de plus de 30 % sur le marché antillo-guyanais et leurs deux usines en Guyane emploient désormais 60 personnes. "Je pense qu'on n'est pas arrivé au terme de cette évolution, ajoute M. Gustave, puisque tous les jours on a de nouveaux contacts..." La COGUMER a d'ores et déjà basé un peu de stock au Havre pour être prêt à répondre à la demande et cette année, elle devrait acheminer un nouveau container pour un nouveau client à Marseille qui va distribuer "la cuisine de Lucette" dans les magasins Cora.

"Nous avons reçu la commande il y a deux jours, à notre arrivée à Paris pour le salon, pursuit René Gustave. Nous ne savons pas encore quelle référence ils ont choisi, mais ils feront la dégustation et l'animation dans deux des magasins qu'ils approvisionnent et nous verrons quelle suite cela va donner..." Les choses n'avancent pas vire, mais pour René Gustave, c'est normal : "C'est un produit vraiment nouveau, sans commune mesure en termes de référencement. Du poisson, les grandes surfaces en vendent, mais présenté sous cette forme-là, c'est nouveau ! Nous les incitons à prendre le risque parce que nous sommes sûrs de notre produit." REste que les congélateurs sont grands, à la hauteur de l'offre de surgelés et comme le dit avec humour M. Gustave : "Nous sommes un petit poisson dans l'océan !"

Haïti aussi

Babette de Rozières, pour cette 3e édition, a élargi le concept du salon de la gastronomie d'outre-mer à la francophonoe. C'est ainsi que nos voisins Haïtiens ont pu y prendre part et présenter aux papilles parisiennes quelques spécificités des grandes antilles francophones !

Le chocolat d'Anne-Solène

Leur atelier est à Vernou/Petit-Bourg dans l'ancienne usine Vernou Jalousy. Ils sont deux à y produire artisanalement une quarantaine de variétés de chocolats : bonbons de chocolats au praliné fabriqué à la main dans un chaudron en cuivre, caramels beurre salé, nougatines, ganaches au piment doux, au lait de coco et café, au maracudja, à la vanille...

Jus de canne en bouteille

So Kanaa, la nouvelle marque de jus de canne à sucre, lancée l'année dernière...

L'art de la table

Claudine Ambrosio, "les tables d'Isaure", fait vivre les arts de la table en apportant sa touche à la décoration. Sur demande claudinehazael@yahoo.fr

Partager cet article

Repost0

Articles Récents