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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 07:56
Willy Marze publie une enquête sur la Guadeloupe

Un livre-reportage sur la Guadeloupe

Au coeur du péyi Guadeloupe, enquête sur une identité est un ouvrage que vient de sortir l'éditeur Globophile. C'est Willy Marze, un jeune homme qui est venu passer six mois en Guadeloupe, qui raconte sur le mode vécu sa découverte de l'archipel cinq ans après les 44 jours de grève générale du LKP en 2009.  L'auteur pose un regard tantôt naïf, tantôt empathique, mais toujours curieux sur la Guadeloupe et ses habitants. Et à la question qu'il pose en ouverture de son livre enquête, "c'est quoi le problème ici ?", il propose une réponse : "la quête identitaire". Willy Marze balade son lecteur du côté de la Mutualité à Pointe-à-Pitre, sur la place de la mairie de Baie-Mahault, dans un lolo du port de Sainte-Rose.. à la recherche de l'identité guadeloupéenne. Willy Marze ne perd pas son temps sur les plages mais ne s'épargne pas pour autant les belles cartes postales. Il fait rencontrer à son lecteur les "insulaires les plus influents" (Henry Joseph, Jacky Dahomay, Elie Domota, Ary Chalus...). Après six mois et 250 pages, Willy Marze, tel un inspecteur de l'administration générale en mission, fabrique son rapport culturel, économique et social (d'ailleurs il en cite beaucoup dans ses références à la fin de l'ouvrage) et préconise de "nouvelles alternatives" que "méritent les habitants de l'île papillon" : "Un projet de société cohérent doit être l'occasion de repenser les relations de la Guadeloupe avec l'Etat français et l'Europe. Car oui la France et l'Europe assurent un certain niveau de vie par leurs transferts budgétaires. Mais ces aides créent aussi de la dépendance. Les échanges peuvent se concevoir autrement. Ce n'est pas une question de repentance mais de justice."

On attend avec hâte sa prochaine enquête par exemple sur les habitants de la vallée du haut-Verdon et leur rapport avec leur capitale régionale Marseille !

FXG

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 08:40
Salon de l'agriculture 2015 - Guadeloupe

Les Guadeloupéens au salon de l'agriculture

La chambre d'agriculture a pris ses quartiers à Paris, au salon international de l'agriculture qui a ouvert ses portes samedi. 16 exposant sont allés au parc des expositions. Ils se sont installés sur trois ilots dans le hall des Régions de France où se trouvent, au fond, l'outre-mer. "Il fallait exposer nos produits phare, miel, café, sucre, fleurs, rhums, explique Harry Rupaire de la chambre d'agriculture. Ici, c'est la vitrine et on amène plus d'exposants que l'an passé." Avec 80 % d'aide de la Région, la chambre a engagé 200 000 euros pour assurer cette présence guadeloupéenne au coeur du temple national de l'agriculture. Qui plus est, la chambre a invité quelque 80 agriculteurs à venir à Paris visiter le salon.

Mardi, ils auront pu voir Alain Juppé, Xavier Bertrand, Anne Hidalgo qui ont arpenté les travées du salon. Pour le président de la République, samedi, l'ODEADOM avait composé une délégation d'ultramarins pour aller le rejoindre car François Hollande n'est pas allé jusqu'au fond du hall où se trouvent les stands des outremers.

Reportage FXG, à Paris

En Images

Emilie Quilin vante ses boissons innovantes du domaine des Antilles au Moule : pétillant et vin doux ou sec de banane.

Emilie Quilin vante ses boissons innovantes du domaine des Antilles au Moule : pétillant et vin doux ou sec de banane.

C'est mercredi que Stéphane Le Foll et GPL ont inauguré la nouvelle appellation de la banane de Guadeloupe et de Martinique. La banane a le plus grand stand avec celui de l'ODEADOM au quartier outremer du salon de l'agriculture.

C'est mercredi que Stéphane Le Foll et GPL ont inauguré la nouvelle appellation de la banane de Guadeloupe et de Martinique. La banane a le plus grand stand avec celui de l'ODEADOM au quartier outremer du salon de l'agriculture.

Léandre et Marista Rabot sont venus avec 250 kilos de  manioc, les 120 kilos de la platine, 40 kilos de coco et 20 kilos de confiture de manioc. Ils étaient pas content mardi, ils disaient n'avaient pas fait un centime de la matinée, mais que le week-end avait bien marché. La kassaverie Rabot se trouve à Riflet, Deshayes. Nelly Renia, de Vieux-Fort, les a accompagnés pour leur premier salon de l'agriculture.

Léandre et Marista Rabot sont venus avec 250 kilos de manioc, les 120 kilos de la platine, 40 kilos de coco et 20 kilos de confiture de manioc. Ils étaient pas content mardi, ils disaient n'avaient pas fait un centime de la matinée, mais que le week-end avait bien marché. La kassaverie Rabot se trouve à Riflet, Deshayes. Nelly Renia, de Vieux-Fort, les a accompagnés pour leur premier salon de l'agriculture.

Ménard Lami de Bouillante et Benoît Foucan de Petit-Canal, font partie des 21 producteurs de la SICA Myel péyi. Ils ont amené 824 kilos de miel au salon. Depuis que la filière apicole a commencé à se structurer autour d'Apigua et d'Iguavie, 40 % des besoins locaux sont couverts par les 120 apiculteurs de l'archipel (dont 97 à Apigua). "Pour être pro, explique Ménard, il faut 60 ruches. Si vous en avez 30, Iguavie vous permet de vous former pour passer professionnel." Benoît Foucan a reçu une médaille d'or au concours général agricole pour son miel foncé. Tony Prudent de Marie-Galante a eu aussi l'or et Gérard Velin de Morne-l'Eau, l'argent.

Ménard Lami de Bouillante et Benoît Foucan de Petit-Canal, font partie des 21 producteurs de la SICA Myel péyi. Ils ont amené 824 kilos de miel au salon. Depuis que la filière apicole a commencé à se structurer autour d'Apigua et d'Iguavie, 40 % des besoins locaux sont couverts par les 120 apiculteurs de l'archipel (dont 97 à Apigua). "Pour être pro, explique Ménard, il faut 60 ruches. Si vous en avez 30, Iguavie vous permet de vous former pour passer professionnel." Benoît Foucan a reçu une médaille d'or au concours général agricole pour son miel foncé. Tony Prudent de Marie-Galante a eu aussi l'or et Gérard Velin de Morne-l'Eau, l'argent.

Dans l'épicerie style dutyfree qui borde les trois ilots de la chambre d'agriculture, on ne trouve que du Bologne, du Labat et du Madras-Darboussier. C'est le stand de la CCI Guadeloupe. Elle revient avec ce concept dégustation au verre et vente de bouteilles. "On est là parce que le rhum est agricole, mais c'est aussi une industrie, une agro-industrie et c'est un prolongement de ce que nous avons fait à Saint-Malo au départ de la Route du rhum", explique Razzane Hanne de la CCI (elle pose en compagnie de Sylvia Charles). Un autre ilot a été investi par la CCI. Il accueille deux exposants, Dom Distribution, l'artisan rhumier Nicolas Bichara, et le rond-point du sorbet de Jean Morvany.

Dans l'épicerie style dutyfree qui borde les trois ilots de la chambre d'agriculture, on ne trouve que du Bologne, du Labat et du Madras-Darboussier. C'est le stand de la CCI Guadeloupe. Elle revient avec ce concept dégustation au verre et vente de bouteilles. "On est là parce que le rhum est agricole, mais c'est aussi une industrie, une agro-industrie et c'est un prolongement de ce que nous avons fait à Saint-Malo au départ de la Route du rhum", explique Razzane Hanne de la CCI (elle pose en compagnie de Sylvia Charles). Un autre ilot a été investi par la CCI. Il accueille deux exposants, Dom Distribution, l'artisan rhumier Nicolas Bichara, et le rond-point du sorbet de Jean Morvany.

Sirop de curcuma et sirop de gingembre, ensemble ou séparés. le tout dans un flacon digne d'un apothicaire herboriste et voilà Karine Robert installée dans sa boutique au salon de l'agriculture. Depuis trois ans, son laboratoire à Roujol, petit-Bourg, produit des sirops. Depuis un an, Karine s'occupe elle même de leur diffusion dans l'Hexagone où elle a développé 12 points de vente, épiceries fines et magasins diététiques, en plus des foires et salons qu'elle court. Pour le moment, on fait plus de chiffre en métropole qu'en Guadeloupe", commente-t-elle avant de confier : "30 pharmacies guadeloupéennes vont me distribuer."

Sirop de curcuma et sirop de gingembre, ensemble ou séparés. le tout dans un flacon digne d'un apothicaire herboriste et voilà Karine Robert installée dans sa boutique au salon de l'agriculture. Depuis trois ans, son laboratoire à Roujol, petit-Bourg, produit des sirops. Depuis un an, Karine s'occupe elle même de leur diffusion dans l'Hexagone où elle a développé 12 points de vente, épiceries fines et magasins diététiques, en plus des foires et salons qu'elle court. Pour le moment, on fait plus de chiffre en métropole qu'en Guadeloupe", commente-t-elle avant de confier : "30 pharmacies guadeloupéennes vont me distribuer."

Aux délices de Man Roro, c'est le domaine d'Eve Azyc, Josy Coralie de Morne-à-l'Eau, et de Laura Marsolle. Laura distribue les produits Créole food, vinaigres de banane, de canne, Eve ses douceurs. Elles étaient déjà au salon de la gastronomie d'outremer de Babette de Rozières et elles seront à la foire de Nice du 7 au 13 mars. Ca marche pour elles. "On a emmené une tonne de matériel au départ", rapelle Laura.

Aux délices de Man Roro, c'est le domaine d'Eve Azyc, Josy Coralie de Morne-à-l'Eau, et de Laura Marsolle. Laura distribue les produits Créole food, vinaigres de banane, de canne, Eve ses douceurs. Elles étaient déjà au salon de la gastronomie d'outremer de Babette de Rozières et elles seront à la foire de Nice du 7 au 13 mars. Ca marche pour elles. "On a emmené une tonne de matériel au départ", rapelle Laura.

Pas un salon, pas une foire, pas un départ de Route de rhum sans que l'incontournable Roland Darroso ne soit là pour représenter la coopérative du café de la Côte sous le Vent. 200 kilos de café à 20 euros le kilos pour la durée du salon, et 300 tasses à 2 euros par jour. Le café, ça marche !

Pas un salon, pas une foire, pas un départ de Route de rhum sans que l'incontournable Roland Darroso ne soit là pour représenter la coopérative du café de la Côte sous le Vent. 200 kilos de café à 20 euros le kilos pour la durée du salon, et 300 tasses à 2 euros par jour. Le café, ça marche !

Malcolm Bauche et Jacques Larent, ex des cognac Martell et juré du concours général des rhums, au stand Bielle.

Malcolm Bauche et Jacques Larent, ex des cognac Martell et juré du concours général des rhums, au stand Bielle.

Asma vend le sucre péyi  reconditionné dans le meilleur Styl'créole. Depuis les premiers emballages berlingos lancés par Outremer Autrement, le sucre de Gardel et de Saint-Louis a toujours de plus beaux habits, en toile, en métal, en papier... Pour des sucres spéciaux, il faut du chic ! Ca se vend bien.

Asma vend le sucre péyi reconditionné dans le meilleur Styl'créole. Depuis les premiers emballages berlingos lancés par Outremer Autrement, le sucre de Gardel et de Saint-Louis a toujours de plus beaux habits, en toile, en métal, en papier... Pour des sucres spéciaux, il faut du chic ! Ca se vend bien.

Salon de l'agriculture 2015 - Guadeloupe

18 médailles au concours général agricole des rhums

Belle moisson de médailles pour les rhums guadeloupéens en compétition au concours général agricole cette année. Huit médailles d'or, cinq d'argent et autant de bronze.

Parmi les punchs, l'or revient au punch au coco grillé de JPJF, au punch carambole de Mabi. au punch passion de La Case des saveurs de Pointe-Noire, au punch planteur Guadeloupe et au Schrubb de Madras. L'argent récompense Mabi pour son rhum abricot et Madras pour son punch passion. Enfin le bronze revient au punch gingembre de Mabi et à la crème de rhum vieux de Madras.

Dans les rhums blanc à 50 °, Damoiseau prend l'or, Karukéra partage l'argent avec le Coeur de chauffe Reimonenq. Or aussi pour le rhum bielle 55 ° et le Bologne blanc 40 °. Le Bellevue Marie-Galante 59 ° reçoit le bronze.

Côté rhum vieux, argent pour le Damoiseau 4 ans et le Karukéra 3 ans et le bronze pour le Reimonenq 5 ans, "JR on the rocks" et le Damoiseau XO 6 ans.

FXG, à Paris

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 08:29
Domino à l'Olympia

Domino à l'Olympia

Trois ans après le début de la série "Domino" à la télé, le couple Laurence et Laurent s'offre l'Olympia avant une grande tournée antillaise et une quatrième saison pour leur série télévisée.

Cinq ans après la naissance du duo Domino, Laurence Joseph et Laurent Tanguy s'attaquent à la la plus mythique des scènes parisiennes ! Le 26, ils joueront à l'Olympia, dans une salle d'une capacité de 2000 spectateurs. "Une étape de plus, mais pas une finalité", tempère Laurent Tanguy qui rappelle qu'une tournée suit derrière en Martinique, Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barth.

Laurence et Laurent se sont rencontrés sur les planches alors qu'ils jouaient tous les deux au sein de la compagnie Courte ligne. Non content de jouer ensemble, ils sont devenus un couple et c'est ainsi que "Domino" est né. Laurence, la Guadeloupéenne de Basse-Terre, et Laurent, le Breton de Plouguerneau, déclinent depuis 2010 un spectacle sur le thème du couple mixte qui s'est d'abord appelé "Cocktail épicé" avant de prendre son appellation définitive. Depuis 2011, les publics de Martinique, de Guyane et de Guadeloupe ont pu suivre les aventures de "Domino" à la télévision sur les chaînes 1ère, mais également sur de nombreuses scènes locales. Les scènes hexagonales, ils les connaissent aussi puisqu'ils ont joué pendant 18 mois au théâtre Bo Saint-Martin à Paris, mais également à Saint-Etienne, Lyon et même à Neuchâtel en Suisse. Ils ont aussi joué deux saisons de suite au festival d'Avignon.

Domino à l'Olympia

A l'Olympia, le couple domino va se mettre en scène dans une série de saynettes : dans la chambre, dans une veillée funéraire, à la plage, en voiture... "C'est un comique de situation dans le quel on interagit avec le public", explique Laurent. "Chacun se moque de l'autre, enchaîne Laurence. Je me moque de sa façon de danser, il se moque de ma façon de parler..." Le spectacle à l'Olympia sera capté pour France télévisions et la chaîne Comédie. Enfin, dès la tournée antillaise achevée, les deux comédiens et auteurs vont se remettre à l'écriture pour créer un nouveau spectacle (nom de code : Domino 2) et tourner la quatrième saison de "Domino a kaz" qui pourrait bien s'intituler cette fois "Domino en Bretagne" puisque c'est au pays de Laurent que devrait être tournée la nouvelle saison.

Leur spectacle est donc durable, tellement même qu'il a survécu au couple puisque ça fait déjà un moment que les deux acteurs ne sont plus ensemble à la ville. Pour autant, ils ont créé leur société de production et gèrent ensemble leurs affaires avec un unique but : faire rire !

FXG, à Paris

Domino à l'Olympia

Laurence Joseph, 31 ans

Laurence a commencé le théâtre amateur dès l'âge de 12 ans. Après son bac à Gerville-Réache, elle fait des études de psycho à Montpellier (Hérault). après six années d'absence, la voilà de retour en Guadeloupe en 2006. Elle trouve un job de maîtresse d'internat à Gerville-Réache et découvre la compagnie Courte ligne avec qui elle joue les pièces "Le dindon" de Feydeau et "Devinez-qui", une adaptation des "Dix petits nègres" par Sébastien Azzopardi. Guadeloupe 1ère la repère et lui offre de présenter la météo en 2010 aors même qu'elle a démarré l'aventure "Domino". Elle a joué dans les séries "Platane" et "Fais pas ci, fais pas ça". Laurence a décroché le prix de l'humour avec son spectacle solo "Ca va décoiffer", lors du dernier festival d'Avignon. Et si Laurence n'a pas l'intention de décrocher des planches, elle vise désormais le cinéma.

Laurent Tanguy, 35 ans

Laurent a démarré sa carrière dans l'enseignement et c'est ce qui l'a conduit de sa Bretagne natale en Guadeloupe où il a enseigné dans une école primaire aux Abymes pendant sept ans avant de devenir conseiller pédagogique en matière de théâtre. Il a démarré le théâtre en amateur, puis s'est professionnalisé avec Courte ligne avec qui il a joué trois pièces ("Le dindon", "Devinez-qui" et "Douze hommes en colère"). C'est là qu'il rencontre son alter ego guadeloupéenne. "En 2008, elle m'a emmené à un lewoz. J'étais le seul blanc... Elle dansait, je m'ennuyais et je suis allé à la buvette. quelqu'un a dit : "Qu'est-ce qu'il fait là le Blanc ?" J'ai répondu : "Blan la ka bwé on ti punch!" C'est comme ça qu'est née l'idée de Domino !"

Domino à l'Olympia
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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 08:28
Isabelle Chmitelin, directrice de l'ODEADOM, lundi au salon de l'agriculture de Paris

Isabelle Chmitelin, directrice de l'ODEADOM, lundi au salon de l'agriculture de Paris

La place centrale de l'ODEADOM au salon de l'agriculture de Paris

Peu connu du grand public, l'Office de développement économique agricole d'outre-mer (ODEADOM) accompagne les exploitants agricoles d'outre-mer en leur distribuant plus de 300 millions d'euros. Ce sont les aides financières nationales et européennes. Côté Europe, c'est le POSEI composé d'une part, du régime spécifique d'approvisionnement (RSA) et d'autre part, de mesures en faveur des productions agricoles locales des départements d'outre-mer en compensation de leurs handicaps. Ce sont des fonds de soutien aux filières banane, canne-sucre-rhum, à la diversification végétale, la structuration de l'élevage et encore des aides à l'importation d'animaux vivants... Ce représente 278,41 M€ pour 2015.

Par ailleurs, l'ODEADOM soutient les investissements dans les exploitations agricoles et les industries de transformation, la recherche et l'expérimentation et l’encadrement en faveur des organisations de producteurs, c'est-à-dire l'organisation en filières.

Ces crédits nationaux s'élèvent pour 2015 à 6,1 millions d'euros. A cela s'ajoute le budget annuel complémentaire dit CIOM, 31,4 M€ dédiés aux filières de diversification animale et végétale. Aves plus de 300 millions, l'ODEADOM est l'organisme payeur qui compte dans le milieu agricole ultramarin. Il est sous la double tutelle des ministères de l'Agriculture et de l'Outre-mer.

C'est donc la vitrine agriculture ultramarine de l'Etat qui vient d'installer chaque année, depuis 18 ans, au coeur du hall qui accueille les stand d'Outre-mer. Traditionnellement, l'ODEADOM est le premier organisme a ouvrir le bal des rencontres avec la conférence de sa directrice, Isabelle Chmitelin. Un avant-propos sur la structuration des filières et un repérage utile car c'est ici, sur le stand de l'ODEADOM, que seront remis, mercredi après-midi, en présence des ministres Stéphane Le Foll et George Pau-Langevin, les diplômes du concours général agricole. Un moment très attendu du salon de l'agriculture de Paris.

FXG, à Paris

 

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 07:39
Marc Rochet, président du directoire d'Air Caraïbes et demain de Corsair, Jean-Paul dubreuil, président des conseils de surveillance d'Air Caraïbes et du groupe Dubreuil, bientôt président du conseil de surveillance de Corsair, Philippe de Izaguirre, futur ex-pdg de Corsair et futur membre du conseil de surveillance de corsair, et Paul-Henri Dubreuil, président du directoire du groupe Dubreuil

Marc Rochet, président du directoire d'Air Caraïbes et demain de Corsair, Jean-Paul dubreuil, président des conseils de surveillance d'Air Caraïbes et du groupe Dubreuil, bientôt président du conseil de surveillance de Corsair, Philippe de Izaguirre, futur ex-pdg de Corsair et futur membre du conseil de surveillance de corsair, et Paul-Henri Dubreuil, président du directoire du groupe Dubreuil

Corsair et Air Caraïbes se marieront en juin

Il ne reste plus qu'à passer le filtre de l'Autorité de la concurrence et TUI France pourra céder sa compagnie aérienne Corsair au Groupe Dubreuil, déjà 100 % actionnaire de la compagnie Air Caraïbes.

La transaction devrait se conclure en juin.

Combien coûte Corsair ? "C'est confidentiel", répond Jean-Paul Dubreuil qui discutait depuis longtemps avec TUI. L'affaire a été conclue dimanche dernier.

Corsair continuera d'exister sous sa marque comme elle le fait actuellement aux côtés d'Air Caraïbes, à la Réunion, Mayotte, Madagascar, la Côte d'Ivoire, le Sénégal, Maurice et le Canada. Les ex-concurrents peuvent désormais additionner leurs parts de marché : plus de 50 % contre 42 à Air France et 7 % à XL Airways. "Son ouverture sur l'océan indien est un point fort", signale M. Dubreuil qui d'ailleurs a annoncé sa venue à la Réunion avec le pdg de Corsair, Pascal de Izaguirre, la semaine prochaine.

Jean-Paul Dubreuil a un but avoué en lançant cette opération : "Faire du profit dès la première année." Corsair est désormais assainie financièrement, mais c'est aussi et surtout sept avions de plus dans sa flotte ! Or, s'il y a un truc que sait bien faire son président du directoire d'Air Caraïbes, Marc Rochet, c'est faire voler les avions avec une rentabilité maximale. La productivité de ses pilotes sur les Airbus A-330 est de 750 heures de vol par an, ses avions sont pleins à 90 %, sa gestion du carburant et des cours du dollar est dirigée au cordeau ! Pour atteindre un tel résultat, il a consacré à ses machines, leurs pilotes et leurs équipages, leur maintenance et leurs escales une structure dédiée, Air Caraïbes Atlantique, distincte de l'enseigne commerciale Air Caraïbes. C'est comme ça que Marc Rochet a fait gagner plus de 55 millions d'euros au groupe Dubreuil en dix ans ! Cette année, il lui promet un résultat net d'environ 14 millions d'euros.

Acquisition de Corsair par le groupe Dubreuil

Pas de plan social

"Il n'y aura pas de plan social à Corsair", ont répété plusieurs fois Marc Rochet et Jean-Paul Dubreuil. Le premier va devenir le président du directoire de Corsair et travaillera avec son actuel comité de direction. Liées par un codeshare depuis mars 2012, les deux compagnies vont proposer plus de destinations, plus de fréquences et un programme de fidélité commun. "Nous allons chercher de la clientèle, promet Marc Rochet, et optimiser les routes de Corsair." Dans ces conditions, ils assurent qu'ils auront besoin des 1150 employés de Corsair.

L'arrivée progressive de 9 Airbus A 350 à partir de 2016 va permettre au groupe de créer une nouvelle structure qui prendra en charge tout ce qui concerne ces avions de nouvelle génération. Marc Rochet entend ainsi rééditer la recette managériale qui lui a réussi avec Air Caraïbes Atlantique. Jusqu'alors, les activités du groupe Dubreuil se répartissaient entre l'aérien (33 %), la distribution automobile (26 %), produits pétroliers (15 %), engins BTP (11 %), engins agricoles (8%)... Avec l'entrée de Corsair dans le groupe, la part de l'aérien passe à 50 %.

FXG, à Paris

Acquisition de Corsair par le groupe Dubreuil

Dubreuil, le commerçant vendéen

Henri Dubreuil, le père de Jean-Paul a créé le groupe éponyme en 1924 à partir d'une simple épicerie de gros en Vendée. En 1966, le fils fait partie des pionniers des supermarchés et transforme l'affaire en groupe de grande distribution. Pilote à 17 ans, avant même d'avoir eu son permis de conduire, Jean-Paul va créer une compagnie d'avion taxi d'abord pour faciliter ses déplacements entre ses établissements dispersés dans l'Ouest français. L'avion taxi devient une compagnie régionale aérienne. En 1996 c'est le jackpot quand il la revend à Air France. Le pilote ne reste pas longtemps sans ailes. Il rachète la compagnie taxi Air Caraïbes, un joli nom ! Puis il achète Air Guadeloupe qui vient elle-même de racheter Air Martinique, Air Saint-Martin et Air-Saint-Barth. Un beau bouquet, même si le prix a été un peu surestimé d'autant que le transport régional est ingrat. C'est alors qu'il se tourne vers Marc Rochet pour tenter de lancer une ligne transatlantique. Air Caraïbes change de dimension, de direction et c'est le 12 décembre 2003 que le fils de commerçant vendéen démarre une aventure entrepreneuriale qui fait aujourd'hui de son groupe, le deuxième transporteur aérien français derrière Air France.

Le désengagement préparé de TUI

TUI France, filiale de l'Allemand TUI, regroupe plusieurs tour operateurs dont Marmara et Nouvelles Frontières. Elle est propriétaire de sa compagnie aérienne Corsairfly et lui fournissait encore 40 % de ses passagers en 2010. Aujourd'hui, ce chiffre a été ramené à 5 %. "TUI vend, avance Marc Rochet, car le business model de Corsair est différent de celui des autres compagnies aériennes du groupe TUI qui font exclusivement du charter et dépendent entièrement des tour opérateurs." Corsair est devenue une compagnie régulière qui tient 25 % de parts de marché en Martinique, Guadeloupe et et à la Réunion, 10 % au Canada pendant la saison d'été, 43 % au Sénégal, 30 % en Côte d'Ivoire... TUI France a décidé de se désengager du long courrier pour se recentrer sur son coeur de métier et se débarrasser d'une entreprise qui a lourdement plombé son bilan pendant des années. Il y a quatre ans, pour que la mariée soit belle, TUI est allé chercher Pascal de Izaguirre à Air France pour redresser sa filiale qui battait de l'aile. Le plan "Take off" a produit ses effets. Il y a eu une montée en gamme avec la classe grand large, les nouveaux Airbus... Philippe de Izaguirre a si bien réussi son affaire, la marque Corsair a une telle notoriété que Jean-Paul Dubreuil a décidé de la garder. Cerise sur le gâteau : avant de vendre, TUI a encore remis au pot en procédant à la recapitalisation de Corsair !

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 07:32
Réunionnais de la Creuse

GPL promet une commission d'historiens et d'experts

George Pau-Langevin a annoncé mardi dernier la création d'une commission d'historiens chargée d'examiner le dossier des "Réunionnais de la Creuse". Un an après l'adoption par l'Assemblée nationale d'une résolution visant à reconnaître le drame vécu par les ex-pupilles réunionnais, la ministre des Outre-mer a reçu une délégation composée de Jean-Philippe Jean-Marie et Valérie Andanson pour l'association Rasin Anler, et de Jean-Charles Pitou pour l'association Génération brisée. Ceux-ci lui ont exposé les cinq revendications qui doivent permettre de concrétiser le texte adopté par les députés l'an dernier.

"La résolution, regrette Jean-Philippe Jean-Marie, est insuffisante même si Ericka Bareigts a bien travaillé. Mais nous devons encore batailler pour montrer qu'on est là, qu'on souffre encore et qu'on a besoin que cette reconnaissance aille plus loin. Pour moi qui suis issu d'une famille d'esclaves affranchis, je ne serai affranchi tant qu'au plus haut niveau il n'y aura pas eu d'excuses pour les enfants déracinés à cette époque."

"Ils pensent qu'on aurait pu faire mieux pour concrétiser les injonctions qui sont dans la résolution", a indiqué la ministre à l'issue de l'entretien. Elle a ainsi évoqué un nécessaire "travail de mémoire", mais a surtout indiqué que la commission d'historiens et de personnes compétentes en matière sociale pour faire le point sur ce qui s'est passé, serait rapidement nommée dès lors que sera défini le profil de ses membres. "Nous avons toujours eu du mal à avoir le point de vue d'en face, dit la ministre. Nous n'avons jamais eu d'explications très précises..."

Par ailleurs, George Pau-Langevin a reconnu la nécessité de pouvoir reconstituer les histoires individuelles. La commission aura donc accès aux archives et les intéressés eux-mêmes devront aussi avoir accès à leurs origines, à leurs noms.

Quant à la question d'éventuelles réparations, la ministre s'est montrée moins optimiste : "Sur le plan purement juridique, la porte est fermée puisqu'il y a prescription, mais rien ne nous empêche de regarder dans le travail des associations ce à quoi nous pouvons donner suite." Les ministères des Affaires sociales et des Outre-mer pourraient ainsi les aider d'une manière ou d'une autre. "Un certain nombre d'entre eux ont commencé à écrire leur histoire quand ils ont pu la reconstituer, explique GPL. Ils souhaitent que nous puissions les aider à les publier. Je leur ai indiqué que leurs associations peuvent faire des demandes de subventions que nous examinerons avec beaucoup d'attention."

"La commission proposée par la ministre est un départ, commente Jean-Philippe Jean-Marie, mais moi qui suis sur cette affaire depuis des années, j'estime qu'on ne devrait plus parler mais agir ! Les écrits restent, mais nous attendons des actes."

Jean-Charles Pitou, président de Génération brisée, est plus confiant après cette entrevue ministérielle. "On attend que les ex-pupilles qui ont maintenant 50 ou 60 ans puissent revenir sur leur île, retrouver leurs racines..." Les deux associations présentes et une troisième, "Les Réunionnais de la Creuse", devraient se fédérer d'ici un mois. Symboliquement, cette union devrait être scellée à Tarbes dans les Hautes-Pyrénées ou dans la Creuse.

FXG, à Paris

Les cinq revendications

Valérie Andanson, vice-présidente de Rasin Anler, a détaillé les revendiations présentées à Mme Pau-Langevin. La première des cinq revendications vise à la reconnaissance du "crime contre l'enfance". La deuxième évoque des réparations financières, la troisième des moyens pour pouvoir se rendre à la Réunion et y être hébergés aux frais de l'Etat. La quatrième revendication concerne l'identité des ex-pupilles et l'accès à la globalité des dossiers pour tous les membres d'une famille. Enfin, la cinquième revendication concerne le rapatriement à la Réunion des corps des ex-pupilles décédés.

Valérie Andanson a raconté qu'une compatriote est parvenue, il y a un mois environ, à faire rapatrier le corps de son frère décédé dans l'Hexagone aux frais du Conseil général après qu'elle a du faire la grève de la faim !

 

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 06:41
Université des Antilles

Débat brûlant à l'Assemblée autour de l'université des Antilles

Le projet de loi de ratification de l'ordonnance de juillet 2014 portant transformation de l'université des Antilles et de la Guyane en université des Antilles a été adopté jeudi en milieu de journée à l'Assemblée nationale par 41 voix (36 socialistes, 3 radicaux et 2 écologistes), 22 abstentions (5 GDR, 16 UMP, et le rapporteur socialiste) et une voix UMP contre.

La loi instituant l'université des Antilles a été rendue nécessaire par la scission du pôle guyanais de l'université Antilles Guyane en 2013. Ce pôle étant devenu l'université de la Guyane depuis 1er janvier 2015.

Le débat sur les deux amendements du gouvernement (Victorin Lurel a retiré les siens - cosignés entre autres par Serge Letchimy - qui étaient identiques) a créé une vive tension dans l'hémicycle tout au long des trois heures qu'a duré cet examen. En cause, la réécriture par le Sénat, qui l'a adoptée à l'unanimité, de l'ordonnance gouvernementale du 17 juillet 2014 alors que celle-ci avait été négociée avec tous les parlementaires antillais, exception faite de ceux qui siègent sur les bancs du groupe GDR.

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Geneviève Fioraso a reçu des coups en défendant ce projet de loi devant les députés, jeudi matin. Si Ary Chalus (Guadeloupe, RRDP) s'est contenté de regretter une "évolution à marche forcée" de l'UAG, le député UMP Patrick Hetzel a ciblé Christiane Taubira : "Certains membres du gouvernement ont joué le localisme ; certains membres du gouvernement ont plus d'influence que vous !" Puis, les parlementaires du MIM lui ont reproché d'avoir prôné les rapprochements entre universités dans l'Hexagone pour mieux moquer son texte pour les Antilles. Elle se défend : "Il est vrai que cette décision allait un peu à contre-courant de la politique générale de regroupement, mais je crois qu’il faut aussi savoir prendre ses responsabilités lorsqu’on est confronté à des situations de blocage qui peuvent être dommageables aux territoires concernés." "La mutilation de l'UAG est un échec flagrant, déclare M. Marie-Jeanne (GDR). Son onde de choc n'a pas fini de faire des dégâts ! Les tractations en cours n'ont qu'un but inavoué : nous amener à une seconde séparation..." Le ton était donné.

Puis, c'est sur Victorin Lurel qu'il a plu des coups (notamment de la part de Noël Mamère et Benoît Apparu, voir encadré). Le ton est monté d'un cran avec l'évocation du scandale du CEREGMIA, "à l'origine de l'éclatement de l'UAG", s'est plu à  rappeler un député UDI. "J'ai dénoncé les détournements de fonds publics en bande organisée", a clamé Alfred Marie-Jeanne. Mais ce qui le "turlupine", c'est la continuité du mandat de la présidente actuelle Corinne Mencé-Caster que "certains veulent pousser à la porte". M. Marie-Jeanne y voit un "complot, une atteinte à la démocratie". Il voudrait que soit inséré dans le texte le principe d'une présidence guadeloupéenne et martiniquaise de l'université en alternance. Inconstitutionnel, répond la ministre. Le député Nilor s'est plu à son tour à rappeler que le dossier CEREGMIA était aux mains de la justice. Victorin Lurel lui a répondu : "C’est moi qui ai mis un terme aux dérives du CEREGMIA. S’il y a des voleurs parmi ces gens, eh bien qu’on les envoie en taule !" Sa sortie a alors déclenché de vives exclamations des députés jean-Philippe Nilor, Bruno-Nestor Azerot et Alfred Marie-Jeanne sur les bancs GDR

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Le vote d'hier révèle une alliance de fait entre les groupes GDR et UMP qui n'aura été au final qu'une répétition du vote de la motion de censure contre le gouvernement examinée hier après-midi. Ce vote met encore en exergue une rivalité non pas tant entre la Martinique et la Guadeloupe, mais entre les indépendantistes du MIM et la gauche antillaise qui soutient le gouvernement.

Le texte doit maintenant passer en commission mixte paritaire (sept sénateurs et sept députés) et il y a fort à parier qu'elle reviendra au texte du Sénat que la commision des affaires culturelles et de l'éducation avait adopté sans modification. Le projet reviendra ensuite devant les députés lors de la session qui suivra les élections départementales.

FXG, à Paris

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Répartition des dotations

Le premier amendement visait à cadrer les conditions de répartition des dotations budgétaires par le conseil d'administration de l'université à chacun des deux pôles, martiniquais et guadeloupéen, « en tenant compte des projets universitaires de chaque pôle et de critères objectifs, notamment les effectifs étudiants, les enseignements dispensés, les activités de recherche, les surfaces. » C'est le terme "surfaces" qui a suscité de violentes oppositions, notamment entre Victorin Lurel d'une part et Alfred Marie-Jeanne et Jean-Philippe Nilor d'autre part. M. Lurel voulait faire valoir les 100 millions d'euros investis depuis dix ans en Guadeloupe (avec notamment la création d'un troisième campus à Camp-Jacob) : "Chaque année, a-t-il déclaré, quand la Martinique met 300 000 euros, nous mettons 3 millions. Pourquoi pénaliser notre dynamisme ?" Jean-Philippe Nilor a dénoncé un "arbitrage discriminatoire" qui aboutirait à "l'inéquité et l'asphyxie du pôle Martinique" en permettant d'attribuer 80 % des ressources à la Guadeloupe contre une répartition actuelle de 60 % et 40 %. "Cet amendement porte les germes de la division". L'UMP Benoît Apparu est venu en renfort : "Il porte en lui l'éclatement de l'université des Antilles !" Même oppostion chez les écologistes avec Noël Mamère : "On nous sert des amendements qui n'ont qu'un but clientéliste : des amis du gouvernement qui veulent défendre leur département !" Premier vote : 53 votants, 24 pour, 29 contre dont 4 frondeurs socialistes et deux écologistes. L'amendement du gouvernement est rejeté. Réaction du député Lurel : "Ce qui vient de se faire là ne sera peut-être pas accepté là-bas et peut entamer le démantèlement..."

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La gouvernance de l'université

L'autre amendement a pour objet de rétablir l’élection (pour 5 ans) des vice-présidents de l’université des Antilles, présidents de pôles, par les conseils de pôles. Les conseils élisent ensuite le président de l'université. Il supprime l’élection conjointe du président de l’université et des vice-présidents de pôle universitaire régional sur une liste commune (le "ticket à trois"), une disposition introduite par le Sénat. Là encore, UMP, écologistes et GDR montrent les dents ! "Je ne suis pas de droite, lance le député Nilor, mais j'apprécie la proposition du Sénat qui est sage ! Le ticket à trois oblige la Martinique et la Guadeloupe à se mettre d'accord plutôt que de privilégier les divisions de personnes." Et il conclut magistral : "La droite peut avoir des idées lumineuses !"

Deuxième vote : 64 votants, 35 pour, 29 contre. L'amendement est adopté. C'est l'arrivée en renfort de députés socialistes qui a permis d'inverser le vote.

Repères

1883 : création d'une école préparatoire de droit à Fort-de-France.

1948 : création d'un institut d’études juridiques, politiques et économiques.

1970 : naissance du centre universitaire multidisciplinaire, commun aux Antilles et à la Guyane.

1982 : le centre universitaire devient une université de plein droit ; fin du rattachement historique avec l’université de Bordeaux.

Octobre 2013 : blocage complet du campus guyanais.

11 novembre 2013 : signature d'un protocole qui prévoit la création d’une université de Guyane de plein exercice.

30 juin 2014 : décret créant l’université de Guyane (effectif au 1er janvier 2015).

17 juillet 2014 : ordonnance sur l'université des Antilles.

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 06:25

Frederic-Regent.JPGFrédéric Régent, maître de conférence à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, co-signe avec Gilda Gonfier et Bruno Maillard "Libres et sans fer, paroles d'esclaves français" chez Fayard. Interview.

"Le système esclavagiste a permis au maître d'exercer sa perversité dans une quasi impunité."

On a toujours dit que la parole des esclaves était rare, alors comment vous y êtes-vous pris pour en rassembler autant dans cet ouvrage ?

Livre-paroles-d-esclaves-couv.jpgNos sources sont de deux ordres. Pour les Antilles, il s'agit de chroniques judiciaires publiées dans la presse de l'époque ; pour la Réunion, il s'agit d'interrogatoires menés par des juges, des commissaires de police et qui sont retranscrits par un greffier. Nous n'avons pas pour les colonies françaises d'autobiographie d'esclave comme cela existe dans les colonies britanniques ou les Etats-Unis, donc ces témoignages sont d'autant plus précieux même si ce ne sont que des bribes, des fragments...

Comment avez-vous eu l'idée de fouiller cette base documentaire ?

Gilda Gonfier a trouvé d'abord deux chroniques judiciaires, les affaires Valentin et Texier Lavalade. Bruno Maillard, de son côté, avait fait sa thèse sur les Noirs des prisons à la Réunion. Il faut en parcourir des journaux avant de trouver des chroniques judiciaires avec des témoignages. Dans les sources judiciaires, nous avons beaucoup d'arrêts, de décisions de justice mais pas toujours des témoignages... Ce que nous avons sélectionné dans les témoignages, c'est quand les esclaves parlent d'eux, de leur vie quotidienne. Nous n'avons pas traité les affaires judiciaires, ce n'était pas notre objet. Nous avons vraiment essayé de trouver des esclaves parlant de leur quotidien. Les témoignages s'étendent de 1787 jusqu'à 1848, soit les cinquante dernières années de l'esclavage. Certains sont des témoignages d'esclaves accusés d'un vol, de violences, d'un meurtre, ou de marronnage... Et puis il y des esclaves qui se sont plaints des mauvais traitements infligés par leur maître.

C'est surprenant d'apprendre que des esclaves ont pu se plaindre...

L'édit de mars 1685, c'est-à-dire le code noir, précise en son article 43 : "Enjoignons à nos officiers de poursuivre criminellement les maîtres ou les commandeurs qui auront tué un esclave sous leur puissance ou sous leur direction et de punir le maître selon l'atrocité des circonstances..." A cette époque-là, ce ne sont pas les esclaves qui peuvent porter plainte contre leur maître, ce sont les officiers de justice. La loi Mackau de 18945 autorise l'esclave à saisir le procureur lui-même. 

Alors qu'apprend-on sur la situation de l'esclave au XIXe siècle ?

Ce qui est nouveau, au regard de ces procédures, c'est qu'on a longtemps voulu présenter les plantations comme des camps de concentration, mais on se rend compte que ce sont des milieux très ouverts où les gens passent d'une plantation à l'autre assez facilement. C'est le principal apport de cet approche : l'esclave a une certaine autonomie dans le cadre de la plantation. Beaucoup d'entre eux ont des compagnes qui sont à l'extérieur de la plantation et ont des moments de liberté où ils peuvent travailler pour eux. Cela a déjà été développé par Caroline Oudin-Bastide à travers le témoignage de voyageurs ou de propriétaires d'esclaves, mais là, nous avons des témoignages émanant d'esclaves eux-mêmes.

A vous entendre, on pourrait penser que les esclaves étaient bien traités dans les colonies françaises. Qu'en est-il réellement ?

On ne peut pas répondre à cette question comme cela. Ca dépend du maître... Un même maître peut bien traiter la quasi-totalité de ses esclaves, donner la liberté à des femmes qui sont ou ont été ses concubines, aux enfants naturels qu'ils ont eus avec elles, et puis d'un autre côté, s'en prendre très violemment à un esclave jusqu'à la mort. Il n'y a pas de règle ! Chaque esclave a vécu une situation différente, chaque maître a vécu aussi une situation différente avec chaque esclave. Ce que l'on peut dire, c'est que le système esclavagiste a permis à chacun qui détient la propriété d'un esclave d'exercer sa perversité sans quasiment aucune limite. C'est pourquoi on ne peut parler de bons ou de mauvais maîtres.

Il y a un autre aspect moins connu qui apparaît dans l'ouvrage, ce sont les relations entre esclaves. On est loin d'une solidarité de classe !

Au sein de la plantation, il y a une hiérarchie entre esclaves. Il y a celui qui tient le fouet et qui commande les autres, c'est un esclave. Parmi les domestiques, il y a ceux qui jouent parfois le rôle de dénonciateurs de complot. Entre les esclaves eux-mêmes, il y a des formes de mépris entre les créoles, ceux qui sont nés aux îles et qui sont christianisés, et ceux qui viennent juste d'être importés par la traite négrière d'Afrique. Il n'y a pas d'unité, pas de solidarité panafricaine sur les plantations. C'est un mode où chacun essaye de survivre et, parfois, la liberté des uns se fait au détriment de l'exploitation des autres. Le désir, la volonté des esclaves est d'obtenir la liberté. Ils recherchent davantage une liberté dans le cadre d'une stratégie individuelle ou familiale que dans le cadre d'une stratégie collective.

Est-ce que ces hommes ont conscience de leur chosification, de leur état d'esclave ?

Oui, ils ont clairement la conscience qu'il existe deux états : un état d'esclave et un état de liberté ! Ils ont conscience aussi d'être maltraités même si c'est difficile à quantifier. Maintenant, ont-ils conscience de leur chosification ? Le travail que nous avons mené est d'inscrire ces esclaves dans leur humanité. D'un autre côté, ce qui intéresse les maîtres, c'est avoir une puissance de domination sur des hommes et des femmes et de gagner de l'argent. Il n'y a pas un projet de déshumanisation de l'esclave de la part des maîtres. C'est une lecture de l'esclavage qui est très théorique. Dans la pratique, les maîtres ont ce sentiment de supériorité, cette volonté de puissance, de domination, y compris quand ils donnent la liberté à un esclave...

Et pourtant votre ouvrage montre aussi que ce sont des humains qui vivent des histoires d'amour...

Les esclaves vivaient avec des sentiments et aussi une certaine quête du bonheur malgré leur statut. Sur ce sujet, nous n'avons que des fragments... Mais ce qu'il faut aussi noter, c'est qu'il existait une misère sexuelle et affective chez les hommes plus nombreux que les femmes. Une partie des femmes sont captées par les maîtres, les économes et les commandeurs. Ca n'empêche pas ces concubines esclaves de fréquenter d'autres esclaves... Mais les possibilités de l'esclave cultivateur d'avoir une compagne régulière sont proportionnellement beaucoup plus faibles. On attribue au commandeur Jean-Baptiste sept compagnes. Et lorsqu'il tombe en disgrâce, une de ses compagnes part avec un autre esclave... On est dans des situations où celui qui est en bas de l'échelle sociale a un accès à l'affection beaucoup plus limité que celui qui est en position de puissance.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 06:17

Musique classique, Afrique, Antilles à Lyon du 1er au 9 mars

Myrelingues et l'association Ephémère classique font une belle place pour la deuxième édition de leur festival lyonnais aux Antilles et aux Caraibes. Ce festival se tient du 1er au 9 mars.

Le lundi 1er mars à 17h30, aura lieu un concert en libre participation à l'église Notre-Dame de la Guillotière. Les organisateurs annoncent une création sur des airs traditionnels antillais en hommage à Aimé Césaire, avec Hyewon Min à l'orgue, suivie d'une pièce d'Errollyn Wallen, une native de Belize.

Le 4 mars à la Mairie du 7e arrondissement, le duo Bruno-Michel Abati et Jean Yves Loude alternera des textes et des pièces de Leo Brouwer, Augustin Barrios et Eoland Dyens.

Enfin, le 9 mars au Temple Lanterne, le tanlentueux pianiste franco-cubain Gabriel Urgell Reyes sera en concert.

Myrelinguesfestival@gmail.com

www.myrelingues.com

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 09:49
Vergès remet le rapport de l'observatoire national sur ls effets du réchauffement climatique

Paul Vergès, sénateur PCR de la Réunion et président de l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC), a remis mercredi dernier à la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, à l'issue du débat sur l'Agence française de la biodiversité, le rapport sur « L’arbre et la forêt à l’épreuve d’un climat qui change ». Cette remise a eu lieu alors que l’Office national des forêts fête ses cinquante ans.

(Photo FXG)

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