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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 07:31

Mouvement dans l'intérim

Le groupe Actual, "spécialiste de l'emploi et des compétences", autrement dit une importante agence intérimaire, vient de racheter Ergos, leader sur les territoires antillais et guyanais dans le domaine de l'intérim (il détient 30 % du marché). Le groupe familial mayennais intègre ainsi à son réseau actuel onze nouvelles agences et 50 collaborateurs qui réalisent un chiffre d'affaires de 30 millions d'euros sur le territoire des Antilles et de la Guyane.

Cette opération de croissance en outre-mer offre à Actual un coup d'accélérateur à sa croissance sur l'ensemble du territoire français, en privilégiant un réseau de proximité  associé à la marque Ergos, et lui d'expérimenter la gestion d'un réseau sur des territoires éloignés en vue d'une démarche d'internationalisation d'ici 2021.
Le groupe Actual a enregistré un chiffre d'affaires de 540 M€ en 2017. En 2018 son CA devrait atteindre 600 M€.

FXG, à Paris

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11 janvier 2018 4 11 /01 /janvier /2018 06:41
Clarissa Jean-Philippe, l'hommage de Malakoff

Malakoff commémore Clarissa Jean-Philippe

Après l'hommage de la République à Montrouge et celui de sa commune de Carrières-sous-Poissy (78) lundi, c'était au tour de la ville de Malakoff de rendre, hier, un hommage à Clarissa Jean-Philippe.

La cérémonie, plus intime que celle de la veille à Montrouge en présence des ministres, a été organisée par la commune de Malakoff, mitoyenne de Montrouge, en association étroite avec la famille de Clarissa. Sa mère, Louisa, son frère, Wilfried, sa tante, Sonia Justine et deux de ses cousines ont assisté au dévoilement de la plaque destinée à être apposée sur ce qui fait office de mémorial, face à l'endroit où Clarissa a été assassinée il y a trois ans. Serge Eliette, un riverain, d'origine martiniquaise et proche de la famille Jean-Philippe est, comme la veille, encore présent avec son panneau "Je suis Clarissa". Devant les élus des deux communes limitrophes, la sous-préfète et les citoyens ordinaires, Mme le maire de Malakoff a dévoilé une plaque commémorative en marbre. "Ils m'ont demandé de choisir les mots", explique Louisa. Elle lit : "Sans toi, ton sourire et ta joie, la vie ne sera plus jamais la même." "Nous avons répondu, explique Jacqueline Belhomme, maire de Malakoff, à la demande de la famille de Clarissa Jean-Philippe qui souhaitait un lieu de recueillement à l'endroit même où Clarissa a été assassinée le 8 janvier 2015." Car c'est sur le trottoir de l'avenue Pierre-Brossolette côté Malakoff, en face de Montrouge, ville dont elle était policière municipale, que Clarissa est tombée. Voilà pourquoi, hier, la famille et les élus de Malakoff posaient ensemble cette plaque commémorative. "C'est la volonté de notre famille, explique Wilfried, le frère, mais aussi celle de la communauté... Notre maman est venue exprès pour ça, car même si elle a les larmes aux yeux, ça lui fait plaisir. Avec cette plaque, Clarissa est là et ça montre qu'elle n'a pas été oubliée."

Un seul destin

Lundi, lors de la cérémonie nationale, Louisa n'était pas à Montrouge. Impossible pour elle de ne pas se rendre ce 8 janvier à l'endroit où repose sa fille, à Sainte-Marie en Martinique. Alors, ils ont attendu qu'elle prenne l'avion ce 9 janvier pour ce nouvel hommage. Reste que si ces hommages qui se suivent depuis trois ans maintenant lui apportent du réconfort, Louisa reste encore bien chagrine. "Je ne dors toujours pas, raconte-t-elle... S'il n'y avait pas mon fils avec moi, je crois que je serai déjà avec elle... Elle me manque beaucoup ! J'avais demandé à Dieu deux enfants ; il m'a donné les deux mais on m'a enlevé ma fille..."

Désormais, de part et d'autre de la départementale 906, deux plaques se font face, mais derrière celles-ci, il n'y a qu'une seule famille, celle de Clarissa, et un seul destin auquel un terroriste a mis fin, uniquement parce qu'elle portait un uniforme...

FXG, à Malakoff

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10 janvier 2018 3 10 /01 /janvier /2018 06:25
Gérard Collomb et Annick Girardin, ministres de l'intérieur et des Outre-mer, recueillie devant la plaque montrougienne d'hommage à Clarissa Jean-Philippe

Gérard Collomb et Annick Girardin, ministres de l'intérieur et des Outre-mer, recueillie devant la plaque montrougienne d'hommage à Clarissa Jean-Philippe

Trois ans après, l'hommage de la République à Clarissa Jean-Philippe

Après l'hommage présidentiel dimanche aux victimes des attentats de Charlie et de l'Hyper Casher, c'est Gérard Collomb qui a rendu hommage hier à Montrouge à la policière martiniquaise tuée par Ahmédy Coulibaly.

"Chère Clarissa, a lancé Etienne Lengereau, le maire de Montrouge, vous aviez choisi Montrouge pour entrer dans la vie active et c'est à Montrouge que vous avez croisé le terroriste Ahmédy Coulibaly qui vous a assassinée..."

Après l'hommage présidentiel rendu dimanche à Paris aux victimes de l'attentat de Charlie et de l'Hyper Casher, avait lieu hier, à Montrouge, l'hommage à Clarissa Jean-Philippe, policière municipale stagiaire, assassinée le 8 janvier 2015. Georges Brival, Martiniquais, résident de Montrouge, était déjà sur place après le drame, il y a trois ans : "C'est normal que je sois présent pour rendre hommage à Clarissa parce que c'est une compatriote qui a été exécutée froidement sur son lieu de travail. Ca s'est passé il y a trois ans sur le territoire français et pour moi elle est devenue une martyre."

Peu avant 14 h 30 hier, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, accompagné de la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, ont rejoint les maires de Montrouge, de Malakoff et de Paris, le président du département des Hauts-de-Seine, Patrick Dévedjian, le vice-président de la Région Ile-de-France et ancien patron de la police nationale, Frédéric Péchenard et une foule d'élus à l'endroit même où la vie de la jeune Martiniquaise fut fauchée par les deux balles dans le dos tirées par Ahmédy Coulibaly au niveau du 95 de l'avenue Pierre-Brossolette. Du côté de la commune de Malakoff, un véritable autel à la mémoire de Clarissa fait toujours vivre son souvenir. Il y a son portrait, des fleurs, des bougies, des fleurs, des poèmes...

Avenue de la Paix-Clarissa-Jean-Philippe

De l'autre côté de la chaussée, côté Montrouge, il y a la plaque officielle inaugurée par le président Hollande, à deux pas de la petite avenue de la Paix auquel est désormais accolée le nom de la policière municipale, avenue de la Paix-Clarissa Jean-Philippe, une belle association pour celle qui voulait garder la paix, a souligné le ministre de l'Intérieur. C'est à l'endroit où elle est tombée que les officiels ont déposé leurs couronnes et gerbes de fleurs hier avant la minute de silence, la sonnerie aux morts et la Marseillaise.

"C'était il y a trois ans, a déclaré le ministre de l'Intérieur, la France, le monde se réveillaient sous le choc... Clarissa Jean-Philippe prenait son service..." Celle qui avait suivi les cours de l'école de police de Pantin, était en stage à Montrouge quand elle a été appelée sur un accident de la circulation... "Elle a perdu la vie, a insisté Gérard Collomb, parce qu'elle portait un uniforme... Elle est devenue notre héroïne à tous, une héroïne de la République." Le ministre a rappelé que Clarissa avait été élevée à titre posthume au grande de chevalier de la Légion d'honneur.

La cérémonie, sobre, n'a pas duré plus de vingt minutes. Aujourd'hui, une autre cérémonie doit avoir lieu au même endroit. Cette fois, c'est la ville de Malakoff qui va inaugurer une plaque mémorielle en hommage à Clarissa. Il n'y aura ni président Macron, ni ministres, mais il y aura la maman de Clarissa qui atterrit ce mardi à Orly.

FXG, à Montrouge

Clarissa, grande oubliée des commémorations ?

Jean-Michel Martial, président du CReFOM, était présent, accompagné par le président du Collectifdom, le Martiniquais Daniel Dalin : "Le CReFOM se devait d'être là pour soutenir la famille de Clarissa qui est dans le deuil, être là pour honorer l'engagement de Clarissa et pour rendre hommage à ceux qui assurent notre défense et qui font qu'on se sent en sécurité. Ce n'est pas rien et parfois ça coûte une vie." Un discours apaisant et à l'encontre du message que son prédécesseur à la tête du CReFOM, Patrick Karam, a propagé sur tweeter avec cette adresse à @emmanuelmacron : "Toutes les vies ne se valent pas ! Grande oubliée des commémorations officielles la Martiniquaise Clarissa Jean-Philippe qui a quitté son île natale pour une carrière dans la police municipale a été arrachée à l'amour des siens par la haine semée en Orient."

Jean-Michel Martial estime que la République a fait le job et ne veut pas polémiquer : "La République lance un message, prend date et annonce aux terroristes qu'elle est debout et qu'elle assure la défense et la protection de la population." "Non, Clarissa n'est pas oubliée, surenchérit le délégué interministériel Jean-Marc Mormeck ! La preuve, il y a du monde, les ministres sont là, les médias, la famille... Je ne pense pas qu'elle soit oubliée."

Justine Sonia, la tante de Clarissa, très émue par cet hommage, ne croit pas non plus que Clarissa ait été oubliée la veille, à l'occasion des hommages aux autres victimes des attentats de janvier 2015 : "Non, ça ne m'a pas choqué du tout, au contraire, parce que Clarissa a été tuée le 8 janvier et c'est ce 8 janvier qu'il fallait lui rendre hommage." La veille, elle avait bien trouvé que Clarissa était un peu mise à part, "parce qu'on ne parlait pas trop d'elle... Ca m'a fait mal au coeur..." Mais hier après la cérémonie de Mintrouge, finalement, elle ne regrettait "pas spécialement" l'absence du président de la République (en déplacement en Chine) : "C'était bien finalement... Je ne vais pas dire que la présence du président de la République n'est pas importante, mais c'était bien comme c'était..." Pour autant Sonia sait que si chaque 8 janvier, chaque année, elle et les siens se sentent accompagnés, "après, quand c'est passé, on se sent un peu abandonnés, disons un peu seuls et c'est pas facile..."

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6 janvier 2018 6 06 /01 /janvier /2018 06:02
Catherine Conconne et Victorin Lurel sont tous les deux rattachés au PPM

Catherine Conconne et Victorin Lurel sont tous les deux rattachés au PPM

Les rattachements des sénateurs antillais et guyanais profitent au PPM

Alors que les Martiniquais ne disposent que de deux sièges au Sénat, le parti progressiste martiniquais a enregistré à la fin du mois de novembre le rattachement de cinq sénateurs. Bien sûr parmi ceux-ci, on compte les deux sénateurs martiniquais, Maurice Antiste et Catherine Conconne, mais encore le Guyanais Antoine Karam. Si l'ancien président du conseil régional de Guyane siège au groupe En marche, il a préféré se rattacher au PPM tandis que son collègue guyanais Georges Patient qui siège lui aussi au groupe En marche, a choisi de se rattacher au PS.

Les deux autres sénateurs qui se sont rattachés au PPM sont les Guadeloupéens Victorin Lurel et Victoire Jasmin même s'ils siègent biens tous les deux au groupe Socialiste et Républicain comme leurs collègues martiniquais Antiste et Conconne.

De son côté, le sénateur de Saint-Martin, Guillaume Arnell qui siège au RDSE est désormais rattaché au PRG alors que jusqu'à l'an dernier, il était rattaché lui aussi au PPM.

Ces rattachements ne sont pas anodins puisqu'ils se traduisent par une dotation de 37 500 euros au parti désigné pour chaque sénateur rattaché !

Par ailleurs Dominique Théophile qui siège avec le groupe En marche s'est rattaché au parti En marche et Michel Magras qui siège avec les Républicains est rattaché aux Républicains.

FXG, à Paris

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6 janvier 2018 6 06 /01 /janvier /2018 05:56

Les DOM en pied de classement pour l'emploi

Jobijoba, un opérateur privé de recherche d'emploi en ligne, établit depuis quelques années un classement des régions par rapport à la situation de l'emploi sur la base de 7 millions d’offres d’emploi recueillies et analysées entre le 27 janvier et le 8 novembre 2017. Sans surprise, son classement 2017 place les outre-mer, globalement, en pied de tableau juste devant la Corse avec respectivement 1,8 % et 0,2 % des offres d'emploi totales sur un an. Ces 1,8 % représentent quelque 118 000 offres d'emploi. C'est à Fort-de-France en Martinique que les offres sont les plus nombreuses avec 9 385 offres auxquelles on peut ajouter les 2 655 disponibles dans la ville voisine du Lamentin. Cayenne apparaît en second sans ce classement avec 6580 offres. Derrière ce sont les deux principales villes de la Réunion, Saint-Denis et Saint-Pierre qui affichent respectivement 5 460 et 5115 offfres d'emploi. En queue de tableau arrivent les villes de Baie-Mahault et Basse-Terre en Guadeloupe et de Nouméa en Nouvelle-Calédonie qui avoisinent le chiffre de 2500 offres.

C'est dans la santé que les offres sont les plus nombreuses (13 %), puis le commerce et la vente (12,6%), l'hôtellerie (10,2%), le BTP (7,4 %) et enfin l'industrie (7,2%). Dans la santé, les médecins sont les plus recherchés (salaire médian 72 500 euros) suivis des infirmiers (25 200 euros). Dans le commerce, ce sont les commerciaux (30 000 euros) ; dans la restauration, les serveurs (18 200 euros) et dans le BTP, les conducteurs de travaux (45 000 euros).

FXG, à Paris

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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 17:52
Le sous-préfet de Lapwent, Eric Jalton, Jacques Bangou et le 2e adjoint au maire de Baie-Mahault, Georges Daubin

Le sous-préfet de Lapwent, Eric Jalton, Jacques Bangou et le 2e adjoint au maire de Baie-Mahault, Georges Daubin

Vieux-Bourg et les Lauriers en acte 2 de la rénovation urbaine

Les dirigeants de Cap Excelllence ont défendu le 21 décembre 2017 devant le comité d'engagement de l'ANRU leur nouveau programme de rénovation urbaine qui sera conduit parallèlement à l'émergence du nouveau CHU et du TCSP.

L'équipe de Cap Excellence, Eric Jalton (Les Abymes), Jacques Bangou (Pointe-à-Pitre) et Georges Daubin (Baie-Mahault) en tête, ont présenté hier à Paris, au siège de l'agence nationale de la rénovation urbaine (ANRU), le nouveau programme de rénovation urbaine pour les cinq années qui viennent. "Nous avons ciblé, explique le président Eric Jalton, un certain nombre de quartiers qui méritent d'être rénovés, renouvelés et pour bien symboliser l'urgence, nous avons fait un zoom sur le quartier des Lauriers et de Vieux -Bourg." Après avoir rénové le grand Boissard et Lauricisque lors du précédent programme, les élus veulent faire sauter cette verrue coincée entre l'ex RN5 et la roacde. "On ne peut pas laisser cette plaie béante sans rénovation, insiste Eric Jalton. Il faut qu'on puisse passer de Raizet à Grand Camp sans changer de configuration en terme d'évolution dans la cité." Du côté de Baie-Mahault, c'est le quarter de Fond Richer qui a été retenu.

"Nous demandons à l'ANRU, explique Jacques Bangou, de pouvoir lancer dès aujourd'hui les études pour pouvoir définir sur les zones préalablement choisies les projets portés avec les habitants."

A ce stade, Cap Excellence n'attend que 1,8 millions de l'ANRU pour la phase d'études, mais à terme, c'est bien plus qui est en jeu. Ainsi le premier programme de rénovation entamé entre 2006 et 2009 a généré 500 millions d'investissements aux Abymes et autant à Pointe-à-Pitre, soit un milliard ! "Le deuxième plan de rénovation, continue Eric Jalton, ne sera pas forcément au même niveau compte tenu des contraintes budgétaires actuelles, mais ça se chiffrera à plusieurs centaine de millions d'euros." "C'est dans un an, précise Jacques Bangou, qu'on saura de manière précise l'ensemble des projets, donc des sommes en jeu."

Les élus ont aussi expliqué à l'ANRU comment s'achevait le premier programme avant de commencer le nouveau. Ainsi, la démolition des tours Gabare à Lauricisque, de la barre AB à Grand-Camp, du drainage du canal de Grand Camp restent à faire. La cité Chanzy est désormais vidée et devrait être rasée rapidement. Les bailleurs sont d'ores et déjà prêts à reconstruire du logement. A cet effet, Cap excellence a racheté les emprises foncières de l'ancien RFO et de l'espace de l'IEDOM à Miquel.

Le premier programme de rénovation est réalisé à 75 % et son achèvement semble bien orhestré.

Sans y être obligée, Cap Excellence est la seule communauté d'agglomérations d'Outre-mer à avoir pris en charge le pilotage de l'acte 2 de la rénovation urbaine. "Nous savons, poursuit Eric Jalton, que quand Cap Excellence se développe avec ses grands équipements structurants incontournables que sont le CHU, le port et l'aéroport, c'est l'ensemble de l'archipel guadeloupéen qui est entraîné dans un développement." C'est donc un très vaste projet qui a été présenté jeudi, qui articule plusieurs autres projets portés par des institutions différentes comme la Région et le département et bien sûr Cap Excellence.

L'ensemble du programme pourrait être achevé avec l'émergence du nouveau  CHU à Perrin aux environs de 2022, concomitamment au TCSP (transport en commun en site propre) qui doit traverser le territoire des trois communes pour joindre Jarry à Perrin en passant par les centre-ville de Pointe-à-Pitre et des Abymes, celui de Baie-Mahault via le morne Bernard et à l'opposé desservir Le Gosier, soit 16 kilomètres. "A priori, explique Georges Daubin, président su syndicat mixte de transport, ce sera un bus à haut niveau de service puisque la Région semble avoir privilégié ce mode de transport mais pour l'heure, le travail est consacré exclusivement au tracé."

Nicolas Grivel, directeur général de l'ANRU a montré une oreille intéressée et compréhensive et devrait faire connaître sa décision aux élus de Cap Excellence d'ici quelques jours. Il sera alors temps de passer à une nouvelle étape, c'est-à-dire préparer le projet lui-même avec le détail de l'ensemble des opérations. Une seule chose a fuité : "Les deux blocs des Lauriers ne devraient pas être rasés, mais remis aux normes anti-sismiques.

FXG, à Paris

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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 17:49

Poursuivi pour agression sexuelle incestueuse, il est relaxé

Après dix mois de détention et six mois sous bracelet électronique, Jean-Michel D., un Carbétien trentenaire, est ressorti libre du tribunal correctionnel de Reims mardi. Alors que le parquet avait requis sept ans de prison pour agression sexuelle à caractère incestueux sur mineur de 15 ans, son avocat, le ténor martiniquais Alex Ursulet, obtenait la relaxe.

Cette histoire avait commencé comme un conte de fée dans les bas-fonds des Terres-Sainville il y a quelque six années. Jean-Michel travaillait comme agriculteur sur l'exploitation de sa mère au Carbet. Le week-end, il descendait à Fort-de-France pour se détendre. Il est  ainsi devenu le client régulier d'une prostituée dominicaine, Wendy dont il s'est amouraché rapidement. Wendy aussi s'est attaché à Jean-Michel qui l'a convaincu de quitter le trottoir. Wendy accepte alors de le suivre avec ses deux filles et son garçon à Kourou, en Guyane, et ils commencent une nouvelle vie. De cette union naît une fillette. Jean-Michel retourne en Martinique en 2014 pour y travailler tandis que Wendy et les enfants s'installent dans la région de Reims. Jean-Michel les rejoint en janvier 2016. Le 1er mai suivant, Christhin, la cadette alors âgée de 19 ans, vient dénoncer son beau-père au commissariat de Reims. Elle l'accuse de l'avoir sodomisée trois fois par semaine du mois d'octobre 2011 jusqu'en 2014, puis de lui avoir imposé des relations bucco-manuelles de janvier 2016 jusqu'au 29 avril, avant-veille de la plainte... Le jour même Jean-Michel se présente à la police, reconnaît avoir entretenu des relatons sexuelles avec Christhin tout en affirmant qu'elles étaient consenties. Il est aussitôt arrêté.

Jean-Michel est d'abord poursuivi pour viol avant que le magistrat instructeur ne correctionnalise l'affaire. A l'audience, mardi, le parquet a insisté sur la minorité sexuelle de la jeune femme, puis sur le caractère incestueux pour motiver les sept années de prison requises. Me Ursulet a évacué le premier écueil facilement puisque la plaignante avait bien 15 ans révolus au début des faits, c'est-à-dire la majorité sexuelle en octobre 2011. La deuxième partie de sa plaidoirie a consisté à démontrer que ces relations étaient consenties puisque la plaignante a déclaré lors de l'instruction : "Lorsque je lui disais non, ça ne se faisait pas." Par ailleurs, l'enquête a révélé l'existence d'une vidéo qui montre les intéressés se livrant à une fellation avant qu'ils ne s'embrassent sur la bouche... Enfin, le nombre et la répétition des rapports, estimés à 200, suffisent, a estimé l'avocat, à écarter toue idée de contrainte.

Cette relaxe, dans le contexte actuel du hashtag "balance ton porc", a surpris la défense dans la mesure où elle ouvre le champ à une action en responsabilité. Jean-Michel D. peut effectivement espérer obtenir une centaine de milliers d'euros en réparation de ses dix mois de détention. Mais le parquet de Reims a fait appel de ce jugement...

FXG, à Paris

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25 décembre 2017 1 25 /12 /décembre /2017 05:44
Lucien Jean-Baptiste au chanté Nwel organisé après l'avant première parisienne de son film le 12 décembre à l'Etoile Saint-Germain

Lucien Jean-Baptiste au chanté Nwel organisé après l'avant première parisienne de son film le 12 décembre à l'Etoile Saint-Germain

Lucien Jean-Baptiste sort "La deuxième étoile" qui s'annonce comme la grande comédie de Noël dans les cinémas de France et d'Outre-mer. Interview.

"Un film, c'est un acte d'amour"

Neuf ans après la première étoile, qu'est-ce qui vous a donné envie de repartir ?

C'est surtout l'envie de raconter une nouvelle histoire et pas tant de faire une suite copié-collé puisque j'ai mis neuf ans. En ce qui me concerne, je n'ai pas voulu rentrer dans une logique marketing et faire un film pour de mauvaises raisons. Faire un film, c'est un acte d'amour, c'est pour raconter une belle histoire ! C'est ça le secret. J'ai voulu parler de la difficulté qu'on a en 2017 à se réunir, à se parler en famille et quand je dis en famille, ça peut être très large, avec un voisin, un ami... J'avais envie de parler de ça, donc avec qui parler de ça ? L'idéal pour moi, c'était de le faire avec ma petite famille d'Antillais, la famille Elizabeth. Et puis quelle période ? Eh bien Noël. C'est bien de mettre en confrontation une période où l'on vous dit que vous devez être ensemble et un grand mouvement où chacun est derrière son petit écran pour vivre sa vie dans un cocktail comme La deuxième étoile...

Vous continuez de tordre le cou à tous les clichés. C'est une constante chez vous ?

Ah ! Toujours ! Je raconte mes histoires, j'aime bien cette expression autobiographique qu'il y a dans mes films. J'y mets beaucoup de moi, de mes observations et puis après le but, c'est de tordre le cou à tout ça ! J'essaie de parler de ce racisme ordinaire qui nous ronge, qui est la base d'un racisme beaucoup plus fort. Il faut, chacun à son niveau, lutter tranquillement. Moi, je le fais avec la comédie, des films pour les enfants et la famille.

Vous avez donné à Firmine Richard dans lequel elle s'épanouit merveilleusement bien. Comment s'est passé le tournage avec elle ?

Firmine était tellement contente de retrouver ce personnage et moi, sachant qu'elle était prête à tout, je lui ai fait un beau costume. Ca doit faire le troisième ou quatrième film qu'on fait ensemble, je sais comment obtenir le meilleur d'elle, même s'il y a peu d'effort à faire pour ça ! C'est une vraie battante.

Et les enfants ? Ca a été facile de les diriger ?

Nos jeunes Antillais n'ont pas tous les jours des propositions, donc ils sont très heureux de participer au tournage. Après, ce qui se passe, c'et que ce sont des adolescents, donc comme tous les ados, ils ont la smartphonite aigüe. C'est-à-dire qu'aujourd'hui un jeune quand tu lui parles, il faut savoir que tu ne lui parles pas qu'à lui, tu parles à tous ses copains qui sont en contact permanent avec lui sur les réseaux... Tu leur parles et ils ont toujours leur portable à la main, donc ça c'est un peu embêtant, mais c'est comme ça !

Faut-il  voir aussi un clin d'oeil à la génération rap avec le personnage de Didier Merville et ses amis ?

Ce n'est pas tant un clin d'oeil à la génération rap, mais un clin d'oeil à tous ces jeunes qu'on peut prendre aussi pour des méchants et qui, finalement, sont des petits lutins ! C'est pour ça que je voulais que Bonne-Maman (Firmine Richard, ndlr), à la fin, leur dise : "Mais tu sais, j'ai connu ta mère et on est arrivées dans le même avion ! Alors, qu'est-ce qu'elle dirait ta mère si elle te voyait en train de faire des bêtises ?" Mais j'y vais en douceur, c'est pour les enfants et la famille ! C'est vrai que je suis fan de NTM depuis toujours alors ça me faisait marrer de jouer avec ces garçons qui se font appeler Joey Starr... Alors, moi j'appelle mon personnage Obama, mais son nom, c'est Didier Merville !

Il y a aussi l'Antillais un peu mytho joué par Médi Sadoun...

Quand Médi Sadoun m'a proposé de faire l'accent antillais, je me suis méfié. Faut faire attention parce que les accents quand on les fait mal, ça le fait pas... En fait, c'est un garçon qui a baigné dans la culture antillaise, donc on s'est mis d'accord sur un genre de personnage qu'on a chez nous, ceux que j'appelle de grands rêveurs. Ces gens qui vivent toujours sur l'île et qui au lieu de s'en satisfaire, montent toujours des plans sur la comète... Il l'a joué divinement bien.

 

A l'avant-première parisienne mardi soir, vous avez parlé à l'oreille de Jacob Desvarieux. Que lui avez-vous dit ?

Je lui ai dit : "Jacob, j'ai encore fait honneur à la Perfecta, maos j'ai hâte de trouver le film pour faire honneur à Kassav !" Kassav, c'est moins ma petite madeleine que la Perfecta, la Divinité, les fêtes dans les HLM quand j'étais petit, mais maintenant pour une autre génération, c'est Kassav ! Il faudrait que je trouve le film pour mettre la musique et pas l'inverse !

En tout cas, vous avez réussi à faire chanter noël à la France entière !

On a fait 80 dates à travers la France, dans toutes les villes ! Et dans chacune des villes, on a fait chanter Noël, un  petit chant, un petit Michaux ! C'est important de garder cette culture présente !

Vous êtes un as de la comédie, vous sentiriez-vous de réaliser un drame ?

Un jour après la projection de mon film, "Il a déjà tes yeux", les gens étaient contents, avaient pleuré, avaient ri et le seul boug qui se lève et prend le micro, c'est un Antillais qui me demande quand est-ce que je ferai des films sérieux... Je n'ai même pas pris la peine de répondre au monsieur... Le gars, il croit que faire des films, c'est la fête ? C'est des années de travail et moi, je marie toujours le drame à la comédie. Après, je ne sais pas ce que je vais faire demain. J'ai tellement d'idée et de bazar dans ma tête... C'est pas simple, mais on va trouver !

Et la troisième étoile,  vous y songez ?

Je ne sais pas... J'aimerai bien. Mais aujourd'hui encore quand vous dîtes à un producteur,  je  veux faire un film aux Antilles, comme la TSA (taxe sur le prix des entrées aux séances organisées par les exploitants d'établissements de spectacles cinématographiques, ndlr) aux Antilles ne leur rapportent rien, ils n'y voient pas trop leur intétêt, malheureusement !

Cette histoire là n'est pas réglée ?

Non, on est obligés de pleurer pour demander à ce que la loi soit appliquée.. Là, on va voir. Ce qui a de malheureux, c'est que sur mon dernier film, ça a été respecté en partie, pour moi, mais les autres films sont toujours négociés au forfait et je trouve ça lamentable. Imaginez le film "Bienvenue chez les Ch'tis" sans les entrées chez les Ch'tis de la Région Hauts-de-France ! Et là, même si je sais que les Antillais vont aller voir La deuxième étoile, je ne saurai jamais combien !

Propos recueillis par FXG, à Paris

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21 décembre 2017 4 21 /12 /décembre /2017 17:17
Airbus mis en cause dans le crash d'Air Asia

Crash de l'Airbus A 320 d'Air Asia : la famille du pilote se retourne contre Airbus

Le Martiniquais Rémi Plésel a trouvé la mort le 28 décembre 2014 lors d'un accident d'avion survenu au dessus de la mer de Java. Trois ans après les faits, Rolande et Renée Plesel, mère et soeur de la victime, viennent de demander au juge d'instruction Fabienne Bernard de mettre en examen la société Airbus et son sous-traitant Artus des chefs d'homicide involontaire.

Au lendemain du crash qui a fait 162 victimes, Me Arneton, avocat de la famille de Rémi Plesel, copilote, déposait au parquet de Paris une plainte pour mise en danger de la vie d'autrui. Si la plainte devait être rapidement classée, une information judiciaire était néanmoins ouverte confiée à une juge d'instruction. Dès lors, la famille du copilote a changé de défense et de stratégie pour se constituer partie civile. A la suite de la communication du rapport officiel et du rapport d'expertise, leur nouvel avocat Me Ursulet a écrit le 18 décembre dernier à la juge Fabienne Bernard pour lui demander d'examiner la question de la "responsabilité pénale d'Airbus (...) et d'Artus, son sous-traitant". Pour cela, la partie civile s'appuie sur la mise en évidence d'une pièce défectueuse de l'Airbus, un module fabriqué par Artus. Sur cette carte électronique associée à la gouverne de direction il y a une micro-fissure sur une soudure. Cette rupture provoque la perte de commande de la gouverne. Après trois premières alertes en vol (23 depuis le début de l'année), une quatrième aboutit au déséquilibrage de l'avion et sa chute en mer 10 000 mètres plus bas et 4 minutes plus tard... "La responsabilité pénale des constructeurs Airbus et Artus peut être engagée", signalent les trois experts en sécurité aérienne de la société ASIC dans leur rapport de mai 2017. Parmi les nombreuses fautes des constructeurs, sont notamment stigmatisées "la connaissance par le constructeur du caractère défectueux de certaines pièces", ainsi que "l'absence d'informations (pour les pilotes) sur des questions de sécurité indispensables à la sécurité du vol". Ainsi, les experts ont révélé qu'Artus recommandait le remplacement systématique du module en cas de panne. Au lieu de quoi les instructions  préconisées par Airbus et dont disposaient les pilotes consistaient à déconnecter puis reconnecter l'ordinateur par des impulsions électriques qui ont en fait contribué à la "fatigue des canaux du module et accéléré sa dégradation".

"Oh ! Mon Dieu..."

Les pilotes ignoraient donc que la panne ne venait pas d'une défaillance de l'ordinateur, mais d'une défaillance du module. Si le rapport officiel a pointé des réactions "inappropriées" du commandant de bord et du copilote français, les experts estiment qu'ils ne pouvaient "connaître les procédures de reprise de contrôle de l'avion". Airbus n'aurait donc pas assuré l'information de ses pilotes dans des conditions extrêmes, pire, ses recommandations rendaient "l'accident inévitable en dégradant davantage les composants du système de contrôle de la gouverne de direction"...

Pour rappel, alors que l'alarme de décrochage continuait de retentir, que l'avion basculait sur sa tranche, à la limite d'un passage sur le dos, le copilote Rémi Plésel trahissant le protocole qui oblige à tout dire en anglais, lâchait ces mots : "Oh ! Mon Dieu... "

En vertu de ces éléments, la famille de Rémi Plésel demande au juge d'ordonner une expertise sur le module défectueux de l'avion accidenté et de mettre en examen les sociétés Airbus et Artus.

FXG, à Paris

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21 décembre 2017 4 21 /12 /décembre /2017 07:33
Le sénateur Othily à la tribune du Sénat en 2007

Le sénateur Othily à la tribune du Sénat en 2007

Le train du sénateur Othily : de la prison à l'immigration clandestine

Décédé le 18 décembre 2017 à 73 ans, le sénateur honoraire qui fut le premier président de la Région Guyane (1982-1992), est à l'origine de l'expression "Nou gon ké sa" à l'encontre des immigrés clandestins. Retour sur son parcours de sénateur.

Elu en 1989 au palais du Luxembourg, Georges Othily a toujours siégé au groupe du Rassemblement démocratique et social européen (RDSE), le plus ancien groupe politique du Sénat (puisqu'il a été créé en 1892) et qui permet à ses membres de garder toute l'ambigüité politique qu'il leur sied. "Un groupe où la liberté de parole et de vote est totale", souligne Georges Patient l'un des deux sénateurs qui lui ont succédé à la haute assemblée.

Au Sénat, Georges Othily s'était fait remarquer tant par ses postures que son comportement. Devenu sénateur honoraire, il avait pu conserver quelques unes de ses habitudes au palais du Luxembourg tout en prenant grand soin comme à la fin de son mandat d'éviter la presse...

La première proposition de loi déposée par le tout nouveau sénateur Othily en 1990 visait à la création à Cayenne d'une chambre détachée de la cour d'appel de Fort-de-France, "dotée des moyens humains et juridiques lui permettant d'assurer l'essentiel des fonctions d'une véritable juridiction d'appel en Guyane".

Dès lors son mandat va être marqué du sceau de la Justice et de l'administration pénitentiaire. En 1995, il est rapporteur du projet de loi relatif à la détention provisoire, estimant qu'elle doit demeurer l'exception. Il rédige encore son premier rapport pour avis sur le budget de l'administration pénitentiaire dans le cadre du projet de loi de finances de 1996. Dès lors, chaque année et jusqu'en 2004, c'est lui qui signe le rapport pour avis sur l'administration pénitentiaire lors de l'examen du budget.

En 1996, il est rapporteur de la proposition de loi consacrant le placement sous surveillance électronique comme modalité d'exécution des peines, c'est-à-dire l'instauration du bracelet électronique.

Non gon ké sa

En 2005, Georges Othily change de braquet et se détourne de la question des prisons pour être, sans doute le premier, à s'intéresser à la question de l'immigration clandestine en Guyane. Il prend alors la tête d'une commission d'enquête sénatoriale sur l'immigration clandestine. Georges Patient se souvient de la visite de cette délégation sénatoriale à Mana. "C'est à cette époque, raconte-t-il non sans prendre ses distances avec la formule, que Georges Othily, le premier, a prononcé lors d'une émission  de télé le fameux nou gon ké sa." Le rapport de la commission d'enquête est sans équivoque : "L'immigration clandestine, dont les immigrés eux-mêmes sont les premières victimes, nuit à l'intégration des étrangers en situation régulière et comporte un risque de déstabilisation sociale dont la situation dramatique outre-mer offre un exemple extrême. Constatant qu'elle ne bénéficie qu'au développement d'une nouvelle criminalité - passeurs, néo-esclavagistes - et de l'économie souterraine, la commission d'enquête conclut à la nécessité de combattre cette réalité inacceptable."

Mais plutôt que de s'en tenir aux 45 recommandations de son rapport, Georges Othily dépose une proposition de loi pour "modifier les conditions d'attribution de la nationalité française et à lutter contre les abus liés à l'immigration clandestine dans le département de la Guyane".

En janvier 2006, l'adjudant Alain Claverie  le chef de la brigade de gendarmerie de Mana est tué à la suite d'une manœuvre volontaire de chavirage effectuée par un individu interpellé à la suite d'une opération Anaconda. Il faudra attendre 2008, l'année où Georges Othily est battu par Jean-Etienne Antoinette et Georges Patient, pour que les moyens de lutte contre l'immigration clandestine soient significativement renforcés avec les opérations Harpie.

FXG, à Paris

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