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19 novembre 2017 7 19 /11 /novembre /2017 12:56

Une sanction déguisée au Conseil d'Etat

La 7e chambre du Conseil d'Etat doit déterminer si le retrait de délégation de signature, la modification des droits informatiques et l'annulation de la participation aux réunions du comité opérationnel départemental anti-fraude d'un inspecteur principal bien connu de la répression des fraudes à la DIECCTE de Fort-de-France est ou non une sanction déguisée. Vendredi à Paris, le rapporteur public a ainsi exposé le cas d'Eric Avril, fonctionnaire privé depuis 2012 de l'ensemble des prérogatives citées ci-dessus pour avoir bien fait son travail ! Ainsi, le rapporteur public a rappelé que tout à  démarré par une intervention de l'inspecteur sur un marché public où il a constaté des irrégularités. Ainsi que la loi l'exige, le fonctionnaire a averti le procureur de la République qui a diligenté une enquête. Hélas pour le zélé fonctionnaire, son supérieur n'a pas apprécié que cette démarche soit faite sans qu'il en soit préalablement avisé et c'est en raison de ce "comportement non conforme", pour reprendre les termes du rapporteur public, que cette "sanction" est tombée. Son défenseur estime que son client est victime d'une erreur de droit parce qu'il n'a fait l'objet d'aucune poursuite disciplinaire et qu'il s'agit donc d'une "sanction déguisée". Paradoxalement, c'est pour ces mêmes raisons, l'absence de poursuite disciplinaire que le rapporteur public a proposé de rejeter ce pourvoi en cassation. "C'est un cas d'école", est revenu plaider l'avocat, mettant en balance la sanction déguisée et l'atteinte à la situation professionnelle. Délibéré d'ici peu.

FXG, à Paris

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19 novembre 2017 7 19 /11 /novembre /2017 12:50

Le recours de Cyrille Hamilcaro contre Thierry Robert rejeté

Le Conseil constitutionnel a rejeté vendredi le recours de Cyrille Hamilcaro contre l'élection de Thierry Robert à l'Assemblée nationale en juin dernier.

Ni les frais de location d'une salle annexe de la mairie de Saint-Paul (en dehors de la période électorale), ni ceux de la remise en état de la façade d'une église recouverte d'inscriptions appelant au vote en faveur du candidat élu, ni encore l'emploi pour sa campagne d'une collaboratrice parlementaire n'avaient à être inscrits dans ses comptes de campagne, estime le juge de l'élection.

Le Conseil constitutionnel a de plus rejeté les griefs relatifs à la campagne électorale de Thierry Robert, comme d'avoir fait figurer ses affiches sur les panneaux électoraux de l'autre candidat au second tour, ou sur des emplacements qui n'étaient pas réservés à l'affichage électoral. "Si des affiches en faveur du candidat élu ont pu être apposées en dehors des emplacements réservés, il n'est pas établi que cet affichage ait revêtu un caractère massif, prolongé ou répété." L'écart des voix entre le candidat élu et son adversaire sufit à balayer ce grief.

Le conseil constitutionnel estime encore que lors d'un débat télévisé d'avant le second tour, les accusations ou insinuations mensongères de Thierry Robert visant à discréditer son adversaire (qui a eu le temps d'y répliquer) n'excédaient pas les limites de la polémique électorale.

Et même si la remplaçante du candidat battu au second tour a fait l'objet de menaces d'intimidation, cela est resté sans incidence sur la sincérité du scrutin !

Enfin, le Conseil constitutionnel écarte le fait qu'un bureau de vote ait ouvert avec une demi heure de retard ou que dans la commune de Saint-Paul, les assesseurs désignés par M. Fabrice Marouvin Viramale n'ont pas été retenus pour exercer la fonction de président dans deux bureaux et, d'autre part, que, dans la commune de Saint-Leu, les assesseurs désignés par ce même candidat n'ont pas été désignés pour composer les bureaux de vote et que ces derniers étaient donc irrégulièrement composés.

Enfin, le fait que les signatures sur les listes d'émargement, en face du nom d'un même électeur, présentent, dans de nombreux cas, des différences entre les premier et second tours correspond soit à l'apposition d'un paraphe à la place de la signature de l'électeur, soit à un vote par procuration, soit à la circonstance que l'électrice a utilisé tour à tour son nom patronymique et son nom d'usage.

Le conseil constitutionnel a rejeté toutefois, quatre votes, correspondant à des différences de signature significatives, donc irrégulièrement exprimés. L'écart de voix reste néanmoins de 7 911 !

Enfin, le Conseil constitutionnel rejette l'argument d'incompatibilité entre le mandat de député du candidat élu et ses fonctions de chef d'entreprise.

FXG, à Paris

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19 novembre 2017 7 19 /11 /novembre /2017 12:44
Saint-Pierre avant l'éruption de la Pelée (Photo : Constant Mathis)

Saint-Pierre avant l'éruption de la Pelée (Photo : Constant Mathis)

Saint-Pierre fait valoir son patrimoine

Christian Rapha, maire de Saint-Pierre, est venu plaider la cause de sa ville, hier au ministère de la Culture. Accompagné du sous-préfet, des deux sénateurs, Mme Conconne et M. Antiste, mais également de la première adjointe, Rose-Marie Genot-Plesdin et encore de Clarisse Coridun, animatrice de l'architecture et du patrimoine de la ville de Saint-Pierre, le maire a comparu devant la commission nationale des villes et pays d'art, présidée par Agnès Vince, directrice chargée de l'architecture et adjointe au directeur général du patrimoine. L'enjeu était le renouvellement du label "Ville d'art et d'histoire" qui aurait du être renouvelé depuis 2013. "Ca n'a pas été fait par mon prédécesseur, a expliqué Christian Rapha à France-Antilles, et la ville ne bénéficiait plus officilellement du label." Avec la direction des affaires culturelles, la mairie a donc souhaité postuler pour retrouver ce label. "C'est, poursuit le maire, un atout pour reconnaître la mise en valeur de l'histoire de Saint-Pierre et de son patrimoine fabuleux, tant ses vestiges terrestres que maritimes, mais c'est aussi une chance pour tout le territoire du Nord Caraïbe et le développement du tourisme."

Depuis très longtemps, Saint-Pierre a une notoriété internationale,  et présente une offre bien différenciée qui lui permet de se distinguer nettement de ses concurrents de la Caraïbe. "C'est cet enjeu gobal dont il était question, hier matin", conclut le maire.

La commission qui a auditionné le maire doit rendre un avis qui sera soumis au ministre de la Culture avant validation. D'ores et déjà, la présidente de la commission s'est dite convaincue et a indiqué que l'avis de sa commission serait positif.

FXG, à Paris

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18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 07:37

Cinq Martiniquaises brisent le tabou en Cassation

La Cour de Cassation a mis un terme mardi 14 novembre aux neuf années de combat que cinq hôtesses d'Air France (elles étaent dix au départ) ont mené contre leur chef d'escale à l'aéroport du Lamentin, R. L. accusé de harcèlement.

En rejetant le pourvoi de ce dernier, la Cour de Cassation valide définitivement la condamnation qu'a prononcée la cour d'appel de Fort-de-France le 26 mai 2016 et instaure avec l'arrêt L. la première jurisprudence.

L'affaire démarre en juin 2008 quand le chef d'escale d'escale d'Air France, R. L. dépose plainte pour dénonciation calomnieuse suite à son licenciement motivé par des plaintes de salariées pour harcèlement moral et sexuel. En septembre 2009, une information judiciaire est ouverte. Sept salariées se sont plaintes de harcèlement sexuel, trois de harcèlement moral. L'instruction révèle des infractions commises par abus du pouvoir hiérarchique à l'encontre de trois plaignantes mais également des "gestes déplacés", des "caresses et bisous dans le cou"... Certaines employées se plaignent d'avoir été tenue par la taille, de tentative de baisers sur la bouche, de mains qui se glissent dans les sous-vêtements...

Une se souvient de propos insistant pour voir un piercing sur son ventre... Puis, suite à un malaise, son supérieur l'accompagne dans le cabinet du médecin où il essaie de lui ôter sa robe. C'est le médecin qui doit l 'arrêter ! Une autre raconte que son chef lui a demandé de venir dans son bureau pour le masser... Une autre employée raconte que son supérieur l'a caressée en glissant ses doigts dans ses sous-vêtements.

Même les témoins cités par la défense en racontent. Ainsi, l'un d'eux, masculin : "On plaisantait avec les collègues féminins au sujet du du piercing sur la langue et des effets sur la fellation et nous rigolions tous ensemble." L'ensemble des déclarations des uns et des unes fait apparaître "le climat impudique auquel se trouvaient confrontées les parties civiles soumises à l'autorité de R. L.".

Jurisprudence #balancetonporc

L'affaire est renvoyée devant le tribunal correctionnel de Fort-de-France en janvier 2014. A l'audience, elles ne sont plus que huit plaignantes... Et là, coup de théâtre, Me Edmond-Mariette, défenseur de R. L., obtient la relaxe car une partie du texte pénal contre le harcèlement moral et sexuel a été retoqué par le Conseil constitutionnel en 2012. Dès lors, le tribunal estime qu'il ne peut condamner un prévenu sur une qualification pénale qui n'existe plus.

Le parquet, cinq des plaignantes, mais également Air France, aussi partie civile, interjettent appel.

L'affaire est plaidée dans une étrange discrétion en mai 2016. Nouveau coup de théâtre, Me Ursulet, défenseur des hôtesses, propose une nouvelle lecture du droit que les juges d'appel suivent : Ils constatent avec lui l'extinction de l'action publique en raison de l'abrogation de la loi pénale qui fait tomber le chef de harcèlement sexuel. Ils condamnent R. L. à quatre mois de prison avec sursis pour harcèlement moral à l'encontre de deux des appelantes. Ne pouvant considérer le prévenu coupable de harcèlement sexuel, ils ne condamnent pas R. L. pénalement, mais ils le tiennent responsable du préjudice et du dommage moral qu'ont subi les cinq femmes. En conséquence, R. L. est définitivement condamné à payer à chacune des victimes 1200 euros de dommages-intérêts et 800 euros de frais de justice. Par voie de conséquence, il est rayé à vie des cadres d'Air France. C'est ce jugement que la Cour de Cassation a déclaré régulier le 14 novembre  Ainsi, si le changement de loi a permis au prévenu d'échapper à une condamnation pénale pour les faits de harcèlement sexuel, la cour d'appel n'a pas commis d'erreur en exigeant qu'il indemnise ses victimes "sur le plan civil".

Cette décision, la première jurisprudence nationale relative à la loi contre le harcèlement sexuel, consacre ce délit dans ses nouvelles dispositions et c'est cette "jurisprudence martiniquaise", en pleine séquence "#balance ton porc" qui permet de formaliser les tenants et aboutissants de la nouvelle législation contre le harcèlement sexuel en France.

FXG, à Paris

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18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 07:00
GMZ en Guadeloupe

Dix ans après la disparition de Patrick Saint-Eloi (PSE), Jacob Desvarieux et le groupe Kassav ont décidé de lui consacrer la toute dernière édition du Grand méchant zouk (GMZ). Après le Zénith de Paris le 20 octobre, c'est au palais des sports du Gosier le 18 novembre. Interview.

"Patrick Saint-Eloi a montré qu'en créole, on pouvait parler d'amour"

Le Grand méchant zouk rend hommage à PSE, pourquoi lui et pourquoi maintenant ?

Clairement, le GMZ 2017 est dédié à Patrick Saint-Eloi ! On ne l'a pas fait avant parce qu'il fallait attendre le temps du deuil déjà et puis, depuis son décès, tous les ans, il y a des gens qui veulent organiser des hommages et on ne veut pas se retrouver en concurrence avec eux parce que la machine que nous mettons en route est de fait assez lourde ! Et comme souvent, ce sont des copains à nous, nous ne voulons pas écraser le truc !

Et cette année, le paysage est dégagé ?

Cette année, on a bien fait gaffe qu'il n'y avait rien de prévu et on a décidé de le faire. Nous allons faire un plateau où il y aura nous, Kassav, évidemment, mais aussi un tas de chanteurs de plusieurs générations et que ne chanteront que des chansons de Patrick Saint-Eloi.

Le GMZ a toujours un tropisme pour la transmission...

Ben oui ! On essaie de transmettre aux générations qui arrivent le savoir-faire, notre façon de voir les choses. C'est vrai qu'à l'époque où nous avons commencé à faire de la musique, ce qui était important, c'était de jouer de la musique. Aujourd'hui, ce qui semble plus important que la musique, c'est l'image.

Et vous êtes parvenus à rester les mêmes avec la même simplicité qu'au début des années 1980...

Les choses évoluent et chaque génération dit la même chose : "De mon temps, etc..." Voilà, c'est comme ça... Je pense que nous respections des valeurs qui étaient bien, les nôtres, comme chaque génération défendait les siennes. D'ailleurs, nous avons contesté la génération de nos parents, enfin ce qu'ils ont fait et puis finalement on se rend compte qu'au fur et à mesure, on a évolué, on a fait progresser les choses. Quand on est jeune, on ne voit pas ça tout de suite. Voilà, il faut que les anciens transmettent aux jeunes des valeurs... qu'ils leur apprennent que ce qu'ils font, il y a des artistes qui l'ont fait avant eux et que c'est grâce à cela qu'ils peuvent le faire.

Finalement PSE ne vous a jamais quitté...

Patrick Saint-Eloi est encore parmi nous. Je dirai même qu'il est plus que parmi nous ! Oui, certes, nous continuons de jouer ses morceaux, mais il y a toute une génération de chanteurs, d'artistes aux Antilles, mais également ailleurs en Afrique, en Angola, au Mozambique, au Cap Vert, au Brésil, qui ont été influencés par le travail qu'il a fait et qui le jouent maintenant, sans même parfois sans savoir que ça vient de lui... Parce qu'avec les nouvelles générations souvent, il n'y a pas eu d'éducation culturelle très poussée. Ils écoutent la radio, entendent des morceaux d'il y a trois ans et ils pensent que tout a commencé là !

Est-ce qu'il y a une philosophie Patrick Saint-Eloi ?

Il y a eu un avant Patrick et un après Patrick ! Et il faut remettre les choses dans leur contexte. Avant lui, quand on parlait des femmes dans nos chansons, c'était soit une romance, le plus sirupeux possible, soit c'était à limite de la pornographie. On disait que c'était dû à la langue parce qu'on n'a pas beaucoup de vocabulaire, pas beaucoup de mots et quand on parlait d'amour, de sexe ou de pornographie, c'était pratiquement les mêmes mots... Et non ! Patrick Saint-Eloi a montré qu'en créole, on pouvait parler d'amour en étant romantique, en ayant toutes les qualités et ce qui a fait que beaucoup de jeunes femmes ont participé à son succès. Beaucoup de chanteurs et de chanteuses ont changé leur façon d'écrire des chansons grâce au travail de Patrick Saint-Eloi.

Comment s'est passée votre première rencontre ?

Très mal ! A l'époque, j'avais fait un album solo et on trouve un producteur pour finir l'album. Le producteur aimait bien la musique mais pas la voix. Il ne savait pas que c'était moi... Il a voulu nous proposer des chanteurs, mais avant qu'il ne le fasse, on a organisé nos propres castings. Deux mecs sont arrivés ; on les a a écoutés... Bof, c'était pas terrible et on les a virés du studio. Parmi eux, il y avait Patrick. Quelques années plus tard, Georges Décimus est revenu avec Patrick qui était un de ses amis d'enfance, pour le proposer sur un autre projet. Il a fait son essai et on a été emballé. Je n'avais pas fait le rapprochement entre les deux auditions...

Et quand PSE est venu vous dire qu'il arrêtait Kassav ?

Ca nous a fait un peu bizarre... Le mec vient et te dit qu'il a envie de poser ses valises, qu'il veut voir ses enfants grandir. On comprend tous ça et on dit ok, mais ça va durer combien de temps ? Trois mois. Et effectivement, trois mois après, il recommençait à faire des concerts... mais sans nous ! (Rires)

Vous ne l'avez pas mal pris ?

Non parce qu'on savait ! Vous avez déjà vu un musicien qui prend sa retraite ? Il ne peut pas !

Kassav a existé avant PSE, avec PSE, après PSE et, finalement, Kassav n'a pas tellement changé...

Kassav a évolué mais reste Kassav. L'essence même de Kassav, c'est d'être une association de gens qui au départ — et c'est pas parce qu'on est copains ou qu'on a été la même école — ont construit un projet. C'était un projet au départ Kassav ! L'idée de prendre la musique antillaise et d'en faire un truc international ! C'était un truc mégalo à l'époque mais on ne disait pas ce mot là. Et les gens qui étaient séduits par ce projet sont venus. La plupart sont restés, même si deux ou trois sont partis, et ils sont toujours là jusqu'à maintenant...

Et c'est cet esprit que vous faîtes vivre dans le GMZ ?

Ben oui, entre autres... On essaie de transmettre ce qu'on sait faire et ce qu'on a appris à faire sur les scènes à droite et à gauche.

Pouvez-vous nous dévoiler quelques noms de ceux qui seront à l'affiche avec vous ?

C'est secret, mais je vais vous faire une confidence : il y aura peut-être Jocelyne Béroard et Jean-Philippe Martély. Moi, je vais jouer de la guitare et Georges Décimus va jouer de la basse. Je peux même vous dire que Jean-Claude Naimro sera là et chantera une chanson !

Propos recueillis par FXG, à Paris

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17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 06:49

François Brichant, co-organisateur de la Journée Outre-mer développement (JOMD).

La 6e JOMD se tient samedi 18 novembre au palais Brongniart, à Paris.

"On a besoin d'exemples, besoin de montrer que c'est possible !"

Huit ans d'existence et six éditions déjà, comment expliquez-vous une telle pérennité ?

La JOMD remplit une case ! Et si les entreprises répondent de plus en plus présent — elles étaient huit en 2009 et sont à présent au dessus de 50 — c'est qu'elles y trouvent un intérêt fort ! L'intérêt de se reconnecter avec les talents diplômés qui sont partis pour les faire revenir, mais aussi l'intérêt de montrer un dynamisme et une attractivité des Outre-mer dans l'Hexagone. Et Dieu sait si ce n'est pas tous les jours faciles ! On est toujours dans un point de vue hexagonal des Outre-mer qui a toujours des tendances très caricatural et c'est toujours mieux que les gens se rendent compte par eux-mêmes, au travers d'un événement comme la JOMD, un peu mieux que ce que sont les outre-mer dans leur diversité économique, leur volonté de se développer et de représenter pour la France une extension sur la planète.

C'est donc un succès sur le plan entrepreneurial...

Mais pas seulement puisque le public est aussi au rendez-vous ! Nous recherchons des jeunes en fin de parcours qui ont été faire leur second cycle dans l'Hexagone, mais aussi des jeunes qui ont une première expérience professionnelle et qui se posent aussi la question du retour sur leur territoire d'origine. Ils sont un peu désorientés parce que ce n'est pas du tout évident d'aller à la pêche aux informations  dans des lieux éloignés et éparpillés quand on est dans l'Hexagone. L'avantage, c'est que nous offrons sur un seul et même lieu, sur une journée, tous les deux ans, un grand rendez-vous.

Est-ce que vous avez établi une typologie précise de ces jeunes ?

Il y a quelque chose d'assez étonnant quand on observe cette fréquentation de jeunes, c'est que nous avons un énorme turn-over. Sur cette cible de jeunes qui sont venus à la JOMD en 2015, très peu reviennent cette année...

Vous considérez  qu'ils ne cherchent plus de boulot ?

Ca veut dire oui, qu'en tout cas, ils ont trouvé une réponse à la dernière JOMD ou ailleurs entretemps et ça veut dire aussi qu'il faut faire la JOMD tous les deux ans parce que tous les deux ans, ce sont des gens d'une nouvelle génération qui viennent pour se reconnecter avec leur territoire d'origine. Ca, c'est un des grands enseignements de la JOMD en analysant les fichiers, c'est une bonne nouvelle qui nous incite à continuer !

Avez-vous estimé le nombre de recrues grâce à la JOMD ?

On pense qu'on est proche de la centaine de postes de cadre, mais on a réellement du mal à récolter les informations... Nous constatons que nous marquons de plus en plus le terrain dans l'environnement économique, mais c'est compliqué de le comptabiliser...

Quel contenu veut montrer la JOMD ?

Quand on regarde le contenu de la programmation de la JOMD cette année, on voit que nous ne sommes pas là pour faire de la communication aseptisée. Nous traitons de problèmes, nous parlons de fracture scolaire, de problèmes d'éducation, d'insécurité, de changement climatique... Nous abordons toutes les problématiques ! On ne cherche pas que des étudiants pour des postes d'encadrants, on cherche aussi des jeunes qui ont envie de revenir pour entreprendre, pour dynamiser le tissu économique et il faut qu'ils se fassent en une journée une vision réaliste des choses...

Entre les tables rondes, les mises en relations et autres ateliers de coaching, qu'est-ce qui marche le mieux ?

Ce qui marche le plus, ce sont les exemples concrets, les belles histoires. Ceux qui viennent raconter leur retour d'expérience, leur carrière... Cette année, nous allons faire un focus sur l'aventure entrepreneuriale exceptionnelle d'Air Caraïbes au niveau national et qui est d'abord une aventure ultramarine ! Nous allons aussi mettre la Réunion en exergue car c'est un département qui a montré l'exemple, notamment dans sa volonté de faire de grands travaux. La route du littoral est un chantier qui est unique au monde ! Tout ce qui montre, dans la diversité, des réussites, c'est toujours ce qui marche le mieux au niveau du public. On a besoin d'exemples, besoin de montrer que c'est possible !

Qu'en est-il du réseautage ?

Cette année, nous allons faire appel à l'association Jeunesse Outre-mer (AJOM) qui  va mettre ses JOM connecteurs au-devant des quelques 2000 visiteurs attendus. Ces JOM connecteurs auront pris la mesure de tout ce qu'il y aura comme possibilités de recrutement pour lettre le plus rapidement possible les jeunes en relations avec les secteurs et les entreprises qui peuvent les intéresser. L'idée, c'est de fluidifier le plus possible ! On aura aussi un espace coaching pour aider les jeunes à gérer un entretien, un speed job dating !

Et pour le réseautage inter entreprises ?

On les fait se rencontrer la veille et c'est comme dans tous les salons, les gens s'échangent leurs cartes !

Propos recueillis par FXG, à Paris

Un prix du livre d'histoire d'outre-mer doté de 5000 euros

Cyril Conte, cofondateur de la JOMD, est un passionné d'histoire des outre-mer et a toujours voulu consacrer une table ronde à l'histoire depuis la toute première JOMD. La rencontre de ce Cyril Conte avec l'historien Frédéric Régent, spécialiste de l'histoire moderne à la Sorbonne et président du Comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage, avait conduit à un parrainage de la JOMD à un colloque historique il y a deux ans. Cette fois, est née l'idée de doter de 5000 euros un prix du livre d'histoire d'outre-mer. Le lauréat sera révélé samedi en fin de journée à l'occasion d'une table ronde consacrée aux outre-mer vus par les écrivains en présence de Jimmy Anjoure-Apourou, Frankito, Corinne Mencé-Caster et trois nominés du prix du livre d'histoire d'Outre-mer.

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16 novembre 2017 4 16 /11 /novembre /2017 10:17
Christian Laine, président de la Fondation l'INFA, Grégory Baugé et Alain Langlacé, directeur général de la Fondation.

Christian Laine, président de la Fondation l'INFA, Grégory Baugé et Alain Langlacé, directeur général de la Fondation.

La fondation INFA lance un appel aux dons pour la formation au pays

Grégory Baugé  parraine une campagne de mécénat pour former des Guadeloupéens aux métiers d'art, du numérique et du tourisme.

La fondation INFA (Institut national de formation et d’application) est une fondation reconnue d’utilité publique entièrement dédiée à la formation professionnelle en France ; elle existe depuis 70 ans. Sensibilisée après les passages des cyclones Irma et Maria, au sort des 13 000 Guadeloupéens au chômage et sans qualification, aux 1000 nouveaux jeunes qui chaque année décrochent de l'école, la Fondation a lancé, vendredi à Paris, un appel aux dons pour permettre à ces publics éloignés de l'emploi d’accéder à une qualification professionnelle et de renforcer leur employabilité. "Grâce aux dons récoltés, explique Christian Laine, président de la fondation INFA, maire de la ville de Lescar (64) près de Pau, et lui-même ancien stagiaire de l'INFA, nous pourrons envoyer formateurs et matériels pour dispenser dans un premier temps des formations aux métiers d’arts. Dans une seconde phase, à moyen terme, la Fondation souhaite développer également des formations certifiantes aux métiers du numérique et du tourisme." Plusieurs des formations numériques de la Fondation INFA ont reçu le label Grande École du Numérique (GEN) et trois formations en tourisme ont reçu le label de la Conférence des formations d’excellence du tourisme (CFET). La Fondation a ainsi choisi de développer ses actions avec l'école de la deuxième chance en Guadeloupe.

Parce qu'un parcours de formation coûte de 13 à 15 000 euros, la Fondation veut d'appuyer sur le mécenat et s'est choisie, pour lancer cette campagne, un parrain de prestige et bien connu au pays, Grégory Baugé. « La fondation INFA, a déclaré le champion médaillé mondial de cyclisme, incarne les valeurs de l’entraînement par l’apprentissage, de la cohésion et l’esprit d’équipe par l’entraide, du dépassement de soi par le courage, de la volonté de chacun et de tous pour gagner ensemble, et de s’améliorer par des formations qualifiantes pour tous et partout en France, et même jusqu’aux Antilles. »

La campagne d’appel aux dons commence ce jour et se déroulera jusqu’au 31 décembre 2017. Renseignements sur infa-fondation.com

FXG, à Paris

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 10:49
Messe antillo-guyanaise à Saint-Sulpice

La grande messe des Antillais et Guyanais à Paris

Samedi 11 novembre, plus de 3 000 fidèles, tous originaires des Antilles et de la Guyane, se sont rassemblés à l’église Saint-Sulpice au cœur de Paris pour un office célébré sous la présidence de Monseigneur Jean-Yves Riocreux, évêque de Guadeloupe, en compagnie de Monseigneur David Macaire, évêque de Martinique, et de Monseigneur Emmanuel Laffont, évêque de Guyane.

Les trois prélats revenaient de Lourdes où ils avaient avoir assisté au rassemblement des évêques de France. Cette messe annuelle, très chère aux fidèles, est organisée par l’aumônerie des Antilles-Guyane sous la houlette du père Marcel Crépin.

Parmi les fidèles, une majorité de femme, mais aussi le nouveau député de Guadeloupe, Olivier Serva, qui a eu du mal à trouver une place au premier rang. Il a du rester debout sous le nef. Les chants étaient assurés par la chorale du « Chœur Salvé », largement épaulés par les fidèles qui reprenaient les refrains et donnaient de la voix.

Monseigneur Jean-Yves Riocreux a diffusé un message de paix et d’amour pour célébrer l’anniversaire de saint Martin de Tours, mais aussi un message de solidarité et d’assistance pour les habitants des îles de Saint-Martin, de Saint-Barthélemy, de la Dominique, de Marie-Galante et Terre-de-Bas, touchées par la violence des ouragans Irma et Maria. Il a ensuite évoqué le parcours de Christophe Colomb avec ses dix-sept caravelles lors de son deuxième  voyage depuis Saint-Domingue jusqu’aux îles du nord qu'il croise le 11 novembre 1493, jour où il baptise Saint-Martin. « Et à la manière de saint Martin de Tours, annonce l'évêque de la Guadeloupe, nous partageons notre manteau ! Nous allons remettre en état l’église de Grand-Case qui est indisponible et indispensable pour que la communauté se rassemble. » Sur ces paroles, Monseigneur Riocreux a invité ses deux homologues à prendre la parole.

« La Martinique, déclare Monseigneur David Macaire, se prépare à accueillir du 12 au 20 juillet 2018 la journée caribéenne de la jeunesse. La jeunesse de toute la Caraïbe est attendue à la Martinique pour cette occasion." Il a encore évoqué le 170e anniversaire de l'abolition de l'esclavage en 2018. "Nous allons fêter la mémoire de nos parents qui nous ont laissé en héritage non la honte, mais la profondeur de la foi. Après l’abolition, nos ancêtres esclaves sont accourus à l’église pour remercier le seigneur, c’est une réalité historique ! »

20 nouveaux prêtres

Mgr Laffont a rappelé que L’église de Guyane est engagée dans un projet pastoral de trois ans. "Nous avons pour mission de frapper à toutes les portes depuis le temps du carême et pendant les deux ans qui viennent, il est absolument interdit à un pratiquant de venir à la messe le dimanche sans avoir prié pendant la semaine avec le texte de la paroisse." Il est reparti s’assoir en laissant le micro à Mgr Riocreux : « En 2019, les Journées mondiales de la jeunesse auront lieu à Panama. Nous sommes sur la route de Panama et nous nous préparons pour vous accueillir. » Il a encore annoncé que les diocèses de Martinique, de Guyane et de Guadeloupe allaient accueillir 20 jeunes prêtres.

Sitôt la messe dite, les trois évêques sont pris d'assaut. Pour la première fois, Jacques est venu de Créteil. «  Ca me donne chaud au coeur de voir l’église comble, remplie par autant d’Antillais. Je suis vraiment content d’avoir fait le déplacement ». Pas loin de lui, au passage Mgr Macaire, un homme demande la bénédiction. « Mon père, mon père, bénissez-moi, pour moi et toute ma famille... » L’évêque pose la main sur la tête et repart avec le sourire du devoir accompli. Sa cousine, plus loin, n’ose pas s’approcher malgré son insistance ». Denise, venue de la Seine Saint-Denis, ne veut rien rater de cette journée. « Je suis à Paris depuis ce matin ! Cette messe je la vis en moi, c’est ma nourriture spirituelle, c’est ma lumière. Je suis contente d’être ici. Je repars heureuse retrouver ma famille avec des paroles qui éclairent ma vie. »

Alfred JOCKSAN

Mgr Laffont déterminé

Monseigneur Emmanuel Laffont a soulevé les fidèles en leur demandant de crier : "Déterminés". "La Guyane, a-t-il dit, en a plein le dos de voir que les fusées décollent et que la Guyane ne décolle pas ! Les gens l'ont dit de manière déterminée, avec beaucoup de force et très paisiblement. Mais ont-ils été entendus ? Sur tous les barrages où je suis allé, c’était la paix, la joie, la certitude d’être dans son bon droit. Ne pas réclamer l’impossible, mais réclamer le nécessaire ! (...) On en a jusqu’à la gorge, on est gonflé avec ça. Mais j’ai encore dans la tête ce beau dessin quand le pasteur demande qui veut le changement, tout le monde lève la main et quand on demande qui veut changer, tout le monde baisse la tête et regarde ses pieds..."

L'aumônerie Antilles-Guyane a besoin de sous

La quête était destinée aux caisses de l’aumônerie des Antilles et de la Guyane organisatrice de cette journée. Le père Crépin a tiré la signal d’alarme, car faute de donateurs et de mécènes, la revue Alizé risque de mettre la clef sous la porte. Et malgré la multitude, il y a eu peu d’offrande au moment de la quête... L’aumônerie doit mener ses missions tout au long de l’année et réserver l’église Saint-Sulpice pour ce rassemblement annuel et populaire avec les trois évêques des Antilles et de la Guyane. "La quête est un geste de solidarité, il faut donner en toute simplicité", explique le père Crépin. L’Aumônerie vient de quitter Paris dans le 19eme arrondissement pour s’installer à Pantin au 23 rue de la paix.

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13 novembre 2017 1 13 /11 /novembre /2017 06:33
Budget de l'Outre-mer - 1ère lecture

Budget Outre-mer adopté en première lecture

Malgré l'opposition déclarée des groupes FI, GDR, NG et LR, les députés ont voté, jeudi 9 novembre, par 91 voix pour et 39 contre la mission Outre-mer du budget 2018.

Contre l'avis du gouvernement et l'hostilité du groupe REM, les crédits fonds verts ont été rétablis.

La ministre des Outre-mer Annick Girardin a connu quelques moments de solitude, hier à l'Assemblée nationale à l'occasion de l'examen en première lecture du budget de sa mission : 2, 104 milliards d'euros en autorisations d'engagement et 2,068 milliards en crédits de paiement, soit 3,9 % de la dépense globle de l'Etat. La ministre qui veut "changer de modèle" et "rompre avec les conservatismes", a trouvé face à elle des députés remontés. Le Martiniquais du groupe Nouvelle gauche (NG) Serge Létchimy a relevé des "insuffisances suffisamment graves", La Réunionnaise Huguette Bello (GDR), "un budget en suspens, un recours accru au droit commun et une logique d'autocompensation", sa compatriote NG, Ericka Bareigts a exprimé "de grosses inquiétudes"... "Votre budget, a renchéri le député réunionnais de la France insoumise (FI) Jean-Hugues Ratenon, ne jette pas les bases pour un avenir meilleur !" "Il n'est pas meilleurs que le le précédant, a ajouté le Martiniquais Jean-Philippe Nilor (GDR), il n'est pas pire, il est sans audace..." A l'autre bout de l'hémicycle, le Réunionnais David Lorion (LR) a pointé un budget "contre les entreprises, contre les familles et contre les jeunes". Et mis à part, le Réunionnais Thierry Robert (Modem), la Polynésienne Maïna Sage (Les constructifs UDI), quoique "déçue", et la députée hexagonale Naïma Moutchou (porte-parole du groupe République en marche - REM), tous ont dénoncé la chute brutale de l'aide au logement, des enveloppes de Ladom et du plan séisme et encore l'absence de  toute mise en oeuvre de la loi égalité réelle outre-mer. Se défendant de tout "marketing", "virtuel ou "recul", la ministre s'est voulue rassurante sur Ladom et ses 13 % en moins : "Les crédits de Ladom sont à l'euro près ceux des dépenses de 2017." Face à l'effondrement de la ligne budgétaire unique (LBU) qui finance le logement social, Annick Girardin a déclaré : "C'est notre capacité à produire et rénover qu'il faut sanctuariser et augmenter."

Scrutins publics tendus

La discussion d'un premier amendement déposé par Serge Létchimy et visant à faire passer le fonds de secours de 10 à 500 millions d'euros, en raison des récents événements climatiques à Saint-Martin, Saint-Barthélemy, en Guadeloupe et en Martinique, a fait apparaître une ébauche de coalition de la gauche et de la droite contre le centre. L'alliance a fini par s'avérer payante lorsqu'il a été question du fonds vert pour le Pacifique que la ministre a fait passer de 25 millions à zéro euros. Maïna Sage a déposé un amendement signé par quasiment tous les groupes politiques, visant à rétablir ces 25 millions. Alors que les parlementaires discutaient, le président de l'Assemblée a annoncé qu'il était saisi d'une demande de scrutin public sur cet amendement, mais également sur le budget de la mission outre-mer. Les députés Modem et REM n'étaient pas assez nombreux pour empêcher l'adoption de l'amendement de Maïna Sage (46 pour, 40 contre). Et c'est après un épisode un peu fébrile et l'intervention au débotté de la porte-parole du groupe REM (qui a laissé le temps aux députés macronistes pour rappliquer dare-dare en séance) que le budget de la mission outre-mer a été adopté par 91 voix pour et 39 contre. Ouf !

Le budget de l'Outre-mer va maintenant être examiné par le Sénat avant de revenir au palais Bourbon avant Noël.

FXG, à Paris

L'argent des SIDOM

Huguette Bello (GDR Réunion) est revenue sur le "pactole" des SIDOM qui doit permettre à l'enveloppe de la ligne budgétaire unique de regonfler de 20 millions d'euros une fois la vente des sociétés immobilières d'outre-mer (SIDOM) à la société nationale immobilière (SNI) réalisée. "Quel montant, quand ?", a demandé le Réunionnais David Lorion (LR). Le prix de la vente est fixé à 190 millions d'euros pour 70 000 logements, soit 2714 euros par logement en moyenne. En comparaison, le secrétaire d'Etat au Logement, Julien Denormandy établit le prix d'un logement social dans l'Hexagone à 100 000 euros l'unité... Le prix est variable selon les territoires : 4750 euros en Martinique, 1968 à la Réunion, 1460 à la Guadeloupe, 3035 à Mayotte, 8000 euros à Kourou (la SIMKO sera aussi vendue, a confirmé Mme Girardin au député Serville), 200 à Cayenne... "1000 euros le logement, a manqué s'étouffer Serge Létchimy (NG), pas 1000 euros du mètre carré ! Et ça ne serait pas le prix de vente au locataire !" "Notre parc social, s'est indignée Huguette Bello, est-il à ce point délabré ? A moins que ça ne soit une très bonne affaire..." La ministre a rappelé que la cession avait été actée par le précédent gouvernement et la loi Sapin 2 : "J'hérite donc de ce dossier", a-t-elle dit avant d'ajouter : "Je suis convaincue désormais de ce projet." Le Martiniquais (GDR) Jean-Philippe Nilor a obtenu toutefois une petite compensation en obtenant un vote favorable pour son amendement visant à établir un rapport sur le risque d'amiante dans 70 % du parc locatif martiniquais.

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11 novembre 2017 6 11 /11 /novembre /2017 06:39

Les dirigeants du CEREGMIA seront rejugés par leurs pairs

"Erreurs de droit." Le conseil d'Etat a annulé, mercredi 8 novembre, les sanctions de révocation et de suspension (trois et cinq ans) prises par le conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (CNESER), le 8 juin 2016, à l'encontre des trois dirigeants du Centre d'Étude et de Recherche en Économie, Gestion, Modélisation et Informatique Appliquée (CEREGMIA) de l'université des Antilles, Fred Célimène, son adjoint Kinvi Logossah et l'ancien doyen Eric Carpin.

La nouvelle est tombée sans trop de surprise dans la mesure où déjà, le 16 octobre dernier, le rapporteur public du Conseil d'Etat préconisait d'annuler ces sanctions.

Les trois universitaires, poursuivis en justice pénale pour avoir détourné des fonds européens, avaient d'abord été sanctionnés le 11 juin 2015 par la section disciplinaire du conseil d'administration de l'université Toulouse 1 Capitole où avait été dépaysée leur affaire (cinq ans de suspension pour Fred Célimène et un blâme pour ses collèges). Par la suite, l'université des Antilles avait fait appel et saisi le CNESER. Les trois universitaires sanctionnés ont déposé alors un pourvoi devant le Conseil d'Etat. Ce dernier a estimé, d'une part, que le CNESER "en annulant, alors qu'il en était exclusivement saisi par la voie de l'appel, la décision du 11 juin 2015 (...) a entaché sa décision d'une erreur de droit (...) au seul motif qu'elle est intervenue plus de six mois après la date à laquelle cette section disciplinaire avait elle-même été saisie". D'autre part, le même CNESER aurait du rouvrir l'instruction après que l'université des Antilles a produit deux mémoires accompagnés de pièces nouvelles après le dépôt du dossier. Cela aussi le conseil d'Etat l'a jugé comme une seconde erreur de droit. Résultat, MM. Célimène, Logossah et Carpin sont renvoyés à nouveau devant le CNESER pour être rejugés. Au passage, l'université des Antilles doit verser 3 000 euros à chacun d'entre eux.

FXG, à Paris

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