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11 novembre 2017 6 11 /11 /novembre /2017 05:50
Joël et José Jernidier à Paris le 24 octobre dernier

Joël et José Jernidier à Paris le 24 octobre dernier

"Circulez", une pièce de mieux au répertoire caribéen

Joël et José Jernidier étaient à Paris, la semaine passée pour jouer ensemble la pièce "Circulez", écrite par José Jernidier et mise en scène par José Exelis. Après avoir rencontré un succès phénoménal en Guadeloupe, en Martinique et à Saint-Martin, c'est le public du théâtre de l'Epée de bois à la Cartoucherie de Vincennes qui a pu applaudir les deux Guadeloupéens sur scène. Mais au-delà du fait d'avoir pu jouer dans la capitale (ils étaient déjà l'hôte du festival Kanoas mi-octobre à Ivry dans le Val de Marne), l'auteur José Jernidier a pu prendre livraison à la sortie de leur impression des premiers exemplaires du texte de la pièce que les éditions Jasor viennent de publier.

L'histoire met en scène un flic négropolitain qui reprend au pays une enquête sur un accident de la toute mettant en cause le fils Chofwa dont le père a trouvé la mort...

Cette publication vient aboutir un travail que José Jernidier a entamé il y a déjà longtemps. "A l'origine, raconte-t-il, on m'avait commandé un sketch pour la prévention routière. Joël l'a joué une ou deux fois... Et j'ai voulu revenir fouiller un peu ce texte..." José s'y remet, passe le texcte à son frère Joël qui l'envoie à José Exelis. Les premières lectures publiques au MACTe, en mai 2016, sont prometteuses, mais le texte est, pour reprendre les termes de José Jernidier, "work in progres". Les répétitions s'enchaînent et le texte s'enrichit pour enfin être fixé au moment de la création de la pièce. Lorsqu'il a vu la pièce, le patron de la scène nationale de Martinique, Hassane Kouyaté a déclaré : "Un théâtre caribéen est né !" D'où cette envie de publier la pièce : "Il m'est apparu nécessaire de la publier, raconte José Jernidier, car il y a un besoin pédagogique." José Jernidier a déjà publié "Moun Koubari" et "Vin vann", mettant ainsi à la disposition des compagnies théâtrales des pièces qui fondent ainsi le répertoire d'un théâtre caribéen.

La pièce doit prochainement être jouée à Cayenne et sera l'hôte du Théâtre des Outre-mer en Avignon en juillet 2018.

FXG, à Paris

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10 novembre 2017 5 10 /11 /novembre /2017 10:28
Yldiz Pollack-Beighle, ministre des Affaires étrangères du Suriname, Annick Girardin, ministre des Outre-mer, et l'ambassadeur de la zone, Jean-Bernard Nilame

Yldiz Pollack-Beighle, ministre des Affaires étrangères du Suriname, Annick Girardin, ministre des Outre-mer, et l'ambassadeur de la zone, Jean-Bernard Nilame

Coopération France-Suriname

Annick Girardin, ministre des Outre-mer, et Yldiz Pollack-Beighle, ministre des Affaires étrangères du Suriname, ont signé hier matin à Paris, en présence des quatre parlementaires guyanais et de l'ambassadeur de la zone, Jean-Bernard Nilame, un accord de coopération qui fixe les compétences maritime des deux pays dans l'estuaire du Maroni. Cette signature, aboutissement de négociations qui ont débuté dans les années 1990, règle des questions de souveraineté en mer et définit le cadre de la coopération à venir en matière économiques et environnementale. Elle permet en outre des actions communes contre les activités illégales de pêche notamment.

"Nous avons ouvert une nouvelle page pour aller plus loin dans la régularisation des relations entre nos deux pays, a déclaré Yldiz Pollack-Beighle, pour aller plus loin dans l'ouverture d'opportunités de développement pour nos deux populations que ce soit dans l'éducation, la santé, la sécurité, l'environnement."

Pour Georges Patient, cet accord est bienvenu vu "cette passoire qu'est le fleuve". Quant à son jeune collègue, Lénaïk Adam, il en attend plus de contrôles et un cadre qui permette de l'apaisement. La ministre française n'a pas voulu limiter cet accord çà une simple question de contrôle, tout comme son homologue surinamienne qui a ajouté : " Nous avons identifié spécifiquement ce que nous voulons faire grandir ensemble. Aujourd'hui, c'est une nouvelle page pour les futures générations. Notre intention, c'est d'être des partenaires pour le bien-être de nos pays et de nos populations. Nous avons éclairci les positions de nos populations et en faisant cela, nous avons fait avancer la cause de notre développement. Cela ouvre la porte à de futurs accords entre nos deux pays."

Au-delà de cette signature, la ministre française a salué le fait que le parlement surinamien ait enfin ratifié un accord de coopération policière signé en 2006... La question du transfert des détenus surinamiens qui purgent une peine à Rémire-Montjoly a été aussi évoquée. Mme Girardin s'est encore félicitée des flux touristiques et commerciaux qui s'accroissent et de l'ouverture prochaine du nouveau bac international entre Albina et Saint-Laurent, pour saluer la relance de la coopération culturelle dans le cadre du conseil du Fleuve. Enfin, la ministre des Outre-mer a indiqué que prochainement, de semblables accords devraient être signés avec le Brésil.

FXG, à Paris

Trois questions Annick Girardin

"Nous travaillons dans la confiance"

Quels sont les termes de cet accord ?

Anick Girardin : C'est un accord qui permet de délimiter nos zones économiques, qui nous permet de travailler ensemble sur la lutte contre la pêche illégale, mais surtout qui nous permet de faire un pas de plus vers cette amitié qui nous unit, le Suriname et la France, cette volonté de coopération régionale que nous voulons mener sur les questions de sécurité, de justice, de police dans l'intérêt de nos populations, des populations qui vivent sur le fleuve Maroni, qui ont beaucoup d'histoires en commun et qui doivent continuer à pouvoir penser un avenir commun.

Qu'est-ce que ça va changer ?

Cet accord a pour volonté de lutter contre l'insécurité d'un côté et de l'autre du fleuve, de travailler sur la question des trafics de drogue parce que nous avons à coeur de protéger notre jeunesse, mais nous avons aussi à coeur de travailler aussi sur les questions de santé, d'éducation, de développement économique. Nous voulons protéger nos populations bien sûr, mais nous voulons aussi les aider à avoir une vie meilleure, voilà ce que nous voulons construire ensemble.

L'accord délimite un espace maritime, ça veut dire qu'il n'était pas encore défini ?

Quand on définit un espace maritime, c'est effectivement qu'il ne l'était pas. Nous avons là une avancée certaine ! Mais délimiter les choses, c'est les rendre plus claires et c'est donc permettre une amitié encore plus transparente. Nous travaillons aujourd'hui dans la confiance et c'est le plus important.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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10 novembre 2017 5 10 /11 /novembre /2017 06:59
Mormeck et les assises des Outre-mer

Mormeck, avocat des assises des Outre-mer

Jean-Marc Mormeck fait partie de l'équipe projet ultramarin qui, au côté du coordinateur Thierry Bert, est en charge de l'animation des assises des Outre-mer. Depuis le lancement officiel des assises, le 4 octobre dernier, l'équipe projet a établi sa façon de travailler et distribué les rôles au sein des groupes où  chacune des personnalités qui la composent voudrait s'investir. "Du fait que je sois délégué interministériel à l'égalité des chances des Français d'Outre-mer, explique l'ancien champion de boxe, je me tourne davantage vers le 6e DOM..." Ainsi, Jean-Marc Mormeck est déjà allé à la rencontre des Ultramarins de la région lyonnaise à Vaulx-en-Velin. Ce mercredi à Paris, il recevait les associations ultramarines d'Ile de France en compagnie de la ministre Annick Girardin. La semaine prochaine, il sera à Marseille et le 8 décembre, il sera en Nouvelle-Aquitaine. "Je viens écouter les compatriotes et je leur demande de s'investir, de participer, explique Jean-Marc Mormeck. Pour une fois, on leur donne la parole... C'est vrai qu'il y a toujours beaucoup de plaintes, mais moi je leur dis qu'il faut qu'ils arrêtent de tout attendre ! Il faut qu'ils se bougent ! Il n'y a pas rien, il y a un ministère, une délégation, il y a quand même des choses !" Et maintenant, il y a les assises... "Il faut qu'ils participent, insiste le délégué, et je leur dis que ces assises sont l'occasion de revendiquer ce qu'ils veulent. Il y a un site et il faut y aller pour dire ce dont les gens ont besoin, comment ils voient les choses !" A titre personnel, Jean-Marc Mormeck se dit qu'il faut trouver des solutions pour enrayer cette délinquance qui mine les outre-mer. "Ca, c'est impératif ! Avant de pouvoir construire quoi que ce soit, il faut régler les problèmes du présent." Jean-Marc Mormeck a entendu le président de la République proposer de faire venir les formations dans les territoires plutôt que de faire venir les jeunes dans l'Hexagone. "Le fait qu'il l'ait proposé, c'est déjà une bonne démarche. Ces jeunes ont besoin de se former dans les territoires, ensuite je pense que ça coulera de source." De ce côté-ci de l'océan, le délégué se place dans le sillage du premier titulaire de la délégation, Patrick Karam, quand il met en avant "le problème des billets d'avion". Voilà pourquoi, Jean-Marc Mormeck prie instamment les compatriotes à venir s'exprimer sur le site des assises des Outre-mer. "Et nous verrons qu'est-ce qui ressort en priorité." Il sait bien qu'il y a des gens qui doutent de l'utilité de ces assises, il va même plus loin en disant qu'il en faut, des gens dubitatifs. "Moi-même, je ne suis convaincu de rien ! Je dis simplement que la démarche est bonne, que l'envie de le faire, d'aller vers les autres, elle est là. Et puis, si toutes ces personnes viennent s'exprimer sur le site et qu'il ne se passe rien, alors il y aura des raisons de se plaindre, mais si on n'y vas pas, si on n'y croit pas, on n'a pas le droit de se plaindre !"

Jean-Marc Mormeck devait rencontrer le Premier ministre cette semaine. Une visite protocolaire normale pour le délégué qui dépend directement de Matignon. Le rendez-vous a été retardé pour des questions d'agenda. Jean-Marc Mormeck attendra encore un peu pour réitérer son idée d'élargir son périmètre d'action au-delà du périphérique. "Pourquoi se contenter de ce qu'on me donne, s'amuse-t-il, alors qu'on pourrait faire plus ! C'est ce qu'on demande aussi à toutes ces personnes de l'Outre-mer dans ces assises, de s'engager."

FXG, à Paris

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6 novembre 2017 1 06 /11 /novembre /2017 06:11
La deuxième étoile, le 13 décembre en salles

La deuxième étoile de Lucien Jean-Baptiste

Vendredi 17 novembre à 19 heures, pour la cérémonie de clôture du festival Cinébanlieue - Lumière noire, le cinéma l'Écran de Saint-Denis (93) diffuse en avant-première La deuxième étoile, le dernier long-métrage de Lucien Jean-Baptiste.

A cette occasion, toute l’équipe du film, Firmine Richard, Lucien Jean-Baptiste, Anne Consigny, Edouard Montoute, Jimmy Woha Woha et Michel Jonasz, devrait être présente. Après La première étoile, cette fois, le héros, Jean-Gabriel a décidé d’emmener toute sa petite famille passer les fêtes à la montagne pour Noël. Mais sa mère débarque des Antilles, ses enfants n’ont pas envie de partir, Jojo lui confie son Hummer et sa femme lui annonce qu’elle doit s’occuper de son père qu’elle n’a pas revu depuis qu’elle a fait le choix d’épouser Jean-Gabriel. Mais pour Jean-Gabriel, la famille c’est sacré et Noël aussi ! Le film devrait faire sa sortie nationale le 13 décembre.

FXG, à Paris

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5 novembre 2017 7 05 /11 /novembre /2017 07:19
En attendant le rapport de l'inspection générale de l'administration sur la reconstruction de Saint-Barth et Saint-Martin

Le rapport d'inspection de Saint-Martin encore confidentiel

C'est hier que le rapport de mission de l'inspection générale était rendu au préfet Gustin, délégué interministériel à la reconstruction de Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Et comme ce rapport doit nourrir le dossier que la France doit envoyer à Bruxelles avant le 29 novembre, le préfet Gustin n'a rien encore voulu révéler de son contenu. Ordre de Matignon ! Le 10 novembre, après le déplacement du Premier ministre à Saint-Martin, Philippe Gustin, qui l'aura accompagné, lui rendra son propre rapport ainsi qu'au président de la République. Le rapport Gustin sera assis en partie sur celui de l'inspection générale de l'administration. Et c'est ce rapport de l'IGA qui permette de mettre une somme en bas de la facture Irma, mais aussi de faire des propositions tendant à chiffrer les améliorations à faire dans le domaine de la résilience des services de l'Etat.

"Ca va faire beaucoup d'argent de l'Etat et de l'Union européenne, assure Philippe Gustin, et nous prendrons la plus grande attention à ce qu'il soit utilisé dans la plus grande transparence et en évitant tout effet d'aubaine."

Le seul chiffre auquel nous avons accès est celui de la solidarité : la Fondation de France a déjà rassemblé quelque 10 millions d'euros et la Croix rouge, 5. Là aussi, le préfet Gustin se montre intransigeant sur la manière dont ces fonds sont distribués. Il a d'ores et déjà mis en garde les collecteurs contre des frais de gestion qui seraient trop gras comme sur la façon dont ils décident de répartir les dons.

La collectivité de Saint-Martin a déjà chiffré à 3,5 milliards les effets d'IRMA, mais il faut compter dans cette somme le coût du rattrapage. Philippe Gustin le reconnaît sans problème : "Pendant quarante ans, concernant l'adduction d'eau et les réseaux, rien n'a été fait..." Ajouté à cela une démographie qui a vu l'île passer de 8 à 35 000 habitants... "Irma a été le révélateur, poursuit le délégué, d'une situation qui lui préexistait et qui aurait pu tout aussi bien être révélée par un séisme."

L'enfouissement des réseaux devrait coûter de 13 à 14 millions à Saint-Martin et un peu moins de 10 millions à Saint-Barth. Un effort est particulièrement fait pour que tous les utilisateurs de réseaux (EDF, télécoms) partagent une autoroute commune afin de réduire les frais. Il est à noter que la fragilité des pylônes d'EDF a été renforcée du fait que de nombreux opérateurs de télécommunication les ont utilisés et ainsi surchargés... "L'investissement sera largement remboursé par l'absence de dégât à venir", insiste M. Gustin qui rappelle qu'il ne s'agit à Saint-Martin que de 50 km2 à couvrir !

Pour l'eau et l'assainissement, l'Agence française de la biodiversité a pris une résolution le 29 septembre dernier pour une première enveloppe de 4 millions, mais pour l'ensemble des les Antilles. Un expert du Conseil général du développement durable accompagnera l'établissement public de l'eau de Saint-Martin pour programmer un plan à moyen et long terme. L'AFB prend en charge 60 % des frais d'assainissement et d'adduction des eaux, et 80 % pour l'épuration. Enfin, le gouvernement de Sint-Maarten et la collectivité territoriale de Saint-Martin devraient cette fois s'entendre et parvenir à prendre en commun la gestion des eaux usées.

La problématique de l'eau est sensible aussi à Saint-Barthélemy car la station d'épuration y a été détruite. L'AFB devrait rallonger son enveloppe.

Du côté des aides déployées par la Banque publique d'investissement, BPI France, le nombre d'entreprises aidées atteint les 582 à Saint-Martin avec 3047 salariés en chômage partiel et 438 à Saint-Barthélemy avec 2288 salariés en chômage partiel. Les experts comptables de Saint-Martin semblent découvrir avec de grands yeux qu'il y avait tant de salariés ! "Il est clair, conclut le préfet Gustin, que le cyclone nous permet de compter enfin les entreprises et les salariés."

FXG, à Paris

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5 novembre 2017 7 05 /11 /novembre /2017 06:51

Biométal remporte son bras de fer contre l'Etat sur l'aide au fret

En écrivant, le 10 mai 2012 au président de l'association martiniquaise pour la promotion de l'industrie (AMPI), pour lui expliquer que les subventions aux entreprises, au titre de l'aide au fret, seraient limitées à 25 % des dépenses éligibles pour l'ensemble des demandes en cours d'instruction jusqu'au 30 juin 2012, et que les nouvelles demandes postérieures au 30 juin 2012 ne seraient pas instruites, le préfet de Martinique a pris des dispositions réglementaires qui outrepassaient ses compétences. La loi de développement économique de l'outre-mer prévoit en effet une participation de l'Etat de l'ordre de 75 % pour l'aide au fret. Or pour justifier les mesures de restrictions qu'il édictait, le préfet avait expliqué qu'elles étaient dues "à l'insuffisance des crédits disponibles pour satisfaire l'ensemble des demandes qui lui étaient présentées"... La société Biométal s'était alors retournée contre les décisions du préfet qui ne lui accordaient pas le taux de subvention maximale pour les années 2010 à 2012 et lui refusaient toute subvention au titre de l'année 2013. Après un échec au tribunal administratif et un autre devant la cour administrative d'appel de Bordeaux, Biométal s'est pourvue en cassation devant le conseil d'Etat. Dans sa décision rendue le 25 octobre 2017, les magistrats du Palais Royal reconnaissent que les décisions du préfet à l'encontre de Biométal sont entachées d'incompétence. En conséquence, ils annulent, les décisions du préfet, le jugement de Fort-de-France et l'arrêt de Bordeaux et ils enjoignent au préfet de Martinique de réexaminer la demande de subvention de Biométal. L'Etat paiera en outre 5000 euros à Biométal.

FXG, à Paris

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5 novembre 2017 7 05 /11 /novembre /2017 06:12
Gilles Saint-louis en tournée hexagonale

Les 25, 26 et 31 octobre, l'humoriste martiniquais, Gilles Saint-Louis, pas encore 26 ans, s'est produit à Bordeaux, Toulouse et au Casino de Paris, sa deuxième scène parisienne après la Cigale, le 5 février dernier. Interview avec un comique "comme jamais !"

"Djamel et Jean-Yves Rupert sont les artistes que j'ai le plus imités"

Comment êtes-vous tombé dans le one man show ?

J'ai toujours voulu faire un spectacle tout seul, du début à la fin, exactement comme le 100 % Debbouze, le spectacle qui m'a donné envie.

Quand avez-vous fait vos premiers pas sur scène ?

C'était en 2011, lors de différentes premières parties d'artistes, aussi bien chanteurs qu'humoristes et puis aussi sur internet avec beaucoup de vidéos, en commençant dans ma chambre, puis en travaillant avec des marques...

Quelle est la pâte de Gilles Saint-Louis ?

C'est lui-même ! C'est sa vraie nature. Bizarrement en étant comédien, je ne m'invente pas une vie, je raconte ce que je vis, comment je perçois les choses et je crois que c'est cette authenticité qui plaît et qui donne envie d'en connaître plus.

Vous avez commencé par faire rire vos parents lors du repas du dimanche ?

Exactement ! Ce n'étaient pas les textes, mais des textes que j'apprenais en regardant la télé ou des DVD dans ma chambre.

Quels étaient vos mentors alors ?

Djamel et Jean-Yves Rupert sont les artistes que j'ai le plus imités.

Et votre premier contact avec le théâtre ?

Ca a été au collège Corydon à Fort-de-France, à l'atelier théâtre entre midi et deux. Je me retrouvais avec quelques autres élèves, nous n'étions pas très nombreux, mais on aimait bien ce qu'on faisait.

Vous vous destiniez à quelles études ?

Forcément comédien, ce n'est pas un vrai métier, donc ma maman voulait que j'ai un plan B au cas où ! Donc à côté de ça, j'ai préparé un bac de sciences et techniques de gestion, puis un BTS de management des unités commerciales. J'ai travaillé dans la vente, à Conforama, à Disney, à la FNAC... J'avais quelques bases, mais je voulais m'épanouir dans ce que j'aime. Je décide de tenter le coup et je suis pris au cours Florent... Une nouvelle expérience parce que c'était la première fois que je me retrouvais dans une école où l'on ne parlait que de théâtre. Pour une fois, je ne me sentais pas rejeté !

Racontez-nous votre première scène...

C'était la première partie de XMan à l'Atrium...1000 personnes ! J'ai eu un stress énorme mais ça a été un très bon exercice. Puis j'ai fait la première partie de Jean-Yves Rupert à Bercy. Donc, là, on parle de 8 000 personnes ! Et puis il y a eu Djamel Debbouze quand il est retourné en Martinique... L'histoire avec Djamel, c'est que quand j'étais plus jeune, à l'âge de 13 ans, il était venu en Martinique jouer le 100 % Debbouze que je connaissais par choeur. A la fin du show, il faisait monter un enfant sur scène et ce soir là, ça a été moi. On a eu un échange rapide et je kieffe ce qui se passe sur scène. Le lendemain, dans le France-Antilles, un article était consacré à Djamel. Quelques lignes disaient que Djamel avait monter sur scène le jeune Gilles de 13 ans, pas impressionné une minute et qui a de l'avenir dans la profession ! Ca a été un sacré déclic !

Et onze ans plus tard, Djamel revient en Martinique...

Je me suis débrouillé pour le rencontrer, lui rappeler l'affaire. Il m'avait offert un tee-shirt que je lui montre. Il était complètement délavé ! Il m'a alors proposé de faire sa première partie ! C'est incroyable mais vrai !

Quand vous revoit-on au pays ?

En décembre, j'ai bien envie de faire un spectacle avec mes collègues humoristes aussi bien le Martiniquais Boby, les Guadeloupéens, Yolo et Mat le Buzz que les Guyanais Safia ou Cleveland ! Et je réfléchis déjà à mon prochain spectacle là bas d'autant que je ne suis jamais allé au Martinique Comedy club.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 07:21
Serge Létchimy (Nouvelle gauche), Huguette Bello (GDR) et Olivier Serva (LREM) sont les rapporteurs du budget de la mission Outtre-mer

Serge Létchimy (Nouvelle gauche), Huguette Bello (GDR) et Olivier Serva (LREM) sont les rapporteurs du budget de la mission Outtre-mer

Les commissions donnent un avis favorable au budget de l'Outre-mer

L'examen des crédits de la mission outre-mer par les commissions des affaires économiques, des lois et des finances réunies a nécessité quelque trois heures de débats lundi soir à l'Assemblée nationale. Face à la ministre des Outre-mer, les trois rapporteurs représentaient trois groupes politiques différents. La question de la baisse de l'aide au logement, de Ladom, du plan séisme, de fonds vert ont occupé l'essentiel des débats.

Un seul amendement, porté par Olivier Serva, a été adopté. Il consiste en la création d'un fonds de garantie de 10 millions d'euros pour préfinancer le crédit d'impôt pour les entreprises de moins de cinq salariés.

Sur l'ensemble de la mission Outre-mer, Serge Létchimy (Nouvelle gauche), au nom de la commission des affaires économiques, s'est abstenu de donner un avis favorable. Huguette Bello (GDR), au nom de la commission des lois, a donné un avis défavorable. Enfin, Olivier Serva (LREM), rapporteur spécial, a émis un avis favorable. A final, les trois commissions ont émis un avis favorable aux crédits de la mission Outre-mer qui sera prochainement discuté dans l'hémicycle du palais Bourbon.

FXG, à Paris

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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 06:55

La République en marche s'implante outre-mer

Mael Disa, en Guadeloupe, Charlotte Gressier en Martinique, l'ancienne sénatrice Karine Claireaux à Saint Pierre et Miquelon, la conseillère économique, sociale et environnementale, Inès Bouchaut Choisy à Saint Martin et Saint Barthelemy, Patrick Louis en Nouvelle-Calédonie, Heimana Garbet en Polynésie Française, Aminat Hariti à Mayotte et Henri Chane Tef à la Réunion sont les huit référents de la République en marche dans les Outre-mer, aux côtés des seize autres qui ont été nommés pour les Français de l'étranger. Ces 24 nouveaux référents viennent s’ajouter aux 110 référents métropolitains désignés le 6 octobre dernier. Ils représentent le parti macronien dans l’ensemble des départements d'outre-mer et à l’étranger pour les trois prochaines années. Le référent de la Guyane sera nommé d’ici la fin de l’année, indique la direction parisienne.

Bénévoles du mouvement, ils assurent l’animation politique des territoires en lien avec les élus LREM, la coordination des actions citoyennes et veillent au respect de la charte des valeurs du mouvement.

La République En Marche compte à ce jour 383 000 adhérents dont 3 800 dans les territoires d’outre-mer et 25 000 à l’étranger, ainsi que 3 850 comités locaux en France dont 474 comités à l’étranger répartis dans 110 pays et 48 dans les territoires d’outre-mer.

FXG, à Paris

 

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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 06:36
Lycinaïs Jean à l'Elysée Montmartre

Lycinaïs Jean sera à l'Elysée Montmartre ce 4 novembre où elle présentera son premier album solo sorti la veille. La toute jeune artiste est martiniquaise du Lamentin par son père et Guadeloupéenne de Trois-Rivières par sa mère. Son nom d'artiste, elle l'a composée elle-même en prenant deux lettres de chacun de ses prénoms avec son nom de famille et c'est ce nom recomposé qu'elle a donné à son premier album. Interview

"Tout le monde a son petit jardin secret"

Premier album, première scène parisienne... Ca vous émeut, ça vous donne le vertige ?

Un peu de tout, mais ça va se finir en positif ! La pression qu'on se met, c'est la même à chaque fois qu'on va monter sur scène, mais c'est une bonne pression ! On s'attend à certaines choses, du coup on stresse beaucoup, mais il ne faut pas se focaliser. Il suffit de bien préparer son spectacle ! Une fois les premières notes massées, ça se passe toujours bien !

Quel mot choisiriez-vous pour décrire votre univers ?

Pop caribéenne ! On m'a connue beaucoup sur du zouk, parfois dancehall, parfois trap... Je suis assez éclectique ! J'écoute de tout, donc je m'inspire de tout ! Mais sur mon album, on va découvrir de la pop, presque de la pop rock, de la pop caribéenne, de la pop à ma sauce !

C'est ce qui explique votre look ?

J'aime beaucoup le style un peu vintage !

Quelle langue habitez-vous ?

Difficile de répondre parce que j'ai vécu entre la Guadeloupe, la France, la Martinique... Alors, je dirai la langue universelle, celle du coeur !

Comment exprimez-vous votre caribéanéité ?

Elle s'exprime dans le flow ! Quand on entend ma voix, on sait que je suis Caribéenne, que je suis black, noire ! Et dans mon écriture aussi quand j'écris des textes en créole... La poésie créole et la poésie française sont des choses différentes, ça me sert !

Vous dîtes que vous avez mis du temps à admettre que vous étiez une artiste. Que voulez-vous dire ?

J'ai toujours su que j'étais artiste dans le sens où j'étais passionnée de musique. Mais ce n'était qu'une passion dont j'avais besoin pour respirer, pour vivre... Quand j'ai commencé à le partager sur Internet, qu'une petite communauté s'est constituée autour de moi, qu'elle s'agrandissait... Au moment où j'ai commencé à me professionnaliser, comprendre qu'il y avait un intérêt dans ce que je faisais et quand j'ai sorti mon premier single, c'est là que je suis devenue artiste de métier ! Ca a commencé à ce moment, quand c'est devenu plus qu'une passion !

Auriez-vous pu imaginer faire autre chose ?

J'ai fait des études dans le commerce et dans la cuisine, mais honnêtement, je ne l'ai pas fait avec grande conviction. J'avais pris une année sabbatique où je n'ai fait que de la musique puisque je n'avais que ça à faire et c'est comme ça que c'est venu. C'est au cours de cette année sabbatique que j'ai publié des vidéos, que j'ai commencé à me faire connaître.

Comment vos parents ont pris la chose ?

Au début, ils ont eu peur. Ils ont toujours admiré le talent, toujours apprécié m'entendre, quand ils l'ont découvert, parce qu'au début, ils ne savaient pas du tout. Ma mère n'était pas au courant que je chantais ; mon père, qui est musicien, non plus, mais il savait que je faisais de la guitare, que j'aimais la batterie... Ils ont eu peur au début parce qu'ils s'attendaient quand même à ce que je choisisse d'abord un métier, une voie professionnelle et que je prenne la musique à côté. Sauf que quand on est artiste dans l'âme, c'est difficile de se dire qu'on va travailler et trouver du temps pour faire de la musique. L'inspiration, c'est quelque chose de très délicat. Il faut avoir du temps, se libérer l'esprit et le seul moyen, c'est de se lancer à fond ! Ne faire que ça ! Aujourd'hui, ils sont plutôt rassurés et contents pour moi.

Qui est votre public ?

Il n'y pas seulement les gens de chez moi, c'est-à-dire aux Antilles qui m'écoutent, plus ça va, il y a des gens en France, en Afrique, même en Allemagne ! Je peux aller plus loin que chez moi, exporter ma musique un peu plus loin ! Aujourd'hui, ma motivation, c'est ça !

L'album porte votre nom, pourquoi ?

On a fait simple, parce que c'est un descriptif émotionnel de moi. Ce sont mes émotions que j'ai mises à plat, sur lesquelles j'ai mis des notes et que j'ai chantées. Le fil conducteur, c'est l'amour, celui qu'on se porte les uns les autres en société, celui qu'on se porte quand on est en couple... On peut aussi parfois identifier l'amour pour son pays dans un titre qui ne parle absolument pas de ça... J'ai des phrases parfois que j'écris dans certains contextes et que j'ai collé dans un autre contexte !

Vous aimez bien brouiller les pistes ?

Je fais ça souvent ! J'ai quand même mon côté pudique et je trouve que je me livre déjà beaucoup dans ma musique, faut laisser une petite part de mystère ! Les gens, ils écoutent les textes et ils se disent tout de suite que c'est ta vie ! Ils ne sont pas dupes ! Donc, il faut se protéger. Tout le monde a son petit jardin secret, moi aussi !

Propos recueillis par FXG, à Paris

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