Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 06:55

La République en marche s'implante outre-mer

Mael Disa, en Guadeloupe, Charlotte Gressier en Martinique, l'ancienne sénatrice Karine Claireaux à Saint Pierre et Miquelon, la conseillère économique, sociale et environnementale, Inès Bouchaut Choisy à Saint Martin et Saint Barthelemy, Patrick Louis en Nouvelle-Calédonie, Heimana Garbet en Polynésie Française, Aminat Hariti à Mayotte et Henri Chane Tef à la Réunion sont les huit référents de la République en marche dans les Outre-mer, aux côtés des seize autres qui ont été nommés pour les Français de l'étranger. Ces 24 nouveaux référents viennent s’ajouter aux 110 référents métropolitains désignés le 6 octobre dernier. Ils représentent le parti macronien dans l’ensemble des départements d'outre-mer et à l’étranger pour les trois prochaines années. Le référent de la Guyane sera nommé d’ici la fin de l’année, indique la direction parisienne.

Bénévoles du mouvement, ils assurent l’animation politique des territoires en lien avec les élus LREM, la coordination des actions citoyennes et veillent au respect de la charte des valeurs du mouvement.

La République En Marche compte à ce jour 383 000 adhérents dont 3 800 dans les territoires d’outre-mer et 25 000 à l’étranger, ainsi que 3 850 comités locaux en France dont 474 comités à l’étranger répartis dans 110 pays et 48 dans les territoires d’outre-mer.

FXG, à Paris

 

Partager cet article

Repost0
4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 06:36
Lycinaïs Jean à l'Elysée Montmartre

Lycinaïs Jean sera à l'Elysée Montmartre ce 4 novembre où elle présentera son premier album solo sorti la veille. La toute jeune artiste est martiniquaise du Lamentin par son père et Guadeloupéenne de Trois-Rivières par sa mère. Son nom d'artiste, elle l'a composée elle-même en prenant deux lettres de chacun de ses prénoms avec son nom de famille et c'est ce nom recomposé qu'elle a donné à son premier album. Interview

"Tout le monde a son petit jardin secret"

Premier album, première scène parisienne... Ca vous émeut, ça vous donne le vertige ?

Un peu de tout, mais ça va se finir en positif ! La pression qu'on se met, c'est la même à chaque fois qu'on va monter sur scène, mais c'est une bonne pression ! On s'attend à certaines choses, du coup on stresse beaucoup, mais il ne faut pas se focaliser. Il suffit de bien préparer son spectacle ! Une fois les premières notes massées, ça se passe toujours bien !

Quel mot choisiriez-vous pour décrire votre univers ?

Pop caribéenne ! On m'a connue beaucoup sur du zouk, parfois dancehall, parfois trap... Je suis assez éclectique ! J'écoute de tout, donc je m'inspire de tout ! Mais sur mon album, on va découvrir de la pop, presque de la pop rock, de la pop caribéenne, de la pop à ma sauce !

C'est ce qui explique votre look ?

J'aime beaucoup le style un peu vintage !

Quelle langue habitez-vous ?

Difficile de répondre parce que j'ai vécu entre la Guadeloupe, la France, la Martinique... Alors, je dirai la langue universelle, celle du coeur !

Comment exprimez-vous votre caribéanéité ?

Elle s'exprime dans le flow ! Quand on entend ma voix, on sait que je suis Caribéenne, que je suis black, noire ! Et dans mon écriture aussi quand j'écris des textes en créole... La poésie créole et la poésie française sont des choses différentes, ça me sert !

Vous dîtes que vous avez mis du temps à admettre que vous étiez une artiste. Que voulez-vous dire ?

J'ai toujours su que j'étais artiste dans le sens où j'étais passionnée de musique. Mais ce n'était qu'une passion dont j'avais besoin pour respirer, pour vivre... Quand j'ai commencé à le partager sur Internet, qu'une petite communauté s'est constituée autour de moi, qu'elle s'agrandissait... Au moment où j'ai commencé à me professionnaliser, comprendre qu'il y avait un intérêt dans ce que je faisais et quand j'ai sorti mon premier single, c'est là que je suis devenue artiste de métier ! Ca a commencé à ce moment, quand c'est devenu plus qu'une passion !

Auriez-vous pu imaginer faire autre chose ?

J'ai fait des études dans le commerce et dans la cuisine, mais honnêtement, je ne l'ai pas fait avec grande conviction. J'avais pris une année sabbatique où je n'ai fait que de la musique puisque je n'avais que ça à faire et c'est comme ça que c'est venu. C'est au cours de cette année sabbatique que j'ai publié des vidéos, que j'ai commencé à me faire connaître.

Comment vos parents ont pris la chose ?

Au début, ils ont eu peur. Ils ont toujours admiré le talent, toujours apprécié m'entendre, quand ils l'ont découvert, parce qu'au début, ils ne savaient pas du tout. Ma mère n'était pas au courant que je chantais ; mon père, qui est musicien, non plus, mais il savait que je faisais de la guitare, que j'aimais la batterie... Ils ont eu peur au début parce qu'ils s'attendaient quand même à ce que je choisisse d'abord un métier, une voie professionnelle et que je prenne la musique à côté. Sauf que quand on est artiste dans l'âme, c'est difficile de se dire qu'on va travailler et trouver du temps pour faire de la musique. L'inspiration, c'est quelque chose de très délicat. Il faut avoir du temps, se libérer l'esprit et le seul moyen, c'est de se lancer à fond ! Ne faire que ça ! Aujourd'hui, ils sont plutôt rassurés et contents pour moi.

Qui est votre public ?

Il n'y pas seulement les gens de chez moi, c'est-à-dire aux Antilles qui m'écoutent, plus ça va, il y a des gens en France, en Afrique, même en Allemagne ! Je peux aller plus loin que chez moi, exporter ma musique un peu plus loin ! Aujourd'hui, ma motivation, c'est ça !

L'album porte votre nom, pourquoi ?

On a fait simple, parce que c'est un descriptif émotionnel de moi. Ce sont mes émotions que j'ai mises à plat, sur lesquelles j'ai mis des notes et que j'ai chantées. Le fil conducteur, c'est l'amour, celui qu'on se porte les uns les autres en société, celui qu'on se porte quand on est en couple... On peut aussi parfois identifier l'amour pour son pays dans un titre qui ne parle absolument pas de ça... J'ai des phrases parfois que j'écris dans certains contextes et que j'ai collé dans un autre contexte !

Vous aimez bien brouiller les pistes ?

Je fais ça souvent ! J'ai quand même mon côté pudique et je trouve que je me livre déjà beaucoup dans ma musique, faut laisser une petite part de mystère ! Les gens, ils écoutent les textes et ils se disent tout de suite que c'est ta vie ! Ils ne sont pas dupes ! Donc, il faut se protéger. Tout le monde a son petit jardin secret, moi aussi !

Propos recueillis par FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 05:10
Nadine Hafidou, présidente de l'ACCIOM, à Paris le 26 octobre denrier

Nadine Hafidou, présidente de l'ACCIOM, à Paris le 26 octobre denrier

L'ACCIOM inquiète pour les ressources de ses membres

L'association des chambres de commerce et d'industrie d'outre-mer (ACCIOM) a tenu son assemblée générale mardi dernier à Paris. L'occasion pour ses onze membres, alors que se discutent les budgets de la Sécurité sociale et de la Nation et que s'ouvrent les assises des Outre-mer, de faire le point de son action et d'arrêter quelques points de vue. Ainsi, Nadine Hafidou, présidente de l'ACCIOM, regrette que le projet de loi de finances, dont la première partie (les recettes) a été adoptée samedi dernier en première lecture par l'Assemblée nationale, prévoit une baisse de 17 % des recettes fiscales. "Cela impacte directement les CCI, dit-elle, parce que nous fonctionnons sur ces recettes et celles liées aux équipements que nous gérons dans les outre-mer, or la plupart de nos CCI ont perdu la gestion des ports et des aéroports !" Elle estime à 35 % la baisse des ressources des CCI en cinq ans. Pendant la campagne présidentielle, le président Macron avait promis aux CCI d'outre-mer de stabiliser leurs ressources fiscales. "C'était un engagement fort qu'il n'a pas tenu !" L'ACCIOM qui fonctionne comme un groupement d'intérêt, un lobby a fait passer une série d'amendements pour limiter cette baisse des ressources. Lors de l'examen de l'article 19, samedi dernier, ils ont tous été recalés.

Globalement, les CCI ont obtenu que le fonds de péréquation soit relevé de 20 millions d'euros. Mais c'est au bénéfice des zones de revitalisation rurale. Seule la Guyane est éligible, pas même Mayotte !

L'expérimentation du RCS en panne

Les administrateurs de l'ACCIOM ont aussi évoqué le sujet du registre de commerce des sociétés (RCS). La loi Lurel et la loi Macron 2 prévoyaient d'en confier la gestion aux CCI de Guadeloupe, Martinique et Réunion pour une période expérimentale de trois ans. Mais pour l'heure, aucune avancée avec la ministère de la Justice. "Nous ne pourrons démarrer que lorsqu'une convention sera signée avec la place Vendôme", explique Mme Hafidou. Théoriquement la fin de la période d'expérimentation devait être le 1er janvier 2019. Mais comme rien n'a commencé, il faudra  que Matignon accepte de prolonger l'échéance. Xavier Brunetière, le conseiller de Matignon, lors de son audition à la DGOM de l'Assemblée nationale, semble avoir donné le feu vert. Car c'est la CCI de Guadeloupe qui a lancé l'élaboration d'un logiciel de gestion du RCS dont la phase de test pourrait démarrer avant la fin de l'année.

Pour le reste, l'ACCIOM a fléché trois actions sur la part outre-mer du fonds de péréquation : la mise à jour du code de l'entreprise outre-mer, la création d'un observatoire économique commun pour donner de la visibilité aux activités économiques ultramarines et parallèlement, la création d'un site Internet de l'ACCIOM.

FXG, à Paris

L'ACCIOM renâcle sur les Assises des Outre-mer

Les membres de l'ACCIOM ont rencontré, lundi dernier, quelques membres de l'équipe projet ultramarin et le coordinateur des assises des Outre-mer, Thierry Bert. "Nous sommes tous un peu frustrés avec ces assises, confie Mme Hafidou. Nous sommes tous conscients du diagnostic et on va le répéter et aggraver la liste de ce qui ne va pas...Thierry Bert, naïvement, veut des projets concrets, pratiques... Mais aller parler quand le régalien n'est pas réglé, ce n'est pas évident surtout pour la Guyane ou Mayotte où les problèmes de santé et de sécurité sont plus que réels!"

A la suite de cette rencontre, lors de l'assemblée générale, la présidente de la CCI de la Guyane s'est énervée contre le président de la CCI de Paris, Dominique Restino, en laissant entendre qu'il avait l'air de découvrir ce qu'il se passe en outre-mer. "Nous sommes tous déçus, poursuit, Nadine Hafidou, de voir ces personnalités qui auront de bons avis sans doute, mais pas la même implication que nous dans les Outre-mer."

Voir les commentaires

Partager cet article

Repost0
3 novembre 2017 5 03 /11 /novembre /2017 06:13
Emmanuel macron à Cayenne le 28 octobre (photo MJ/France-Guyane)

Emmanuel macron à Cayenne le 28 octobre (photo MJ/France-Guyane)

Economie et formation professionnelle au coeur des assises

Dans son discours de lancement des assises des Outre-mer à Cayenne, samedi dernier, le président de la République a longuement développé la philosophie des ambitions que sa ministre aura à coordonner.

A travers son discours, il a anticipé la réponse des critiques des parlementaires sur son premier budget...

"Je crois à l'investissement dans des filières économiques, aux aides aux entreprises pour baisser le coût du travail et à une politique de formation et d'insertion." Emmanuel Macron veut faire de la commande publique le levier du développement de filières locales avec "des critères d'emplois locaux, des critères sociaux, même des critères environnementaux" et bien sûr en "simplifiant les règles". Et tandis que les parlementaires ont pointé la "désanctuarisation" de la ligne budgétaire unique (qui sert à financer le logement social), le président a dit ce qu'il entendait faire pour le BTP et le logement : "Son financement sera stabilisé sur la durée du quinquennat." Il a ainsi annoncé qu'un projet de loi logement serait présenté avant la fin de l'année avec un chapitre outre-mer.

Le président plaide encore pour la modernisation des infrastructures touristiques : "L'Etat, la Caisse des Depôts et Consignations doivent venir en soutien dans une stratégie qui a commencé à se déployer pour l'Hexagone et qui a trop largement oublié les Outre-mer ".

Le président assure encore que la commande publique participera aussi à structurer la filière énergétique et renouvelable, à réduire les délais de réalisation et adapter la programmation pluriannuelle énergétique (PPE) aux réalités des territoires.

Même pragmatisme avec la filière agricole et agroalimentaire où il veut, partout, augmenter la production et la consommation locale, notamment à la Martinique et à la Guadeloupe où le taux de dépendance alimentaire est supérieur à 60% voire 80% dans certains endroits. Le président suggère de développer des stratégies de culture polyvalente "pour construire une vraie souveraineté alimentaire de nos Outre-mer qui sera un des facteurs de la lutte contre la vie chère." Pour cela, Emmanuel Macron recommande une stratégie de formation des jeunes pour répondre aux besoins locaux.

Formation et mobilité

Le président compte "transformer la politique de formation sur les territoires pour éviter d'imposer des milliers de kilomètres aux uns et aux autres". C'est le début de l'explication de la suppression de 13 % du budget de Ladom dans le budget en cours d'examen. Le président rappelle d'abord qu'il va investir 15 milliards pendant ce quinquennat pour l'action en matière de formation et d'éducation. Mais il veut aussi que l'on "repense profondément l'aide à la mobilité". Ce sujet sera au cœur des assises notamment à la Guadeloupe et la Martinique : "Nous devons développer des formations aux Antilles pour réussir dans les filières qui sont adaptées. Et ça vaut aussi pour la Guyane (...) Il est complètement fou de voir aujourd'hui des jeunes qui vont aller chercher des formations qualifiantes en Hexagone pour des besoins en emplois sur les territoires !" Le projet présidentiel est donc d'investir sue part de ces 15 milliards dans la formation et de diminuer de 10 à 15 % chaque année le budget de Ladom, soit 50 % en cinq ans. Il s'en explique ainsi : "Ce n’est pas de la dépense de fonctionnement, c'est de l'investissement d'avoir des formations de qualité..."

Emmanuel Macron veut non seulement éviter les départs, mais il veut également "accompagner sur le plan tarifaire les retours". Il en est ainsi de l'initiative de la Région Réunion qui finance 100 000 billets par an. "Je veux que l’Etat puisse être non seulement à vos côtés mais aux côtés de toutes les collectivités pour là aussi développer ces facilités."

Au-delà des grands sujets régaliens (justice, sécurité, santé), le président a insisté sur "l'esprit de responsabilité (qui) doit être partagé par tout sur chaque once de ce territoire parce que le combat que quelques-uns d'entre vous menez, c'est un combat digne, fort, il est plus dur que de s'habituer aux facilités passées."

Churchill concluait un semblable discours en promettant du sang, de la sueur et des larmes !

FXG, à Paris

Les ateliers évoqués

Fonction publique

Un chantier sera ouvert avec le directeur général de la fonction publique Thierry LE GOFF avec les organisations syndicales et les DRH des ministères. Emmanuel Macron a rappelé son engagement à ne pas toucher aux 40 % de sur-rémunération, mais cette position aura "à terme vocation à bouger". Pour autant, le président est prêt pour "une vraie politique d'attractivité (...) en valorisant la carrière de nos concitoyens ultramarins là où ils sont nés" afin que "la fonction publique d'Etat ressemble aux territoires qu'elle administre". Pour cela, il veut des filières d'excellence. Là aussi des conclusions sont attendues pour l'été.

Collectivités publiques

Emmanuel Macron s'engage pour maintenir les dotations des 319 collectivités publiques territoriales sur la durée du quinquennat. En échange de quoi, il leur demande une profonde restructuration ("investir davantage et peut-être de dépenser moins en fonctionnement"). Cela aussi doit faire l'objet d'un chantier.

Erasmus régional

Le président a indiqué avoir "poussé l'Union européenne en ayant un Erasmus adapté". Un dispositif qui permettrait aux jeunes guyanais d'aller faire des échanges universitaires au Brésil, en Colombie ; les Réunionnais, à Madagascar ou en Afrique et les Antillais dans la Caraïbe

Un statut international des lieux de naissance  

Le chef de l'Etat a indiqué être "prêt à réfléchir à un statut international des lieux de naissance et des zones frontalières" sans remettre en causel'aide médicale d'Etat. Il a ainsi voulu aborder la question de l'attractivité de nos territoires avec leurs structures de santé et la question du droit du sol... Il invite aussi à bâtir une coopération en matière de santé avec les Comores, "pour éviter un tourisme sanitaire qui conduit ensuite à des installations dans la durée". Une ligne valable également pour la Guyane, voire Saint-Martin.

Congés bonifiés et billets d'avion

"Les congés bonifiés tels qu'ils fonctionnent aujourd'hui ne sont plus adaptés à un temps où il fallait prendre le bateau durant des mois pour rejoindre sa famille." Le président propose de permettre des retours plus fréquents et une politique de billets d'avion beaucoup moins chers. "Aujourd'hui, a-t-il dénoncé, c'est un système d'entente en quelque sorte sur le dos des personnes et des finances de l'Etat, où on fait payer plusieurs milliers d'euros de plus le billet d'avion à celui qui revient pour son congé bonifié..." Il propose donc une politique de concurrence "beaucoup plus vigilante pour les monopoles dans chacun de nos territoires, (...) comme pour les compagnies aériennes et leur politique tarifaire."

Partager cet article

Repost0
3 novembre 2017 5 03 /11 /novembre /2017 05:29
Fabrice di Falco à la Rhumerie de Saint-Germain des Près

Fabrice di Falco à la Rhumerie de Saint-Germain des Près

Fabrice di Falco, contre-ténor, présentera lors de deux soirées au célèbre bal parisien de la rue Blomet, un concert classique le 3 novembre, un concert jazz le 7 décembre, avant de venir à l'Atrium et à l'Artchipel en 2018. Interview.

"Je veux partager la scène du bal nègre"

Pourquoi ce concert classique au Bal de la rue Blomet, temple du jazz ?

J'ai voulu faire ce concert classique au bal nègre, parce que la musique classique et l'opéra étaient la musique du peuple ! Et le bal nègre était en son temps le bal du peuple ! Faire de l'opéra dans un endroit où le peuple a sa place, ça me plaît !

Vous privilégiez la musique religieuse, pourquoi ?

Parce que l'opéra est né avec la musique classique religieuse. Vivaldi, le prêtre roux, a écrit le "Stabat mater" pour contre-ténor et ensemble baroque. Pergolese a écrit le "Salve regina" avant de mourir à 26 ans de la tuberculose. C'est un hommage aux castrats à la chapelle Sixtine...

Avant qu'ils ne viennent à l'opéra ?

Les castrats ont vu qu'ils ne gagnaient pas d'argent avec l'église, ils sont allés chanter la musique de Haendel, à l'opéra, là où on leur proposait de vrais cachets ! Ils sont d'ailleurs vite devenus les divas. Ma deuxième partie, ce sont les divas de l'opéra baroque au bal nègre ! Je suis accompagné de l'ensemble baroque Sine qua non de Julien Leleu avec lequel je vais réenregistrer l'année prochaine mon album "Les Sauvages", mais cette fois en classique...

Vous revenez au bal de la rue Blomet le 7 décembre, avec quel répertoire ?

Je vais reprendre exactement le même programme baroque mais en version jazz avec le Di Falco quartet, celui avec lequel j'ai enregistré pour Sony "Les sauvages" en version jazz.

Vous partez ensuite en tournée avec le chanteur Raphaël, racontez-nous cette rencontre...

L'an dernier Raphaël et Gaëtan Roussel m'ont demandé d'enregistrer avec eux un titre, "Quel genre d'ami ferait ça", parce qu'il voulait faire un clin d'oeil à Klaus Nomi un peu comme l'avaient fait Freddy Mercury et Montserrat Caballe. Depuis la sortie de son album, qui s'appelle "Anticyclone", notre titre fait un joli succès, et la production de Raphaël m'a proposé de faire la fin de sa tournée et celle de l'an prochain...

Et les Antilles, c'est pour bientôt ?

Je devrai venir en 2018 présenter aussi bien l'ensemble baroque "Les Sauvages" et le "Di Falco quartet" en jazz parce que le public martiniquais m'a créé, m'a carrément conçu ! Ma mère est martiniquaise et j'ai grandi au lycée de Bellevue. Gisèle Aubéry a été mon professeur de musique ! Chaque année, grâce à Gislaine Bellance, je retourne à mon lycée, mais également dans les écoles et collèges de Guadeloupe et Martinique donner des masterclass de chant pour amener l'opéra jusqu'à eux et trouver de nouveaux talents. J'ai envie de susciter des vocations et de ramener en métropole certains contre-ténors ou sopranistes.

Vous voulez les présenter lors de la résidence que vous ferez au bal de la rue Blomet l'an prochain ?

Je présenterai des concerts classiques et de jazz, mais je ne serai pas toujours en scène. Je mettrai des musiciens et des chanteurs en valeur, certains de mes élèves mais également pas que les miens. On m'a beaucoup aidé il y a vingt ans, maintenant que j'ai 43 ans, il me revient d'aider la nouvelle génération et je veux lui faire partager la scène du bal nègre !

Vous n'avez cessé de parler du bal nègre, mais son nom est le bal Blomet...

Je trouverai extraordinaire que le bal Blomet redevienne le bal nègre car "nègre" n'est pas une insulte, c'est même le grand hommage que l'on doit à la négritude ! Aimé Césaire s'est battu pour la négritude ! Jean Genêt a écrit "Les Nègres", Michaël Levinas a écrit l'opéra "Les nègres" et ça n'a posé aucun problème. On a appelé le Chevalier de Saint-George, le nègre des lumières... Alors moi, quand je joue au bal Blomet, je dis que je joue au bal nègre !

Propos recueillis par FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 14:31
L'usine de biométal au Robert

L'usine de biométal au Robert

Biométal remporte son bras de fer contre l'Etat sur l'aide au fret

En écrivant, le 10 mai 2012 au président de l'association martiniquaise pour la promotion de l'industrie (AMPI), pour lui expliquer que les subventions aux entreprises, au titre de l'aide au fret, seraient limitées à 25 % des dépenses éligibles pour l'ensemble des demandes en cours d'instruction jusqu'au 30 juin 2012, et que les nouvelles demandes postérieures au 30 juin 2012 ne seraient pas instruites, le préfet de Martinique a pris des dispositions réglementaires qui outrepassaient ses compétences. La loi de développement économique de l'outre-mer prévoit en effet une participation de l'Etat de l'ordre de 75 % pour l'aide au fret. Or pour justifier les mesures de restrictions qu'il édictait, le préfet avait expliqué qu'elles étaient dues "à l'insuffisance des crédits disponibles pour satisfaire l'ensemble des demandes qui lui étaient présentées"... La société Biométal s'était alors retournée contre les décisions du préfet qui ne lui accordaient pas le taux de subvention maximale pour les années 2010 à 2012 et lui refusaient toute subvention au titre de l'année 2013. Après un échec au tribunal administratif et un autre devant la cour administrative d'appel de Bordeaux, Biométal s'est pourvue en cassation devant le conseil d'Etat. Dans sa décision rendue le 25 octobre 2017, les magistrats du Palais Royal reconnaissent que les décisions du préfet à l'encontre de Biométal sont entachées d'incompétence. En conséquence, ils annulent, les décisions du préfet, le jugement de Fort-de-France et l'arrêt de Bordeaux et ils enjoignent au préfet de Martinique de réexaminer la demande de subvention de Biométal. L'Etat paiera en outre 5000 euros à Biométal.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 11:27

Air France aux Maldives, French Blue à Tahiti

Depuis le 1er novembre. Air France met deux vols hebdomadaires à destination de Malé, la capitale des Maldives, au départ de Paris-Charles de Gaulle. Ces vols sont opérés en Boeing 777-200, d'une capacité de 312 sièges dont 28 en cabine Business, 24 en cabine Premium Economy et 260 en cabine Economy. Ces vols sont opérés le mercredi et le samedi au départ de Paris, jeudi et dimanche au départ de Malé jusqu'au 29 avril 2018.

A la même date, la compagnie low cost du groupe dubreuil, French Flue annonce qu'elle desservira la Polynésie française au départ de Paris Orly-Sud, via San Francisco, à partir de mai 2018. Cette nouvelle liaison sera opérée en A350-900 XWB, le dernier né d'Airbus. La compagnie proposera deux vols aller-retour hebdomadaires tout au long de l'année et une troisième rotation en haute saison. Marc Rochet, Président de French blue a indiqué par ailleurs qu'il allait pouvoir lancer des recrutements de personnels y compris en Polynésie.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 11:16

Edouard Philippe annoncé pour les 4, 5 et 6 novembre

Le voyage officiel du Premier ministre aux Antilles françaises est en cours de préparation selon son service de presse. Edouard Philippe avait indiqué au lendemain du passage du cyclone Irma sur les îles de Saint-Barthélemy et Saint-Martin qu'il se rendrait dans les îles sinistrées au moment de la Toussaint, en compagnie du ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer. Le Premier ministre pourrait ainsi donc effectuer ce déplacement le 4 en Martinique, le 5 en Guadeloupe et le 6 novembre à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 06:40
Meeting solidaire à Saint-Cloud

Une course pour les sinistrés d'Irma

L'écurie bleu outre-mer a organisé une course en solidarité avec les sinistrés d'Irma.

France Galop leur a dédié le quinté du jour.

Le quinté d'hier à Saint-Cloud a été rebaptisé "prix solidarité avec les Antilles". Habituellement, c'est le "prix des boucles de la Seine" ! C'était la première course de l'après-midi ouverte aux paris (avec une dotation de 52 000 euros) à l'hippodrome de Saint-Cloud, mais auparavant, une autre course, hors pari mutuel, était donnée pour rendre hommage aux victimes des ouragans Irma et Maria, sous le nom du prix "Bleu outre-mer". Entièrement organisé par l'écurie Bleu outre-mer, cette course a été imaginée par l'ancien journaliste de France Ô/RFO et ancien présentateur de feue Top course, Jack Vautrin (photo).

Celui-ci qui dirige l'écurie bleu outre-mer depuis 2015, a confié Bamba, sa jument de 4 ans, à la cavalière martiniquaise Luana Lalung, tandis qu'il confiait au Guadeloupéen Didier Gengoul, le hongre Jack l'effronté. A noter sur la ligne de départ, un autre caribéen, le jockey barbadien, Louis-Philippe Beuzelin qui, pour marquer sa solidarité, a renoncé à cinq montes pour courir celle-ci ! Les neuf cavaliers au départ arboraient tous un brassard noir au bras en hommage aux victimes des deux ouragans Irma et Maria.

"C'était une très jolie course, a déclaré Jack Vautrin, avec quasiment tous les chevaux du côté de la corde et deux du côté de la lice. Finalement, c'est Bonsaï, monté par Maxime Guyon, qui l'emporte. Notre jument, Bamba, court bien. Elle termine cinquième, une belle position."

20 000 euros du PMU à la Fondation de France

Luana est ainsi parvenue à rester dans son objectif, le top 5. "L'entraîneur m'avait demandé de faire une course gentille, une couse de rentrée... Donc, j'y suis allée sagement !" Didier Gengoul aussi a passé un bon moment, même s'il finit avant dernier : "On s'attendait un peu au résultat... L'entraîneur de Jack l'effronté m'a prévenu que ce n'était pas un cheval pour ce type de course, mais un cheval d'obstacle, un cheval de 3000 m..." Didier l'a bien fait partir et l'a gardé au contact avec les autres, mais quand tous ont accéléré, son cheval, faute d'un bon coup de rein, a gardé son rythme... "Mais, assure Didier Gengoul, il n'a pas baissé le pied et n'a pas trop mal couru !"

Didier comme Luana n'ont pas à rougir de leur niveau même si la confrontation peut sembler, vue de loin, inégalitaire... "Oui et non, se défend Didier. L'hiver, ils viennent monter chez nous, on est habitués. Et aussi bien Luana que moi, on a déjà monté en France. Moi, je sors d'Angleterre et on s'est déjà confrontés à des jockeys de grand niveau !" Pour l'un et l'autre, la peur n'était pas au rendez-vous, hier, mais bien plutôt le plaisir et la joie, surtout sur la belle pelouse de Saint-Cloud ! Didier l'avait déjà pratiquée une fois, quand il avait 16 ans. "C'est une piste magnifique et agréable ! C'est sûr que ça n'a rien à voir par rapport à chez nous !"

Après cette jolie course, Frédéric Theret, le directeur marketing et développement, de la Fondation de France, a reçu au nom des sinistrés de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, des mains de Benoît Cornu, directeur de la communication de PMU, un chèque de 20 000 euros, en présence de Guillaume Arnell, sénateur de Saint-Martin.

FXG, à Saint-Cloud

Le quinté de Luana

Luana Lalung a été la première femme jockey d'outre-mer à participer un quinté, hier sur l'hippodrome de Saint-Cloud. Montée sur Kalamari, la Martiniquaise finit troisième en partant de la fin, tout en signant une belle performance : "Il y a eu pas mal de boue et le cheval a eu un peu de mal au départ. Ensuite, dans le tournant, ça a beaucoup ralenti et j'ai dû le reprendre pas mal et quand ça a redémarré à l'entrée de la ligne droite, il manquait un peu de jus au cheval. L'entraîneur m'avait prévenu que si l'an dernier, il courait bien, c'était un peu plus difficile pour lui cette année... Belle course quand même !" Didier Gengoul, son collègue jockey venu de la Guadeloupe a trouvé aussi sa performance jolie, mais il a aussi remarqué qu'elle avait du accompagner son cheval durant toute la course : "Elle fait une belle course mais son cheval n'avait pas la capacité de lutter avec les autres, il n'avait pas suffisamment de gaz pour finir, mais elle s'est bien placée dans le parcours."

Une course comme celle-ci, c'est un vrai plus, même pour Luana Lalung qui est cinq fois cravache d'or en Martinique et qui a déjà fait deux places, c'était en mai dernier, sur l'hippodrome de Saint-Cloud. "Je n'aurai jamais imaginé remonter en France, même un jour !" Luana Lalung a préféré rentrer en Martinique parce que le métier de femme jockey est vraiment très difficile. Mais si c'est un monde d'hommes, parmi eux, certains n'hésitent pas à faire une place aux femmes... Alors faire cette monte pour Luana, c'était encore plus important que gagner : "Si j'ai fait tout ça de kilomètres, c'est d'abord pour participer ! On est là avec l'écurie bleu outre-mer, tous unis pour une belle cause, et en plus pour le quinté ! C'est super !"

Partager cet article

Repost0
30 octobre 2017 1 30 /10 /octobre /2017 16:49

Elizéon prend du galon

Au conseil des ministres du 25 octobre, sur proposition de Gérard Colomb, ministre de l’Intérieur, la réunionnaise Sophie Elizéon, ancienne déléguée interministérielle à l'égalité des chances des Français des Outre-mer et jusqu'alors préfète déléguée pour l’égalité des chances auprès du préfet de la région Hauts-de-France, a été nommée préfète du Territoire de Belfort. Voilà une belle trajectoire pour celle qui, en 2012,  n'était encore que déléguée au droit des femmes à la Réunion.

FXG

Partager cet article

Repost0

Articles Récents