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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 05:59

Ruddy Jean-Jacques, créateur du trophée de la 10e Route du rhum

Ruddy-Jean-Jacques-portrait.JPGNé il y a 48 ans à l'hôpital général de Pointe-à-Pitre, Ruddy Jean-Jacques est le seul entrepreneur fondeur d'art antillais. On lui doit la création des trophées afro-caribéens, du Crosgua, des Flamboyants du sport et aujourd'hui du trophée de la Route du rhum.

Les cinq trophées que remettra la Région aux vainqueurs de chaque chaque classe de la Route du Rhum sont l'oeuvre du fondeur d'art guadeloupéen, Ruddy Jean-Jacques. "J'étais en vacances au Panama en janvier dernier et j'ai commencé à réfléchir à l'idée d'un trophée, raconte-t-il alors qu'il travaille à la réalisation des pièces dans son atelier de Pantin (93).  Je voulais figurer un Ultime dans la tourmente de Saint-Malo à Pointe-à-Pitre." Il a dessiné des vagues à la fois déferlantes et protectrices qui enveloppent un voilier. "Je savais que la Région voulait faire quelque chose..." Ruddy-Jean-Jacques-dessin-trophee-Rhum.JPGComme Ruddy habite le XIXe arrondissement de Paris, il a profité de la présence de Victorin Lurel dans son quartier lors de la campagne des municipales pour lui parler de son projet. Une première expérience heureuse aboutit avec les trophées des "Flamboyants du sport", puis il adresse un dossier avec son petit croquis de l'Ultime dans les vagues. La production des dix pièces a démarré le mercredi suivant le départ de la Route du rhum. Le trophée est un moulage en étain surmonté d'un mât et de deux voiles en laiton poli sur lesquelles est fondu le logo de la Région. Chaque trophée pèse 6,3 kilos. "J'aime le contact avec la matière. Je ne suis pas un artiste, mais un professionnel avec une sensibilité artistique. C'est ma valeur ajoutée !"

Formation et transmission

Atelier.JPGRuddy travaille seul dans son atelier, mais il accueille régulièrement des apprentis. Actuellement, c'est Jean-Patrick Charles son élève. C'est un jeune Haïtien qui vient de l’une des dernières écoles de fonderie en en région parisienne, à Nogent sur Oise. "Il est venu me démarcher et je l'ai pris..." Ruddy a monté son entreprise "Art de fondre" il y a 20 ans et depuis, quelque 150 jeunes sont venus se former chez lui. "Ma précédente apprentie a été dernièrement primée nationalement !" Aujourd'hui, après trente ans de métier, Ruddy a envie de transmettre son métier. Il s'implique avec la chambre de métiers et d'artisanat de la Seine Saint-Denis. Il veut proposer des formations et de l'accompagnement pour les jeunes des Antilles. Il était présent lors des dernières Journées Outre-mer développement dans l'Hexagone et est un acteur essentiel du networking ultramarin. Il a fondé le groupement des entrepreneurs des départements français d'Outre-Mer (GEDFOM) en 2008 et participe au réseau Outre-mer Network de Daniel Hierso. Il apporte régulièrement son soutien et son expérience à tous ceux qui, parmi ses compatriotes ultramarins, veulent créer leur entreprise. "Il existe des entreprises ultramarines dans l'Hexagone et en Outre-mer, mais il n'y a aucune transversalité. Il faut mettre ça en oeuvre !" Il est prêt à achever sa carrière en se consacrant à la formation et à la transmission. Son objectif est d'arriver à mettre sur pied un pôle artisanal des métiers d'art au pays, comme la zone où se trouve son entreprise à Pantin. "Il y a du boulot dans ce secteur, plus de boulot que de main d'oeuvre !"

FXG, à Paris

contact@artdefondre.com

 


croquis trophee region Rhumcroquis-final-trophee-region-Rhum.JPGtrophee region Rhum

Il a dit

"Je suis de la génération Mitterrand, mais j'ai toujours été gaulliste et chiraquien ! J'ai toujours ressenti le décalage entre la fonction publique qu'on me faisait miroiter et l'esprit d'entreprise qui me faisait rêver... Je suis un entrepreneur libéral qui place l'humain au centre de tout !" 


Genèse d'une entreprise

Ruddy-Jean-Jacques-moules.JPGIl n'y a qu'une centaine de fondeurs d'art en France, pas plus d'une vingtaine en région parisienne et Ruddy Jean-Jacques est le seul Antillais chef d'entreprise dans ce domaine. Pour en arriver là, Ruddy a commencé par ne pas être un bon élève ! "Je crayonnais..." A la fin de la classe de 3ème, alors qu'il se destine à apprendre un métier artistique et manuel, il visite une fonderie dans un lycée professionnel. "Le prof a dessiné vite fait une pièce de moteur de voiture, puis il nous a montré le moule..." Ruddy a trouvé sa voie et s'inscrit à l'école de fonderie. C'est la première année qu'un BEP est ouvert. Il le décroche, poursuit avec un bac technique, et enchaîne les stages dans de grandes entreprises (armement, automobile) où il se familiarise avec la conception assistée par ordinateur. Ruddy-Jean-Jacques-atelier-polissage.JPGIl s’inscrit ensuite en IUT afin de poursuivre son cursus scolaire. Une des sociétés où il a été stagiaire, Alcara, lui propose un job. Cette société fabrique des objets des cadeaux d'entreprise, des tours Eiffel, des bustes de Napoléon... "J'y suis entré à 18 ans comme opérateur." Au bout de six mois, il passe chef d'équipe et, lorsque le chef d'atelier part à la retraite, c'est à lui qu'on propose le poste. A 21 ans, il a sous sa responsabilité une vingtaine d'employés. Il reste pendant 9 ans chez Alcara où il gagne ses galons de directeur technique. Mais Ruddy sait depuis son apprentissage qu'il aura son entreprise à lui et en a déjà décidé le nom. Un de ses copains de promo avec qui il devait s'associer lui fait faux bond au dernier moment; il convainc son petit frère, Rodrigue, apprenti comptable, de le remplacer au pied levé. Art de fondre était née ! En 2013, son chiffre d'affaires était de 750 000 € et cette année, il vise le label "entreprise du patrimoine vivant".


Grands comptes, artistes et outre-mer

cadeau-VIP-UGPBan.JPGSa clientèle est très large, mais d'abord composée des "grands comptes". Ce sont GDF, les musées nationaux, Thalès, la direction des chantiers navals, ATR, Dior, Crédit agricole, Rollex, la police nationale, la ligue nationale de volley, les conserves Connétable... Son maître-mot : "rigueur et professionnalisme." Il a décroché GDF en 1999 à la suite d'un appel d'offres : "On était cinq en lice pour un trophée d'initiative. J'étais le seul à présenter une maquette en plus de mon dossier..." Il travaille aussi avec des artistes qui viennent lui demander d'éditer leurs sculptures. Il n'oubliera jamais la leçon que le sculpteur César lui a donnée lorsqu'il travaillait encore chez Alcara !

Ruddy Jean Jacques lampe pied canneL'Outre-mer n'a jamais été sa première clientèle, mais en démontrant qu'il savait faire du beau et du bien fait dans nos régions où les fonderies n'existent pas, il a décroché des entreprises comme Bologne, Air Caraïbes ou l'UGPBan en anticipant leurs besoins. C'est lui qui a dessiné l'insigne et la broche des hôtesses de la compagnie aérienne, lui qui a proposé aux bananiers de disposer d'un cadeau VIP pour leurs démarches de lobbying à Bruxelles ! On lui doit les trophées du Crosgua, celui du syndicat de la coiffure de la Martinique, celui des bouchers de la Guadeloupe, le trophée William-Gallas, celui des arts afro-caribéens et, dernièrement, celui des entreprises afro-créoles. C'est aussi lui qui a fourni à Christian Lara les couronnes du sacre du couple impérial pour son film "Le mystère Joséphine". Mais la palette de Ruddy Jean-Jacques ne se limite pas à cela puisqu'il lui arrive de couler de l'argent pour la bijouterie et il imagine régulièrement des produits autour de la canne à sucre, du rhum ou du gwoka (luminaires, coupe-papier, couverts, sous-verres, bougeoirs...). Son deuxième maître-mot, c'est "jamais cheap !"


Un histoire de pin's

Ruddy-Jea-Jacques-lingot-etain-25-kg.JPGSi Ruddy Jean-Jacques a commencé par dessiner des boucles de ceintures pour des créateurs italiens, sa grande idée, celle qui lui a donné les fonds pour créer Art de fondre, ce sont les pin's représentant la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, la Réunion et l'Afrique. "En 1991, le défilé du carnaval se faisait alors sur l'esplanade de Vincennes. J'avais fabriqué 500 pin's de la Guadeloupe et de la Martinique. On a commencé à les vendre 20 francs pièces, puis on est vite passé à 40 ! En trois heures, on avait tout vendu." Ruddy a eu aussi dès le début, un comportement d'entrepreneur en déposant tous ses modèles à l'INPI. Un de ses clients indélicats en a fait un jour l'amère expérience !

Aujourd'hui que les pin's ne sont plus à la mode, il a ressorti sa collection sous la forme de "bijoux pays".


Aimé Césaire et la Marianne noire

buste-Aime-Cesaire.JPGEn 2013, à l'occasion du centenaire de la naissance d'Aimé Césaire, Ruddy Jean-Jacques a voulu rendre hommage au père de la négritude. "J'ai proposé un projet au Comité martiniquais du tourisme, mais je n'ai pas eu de retour... Pas grave !" Aidé par un ami sculpteur, il conçoit à partir de plusieurs photos du poète un moule et sort le buste. Faute d'acquéreur, il l'a laissé à l'entrée de son atelier. "En entrant, mes clients, même ceux qui ne sont pas antillais, le reconnaissent. Cette pièce unique est quasiment devenue mon enseigne !" Dans le même esprit, il a créé en 1998 la première médaille commémorative du cent-cinquantenaire de l'abolition de l'esclavage avec une Marianne noire. Le label de Ralph Thamar, Wagram, en avait commandé 300 pour le lancement d’un CD réalisé pour l’occasion. C’est lors d’une prestation de l’artiste à l’Assemblée nationale qu’il invite Ruddy Jean-Jacques à présenter sa médaille. "Quand on a su ça, on a en fait une en plaqué or pour le président de l'Assemblée nationale. C'était alors Laurent Fabius. Au dernier moment, il a demandé à ce que ce soit moi, l'artiste, qui la lui remette..."

Jean-Pierre-Riga-Ruddy-Jean-Jacques-Cesaire.JPGAvec Jean-Pierre Riga, son communicant, et Aimé Césaire, à l'entrée de l'atelier de fonderie à Pantin.

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 07:03

Dupont-Aignan veut faire de la Guyane un centre de rétention pour les jihadistes français

Nicolas Dupont-Aignan, président du mouvement Debout la France, a proposé jeudi sur les ondes de Sud Radio, de "rouvrir Cayenne" pour éloigner les Français revenus du jihad, des "fous furieux" qui méritent à ses yeux une "justice d'exception".

"Je considère, a-t-il dit, que quand un Français se livre au jihad, il doit à son retour en France être assigné à résidence et éloigné (...) Je propose qu'on rétablisse à Cayenne un centre de détention qui permette d'isoler ces fous furieux (...) Je ne propose pas le rétablissement du bagne, a-t-il précisé, mais un centre de détention". Ces déclarations ont fait bondir la députée de la Guyane Chantal Berthelot. Indignée, elle a condamn cette proposition : "L’histoire de la Guyane et de son bagne ne peuvent en aucun cas permettre à M. Dupont-Aignan de stigmatiser notre région comme une colonie pénitentiaire (...) La Guyane est une région en devenir qui héberge en son sein la plus grande biodiversité de notre pays et qui permet aux citoyens français d’avoir accès à la technologie. C’est grâce à ces technologies que Nicolas Dupont-Aignan aurait pu s’informer sur notre si belle région et son histoire."

Chantal Berthelot a personnellement interpellé le député maire de Yerres (77) à l’Assemblée nationale, jeudi midi au restaurant du 101 rue de l'Université, et l’a invité à présenter ses plus plates excuses aux Guyanais "pour ses propos insultants". Dupont-Aignan était avec des journalistes et a essuyé l'avoinée de la députée de Guyane sans moufter. De leur côté, le député Gabriel Serville et le sénateur Antoine Karam ont publié une tribune dans Libé...

FXG, à Paris

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 06:53

Edwy Plenel honoré par le 11e prix Fetkann

Edwy-Plenel.JPGLes lauréats du 11e prix Fetkann, "Mémoire des pays du sud, mémoire de l'humanité" ont été révélés, jeudi matin au café de Flore à Paris.

Edwy Plenel, Eric Jennings, Catherine Coquery-Vidrovitch et Eric mesnard, Marc-Alexandre Oho Bambe et Natacha Scheidhauer et Vincent Caut ont été récompensés.

Le prix "mémoire" a été décerné à Edwy Plenel pour son ouvrage, "Pour les Musulmans" (La découverte). C'est Sophie Elizéon, déléguée interministérielle, qui lui a remis. "La dernière fois que j'ai reçu un prix, a déclaré le patron de Médiapart, c'était en Martinique, au nom de mon père, et c'était le prix Carbet. Edouard Glissant avait voulu distinguer une "oeuvre-vie"." Puis, il a ajouté : " Vous avez choisi ce livre, c'est un signe que nous pouvons faire changer les choses. Il y a des causes communes qui convergent... Césaire, Fanon, Glissant... Un imaginaire pour sortir des guerres de religion, du racisme et de la xénophobie... Nous sommes tous comptables de notre liberté ; il n'y a pas que les bruits des bottes, il y a aussi le silence des pantoufles." Pour les musulmans"Pour les Musulmans" est un ouvrage écrit pour répondre aux circonstances du temps présent, a analysé Stéphane Pocrain, membre du jury Fetkann et nouveau porte-parole du CRAN. Il a souligné que l'ouvrage mentionnait entre autres la controverse qui avait opposé Serge Létchimy à Claude Guéant sur l'inégalité des civilisations. "C'est un ouvrage de combat, un ouvrage politique qui nous dit comment faire cité ensemble, comment faire France ensemble, comment vivre ensemble", a-t-il conclu.

France libre africaineLe prix mémoire a été décerné à l'historien canadien Eric Jennings pour son ouvrage, "La France libre fut africaine" (Perrin/Ministère de la Défense). ce spécialiste de la France coloniale sous Vichy n'est autre que le co-scénariste du film que tourne actuellement en Martinique, Jean-Claude Barny, "Rose et le soldat". Dans ce livre, Eric Jennings oppose à la légende de "la Résistance à Londres", "la vérité de Jacques Soustelle : "La Freance libre fut africaine." Eric Jennings ne nie pas le rôle de "l'armée des ombres", mais il s'appuie sur les archives pour rendre vie à "l'odysée africaine".

Une mention pour "Etre esclave"

Etre-esclave.jpgUne mention spéciale a été décernés aux deux historiens, Catherine Coquery-Vidrovitch et Eric mesnard pour leur essai "Etre esclave, Afrique Amérique, XVe-XIXe sècle" (La Découverte).

Le prix jeunesse, remis par les collégiens du lycée Courbet de Romainville (93) a récompensé la bande dessinée de Natacha Scheidhauer et Vincent Caut, "L'Afrique à petit pas" (Actes Sud junior). Afrique-a-petits-pas.jpg"L'Afrique, carrefour du commerce entre les peuples a donné de grandes civilisations et de grands empires, mais elle a aussi été victime de l'esclavage, que les tribus ont d'abord pratiqué entre elles avant d'en être les victimes..." Histoire, géographie, faune, ce livre est un vrai documentaire en BD.

chant-des-possibles.jpgle prix de la poésie a été attribué au Camerounais Marc-Alexandre Oho Bambe, dit Capitaine Alexandre pour son recueil "Le chant des possibles" (La Cheminante). C'est un texte polyphonique qui utilise beaucoup de registres d'expression, du rap, du sax, de la guitare, du slam... Un flash code intégré dans le livre renvoie au multimédia illustrant les propos poétiques de l'auteur. "Je suis R.OM., un résistant d'outre-mer", s'amuse le jeune poète.

FXG, à Paris


Capitaine Alexandre : "Ecrire, c'est prendre la mer ; lire, c'est apprendre à prendre le large...."


Plenel-2.JPGITW Edwy Plenel

"Cette guerre est la négation de la promesse de l'égalité"

Comment appréciez-vous ce prix ?

C'est une main tendue come le livre "Pour les Musulmans" est une main tendue. Comme j'appelle à dire non au racisme, à la haine de l'autre, ce prix est un encouragement. Ca signifie qu'on se déplace, qu'on bouge, que ce sont justement les outre-mer dans toutes leurs diversités et leurs richesses qui peuvent comprendre comment on peut sortir de cette guerre de tous contre tous, comment il faut sortit de cette essentialisation. Je me sens chez moi ici et d'être reconnu, ça n'a pas de prix !

Vous dîtes que l'islamophobie cache la négrophobie qui cache l'antisémitisme...

Ce sont les poupées gigognes. Dans "Peau noire, masque blanc" de Fanon, il dit : "Notre professeur de philosophie nous disait que quand on dit du mal d'un Juif, il faut dresser l'oreille, on parle de vous..." Derrière tout antisémite, il y a un négrophobe. Aujourd'hui, le bouc-émissaire principal est le Musulman soi-disant au nom de a laïcité, et aussi le Rom. Derrière cela, c'est de discrimination, de la stigmatisation, c'est une exigence d'effacement qui est faite à l'autre...

Comme on l'a demandé naguère aux Antillais au nom de l'assimilation ?

Bien sûr ! L'assimilation est un ressort colonial, un poison parce qu'on sait qu'à partir du moment où l'on désigne un bouc-émissaire, aucune minorité ne sera épargnée. Il suffit d'entendre les porte-paroles de cette islamophobie pour voir qu'ils sont sexistes, négrophobes, qu'ils sont pour la discrimination selon l'origine, qu'ils sont même au bout du compte dans une négation de notre propre histoire, au point de dire que Pétain, l'homme contre lequel se dressait Césaire quand il disait "nous sommes de ceux qui disent non à l'ombre",  fut le plus grand sauveur de Juifs de notre histoire ! C'est Maurras, Barrès qui reviennent. C'est tout ce laboratoire des pires idéologies de l'inégalité contre lesquels s'est inventée une République démocratique, sociale. Et c'est cette République qu'il faut aujourd'hui réinventer en brandissant le fait que la France, telle qu'elle est, telle qu'elle vit, telle qu'elle travaille, est une France multiculturelle. C'est cela qu'il faut revendiquer.

Redoutez-vous que nous entrions dans de nouvelles années 30 ?

Non, je pense qu'on est plutôt dans l'alarme de la fin du XIXe siècle, l'alarme de l'affaire Dreyfus, l'alarme que sonne Zola en disant "J'accuse", mais en faisant aussi un "Pour les Juifs". N'ayons pas cette idée que l'histoire est écrite car cela voudrait dire nous soumettre, nous résigner. Nous savons que ces mots peuvent tuer et ils ont tué quarante après le début de l'antisémitisme. Aujourd'hui, il est encore temps de se redresser, d'empêcher que cette dérive soit meurtrière, bref de sauver la France. Mon livre pourrait d'intituler "Pour les minorités" ou "Pour la France", parce que je crois qu'il faut arrêter cette guerre qui mène vers le bas, cette guerre des mondes, cette guerre des religions, qui est au contraire la négation de la promesse de l'égalité.

Propos recueillis par FXG, à Paris


Oho-Bembe-Pentoscrope.JPGITW Marc-Alexandre Oho-Bambe

"Ma quête de beauté"

Que représente ce prix ?

Je suis honoré de recevoir ce prix qui signifie beaucoup par rapport à mon engagement artistique et citoyen.

Vous écrivez : "je suis un R.OM., un résistant d'outre-mer", que voulez-vous dire par là ?

J'habite le monde, je tente d'habiter le monde. En tant qu'habitant de l'imaginaire du monde, je me considère comme un résistant d'outre-mer. Je viens du Cameroun et j'ai demandé, il y a quelques années, l'asile poétique à Haïti. Je suis allé en pélerinage à la Martinique sur la terre de Césaire parce que je suis entré en poétique grâce à Césaire, à 16 ans, en lisant le Cahier d'un retour au pays natal. Je me considère de toutes ces îles et j'essaie modestement de faire un pont entre tous ces lieux de vie, de réflexion, dans lesquels j'ai grandi...

...Et le café de Flore ?

Symboliquement, être dans ce café est très important car il y a eu Sartre, Beauvoir, mais également Césaire, Senghor et Damas qui ont arpenté ce quartier. Il y a une filiation, il y a les pas dans lesquels j'inscris les miens, dans ma quête de beauté.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 07:48

Larcher laisse à Magras la délégation outre-mer du Sénat

Michel-Magras.JPGAprès la bascule à droite du Sénat, sa délégation outre-mer a été recomposée jeudi 20 novembre. Serge Larcher qui a présidé cette délégation depuis sa création en novembre 2011, ne siège plus à son bureau ; il n'en est plus qu'un simple membre parmi 42 autres sénateurs. C'est Michel Magras, sénateur UMP de Saint-Barthélemy, qui est le nouveau président. Ses vice-présidents sont Aline Archimbaud (Ecolo), Guillaume Jacques Arnell (RDSE - Saint-Martin), Éliane Assassi (CRC), Karine Claireaux (Soc - Saint-Pierre-et-Miquelon), Eric Doligé (UMP), Michel Fontaine (UMP - Réunion), Pierre Frogier (UMP - Nouvelle-Calédonie), Joël Guerriau (UDI-UC), Antoine Karam (Soc-app - Guyane) et Thani Mohamed Soilihi (Soc-app - Mayotte). Les secrétaires sont Jérôme Bignon (UMP), Odette Herviaux (Soc), Robert Laufoaulu (UMP-ratt - Wallis et Futuna) et Gilbert Roger (Soc).

La délégation à l’outre-mer se réunira le 9 décembre pour arrêter son programme de travail. 
Elle a d’ores et déjà décidé d’organiser chaque année au Sénat, au cours de la période triennale, une conférence économique permettant de mieux appréhender les contraintes et les potentiels du tissu entrepreneurial dans les collectivités de chacun des trois bassins océaniques.

FXG, à Paris

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 06:49

Karam explique l'égalité réelle qu'il veut pour les outre-mer

Dans Paris-Match, Patrick Karam s'explique sur l'égalité réelle qu'il entend demander au président Hollande à l'occasion du dîner du CReFOM, vendredi.

Interviewé par l'hebdomadaire Paris-match (http://www.parismatch.com/Actu/Politique/Outre-Mer-Nous-allons-demander-a-Hollande-l-egalite-reelle-654330), Patrick Karam s'est expliqué sur la demande d'égalité réelle du Conseil représentatif des Français d'Outre-mer. "70 ans après la fin des colonies, explique le président du CReFOM, en termes de revenu par habitant, les Outre-mer sont à la traine. C’est autour d’un cinquième de la moyenne nationale pour Mayotte, un tiers pour Wallis-et-Futuna, moins de la moitié pour la Guyane, environ 60% pour la Polynésie, l’île de la Réunion et la Guadeloupe… Il est temps aujourd’hui de changer de braquet." Karam estime à 21 milliard d'euros les sommes que la République consacre à l’outre-mer aujourd’hui. "C’est 1% du PIB national pour 4,5% de la population. On est très loin des fantasmes de l’assistanat !" Il précise qu'à la Réunion, les transferts de l’Etat sont 5% en dessous de la moyenne nationale. L'objectif, du CReFOM est d'arriver à une égalité réelle : "Le même taux de revenu par habitants dans les outre-mer et dans l'Hexagone." Même si cela doit prendre 20 ou 30 ans.

FXG, à Paris

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 05:47

Une histoire de l'émancipation des Noirs

livre-Theobald.jpgGérard Théobald publie aux éditions Publibook université "La liberté est ou n'est pas". Ce titre cache en fait une exploration de l'histoire des combats pour la dignité des Nègres. Centré autour de la personnalité d'Aimé Césaire, l'ouvrage s'intéresse à cet homme au-delà de sa carrière politique et de sa carrière poétique pour le replacer au centre de son époque. "Une fois qu'on a dit Césaire et la négritude, avance l'auteur, on n'a rien dit !" Théobald s'intéresse à Césaire parce qu'il est "le produit de plusieurs écoles : celles des abolitions de l'esclavage et celles de l'internationalisation de ces abolitions, c'est-à-dire les écoles de la colonisation". Alors il replace Césaire dans le Paris d'après la guerre de 1914 où il est confronté à des revendications de libération. Les coloniaux sont venus participer à l'effort de guerre et l'entre-deux-guerres est une période fondatrice des nationalisme coloniaux. Césaire, héritier de Schoelcher, se fait alors une idée claire de l'"émancipation pour soi" et des "nationalismes pour soi". Si Schoelcher apporte la liberté aux Nègres, Césaire leur rend leur humanité ouvrant la voie à l'expression d'une pensée nègre.  A partir de cela, Gérard Théobald développe l'histoire des milieux africains et Antillais qui ont milité pour la dignité de l'homme noir aux XIX et XXe siècles. En même temps, il les replace  dans ce qu'il appelle une communauté subie. "Une double appartenance, écrit-il, est alors énoncée : la revendication d'une identité noire et un attachement profond aux valeurs françaises." C'est cela aussi l'héritage schoelchérien de Césaire. Des abolitions à l'affirmation identitaire de la négritude, de la cause anticoloniale à la lutte contre le racisme, l'auteur passe en revue 150 ans d'une histoire des hommes et des idées sous le prisme de la différence. Cet ouvrage est un vrai petit Que sais-je d'histoire de l'émancipation des Noirs et c'est aussi  l'histoire de l'auteur.

En prime, quelque 600 pages d'annexes regroupent les principaux discours, motions, lois, événements ou débats marquants autour de la cause noire.

FXG, à Paris

La liberté est ou n'est pas, éditions Publibook université. 27,95 €

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 04:59

Le dîner du CReFOM

Vendredi se tient à l'hôtel de ville de Paris, le premier dîner annuel du Conseil représentatif des Français d'outre-mer (CReFOM).

Patrick-Karam.JPGLe CReFOM attend 520 participants pour partager leur dîner avec le président de la République. A ceux-là s'ajouteront 50 artistes, 60 bénévoles, et près d'une cinquantaine de personnels de service. Attendu vers 20 heures, François Hollande sera accueilli par les présidents de deux assemblées (Nationale et Sénat), le président du CReFOM, Patrick Karam, son vice-président, Georges Patient, son président d'honneur, Victorin Lurel, et trois ministres George Pau-Langevin, Matthias Fékl et Myriam El Khomri. Ils le conduiront à travers un "chemin de musique" jusqu'au salon des arcades. Dans l'escalier, le président verra un spectacle des Polynésiens, dans l'antichambre, celui des Kanaks, puis sur le podium de la salle d'accueil (où seront servis des brochettes d'accras , des verrines de poisson à la tahitienne, des planteurs des îles et des cocktails de jus de fruits exotiques - le traiteur est Franck Ducelier), celui des Wallisiens.

Trois salles accueilleront les invités. Dans la plus grande, se trouvera la table présidentielle avec 30 personnes. Elle accueillera, autour de François Hollande, les présidents du Parlement, MM. Larcher et Bartolone, l'équipe du CReFOM, MM. Karam, Lurel, Patient et la sénatrice de Saint-Pierre et Miquelon Karine Claireaux, mais également la ministre des Outre-mer, le maire de Paris, Anne Hidalgo, les anciens ministres Valérie Pécresse et Yves Jégo, le président du conseil régional d'Ile de France, Jean-Paul Huchon, et le président de l'UGPBan (membre du CReFOM et partenaire du dîner), Eric de Lucy. L'imam,de Drancy pourrait bien être à cette table.

Les autres tables seront présidées par les ministres et parlementaires présents. Si le monde économique sera bien représenté (voir par ailleurs), le président du CReFOM, Patrick Karam prévient : "C'est un dîner politique !"

Cabillaud rôti, volaille aux morilles et égalité réelle au menu

L'animateur et modérateur de la soirée, le Réunionnais Sébastien Folin, invitera Anne Hidalgo, Victorin Lurel et Patrick Karam à prendre la parole. Ce dernier lancera le thème du dîner, "l'égalité réelle", question sur laquelle répondra le président Hollande. Pendant ce temps, tous les hôtes auront dégusté leur entrée (féroce d'avocat revisité à la banane de Guadeloupe et Martinique, duo de rouget et de thon agrémenté de banane, mangue et fruit de la passion). Trois parlementaires adresseront ensuite une question chacun au président. "Ce seront des questions territoriales", prévient M. Karam. Après les réponses du président, ce seront quatre chefs d'entreprise qui l'entreprendront sur le terrain économique. Enfin, quatre questions seront prises dans la salle parmi les présidents d'association. Elles porteront sur la culture, l'audiovisuel, la musique et la santé.

Pendant ce temps, le chef de cuisine, Dominique Ardin, aura fait servir le pavé de cabillaud rôti au thym et gingembre avec sa sauce de banane verte, le suprême de volaille aux morilles et ses délices d'outre-mer, chacun accompagné d'une gratinée aux trois légumes (igname, patate douce et banane) et de riz créole. En même temps que seront servis les desserts (arlequin de fruits frais à la vanille bourbon et sa mousse de banane), les convives assisteront à la prestation de quatre chanteurs, Alexandra Hernandez de Saint-Pierre et Miquelon, Chris Combette de la Guyane, Mike Ibrahim (breton et martiniquais d'origine malgache) et Leïla Negro de la Réunion. Le final sera un show dans lequel le bèlè de la Martinique répondra au gwoka de la Guadeloupe qui répondra au maloya réunionnais, Un salut des artistes du Pacifique mettra un terme au dîner.

FXG, à Paris


Les invités

Les milieux économiques

Le premier vice-président du Medef national et les représentants des MEDEF des DOM, le président de Grands Moulins des Antilles, le directeur général Boyer SAS - Philibon, le directeur-général de Priméa Hôtel Guadeloupe, le président de l'association réunionnaise interprofessionnelle bétail viandes, le président de la coopérative des producteurs de porcs de La Réunion, le président de l'association martiniquaise interprofessionnelle de viande, le vice président du CIRT DOM, le président du syndicat du sucre et du groupe Tereos à la Réunion, des représentants de Spiridom, de l'UGPBan, le directeur de Toyota en Martinique et président de la JOMD, le président de l'interprofession guadeloupéenne de la viande et de l'élevage (IGAVIE), le président d'IGUAFLHOR, des représentant d'Eurodom, les présidents des MPI de Guadeloupe, Martinique et Guyane, le secrétaire général d'Air Austral, l'ancien et l'actuel président de la FEDOM, deux représentants de CMA-CGM, le président du Fructifui, la directrice de Cliniftur (Réunion), un dirigeant d'AGS, le président du port de Dunkerque, le président de la fédération des associations de l'hébergement et du Tourisme et le général Loïacono, commandant du SMA.

Les politiques

Michel Magras, sénateur de Saint-Barth, Félix Desplan, sénateur de la Guadeloupe, Karine Claireaux, sénatrice de Saint-Pierre et Miquelon, Georges Patient, sénateur de la Guyane, Thani Mohamed Soilihi, sénateur de Mayotte, les députés Saïd et Sage (Mayotte et Polynésie), Daniel Zaïdani, président du conseil général de Mayotte, Marie-Hélène Sirder, vice-présidente Conseil régional de Guyane, Hélène Vainqueur, maire de Trois-Rivières (Guadeloupe), Philippe Adnot et Jean-Claude Lenoir, sénateurs de l'Aube et de l'Orne, Sophie Elizéon, déléguée interministerielle, Karine Roy-Camille (présidente du Comité martiniquais du tourisme), Khalil Karam, ambassadeur du Liban auprès de l'UNESCO, et Sheila Jackson, membre du Congrès des Etats-Unis.

Les personnalités de la société civile

Alexandre Adler (historien et politologue), Hervé Bourges (ancien président du CSA), Hassen Chalghoumi (imam de Drancy), Tony Chasseur (chanteur), Babette de Rozières (Cheffe et animatrice TV), Greg Germain (président du festival OFF d'Avignon et président de l'Agence pour la promotion et le développement des cultures d'Outre-mer), Marek Halter (écrivain), Frédéric Haziza (journaliste LCP et Radio J), Daniel Janin (compositeur de jazz), Pascal Josèphe (ancien dirigeant de chaînes de TV), Christine Kelly (membre du CSA), Blandine Kriegel (philosophe et ancienne présidente du Haut Conseil à l’intégration), Philippe Lavil (chanteur), Valérie Louri (chanteuse), Jacques Martial (président de la Villette), Malia Metella (championne de natation), Jean-Louis Monthieux (réaisateur), Jean-marc Mormeck (champion du monde de boxe), Victor O (chanteur), Olivier Poivre d'Arvor (directeur de France Culture), Marylin Séphocle (professeur Howard University, member President Obama's presidential partners), Jean-Pierre Siutat (président de la fédération française de basket Ball), Dominique Soppo (président de SOS Racisme), Jean-Noël Tron (président de la SACEM), France Zobda (actrice et réalisatrice), Calixthe Beyala (écrivain, présidente du Mouvement des Africains Français), Pascal Légitimus (comédien), Christine Aron (ancienne championne du monde de sprint), Myriam Cottias (présidente du Comité pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage) , Tarek Ben amar (producteur de cinéma, conseiller du groupe Vivendi et ami du prince saoudien Al-Walid ben Talal) et Yves Kamani (membre du bureau exécutif du CRIF).

 

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 04:41

Le conseil d'Etat déboute Multigros en Martinique suite au mouvement social de 2009

Mercredi 19 novembre, le Conseil d'Etat n'a pas admis le pourvoi en cassation de la société lamentinoise, Multigros. C'est le troisième échec de cette société pour tenter d'être indemnisée des préjudices qu'elle estime avoir subis à la suite des grèves et barrages ayant entravé l'exercice de son activité du 9 février au 10 mars 2009, lorsque le K5F avait décrété la grève générale. En avril 2012, déjà, le tribunal administratif de Fort-de-France rejetait sa demande tendant à faire condamner l'Etat à lui verser la somme de 101 073,96 euros plus les intérêts et leur capitalisation. Puis, en décembre 2013, c'est la cour administrative d'appel de Bordeaux qui rejetait son appel.

Devant, le conseil d'Etat qui a examiné l'affaire le 9 octobre dernier, Multigros a tenté de faire admettre une motivation insuffisante de la cour d'appel qui a jugé que "les conflits sociaux en cause induisaient nécessairement un risque élevé de trouble à l'ordre public en cas d'intervention de la force publique". Pour Multigros, refuser de faire intervenir la force publique "au regard du caractère généralisé du conflit, sans vérifier si une intervention était de nature à entrainer des désordres graves et immédiats" est une faute. Le Conseil d'Etat a estimé que les moyens soulevés par Multigros n'étaient pas de nature à  permettre l'admission de ce pourvoi en cassation.

FXG, à Paris

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 05:45

Le budget de la mission Outre-mer arrive au Sénat

Le rapport du sénateur Serge Larcher sur les crédits de la mission Outre-mer inscrits au projet de loi de finances 2015, ainsi que trois amendements ont été adoptés à l'unanimité , lundi, par la commission des affaires économiques du Sénat.

Le premier amendement concerne le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) que Serge Larcher a proposé de tropicaliser en faisant adopter l’extension du champ du CITE aux équipements permettant le rafraîchissement des locaux.

Son deuxième amendement concerne le financement de la rénovation des logements sociaux anciens par un crédit d'impôt Serge Larcher a proposé d’étendre ce dispositif à l’acquisition des performances para-sismiques et au désamiantage.

Quant à son troisième amendement, il concerne le relèvement du plafond des investissements défiscalisables pour le financement du logement locatif intermédiaire. Cette ddisposition a déjà été adoptée par l'Assemblée nationale, mais Serge Larcher propose de placer cette disposition dans la première partie du budget et non dans la seconde pour qu'elle puisse entrer en vigueur dès 2015 et non 2016.

Le sénateur de la Réunion et président du conseil Régional, Didier Robert, a déposé un amendement visant à réhausser l'enveloppe de la continuité territoriale. Cela revient à les prendre au SMA. Un amendement qui répond à l'émoi causé à la Réunion par la suppression du fonds de soutien de l'Etat pour les déplacements des citoyens vers l'Hexagone. Il ne devrait pas prospérer en 2e lecture à l'Assemblée nationale

Le débat sur la mission outre-mer dans l'hémicycle du palais du Luxembourg aura lieu vendredi 28 novembre,

FXG, à Paris

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 04:40

Trois sociétés de déménagement sanctionnées pour entente illicite

L'Autorité de la concurrence a sanctionné, hier, à hauteur de 237 840 euros, trois entreprises de déménagement (AGS Martinique et sa maison-mère Mobilitas, Martinique Déménagements et SMDTE)
qui se sont entendues pour produire des devis de complaisance à leur clientèle militaire.

Dans sa décision rendue lundi, l'Autorité de la concurrence sanctionne ces trois entreprises de déménagement pour avoir réalisé des devis de complaisance en vue de fausser la concurrence sur le marché des déménagements des militaires. Ce marché est partagé entre six acteurs et il est pris en charge financièrement par l'administration. La règle veut que chaque militaire muté produise à l'administration au moins deux devis dont le montant est payé par leur administration.

L'enquête a établi que les entreprises ne se faisaient pas concurrence dans de nombreux cas et se répartissaient ainsi en réalité les clients. Elles établissaient des devis « de couverture » (offres d'un montant délibérément plus élevé), de façon à ce que l'une d'entre elles remporte de façon certaine le déménagement de tel ou tel militaire muté.

L'Autorité a estimé que ces pratiques ont eu pour objet et pour effet d'entraîner une répartition artificielle du marché entre les trois entreprises, au détriment des trois autres qui opèrent sur ce marché, et de faire obstacle à la fixation des prix par le libre jeu de la concurrence.

Des faits similaires ont déjà été sanctionnés dans ce secteur et les sociétés en cause dans la présente affaire ne pouvaient donc ignorer le caractère prohibé et la gravité de telles pratiques. Les trois sociétés mises en cause n'ont d'ailleurs pas contesté les griefs de l'Autorité. En conséquence, AGS Martinique, Martinique Déménagements et SMDTE ont été sanctionnées pour un montant total de 237 840 euros.

FXG, à Paris

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