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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 06:34
Jean-Michel Martial, des Kanoas au CReFOM en passant par Edmond

Jean-Michel Martial tient en alternance le rôle de M. Honoré dans Edmond, la pièce aux cinq Molières d'Alexis Michalik, qui entame sa deuxième année ! Rencontre avec un homme qui consacre son temps à la comédie, au théatre mais également à la présidence du CReFOM.

"Ce n'est même plus un succès, c'est un triomphe !"

Qu'est-ce qui vous a donné envie de créer le festival Kanoas dont la 3e édition a lieu du 12 au 14 octobre à Paris et Vitry ?

Quand j'y travaille, j'y puise de l'énergie ! Ca correspond à quelque chose de profond en moi et ça me procure de la joie. Je suis fait pour jouer la comédie, mais il y a un espace très particulier qui correspond à ce festival Kanoas et il y a beaucoup de gens qui l'attendent, ce qui m'encourage à continuer.

Quelle est la philosophie du festival Kanoas ?

C'est offrir un espace de visibilité plus large à nos artistes et faire connaître les auteurs de la Caraïbe. J'aime leur écriture et il faut que les gens sachent qu'on pense de cette manière quand on est de l'autre côté de l'eau ! L'idée, au départ, était que chaque spectacle soit vu par des publics différents à Vitry, Pontoise et Paris. Faute de suffisamment de financement, on s'est cantonnés à Vitry et Paris. Je vais voir s'il est possible d'aller jouer vers Créteil et pourquoi pas Bordeaux...

Qu'est-ce que ça procure de jouer dans une pièce comme Edmond qui est un joli succès ?

Ce n'est même plus un succès, c'est un triomphe ! Il faut dire les choses comme elles sont ! C'est suffisamment rare pour pouvoir en être heureux. J'ai fait les 300 premières représentations et puis comme je tourne également, que j'ai ma compagnie, le festival, des responsabilités au  niveau du CReFOM, j'ai obtenu de bénéficier d'une alternance. Il y a  une deuxième équipe qui commence une tournée de 170 dates et une autre qui joue à Paris. Moi, je me repose depuis la reprise de septembre et j'ai le choix de jouer dans l'une ou l'autre des formations. Si j'ai envie de jouer, je téléphone à l'autre comédien et s'il est d'accord, je le remplace. Il m'a été dit que j'avais priorité sur le rôle.

Est-ce un élément facilitateur de participer à un triomphe ?

Un succès, ça apporte toujours de l'intérêt, c'est de la lumière. Il y a plein de bonnes vibrations qui vous arrivent, on est nourri par ça aussi, c'est le propre des comédiens et des artistes, ça nous permet une exposition également différente... Maintenant, moi, je ne m'interroge plus sur mon quotidien. Pour des comédiens qui vivent au jour le jour, quand on est dans une belle aventure comme celle-là, on n'a plus l'inquiétude du quotidien. Moi qui joue dans des séries et des films, je n'ai plus cette question en tête, ça me permet d'être libéré et de travailler vraiment aux choses que j'aime aussi et de les développer comme le festival Kanoas qui n'a pas dit son dernier mot ! C'est sa troisième édition, mais j'ai l'impression que c'est la première d'une longue série !

Comment gérez-vous en même temps vos fonctions de président du CReFOM ?

C'est infaisable  et je me demande comment je fais... L'autre nuit, à 3 heures, je me suis réveillé pour écrire une lettre (rires)... Donc, je suis toujours pris ! Mais je dois faire attention, car en tant que président du CReFOM, je me suis fait un point d'honneur de me poser au-delà du débat politique. Le CReFOM transcende les clivages politiques, moi je veux être au-delà ! Ca demande une vraie réflexion et les mots ont leur importance car quand on lâche un mot inapproprié, ça a des répercussions terribles. Il faut respecter les populations, à savoir moi et vous, mais également les élus qui défendent les intérêts de la population, qui sont mandatés par le peuple, et en même temps être capable de dire que telle chose n'est pas cohérente, que telle autre ne va pas et surtout, j'y attache beaucoup d'importance, proposer des solutions.

Votre mandat s'achève bientôt, qu'allez-vous faire ?

Il y aura de nouvelles élections au premier trimestre de l'année prochaine. Une nouvelle liste se présentera, la mienne en fera partie et on verra. Pour l'instant, je continue à développer l'eau bleue, c'est-à-dire la philosophie autour de l'eau, des mers... 80 % de la surface maritime française est donnée par les outre-mer. Si on réussit à développer une réflexion qui inclut d'emblée l'espace maritime français, on touche à la recherche, à l'écologie, à l'industrie, au tourisme... Les spécialistes ont estimé qu'au bas mot, on pouvait créer 400 000 emplois.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 05:22

Une audience judiciaire en mai et une audience présidentielle refusée

Le 29 septembre dernier, a eu lieu la rencontre entre les avocats Boulogne-Yang-Ting, Constant et Ursulet, une représentante du parquet et le président de la cour d'appel pour fixer la date de l'examen en appel de l'ordonnance de non-lieu dans le dossier de la catastrophe aérienne du 16 août 2005 à Maracaïbo au Venezuela. Ce sera le 31 mai 2018. Si le président de la cour d'appel avait proposé la salle de l'Atrium, ce sera finalement, en principe, dans les locaux rénovés de la cour d'appel que se déroulerait l'audience. Problème, il y a quelque 900 parties civiles et la salle prévue ne pourra accueillir que 250 personnes.

Considérant ce non lieu comme "une blessure supplémentaire", l’AVCA (Association des Victimes de la Catastrophe Aérienne du 16 août 2005), sachant "tout l’intérêt que le président Macron porte aux familles des victimes quelles qu’elles soient et son exigence de vérité pour que l’apaisement succède à la colère" lui a adressé une lettre le 31 juillet dernier. Une lettre "au nom des proches des 152 victimes françaises de cette catastrophe" pour regretter que "douze ans après, les blessures (soient) encore profondes et les réponses inexistantes".

Courrier transmis au ministre des Transports

Rose-Marie Taupin-Pélican, présidente de l'AVCA, lui a donc demandé audience afin de lui exposer "ce qui risque d’être pour ces familles dans les prochains mois, une deuxième tragédie". Le président Macron a fait répondre le 19 septembre dernier par son chef de cabinet, François-Xavier Lauch, qu'il ne lui était "pas possible de répondre favorablement à (cette) demande d'audience". Quoique le président de la République fasse part de son "attention" et de son "attachement au souvenir des victimes", de sa "compréhension de la douleur" et de sa "compassion", le chef de cabinet se borne à indiquer à Mme Taupin-Pélican qu'il a "relayé (son) intervention auprès de Mme Elisabeth Borne, ministre des transports afin qu'elle en soit informé".

Cette réponse n'a pas totalement surpris Mme Taupin-Pélican qui la considère au regard "du mépris dont les autorités ont toujours fait montre vis-à-vis des familles des victimes de cette catastrophe". Et c'est non sans amertume que la présidente de l'AVCA se remémore les paroles du président Macron le 14 juillet 2017 face aux familles des victimes des attentats de Nice. "Nous concernant, indique-t-elle à France-Antilles, toutes nos demandes adressées à l'Etat aboutissent ne varietur à une fin de non recevoir qui signifie clairement qu'on s'en fout de savoir si la procédure est menée correctement ou pas, si le non-lieu est justifié ou pas..." "Mais qu'à cela ne tienne, ajoute-t-elle, nous nous battrons."

FXG, à Paris

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 06:40

Corsair se connecte au réseau d'Easyjet

La compagnie aérienne Corsair intenational a pris une longueur d'avance sur ses concurrents Air Caraibes et French blue en signant un partenariat avec Easyjet. Lors du salon Top Résa, tandis que les dirigeants de ces deux compagnies faisaient savoir leur intérêt pour la plateforme « Worldwide by easyJet », Pascal de Izaguirre, pdg de Corsair annonçait la signature d'un partenariat avec la compagnie britannique. Cet accord doit permettre aux clients de Corsair de bénéficier du réseau d’EasyJet en provenance et à destination de la province française et de l’Europe, soit une vingtaine de lignes desservies au départ d’Orly, dont Nice et Toulouse. « Le nouveau partenariat avec EasyJet, indique le patron  de Corsait, nous ouvre des perspectives énormes en matière de connectivité, notre réseau vient enrichir celui d’EasyJet sur le moyen-courrier à Orly, »

Le développement de la connectivité au sein d’Orly est un enjeu majeur pour faciliter le parcours des passagers et leur assurer une meilleure flexibilité. C'est ce que les pros de l'aérien appellent le "self connect". Cet accord va permettre à Corsair d'avoir accès à la clientèle d'Easyjet et de lui proposer par exemple un Nice Fort-de-France ou un Toulouse Saint-Denis avec une simple escale à Orly.

Enfin, grâce à ce partenariat, les billets Corsair seront dorénavant revendus sur le site Internet d’EasyJet, qui accueille chaque année 360 millions de visiteurs. La mise en vente des billets sera opérationnelle dès la fin de l’année.

FXG, à Paris

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 06:17
Alex Ursulet et Juan Alberto Chirino

Alex Ursulet et Juan Alberto Chirino

Le chef d'escale d'Air France à Caracas enfin libéré

Juan Alberto Chirino, le chef d'escale d'Air France à Caracas, a été libéré le week-end dernier après quatre années de détention dans la prison de Macuto de sinistre réputation (voir France-Guyane du 18 juin 2015). Accusé de trafic de drogue par la justice vénézuélienne, l'agent d'Air France a été acquitté une première fois après un procès qui a duré dix-huit mois, puis une seconde fois après l'appel du parquet vénézuélien.

En septembre 2013, la police française avait découvert à bord d'un avion d'Air France en provenance de Caracas 1,3 tonnes de cocaïne. Taxées de laxisme par le ministre de l'Intérieur d'alors, Manuel Valls, les autorités vénézuéliennes avaient alors procédé à un grand coup de filet à l'aéroport de Caracas, allant jusqu'à arrêter le délégué d'Air France. Faute de pouvoir l'accuser sérieusement, la police vénézuélienne avait alors arrêté le plus haut gradé vénézuélien d'Air France, son chef d'escale Juan Alberto Chirino. "Il a été un otage pendant quatre ans", estime Alex Ursulet, l'avocat qu'Air France a mis au service de son employé. Aujourd'hui, Juan Alberto Chirino reste partie civile dans le volet français de cette affaire qui est instruite à la juridiction inter-régionale spécialisée (JIRS) de Créteil.

FXG, à Paris

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 05:08

Les fragilités du budget de l'Outre-mer apparaissent

Seize députés ultramarins,  issus de tous les camps et tous les territoires ou presque (Bruno-Nestor Azerot, Ericka Bareigts, Huguette Bello, Justine Benin, Moetai Brotherson, Serge Letchimy, David Lorion, Josette Manin, Max Mathiasin, Jean-Philippe Nilor, Napole Polutele, Nadia Ramassamy, Jean-Hugues Ratenon, Olivier Serva, Gabriel Serville et Hélène Vainqueur-Christophe) ont signé un communiqué de presse intitulé « Inquiétudes sur le budget de LADOM ». Ils dénoncent un baisse  de 8,82 millions d'euros, soit 12,9% de son budget.

C'est que la consultation du bleu budgétaire donne un autre éclairage sur le budget de la mission outre-mer que celui joliment montré par la ministre lors de la présentation de son budget le 28 septembre dernier. Ladom perd  donc près de 13 %, mais l'aide à la continuité territoriale (7,6M€ en AE et en CP) baisse de 4,5 %, le passeport-mobilité études (17 M€ en AE et en CP) baisse de 0,5 %, le passeport-mobilité formation professionnelle (6,1 M€ en AE et en CP) baisse de 12 %, le passeport-mobilité stages professionnels (0,8 M€) baisse de 11 % et la continuité funéraire (0,6 M€) de 25 %...

D'autres lignes dans ce budget surprennent certains parlementaires comme le plan séisme Antilles qui baisse de 11,5 %... Ou la ligne budgétaire unique qui perd 20 millions en autorisation d'engagement et 6 en crédits de paiement.

Tous ces points ne manqueront pas de faire débat lors de la discussion de ce budget en commission élargie à l'Assemblée nationale début novembre.

FXG, à Paris

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 05:03

Débat tendu autour des contingents de rhum à l'export

L'augmentation du contingent de rhum des DOM de 24 000 Hap (hectolitres d'alcool pur) obtenu à Bruxelles a été saluée unanimement par l'ensemble de la filière. Si le contingent de la Guyane doit passer de 500 à 1000 Hap, tandis que celui de la Réunion doit prendre 20 %, la nouvelle répartition à définir entre la Martinique et la Guadeloupe pose problème.

"Dans cette répartition, explique le président du CODERUM, le Martiniquais Charles Larcher, nous serons fauchés en plein vol." Il indique que la Martinique a fait le choix territorial d'avoir une petite production de canne et d'excellence tandis que la Guadeloupe aurait fait un choix, celui du sucre. "Aujourd'hui, poursuit le Martiniquais, il y a une réorientation de la politique de nos amis guadeloupéens mais qui ne doit pas se faire au détriment de notre territoire." Charles Larcher reconnaît que la répartition du contingent favorise la Martinique, mais il n'admet pas que cette répartition soit" remise en cause pour des raisons qui n'ont rien à voir avec la qualité du produit". Ainsi ce serait la démarche "appellation d'origine contrôlée" (AOC) qui donnant un statut de meilleur rhum offrirait aux Martiniquais une légitimité aux aides et au contingent. Mais qu'en est-il dans les faits et, surtout, que sont ces parts supplémentaires du contingent au bénéfice des Martiniquais ? Il s'agit du contingent du Galion, soit 20 % du contingent martiniquais. Or, ce contingent est produit en partie depuis des années, grâce à une dérogation d’importation de mélasse ou de travail à façon en Guadeloupe. Les rhumiers guadeloupéens, dans les discussions en cours, disent que leur demande ne vise que la rétrocession des 20% du Galion. "Le rhum agricole Martinique bénéficiera bien de sa part de 20% d’augmentation", fait observer Hervé Damoiseau. La Martinique manque structurellement de canne ce qui l’oblige à importer du rhum de Guadeloupe pour répondre à ses autres marchés."

Les rhumiers martiniquais ont fait des efforts de replantation, mais ce qu'il leur manque, ce sont plus de 15 000 tonnes de cannes supplémentaires au minimum. Les terres à bananes que la Martinique veut planter en cannes ont elle été agréées par l’AOC ?

Dans le soutien qu'il a porté à la filière martiniquaise, le président Alfred Marie-Jeanne a souligné lui aussi l'importance de l’AOC qui permet de mieux valoriser les rhums martiniquais. "Les Martiniquais ne devraient même pas avoir besoin de contingent puisque l’AOC leur assure des débouchés et une notoriété dont ne dispose pas la Guadeloupe, ironise Hervé Damoiseau, d'autant qu’en prix de vente consommateur, ils sont moins chers que les rhums de Guadeloupe."

L’AOC est un cahier des charges expliquant la méthode et le procédé de production tout comme l’indication géographique (IG) que la Guadeloupe a sollicité, refusant l’AOC.

FXG, à Paris

La réalité du contingent actuel

Le contingent agricole devrait être au minimum à 50% du contingent global, or actuellement, il est réparti à 55% pour le rhum de sucrerie et à 45% pour le rhum agricole.

Le rapport de production de rhum agricole entre la Guadeloupe et la Martinique est de 1 à 2, le contingent de 1 à 3,8 et les stocks en métropole de 1 à 6 (certains operateur de Guadeloupe sont obligés de travailler à flux tendu quand ce n’est pas mettre le marché en rupture).

A production égale, les distilleries ne disposent pas du même contingent au nom d’une situation historique qui n’évolue pas en fonction du marché ni du souhait des consommateurs :

Damoiseau a un contingent de 3 214 Hap alors qu’il produit à peu près comme La Mauny – Trois-Rivières (une seule distillerie pour les deux marques) qui a un contingent de 9 524 Hap, ou encore comme Dillon-Depaz qui a un contingent de 11560 Hap.

Bologne produit en moyenne la moitié de La Mauny - Trois-Rivières a un contingent de 1 874 hap

Les disparités existent à l’intérieur même de la Martinique :

La distillerie du Simon, HSE, dont la production se rapproche de celle de RMSJ Saint-James, a un contingent de 7 105 Hap contre 12 141 Hap pour le second (même si ces deux producteurs ne valorisent pas leurs marques en vendant du Rhum "marque de distributeur" ou à pas cher.)

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11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 06:13
Dominique Théophile au Sénat

GUSR envoie un sénateur à Paris

Dominique Théophile est arrivé à Paris quelques jours après son élection au Sénat. "Je suis venu rapidement prendre mes marques, raconte le nouvel élu qui était déjà venu au palais du Luxembourg, mais en touriste. Je n'avais pas encore visité les arcanes du Sénat ! Je suis passé par une dizaine de bureaux pour remplir toutes les formalités..." Ces formalités vont jusqu'à prendre le son de sa voix (pour la reconnaissance vocale lors des débats) et sa photo !

Evidemment, c'est émouvant pour un nouveau sénateur de pénétrer ce lieu où se sont écrites quelques pages de l'histoire de France. "Je revoyais mes cours, quand j'étais étudiant, et le Sénat m'apparaissait comme un summum !" Ses pensées sont allées vers des hommes politiques dont il se sent proche, qu'il s'agisse de Dominique Larifla ou de Jacques Gillot. "Ils m'ont ouvert la voie !" S'il lui a fallu quelques instants en entrant dans les lieux pour réaliser qu'il était bien l'éu de la République, le sénateur, la réalité politique s'est très vite remise au premier plan. Jeudi dernier, il a pu rencontrer Stanislas Cazelles, le conseiller Outre-mer d'Emmanuel Macron, Xavier Brunetière, celui d'Edouard Philippe, et les dirigeants d'En marche ! Il y a eu beaucoup de réunions et le président de GUSR, Guy Losbar l'a accompagné. "Nous avons fait le tour ensemble, posé nos bases et les conditions de collaboration intelligente." Dominique Théophile s'est apparenté au groupe La République en marche. "Nous leur avons dit que nous n'étions pas venus en supplétifs, mais vraiment pour travailler et faire en sorte que les politiques qui seront menées outre-mer le seront en faveur des Ultramarins. Nous leur avons demandé de nous contacter en amont, avant nos concurrents et même avant la presse. Nous sommes des élus de la majorité, nous avons une bonne connaissance du terrain et pour éviter quelques couacs, il vaut mieux s'appuyer sur les gens qui connaissent le terrain." Dominique Théophile, comme la plupart des collègues ultramarins du groupe En marche ont su faire monter les enchères au moment du choix du groupe. "Il va falloir compter avec nous, insiste M. Théophile. Nous serons très constructifs dans les débats, mais nous avons averti que pour défendre le gouvernement, nous devrons être informés en pleine et toute connaissance de choses !" Dominique Théophile assure que les élus de son groupe ne sont pas des élus "japlod". "Nous sommes des constructifs et nous montrerons notre différence lorsqu'une mesure ne nous apparaîtra pas comme un bénéfice ou un plus pour les Outre-mer. Nous ne serons pas complices de quoique ce soit ! Nous serons clairvoyants et jouerons franc jeu avec le gouvernement."

Dominique Théophile sera le seul Guadeloupéen à siéger à la commission des affaires économiques. Il sera de retour au pays à partir du 11 octobre, puis reviendra siéger au Sénat le 16 pour la première semaine de session.

FXG, à Paris

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 06:30
Un forum pour la Guyane

Verset veut booster les affaires en Guyane

Franck Verset, président fondateur de la plateforme internationale www.promoinvestguyaneurop.com, consultant expert en management projets grands comptes, et éphémère dircab de Gabriel Serville, a l'ambition de réunir à l'hôtel Georges V à Paris le 30 mars 2018 une conférence internationale intitulée "Guyane richesses & Amazonie".

Il s'agit d'une initiative associative économique internationale qui doit servir de préalable au forum économique, culturel et international de la Guyane à Paris en 2019.

"La conférence de mars 2018, explique M. Verset, doit servir au lancement d'une start up qui fera de l'accompagnement, de l'expertise, et qui créera le besoin pour des investisseurs potentiels dans une dimension croisée Guyane, Outre-mer et Europe-Afrique. Franck Verset n'a jamais oublié cette injonction du président Chirac : "Guyanais, retroussez vos manches !" Il n'a pas attendu le conflit social pour réfléchir à la question et il estime que 50 milliards suffisent pour réellement lancer la Guyane. "Ce n'est pas l'accord de Guyane qui va changer les choses, ce sont des investisseurs capables de mettre 20 ou 30 millions sur la table pour le bois, l'agriculture..." Après deux ans de préparation, il est fier de dire qu'il a dû décrocher le Georges V, car la conférence sera doublé d'un gala. Non pas qu'il tienne au gala, mais il veut marquer le coup. Pour l'heure, cet acteur de la société civile recherche des bonnes volontés pour donner corps à son projet : membres bienfaiteurs, généreux donateurs, ONG, Associations, PME, PMI, TPE, hommes et femmes d'affaires de Guyane, d'Outre mer, d'Europe et d'Afrique. Son appel s'adresse à tous ceux qui croient en la Guyane et qui veulent y favoriser les affaires.

FXG, à Paris

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 06:23
La République en aquarelles, par Noëlle Herrenschmidt

Taubira en aquarelle sur les grilles du jardin du Luxembourg

L'aquarelliste Noëlle Herrenschmidt (au centre, bras tendu) a été autorisée à accéder partout où se joue la pièce de la République, de l'Elysée à Matignon jusque dans les écoles publiques, les prisons et les hôpitaux, en passant par le conseil d'Etat et le Parlement. Son travail est actuellement exposé sur les grilles du jardin du Luxembourg à Paris. Sur une des aquarelles, on reconnaît fort bien Christiane Taubira. C'était le 1er février 2013, lors du débat sur le mariage pour tous. Ce jour-là, les échanges ont été très vifs. A minuit passé, le président annonce : "C'est l'anniversaire de Mme la garde des Sceaux depuis un quart d'heure !" Pause surprise. Applaudissements, bouquets de fleurs, photos souvenirs. Un quart d'heure plus tard, la trève est rompue. Les débats reprennent de plus belle.

(Photos FXG, à Paris)

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 06:17
Victorin Lurel et Michel Magras au palais du Luxembourg le 5 octobre

Victorin Lurel et Michel Magras au palais du Luxembourg le 5 octobre

Victorin Lurel et sa seconde liste Victoire Jasmin ont intégré le groupe socialiste du Sénat. Si la seconde a intégré la commission des affaires sociales, le premier est devenu secrétaire du bureau du Sénat et siège à la commission des finances. Interview.

" La difficulté, c'est que le Sénat est à droite"

Après quinze ans à l'Assemblée, ça fait quoi d'entrer au Sénat ?

J'ai été ministre et j'allais régulièrement au palais du Luxembourg. Je ne peux pas dire que je suis un apprenti. Evidemment, je connais moins les arcanes, les rites et rituels du Sénat, je ne dis pas les secrets... Mais il y a du non-dit dans toute assemblée, il y a une culture au Sénat qu'il faut comprendre... Je dis simplement qu'on a à travailler, élucider tout ça pour être le plus efficace possible.

Comment allez-vous vous positionner vis-à-vis de ce gouvernement et du groupe LREM où siègent beaucoup de vos anciens collègues ?

J'aurai pu faire comme eux et aller ailleurs, aller à la soupe...

Vous ne pouviez pas, Ary Chalus avait déjà occupé la place...

Non, non, j'aurai pu... Puisque sollicité par les uns et les autres, j'aurais pu aller ailleurs ! Je suis socialiste depuis toujours et je n'ai jamais changé de parti. Kothy Jasmin et moi-même, nous restons bienveillants à l'égard de la majorité du président Macron et de son gouvernement, mais nous restons libres, avec la philosophie qui est la nôtre, la justice, la lutte contre les inégalités, la meilleure prise en compte des outre-mer. La difficulté, c'est que le Sénat est à droite, ça veut dire que tous les textes qui arrivent sont revus par cette majorité libérale. Comment allons-nous pouvoir voter ces textes ? Déjà que nous avons quelque distance sur les textes de Macron même lorsque nous reconnaissons quand ils sont bons... Ils vont être renforcés sur leur aspect ultra-libéral... C'est toute la difficulté !

L'un des premiers textes que le Sénat va examiner, ce sera le budget... Serez-vous bienveillant ?

Le texte présenté par le gouvernement dérange sur un certain nombre de points, notamment sur le traitement infligé aux collectivités... Il faudra amender très sérieusement ces textes... Nous allons faire des propositions, mais si on ne nous entend pas, nous pourrons voter contre. Sur les Outre-mer par exemple, le budget est d'à peu près 2 milliards et je ne vois pas d'augmentation. Je demanderai à Annick Girardin qui a été ma collègue pendant dix ans à l'Assemblée nationale, si elle veut améliorer le texte, si Bercy peut lâcher, si on peut avoir une vraie augmentation... Le président de la République s'est engagé sur 3 milliards pour les Outre-mer, plus la dotation de la Guyane, à 1,08 milliard, ça fait 4 milliards ! Sans compter les conséquences des cyclones Irma et Maria... Entre 4 et 5 milliards sur cinq ans ! Regardez le budget... Non, le compte n'y est pas. Et même si vous examinez les autres missions budgétaires, on ne trouve pas...

Comment ça, le compte n'y est pas ?

Lorsqu'on nous dit que les assises de l'Outre-mer vont s'étendre jusqu'à octobre 2018, on perd deux lois de finances initiales sur les engagements que le président a pris ! Il doit respecter la parole donnée sur le plan Guyane, sur les plans et les contrats de convergence, ne pas supprimer l'agence de promotion et de diffusion des cultures d'Outre-mer, ni la Cité des Outre-mer, ne pas diminuer l'enveloppe de continuité territoriale, respecter le financement de construction d'écoles, de collèges et de lycées, ne pas diminuer le plan séisme Antilles, ni la Ligne budgétaire unique qui avait pourtant été sanctuarisée ! Est-ce que le dire est une déclaration d'hostilité ? Dire la vérité doit-il être le fait de l'opposition ?

A l'Assemblée comme au Sénat, vous êtes trois anciens ministres des Outre-mer dans un groupe d'opposition face à une ministre qui a été dans votre majorité quand vous étiez aux affaires. N'est-ce pas schizophrénique comme exercice ?

Je ne sais pas comment l'actuelle ministre des Outre-mer vivra cela, mais il est certain qu'avec elle, nous serons bienveillants. Nous n'allons pas faire mal pour faire mal, ni s'opposer pour s'opposer. Si elle peut vraiment améliorer les choses, pourquoi pas ! Mais on ne va pas nous raconter d'histoire. Nous sommes trois anciens ministres des Outre-mer et quand vous avez compris les arcanes budgétaires, on ne peut pas vous raconter d'histoire. Il faudra bien qu'il y ait en amont une explication, je ne dirai pas franche comme disent les diplomates, mais vraie.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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