Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 07:15
LTOM - la V3 sur France Ô et les 1ère

Les témoins d'Outre-mer

Sabine Quindou et Sonia Chironi présentent en alternance la nouvelle émission d'accueil de la mi-journée sur France Ô, "Les Témoins d'Outre-mer". C'est la 3e version des témoins d'outre-mer. Il y a eu une version qui durait dix minutes avec un seul invité, une version qui durait 52 minutes avec deux débats et voilà enfin LTOM 3... "On mise beaucoup sur ce magazine", indique Rose Paolicci, directrice des programmes par intérim de France Ô. "Quel confort, déclare Sabine Quindou, on a enfin trouvé comment mettre en valeur les témoignages d'outre-mer dans une ambiance comme à la maison ! Venez, on va vous a préparé un petit plat et on va parler, échanger nos expériences... On a des différences et des points communs et quand on les met ensemble, ça devient enrichissant. Et comme on a la chance d'avoir un pied dans tous les océans, c'est super de pouvoir se retrouver là à midi pour échanger sur tous ces sujets."

D'un côté il y a des témoins qui viennent raconter leurs expériences sur le plateau ou par des vidéos qu'ils envoient depuis leurs territoires via le site internet de l'émission, de l'autre il y a des experts qui viennent les entendre et leur apporter du conseil. Grégoire Olivéreau, le producteur (Eden press), sait qu'à la mi-journée, les spectateurs ne sont pas forcément actif devant leur écran de télé : "Ils ont besoin d'une horloge qui les accompagne... Une discussion s'installe en plateau et ils peuvent la suivre tout en préparant leur déjeuner ou tout autre chose qu'on a à faire quand on rentre à la maison..." Une animatrice et quatre invités... Convivialité, chaleur, sourire... Quant aux thèmes, ils sont la vie quotidienne, comme le mal de dos, les grands-parents, les insomnies etc... "Quand vous parlez de laïcité en métropole, explique Sabine Quindou, c'est très crispé. Quand on parle d'une jeune fille voilée, on pense réflexe identitaire un peu agressif, avec un voile noir qui donne un air dur et c'est mal perçu ! Vous parlez du voile à la Réunion ou à Mayotte, ça n'a absolument rien à voir ! Il y a de jolis magasins où l'on choisit son voile assorti à ses chaussettes ! C'est beaucoup plus décontracté. Les élus se rendent à des fêtes religieuses et personne ne s'énerve à ce sujet ! "

"Tout le monde peut témoigner, partout en outre-mer, continue le producteur, et ces témoignages viennent marquer les spécificités de chacun des territoires." Le choix des  chroniqueurs (Gaëlle Malet, Elisabeth Tchoungui...) se veut aussi représentatif d'une fusion, d'un mélange, "comme vous le retrouvez dans la cuisine", insiste M. Olivéreau. Car la cuisine occupe une grande place dans l'émission, que ce soit avec la diététicienne originaire d'Haïti, Johan Dominique,  ou la blogueuse Leslie Béliot...

FXG, à Paris

L'émission est diffusée sur France Ô tous les jours en direct à midi avec une rediffusion à 18 h 55.

Voici également les dates de diffusions sur les 1ère :
Diffusion à J+1

A 9h30 sur Guadeloupe 1ère

05h25 sur Guyane 1ère

15h20 sur Nouvelle-Calédonie 1ère.

La Martinique ne diffuse pas LTOM.

 

Sonia, en alternance

Sonia Chironi, ex d'I Télé est toute nouvelle à France Ô. Sa première expérience de journaliste en outre-mer a été à Saint-Pierre-et-Miquelon pendant les dernières grandes vacances. Elle a tourné un numéro d'une série documentaire qui s'appelle "Voyage en fête" et ui sera visible au mois de décembre.

Interview Sabine Quindou

"La Martinique, c'était la liberté"

Vous étiez la petite voix de "C'est pas sorcier", comment s'est opéré de retour vers l'outre-mer ?

Au départ, c'est une opportunité, je ne l'ai pas vraiment cherché mais quand on m'a proposé cette émission, j'ai dit oui à cause de deux choses : retrouver le lien avec l'outre-mer et me mettre à son service. Je ne suis pas Claire Chazal, pas une star, mais j'ai une petite notoriété et si je peux la mettre au service des miens, au service des outre-mer qui sont parfois un peu oubliés, j'aurai l'impression de rendre quelque chose à mon grand-père !  Ca a été beaucoup d'émotion ! Ca me faisait revenir à France Ô, parce que si j'ai fait mes débuts à France-Antilles, j'ai aussi travaillé à RFO ! Avant l'aventure de "C'est pas sorcier", toutes mes premières fois de dingue, c'était toujours à RFO. La première fois que je suis partie en grand reportage pendant trois semaines à Madagascar, c'était RFO ! Vous croyez que TF1 enverrait des bébés journaliste de 25 ans ? La première fois que j'ai signé l'écriture et ma réalisation d'une émission, c'est pour sur TF1 ou sur France, 2, c'est ici. France Ô m'a dit ok ! C'était une émission de plateau... Mes premiers documentaires ? Ici encore ! Toutes mes premières aventures audiovisuelles se sont passées ici, à la maison, quoi !

Vous dîtes que vous avez fait vos premières armes à France-Antilles, racontez-nous ça !

J'ai étudié le journalisme au CELSA et j'avais déjà travaillé à l'Indépendant de Perpignan. Je devais faire des stages. Mais c'est bien sûr, me suis-je dit ! Je vais aller faire mes stages en Martinique. C'était l'époque où je prenais conscience de ce que c'était d'être antillais, je prenais conscience de mon métissage, je comprenais qu'être métisse, ça n'était pas être brune... Et j'avais hyper envie de savoir d'où je venais et je suis allée en stage à France-Antilles.

Et vous quel est votre témoignage de l'outre-mer ?

J'ai refait cet été avec mes propres enfants le voyage en Martinique que j'ai fait à 5 ans avec mes parents. Ca a été un voyage initiatique... C'était la première fois, j'avais 5 ans. J'y suis restée cinq semaines dans la maison de famille... C'était à Fond Basile, à Tartane où il n'y a plus de plage maintenant... Après cinq semaines, je vois mon père ranger les valises dans la voiture et je lui demande ce qu'il fait. "Mais on rentre", me réponde-il. Je ne comprenais pas, pour moi, on venait d'arriver. La Martinique, c'était la liberté... J'avais 5 ans, mais je pouvais aller sur la plage seule, juste de l'autre côté du chemin. Depuis la terrasse, mes parents me voyaient. Ils m'avaient fait une cabane de pirate en palmes. J'ai mon bateau de pirate, la grosse bouée qui est accrochée à un palmier... Il y a dix centimètres d'eau, je ne crains rien, je n'ai pas de bouée, pas de brassard, c'est la liberté ! Je plonge pour la première fois, je mets la tête sous l'eau avec un masque et c'est le début de tout ! Comment il y a tout ça sous l'eau et je ne le savais pas ? Et aujourd'hui, je suis citoyenne de l'océan grâce à Nausicaa !

Propos recueillis par FXG, à Paris

Le réal, le patron et le prod

Partager cet article

Repost0
21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 05:56
Philippe Gustin, délégué à la reconstruction de SXM et SBT

Philippe Gustin, délégué interministériel à la reconstruction de Saint-Martin

"La reconstruction ne doit pas échapper au milieu économique local"

Vous avez pris l'attache de votre homologue néerlandais pour envisager de renforcer la coopération, mais la différence des statuts des deux parties de l'île ne pose-t-elle pas un problème ?

Il faut tenir compte de ces statuts différents, mais ça ne change pas énormément les choses en bout de course. La collectivité de Saint-Martin a une grande latitude en termes de compétence, notamment en ce qui concerne l'urbanisme, comme dans la partie hollandaise. C'est vrai que de l'autre côté, les compétences vont beaucoup plus loin. Je pense en particulier à la police locale en partie hollandaise tandis qu'en partie française, c'est une compétence régalienne confiée à la police aux frontières et à la gendarmerie, même s'il y a aussi une police territoriale. Ces petites différences sont importantes pour le sujet capital de la maîtrise de l'immigration.

C'est un sujet qui vous préoccupe au titre de votre mission de reconstruction, pourquoi ?

La population de Saint-Martin a quadruplé depuis la fin des années 1980. Et cela a abouti à de l'habitat précaire dans des zones à risque. C'est ce que j'appelle la double peine : ceux qui sont en situation irrégulière construisent sans droit dans des endroits très vulnérables et sont les premières victimes. Il faut donc, entre les deux parties de l'île, puisqu'il n'y a pas de frontière, avoir une approche commune de l'immigration parce que sinon, c'est tout l'équilibre de la société dans l'île entière qui est menacée. Nous devons avoir impérativement des politiques harmonisées, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

Cela implique des négociations d'Etat à Etat...

Mon homologue néerlandais a indiqué que les Pays-Bas conditionnaient l'aide apportée à la maîtrise de la sécurité et des flux migratoires.

Les casinos resteront toujours en partie hollandaise et l'hôpital de Concordia en partie française...

Certes, mais nous pouvons déjà avoir des projets de coopération plus intenses sur les aspects structurants que sont l'épuration, le traitement des déchets, les réseaux d'électricité et de communication qui fédèrent de manière institutionnelle une île fédérée de manière sociétale. C'est donner du corps à tout cela.

Qu'en est-il de la plateforme quadripartite pour mener ces projets structurants ?

Cette plateforme existe et aurait dû fonctionner pour le projet d'une station d'épuration commune... Malheureusement, ce projet n'est pas arrivé au bout... Il faut réactiver cette plateforme qui associait les deux Etats et les deux collectivités car elle permettrait d'aller chercher des financements communs au niveau de l'Union européenne pour tous ces projets structurants. Je crois que la collectivité de Saint-Martin est tout à fait disposée à ce dialogue au sein de cette instance.

Vous avez inclus l'aéroport de Juliana dans ces projets. Cela implique-t-il la fermeture de Grand-Case ?

Non, il ne s'agit pas de fermer Grand-Case... Nous avons un vrai aéroport international sur cet île et on est parfois plus vite rendu à Juliana qu'à Grand-Case. Il s'agirait plutôt de rationaliser tout ça dans une logique économique qui est celle d'un développement touristique harmonieux de l'île.

Vous attendez le 30 octobre le rapport d'une mission de l'inspection générale. Quel est le but de cette mission ?

Il s'agit de faire un état des lieux de la facture. A combien se chiffre l'impact d'Irma ? Elle devra ensuite faire des propositions s'agissant de la résilience des services de de l'Etat et de la Collectivité sur place...

Mais encore ?

Comment face à une crise de cette ampleur, on se dimensionne et on s'organise pour mieux faire face et tirer les leçons de ce qui s'est passé. La mission abordera sans doute la défaillance de certains réseaux qui sont tombés en carafe trop rapidement...

Cette mission est-elle nécessaire pour activer les fonds de secours de l'Union européenne ?

Le diagnostic financier que fera la mission en relation avec la Collectivité

sera la facture que nous allons présenter à l'Union européenne. Il y a également un troisième volet à cette mission, c'est de s'assurer que les fonds qui seront obtenus pour la reconstruction seront utilisés en toute transparence.

Qu'en est-il du tissu économique de l'île près de deux mois après ?

Il y a trois catégories d'entreprises, celles qui fonctionnent sans avoir à recourir au chômage partiel. Ce sont souvent des entreprises individuelles ou de tous petits effectifs dans le secteur du BTP ou le service... Il y a les entreprises qui ont besoin de l'aide au chômage partiel pour maintenir le contrat avec une partie de leurs salariés pendant cette mauvaise passe. Ceux qui ont le plus besoin sont les entreprises du secteur touristique puisque la vraie saison ne recommencera qu'en novembre 2018. Cette aide au chômage partiel concerne environ 3000 employés à Saint-Martin et près de 1 500 à Saint-Barthélemy. Et puis, il y a une troisième catégorie d'entreprises, celles qui sont obligées de mettre la clé sous la porte et de licencier leur personnel.

A combien évalue-t-on le nombre de ces sociétés en faillite ?

On a un problème de fond à la base : l'absence d'outil statistique fiable. Nous n'étions pas en mesure, avant Irma, de dire combien d'entreprises étaient en vie... On cite souvent le chiffre de 6 ou 7 000. Le président de la chambre de commerce et d'industrie estime que le cyclone Irma allait nous permettre, grâce à ce nouveau pointage, d'avoir enfin une idée très précise du nombre d'entreprises qu'il y a encore sur l'île.

On a parlé de 7 à 8 000 personnes qui ont quitté l'île, sur une population officielle de 30 000 habitants...

Les personnes qui ont quitté l'île ont été rigoureusement comptabilisés à leur arrivée soit à Pointe-à-Pitre, soit à Fort-de-France, soit à Orly...

La question se pose alors sur les 30 000 habitants officiels. N'y en a-t-il pas plus ?

Sans doute...

Le cyclone est donc l'occasion de tout reconsidérer ?

En termes statistiques, c'est une grosse difficulté de ma mission. Chaque fois, on me parle de chose et moi je demande combien... Voilà pourquoi est importante la mise en place d'un guichet unique pour les entreprises. Nous allons pouvoir les recevoir quasiment individuellement, les conseiller, voir les difficultés qu'elles rencontrent... Ce n'est pas la même problématique si vous êtes chauffeur de taxi ou si vous avez un hôtel avec 500 employés. On doit avoir quelque 5 000 entreprises et on peut se permettre d'avoir un traitement qui soit le plus indifférencié et individualisé pour apporter la réponse la plus adéquate pour que chacune maintienne son activité.

La reconstruction doit permettre aussi de relancer l'économie...

A condition que la concurrence ne soit pas faussée avec des entreprises de la partie hollandaise ou des entreprises qui viennent de l'extérieur et qui pourraient plus facilement prendre les marchés. Il ne faut surtout pas que cette reconstruction échappe au milieu économique local et que ce soit la double peine...

Avez-vous un rôle à jouer pour cela ?

Oui j'ai un rôle à jouer. Et ça commence avec la maîtrise des prix. Que l'on n'ait pas tout d'un coup un emballement. La Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIECCTE) doit être très attentive. Elle s'est déjà rendue sur l'île et reviendra. Mais je souhaite que les Saint-Martinois qui s'aperçoivent de dérapage sur les prix des matières premières le signalent le plus rapidement possible parce que c'est une compétence de l'Etat et il doit pouvoir sévir pour éviter de tels dérapages. Il ne faudrait surtout pas qu'il y ait des effets d'aubaine du fait de la crise. Ca serait catastrophique.

Propos recueillis par FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 05:06
Dictionnaire créole d'Hector Poullet - tome 1

Poullet et l'étymologie de mille mots créoles

"Eléments pour un dictionnaire historique du créole guadeloupéen. Choukam Kréyol Gwadloup Zouti 1 : Eritaj - Etymologie de mille mots créoles" par Hector Poullet (Caraïbéditions)
D’où nous vient une bonne partie du vocabulaire créole que nous utilisons aujourd’hui ? En grande part de la langue française, certes, mais pas uniquement. L’échantillon de mots créoles que vous avez en main n’est bien sûr qu’un aperçu, mais il peut être considéré comme représentatif de la langue. Aussi nous pouvons dire que notre parler créole de tous les jours a gardé non seulement une belle part d’héritage de mots amérindiens, des survivances de différentes langues africaines, de nombreuses traces d’archaïsmes français ou des langues régionales de France, mais également des apports de l’Hindi ou du Tamoul, des mots empruntés à l’Anglais, à l’Espagnol, voire au Portugais. Et comment pourrait-il en être autrement quand on connait l’histoire du peuplement de cette partie du monde ? Comme pour toute langue devenue majeure, il existera un jour, à la portée de tout locuteur des langues créoles, un dictionnaire historique des créoles, ce que représente déjà en partie le DECA (Dictionnaire Etymologique des Créoles d’Amérique).

Ce Zouti 1 : Eritaj, ne prétend être autre chose qu’une modeste contribution à l’édification d’un travail de plus grande envergure que nous confions aux générations à venir. Il permettra déjà, dans un premier temps à ceux qui l’ignoraient encore, de découvrir que Ago se retrouve dans plusieurs langues de l’Afrique de l’Ouest, que Balata est Kalina, que Chiktayé nous vient de l’Eure-et-Loir, que Dal est de l’hindi et Kolonmbo du tamoul, que Louké vient de l’anglais, que Mawon est  d’origine espagnole, que Koubari vient du portugais etc… autant dire que nos créoles sont une véritable "soupakongo", une vraie galimafrée capable de régaler les plus affamés mais aussi les plus difficiles. Avec ce livre en main, chacun pourra continuer la quête de l’origine des mots créoles. Nul doute qu’il aidera beaucoup de lecteurs à apporter, eux aussi, leur participation à un meilleur devenir des langues créoles.

Avec cet ouvrage, Eritaj, Hector Poullet poursuit ses recherches sur les racines des langues et des cultures créoles. Qu’est-ce que les premiers héritiers ont fait du baragouin des origines ? Comment, au fil du temps, les générations suivantes ont-elles procédé pour construire de nouveaux mots afin qu’émergent aujourd’hui les langues créoles ? C’est ce qui sera traité dans la deuxième partie de ce travail intitulé Aboutaj, complément de cet héritage.

Partager cet article

Repost0
21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 05:05
Dictionnaire créole d'Hector Poullet - tome 2

Poullet et les mille néologismes créoles du quotidien
Trois ans après le tome 1, Hector Poullet sort le 21 octobre chez Caraïbéditions, "Éléments pour un dictionnaire historique du créole guadeloupéen. Bikamo Kréyol Gwadloup - Zouti 2 : Aboutaj - Mille néologismes créoles du quotidien"

À l’origine de toute langue il y a le socle sur lequel un nouveau parler va prendre pied : le patrimoine, l’héritage. Celui des langues créoles d’Amérique est un baragouin de Castillan et de diverses langues amérindiennes telles que tupi, guarani, kalina, arawak etc… Puis sont arrivés, tel un vol de gerfauts, des aventuriers, pirates, boucaniers, religieux, soldats, paysans, gens de petite noblesse, de petites vertus ou de sacs et de cordes,  venus de France, d’Angleterre, des Pays-Bas, pour réaliser la plus vaste entreprise de colonisation de tous les temps. Pour mener à bien cette opération qui allait durer plusieurs siècles, il leur fallait une main d’oeuvre nombreuse et gratuite: des millions d’esclaves et de travailleurs forcés qu’ils sont allés chercher en Afrique, en Inde, en Chine, au Japon même ! Et chacun, à son niveau, a dû apporter son grain de sel pour en faire un extraordinaire pidgin.

Enfin sont nés sur place les créoles de toutes origines, les nouveaux natifs donc qui, n’ayant que ce pauvre moyen, cet outil rudimentaire pour communiquer  entre eux, vont l’améliorer pour en faire une langue. Ils vont procéder par dérivation comme par exemple en partant de dériver (fr) ou to drive (angl.) faire drivé, drivayé,  drivayè(z). Ils vont surtout utiliser la composition, pour avec deux mots n’en faire qu’un, avec nouveau signifié, comme par exemple le mot bayalé (avant-propos) créé à partir des verbes bailler (fr) et aller (fr.). Quelquefois le mot créé sera juste une métaphore. Ainsi bòovan (mensonge, tromperie) créé à partir de ces bords tirés au vent par les bateaux de la marine à voile, astuce pour tromper le vent sur la vraie direction de navigation.
Cet ouvrage, Aboutaj, n’est qu’un "bout" - lire "boute", vocable de marins  superstitieux pour ne pas avoir à dire cordage - qui s’ajoute à l’héritage du tome 1. Il ne prétend pas faire le tour complet de la création lexicale en créole mais voudrait seulement donner à d’autres l’envie de poursuivre la recherche.
Avec cet Aboutaj, Hector Poullet termine un cycle de travaux sur le lexique créole de la Guadeloupe.

Partager cet article

Repost0
19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 05:22
Regards sur la Guyane à la mairie de Bondy le 21 octobre

ITW Hendy Chocho, de l'association musicale et culturelle Dokonon qui organise le 21 octobre de 13 à 23 heures à la Salle des Fêtes de l'Hotel de Ville de Bondy un événement culturel, "Regards de Guyane"

"2017 est l'année de la Guyane"

Pourquoi un tel événement ?

L'association est née en 2007, on est en 2017, l'année de la Guyane ! Parce que c'est l'année où Miss France est Miss Guyane où le touloulou de Guyane entame ses démarches pour entrer au patrimoine de l'Unesco et encore l'année où la France entière a entendu parler de notre département à l'occasion de la crise sociale. Il fallait faire quelque chose de fort et nous avons pensé à une journée culturelle à la sauce guyanaise, un rendez-vous guyanais !

Vous avez commis l'exploit de rassembler toutes les associations guyanaises d'Ile de France...

Il y aura Tcho Péyi  et Mo isi mo rot bo pour le folklore et la tradition, Sinnamary, les Hommes de l'Ouest, Dousyn Yana pour la gastronomie, Roulo d'or et les Amazones pour la promotion du carnaval, l'association Mo, Payaka, le réseau Fier d'être Guyanais, la jeunesse autochtone de Guyane et même une association de Bushinengués... Nous invités de marques seront reçus sur le stand de "Sous le fromager" et sa décoration en bois de Guyane.

Votre idée est de montrer une Guyane bien vivante ?

Nous allons lettre en avant le spectacle vivant que ce soit par le biais de live musical avec Sylviane Cédia, Prof A, Ben G, Gayah, Alpha Costa et l'orchestre Dokonon, mais également par le biais d'ateliers comme celui qu'animeront Moïse Dauphin et Auguste Horth. Ils réaliseront les coiffes créoles cayennaises. L'art tembé sera mis en avant avec Franck Amété et même la sculpture sur fruit avec Coqfood...

Avez-vous choisi de parrains pour réhausser l'éclat de cette journée ?

J'avoue que nous n'en avons pas recherché, mais au fur et à mesure que les gens découvrent l'événement, nous savons que certaines personnes seront présentes. Quequette devrait être là de même que Fanny J et Warren. Les élus sont informés que la Guyane de la région parisienne se montre en force. Nous les attendons pour qu'ils viennent nous encourager, nous aider à pérenniser ce rendez-vous ! Dokonon veut être, telle une marque, le garant de la richesse, de la compétence, de la grandeur de la Guyane. Les événements que nous organisons sont à ce titre fédérateurs !

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 06:23
Dans les couloirs de l'hôtel Ibis d'Orly

Dans les couloirs de l'hôtel Ibis d'Orly

La galère des réfugiés climatiques Saint-Martinois

Débarquées le 16 septembre dernier, près de 400 réfugiés climatiques originaires de Saint-Martin sont hébergés dans des hôtels en région parisienne.

Les femmes et leurs enfants ont été relogés dans un centre d'accueil où l'on pourra se préoccuper de la scolarisation de leurs enfants.

Elle s'appelle Jessie Sanchez. Elle attend l'heure du déjeuner sur la terrasse fumeur de l'hôtel Ibis d'Orly où elle est arrivée l y a un mois avec ses deux filles et sa petite-fille de 2 mois. Elle discute avec Miguel, un réfugié climatique, comme elle. Miguel habitait à Sandy Ground, Jessie à Saint-James. Tous les deux sont originaires de la République dominicaine. Et tous les deux ont tout perdu lors du passage d'Irma sur Saint-Martin, le 6 septembre dernier, leur maison et leur emploi... "Je veux travailler, confie Jessie en anglais, avoir une maison... Je veux un avenir... Je ne veux pas revenir à Saint-Martin..." Miguel qui ne s'exprime qu'en espagnol déclare être prêt à aller n'importe où il trouvera un job... Pour le moment, ils se contentent de la situation présente tout en s'étonnant d'être encore dans cette zone aéroportuaire...

Jessie comme Miguel n'en diront pas plus. Les gardiens de l'hôtel ont ordre de ne pas laisser entrer de caméra ou d'appareil photo. "Vous ne devez même pas leur parler", expliquent-ils poliment quand on leur demande combien l'hôtel héberge de réfugiés climatiques... Ces informations, c'est Annick Girardin, ministre des Outre-mer qui les délivrera, le soir même, à l'issue du troisième comité interministériel pour la reconstruction de Saint-Martin (voir encadré).

Les réfugiés climatiques ont été répartis depuis leur arrivée dans l'Hexagone entre quatre sites, l'hôtel Ibis d'Orly, deux hôtels Ibis à Paris 17 et Paris 10, et enfin, à Saint-Germain-en-Laye. Tout est pris en charge par l'Etat, les nuitées (affichées à 143 euros la chambre à Orly) et les trois repas par jour.

Des enfants déscolarisés et désoeuvrés

Dans le hall d'accueil de l'hôtel et dans les couloirs qui desservent les salles de restaurants et les ascenseurs qui mènent aux chambres, de nombreux enfants et adolescents désoeuvrés essaient de s'occuper. Ils parlent anglais, français, espagnol ou créole... Des mères avec leur bébé ont pris place sur les canapés... Tout le monde attend quelque chose sans pouvoir dire quoi... Toutes ces personnes ont été prises en charge par les services de l'Etat qui les a transportées de Saint-Martin vers la Guadeloupe et la Martinique à bord d'avions militaires. Puis elles ont été envoyées par un vol d'Air Caraïbes à Orly. Là, c'est l'association France Horizon, à Aubervilliers, qui a été déléguée pur les prendre en charge.

Ainsi que l'a indiqué la ministre des Outre-mer, France-Horizon va mettre à la disposition de quelque 160 personnes un ancien internat à Coye-la-Forêt dans l'Oise où les enfants pourront être scolarisés, "sur place", dixit Mme Girardin. Des bus devraient notamment emmener les mères et leurs enfants dès ce vendredi aussi bien depuis l'Ibis d'Orly que des autres sites. Néanmoins, selon l'association Dans l'action pour Saint-Martin, si des bus sont prévus aussi pour les autres, certains ne savent pas encore où on va les placer... La ministre a promis "un bilan complet et un accompagnement spécifique de chaque famille, de manière à prendre en compte à la fois  leurs difficultés, leurs besoins, mais aussi leurs projets d'avenir parce qu'il faut pouvoir maintenant les accompagner sur la durée". La ministre a assuré que tout serait fait entre aujourd'hui et les deux mois à venir.

 

Transférés à Coye la Forêt
Les familles ont quitté Orly vendredi matin entre 10h30 et 11 heures. Arrivées au château de Coye la forêt, chacune a pu regagner sa chambre. Premier constat, les toilettes et les douches sont communes ; il n'y a pas de séparation hommes-femmes. "Beaucoup de femmes sont en pleurs", raconte Rebecca Marival qui a eu un premier échange téléphonique avec une mère de famille qui se trouve dans l'un des trois domaines de Coye la Forêt et qui était jusqu'à hier encore à l'hôtel Ibis d'Orly... Certaines ne souhaitent pas rester à Coye-La-Fôret car elles estiment être au milieu de nulle part et encore plus isolées qu'à Orly. Dans Le château, il n'y a pas ni télé ni internet. Ni école... Les parents s'inquiètent pour la scolarité de leurs enfants.
Hier midi, un repas leur a été servi. Au menu il y avait du couscous. Personne n'en a mangé car c'est un plat qui ne leur est pas familier .
Certaines se sont plaint qu'il n' ait que de l'eau du robinet à boire...
L'atmosphère est stressante pour ces familles qui ont l'impression d'avoir été déposée là le matin et qui à part le fait d'être ensemble, n'ont comme seule compagnie que les gardiens du château.
Annick Girardin a annulé la visite qu'elle devait leur rendre dimanche. Les familles ont attendu mardi matin la visite du ministre de la Cohésion sociale, Jacques Mézard, et son secrétaire d'Etat, Julien Denormandie.

 

FXG, à Paris

France-Horizon que nous avons sollicité par téléphone n'a pas décroché et par mail n'a pas donné suite à nos demandes

Le nombre des réfugiés

Entre 7 et 8 000 personnes ont quitté Saint-Martin depuis le passage d'Irma. 2 500 sont venus en métropole. 1 700 sont passés par les dispositifs d'accueil que l'Etat a mis en place en Guadeloupe, à la Martinique et à Paris. 176 personnes ont été prises en charge dans des hôtels parisiens auxquelles se sont rajoutées deux cents personnes qui sont revenues vers les services de l'Etat après être allées dans un premier temps chez leurs amis ou leur famille qui voulait bien d'eux quelques jours, mais étaient dans l'incapacité de les garder avec eux plus longtemps. Près de 400 personnes venant pour la plupart de Saint-Martin sont à actuellement à la recherche de logement."

"On n'a pas choisi de partir"

Sonia Badeau, 45 ans, vivait à Bellevue, avec sa fille de 13 ans. Elle était agent d'entretien. "On n'a pas choisi de partir, mais il a bien fallu bouger. Irma a tout cassé. Fallait évacuer... On a pu partir alors on est parti ! Ici au moins, on nous donne à manger et à boire... A Saint-Martin, il fallait faire 2 km pour avoir deux petites bouteilles d'eau !" Rapatriées par avion militaire avec sa fille, elles ont été bien accueillies en Martinique. C'est là que Sonia a choisi sa destination, Paris où son aînée est installée. Elle prépare le concours de l'école d'infirmière. "Pour l'instant, on est encore à l'hôtel à Orly, mais vendredi on va bouger pour aller à Coye-la-Forêt. On aura les moyens de scolariser les enfants..." Sonia voit les enfants s'ennuyer, perdre er temps : "Ils n'ont rien à faire et ils s'inquiètent de voir filer le premier trimestre..." Elle regrette aussi qu'aucune aide ou soutien scolaire ne leur ait été proposé depuis leur arrivée. Elle a bien vu que l'association France Horizon vient parfois et les renseigne, mais pas plus. "Ce sont eux qui montent les dossiers", comprend-elle.

Sonia voudrait bien revenir à Saint-Martin où son mari est resté pour participer à la reconstruction, "mais ça n'avance pas beaucoup et, dit-elle, les enfants, c'est la priorité." Elle se dit qu'elle est partie pour rester ici en région parisienne quelques années encore. Elle aimerait bien pouvoir se loger, travailler et venir en aide à son aînée. "Elle est hébergée temporairement chez une amie et elle n'a pas de bourse..." Faute de moyens, elle n'a pu aller lui rendre visite, c'est sa fille qui est venue... "On nous nourrit, on nous loge, mais nous n'avons pas a liberté de mouvement... On est dans la m... ici et là-bas, mais comment va-t-on faire ? On n'est pas des oiseaux pour rester entre les deux !"

Trois questions à Rebecca Marival, présidente du Collectif Dans l'action avec Saint-Martin

"Il faut dire à ces mamans de rentrer à Saint-Martin"

Comment avez-vous trouvé les sinistrés d'Irma à Paris ?

On les a déposés dans leurs hôtels il y a un mois et puis on les a un peu oubliés. Ils ont un papier qui reconnaît qu'ils sont des réfugiés climatiques et qu'ils sont en règle, mais à part le fait qu'on leur donne à manger, ils n'ont aucun contact avec France Horizon qui est censé les prendre en charge et ils ignorent quelle est la suite qui les attend.  Il faut savoir qu'à part la nourriture qu'on leur donne à l'hôtel, ils n'ont pas un vêtement chaud —certains n'ont que des tongs — et sont sans le sou.

La plupart sont des mamans avec enfants...

Ce sont des mamans qui ne parlent pas un mot de français, mais espagnol, anglais, créole haïtien, ce sont beaucoup de jeunes filles avec enfants... Pour le moment, elles vont bien parce qu'elles découvrent un monde nouveau, elles sont à l'hôtel... Mais elles ne se rendent pas compte de ce que la suite sera bien moins drôle. Celles qui ont des enfants vont partir au château de Coye, mais les autres iront dans un autre hôtel Ibis...

Vous avez conseillé à certains d'entre eux de revenir à Saint-Martin, pourquoi ?

Il faut trouver les mots pour dire à ces mamans de rentrer à Saint-Martin parce que si elles n'ont pas de toit là-bas, il ne faut pas qu'elles croient qu'en deux mois, on va leur trouver logement, travail et école ici ! Ce que je vois ici, ce sont des gens en détresse dans des couloirs d'hôtel. Ils ont tout perdu certes, et je peux comprendre qu'ils pensent que la France est un eldorado, mais ce qu'on leur propose à Coye-la-Forêt, ce sera ni plus ni moins qu'un camp de refugiés, même s'il y a un grand jardin pour les enfants. Ils n'ont pas quitté Saint-Martin pauvre pour devenir riche à Paris, voilà ce qu'on essaye de leur faire comprendre.

Propos recueillis par FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 06:06

L'affaire du CEREGMIA en conseil d'Etat

Fred Célimène, ancien directeur du Centre d'Étude et de Recherche en Économie, Gestion, Modélisation et Informatique Appliquée (CEREGMIA) à l'université des Antilles, son adjoint Kinvi Logossah et l'ancien doyen Eric Carpin ont assisté lundi après-midi à l'audience du conseil d'Etat lors de laquelle étaient examinés leurs pourvois en cassation et requêtes de sursis à exécution contre les décisions du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) prises en juin 2016 à leur encontre. Le CNESER avait alors annulé les décisions prises en juin 2015 par la section disciplinaire du conseil d'administration de l'université Toulouse 1 Capitole où avait été dépaysée leur affaire (cinq ans de suspension pour Fred Célimène et un blâme pour ses collèges) pour prononcer des sanctions bien plus sévères. Fred Célimène avait ainsi été révoqué des cadres de l'université, une sanction assortie de l'interdiction définitive d'exercer toute fonction d'enseignement et de recherche dans un établissement public ou privé. Kinvi Logossah et Eric Carpin avait écopé d'une interdiction d'exercer toutes fonctions d'enseignement et de recherche dans tout établissement public d'enseignement supérieur pour une durée de cinq ans pour le premier, deux ans pour de second, sanctions assorties pour chacun d'eux de la privation de la totalité de leur traitement. Ces peines administratives avaient été prononcées alors même que le police judiciaire enquêtaient sur des détournements de fonds européens au sein du laboratoire CEREGMIA et que les trois intéressés étaient également mis en examen par un juge d'instruction.

Hier, au Palais Royal, la surprise est venue du rapporteur public qui a admis les griefs des trois demandeurs, à savoir que le CNESER avait commis deux erreurs de droit relatives aux délais et à ses compétences. Le rapporteur public a donc invité les magistrats des 4e et 5e sous-sections réunies à annuler la décision du CNESER de juin 2016 et de renvoyer l'affaire au même CNESER afin de la rejuger. La décision devrait être rendus d'ici trois semaines ou un mois.

FXG, à Paris

 

Partager cet article

Repost0
18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 06:02
le Nérelandais Hans Leijtens et son homologue français, Philippe Gustin à l'ambassade des Pays-Bas le 16 octobre

le Nérelandais Hans Leijtens et son homologue français, Philippe Gustin à l'ambassade des Pays-Bas le 16 octobre

La coopération Saint-Martin/Sint-Maartin relancée

Le délégué interministériel à la reconstruction de Saint-Barthélemy et Saint-Martin, Philippe Gustin et son homologue néerlandais, Hans Leijtens, récemment nommé directeur général pour la reconstruction des Iles du Vent des Antilles néerlandaises se sont rencontrés lundi à Paris pour relancer la coopération franco-néerlandaise. « L’idée de ce rendez-vous, a expliqué M. Gustin, était de formaliser notre coopération sur le long terme et voir comment nous pouvons contribuer ensemble à mettre en place un modèle pérenne pour l’île. » Leurs discussions ont essentiellement porté sur les projets d'infrastructures qui pourraient être communes aux deux parties de l'île. Ils ont ainsi évoqué l'idée de relancer la plateforme quadripartite (Etats français et néerlandais et la collectivité de Saint-Martin et le gouvernement de Sint-Maartin) qui avait failli aboutir à la création d'une station d'épuration commune... Il s'agirait d'oeuvrer dans ce sens au niveau du traitement des déchets, des réseaux d'adduction d'eau et d'assainissement, des réseaux électriques et de communication. Une réflexion semblable concernerait aussi l'aéroport Juliana. Ce format de dialogue quadripartite devrait donner lieu à des sommets réguliers.

 Les deux pays auraient également vocation à se soutenir mutuellement dans leurs démarches auprès de la Commission européenne afin de faciliter l’obtention de financements européens pour la reconstruction. « Nos gouvernements souhaitent tous deux contribuer à un avenir meilleur pour tous les Saint-Martinois. Je pense que nous pouvons dialoguer sur cette base », a déclaré M. Leijtens. Les deux parties de l'île n'ont pas du tout les mêmes types de relations avec leur métropole. Sint-Maartin étant beaucoup plus autonome que Saint-Martin, notamment au point de vue de la sécurité. « D’importants échanges d’information ont lieu depuis Irma, a expliqué M. Gustin, et les deux pays travaillent déjà de manière efficace dans le domaine de la sécurité, par exemple en organisant des couvre-feux communs. » Sur cet aspect sécuritaire, M. Leijtens a indiqué que le gouvernement des Pays-Bas avait conditionné son soutien à un effort des autorités locales en matière de sécurité.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 15:05
Banlieue tropicale

Banlieues Tropicales revient en Ile-de-France

Du 13 octobre au 16 décembre, se déroule la 7e édition du festival Banlieue tropicale. 19 concerts sur 13 dates répartis dans 6 villes de de la région Ile de France, Achères, Andrésy, Bobigny, Les Lilas, Igny et Paris (New Monrning, Elysée-Montmartre). Toutes les musiques créoles seront à l'honneur  avec Malavoi & Ralph Thamar, Elida Almeida, Soft, Made In Mizik, Bélo, Grégory Privat Trio, Léïla Negrau, Célia Wa, Raise Ronald Tulle Quartet & Tony Chasseur, Rony Théophile, Florence Naprix, Yoan, Lycinaïs Jean, Valérie Louri, Admiral T et la Fanfant Family en concert inédit !
Toutes les informations sur la programmation, la billetterie, les salles de spectacle, le dossier de presse sont sur le site internet :
www.banlieuestropicales.fr

et sur les réseaux sociaux :
Facebook : 
@BanlieuesTropicales 

Instagram: festival_banlieuestropicales
Snapchat: BanlieuesTropik

Partager cet article

Repost0
17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 06:15

La bataille budgétaire a commencé

Un amendement au projet de loi de finances 2018 déposé par Gabriel Serville et soutenu par 13 députés ultra-marins des sept groupes politiques de l’Assemblée nationale (y compris LREM, Modem et Constructifs) vise à créer une taxe additionnelle sur les transactions financières (au taux de 0.0008%) afin de compenser la baisse annoncée des fonds de LADOM (-12% soit 8.8 millions d’euros) et de pérenniser ainsi le financement de la mobilité des jeunes ultra-marins en formation, ainsi que des autres missions de LADOM (aide au retour, continuité funéraire, etc.). Les députés ont lancé cet amendement d'appel pour faire pression sur le ministère des Outre-mer. La ministre s'est entretemps entretenu avec quelques uns de ces députés signataires et elle tente d'arracher un arbitrage favorable vis-à-vis de Bercy. "C'est un coup de pression au gouvernement et ça peut marcher", explique un collaborateur de Gabriel Serville.

L'amendement, faute d'accord, devrait être débattu au moment de l'examen de l'article 19 sur les taxes additionnelles, cette semaine à l'Assemblée nationale. La bataille parlementaire du budget a bel et bien commencé. C'est à l'aune des arbitrages gagnés ou perdus face à Bercy que se fera la réputation de la nouvelle ministre.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0

Articles Récents