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31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 11:16

Edouard Philippe annoncé pour les 4, 5 et 6 novembre

Le voyage officiel du Premier ministre aux Antilles françaises est en cours de préparation selon son service de presse. Edouard Philippe avait indiqué au lendemain du passage du cyclone Irma sur les îles de Saint-Barthélemy et Saint-Martin qu'il se rendrait dans les îles sinistrées au moment de la Toussaint, en compagnie du ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer. Le Premier ministre pourrait ainsi donc effectuer ce déplacement le 4 en Martinique, le 5 en Guadeloupe et le 6 novembre à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy.

FXG, à Paris

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31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 06:40
Meeting solidaire à Saint-Cloud

Une course pour les sinistrés d'Irma

L'écurie bleu outre-mer a organisé une course en solidarité avec les sinistrés d'Irma.

France Galop leur a dédié le quinté du jour.

Le quinté d'hier à Saint-Cloud a été rebaptisé "prix solidarité avec les Antilles". Habituellement, c'est le "prix des boucles de la Seine" ! C'était la première course de l'après-midi ouverte aux paris (avec une dotation de 52 000 euros) à l'hippodrome de Saint-Cloud, mais auparavant, une autre course, hors pari mutuel, était donnée pour rendre hommage aux victimes des ouragans Irma et Maria, sous le nom du prix "Bleu outre-mer". Entièrement organisé par l'écurie Bleu outre-mer, cette course a été imaginée par l'ancien journaliste de France Ô/RFO et ancien présentateur de feue Top course, Jack Vautrin (photo).

Celui-ci qui dirige l'écurie bleu outre-mer depuis 2015, a confié Bamba, sa jument de 4 ans, à la cavalière martiniquaise Luana Lalung, tandis qu'il confiait au Guadeloupéen Didier Gengoul, le hongre Jack l'effronté. A noter sur la ligne de départ, un autre caribéen, le jockey barbadien, Louis-Philippe Beuzelin qui, pour marquer sa solidarité, a renoncé à cinq montes pour courir celle-ci ! Les neuf cavaliers au départ arboraient tous un brassard noir au bras en hommage aux victimes des deux ouragans Irma et Maria.

"C'était une très jolie course, a déclaré Jack Vautrin, avec quasiment tous les chevaux du côté de la corde et deux du côté de la lice. Finalement, c'est Bonsaï, monté par Maxime Guyon, qui l'emporte. Notre jument, Bamba, court bien. Elle termine cinquième, une belle position."

20 000 euros du PMU à la Fondation de France

Luana est ainsi parvenue à rester dans son objectif, le top 5. "L'entraîneur m'avait demandé de faire une course gentille, une couse de rentrée... Donc, j'y suis allée sagement !" Didier Gengoul aussi a passé un bon moment, même s'il finit avant dernier : "On s'attendait un peu au résultat... L'entraîneur de Jack l'effronté m'a prévenu que ce n'était pas un cheval pour ce type de course, mais un cheval d'obstacle, un cheval de 3000 m..." Didier l'a bien fait partir et l'a gardé au contact avec les autres, mais quand tous ont accéléré, son cheval, faute d'un bon coup de rein, a gardé son rythme... "Mais, assure Didier Gengoul, il n'a pas baissé le pied et n'a pas trop mal couru !"

Didier comme Luana n'ont pas à rougir de leur niveau même si la confrontation peut sembler, vue de loin, inégalitaire... "Oui et non, se défend Didier. L'hiver, ils viennent monter chez nous, on est habitués. Et aussi bien Luana que moi, on a déjà monté en France. Moi, je sors d'Angleterre et on s'est déjà confrontés à des jockeys de grand niveau !" Pour l'un et l'autre, la peur n'était pas au rendez-vous, hier, mais bien plutôt le plaisir et la joie, surtout sur la belle pelouse de Saint-Cloud ! Didier l'avait déjà pratiquée une fois, quand il avait 16 ans. "C'est une piste magnifique et agréable ! C'est sûr que ça n'a rien à voir par rapport à chez nous !"

Après cette jolie course, Frédéric Theret, le directeur marketing et développement, de la Fondation de France, a reçu au nom des sinistrés de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, des mains de Benoît Cornu, directeur de la communication de PMU, un chèque de 20 000 euros, en présence de Guillaume Arnell, sénateur de Saint-Martin.

FXG, à Saint-Cloud

Le quinté de Luana

Luana Lalung a été la première femme jockey d'outre-mer à participer un quinté, hier sur l'hippodrome de Saint-Cloud. Montée sur Kalamari, la Martiniquaise finit troisième en partant de la fin, tout en signant une belle performance : "Il y a eu pas mal de boue et le cheval a eu un peu de mal au départ. Ensuite, dans le tournant, ça a beaucoup ralenti et j'ai dû le reprendre pas mal et quand ça a redémarré à l'entrée de la ligne droite, il manquait un peu de jus au cheval. L'entraîneur m'avait prévenu que si l'an dernier, il courait bien, c'était un peu plus difficile pour lui cette année... Belle course quand même !" Didier Gengoul, son collègue jockey venu de la Guadeloupe a trouvé aussi sa performance jolie, mais il a aussi remarqué qu'elle avait du accompagner son cheval durant toute la course : "Elle fait une belle course mais son cheval n'avait pas la capacité de lutter avec les autres, il n'avait pas suffisamment de gaz pour finir, mais elle s'est bien placée dans le parcours."

Une course comme celle-ci, c'est un vrai plus, même pour Luana Lalung qui est cinq fois cravache d'or en Martinique et qui a déjà fait deux places, c'était en mai dernier, sur l'hippodrome de Saint-Cloud. "Je n'aurai jamais imaginé remonter en France, même un jour !" Luana Lalung a préféré rentrer en Martinique parce que le métier de femme jockey est vraiment très difficile. Mais si c'est un monde d'hommes, parmi eux, certains n'hésitent pas à faire une place aux femmes... Alors faire cette monte pour Luana, c'était encore plus important que gagner : "Si j'ai fait tout ça de kilomètres, c'est d'abord pour participer ! On est là avec l'écurie bleu outre-mer, tous unis pour une belle cause, et en plus pour le quinté ! C'est super !"

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30 octobre 2017 1 30 /10 /octobre /2017 16:49

Elizéon prend du galon

Au conseil des ministres du 25 octobre, sur proposition de Gérard Colomb, ministre de l’Intérieur, la réunionnaise Sophie Elizéon, ancienne déléguée interministérielle à l'égalité des chances des Français des Outre-mer et jusqu'alors préfète déléguée pour l’égalité des chances auprès du préfet de la région Hauts-de-France, a été nommée préfète du Territoire de Belfort. Voilà une belle trajectoire pour celle qui, en 2012,  n'était encore que déléguée au droit des femmes à la Réunion.

FXG

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27 octobre 2017 5 27 /10 /octobre /2017 07:43
La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, avait été auditionnée avant la présentation de son budget par la délégation outre-mer de l'Assemblée nationale

La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, avait été auditionnée avant la présentation de son budget par la délégation outre-mer de l'Assemblée nationale

Les enjeux du budget de la mission Outre-mer

Du mardi 24 octobre au jeudi 9 novembre 2018, les crédits des 25 missions du budget général et des comptes spéciaux seront examinés par nos députés en commission élargie au cours de réunions communes de la commission des finances et des commissions saisies pour avis. Le budget de la mission outre-mer sera examiné le 30 octobre et le débat s'annonce vif.

La ministre des Outre-mer a déjà pu voir ces derniers temps se coaliser des députés d'outre-mer appartenant à tous les groupes politiques de l'Assemblée nationale sur le sujet des contats aidés (qui dépendent du budget du ministère du Travail) ou celui de l'enveloppe de Ladom... Non seulement les parlementaires contestent la réalité de l'augmentation de 4 % du budget de l'Outre-mer, mais également la baisse ou la disparition de nombreuses lignes de crédit (logement, mobiité, fonds vert, plan séisme...).

La hausse annoncée du budget représente 90 millions par rapport à l'an passé, en tenant compte du fait que le ministère a oté du précédent budget 70 millions qui relevaient de l'Education nationale (EN). Commentaire de l'opposition de gauche : "Il faudrait alors enlever les 65 millions prévus pour les établissements secondaires de la Guyane puisque c'est l'EN qui passera les marchés.."

En hausse

Il y a pourtant des hausses bien réelles, comme la dépense supplémentaire de 40 millions pour compenser les exonérations de charges sociales et les contrats de plan Etat Régions qui augmentent de 30 millions. Les taux d'exonération n'ont pas changé, c'est un effet mécanique de l'embellie économique qui a permis à plus d'entreprises de profiter du dispositif d'allègement de charges. Autre élément de hausse, les contrats de plan qui gagnent 30 millions d'euros. Quant à la hausse des contrats de plan, elle peut être le reliquat de ce qui n'a pas été consommé sur les précédents contrats qui sont arrivés à terme.

Le budget du SMA en hausse va permettre l'embauche de 20 équivalents temps plein (127 sur cinq ans) pour conforter l'encadrement des 6000 jeunes formés, en revanche, la plateforme de bilan social, dispositif expérimenté en Martinique, n'est pas généralisée.

La LBU désanctuarisée

Outre le budget de Ladom qui perd 8,8 millions d'euros, c'est la politique du logement qui semble la plus touchée (-8,85 %), que ce soit la construction ou la rénovation. Si en 2017, l'objectif était de réaliser la rénovation de 893 logements, le nouvel objectif atteint seulement les 187. L'enveloppe des crédits de paiement passe de 29,7 millions d'euros à 4,035 en 2018.

Mais ce qui inquiète le plus les parlementaires, c'est la "désanctuarisation de la ligne budgétaire unique", rompant ainsi avec un dogme établi depuis la présidence de Jacques Chirac. Cette LBU perd 6 millions d'euros en crédit de paiement et 20 en autorisation d'engagement. La LBU a toujours été un enjeu qui a donné lieu à d'énormes bagarres avec Bercy. "Quand on la perd, c'est qu'on est faible !", indique un spécialiste de la rue Oudinot. Le ministère se défend pourtant d'avoir perdu cette bataille puisqu'il assure que les 20 millions de baisse seront récupérés avec le fruit de la vente des sociétés immobilières d'outre-mer (SIDOM). Mais pour que ces 20 millions rentrent en 2018, il faudrait que la vente soit signée en novembre, ce qui n'est pas gagné. Par ailleurs, les discussions menées jusque là avec la Société nationale immobière (SNI), candidate au rachat des SIDOM, prévoyait un prix de vente global de 80 millions dont le produit devait être réparti à 50-50 entre Bercy et Oudinot. Là, il n'y a plus que 20 millions pour les Outre-mer, sans que rien ne soit communiqué sur le prix de la vente...

Le gouvernement se défend encore de sacrifier la politique du logement outre-mer et explique que l'agence nationale de l'amélioration de l'habitat (ANAH) va pouvoir intervenir outre-mer. Le ministère du Logement, tutelle de l'ANAH, a bien donné des instruction pour ouvrir des discussions, mais pour l'année 2019...

FEBECS en panne

Tout n'est pas négatif dans ce budget, puisque de nouvelles lignes de crédits apparaissent. Ainsi les 600 000 euros pour les assises  des Outre-mer et les 1,6 millions d'euros pour la consultation électorale à venir en Nouvelle-Calédonie.

Enfin, le ministère a  annoncé dans son dossier de présentation du budget une hausse de 50 %, dès 2018, du fonds d'échange à but éducatif, culturel et sportif (FEBECS). Le bleu budgétaire l'indique à 540 000 euros comme l'an passé... Quant à l'équivalent fonds vert qui était abondé de 25 millions en 2017, il disparaît tout comme les 10 millions de la cité des Outre-mer. Tout cela fait dire à l'ancienne ministre : "Avec un tel budget, Lurel ou moi, aurions démissionné !"

FXG, à Paris

Les équipements sportifs outre-mer à la trappe

Le plan Kanner, du nom de l'ancien ministre des Sports, a disparu des liignes budgétaires. Il s'agissait de financer à 50-50 avec le ministère des Outre-mer et le Centre national pour le développement du sport (CNDS) le plan d’actions pour le développement des installations sportives dans les Outre-mer pour un montant total de 20 millions d'euros. Laura Flessel, ministre du Sport avait d'ailleurs consacré son premier déplacement ministériel aux Antilles en juin dernier sur ce thème. Malheureusement, les crédits du CNDS se retrouvent amputés de 50 %, soit quelque 130 millions d'euros en raison de la tenue des Jeux Olympiques à Paris en 2024. Le CNDS ne peut dès lors plus financer le plan d’actions pour le développement des installations sportives qui passe à la trappe.

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25 octobre 2017 3 25 /10 /octobre /2017 06:23
Du jus de canne en bouteille

Un jus de canne s'invite dans le marché des jus de fruits

Les Antillais connaissent depuis près de 10 ans le jus de canne en brick de la marque Kanasao, cette fois, c'est un entrepreneur hexagonal qui lance une nouvelle marque, So'Kanaa. Un jus de canne vendu en petite bouteille et garanti sans additif, ni conservateur. Le jus obtenu par pressage et mélangé à 3% de calamansi (un agrume du Sud-Est asiatique) subit une pasteurisation spécifique qui lui assure une date limite d'utilisation optimale d'un an. A l'origine de ce produit, Christophe Luijer, président de l'entreprise CL & CL Company (photo). Entrepreneur du bâtiment, l'homme découvre avec délice le jus de canne lors de ses déplacements professionnels au Viet Nam. Conquis par cette boisson populaire au goût unique et qu'il ne trouve pas en France, il décide en 2012 de l'adapter au marché européen. Il laisse son entreprise de BTP à son fils et met au point le procédé. Après une présentation au salon professionnel de l'innovation alimentaire, le SIAL, il y a trois ans, il améliore la formule et décroche le prix "saveur de l'année" 2018. So'Kanaa est maintenant distribué en Ile-de-France auprès des grossistes asiatiques, pakistanais.

"Nous sommes à Rungis chez Tropic Island, explique le Guadeloupéen (un ancien du BRUC !) Yvon Montauban, directeur commercial, on est dans le 13e chez Wang et bientôt chez les frères Tang... Et nous sommes en pourparlers pour les Antilles." Pour l'heure, ce nouveau jus de canne est fabriqué avec des cannes à sucre du Viet Nam, certifiées sans pesticide, dans une usine au Viet Nam. "C'est un projet, poursuit l'ancien rugbyman abymien, qui me rappelle mes racines et même si le produit est fabriqué au Viet Nam, nous avons quand même l'objectif de pouvoir installer une usine aux Antilles et dans l'océan Indien." Pour l'heure, son objectif est de démocratiser le jus de canne, le populariser même s'il sait qu'il va aider en faisant cela son concurrent Kanasao. "On est deux sur le marché, sourit-il, mais il y a toute la planète pour nous deux !"

FXG, à Paris

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25 octobre 2017 3 25 /10 /octobre /2017 06:18
Drapeau contesté en Martinique

Le CRAN dénonce le drapeau de la Martinique

"Rejetons le drapeau des esclavagistes !" Le cri de Louis-Georges Tin, président du Conseil représentatif des associations noires (CRAN), a été sacrément entendu en Martinique puisque une longue liste de personnalités allant du Goncourt Patrick Chamoiseau, aux maires du Prêcheur et du Diamant, en passant par Mireille Fanon-Mendès-France, Audrey Pulvar ou Euzhan Palcy, a décidé de soutenir son appel.

Le président du Cran justifie cet appel en expliquant que le "prétendu drapeau officiel de la Martinique est en fait celui des esclavagistes". Un décret de 1766 enjoint « tous les propriétaires de vaisseaux, bâtiments, goélettes et bateaux de la Martinique et de Sainte-Lucie (de) pourvoir leurs bâtiments d’un pavillon bleu avec une croix qui partagera ledit pavillon en quatre. Dans chaque chaque carré bleu, et au milieu du carré, il y aura la figure d’un serpent en blanc, de façon qu’il y aura quatre serpents en blanc dans le dit pavillon, qui sera reconnu dorénavant pour celui de la Martinique et de Sainte-Lucie. »

C'est ce même pavillon aux quatre serpents qui pavoise encore le mur du commissariat de police de Fort-de-France, comme les uniformes de la gendarmerie. "On demande donc aux descendants d’esclaves d’honorer le drapeau des esclavagistes, c’est insupportable, s'insurge Louis-Georges Tin qui rappelle qu'il existe un autre drapeau créé il y a bientôt 50 ans, alliant le rouge, le vert et le noir ("Le drapeau futur de la nation africaine doit être rouge comme le sang versé au cours de l'histoire, noir comme la couleur dont on doit tirer orgueil et non la honte, et vert comme l'espérance", congrès de Lagos 1920), celui que Garsin Malsa, lui aussi signataire de cet appel, faisait déployer sur la mairie de Sainte-Anne lorsqu'il était encore maire de cette commune.

Si le président du CRAN reconnaît que le drapeau rouge, vert et noir n’est pas officiel, il rappelle que le drapeau aux quatre serpents ne l’est pas non plus. "Il n’a jamais été validé par la République française et encore moins par les Martiniquais eux-mêmes. C’est un drapeau illégal et immoral à la fois. Par conséquent, nous devons le rejeter."

A travers cet appel, le président du CRAN et les nombreux signataires demandent au président de la Collectivité Martinique, au préfet de la Martinique et à la ministre de l’Outre-mer de "prendre les mesures pour que le drapeau de la honte soit à jamais écarté, et remplacé enfin par le drapeau de la dignité."

FXG, à Paris

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25 octobre 2017 3 25 /10 /octobre /2017 05:00
GMZ 2017 à Paris

Le grand méchant zouk, sonjé PSE

Le zénith de Paris a fait le plein de spectateurs vendredi 20 octobre pour un Grand méchant zouk dédié à Patrick Saint-Éloi qui nous a quitté  en septembre 2010.

« PSE est dans notre cœur et on est avec lui ce soir ! » Un grand portrait de Patrick Saint-Eloi en fond de scène accueillait le public en même temps que les premières notes de musique vendredi au Zenith pour la 7e édition du Grand méchant zouk. Sur scène, les cinq membres du groupe Kassav‘, le guitariste Jacob Desvarieux, le clavier Jean Claude Naimro, le bassiste Georges Décimus et les deux chanteurs, Jocelyne Béroard et Jean-Philippe Marthély.... Avec eux, les plus belles voix de la musique antillaise ont poussé et repris les chansons de PSE. Tous ont tenu à être présents pour passer en revue tous ses succès devant un public enthousiaste, conquis et chaleureux... Frédéric Caracas, Pascal Valot, Anthony Drew, Patrice Hulmann, E.Sy Kennenga, Tony Chasseur, Méti’s, Daly, Thierry Cham, Perle Lama, Tanya Saint-Val, yo baye la vwa, dans un show musical et vocal inédit autour des plus belles chansons de l’artiste Patrick Saint-Éloi.

Trois générations de musiciens et chanteurs étaient réunies pour un public de tout âge. La salle du Zénith a été  transformée en discothèque géante pendant plus de deux heures trente de musiques non-stop pour une foule emportée dans la joie, l’émotion et l’amour ! Limyè pou  tchè PSE et zoukamine pour un public bien dékompressé !

Le grand méchant zouk, GMZ, né en 1986,  est un concept mis en place par Jacob Desvarieux pour populariser la musique zouk à travers les cinq continents. Aujourd’hui, c'est devenu un rendez-vous culte pour les mélomanes amateurs de zouk, de zouk love, de zouk kompa, de zouk chiré, de cabo zouk, de zouk lambada voire de zouk kizomba ! Après Paris, le  grand méchant zouk sera le 18 novembre au Palais des sports du Gosier en Guadeloupe pour faire sonjé PSE.

Reportage Alfred Jocksan et Fofo Fumey

L'adoubement d'Anthony Drew

La voix s'Anthony Drew s'étale sur cinq octaves et donne la chair de poule et force l’admiration ! C'est par sa mère, grande fan de l’artiste qu'il a connu PSE. Il l'a néanmoins rencontré une fois en 2008, lors d'un concours de chant (défi lycéen) où il avait fini deuxième. Il a débuté par le piano classique à l’âge de 3 ans, puis le chant et l'opéra vers 16 ans. Depuis la sortie de son album "Story", il se produit sur les scènes internationales, New York, le Canada, le Panama, Haïti...

Après sa prestation sur scène, fort applaudie, Anthony cherchait encore ses mots : "J’ai eu beaucoup de pression, beaucoup de stress en arrivant sur la scène. Je me suis mis au service de la chanson, de l’œuvre et du peuple. C’est ce que j’ai essayé de faire en toute humilité." Le jeune homme a du marquer un temps d'arrêt pour absorber l'énergie transmise par le public... "Je peux vous dire qu’on ressentait la présence de Patrick dans la salle. J’ai pris conscience de toute la magie de l’artiste et sa dimension internationale." Sa chanson préférée, c'est « Anvi Viv ». Anthony a vécu cette invitation comme un honneur. "Ce soir c’était le moment à vivre, c’était la délivrance, l’aboutissement, l’adoubement comme j’aime le dire."

Ils ont dit

Max Mathiasin, député de Guadeloupe : « Patrick Saint-Éloi, c’est un souvenir, c’est ma jeunesse. C’est l’esprit du groupe Kassav‘. Quand j’étais étudiant à la Sorbonne, j’étais vraiment très fier de faire écouter la musique de mon pays à mes amis étudiants qui étaient de l’Hexagone et d’autre pays. Cette musique, je la considère comme créative, comme profonde, comme quelque chose qui devrait passer le temps. Quand je vois les milliers  de personnes qui sont là, pour moi c’est une grande soirée. Il faut cet attachement et ce relais avec les collectivités pour pouvoir faire vivre notre culture. Cette culture qui nous attache à un terroir, à un pays, à un espace, l’espace antillo-guyanais. Il faut garder ce lien, ce lien avec la culture.

E.Sy Kennenga, musicien : "Pour moi, c’était une grande fête, un grand lyanaj pour un hommage à Patrick en s’appropriant ses musiques avec ses compagnons de route. Il y a eu de l’excitation, de la fierté et beaucoup de pression. Je pense que les spectateurs présents se sont bien amusés et ont eu de bonnes vibrations dans ce grand semblé pour Patrick, en diffusant de l’amour pour Patrick, pour sa famille et pour perpétuer son héritage musical. J’ai eu beaucoup de plaisir sur scène malgré la fatigue. L’esprit de Patrick était là. C’est un grand enrichissement, une bonne expérience et une grande  inspiration de participer  à cet hommage. C’est une vibration d’amour et de chaleur. J’espère qu’il est content au filao et que le concert de ce soir permettra à sa musique de traverser le temps"

Jacob Desvarieux, guitariste du groupe Kassav’ : « Il était avec nous ce soir et à côté de moi pendant vingt ans... je vous laisse imaginer mon état d’esprit. Ces chansons sont reprises par d’autre gens de plusieurs générations qui font leur version. Ça rappelle sa personne. Pour préparer cette manifestation, il a fallu beaucoup de moyens. Les personnes  sont venues de différents  horizons, des USA, de Guadeloupe, de Martinique... Ça a été compliqué. Rien que pour les répétitions et le rassemblement, il a fallu du temps... PSE était l’un de nos musiciens, l’un de nos frères !"

Victoire Jasmin, sénatrice de la Guadeloupe : «  c’est un moment très important pour la musique et de mon côté, j’aimais beaucoup Patrick Saint-Éloi, je l’appréciai beaucoup. Un homme qui avait beaucoup de valeurs et beaucoup de messages importants. Je me reconnais à travers les différents textes qu’il a écrits et tout ce qu’il a chanté et aussi ses poésies. Puis, c’est symbolique, en tant que sénatrice, c’est ma première sortie de ce type à Paris, donc je suis vraiment très heureuse et c’est avec un grand plaisir que j’ai pris part à ce concert."

Géraldine Mbanga Mboa, représentante de la banane de Guadeloupe et de Martinique, sponsor : « Il y a eu Irma et puis Maria. Maria a dévasté toute la production en Guadeloupe et 70% pour la Martinique. C’est un coup dur pour la filière, un coup dur pour nous tous. Il va y avoir du chômage technique, mais un grand plan de formation va être mis en place pour éviter que ce soit catastrophique.  Nous sommes blessés, mais pas morts et la banane pourra survivre à tout ça. Il est vrai qu’on ne va pas pouvoir vous  accompagner pendant un certain temps. Notre soutien vous fera défaut pendant quelques temps. Aujourd’hui, ce sont les producteurs qui ont besoin de soutien. Et cet hommage à PSE en est un beau !"

 

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24 octobre 2017 2 24 /10 /octobre /2017 07:16
Stéphane Castry en solo

"Basstry therapy" par Stéphane Castry

La bassiste guadeloupéen, Stéphane Castry, directeur musical du groupe Imany depuis 2011, vient se sortir un album solo, "Basstry Therapy". Un titre évocateur qui affirme une musique organique et spirituelle. A travers les 15 titres de cet album, Stéphane Castry promène entre jazz, fusion funky et bien sûr les harmonies aux accents caribéens qui rappellent ses anciennes formations, Moun Karayib et Absolutely Funk. Le phrasé très fluide  et la technicité de son jeu très colorature.

Ce fils et petit-fils de musicien, violoniste de formation, a découvert la basse quand il avait 7 ans. Stéphane Castry présentera sa "Basstry Thérapy" sur la fameuse scène jazz parisienne du Sunset, rue des Lombards, le 15 novembre.

Et dire qu'il voulait devenir aiguilleur du ciel !

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23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 07:33
Gitana sortant des bassins en 2014

Gitana sortant des bassins en 2014

100 bateaux attendus pour les 40 ans du Rhum

A un an de son départ, le 4 novembre 2018, et des quarante ans de la Route du rhum, les premières confidences sur la Route du rhum-destination Guadeloupe ont bruissé à Saint-Malo la semaine passée. Pen Duick, l'organisateur, y a lancé le club Rhum pour les entreprises partenaires. On a ainsi aperçu des professionnels comme Hervé Damoiseau, des rhums éponymes ou Jean-François Garrec, président de la CCI Quimper-Cornouailles. Si la Région Guadeloupe (qui s'engage sur les deux prochaines éditions) et Saint-Malo restent les grands partenaires de Pen Duick, le lancement du club rhum devrait permettre à des entreprises à Saint-Malo comme de Guadeloupe de devenir partenaire avec un niveau d'investissement de 2 000 € à 10 000 €.

Le village de la Route du Rhum ouvrira le 24 octobre 2018 à Saint-Malo, soit avec deux jours de plus par rapport à la dernière édition. Le village s'étendra sur 1,3 km, d’un bout à l’autre, au pied des remparts, avec peu de points d’accès pour favoriser la sécurité.

Avec ses 2 millions de visiteurs au départ, La Route du rhum-Destination Guadeloupe reste le 3e événement sportif derrière le Tour de France cycliste et le dernier Euro de football.

Ce que l'on sait déjà à la veille de ces 40 ans, c'est que l'organisateur compte sur la participation de huit ou neuf  bateaux de la catégorie Ultime, dont Actual, Prince de Bretagne, Sodebo, Banque Populaire, Gitana, Macif et peut-être l’ancien Idec... Certains atteignent les 23 mètres de large quand Idec n'en faisait que 17... Ca promet aux écluses à Saint-Malo !

La quarantième édition devrait accueillir 100 bateaux et ce chiffre de cent devrait être la limite imposée par l'organisateur. 91 étaient au départ en 2014. On attendrait entre 50 et 55 inscrits en classe 40, une vingtaine d'Imoca dont une paire de bateaux neufs, contre 9 la dernière fois, sept à huit multi 50 et, en classe Rhum, les amateurs, 25 bateaux.

Les Ultimes sont capables de faire la transat en sept jours comme Lemonchois l'a démontré en 2006, les Imoca, en onze jours.

FXG, à Paris

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23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 05:39

La délégation outre-mer de l'Assemblée veut un grand livre des discriminations

Les 54 députés de la délégation aux outre-mer de l'Assemblée nationale ont décidé, mercredi, à l'issue de l'audition du préfet, délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT, Frédéric Potier, de réaliser une enquête sur les discriminations dont sont victimes les ultramarins dans leurs territoires comme dans l'Hexagone.

Olivier Serva (photo), le président de la délégation outre-mer, qui a annoncé que la délégation serait dotée de moyens supplémentaires dont un administrateur de plus et 70 000 euros pour les voyages, a enregistré le nom de cinq co-rapporteurs qui auront la charge d'écrire "le grand livre des discriminations des populations ultramarines". Ce "grand livre" sera subdivisé en sous-chapitres. Ainsi, l'un sera spécifiquement dédié aux discriminations dont sont victimes les homosexuels, bisexuels et transsexuels en Outre-mer où ils sont particulièrement décriés, un autre aux discriminations raciales et un autre encore au handicap... Les députées Laurence Vanceunebrock-Mialon (LREM, Allier) et Ramlati Ali (LREM, Mayotte) seront spécifiquement chargées des discriminations LGBT. Les autres co-rapporteurs sont Maud Petit (Modem, Val-de-Marne), Cécile Rilhac (LREM, Val-d'Oise) et Josette Manin (Nouvelle gauche, Martinique). Contesté lors de son élection à la présidence de la délégation outre-mer pour avoir parlé, il y a cinq ans de l'homosexualité comme d'une abomination, Olivier Serva parvient ainsi à redorer son blason au sein de son groupe politique "gay friendly" assumé.

FXG, à Paris

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