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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 06:08
Tourisme en Martinique

Lucien Jean-Baptiste signe l'image de marque de la Martinique touristique

"Les chiffres sont bons ! On est en pleine croissance et le tourisme de séjour se porte de mieux en mieux !" Karine Mousseau, présidente du Comité martiniquais du Tourisme (CMT) pétait le feu, mercredi matin au salon Top Résa à Paris. En présence du président Marie-Jeanne et de Miguel Laventure, elle a présenté l'insolente bonne santé du tourisme martiniquais : 876 860 touristes, plus 9,3 % !

Si la plaisance baisse de 12,1 % , la croisière progresse de 16 %, le séjour de 6,6 % et les autres excursions de 28 %. En 2016, le tourisme a rapporté 330 millions d'euros, un chiffre en progression de 6,9 % par rapport à 2015. Et les premiers chiffres de l'année 2017 sont à l'avenant : Plus 5,7 % avec 583 769 visiteurs au premier semestre.

Côté croisière, on attendait 400 000 croisiéristes mais après les redéploiements consécutifs au passage des cyclones Irma et Maria, ce sera 600 000 !

Et cette embellie intervient au moment où le CMT a décidé de mettre un coup d'accélérateur sur sa stratégie de communication et de promotion avec un nouveau positionnement et une identité visuelle "pérenne, différenciante et partagée". Le "M" décliné en douze "logos coloriels" et thématiques (nature, plage, plongée, gastronomie...) vient dire la Martinique authentique, pétillante, envoutante, chaleureuse avec cette signature forte : "La Martinique, elle vous M."

Pour révéler et affirmer le discours de marque au niveau national et international, le CMT a fait appel à l'agence LMWR et au réalisateur martiniquais, Lucien Jean-Baptise (La Première étoile, 30 degrés couleurs, Il a déjà tes yeux et, le 13 décembre, La deuxième étoile) qui signe un film de 25 secondes qui va porter la nouvelle image de la Martinique. Une campagne télé va bientôt démarrer pour lancer la saison touristique qui arrive. "J'ai fait cette publicité, explique Lucien Jean-Baptiste, pour son message qui s'adresse aux touristes et aux Martiniquais !" Le film a été testé sur 600 prospects. Résultats : 75 % de ceux qui l'ont vu veulent se renseigner sur la destination, 77 % découvrent des activités touristiques et 94 % soulignent la chaleur et la convivialité de la Martinique. Avec près de 900 000 touristes, la Martinique met le paquet non seulement en terme de communication, mais aussi dans l'offre de sièges d'avion pour arriver au million de visiteurs d'ici 2020.

FXG, à Paris

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 05:30
Station F et Outremer Network

Des start up péyi à la Station F

Le réseau Outremer Network a réussi à ouvrir la Station F aux start up ultramarines. Une dizaine d'entre elles y incubent depuis le mois de juillet.

La Station F à Paris accueille depuis le mois de juillet des start up membres du réseau animé par le Martiniquais Daniel Hierso, Outremer Network (OMN). "Outre-mer Network, explique son animateur, est le seul programme régional qui permet à des start up de passage en Europe d'acquérir de l'expertise et nous voulons y faire participer les outre-mer." La Station F est la plateforme créée il y a moins d'un an par Xavier Niel, le patron de Free, pour être, mieux qu'un incubateur, un accélérateur de projet et OMN a réussi à s'y imposer. "Le réseau, c'est quand l'outre-mer parle à l'outre-mer, explique Laurent Blériot de Bioalgostral, l'un des start up réunionnaises présente à la Station F, les pépites de demain se trouveront sur cette station ! Aujourd'hui, il y a une vingtaine de places pour les start up d'outre-mer. Ca peut paraître peu, mais c'est énorme quand vous voyez le site de la Station, le plus gros campus mondial de start up. C'est là qu'il faut être !"

Les premières start up antillaises élues sont Kadalys, Festival trotteur, Shopîles, Labmédia du groupe Noviris, Neoz ou encore AK-A, l'agence de marketing ethnique. Nexa, l'agence régionale d'investissement de la Réunion, a passé un accord d'exclusivité avec le réseau Outre-mer Network. Bioalgostral, Oscadi et Torskal sont les premières.

Le marché des start up

Gaston Bigey de Nexa et Pascal Fliche de la Compagnie des Alpes

"A la Réunion, explique Gaston Bigey, le directeur général délégué de Nexa, nous aidons les start up à passer du stade du projet à celui de l'entreprise. Depuis sept ans, notre écosystème a beaucoup progressé, mais force est de constater qu'il nous manque l'étape supérieure. Notre présence à la station F, c'est clairement un passage en première division." La Station F, c'est trente fonds d'investissement, les plus grandes entreprises mondiales du numérique et un foisonnement qui permet aux start up présentes de trouver tout ce qui leur est nécessaire et notamment la tech pour parvenir à transformer leur rêve en projet d'entreprises.

A la station F, ces start up vont tenter de passer du stade de projet au stade d'entreprise. "Il y a un foisonnement, explique Daniel Hierso, qui permet aux start up présentes de trouver tout ce qui leur est nécessaire et notamment la "tech" pour parvenir à transformer leur rêve en projet d'entreprises." Le temps des programmes à la Station F est de trois à six mois. "Soit on y arrive dans ce délai, explique Gaston Bigey, soit, le projet n'est pas bon. C'est ça le marché de la start up."

Amazone, Vente privée à portée de main

Ingrid Chaine de Shop Îles a pu parler de start up à Jacques-Antoine Granjon, le patron de Vente privée. "Maintenant l'idée, c'est d'intégrer leur programme, qu'on puisse tester notre nouvel API (interface de programmation applicative) sur leur site. C'est un module qui permet aux sites marchands de proposer la livraison vers l'outre-mer beaucoup plus facilement en expédiant les colis directement chez Shop'îles. Ca va nous donner plus de visibilité, plus de crédibilités vis-à-vis des sites marchands et plus de facilité du parcours client pour les internautes."

Pascal Pierre-Louis et Nicolas Beaubrun, de Festival trotteur, viennent chercher à la Station F du réseau, de nouvelles compétences et des investisseurs. A terme, ils visent l'entrée les bouquets orange, Free, SFR  ainsi qu'un câble à Miami.

Shirley Billot, dirigeante de Kadalys. la start up qui recycle les déchets de la banane en ingrédients de cosmétique à haute valeur ajoutée, attend de la Station F de l'ouverture au commerce extérieur et de la technologie digitale.

Mercredi 20 septembre, Xavier Niel lui-même est passé voir les start upeur ultramarins avant de donner une conférence tout simplement intitulée "ask me anything", tout le symbole de la Station F, baby foot compris !

FXG, à Paris

L'aventure Neoz

Joséphine Garrick développe avec son associé Mathieu Thorin des TPE ultramarines à l'international. Sa start up, Neoz international, réinvente le négoce international. "Dans les DOM, on dépend beaucoup des importations, mais on exporte peu. Et l'export, c'est la mission que nous nous sommes confiés. Nous y agrégeons plusieurs services, de la réalité virtuelle et beaucoup de fintech pour permettre aux TPE de rattraper leur retard par rapport aux grandes marques et permettre de réduire le gap entre producteur et consommateurs." Ils ont développé un outil de marketing opérationnel nommé "Moz", une boutique éphémère itinérante qui développe les marques de leurs clients au plus près des consommateurs et des acheteurs internationaux. Quand ils sont arrivés à la Station F, ils avaient l'ambition de créer six boutiques Moz cette année et d'investir dans l'immobilier commercial. A la station F, ils ont rencontré Pascal Fliche de la Compagnie des Alpes (parc Astérix, stations de ski), la banque, BNP installée aussi à la Station et partent sur vingt boutiques !

Le "device" d'Oscadi

Olivier Sautron de la start up Oscadi est arrivé avec son appareil d'échographie qu'il a développé sur Ipad et qui permet de faire de la télémédecine. Il a noué un partenariat avec Apple qui est présent à la station F, Il cherche lui aussi à profiter de son séjour à la Station F pour lever des fonds pour l'industrialisation de son produit. "On entre dans un écosystème où on peut tous les jours rencontrer les gens, ils sont sur place, ils étudient le dossier et ils vous aident surtout à monter un meilleur dossier à présenter aux investisseurs." Son outil médical professionnel est soumis à une réglementation particulière et c'est là-dessus qu'il compte trouver de l'accompagnement. "C'est ce qu'on vient chercher en allant dans un écosystème parisien. Les rendez-vous sont très faciles à prendre... Le but, c'est de produire et de toucher le marché au début de l'année prochaine." Trois mois suffiront-ils ?

C'est un projet qu'Olivier mène depuis 4 ans. Le plus gros du travail est déjà fait, le "device" a été testé sur le terrain. Ce qu'il reste à faire, c'est gravir la dernière marche avant la commercialisation. "Alors, on ne sera plus une start up, mais une entreprise !"

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 04:39
Girardin auditionnée par les députés

L'audition de la ministre des Outre-mer dessine les contours de son action

La première audition d'Annick Girardin par les députés de la délégation de l'Outre-mer a permis de dresser un cadre de l'action à venir du ministère compte tenu des engagements déjà pris eu égard au référendum à venir en Nouvelle-Calédonie, à la poursuite du plan de départementalisation de Mayotte, à l'application des accords de Guyane et à la reconstruction de Saint-Martin.

L'exercice à venir sera, sans nul doute, difficile pour la ministre des Outre-mer qui compte ainsi sur les assises pour "co-construire" l'avenir avec ses plans de convergence et "un texte de programmation et d'orientation" qui pourrait s'appeler la LODEOM 2. "Les assises, a expliqué la ministre, seront le creuset des réformes de ce gouvernement." Elle a ainsi expliqué que "la défiscalisation était essentielle", qu'il fallait "continuer à se battre pour elle, préserver les investissements", mais qu'on avait "besoin de nouveaux outils".

Sur la "défiscalisation de l'emploi," c'est-à-dire, les abaissements de charges et le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (qui représente entre 400 et 580 millions), la ministre a indiqué que  "la page post-CICE" s'écrirait pendant les assises, sans doute en même temps que la LODEOM 2.

Si Serge Létchimy s'est moqué de la ministre qui annonçait que la baisse des APL ne toucherait pas l'outre-mer (parce que les APL ne s'appliquent tout simplement pas en outre-mer), Annick Girardin a précisé que les dispositifs d'aide au logement en place outre-mer ne serait pas revus à la baisse. Cette annonce, la ministre devait la confirmer hier soir au congrès national de l'habitat qui se tenait à Strasbourg.

La questions des contrats aidés est revenus à plusieurs reprises lors de ces deux heures trois quarts d'audition. Annick Girardin a  reconnu la brutalité de la méthode et expliqué que le nombre de contrats aidés en 2018 serait au même niveau que leur nombre à la fin de l'année 2017. Elle a ajouté que le taux de participation financière serait flexible, ramené sans doute à 50 % en moyenne, selon qu'il s'agisse de communes ou d'associations d'insertion par exemple. Le nombre de contrats aidés est actuellement en renégociation sous l'égide des préfets dans les territoires.

La ministre est revenue encore sur le plan national d'investissements de 50 milliards, dont 15 pour le parcours d'intégration et d'insertion des jeunes. "Cela permettra de créer, a-t-elle avancé, des emplois de longue durée, en lien avec la conférence nationale des territoires."

Sur cette enveloppe de 50 milliards, Annick Girardin a répété l'annonce du Premier ministre,, à savoir que 1 milliard serait réservé pour la rénovation énergétique des bâtiments en outre-mer. Elle a encore indiqué que l'agence nationale de l'habitat pourrait désormais intervenir en Outre-mer et que la ligne budgétaire unique (pour le logement) serait préservée, mais pas forcément à son niveau actuel.

Concernant le budget de sa mission qu'elle présente ce jeudi, la ministre a indiqué qu'il serait "volontaire sur la jeunesse et l'emploi". Son examen aura lieu à l'Assemblée les 2 et 9 novembre.

FXG, à Paris

Cité des Outre-mer

Concernant la cité des Outre-mer, Annick Girardin a pris acte de l'auto-dissolution de l'agence de promotion des cultures d'Outre-mer le 12 septembre dernier et annoncé qu'il fallait reprendre le dossier de la cité en y intégrant le ministère de la Culture et les Régions d'outre-mer.

K bis, RCS et CCI

"Le ministère de la Justice n'assume pas ses responsabilités", a déclaré annick Girardin au sujet du RCS, et du K bis. Elle a rappelé que la loi Lurel et la loi Macron avaient prévu à titre expérimental de confier leur délivrance aux chambres de commerce et d'industrie. "On est au point mort", a du constater la inistre qui assure avoir saisi le Premier ministre et attendre sa réponse.

Infrastructures sportives

Le plan Kaner avait débloqué 20 millions pour les infrastructures sportives dans les départements d'Outre-mer, particulièrement aux antilles. Laurza Flessel s'était d'aileurs rendu en Guadeloupe et Martinique en juin dernier pour faire un point. Si le ministère des Sports semble prêt à lâcher sa part de 10 millions d'euros, le ministère des Outre-mer semble ne plus vouloir mettre la main au porte-monnaie. Annick Girardin s'est contentée d'expliquer aux députés que les Jeux olympiques de 2022 (sic) n'étaient pas ceux de Paris, mais de la France, donc des Outre-mer, ainsi que l'avait fait valoir le président de la République au dernier conseil des ministres. Elle est ouverte à un débat pour voir comment nos champions peuvent faire participer les outre-mer à la réussite de la France au JO de 2022 (re sic).

CIMM, les réticences locales

Interpelée sur les difficultés des fonctionnaires ultramarins pour faire prendre en compte leurs centre d'intérêts matériels et moraux dans leur dossier de mutation au pays, Annick Girardin a rappelé son action en faveur des CIMM quand elle était ministre de le Fonction publique du président Hollande. Elle a alors évoqué les réticences des commissions administratives paritaires, précisant même que les syndicats locaux étaient souvent les plus grandes barrières aux demandes de mutation...

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 04:24
Motozot, l'album de Yann Cléry

Yann Cléry, flûtiste, sort le 20 octobre prochain un album, "Motozot", et est invité à chanter un de ses titres lors de la prochaine cérémonie des Lindor.

"On a une histoire, soyons en fiers !"

Votre album a un parfum de jazz, mais également de fleuve...

C'est un jazz mouillé ! Enfin, je veux dire un jazz qui part en apnée, un jazz qui a besoin de reprendre son souffle, qui sort de l'eau, à l'image de la pochette ! D'abord, elle ne montre pas mon visage. C'est en rapport avec le nom de l'album "Motozot" qui représente la Guyane. C'est elle qui est mise en avant... Cet album, c'est un hommage à la Guyane.

A voir les auteurs que vous interpréter, on vous sent en quête de patrimoine...

Mes choix ont été guidés par les recherches. J'ai commencé à lire de la poésie d'auteurs guyanais, des livres sur la musique traditionnelle pour m'imprégner. Du coup, ça m'a donné envie de mettre au tambour ; j'ai appris à jouer les rythmes traditionnels, à me les approprier... Et puis, la recherche du patrimoine, elle vient aussi de la recherche d'identité. Je suis un Guyanais de Paris et j'ai du me replonger dans la culture et le patrimoine guyanais.

Vous faites une large place au conteur Franck Compper, pourquoi ?

L'espiègle Franck Compper... Ca a été une plongée dans le conte guyanais ; il est multiple avec les contes bushinengués, créoles et amérindiens. Et Franck Compper maîtrise les trois facettes. Notre rencontre a été vraiment importante pour façonner l'univers de cet album.

Vous êtes aussi allé chercher Elie Stéphenson et Léon Gontran Damas...

Elie Stéphenson est un monument d'écriture ; il m'a renvoyé directement face à ma négritude. Je ne sais pas si ça a été vraiment volontaire au début, mais chaque fois que je viens en Guyane, je suis obligé d'aller le saluer ! Nous nous sommes rencontrés lors d'un festival et puis, je lui ai demandé de pouvoir utiliser un de ses textes. A partir de là, une connivence s'est mise en place.

C'est le titre Neg Marron et c'est lui que vous chanterez aux Lindor...

C'est très emblématique ! Mais, je ne suis pas du tout dans une revendication revancharde. Le match a déjà été joué, par contre, nous avons un futur à construire avec les jeunes ! On a une histoire, soyons en fiers ! Utilisons la richesse que nous avons pour aller vers l'avant !

Pourquoi avoir choisi "Foi de marron" de Gontran-Damas ?

Avec "Trebe", c'est pour moi un des textes les plus forts que j'ai pu lire. J'ai la chair de poule à chaque fois que je le lis et j'ai ressenti le besoin de l'apprendre par choeur, tel qu'il a été pensé et écrit ! Ce texte somme presque comme du rock et moi, je suis un enfant du punk ! J'ai eu un groupe pendant cinq ans, c'était du ska punk !

Comment est née l'envie de réaliser cet album ?

Quand je suis revenu après quinze ans d'absence en 2012... L'Encre de Cayenne m'avait invité à venir à l'occasion de mon précédent album, "Fever". J'ai ressenti un besoin de retrouver la fierté de qui j'étais, d'existence. Et j'ai retrouvé ce sentiment avec les événements de mars et avril dernier où j'ai entendu un cri unitaire d'existence de la part de la Guyane ! Après le concert à l'Encre, nous sommes allés à la plage. J'ai mis les deux pieds dans l'eau et... J'ai eu une absence, peut-être une heure... J'avais toujours les deux pieds dans l'eau, la tête orientée vers l'horizon et je me suis dit ok ! C'est mon pays ! Ca a été une transmission, mais par l'eau.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 06:29
Ca tiraille sec entre Edwing Laupen et le cabinet d'Annick Girardin

Ca tiraille sec entre Edwing Laupen et le cabinet d'Annick Girardin

Faible affluence au 3e campus Outremer

La tension s'est installée entre le ministère des Outre-mer et l'organisateur du campus outremer.

150 participants au 3e campus outremer, samedi à Paris, selon le président de l'Association des jeunes de Guadeloupe (AJEG), Edwing Laupen, l'organisateur. Ce dernier faisait d'ailleurs la grimace samedi dans les jardins du ministère des Outre-mer et se plaignait des embûches que lui aurait mis le cabinet de la ministre dans l'organisation de l'événement : une ouverture retardée de 11 à 14 heures, une subvention en baisse, un accès interdit au food truck...

Le ministère s'est expliqué : les horaires d'ouvertures ont du tenir compte de la mobilisation d'une équipe de sécurité prise en charge par le ministère pour 6000 euros ; l'impossibilité d'autoriser le food truck en raison de l'interdiction d'une activité commerciale dans le ministère. Quant aux subventions, le ministère estime que les 33 000 euros versés à l'AJEG devaient suffire pour organiser le salon quand les précédents ministres ajoutaient à peu de chose près le même montant pour le seul campus, quand, de surcroit, le précédent cabinet aurait épuisé les fonds 2017... "Nous n'avons reçu aucun compte rendu financier depuis que le campus existe", explique encore le ministère.

Un prochain campus "avec quels acteurs ?"

Résultat, peu d'affluence et absence regrettée de grosses entreprises habituellement partenaires comme France Télévisions par exemple. A noter encore que si les principales associations étudiantes de Martinique, Guadeloupe, Mayotte, Saint-Martin  et pour la première fois la Guyane étaient présentes, tout comme l'association des Jeunes d'Outre-mer ou encore Sciences Ô, l'AERP de la Réunion n'était pas du tout représentée.

Bref, l'ambiance n'était pas très fleur bleue quand, vers 15 heures malgré un grand soleil, Annick Girardin, pourtant tout sourire, a fait le tour du campus, escortée par le délégué interministériel Jean-Marc Mormeck, le directeur général de Ladom Florus Nestar, et le président de l'AJEG Edwing Laupen.

C'est à l'occasion de son discours à la jeunesse que la ministre a fait part de son sentiment. Elle a donné rendez-vous "l'an prochain, plus tôt en septembre, et aux couleurs des assises de l'Outre-mer". Sans pour autant lâcher l'expression "appel d'offres", Annick Girardin a déclaré : "On organise comment ? Avec quels acteurs ?..."

Edwing Laupen assure ne pas être inquiet ni amer, avoir suffisamment de sponsors privés pour se passer du partenariat de l'Etat et être libre d'organiser où et quand il le voudra le prochain campus outremer.

Selon l'Agence de mobilité (LADOM), l'ensemble des étudiants ultramarins en mobilité représente 12 000 personnes. En termes de billets d'avion, elle en dispense 19 500 en ce début d'année.

FXG, à Paris

Guyane Avenir

Ce n'était pas la première participation de la Guyane au Campus Outremer, mais c'était la première fois pour Guyane Avenir, l'association des étudiants guyanais, tout juste créée pendant les grandes vacances ! La Collectivité territoriale de Guyane a pris un stand pour accueillir les étudiants guyanais en mobilité dans l'Hexagone. "L'idée, explique Claudy Villesaint, chargée de mission à l'enseignement supérieur à la CTG, c'est de leur présenter tous les dispositifs proposés par la CTG en termes d'accompagnement, de bourses, d'aides au logement, au transport, et encore aux fournitures scolaires." On estime à un demi-millier le nombre d'étudiants guyanais dans l'Hexagone du bac + 1 à Bac + 8. Caroline Coly est la secrétaire générale de Guyane Avenir. "Pour un étudiant qui arrive pour leur première année d'étude en métropole, c'est assez difficile parce que ce sont de nouvelles méthodes de travail, une adaptation au climat, à une autre mentalité... Il y a aussi des problèmes financiers parce que l'installation en métropole a un certain coût !" Alors avec Alex-Richard Lymat, Jessica Meffre, Mickaël Zéro, Grégory ou encore Mersientje, ils ont créé l'association pour créer des événements, faciliter les rencontres, mais également partager des méthodes de travail et partager leur expérience. "On espère créer un réseau, explique Caroline Coly. On a créé une page Facebook, Guyane A'venir, sur laquelle on a recensé tous les sites d'aide pour le logement et on le fera progresser en l'étendant aux offres de stages et d'emplois..." L'association n'en est qu'à ses début et elle recherche des compatriotes intéressés pour les aider à grandir. "On a besoin de gens forts en communication", insiste Caroline. Ils se sont rapprochés de l'Association Jeunesse Outre-mer qui est d'abord un réseau professionnel qui fait du coaching ressources humaines et de Sciences Ô qui dispose également d'un bon réseau professionnel.

Quatrième année d'existence pour Martinique ambition jeunesse

Les Martiniquais de la MAJ sont venus au campus pour rencontrer les nouveaux arrivants, mais également ceux qui ont fini leur cursus et souhaitent rentrer au pays avec un projet. Kevin Padelo, président de la MAJ, revendique un peu plus d'une centaine d'adhérents répartis entre la Martinique, Paris, Bordeaux, Toulouse et Montpellier. "Nous avons déjà fait une campagne de communication autour de notre "kit à s'envoler", explique Kévin, et il y a beaucoup de demandes autour du logement et un peu autour de l'accompagnement parce que les jeunes ne savent pas trop ce qu'ils vont découvrir en arrivant dans l'Hexagone... Il faut les rassurer, mais aussi leurs parents !" Pour le reste, la MAJ fait un peu office de guichet unique autour des aides régionales, des bourses, des prêts à taux zéro, de l'emploi, de l'apprentissage, des stages... A ce titre, la MAJ est en lien avec l'association Jeunesse Outre-mer, forte de quelque 200 adhérents. Son président, Loïc Iscayes revendique la complémentarité : "Nous sommes un réseau professionnel qui mêle toute la jeunesse ultramarine. Nous faisons du coaching ressources humaines, transmettons des CV à des DRH... Les autres sujets sont bien gérés par les associations étudiantes comme la MAJ..."

La MAJ s'occupe aussi de conseiller, accompagner les étudiants qui veulent rentrer au pays et monter leur projet. C'est ce qu'ils ont appelé le "kit à se lancer".

 

"L'AJEG continue sa mission"

Chaque année, environ 2 000  étudiants passent entre les mains des volontaires de l'AJEG. L'association fait un peu office de guichet unique par rapport à tous les dispositifs existants qu'offrent la Région et le Département.

"L'AJEG continue sa mission, explique Grâce Christin, membre du conseil d'administration de l'AJEG en charge des relations avec les associations, qui est d'accompagner et d'accueillir les jeunes qui arrivent ici dans tout l'Hexagone. Nous avons des référents dans toutes les académies, nous organisons des bourses au logement..." L'AJEG diffuse ainsi les informations pratique et administratives et devient l'interlocuteur privilégié des jeunes en mobilité dans l'Hexagone.

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 05:49
Raoul Peck à la fête de l'Humanité le 16 septembre dernier

Raoul Peck à la fête de l'Humanité le 16 septembre dernier

Après James Balwin, Raoul Peck se penche sur Karl Marx

Avec son nouveau film, "Le jeune Karl Marx", le réalisateur haïtien (et président de la FEMIS) propose un point d'entrée pour évoquer les textes d'un homme du XIXe siècle qui a  participé à changer le XXe et qu'on ne lit plus au XXIe siècle... Raoul Peck a choisi de mettre en scène un jeune Allemand, Karl Marx, un jeune Anglais, William Wetling et un jeune Français, Louis-Joseph Proudhon, trois jeunes bourgeois prêts à quitter leur classe sociale pour aller jusqu'au bout. Le film se situe à la veille des révolutions de 1848 et s'achève quand la ligue des justes devient la ligue des communistes. "Ce n'est pas un film historique, explique Raoul Peck (qui présentait son film samedi dernier à la fête de l'Humanité), je fais du cinéma comme instrument de combat." Il cite le jeune Marx : "Toutes les relations humaines sont devenues des relations de marchandises." Et il ajoute : "Tout est capital, y compris le ventre des femmes." Raoul Peck se défend d'avoir fait un biopic, récusant tous ses ressorts larmoyants : "C'est un film sur l'évolution des idées et non pas sur les amours de ces jeunes gens." Il a mis dix ans pour aboutir ce projet et rappelle volontiers que même le grand Rossellini a préféré y renoncer. C'est à la faveur de la crise financière de 2008 qu'il a compris que le moment était venu.

Avec son coscénariste, Pascal Bonitzer, il a choisi de se servir de la correspondance de Marx pour rendre une dimension humaine et ne pas tomber dans un discours théorique, inaudible.

"Nous avons perdu toutes les batailles, lance-t-il, les batailles rhétoriques, politiques, culturelles, médiatiques et même celle des mots ! A niveau d'une vie, c'est énorme, mais au niveau du capital et du monde, c'est rien du tout ! Il va falloir recommencer à la base  et ça va dépendre de nous." L'ancien ministre de la Culture d'Haïti (1995-1997) a retenu de cette expérience que "aucun pouvoir ne peut résister à un peuple quand il est solidaire. Quand les sociétés civiles recommencent à s'organiser, c'est une force incroyable face à un Etat affaibli, en Haïti comme en France !" Il explique d'ailleurs la victoire de Macron en mai dernier par cette fragilité, cette peur d'être déclassé... "Il faut repenser les accords, lance le cinéaste engagé et politique, et cesser les guerres fratricides qu'on voit dans toute la gauche jusqu'aux écologistes !" En réalisant ce "Jeune Karl Marx" après le fameux "I'm not your negro", nominé aux Oscar 2017, Raoul Peck indique avoir voulu retourner à ses fondamentaux : "J'ai lu Baldwin à 18 ans, j'ai étudié Marx à Berlin à 21 ans... Tout mon travail est de connaître notre histoire. Baldwin a déconstruit le cinéma américain et ma génération n'est que le deuxième ou la troisième à avoir eu accès aux moyens de production pour tenter de reconstituer notre histoire et l'intégrer dans l'histoire générale du monde...  "Lumumba" est le seul film qui reste sur la décolonisation de l'Afrique ! Voilà pourquoi je revendique Baldwin et Marx !"

Le succès de "I'm not your negro" a été tel qu'un distributeur américain a choisi de sortir "Le jeune Karl Marx" aux Etats-Unis en 2018.

FXG, à Paris

"Le jeune Karl Marx", sortie nationale le 27 septembre.

 

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 05:19
Ary Chalus à la sortie du ministère lundi 25 septembre

Ary Chalus à la sortie du ministère lundi 25 septembre

Catastrophe naturelle et emplois aidés en débat à Paris

Le président de Région, Ary Chalus, a été reçu hier au ministère des Outre-mer par Annick Girardin. Au menu de cette rencontre, l'arrêté de catastrophe naturelle consécutif à Maria et la baisse du nombre des emplois aidés.

"Je pense qu'on a été trop vite, a déclaré Ary Chalus. Il fallait se concerter, prendre le temps..." La bronca des élus du Sud Basse-Terre contre les dispositions de l'arrêté de catastrophe naturelle signé par le Premier ministre samedi a fait l'objet d'une séance d'explication entre le président de Région et la ministre. Mis à part Terre-de-Haut et Terre-de-Bas, l'arrêté ne prend pas en compte les effets du vent  "Le Premier ministre a voulu signer l'arrêté aussi vite qu'il l'a fait pour Saint-Martin, poursuit M. Chalus, et ça a fait du bruit ! Quand vous voyez l'Etat des communes sur la Basse-Terre... Il y a des arbres qui ont été sectionnés, des poteaux EDF arrachés... Qui peut dire que les vents sont passés à moins de 200 km/heure ?" Le ministère indiquait pour sa part que le Premier ministre avait signé dans l'urgence, que rien n'était définitif et qu'un nouvel arrêté pouvait encore préciser les choses. "Le risque, admet Ary Chalus, si on étend l'arrêté à toutes les communes, y compris celles qui n'ont pas eu de dégâts, est que les primes d'assurance augmentent, voire que certains assureurs se retirent..." Il a donc été convenu que tous les maires fassent remonter au préfet les dégâts de manière à ce que le Premier ministre puisse se faire une idée juste et prendre une décision en concertation avec les élus.

Côté emplois aidés, le président de Région a estimé pour le seul fonctionnement des lycées la liste des emplois aidés nécessaires à 170. Sans compter les écoles et les collèges des 32 communes de l'archipel... "La ministre m'a dit qu'elle verrait avec la ministre du Travail et le Premier ministre comment trouver une solution." Or, à en croire Ary Chalus, la déclaration d'Edouard Philippe, fin août sur RMC dans l'émission de Bourdin, affirmant que les emplois aidés seraient maintenus en outre-mer serait "un lapsus, une erreur"... Une bourde chez Bourdin ! D'autres sujets ont été évoqués et restent en attente d'une rencontre avec Edouard Philippe : l'ouverture du nouveau CHU, le lancement du cyclotron... Mais pour l'heure, pas encore de décision.

FXG, à Paris

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 05:17
Alfred Marie-Jeanne, juste avant sa tonitruante diatribe, hier après-midi aux rencontres nationales du tourisme outre-mer à Paris. (photo FXG)

Alfred Marie-Jeanne, juste avant sa tonitruante diatribe, hier après-midi aux rencontres nationales du tourisme outre-mer à Paris. (photo FXG)

Le coup de colère d'Alfred Marie-Jeanne

Alfred Marie-Jeanne d'un côté, Serge Létchimy et Josette Manin, de l'autre, étaient au ministère des Outre-mer hier. Le premier devait être reçu à 11 h 30 par la ministre Annick Girardin. Les deux autres, qui participaient aux rencontres nationales du tourisme au même endroit, ont été reçus sans que cela paraisse à l'agenda officiel ministériel, à 10 h 45.

Les deux parlementaires ont ensuite expliqué à la presse qu'ils avaient demandé à la ministre un moratoire pour les contrats aidés ainsi qu'un rendez-vous avec le Premier ministre. Dans la foulée Serge Létchimy a taclé la Collectivité territoriale et son président en indiquant que ça ne servait à rien de mettre la pression si on ne consommait pas tous les contrats aidés concédés à la Martinique... Il a cité 56 emplois aidés consommés sur un total de 500.

Puis, Alfred Marie-Jeanne a été reçu par la ministre. Il a déclaré à la sortie de son entretien qu'il avait toujours été opposé à ce type de contrats. "J'ai toujours été contre par principe, a-t-il indiqué. Cela conduit à payer quelqu'un 600 euros, je suis contre ! Il faut remplacer petit à petit ces emplois aidés par de vrais contrats." Puis ayant appris les propos de Serge Létchimy à son égard, le président Marie-Jeanne s'est rendu vers 15 h 30 dans la salle Félix-Eboué où se tenaient les rencontres nationales du tourisme outre-mer. Là, il a pris le micro et a longuement parlé devant un public sidéré pour indiquer que même s'il n'était pas d'accord avec les emplois aidés, il avait fait "néanmoins" voter 2,8 millions d'euros pour financer sa part de contrats aidés ! Sitôt dit, il a quitté les lieux pendant que quelques uns ont salué sa sortie par une salve d'applaudissements.

FXG, à Paris

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 04:21
Rencontres nationales du tourisme outre-mer

"Le tourisme sera au coeur des assises de l'Outre-mer"

A l'occasion des rencontres nationales du tourisme outre-mer, la ministre des Outre-mer a évoqué les assises et la stratégie nationale du tourisme en outre-mer.

Alors que débute ce mardi le salon international du tourisme de Paris, Top Résa, Annick Girardin, la ministre des Outre-mer a lancé hier les secondes rencontres nationales du tourisme outre-mer, rue Oudinot. Entre la crise requin à la Réunion et les dévastations de Saint-Martin, Saint-Barthélemy et, dans une moindre mesure, la Martinique et la Guadeloupe, l'ambiance n'était pas des plus optimistes. "L'impératif, c'est de reconstruire de manière durable", a plaidé la ministre des Outre-mer, tandis que Didier Heiderich, directeur de l'observatoire international des crises, insistait sur la nécessité de communiquer sur la reconstruction pour "baliser le terrain et aider le touriste à revenir, expliquer que la saison cyclonique a une fin et mettre fin à la confusion entre les territoires... Si Saint-Martin va devoir "se réinventer" avant d'espérer un retour à la normale d'ici quelques mois, "la saison touristique sur Saint-Barthélemy doit reprendra d'ici le début d'année 2018 ". La ministre fait le pari que ces territoires deviennent "une vitrine du tourisle responsable".

Les hôteliers de Guadeloupe et de Martinique ont constaté l'annulation au cours des deux derniers jours de quelque 5000 réservations. "Nos hôtels sont en état, insiste Nicolas Vion du groupement des hôteliers de la Guadeloupe. Il y a urgence à communiquer sur ce point !"

Cibler une clientèle plus contributive et moins affinitaire

Le tourisme représente en moyenne 10 % du PIB dans les Outre-mer. "Son poids peut encore croître", a déclaré la ministre qui rappelle que la France reste la première destination touristique mondiale avec 83 millions de visiteurs l'an dernier et un objectif de 100 millions en 2020. "L'Outre-mer doit être activement associé", a-t-elle précisé avant d'expliquer ce qu'elle attend du conseil stratégique du tourisme dans les Outre-mer. Ce conseil qui doit réunir les décideurs politiques et les professionnels s'organisera en groupes de travail sur la restructuration de l'offre hôtelière, la qualification des personnels, la desserte aérienne et les visas, la croisière, la gastronomie, le patrimoine culturel et naturel ainsi que le tourisme innovant et l'accompagnement des entreprises. Enfin, un groupe de travail spécifique sera un "cluster" piloté par Atout France et se concentrera sur la promotion et le marketing pour développer l'offre touristique. "Ce schéma, ajoute la ministre, a vocation à être décliné localement. Ce sont bien les travaux menés dans chacun des territoires qui permettront de construire cette stratégie nationale du tourisme en outre-mer." Et comme le tourisme sera lui aussi au coeur des assises de l'Outre-mer, Annick Girardin considère que ces rencontres d'hier en sont un prélude. Elle a d'ores et déjà posé les enjeux : "cibler une clientèle qui soit à la fois plus contributive et moins ancrée dans le tourisme affinitaire."

FXG, à Paris

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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 08:16
Alfred Marie-Jeanne, juste avant sa tonitruante diatribe, hier après-midi aux rencontres nationales du tourisme outre-mer à Paris. (photo FXG)

Alfred Marie-Jeanne, juste avant sa tonitruante diatribe, hier après-midi aux rencontres nationales du tourisme outre-mer à Paris. (photo FXG)

Le coup de colère d'Alfred Marie-Jeanne

Alfred Marie-Jeanne d'un côté, Serge Létchimy et Josette Manin, de l'autre, étaient au ministère des Outre-mer lundi. Le premier devait être reçu à 11 h 30 par la ministre Annick Girardin. Les deux autres, qui participaient aux rencontres nationales du tourisme au même endroit, ont été reçus sans que cela paraisse à l'agenda officiel ministériel, à 10 h 45.

Les deux parlementaires ont ensuite expliqué à la presse qu'ils avaient demandé à la ministre un moratoire sur les contrats aidés ainsi qu'un rendez-vous avec le Premier ministre. Dans la foulée Serge Létchimy a taclé la Collectivité territoriale et son président en indiquant que ça ne servait à rien de mettre la pression si on ne consommait pas tous les contrats aidés concédés à la Martinique... Il a cité 66 emplois aidés consommés sur un total de 500.

Puis, Alfred Marie-Jeanne a été reçu par la ministre. "J'ai toujours été contre par principe, a-t-il indiqué. Cela conduit à payer quelqu'un 600 euros, je suis contre ! Il faut remplacer petit à petit ces emplois aidés par de vrais contrats." Puis ayant appris les propos de Serge Létchimy à son égard, le président Marie-Jeanne s'est rendu vers 15 h 30 dans la salle Félix-Eboué où se tenaient les rencontres nationales du tourisme outre-mer. Là, il a pris le micro et a longuement parlé devant un public sidéré pour indiquer que même s'il n'était pas d'accord avec les emplois aidés, il avait fait "néanmoins" voter 2,8 millions d'euros pour financer sa part de contrats aidés ! Sitôt dit, il a quitté les lieux pendant que quelques uns ont salué sa sortie par une salve d'applaudissements.

FXG, à Paris

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