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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 08:17
Afro-Fiction

Les Antilles et la Guyane primées au concours Chronofilm-Afro-fiction

Le grand prix du concours Chronofilm-Afro-fiction a été remis samedi à Saint-Ouen (93) à Teddy Albert, un Guadeloupéen établi en Martinique pour son film "Où est le mâle ?" Le film du Guyanais Cédric Simoneau, « La Moitié » a reçu le prix de la photographie. Les candidats avaient reçu les consignes pour leur tournage marathon vendredi 17 et le film était à livrer le dimanche soir suivant.

L’association "Afro-Fiction, S’unir pour s’élever" a été créée pour favoriser le partage de réseaux et compétences entre afro-descendant dans la fiction française, pour valoriser les talents de cette communauté, que ce soit dans la réalisation et l’écriture, mais aussi en proposant des rôles de qualité aux comédiens afro-français, souvent limités dans leurs choix. Il s’agissait de la première Edition de ce concours, il tend à être biannuel.

Parmi les membres du Jury, on note l'excellente comédienne martiniquaise, Anabelle Lengronne, Jean Claude Barny ou encore France Zobda. Par ailleurs, les organisateurs ont reçu le parrainage de Firmine Richard et les soutiens de Eriq Ebouaney, Euzhan Palcy, Philippe Niang, Yann Gael, Alexandre Michelin, Sébastien Onomo…

A l'issue de cette première édition, l'une des organisatrices, Latigone N'Goma a lancé un appel invitant tous les cinéastes afro-descendants à les rejoindre via leur site www.afro-fiction.fr

FXG, à Paris

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 08:16

L'Etat enclenche la vente de la SIMKO et la SIDR

Bonne nouvelle pour le logement social en Guyane, le gouvernement, dans l'enveloppe du milliard d'engagement qu'il a pris vendredi, acte la cession de 250 000 hectares de terrains à bâtir. Au même moment, des syndicalistes des sociétés immobilières d'Outre-mer (SIDOM) révèlent qu'un courrier à l'attention de Bernard Fontaine, directeur général de la Société immobilière de la Réunion (SIDR), daté du 7 mars et signé des ministre de l'Economie et des Outre-mer, lance le processus de vente des participations de l'Etat dans la SIMKO (Société immobilère de Kourou) et la SIDR (La Réunion). Les deux ministres rappellent que "L'Etat, conjointement avec l'AFD et le CNES (...) cèdent leurs participations à un acteur public professionnel, le Société nationale immobilière (SNI)."

Si la SIMKO n'est pas précisément citée dans ce courrier, indique une source syndicale, "le Centre national d'études spatiales qui est associé au processus de désengagement de l'Etat n'est actionnaire que d'une seule SIDOM, celle de Kourou".

Pour la SIDR, le courrier détaille le plan. Dans un premier temps la SNI acquiert les 4460 parts détenues en propre par l'AFD et une partie des parts (4040) détenues par l'AFD pour le compte de l'Etat. La SNI détiendra ainsi 8500 parts, soit 34 % du capital. L'Etat conserve 19,3 % qu'il cèdera au bout de cinq ans à la SNI. L'Etat s'engage à reverser les produits de ces cessions de parts au soutien de la politique du logement social en outre-mer.

La SIDR devra réunir son conseil d'administration pour agréer ce projet avant la fin juin.

FXG, à Paris

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 07:29
Fillon face aux ultramarins de Paris

Fillon avec les Ultramarins d'Ile de France

François Fillon a tenu un meeting avec les Ultramarins de la Région parisienne, mercredi soir, dans son QG de campagne à Paris. Un succès. Entre 250 et 400 personnes, selon l'organisation ou la presse. Les présidents de grandes associations ultramarines dont Jenny Hippocrate de l'APIPD, Théo Sulpice et ses Polynésiens, Valentin Chambon des "Jeunes Réunionnais", René Silo, ancien de la FFF pour l'Outre-mer, Babette de Rozières, cheffe de cuisine médiatique et candidate LR aux législatives à Paris... Des Parlementaires aussi à commencer par le Saint-barth Michel Magras, Eric Doligé, Phlippe Houillon...

Samia Badat-Karam a d'abord présenté le bilan de l'action pour les outre-mer du tandem Sarkozy Fillon de 2007 à 2012. Valerie Pécresse, présidente d ela Région Ile de France y est allée aussi de son petit mot pour citer l'action de son vice-président chargé des associations, de la jeunesse et des sports, Patrick Karam. Enfin, le héraut du programme de la droite et du centre est venu présenté son programme pour les outre-mer. "Il a volontairement évité la polémique, analyse l'organisatrice, en prenant ses distances avec les déclarations de François Baroin sur la Guyane qui n'ont pas été bien perçues sur place."

François Fillon a annoncé trois mesures pour les Ultramarins de l'Hexagone : la drépanocytose, grande cause nationale, des contrats de mobilité pour les fonctionnaires ultramarins qui veulent rentrer au pays et enfin, un renforcement de la délégation interministérielle à l'égalité des chances des Français d'Outre-mer, rappelant que c'est lui qui y avait nommé Patrick Karam en 2007.

Le meeting s'est conclu par une séance de serre-mains et de selfies.

FXG, à Paris

Ses propositions pour l'Outre-mer

"Je ne veux pas agir dans 10 ou 20 ans comme nous le propose la loi égalité réelle." Fillon est un pilote de course automobile, il veut donc aller vite. Il promet des des moyens supplémentaires pour les forces de sécurité et pour la justice, des places de prison supplémentaires et une politique pénale ferme. "Je veux refaire de la lutte contre l’immigration clandestine une priorité, à Mayotte et en Guyane, a-t-il asséné. L’accès à la nationalité y sera conditionné par le séjour régulier des parents."

Contre le chômage, il veut donner les moyens aux entreprises ultramarines en s'appuyant sur la croissance bleue, les énergies renouvelables, la valorisation touristique du patrimoine naturel notamment. Il promet de s'attaquer aux normes pour faire des Outre-mer les échelons avancés du « Made in France » dans leur environnement régional.

Il promet surtout de la lisibilité et de la stabilité avec des aides de l’Etat sur 10 ans, la création d’un statut « entreprise franche outre-mer », l'objectif de 150 000 logements sur la période. Politique de continuité territoriale, santé, éducation, plan massif de lutte contre l’illettrisme et des mesures supplémentaires pour l’insertion des jeunes...

François Fillon n'a pas omis le sujet de la mémoire : "L’histoire des Outre-mer consolide le vivre ensemble et valorise la mémoire des victimes de l’esclavage."

Son programme pour l’Outre-mer comporte aussi des mesures spécifiques pour chaque collectivité. Il a bien évidemment abordé la Guyane : "Je demanderai au ministre en charge des Outre-mer de se rendre en Guyane pour renouer le dialogue et je signerai un Pacte d’avenir qui soit à la hauteur..."

François Fillon a conclu en donnant rendez-vous à son public dans un mois.

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 06:15
M'Hamed Kaki et les crimes coloniaux

M'Hamed Kaki, animateur de l'association nationale Les oranges, organise à Nanterre, le 29 mars, un colloque intitulé "crimes coloniaux", avec ce sous-titre : "Comment lutter contre les violences racistes aujourd'hui ?". Rencontre avec un Français héritier de l'immigration coloniale.

"Discriminés de tous pays, regroupez-vous !"

La date de votre colloque n'est pas anodine, c'est l'anniversaire des massacres commis à Madagascar il y a 70 ans...

En trois jours l'armée française a massacré 100 000 personnes, des civils, des paysans qui se sont révoltés contre l'injustice. Il y a cinquante ans, la police a massacré en Guadeloupe. Les crimes coloniaux impliquent la question de leur reconnaissance, comme pour l'esclavage... L'esclavage est lié au système de domination coloniale. C'est la même répression.

Vous insistez sur la reconnaissance, pourquoi ?

La reconnaissance par l'Etat français de l'ensemble des crimes coloniaux est liée à l'accès aux archives, à l'accès à un lieu mémoriel dans lequel seraient présentés ces crimes coloniaux, mais également les hommes et les femmes qui ont été très courageux dont bien évidemment Fernand Yveton et Frantz Fanon.

N'existe-t-il pas déjà le musée de l'immigration ?

C'est une avancée, mais il n'est pas co-construit. Il est fait sans les Français héritiers de l'immigration coloniale, sans les acteurs de l'histoire de l'esclavage. Nous ne sommes jamais consultés pour dire quel type de lieu et comment pourrait être ce lieu. Nous demandons à la puissance publique de réfléchir avec nous sur ce lieu mémoriel des crimes de la France.

Même la caution de Benjamin Stora ne vous suffit pas ?

Elle ne nous suffit pas et ça nous paraît un peu lisse parce qu'elle ne porte pas la "totalité", pour citer le sociologue algérien Abdelmayek Sayad. La totalité, c'est rassembler les notions d'émigrés/immigrés. Si je prends l'exemple des Antillais avec le Bumidon, on voit bien comment on a construit, formaté les choses. C'est un parti pris puisqu'on n'a pas développé les Antilles de l'intérieur, on a préféré les laisser sous perfusion, les mettre dans des situations de dépendance. Dès le départ, c'est une stratégie et c'est ça le poison colonial. D'une certaine manière, les Antilles restent une  colonie puisque les injustices aujourd'hui sont flagrantes et que la question de la dépendance est toujours là. La question de la totalité de l'histoire est celle que nous souhaiterions aborder dans un lieu mémoriel et ce détour socio-historique nous permettrait d'aborder les questions actuelles.

Vous dîtes que le colonialisme et la colonisation ne sont pas terminés, pourquoi ?

Le processus continue autour de la Syrie, de l'Iraq avec des stratégies de guerre civile, de diabolisation... Et avec une nouveauté, la mise en oeuvre du concept d'islamophobie. Il vise une population pour faire une diversion qui semblerait épargner les non musulmans. C'est une duperie totale ! Ce sont les métèques qui sont visés, tous les métèques dans l'intention fascisante d'une partie de la police... Il y a toujours sous-jacent un processus d'ethnicisation des rapports sociaux. Tous les Français héritiers de l'immigration coloniale et du système esclavagiste souffrent de la relégation sociale dans des quartiers, des départements, des zones où il n'y a aucun champ du possible pour nos enfants. C'est ça une des manières actuelles de reproduire, c'est la ségrégation spatiale, sociale...

C'est le lien que vous faîtes entre cette histoire et ce qui s'est passé à Aulnay-sous-Bois ?

Ce qui s'est passé à Aulnay, ce qui se passe en Seine-Saint-Denis, est le fruit de cette ségrégation, de cette discrimination... La majorité des faiseurs d'opinion et des conseillers du prince oublient complètement cette dimension sociale et ethnicisent les rapports sociaux. C'est le communautarisme, la religion leur grille de lecture. Certains intellectuels perpétuent par leurs violences verbales la disqualification. Au-delà de la violence policière, comme dirait Bourdieu, il y a la violence symbolique et c'est celle-là la plus grande des violences. Quand tous les jours, on vous montre du doigt parce que vous êtes black, arabe, parce qu'on vous dit que vous n'êtes rien, un néant, c'est ça qui est violent pour nos enfants et qui empêche toute perspective de développement d'un être humain, d'un Français tout court quand tout contribue à dire en fait qu'ils ne sont pas français... La violence policière n'est que l'une de ces expressions là, elle est portée par les faiseurs d'opinion qui nous assènent tous les jours des violences symboliques. Discriminés de tous pays, regroupez-vous !

Tous concernés ?

La stratégie est de nous renvoyer en permanence au communautarisme quand nous parlons de justice et d'histoire ! De même qu'aujourd'hui, laïcité est employé quand on veut exprimer le racisme et l'islamophobie. Derrière ça, on cherche à nous atomiser dans des causes différentes, des guerres de mémoires... Il y a simplement un concept général qui s'appelle "crimes coloniaux et esclavage", et c'est ce que nous voulons rappeler à l'occasion des 70 ans du massacre malgache et des 50 ans de mai 1967 en Guadeloupe. J'ai écrit une pièce de théâtre sur le massacre du 17 octobre 1961 qui s'appelle "La pomme et les boutons". Par le théâtre, par des voies pédagogiques, on peut sensibiliser jeunes et moins jeunes à l'histoire.

Vous avez du apprécier la déclaration de Macron sur la colonisation, crime contre l'humanité...

Nous allons prochainement interroger les candidats sur cette question coloniale. Macron s'est déjà positionné, après on verra le maçon au pied du mur. Mais c'est déjà pas mal ! Je trouve assez courageux d'avoir dit ce qu'il a dit. C'est dommage que ça vienne de lui et non pas de nos pseudos amis de gauche.

Pourquoi la gauche ne vous suit-elle pas ?

Parce qu'elle est mouillée jusqu'au cou. Dans toute l'histoire, elle a été aux manettes, du côté du manche et elle ne s'en est pas privé pour cogner très fort sur les indigènes, les gens sans statut... Les pouvoirs spéciaux en 1956, l'Irak en 1991, c'est la gauche. Le  27 février 1983, le Premier ministre écrit dans Le Monde sur les grévistes maghrébins de la CGT de Boulogne-Billancourt. : "Ces gens-là n'ont rien à voir avec les réalités sociales françaises, ce sont des gens qui sont manipulés par l'islamisme international." Voilà le début du déplacement de la question sociale à la question ethnique, cultuelle. On a donné à une revendication sociale une dimension religieuse.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 08:39
Soibahadine Ibrahim Ramadan, président du conseil départemental de Mayotte, Alfred Marie-Jeanne, président de la CTM, Philippe Richert, président de la Région Grand Est et de Régions France, et Ary Chalus, président de la Région Guadeloupe le 29 mars à Paris

Soibahadine Ibrahim Ramadan, président du conseil départemental de Mayotte, Alfred Marie-Jeanne, président de la CTM, Philippe Richert, président de la Région Grand Est et de Régions France, et Ary Chalus, président de la Région Guadeloupe le 29 mars à Paris

Les propositions de "Régions France" aux candidats à la présidentielle

Alfred Marie-Jeanne (Martinique), Ary Chalus (Guadeloupe), Rodolphe Alexandre, en audioconférence depuis Cayenne, et Soibahadine Ibrahim Ramadani (Mayotte) étaient hier avec le président Philippe Richert (Grand-Est) au siège parisien de l'association "Régions France". Ils on présenté leurs six propositions aux candidats à l'élection présidentielle "pour redonner des capacités financières aux Régions et collectivités régionales d'Outre-mer".

Le président martiniquais qui a présidé la commission outre-mer, a détaillé les mesures souhaitées à commencer par l'amélioration de leur pouvoir fiscal et financier. Si la dotation globale de fonctionnement (DGF) sera remplacée en 2018 par une rentrée fiscale (TVA,) les chefs d'exécutifs souhaitent la même évolution avec la dotation globale de décentralisation dont le montant est supérieure à celui de la DGF. Ils souhaitent encore pouvoir moduler le taux de l'octroi de mer jusqu'à 5 % contre 2,5 % actuellement (sauf pour la Guyane qui bénéficie déjà du taux à 5 % depuis la loi égalité réelle Outre-mer). Ils veulent aussi étendre cet octroi de mer aux services qui en sont exonérés. "C'est notre proposition phare", a insisté Alfred Marie-Jeanne. Concernant la taxe carbone, ils souaihaitent qu'une partie de celle-ci revienne aux régions. On attend de cette nouvelle taxe 250 millions d'euros d'ici cinq ans. Même si les retombées ne sont pas aussi importantes que pour la taxe carbone, les présidents de régions ultramarines estiment que le tourisme doit aussi générer un retour fiscal, à l'instar de ce qui ce fait en Corse. Enfin, les élus souhaitent plus de transparence sur les prix des carburants.

Selon Ary Chalus, certains candidats se sont déjà inspirés de leurs propositions sur l'octroi de mer, la taxe carbone ou la continuité territoriale, mais, précise-t-il, "ce qui nous intéresse, c'est comment ils comptent mettre en oeuvre ces mesures." L'élu guadeloupéen considère néanmoins que les Outre-mer doivent être considérées comme toutes les autres régions de France, ajoutant non sans humour : "Parle-t-on des Français de Savoie ?" Quant à Alfred Marie-Jeanne, il a prévenu : "En juin, je n'ai plus de fric pour payer le personnel."

FXG, à Paris

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 05:59
Les Vikings au New Morning le 31 mars

A 51 ans, les Vikings remontent sur scène

Après l'annulation du concert qu'ils devaient donner le 10 novembre dernier au Dock Eiffel, les Vikings de la Guadeloupe sont de retour à Paris et, cette fois, dans une salle sans doute plus adaptée, en tout cas plus prestigieuse puisqu'il s'agit du célèbre New Morning, rue des Petites écuries. Fred Aucagos, Guy Jacquet, Camille "Soprann" Hildebert, Ipomèn Léova et Max Séverin vont enfin pouvoir fêter dignement les 50 ans de leur formation. Il y a un an, les cinq artistes ont sorti l'album de leur jubilé et s'étaient produits à Stains, au festival Banlieue bleue.
Puisant tout à la fois dans la biguine soul, le funk, la fusion latino, le jazz, le kompa, la salsa, le calypso, le merengue, le ka, le bèlé, les Vikings en ont fait une musique inédite à la base de la musique moderne antillaise qu'on appelait naguère la pop ou plus simplement encore la musique antillaise. Les standards comme "Assez palé", "Zagalakatéléman", "Claro que si" ou "Tou touni" vont réveiller sans nul doute cinquante ans de souvenirs !
En première partie le tanbouyé Roger Raspail et en after show, la tropical discotheq d'Emile Omar et sa compil "Antilles chéries".
FXG, à Paris
Au New Morning le 31 mars

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 05:34
L'entrée du bâtiment de la Commission européenne à Bruxelles

L'entrée du bâtiment de la Commission européenne à Bruxelles

La Commission européenne se permet de choisir ses journalistes

Le 4e forum des Régions Ultrapériphériques se déroule à Bruxelles les 30 et 31 mars.

Une grand-messe pour laquelle l'Europe ne lésine pas à la dépense mais choisit ses journalistes en finançant ou pas leur déplacement et leur hébergement.

"Je dois malheureusement vous informer que la Commission Européenne a décidé de donner la priorité aux médias qui venaient directement des régions ultrapériphériques. Vous êtes évidemment toujours le bienvenu au forum, mais vos frais de déplacement et d’hébergement ne pourront pas être pris en charge." Voilà ce qu'a récemment répondu aude.rabault@mostra.com à la demande d'accréditation du correspondant de France-Antilles Guadeloupe et Martinique, France-Guyane et du Journal de l'Île de la Réunion à Paris, pour couvrir la 4e conférence des RUP. En clair, la Commission préfère payer sur fonds publics quatre billets d'avion A/R et autant de nuits d'hôtel nécessaires plutôt que de se conformer au fonctionnement de ces titres qui ont choisi d'avoir un correspondant dans l'Hexagone.

Une mesure de rétorsion ?

Derrière cette réponse, se cache en fait une mesure de rétorsion pour ne pas oser le mot censure. En effet, en septembre 2014, un article a eu l'heur de déplaire à la Commission. Voici ce qui, en complément d'une pleine page consacrée au 3e forum des RUP, a fâché les technocrates bruxellois : "Quand un confrère de Mayotte, en conférence de presse, a interrogé un haut fonctionnaire sur les orientations de la pêche qui vont à l'inverse des besoins des Outre-mer, ce dernier a répondu que la question était trop technique. Quand Manuel Barroso a accordé quelques instants à la presse, il a lui aussi préféré y mettre rapidement fin pour préférer poser pour une photo de groupe avec les présidents des RUP. Et enfin, quand la conférence de presse donnée par le haut fonctionnaire de la Commission devenait intéressante, l'organisation y a mis fin considérant qu'il était temps de manger... Tout ça donnait une drôle d'ambiance et presque envie de devenir eurosceptique !" On comprend dès lors qu'ils préfèrent payer les frais à des journalistes moins ingrats !

FXG, à Paris

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 03:56
Mes Charrière-Bournazel, Chabert et Ursulet dans le bureau de la première présidente du TGI de Paris, le 7 mars dernier

Mes Charrière-Bournazel, Chabert et Ursulet dans le bureau de la première présidente du TGI de Paris, le 7 mars dernier

Affaire Green Parrot : Alfred Marie-Jeanne marque un point à Paris

Le 7 mars dernier, la présidente de la première chambre civile du pôle 1 du tribunal de grande instance de Paris était saisie d'une demande d'inscription de faux déposée par Me Charrière-Bournazel et Me Ursulet, les avocats d'Alfred Marie-Jeanne et sa fille. Mardi 28 mars, la magistrate a rendu sa décision en présence du président de la collectivité territoriale de Martinique, et jugé recevable leur demande, rejetant les exceptions de nullité déposées par l'avocat du procureur Corbeau, Me Chabert. Pour autant, elle a décidé de sursoir à statuer afin de laisser le juge pénal instruire la plainte pour faux déposée contre l'ancien procureur de Fort-de-France.

"Le juge d'instruction, a déclaré Me Ursulet. a désormais les coudées franches pour mettre en examen Eric Corbeau ou lui donner le statut de témoin assisté et nous allons pouvoir demander tous les actes pour établir la vérité."

Cette décision du TGI de Paris était une étape indispensable, selon Me Ursulet, pour la défense des intérêts de son client dans le dossier Green Parrot. En effet, la pièce dénoncée comme un faux par les avocats du président de la Collectivité, est une requête du parquet à la police judiciaire de Fort-de-France. Par cette requête, le procureur demande à la PJ d'enquêter sur une éventuelle prise illégale d'intérêts dans le dossier de reconstruction d'une école en Dominique sur fonds publics de la Région, par Alfred-Marie Jeanne, alors président de Région, sa fille et son gendre architecte. Le courrier, signé du procureur de la République, est daté du 20 avril 2010. Un tampon atteste sa réception par le service de police le 21 mars 2010. Or, un autre exemplaire de cette lettre, cotée elle aussi au dossier, présente une autre date de réception, manuscrite cette fois, le 19 mars 2010.

Il peut être utile de rappeler que le 21 mars 2010 est la date du second tour du scrutin des régionales qui voit Létchimy sortir devant Marie-Jeanne.

Si à l'issue de cette instruction judiciaire menée à la demande du président Marie-Jeanne, le faux devait être avéré, c'est tout le dossier Green parrot qui s'effondrerait car son premier acte juridique n'est autre que cette requête du procureur, vieille de sept ans.

FXG, à Paris

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 07:39
Bareigts en Guyane avec Fekl

Ericka Bareigts arrive avec Fekl

Ericka Bareigts arrive comme l'avait annoncé Bernard Cazeneuve avec son collègue de l"Intérieur.

Ils vont parler avec "ceux qui veulent exprimer des demandes pour compléter un travail largement engagé depuis 2013 avec un document qui aurait dû être finalisé pour novembre 2016 qui n'a pu être signé". Ericka Bareigts souhaite aussi rencontrer des personnes qu'elle "puisse voir". D'autant qu'elle veut "conclure rapidement" le travail entamé par la mission interministérielle de haut niveau du préfet Cordet.

Face aux critiques qui viennent de tous bords lui reprocher son action, la ministre des Outre-mer rappelle quelques chiffres, à commencer par ceux concernant la sécurité : "L'ensemble des forces de sécurité de la Guyane avait été réduite de 16 % à la fin du mandat de Nicolas Sarkozy, en quatre ans, ce pourcentage est à + 27 %." Elle indique encore que l'Etat a garanti un emprunt de 50 millions d'euros qui déclenchent un supplément de 25 millions de la Commission européenne, que le contrat de plan Etat-région est passé de 100 à 180 millions, que la répartition de la ligne budgétaire unique pour le logement social a été revue à la hausse pour la Guyane. Enfin, en réponse à la critique de Patrick Karam dans le Figaro à paraître ce mardi sur la rétrocession de 27 millions de l'octroi de mer aux communes guyanaise est compensée dans la loi de finances avec 9 millions chaque année pendant trois ans. Elle signale encore que "jamais la commande publique n'a été aussi forte". Si elle reconnaît que tout cela reste insuffisant, elle veut parler de "réels progrès". Enfin, pour revenir au Pacte d'avenir, elle regrette que sa non-signature n'a pas permis "d'engranger" les progrès qu'il comportait. Enfin, à ceux qui l'accusent de n'être pas venue plus tôt au risque d'un embrasement de tous les outre-mer en évoquant le spectre de 2009, elle rappelle qu'Yves Jégo avait mis deux mois avant de se déplacer outre-mer quand elle n'est confrontée à cette crise que depuis huit jours.

FXG, à Paris

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 06:02
Ernestine Bocage, Francine Condé-Salazar et la vice-présidente culture de la CTG au Livre Paris vendredi 24 mars 2017

Ernestine Bocage, Francine Condé-Salazar et la vice-présidente culture de la CTG au Livre Paris vendredi 24 mars 2017

L'étrange actualité du roman guyanais "Atipa" d'Alfred Parépou

Ernestine Bocage et Francine Condé-Salazar sont venues vendredi dernier au salon Livre Paris faire la promotion du premier ouvrage écrit en créole guyanais, "Atipa" d'Alfred Parépou, publié trois fois depuis 1885 et republié cette fois chez Lharmattan avec la CTG.

"Entre le titre, Atipa, le pseudonyme, Parépou, la faune et la flore, il y a un message subliminal", avertit Francine Condé-Salazar qui lui a consacré une biographie.

De son vrai nom Athénodore Météran, l'auteur retrace la vie, la sociologie, les ressources de la Guyane dans la deuxième partie du XIXe siècle. Il est petit-fils d'une esclave et fils d'une mère affranchie. Il retrace ces années où la Guyane passe du régime de l'esclavage à celui de la colonie jusqu'à l'établissement de la IIIe République où Athénodore Météran va jouer un rôle politique. "Il a 7 ans à l'abolition de l'escalavage, raconte Francine Condé-Salazar, et il a été éduqué par les pères de Ploërmel qui sont venus préparer les hommes à la liberté." Très brillant, Athénodore va travailler au ministère de la Marine, militer comme républicain radical avant de devenir orpailleur. Pour Ernestine Bocage, son parcours, sa vie ne sont pas assez connus des Guyanais, c'est pourquoi la CTG a organisé une année Atipa et financé la réédition de l'ouvrage.

Au moment où la Guyane s'embrase

Malgré le terme "roman", porté en sous-titre, "Atipa" n'en est pas un. "Il l'a peut-être qualifié ainsi par ruse, explique Ernestine Bocage, pour occulter le véritable contenu de l'ouvrage. Il a certainement risqué sa vie, car en présentant la Guyane et Cayenne, il fait une critique sévère de la situation politique..." A l'époque, la Guyane est en mutation avec l'installation du bagne, la découverte de l'or, l'abandon des abattis, l'élargissement de la société pluriethnique avec l'arrivée d'immigrés... "Il y a une sorte de chaos social que l'on retrouve dans son livre, poursuit Mme Bocage, mais également dans tous les discours des hommes politiques, cela a agit comme un déclencheur chez Athénodore Météran qui a voulu inscrire la Guyane dans l'universel et donner à la langue créole toute sa portée." Pour autant, l'auteur inscrit son discours dans la IIIe République et son héros, Atipa, connaît aussi bien la France que la Guyane. "Il a une vision de la Guyane et du Guyanais idéal, conclut Ernestine Bocage, qui reste d'actualité." Au moment où la Guyane s'embrase...

FXG, à Paris

Marie-Georges Thébia "décalée" au Livre Paris

"Je suis complètement défaite... Les choses étaient prévues depuis longtemps et il fallait honorer les rendez-vous auprès des libraires, mais je me sens complètement décalée, hors de propos, dans une bulle de littérature évanescente... Je suis effarée par les images qui me sont envoyées tous les jours via whatsapp. J'ai envie de rentrer. Faut-il être au salon du livre pour montrer qu'on peut représenter la littérature guyanaise ? C'est un moyen pour faire parler de nous autrement que par l'actualité, mais c'est la cinquième dimension ! Je me suis posée la question de savoir si je devais venir ou pas. J'ai toujours refusé de m'engager pour une personne, mais pour ce qui est en train de se passer, c'est différent. Nous sommes à un carrefour de notre histoire. Les choses ont toujours réellement commencé à bouger à chaque fois que la rue a été en révolution. La seule chose que je réprouve, ce sont les débordements. Attention à la manipulation ! Nous devons être conscients, vigilants, inscrits dans une solidarité et une résistance, mais attention aux débordements !"

La vie bidim d'Ambrosia Nelson, édition Lharmattan

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