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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 10:03
Charles Nagou et sa confiture mangue litchi

Charles Nagou et sa confiture mangue litchi

Pluie de médailles sur les confitures au concours général agricole

En quelques années, les confitures réunionnaises se sont fait connaître et accumulent les récompenses. Derrière chaque médaille se profilent des opportunités économiques.

Après le bronze pour la confiture mangue miel l'an passé, Charles Nagou, le patron des Saveurs de la Fournaise, ramène du concours général agricole l'argent avec la mangue litchi. Ce mangue litchi, il l'a travaillé toute l'année passée et il savait que ce serait celle-là qu'il présenterait au concours. Un pari gagnant. "On savait ce que le jury attendait, témoigne-t-il, et on a travaillé l'aspect."

Ce résultat, Charles le savait à l'avance ! Cette confiture est l'un des produits les plus vendus de son stand. Depuis sa médaille, sa confiture mangue miel reste son produit phare. "Pour la clientèle professionnelle qui achète et revend, commercialement parlant, c'est plus intéressant." En deux ans, il a vendu à l'export 4000 pots de confiture mangue miel. Les autres produits tournent alentour de mille pots. Epiceries fines, boutiques touristiques, boutiques avec des gérants réunionnais...

Emmanuelle Sablé des Confitures de litchi de Bois Canon et présidente de la confrérie des artisans confituriers confiseurs de la Réunion, a aussi été récompensée l'an passé. "La médaille on l'a eue, fin février, début mars et fin avril, on était en rupture de produit." L'exportation est une opportunité aussi pour elle, mais ça représente moins de 10 % de son chiffre. Un des rôles de la confrérie est de mettre en relation des producteurs de la Réunion et des clients en métropole. Et bien sûr, le faire pendant le salon.

Avec cette association logistique, cette idée de regroupement de producteurs pour jouer sur le volume et le coût du fret aérien, Charles Nagou compte bien pouvoir envoyer cette année tous les deux mois une palette de produits sur la métropole quand il n'en envoyait jusqu'alors qu'une deux fois par an.

Le marché métropolitain représente 30 % de son chiffre d'affaires global, il vise les 40 voire 50 % à moyen terme. "Trois clients à Paris  représentent un vingtaine au pays." Il compte sur cette deuxième médaille va impulser cette dynamique.

18 % à l'export

Gérard Rangama, gérant de Soley Réunion, médaille d'or l'an passé, bronze cette année avec la confiture ananas coco. ." J'aurai pu représenter des produits qui ont gagné dans le passé, mais non ! J'ai voulu travailler sur une autre matière, pas valorisée à la Réunion et où je n'ai pas d'opérateur frontal en face qui ferait le même produit." Gérard Rangama prend des risques et aime la compétition. Ses confitures sont exportées dans l'Hexagone grâce à la collaboration d'un représentant à Paris avec qui il a fait affaire en 2013. "C'était ma première médaille." La production de confiture ananas passion médaillée l'an dernier est passée du simple au double. Pour autant, il n'est pas dupe. "Les médailles, c'est une reconnaissance, après, le travail de logistique, ça dépend de chaque chef d'entreprise, son organisation, sa méthodologie, sa faculté à créer de la confiance et trouver des partenaires."

Gérard Rangama a investi près de 2 millions d'euros en 2016 dans du matériel pour mettre son usine aux normes européennes. Ce n'est donc pas pour vendre qu'à la Réunion. Il veut développer son marché en Europe et annonce qu'il va exporter très bientôt à Maurice. "L'Europe, ça peut représenter un bon volume d'affaires par rapport à ce que nous ressentons déjà avec mon représentant." Pour le moment, ce marché franco-européen ne représente que 18 % de sa production. "Sans compter les effets de cette médaille !"

"Pour avoir l'or, précise Charles Nagou, il ne me manque pas grand chose. Le jury a l'habitude des confitures à l'ancienne avec des morceaux. Nous avons laissé des morceaux de litchi, mais pas de mangue, c'est là-dessus qu'on va travailler."

FXG, à Paris

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 06:55
Réunion au sommet autour de la sécurité en outre-mer

Première Conférence nationale de sécurité des outre-mer

Beau plateau au ministère des Outre-mer lundi  matin avec la conférence nationale pour la sécurité Outre-mer. Rien de moins que le Premier ministre pour l'ouvrir et un ministre de l'Intérieur excusé car bloqué à Mayotte par les conditions climatiques (après la sècheresse, la pluie battante). Ericka Bareigts a invité les préfets, les directeurs départementaux de la Sécurité publique, les commandants, de gendarmerie, les élus et les présidents d'association qui agissent dans les territoires pour la prévention de la délinquance.

A trois semaines de la fin de toute communication gouvernementale, Ericka Bareigts, Bruno Le Roux et Bernard Cazeneuve s'occupent eux-mêmes de défendre leur bilan neuf mois après le lancement du plan sécurité outre-mer.

Le taux des violences volontaires en famille est, tous outre-mer confondus, de 2,4°/00 contre 1,4 °/00 en métropole. Dans huit territoires sur les onze qui forment les outre-mer,  le taux est supérieur à celui de l'Hexagone. L'immigration clandestine sur-occupe la police à Mayotte et en Guyane. La Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et Saint-Martin sont confrontés aux problèmes des stupéfiants. Tous les territoires connaissent un taux élevé de violences aux personnes, de violences routières. Même la radicalisation n'épargne ni Mayotte ni la Réunion.

Le plan sécurité outre-mer prévoyait d'abord un volet en effectifs et matériels. Globalement, le gouvernement  a créé 130 postes en gendarmerie et  a projeté outre-mer 2,5 escadrons, 180 hommes. Saint-Laurent-du-Maroni est en zone de sécurité prioritaire depuis le 1er février, une antenne de l'OCTRIS est ouverte à Cayenne depuis le 1er janvier et des ZSP sont à l'étude en Martinique, la Réunion, la Guadeloupe et Saint-Martin.

Déconstruction du modèle du "bad boy"

Les nouveaux commissariats de Fort-de-France et de Cayenne seront livrés en 2018 et 2020. Celui de Basse-Terre est programmé au budget triennal 2018-2020  et celui de Saint-André à la Réunion sera rénové en 2018 tandis que des études sont financées au Port.

Pour autant, et c'était l'objet de la première table ronde, la ministre des Outre-mer a insisté sur la politique de prévention de la délinquance. 1,5 millions d'euros ont été débloqués pour "fabriquer" la politique de prévention localement.  Premiers acteurs de cette gouvernance, les 72 comités locaux de sécurité et de prévention de la délinquance. L'association de prévention Appel  à la Réunion siège dans un tel comité.  "Nous prévenons la délinquance, explique Christelle Parvedy, par des pratiques éducatives informelles, l'accompagnement social, le soutien aux jeunes en décrochage scolaire. Tout ce qui prévient la récidive des jeunes mineurs." L'Appel intervient aussi en prison et participe à un comité de suivi départemental de la délinquance. Le maire de Fort-de-France explique le travail de déconstruction de l'image, du modèle du "bad boy" (voir ITW ci-dessous).

"Le renfort des effectifs sont une chose, a souligné le préfet Billant, mais cette conférence est là pour rappeler que le préfet ne règle pas seul les problèmes de violence."

FXG, à Paris

Le bilan de Billant, préfet de Guadeloupe

Le préfet Billant est intervenu pour parler, en deux mots, d'homicides et de vols avec violence avec armes. Il a rappelé ses funestes chiffres : 35 meurtres et 43 tentatives en 2015, 24 et 57 en 2016 ; 1890 vols avec violence l'an passé dont 380 à l'arme blanche... Jacques Billant a encore évoqué une réalité nouvelle : celle des gangs, des guerres de territoire et un centre pénitentiaire gangréné. Il a encore rappelé les 3000 actes de violence par an dans le cercle familial ou de voisinage. "CEla veut dire, lance le préfet, que la violence est un recours de plus en plus fréquent pour le règlement des conflits." Depuis le début de l'année, la Guadeloupe compte déjà 10 victimes de meurtre.

ITW Hélène Molia Polifonte, maire de Baie-Mahault, Guadeloupe

"Il faut appuyer les associations"

Une conférence nationale pour la sécurité outre-mer vous semble utile comme démarche ?

Ca nous permet à tous les acteurs en charge de la prévention de la délinquance de se rencontrer. Nous avons pu échanger sur les bonnes pratiques et sur les actions menées sur le territoire et j'ai pu dire que, aujourd'hui, dans ma commune, les jeunes sont beaucoup plus calmes et nous nous devons de leur apporter un accompagnement, de répondre au problème de leur insertion professionnelle, celui de la place de la famille et de l'éducation. Le chômage qui frappe nos jeunes est trop élevé.

Etes-vous satisfaite des moyens en effectifs policiers et matériels ?

Nous avons besoin de ces effectifs supplémentaires mais  il faut aussi que tous les acteurs de la prévention de la délinquance, les associations, les élus, puissent travailler ensemble. Il faut appuyer les associations car dans la politique de la Ville, certains quartiers bénéficiaient d'un apport financier qui leur permettait d'être sur le terrain et sont relégués en quartiers de veille.

Qu'est ce que ça change pour ces quartiers ?

Il n'ont plus droit aux mêmes aides et l'on sait bien que l'argent est le nerf de la guerre. Nous devons pouvoir financer les projets et les actions des associations et leur  apporter l'aide nécessaire pour se professionnaliser dans leur mission d'accompagnement des jeunes.

Bruno-Nestor Azérot, député maire de Sainte-Marie, Martinique

"A Sainte-Marie, nous avons mis en place le comité local de sécurité et de prévention de la délinquance, nous avons installé une équipe de rue, de médiateurs sociaux pour accompagner nos jeunes et il y a quelques résultats. Maintenant, pourra-t-on éradiquer toute la délinquance, je ne pense pas même si je le souhaite. Il faut tout faire pour réduire ces taux. Nous sommes des îles éloignées où l'on trouve des armes, de la drogue et cela est un facteur aggravant."

Gabriel Serville, député maire de Matoury (Guyane)

"L'escadron de gendarmerie être maintenu"

Une conférence nationale pour la sécurité outre-mer vous semble utile ?

C'est important de pouvoir se retrouver pour faire le bilan de ce qui a été fait, dire nos éléments de satisfaction, il y en a quelques uns comme les contrats locaux de sécurité et de prévention de la délinquance, mais je continue à dire qu'en Guyane tout comme en Guadeloupe, nous sommes confrontés à une typologie de criminalité  qui nécessite d'aller plus loin. Les mesures mises en place en Guyane ne sont pas suffisamment efficaces...

Que pensez-vous de la volonté d'accompagner les jeunes ?

Il faut accompagner les jeunes, mais malgré cela des jeunes accompagnés peuvent dévier de la trajectoire qu'on leur a fixée...

Vous privilégiez les effectifs de sécurité renforcés ?

L'augmentation de l'effectif est une réponse. L'escadron de gendarmerie qui est affecté en Guyane doit être maintenu, mais il faudrait aussi penser à modifier fondamentalement les missions qui sont assignées aux gendarmes car il reste un certain nombre de zones de non-droit où il y a du trafic de cocaïne, de crack, de cannabis et dont la consommation est un élément qui pousse les jeunes à des comportements délictueux. Il y a nécessité de renforcer la présence policière et aller au -delà de ce qui avait été annoncé initialement.

Propos recueillis par FXG, à Paris

Didier Laguerre, maire de Fort-de-France, Martinique

"Le phénomène des gangs nous guette"

Une conférence nationale pour la sécurité outre-mer vous semble utile ?

C'est important de pouvoir discuter, échanger, partager les bonnes pratiques pour essayer des les reproduire, des les adapter ailleurs. J'ai évoqué la déconstruction du modèle "bad boy" avec le préfet de la Guyane pour lui expliquer comment nous l'avons mise en place et comment il pourrait tirer profit de cette expérience, la reproduire...

Vous avez associé les artistes à cette démarche de déconstruction ?

Nous le menons avec des artistes, avec des sociologues, des éducateurs et des médias. Oui, nous discutons avec les artistes et ils discutent avec les jeunes pour amener le jeune à faire la différence entre une image qui fabriquée et la réalité même de l'artiste. Par exemple, lorsque Kalash est revenu en concert en décembre avec deux autres artistes, il a eu avec eux un travail sur les messages qu'ils ont fait passer au cours du concert au stade de Dillon. Ces artistes sont référents pour nos jeunes et pour nous !

Est-ce que votre ville est concernée par le phénomène des gangs ?

On n'était pas habitué aux gangs et on n'en a pas encore vraiment constitué comme on peut le voir aux Etats-Unis, mais c'est un phénomène qui nous guette. Le passage du trafic de cannabis au trafic de cocaïne est un élément qui durcit les pratiques de délinquance et qui engendre davantage de violence, de l'armement, beaucoup d'argent en jeu et des territoires à défendre. Cela conduit à un trafic organisé et structuré, c'est cela qui peut nous amener progressivement à des phénomènes de gang.

Faut-il des renforts ?

Il y en a eu, il en faut encore et aussi en termes de matériels. Il faut adapter les moyens dont on dispose à la délinquance que l'on veut combattre. Les moyens pour un trafic organisé de cocaïne ne sont pas les mêmes que pour un petit trafic d'herbe. Il faut des renforts, des moyens mais aussi travailler en proximité, en partage d'informations entre tous les acteurs...

C'est ce que vous faîtes aux Terres Sainville. Comment ça marche ?

On fait des contrôles tout azimut, on associe les douanes, la DIECCTE pour le travail clandestin pour amener les patrons de lolos, de bars au respect de la règle. Oui, ça commence à porter ses fruits depuis novembre. Nous avions des établissements qui restaient ouverts jusqu'à 3 heures du matin, posant de vraies difficultés parce que ce sont des points de fixations où l'on a déploré des meurtres, des tentatives, des règlements de compte. Ils commencent à fermer plus tôt, à se mettre en conformité avec la règle. Ca ne porte pas encore ses fruits en termes de tranquillité publique. Nous avons commencé par une étape de verbalisation par vidéosurveillance et nous allons cadrer, cadrer jusqu'à revenir à une situation normale aux Terres Sainville.

Propos recueillis par FXG, à Paris

 

 

 

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 06:21
Sébastien Folin anime C'est pas le bout du monde. 7 mars 2017 20h55 sur France Ô

Sébastien Folin anime C'est pas le bout du monde. 7 mars 2017 20h55 sur France Ô

Sébastien Folin revient sur France Ô

L'animateur réunionnais, Sébastien Folin revient animer un talk show en prime time un mardi par mois sur France Ô. Après le LabÔ pendant quatre ans et Folin Hebdo l'an dernier, voici "C'est pas le bout du monde". "C'est une émission de divertissement, explique Timothy Myrtil responsable FÔ du programme, pour sortir des clichés sur les outre-mer par la culture, les racines, les tendances." L'émission dure 90 minutes ; il y en aura six jusqu'en juillet. Folin accueille autour d'une table deux ou trois invités et des chroniqueurs, Fabrice de Almeida, le présentateur de la soirée Histoire de la chaîne, et deux jeunes journalistes, Ericka Govinda, martiniquaise, et Eliot, le community manager déjà présent dans Folin Hebdo. "On cherche à  marier intelligence et divertissement, explique Sébastien Folin, le sérieux et le potache. Nous voulons battre en brèche les clichés avec l'écologie, la biodiversité, le patrimoine de l'UNESCO..." Il annonce des figures oubliées de l'histoire évoquées "avec légèreté et bienveillance". Cinq grands sujets par émission, du public, un reportage tiré de la banque de France Télévisions, un quizz "On montrer des petits bouts du monde !".

La première accueillera Patrice Planesse (Sac la mort, dans le film d'Emmanuel Paraud), le contre-ténor Fabrice di Falco ou Vincent Vermignon, (Liko dans Le gang des Antillais de Jean-Claude Barny). 3on ne court pas après le buzz, assure Sébastien Folin, mais après la qualité."

FXG, à Paris

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 07:41
Joseph Nesty, élu de la chambre d'agriculture de Guadeloupe pose devant son stand avec miss Martinique

Joseph Nesty, élu de la chambre d'agriculture de Guadeloupe pose devant son stand avec miss Martinique

Au salon de l'agriculture : la Guadeloupe attend son stock

Rien ne va plus sur le stand de la Guadeloupe au salon de l'agriculture ! Le stand est superbe et Miss Martinique elle-même est venue l'honorer au bras de Joseph Nesty de la chambre d'agriculture. Pourtant en face, les exposants font la gueule. Pas tous. Ils sont cinq qui attendaient toujours mercredi 1er mars leur marchandise. Les punch Mabi, Karine confiseries, La Grivelière, Les délices de Man Roro et les sirops batteries Moysan affichaient tous des airs de disette. Des étals quasi vides. "On devait recevoir notre marchandise le 25 février, raconte Ludilla Lurel de Punch Mabi, nous ne sommes toujours pas livrés." Cinq entreprises ont fait l'effort financier d'être là pour n'avoir rien à vendre !

"Ils en ont pris un petit coup, raconte Marie Noirit, chargée pour la chambre d'agriculture de l'organisation du salon, cependant, ce sont des personnes qui ont l'habitude de participer à ce type d'événement et ils savent s'organiser, parer au contre coup, faire appel aux distributeurs pour les aider à compenser le moment avant que les produits n'arrivent."

Mabi  a exhumé le petit stock conservé à Paris. "De très vieilles bouteilles, signale Ludmilla Lurel, très chères et nous n'avons pas de choix, que tamarin, melon, quenette et surtout, pas de dégustation ! On arrive à vendre, mais on ne fait pas chiffre qu'on aurait dû faire." Pour Moysan, c'est une tonne et demi de marchandise qui manque. Il se fait dépanner par son distributeur Degas. Si la quantité est moindre pour Man Roro et ses délices, c'est quand même 150 kilos : "On se débrouille, témoigne la patronne, avec les stocks de l'an dernier qu'un ami avait accepté de nous garder à Paris, des restes..."

Les cinq exposants lésés se sont retournés contre la chambre d'agriculture. "Nous avons sollicité un transitaire pour nous affréter des produits à destination du salon de l'agriculture par le biais maritime, explique Marie,Noirit, et il se trouve que le bateau a pris du retard. Les produits n'ont pas pu être livrés avant le salon..."

Ludmila Lurel reconnaît que c'est la responsabilité du transitaire, mais rappelle que c'est la chambre d'agriculture qui l'a choisi. La chambre d'agriculture s'est retournée contre le transitaire.

FXG, à Paris

Les miels gwada en pause au salon

Les miels tropicaux clairs ou foncés de la Guadeloupe commençaient â être habitués des prix du concours général agricole et pourtant ils avaient annoncé leur forfait au salon de l'agriculture avant son ouverture. Les miels de Martinique et de Guyane ont raflé les médailles. Jacques Passave (photo), patron d'Apigua, s'est tout de même montré au salon. Il est venu participer au colloque organisé par l'Odeadom sur "la valorisation des produits agricoles et transformés ultramarins par l'identification de l'origine et la qualité".  Non, il ne regrette pas l'absence de nos miels et au salon et au concours... Oui, il sait qu'il n'y a pas eu d'accord entre la chambre d'agriculture et la Région. "C'est une question de rythme avec la transition politique qu'il y a eue", a-t-il déclaré philosophe, avant d'ajouter : "Il était nécessaire de faire une pause et nous venons à ce colloque pour çà, quelle direction prendre, où aller ?..."

Saucisson antillais

Saucisson antillais ! Saucisson au piment, à la papaye ! On ne rêve pas, on est bien dans le hall 5 du salon de l'agriculture où sont exposés les régions et départements d'outre-mer. C'est une entreprise de salaison de Narbonne qui a décidé de créolisé ses saucissons et ses saucisses sèches. Voilà de l'innovation !

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 07:29
La nouvelle campagne qui a dû prendre le relais de "Plus bio que bio"

La nouvelle campagne qui a dû prendre le relais de "Plus bio que bio"

L'agence Bio attaque la banane antillaise

Il n'aura fallu qu'une journée pour interdire à la banane des Antilles de continuer sa campagne de communication à l'occasion du salon de l'agriculture. Sous les applaudissement de l'Agence Bio, le certificateur de la norme bio "AB", la justice a ordonné le 1er mars, à l’UGPBAN (Union des Groupements de Producteurs de Bananes de Guadeloupe et Martinique) d’arrêter, de faire toute référence au bio à compter du jeudi 2 mars. C'est Syna bio, syndicat des transporteurs et distributeurs de bio, ceux qui importent le bio des pays tiers, qui ont actionné la justice.

Syna bio dénonce le droit au patron de l'UGPBan, Eric de Lucy, d'affirmer que les bananes françaises sont "plus bio que bio au sens du process des traitements phytosanitaires". "Il n’existe pas de bananes bio sur le marché français ne respectant pas les normes communautaire", affirme l'Agence bio.

L'UGPBan a pris acte de la décision de justice, mais Eric de Lucy, son président ne retire rien de ses propos quant au message qu'il veut faire passer sur la qualité supérieure des bananes françaises sur les bananes bio d'Amérique du Sud.

Du reste, un tel procès ne peut que servir sa cause en faisant du barouf. D'une part la Commission européenne reconnaît ce fait puisqu'elle a osé proposer aux bananiers français toutes les dérogations utiles pour être en bio immédiatement. Mais les bananiers français refusent le système d'équivalence dont se défend l'agence Bio. "Pour pouvoir être vendues sous label Bio dans l’Union européenne, indique l'agence, les bananes, comme tous les autres produits cultivés en bio dans les pays tiers doivent respecter des règles de production équivalentes à celles prévues par la règlementation européenne et être soumises à des mesures de contrôle d’une efficacité équivalente à celles appliquées dans l’Union Européenne. Pour pouvoir exporter leurs produits bio vers l'Union européenne, les  organismes de contrôle des pays tiers font une demande de reconnaissance à la commission européenne afin d'obtenir une équivalence avec le règlement bio européen." Le résultat de ce système, c'est que la banane bio de Saint-Domingue subit un nombre supérieur de traitements par épandage aérien à l'huile de banole que le banane antillaise traitée au sol. La première est bio, la seconde non...

L'Agence Bio insiste sur le fait que les consommateurs peuvent avoir toute confiance dans tous les produits portant le label Bio, quelle que soit leur provenance. Amen !

FXG, à Paris

Le hoquet du  seul producteur bio antillais

L'UGPBan assure qu'en climat tropical humide, on ne peut produite en bio sans obérer la rentabilité, c'est pourquoi depuis le plan banane durable, elle produit en agroécologique. Pourtant en Martinique, Blondel La Rougery produit des bananes bio certifiées labellisées. La démarche des bananiers antillais pourraient bien l'avoir irrité et conduit à demander le secours de Syna bio !

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 07:28
"La banane française mieux que bio c'est possible", un concept osé qui dérange

"La banane  française mieux que bio, c'est possible"

Le slogan est resté affiché en grand deux jours sur le stand de l'UGPBan au salon international de l'agriculture qui se déroule cette semaine à Paris.

Les consommateurs allemands et néerlandais feraient bien de se méfier quand ils mangent des bananes certifiées bio qui viennent du Costa-Rica, de l'Equateur, du Brésil ou de Saint-Domingue. "Les pays exportateurs qui sont tous en zone tropicale humide, explique Eric de Lucy, patron de la filière banane aux Antilles françaises, sont obligés d'utiliser des pesticides qui, au regard des normes européennes du bio, ne sont pas autorisés." Dans ces pays, le cahier des charges pour être certifié bio n'est pas le même pour qu'à l'intérieur du marché européen. "Les conditions d'utilisation de l'huile de banole pour le traitement de la cercosporiose, explique David Dural, directeur de l'institut technique de la banane, est beaucoup plus contraignant aux Antilles qu'ailleurs, y compris en bio. Les producteurs des Antilles estiment qu'ils ne sont pas encore en mesure de produire dans des conditions économiques suffisantes sous label bio. Depuis dix ans, ils ont fait le choix de l'agro-écologique en progressant sans cesse. "Nous avons mis au point un herbicide naturel à base d'huile de tournesol, le béloukha, ça fait huit ans qu'il est en cours d'homologation."

Banane agro-écologique

En l'état actuel, l'UGPBan ne pourraient obtenir le label bio, aussi, ils enragent de voir que des bananes non européennes soient vendues sur nos marchés avec le prétendu label bio. "Leur norme bio, poursuit David Dural, comprennent 33 produits dont 14 ne sont même pas homologués pour le marché européen !" Les organismes certificateurs ont instauré une façon de faire par équivalence. Les bananiers antillais se battent pour que l'on applique la conformité.

La Commission européenne les a entendus, mais face à l'opposition de l'Europarlement menée par les Allemands et les Néerlandais, elle a fait machine arrière pour leur proposer des dérogations qui leur ouvrent la certification bio en l'état. Les bananiers antillais qui revendiquent la banane la mieux respectueuse des normes environnementales et sociales françaises et européennes, réclame le principe de conformité à la certification bio établie par l'Europe. Une réunion du "trilog" (les présidents de la Commission européenne, de l'Europarlement et du Conseil de l'Europe) doit en décider le 8 mars prochain. La situation est suffisamment tendue pour qu'Eric de Lucy énonce clairement : "L'Europe est en débandade, l'Europe est allemande."

FXG, à Paris

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 07:09
L'économie de l'océan Indien en colloque au Sénat

Un colloque sur l'économie de l'océan Indien

La FEDOM et la délégation outre-mer du Sénat ont consacré jeudi un colloque à l'économie de l'océan Indien. Une notion un peu vaste par rapport à la réalité des échanges dans la zone (4672 Keuros d'importations contre 292 Keuros d'exportation). Hervé Bacheré de l'INSEE a d'abord rappelé quelques chiffres clés, comme le PIB par habitant. 31 180 Euros pour la France,  19 300 pour la Réunion, 8320 pour Mayotte, 3290 pour Maurice et 450 pour Madagascar.

A la Réunion en 2014, les 40000 entreprises représentent un chiffres d'affaires de 6,6 milliards, soit 40 % du PIB, et 1,7 milliards d'investissement. Les trois quarts d'entre elles n'ont aucun salariés et 17 en ont plus de 250.

Daniel Moreau, président de l'ADIR, a présenté les filières agro-alimentaires. Un secteur de 4700 entreprises qui emploient 16 000 salariés et affichent un chiffre d'affaires de 3,3 milliards avec une valeur ajoutée locale de 7,7 % (contre 13,8 % dans l'Hexagone). "C'est dire si ces entreprises sont exposées à la concurrence des importations", insiste M. Moreau. Autres handicaps soulignés, le coût du travail (et 300 millions de coups de rabot sur les exonérations sociales et fiscales entre 2013 et 2017), la taille du marché, les problèmes d'approvisionnement et la nécessité de constituer des stocks pléthoriques, le surdimensionnement des outils de production et enfin les réglementations environnementales et sociales qui impactent la compétitivité.

Dans ce contexte, le secteur entrepreneurial reste dynamique puisque les créations d'entreprises sont en croissance depuis 2010 (avec 29 % de femmes chefs d'entreprise). Les entreprises ont un taux de pérennité de 64 % pour celles qui ont été créées depuis 2010 et 61 % pour celles qui ont vécu la crise de 2008-2009.

A noter que le secteur touristique souffre d'un déficit d'hébergement et de restauration qui démontre que le tourisme a un poids encore faible dans l'économie par rapport à l'Hexagone.

Maurice Cerisola qui a lui aussi dirigé l'ADIR a rappelé les chiffres de l'autonomie alimentaire de l'île. La filière laitière couvre 30 % des besoins, les volailles, 60 %, la viande, 30 % et les fruits et légumes, 75 %.

Dans ce contexte où les échanges industriels restent faible dans la zone de l'océan Indien, "l'opportunité majeure, a déclaré Daniel Moreau, c'est d'être leader sur le marché intérieur."

FXG, à Paris

6000 tonnes d'ailes de poulet par an à Mayotte

Ersi Volonaki, pdg du groupe de distribution mahorais Sodifram, est venue témoigner du marché du poulet à Mayotte. SOdifram est le premier employeur de l'archipel avec 600 salariés et de la difficulté de créer une filière locale. "Les Mahorais, indique-t-elle, consomment 6000 tonnes d'ailes de poulet par an. Pour un approvisionnement local, il faudrait produire 37 000 tonnes de carcasses. Que faire des 31 000 tonnes restantes ?" Comme il y a de quoi être un peu interloqué par cette habitude de consommation, un représentant de la FEDOM a expliqué au JIR, sans sourire : "Ils ont été conditionnés."

Petit licenciement sec au groupe communiste du Sénat

Invitée à intervenir en ouverture de la première table ronde sur l'économie dans l'océan Indien, Gélita Hoareau (photo) a rendu un vibrant hommage à celui auquel elle a succédé au Sénat, Paul Vergès. Dans le même temps et dans la salle du colloque, celle qui était l'attachée parlementaire de Vergès, puis de Gélita Hoareau, écoutait, un peu amère. Sur son manteau, un badge "visiteur". Pour cause, Gélita Hoareau a mis un terme à son contrat sans attendre la fin de la législature, remettant ainsi en cause un plan de reconversion formation. La raison de ce licenciement : "Paul Vergès, explique l'attachée parlementaire éconduite, ne voulait pas voter la loi égalité réelle outre-mer, j'ai eu le tort de rappeler et défendre les positions de Paul Vergès." Ah ! Les cocos, toujours un peu stal !

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 07:00
Nadège Carti de la chambre économique de Saint-Barth, Ernest Prévôt, dirigeant des MPI Guyane, Jean-Pierre Philibert, président de la FEDOM, et Hervé Toussay, dirigeant des MPI Martinique

Nadège Carti de la chambre économique de Saint-Barth, Ernest Prévôt, dirigeant des MPI Guyane, Jean-Pierre Philibert, président de la FEDOM, et Hervé Toussay, dirigeant des MPI Martinique

Les 28 propositions de la Fedom aux candidats à la présidentielle

Les propositions que la fédération des entreprises des Outre-mer a révélé hier à Paris visent à renforcer la compétitivité des entreprises, l'attractivité des territoires; la production locale et former la jeunesse. Elles exigent un cadre : la simplification, la lisibilité et la pérennité.

La Fedom plaide pour des lois de programme sur dix ans au minimum et des zones franches globales, non plus d'activité. Dans ces zones franches globales, les territoires différencieront les secteurs à leur gré. La Fedom est par exemple pour le soutien aux entreprises qui sont présentes à l'international ou celle qui innovent.

La Fedom justifie le besoin de simplification parce que l'investissement est pénalisé par les normes européennes et françaises. "Le père Ubu a encore de beaux jours devant lui", a ironisé Jean-Pierre Philibert, le patron de la Fedom en évoquant l'audit que la Fedom a fait faire sur le parcours de dossiers de défiscalisation. "Il faut que l'agrément soit donné localement hors du plafond actuel de 5 millions d'euros de chiffre d'affaires pour le demandeur."

En matière d'attractivité, la Fedom plaide pour le développement des connectivités, internet, aériennes, etc. En matière de formation, la Fedom propose de confier la responsabilité de l'apprentissage en alternance au seul SMA et "sortir du schéma où l'Education nationale et le CFA sont seuls formateurs". Il s'agira encore de réorienter les emplois aidés vers le secteur marchand et encore étendre aux outre-mer le dispositif de simplification d'embauche des jeunes "guichet unique et zéro charge" expérimenté en Guadeloupe.

Enfin, la Fedom en a assez des slogans "L'Outre-mer, une chance pour la France" ou "La France est la 2e ZEE du monde grâce à ses Outre-mer". Elle plaide donc pour un ministère régalien de la France océanique qui aurait en charge tout ce qui touche à la France océanique et l'économie bleue.

"Ces propositions sont peu coûteuses", explique Jean-Pierre Philibert qui met en face le montant des exonérations de charges sociales et le coût de la sur-rémunération des fonctionnaires : 1,2 milliards d'euros. "Sans parler du sort de la sur-rémunération, j'aimerai bien qu'on  pérennise les moyens des entreprises."

FXG, à Paris

Pour qui penche la Fedom ?

D'emblée, Jean-Pierre Philibert a semblé éliminer tout soutien à Benoît Hamon en critiquant d'emblée son revenu universel, tout en reconnaissant les échanges avec ses référents outre-mer. Quant à la loi égalité réelle, il la juge "pleine de fausse monnaie". Les équipes de la Fedom n'ont pas rencontré encore tous les candidats, ainsi Emmanuel Macron, mais des contacts ont été noués avec les conseillers outre-mer de Fillon et de Macron. Elles n'ont rencontré ni les équipes de Marine Le Pen, ni celles de Mélenchon. "Nous travaillons avec ceux que nous pensons pouvoir accéder aux responsabilités", justifie le patron de la Fedom. Marine Le Pen a demandé à les voir. Ils en ont parlé en bureau et en conseil d'administration. "Certains dont j'étais, explique Ernest Prévôt des MPI de Guyane, étaient d'accord pour la recevoir au même titre que les autres candidats." Mais il y a eu de fortes oppositions. Hervé Toussay, des MPI Martinique s'en est expliqué : "Compte tenu des prises de position de certaines personnalités du FN qui posent problème dans les Outre-mer, nous avons fait le choix de lui envoyer nos propositions, mais pas de la recevoir.". "Mélenchon ne nous a rien demandé, a continué Jean-Pierre Philibert, son programme est une absurdité économique... Ils nous auraient consulté, j'aurai réuni le bureau." La balance oscillerait donc plutôt entre Macron et Fillon.

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 06:59

La thérapie génique fait ses preuves contre la drépanocytose

La publication dans le New England Journal of Medicine du 2 mars, par l’équipe du professeur Marina Cavazzana de l’Institut des maladies génétiques Imagine, Inserm, à l’hôpital Necker, d'un article sur le cas d'un adolescent drépanocytaire traité par thérapie génique a créé un petit emballement médiatique.

Philippe Leboulch, du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives et des facultés de médecine de Paris Sud et Harvard a fourni le vecteur de la thérapie génique, un lentivirus dans lequel a été introduit le gène codant pour la chaîne béta de l’hémoglobine, modifié par une mutation ponctuelle lui conférant une activité antifalciforme. L’équipe française a inauguré cette approche en 2007 avec succès sur un malade atteint de thalassémie.

Des cellules-souches ont été prélevées dans la moelle osseuse de l'adolescent puis mises au contact du vecteur de la thérapie génique pour transférer le matériel génétique. Parallèlement, le patient a été préparé à la greffe par une chimiothérapie visant à remplacer sa moelle osseuse par les cellules-souches modifiées réinjectées par voie veineuse. « Ce garçon est dans une situation totalement stable, indique le professeur Cavazzana au Monde, le niveau de correction obtenu laisse espérer que sa rémission va se poursuivre pendant des années. Si ces bons résultats se confirment dans le temps et à plus large échelle, cette thérapie génique pourrai être proposée comme alternative à la greffe de moelle à des patients qui n’ont pas de donneur compatible »,
Jenny Hippocrate, présidente de l'association pour l'information et la prévention de la drépanocytose, salue l'espoir qu'ouvre ce traitement mais relativise : "Ce n'est pas nouveau ! Ce garçon a été greffé il y a deux ans. Il y a un an, on a communiqué pour dire qu'il allait bien. Deuxième année, il va de mieux en mieux, il n'y a plus de transfusion sanguine, plus de médicament. On ne parle pas encore aujourd'hui de guérison. En matière de greffe, on commence à en parler au bout de cinq ans..." Mais ça fait naître de l'espoir. La thérapie génique peut quelque chose, même si une greffe, "c'est assez lourd ".

Deux autres jeunes drépanocytaires sont en cours de traitement à Necker, un adulte aux Aux Etats-Unis.

L'APIPD finance des bourses de mastère en biologie et lance chaque année des appels d'offres aux étudiants antillo-guyanais pour trouver un médicament qui corrige la falciformation des globules rouges et permette d'éviter la greffe. Des équipes explorent cette piste. Le Crispr-Cas9 pourrait corriger la mutation de la drépanocytose. Un essai clinique pourrait démarrer dès 2018.

Mais plutôt que vouloir faire du buzz autour d'une découverte qui n'en est plus ou pas encore une, Jenny Hippocrate préfère alerter sur le ciblage ethnique non conforme à la constitution. "Le ciblage non ethnique va être généralisé en Île de France, pourquoi ne le ferait-on pas partout ? Pour que les malades soient moins discriminés." Il y a 26 000 malades en France.

FXG, à Paris

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 05:47

Le miel ramène l'or du salon de l'agriculture

"C'est notre première médaille d'or avec le miel !" Jean-Hubert François (photo), président du syndicat des jeunes agriculteurs, était content hier. L'an dernier, la Guyane avait ramené une médaille d'argent et une de bronze, cette fois la miellerie de Macouria ramène l'or. Pas de médaille côté rhums, mais Ernest Prévôt n'en prend par ombrage. " Ca me différencie du goût antillais !", dit-il mi-rigolard.

La Guyane a pris ses aises dans un espace plus grand que l'an passé. L'opération est financée par la CTG (90 000 euros) et le CNES (30 000 euros). "La chambre a aussi fait un gros partenariat du PNR, explique son président, qui nous a permis d'amener beaucoup de fret. Un dizaine d'exposants accompagnent l'opération ainsi qu'une dizaine d'élèves du lycée agricole."

Après le ramboutan l'année dernière, la chambre d'agriculture a choisi de mettre en avant le jaque. Frais ou en confitures Yi Jak, il est offert à tous les passants. Certains y trouvent un goût de fruit confit, mais tous ouvrent des yeux ronds quand on leur dit que c'est comme les châtaignes. La Guyane surprend toujours ! Le parépou était aussi en vedette, mais les 250 kilos sont a partis en deux jours et un nouvel envoi de 500 kilos devrait être disponible avant le week-end. Ils ont même reçu la visite de grossistes. "Le problème, explique Jean-Hubert François, ce n'est pas le produit, c'est le fret ! Nous essayons de développer des filières d'export mais sur des types de produits de niche bien définis, pas des produits qu'on trouve déjà en métropole."

Vendredi, le stand devrait refuser du monde, ils n'attendent ni Fillon, ni Macron, ni Hamon, ni Mélenchon, ni Le Pen, mais Miss France.

FXG, à Paris

Ernest Prévôt : "Des quotas de rhum plutôt qu'une médaille !"

Ernest Prévôt, le patron de la seule distillerie guyanais à Saint-Laurent, a besoin de quotas de rhum supplémentaires. Il a produit 262 hectolitres d'alcool pur (HAP) en 2012 et 583 quand il a mis en route en 2014 sa nouvelle unité industrielle. Problème, son quota de rhum est limité à 500. Il en a donc demandé 240 d'ici 2020. Il aimerait bien en gagner 40 chaque année. Depuis 2015, il a ralenti sa production à 268, puis à 304. Cette année, il vise le retour aux 500 et l'octroi de son quota. "Une médaille ? s'amuse Ernest Prévôt, pour quoi faire ? J'ai ma clientèle, non moi j'ai besoin de quotas."

Guyane, série et politique

Hélène Sirder, vice-présidente de la Région, a reçu au stand de la Guyane au salon de l'agriculture de Paris, la productrice de la série Guyane, Bénédicte Lesage. Celle-ci revenait lui a fait un retour des états-généraux de l'audiovisuel outre-mer à la Réunion et l'a informée qu'au Burkina Faso d'où elle revenait, la série était très regardée. Elles ont encore parler de formation en Guyane, de financements. Et la suite de la série ? "C'est déjà dans les tuyaux", a répondu Hélène Sirder.

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