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1 août 2019 4 01 /08 /août /2019 04:27
Jours de pluie, un polar signé Pascal Graff

Un polar politique à Saint-Martin rebaptisée Saint-Peter

Avec "Jours de pluie" publié chez L'Harmattan, Pascal Graff

(photo) qui a enseigné l'histoire-géographie dans les collèges de Marigot et Quartier d'Orléans à Saint-Martin au début des années 2000, s'offre un retour imaginé dans une île qu'il a maquillée sous le nom de Saint-Peter, ex-colonie anglaise devenue indépendante en 1980 sous la férule de son potentat local, Steve Robertson.

Toute ressemblance avec Saint-Martin ne serait donc que pure coïncidence ! Le roman commence presque avec désinvolture par l'arrivée de François, un touriste parisien qui vient passer une semaine dans la "friendly island". Le style est délicat et offre quelques jolies pages de découverte des lieux, notamment celles relatives aux fonds marins ou à la forêt tropicale qu'il plante au milieu de l'île. Et puis, au fur et à mesure de ses divagations, au bout d'une "petite route (qui) amène vers un morceau de nuit plus noire", notre touriste devient peu à peu le témoin, le voyeur (à l'instar de celui d'Alain Robbe-Grillet, dixit l'auteur) d'une autre île, d'une autre histoire... C'est l'hivernage et les vacances de François vont être gâchées par une onde tropicale... Derrière "le petit paradis de douceur à force de sourires, de plage, de chaleur et parfois de jolies filles à la peau foncée", il y a "une île avec ses passions, ses histoires d'amour et ses haines", la misère, la pauvreté, la corruption... Tout cela redessine le paysage idyllique en enfer tropical... Le journal de bord d'un Français en vacances vire au roman policier, au roman politique. C'est une enquête sans flic dans une île bananière où même les dictateurs n'en ont pas le statut !

FXG, à Paris

Jours de pluie, Pascal Graff, L'Harmattan, 15 euros.Jours de pluie

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30 juillet 2019 2 30 /07 /juillet /2019 04:39
Un troisième Airbus A 350-900 pour Air Caraïbes

Le nouvel Airbus A 350-900 d'Air Caraïbes est pour la Guyane

Depuis lundi 29 juillet, le nouvel Airbus A 350-900 de la compagnie à l'arbre du voyageur dessert l'aéroport Félix-Eboué.

Le commandant Robert et son copilote lors du vol inaugural Toulouse-Orly le 25 juillet

Après la Guadeloupe et la Martinique, c'est au tour de la Guyane d'être doté de cet avion de nouvelle génération, l'Airbus A 350 XWB pour "extra wide body", corps extra large ! Son fuselage est effectivement plus large que celui des A 330 et permet d'aligner de front 10 sièges contre 9 en classe soleil et d'accueillir 389 passagers (18 en classe madras avec des sièges "full flat", 45 en Caraïbes et 326 en classe soleil). Par ailleurs, l'avion n'est pas en métal comme les précédentes générations, mais en matériau composite, ce qui permet à ses passagers de ressentir un confort inégalé dans toutes les classes et moins de turbulences.

L"ensemble offre plus d’espace personnel, un système de divertissement à bord (IFE) haute définition, des sièges ergonomiques, des hublots panoramiques, une pressurisation cabine améliorée correspondant à 1 800 mètres d’altitude (6 000 pieds) contre 2 400 mètres (8 000 pieds), un système de contrôle de la température et de la qualité de l’air optimisé, une cabine extrêmement silencieuse et un éclairage d’ambiance 100% LED de dernière génération. Tout cela participe à améliorer notablement la qualité du sommeil et réduire significativement l’impact du décalage horaire. En prime, l'avion vole plus haut, donc va plus vite et permet de gagner une demi-heure sur le temps de vol par rapport à l'A 330.

"D'un point de vue environnemental, explique Mathieu Munos, directeur général d’Air Caraïbes Atlantique, c'est un avion plus vertueux, moins bruyant, qui consomme 25% de moins de carburant, réduisant donc considérablement son empreinte carbone."

Ce nouvel appareil va permettre à la compagnie d'augmenter ses fréquences sur Cayenne puisqu'elle lancera une sixième fréquence hebdomadaire le 20 décembre prochain, à peu près au même moment où elle recevra le dernier né de la ligne Airbus, l'A 350-1000, conçu sur le même principe que l'A 350-900, mais plus long de 6 mètres avec une capacité d'accueil de 429 passagers.

FXG, à Paris

Un staff en voie de rajeunissement

Jean-Paul Dubreuil, le président du groupe Dubreuil, actionnaire d'Air Caraïbes, et son complice Marc Rochet, président du groupe Dubreuil Aéro, sont les deux hommes à l'origine de la compagnie à l'arbre du voyageur au début des années 2000. Aujourd'hui, ils préparent leur succession et ont promu des jeunes pour prendre progressivement les commandes de la compagnie. A Paris, c'est le Martiniquais Mathieu Munos (à droite) qui dirige désormais Air Caraïbe Atlantique, et à Pointe-à-Pitre, siège de la compagnie, c'est le Guadeloupéen Yoann Paulin (à gauche) le directeur général délégué. Enfin, Paul-Henri Dubreuil (au centre), fils de Jean-Paul le fondateur, se prépare lui aussi à prendre la relève à la tête du groupe familial vendéen.

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27 juillet 2019 6 27 /07 /juillet /2019 04:37
Victime d'une bavure policière à Paris

Un jeune Martiniquais victime de "violence gratuite, barbare et imbécile"

"Combien de bavures faudra-t-il encore subir ?" C'est la question que lance l'avocat pénaliste Alex Ursulet alors qu'il vient d'être désigné à la défense d'un jeune Martiniquais, Mathieu Barre, tabassé gratuitement et de manière totalement disproportionnée par un policier de la BAC dans la nuit du 12 au 13 juillet sur les Champs-Elysées à Paris.

Ce vendredi 12 juillet, Mathieu qui a 23 ans passe la soirée au Trust, une boite de nuit afro-antillaise des Champs-Elysées. Il est accompagné de son beau-frère Miguel, 29 ans, et d'un ami, Fabien, 25 ans, lui-même accompagné de deux amis. Ils dansent, boivent du champagne et dansent encore jusqu'à 5 heures. Au pipirit chantant, ils sont dehors et marchent sur la chaussée, à côté du trottoir, quand une voiture banalisée se porte à leur hauteur. A l'intérieur, quelqu'un leur crie de manière agressive de marcher sur le trottoir. Mathieu qui a pas mal bu répond sur le même ton. S'ensuit une empoignade avec un passager du véhicule. Elle cesse rapidement et Mathieu revient vers le trottoir en contournant la voiture pas devant. A cet instant, le chauffeur sort et lui assène un violent coup de matraque au visage. Miguel, voyant cela, se précipite vers Mathieu et reçoit à son tour une bonne giclée de gaz lacrymogène. A partir de là, Mathieu ne se souvient plus de rien et c'est son beau-frère Miguel qui raconte comment, alors que Mathieu est inconscient et à terre, des policiers le menottent et le relèvent avant de l'embarquer au commissariat du 17e où il sera placé en cellule de dégrisement. Mathieu retrouve un peu ses esprits et demande aux policiers pourquoi ils n'ont pas aussi embarqué l'autre acteur de la bagarre. Question restée sans réponse. A midi, Mathieu reçoit la visite d'un médecin qui lui pose deux pansements. Il constate un hématome à l'oeil droit, une plaie et l'impossibilité d'ouvrir la paupière. Il prescrit une semaine d'incapacité temporaire de travail et une hospitalisation à Cochin pour être pris en charge par un ophtalmologue. Les policiers ignoreront cette dernière prescription et Mathieu gardera les mêmes pansements jusqu'à ce qu'il soit finalement relâché le 13 juillet à 23 heures, non sans avoir reçu une convocation devant la police pour le 16 juillet. C'est seulement quand il prévient son beau-frère de sa libération que ce dernier lui apprend que ses agresseurs sont des policiers de la BAC. Le 14 juillet, au service des urgences, on lui diagnostique une fracture de la paroi extérieure latérale du sinus inférieur droit.

"J'en appelle au président de la République"

Me Ursulet a fait reporter la convocation au 26 juillet prochain car entretemps, Mathieu a été hospitalisé. "Mon client est victime d'une violence gratuite, barbare et imbécile et il se retrouve convoqué par la police ? Il ne fait pas bon être Noir en France ces jours-ci !"

Dans le climat actuel où se multiplient des violences racistes mettant aussi en cause la police (voir notre dossier dans le France-Antilles du 13 juin en Guadeloupe et du 24 juin en Martinique), mais également des paroles racistes émanant de personnalités politiques (comme le tweet de Nadine Morano), Me Ursulet en appelle au président de la République : "J'en appelle au président pour qu'il veille à ce que le Noir cesse de servir de punching-ball d'entraînement à la police de la République. C'est inadmissible et la communauté noire risque bien de se révolter face à de pareils traitements. Elle mérite plus d'humanité de la part des serviteurs de la République."

D'ores et déjà, l'avocat a déposé une plainte pour violence aggravée par personne dépositaire de l'autorité publique. Il annonce saisir l'inspection générale des Services et devrait annoncer après l'audition de son client jeudi d'autres initiatives plus larges.

Le commandant de police du commissariat du 17e que France-Antilles a contacté pour avoir un avis contradictoire n'a pas souhaité communiquer d'informations au sujet de cette affaire.

FXG, à Paris

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26 juillet 2019 5 26 /07 /juillet /2019 05:50
Les premiers arrivants du monde agricole des quatre DROM, mercredi 24 juillet au ministère de l'Agriculture

Les premiers arrivants du monde agricole des quatre DROM, mercredi 24 juillet au ministère de l'Agriculture

Les filières de diversification agricole demandent la réévaluation du fonds CIOM

"La réunion n'était pas fermée, mais on n'a pas eu d'annonce", a déclaré un des nombreux participants reçus hier après-midi pendant près de trois heures par Isabelle Chmitelin, directrice de cabinet du ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, et ancienne directrice de l'ODEADOM.

Acteurs du monde agricole de la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane et La Réunion, ils étaient une quarantaine et ont parlé d'une seule voix pour plaider la réévaluation de l'enveloppe budgétaire du CIOM dans le prochain budget du ministère de l'Agriculture. Cette enveloppe a été créée lors du comité interministériel des Outre-mer de 2009, d'où son nom, avec un montant de 40 millions d'euros. L'objectif était alors de venir en aide aux filières de diversification agricole pour qu'elles assurent de mieux en mieux la couverture des besoins alimentaires de chaque population dans son territoire.

La particularité de ces aides est qu'elles sont couplées à l'évolution de la production. Ainsi pour répondre à la demande croissante, le fonds CIOM est arrivé à son plafond en 2018, sachant que depuis 2015 Mayotte y est éligible sans pour autant que l'enveloppe ait été augmentée en conséquence.

De ce fait, après une montant en puissance progressive pendant dix ans, l'enveloppe est arrivée au maximum de ses capacités.

Selon Eurodom, il manquerait désormais de 10 à 20 millions d'euros pour que les filières continuent leur progression selon les projets stratégiques de chaque territoire. Ces plans ont été établis pour les années 2020-2025 et sont parfaitement connus du ministère de l'Agriculture. Mais ce ministère est pris lui aussi par les contraintes budgétaires qui lui baissent son budget 2020 de 100 millions quand il en demandait 300 de plus... Leur hôte leur a donc rappelé "l'effort que fait déjà l'Etat" avec  les 38 millions pour la canne et les a assuré du maintien du fonds CIOM à défaut de sa réévaluation. "Mme Chmitelin, le président de la Fédération Réunionnaise des Coopératives Agricoles, nous a longuement écouté et a partagé les diagnostics avec nous, mais elle nous a confié qu'elle n'avait pas de ligne directrice particulière donnée par les ministres ni de chiffres à nous annoncer."

Menaces sur la couverture des besoins alimentaires

A gauche, Patrick Leveneur, président d'Avi-Pôle & ARIVE (interprofession volaille), à droite Vital Hoareau, administrateur à la Sica Révia (viande, boeuf)

Pour appuyer encore leur demande, les représentants des filières ont fait valoir que les conséquences seraient dommageables pour l'installation des jeunes agriculteurs. "On ne pourrait pas leur garantir un revenu suffisant par rapport aux investissements qu'ils devront faire, argumente encore le Réunionnais, mais il y aurait encore des conséquences directes sur la production. Car s'il n'y a plus d'accompagnement, forcément la production risque de chuter tant sur le plan de la qualité que celui de la régularité des approvisionnements."

Mme Chmitelin n'a pu que leur assurer que l'enveloppe telle qu'elle est aujourd'hui n'est pas remise en cause, mais elle indique qu'il y aura des négociations éventuelles selon les remontées que chaque filière pourra lui adresser par rapport au projet stratégique de chaque territoire.

Côté Eurodom, qui accompagnait les acteurs des filières, il s'agit d'anticiper désormais le débat parlementaire et budgétaire, car ce n'est pas la directrice de cabinet du ministère de l'Agriculture qui sera en mesure d'arbitrer quoique ce soit. Pour l'heure, ils devraient se revoir, mais aucune date n'a été fixée.

FXG, à Paris

La proposition du monde agricole au ministre de l'Agriculture

Arrivée de Benoît Lombrière d'Eurodom au Minagri

Puisque l'Outre-mer vient de rendre au budget général 100 millions d'euros de crédits de paiement, il y a donc au moins 100 millions d'euros qui auraient du être consommés outre-mer ; une partie de cette enveloppe pourrait donc venir abonder l'enveloppe du CIOM... Histoire, bien sûr, de respecter les engagements du président Macron qui a encore dit le 8 juillet dernier qu'il n'y aurait pas d'économie sur les Outre-mer. Car la couverture des besoins alimentaires, c'est aussi quelque chose qui peut vraiment "changer la vie des gens", pour citer le président.

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25 juillet 2019 4 25 /07 /juillet /2019 05:48
Une rumeur prêtait à Rodolphe Alexandre, ici en pleine discussion avec le président de la République, d'être le successeur d'Annick Girardin à Oudinot

Une rumeur prêtait à Rodolphe Alexandre, ici en pleine discussion avec le président de la République, d'être le successeur d'Annick Girardin à Oudinot

Grand moment de solitude pour Annick Girardin

Alors que le dernier conseil des ministres avant les vacances gouvernementales se tenait mercredi 24 juillet, Le Parisien révélait dns son édition du 22 juillet qu'Emmanuel Macron pourrait profiter d'un remaniement ministériel, fin août ou début septembre, pour mettre un terme au bail de la locataire de la rue Oudinot.

Retour sur une séquence qui débute par un grand raout présidentiel au ministère des Outre-mer et qui s'achève par un désaveu pour Annick Girardin en conseil des ministres.

Le Parisien du 22 juillet publie un article sur un possible remaniement ministériel que le Premier ministre et le président de la République prépareraient pour la rentrée. Le Parisien écrit : "Parmi ceux qui sont dans le viseur : Annick Girardin (Outre-mer) qui a essuyé une soufflante mercredi (17 juillet, ndlr), en plein Conseil des ministres. Avec un Macron mécontent de la façon dont elle a présenté l'application des politiques publiques dans son ministère. « C'est très bien, mais j'attendais autre chose », a sèchement renvoyé le chef de l'Etat ce jour-là, devant tous les membres du gouvernement. Si ce que dit le journal est vrai, ce serait en référence à la présentation, le 16 juillet dernier, du bilan de la réforme des aides économiques outre-mer et l'annonce de la création d'un compteur emploi, tableau compliqué et peu lisible pour vanter les effets de sa politique sur l'emploi dans les Outre-mer quand le président plaidait encore le 8 juillet pour "changer la vie des gens"... Pour autant, ce même 8 juillet dans les jardins du ministère des Outre-mer, à l'issue de la signature des contrats de convergence et de transformation, Annick Girardin semblait déjà bien seule... Le président de la République faisait le tour des invités et élus des Outre-mer. Il était escorté de très près par le président de la Région Guadeloupe Ary Chalus qui se pique de murmurer à son oreille, et il était suivi non sans une petite distance par la ministre des Outre-mer, pourtant hôte des lieux ! L'ancienne ministre Ericka Bareigts a même  été surprise de la voir se précipiter sur elle pour la saluer : "C'est que ça va vraiment pas..."

Bijoux potentiel successeur ?

La semaine suivante, des rumeurs persistantes circulent en Guyane qui voient Rodolphe Alexandre, le président de la collectivité territoriale de Guyane, celui que Macron appelle son "cher ami Rodolphe", pressenti pour succéder à Girardin... Qui elle-même briguerait la présidence de la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon en 2022, donne à lire le site de Martinique La 1ère le 15 juillet.

Après le conseil des ministres du 17 juillet et le coup de gueule du président, la ministre communique dans la soirée pour affirmer que "conformément aux engagements du président de la République, pris à l’occasion de la signature des contrats de convergence et de transformation le 8 juillet dernier, le budget du ministère des Outre-mer pour l’année 2020 est préservé et ne porte aucune mesure d’économie". Et ce même communiqué annonce une coupe claire de 100 millions d'euros dans les crédits de paiement du prochain budget des Outre-mer... C'est pour le moi ns étrange, pour ne pas dire maladroit. Le lendemain 18 juillet, alors que les ministères de l'agriculture et de l'Outre-mer programment une conférence de presse commune avec les deux ministres pour annoncer le maintien de l'enveloppe budgétaire de 38 millions pour la canne à sucre, Annick Girardin sèche et anticipe son départ pour Saint-Pierre-et-Miquelon annoncé pourtant du 20 au 23 juillet... Et qui est-ce qui la remplace au pied levé ? Le nouvel eurodéputé Réunionnais de la République en marche, l'ancien directeur des informations de la moribonde France Ô, Stéphane Bijoux. Tiens, Bijoux ministre... Déjà ?

FXG, à Paris

Annick Girardin a réagi sur Saint-Pierre-et-Miquelon la 1ère

« Il n'y a pas de relations tendues entre nous. Il m'a déjà, quelques heures après (l'article du Parisien, ndlr), envoyé un petit SMS pour me dire ''désolé de ce qui peut arriver en matière journalistique, ça m'est arrivé aussi un jour'' », a expliqué la ministre à la chaîne de télévision Saint-Pierre et Miquelon La 1ere.

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24 juillet 2019 3 24 /07 /juillet /2019 09:34
Stéphane Hayot, dirigeant du groupe GBH

Stéphane Hayot, dirigeant du groupe GBH

GBH grandit dans l'océan Indien

Lundi 22 juillet, le groupe Casino a annoncé la signature d'une "promesse unilatérale d'achat" pour la cession de toute sa filiale Vindémia au groupe GBH pour 219 millions d'euros.

Vindémia possède les enseignes Score et Jumbo dans l'océan Indien (22 magasins à la Réunion, 12 à Madagascar, 4 à Mayotte et 9 à Maurice), mais encore Supercash, Vival, Supermaki et des franchises (Fnac). Au total, Vindemia c'est 209 magasins et un chiffre d'affaires de quelque 900 millions d'euros.

Le groupe martiniquais GBH qui détient de nombreuses franchises (Carrefour, Décathlon, Mr.Bricolage, Renault...) devient leader de la grande distribution alimentaire dans l'océan Indien alors qu'il ne disposait jusqu'à aujourd'hui que de trois hyper Carrefour à la Réunion.

Pour anticiper tout problème que pourrait soulever l'Autorité de la Concurrence, quatre hypermarchés sont rétrocédés à un nouvel acteur de la distribution Run Market qui distribuera les produits Intermarché.

FXG, à Paris

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24 juillet 2019 3 24 /07 /juillet /2019 04:51
Réforme des aides économiques et effets sur l'emploi

Un compteur d'emplois pour les Outre-mer

La ministre des Outre-mer a réuni le 16 juillet les représentants de la Fédération ses entreprises d'Outre-mer pour faire avec eux un point sur la réforme des aides économiques menée depuis le début de l'année et leur présenter le Compteur Emploi. De ce document qui comporte une pléthore de chiffres, on retiendra que les effectifs salariés du secteur privé, classés selon les régimes d'exonération de charges, progressent globalement de 3% sur un an (au 31 mars 2019). Dans le détail, les effectifs des entreprises de moins de 10 salariés progressent ainsi de 14% à 17,9 % dans les secteurs au régime renforcé. Ce qui tombe bien, puisque c'était le but de la réforme des aides économiques. Pour autant, le gouvernement joue les faux modestes et ne ne veut pas tirer la couverture à lui ! En revanche, les effectifs des entreprises de plus de 10 salariés sont en baisse de 3%, sauf dans les secteurs renforcés qui ne baissent "que" de 0,8%. 

La hausse de 3% des emplois sur un an représente 9773 postes, sur un total de 326 569. Les autres effectifs salariés (secteur public et intérim) augmentent de 1,3%. Quant aux créations d'entreprises elles grimpent de 13,1% à 4458.

A la sortie de cette présentation, le président de la FEDOM n'a pas sorti les crocs, mais indiquait que  le compte n’y était pas pour l’agroalimentaire, à la Réunion notamment où le coût du travail resterait plus élevé de 6%. La FEDOM entend comparer ses chiffres avec ceux de la direction de la sécurité sociale. La ministre s'est dite prête à regarder dossier par dossier, entreprise par entreprise.

FXG, à Paris

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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 19:34
Géraldine MBarga MBoa aux côtés de Bernard Thévenet ancien maillot jaune et de son équipe d'animation UGPBan

Géraldine MBarga MBoa aux côtés de Bernard Thévenet ancien maillot jaune et de son équipe d'animation UGPBan

La banane en vedette sur le Tour de France

L’an dernier, la banane française était déjà fournisseur officiel du Tour et parrain du classement par équipes. Cette fois et jusqu’en 2021, la banane de Guadeloupe et Martinique a le statut de "banane officielle du Tour de France". Elle est aussi l'unique partenaire ultramarin du Tour.

Chaque jour, pendant les 21 que compte le Tour, l'équipe d'animation de l'Union des Groupements de Producteurs de Bananes de Guadeloupe & Martinique (UGPBan) est présente au départ, à l'arrivée, qui sur un triporteur, qui dans la voiture électrique, qui encore en camion... "Après le passage de la caravane, raconte Géraldine Mbarga Mboa, responsable des relations publiques de l'UGPBan, on ravitaille les 175 coureurs et on est les seuls à faire ça !" Le public du Tour n'est pas en reste puisque lui aussi a droit à des bananes et des objets publicitaires. Pour cette édition 2019, ce sont pas moins de 15 tonnes de bananes qui sont ainsi offertes. Même dans le panier repas fourni par Sodexo aux invités du Tour, il y a de la banane, en fruit ou en gâteau ! "Ca permet de relancer sa consommation au moment où les gens consomment davantage de fruits à noyaux", explique encore Géraldine. Dans les 21 villes d'étapes, une campagne d'affichage 4X3 et abribus vient vanter les qualités de la banane française que l'on retrouve en promotion dans les grandes surfaces des villes traversées par le Tour. "L'idée, conclut Géraldine, c'est une comminunication à 360 ° pour faire savoir à tout le monde que la banane est la seule production française sur l'événement sportif français de l'été !"

FXG

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22 juillet 2019 1 22 /07 /juillet /2019 15:31
Morgane Souevamanien et Philippe Pignolet de Fresne, président de l'association Mobil'Europe

Morgane Souevamanien et Philippe Pignolet de Fresne, président de l'association Mobil'Europe

Une année d’expérience professionnelle en Angleterre pour une jeune Réunionnaise de Tours

Morgane Souevamanien  est une jeune femme de 23 ans, originaire de Saint-Pierre où elle a vécu jusqu'à l'âge de 8 ans, et qui depuis réside à Tours. Elle est la première bénéficiaire de l'opération égalité des chances", montée par l'association Mobil'Europe. Grâce à un financement participatif faisant notamment appel à la solidarité des Réunionnais installés dans l'Hexagone (les quatre sénateurs réunionnais ont d'ailleurs été sollicités), Morgane qui vient tout juste d'obtenir son CAP commercialisation hôtel café, restaurant, s’envolera fin août ou début septembre prochain pour le sud-ouest  de l’Angleterre. "J'ai rencontré  le président de Mobil'Europ à Tours emploi service. Il y a avait un grand drapeau de l'Angleterre derrière lui, ça m'a interpellée et je suis allée le voir." Morgane a déposé son CV, rencontré les recruteurs et elle a été sélectionnée !

Elle ne connaît pas encore le nom de l'établissement qui l'accueillera pendant huit mois. Ce qui est sûr, c'est que ce sera un hôtel-restaurant 3 à 4 étoiles du côté de Bornemouth en Cornouailles. Morgane sera d'abord hébergée dans une famille d’accueil et commencera par renforcer sa maîtrise de la langue avec un mois de cours d’anglais intensif. Pendant cette phase d’immersion, elle se familiarisera également avec la culture du pays. Après cette mise à niveau linguistique, elle pourra démarrer dans de bonnes conditions une activité professionnelle.

"Nous sommes présents à la fois en métropole et sur place, explique Philippe Pignolet de Fresne, président de l'association Mobil'Europe, ce qui permet un suivi permanent indispensable tout au long du séjour." Avec Mobil'Europe, il entend démontrer que l’Europe n’est pas réservée à une élite et que l’emploi est l’affaire de tous. "C'est vraiment une chance pour moi", estime Morgane.

Aînée d’une famille de trois enfants, elle est la première de sa fratrie à partir à l’étranger. Au terme de cette expérience internationale, elle reviendra si elle le souhaite avec des compétences élargies et un bon niveau d’anglais dans la région tourangelle où elle vit. "Mais peut-être que je vais rester en Angleterre, lance-t-elle. J'ai toujours rêvé de travailler à l'étranger parce que l'inconnu m'attire, même si je porte la Réunion dans mon coeur !"

FXG, à Paris

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 05:36
Des sous pour la filière canne-sucre

Guillaume maintient l'aide compensatoire à la filière canne-sucre jusqu'en 2020

Pour annoncer la reconduction tant attendue de l'aide compensatoire à la filière sucre à la Réunion et à la Guadeloupe, le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, était annoncé aux côtés de sa collègue des Outre-mer. Mais hier soir, c'est le tout nouveau député européen LREM, le Réunionnais Stéphane Bijoux, qui est apparu aux côtés du ministre pour venir parler de "la compétitivité et l'accompagnement de la filière sucre dans les territoires ultramarins".

Depuis le mois de juin, les professionnels et les parlementaires s'inquiétaient de ne plus voir dans le projet de budget 2020 figurer cette ligne comptable qui octroyait depuis 2017 et la fin des quotas sucriers 28 millions pour la filière à la Réunion et 10 millions à la Guadeloupe. Le 8 juillet dernier, le président de la République avait déjà rassuré personnellement Philippe Labro, le président du syndicat du sucre de la Réunion. Dans la foulée, professionnels et élus ont été reçus par Didier Guillaume qui a donc confirmé hier "le maintien, pour la durée des conventions canne signées en Guadeloupe et à La Réunion, des aides nationales aux filières canne-sucre dans les départements d’outre-mer". Ces conventions courent jusqu'en 2021.

Didier Guillaume a indiqué qu'il allait devoir notifier une nouvelle fois à Bruxelles cette aide nationale qui vient en complément des aides européennes prévues par le POSEI. Le montant des aides nationales s'élève désormais à 86,4 millions et celui des aides européennes à 69,2 millions. Pour autant, contrairement au langage utilisé par les professionnels de la canne et du sucre, le ministre ne parle pas "d'aide structurelle", mais "d'aide à l'adaptation".

A charge pour les acteurs de la filière de "s’engager à bâtir, en lien avec les autres filières agricoles et les élus des collectivités, un modèle agricole qui permette de relever les défis climatiques et sociétaux tout en tenant compte de l’évolution des tendances de marchés". Et il faudra que dans un an, ces acteurs parviennent à présenter des propositions sur "la montée en gamme, la valorisation de l'origine ultramarine, le renforcement de la production biologique, la transition vers la canne énergie et le développement de nouvelles filières pour s’affranchir notamment des importations d’aliment du bétail".

A noter que la veille, Didier Guillaume avait rassemblé la filière betterave sucre pour ouvrir avec elle une concertation sur son avenir qui insistait là aussi sur le bio et l'innovation...

FXG, à Paris

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